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La vague française de 1954:

La page d'accueil concernant les cas de la vague française de 1954 se trouve ici.

1 octobre 1954, Bergerac, Dordogne:

Référence pour ce cas: 1-oct-54-Bergerac. Merci de citer cette référence dans toute correspondance avec moi en rapport avec ce cas.

Résumé:

Le journal régional La Nouvelle République du 6 octobre 1954 a rapporté par son envoyé spécial André Euloge une affaire tout à fait extraordinaire qui aurait eu lieu à Bergerac en Dordogne le 1er octobre 1954:

Ce jour-là, vers 22 heures, Mr. Jean Defiz (en réalité, Defix), 26 ans, demeurant 28, rue Louis-Belin, à Bergerac, monteur en chauffage central, regagnait son domicile à bicyclette, par un étroit chemin de terre longeant la voie ferrée qui va de Bergerac à Agen. La nuit était noire et épaisse, sans une lumière à l'horizon.

Brusquement, juste au-dessus de sa tête, à haute altitude, une lueur intense est descendue "à une vitesse vertigineuse" vers le sol.

Mr. Defiz a raconté:

"Sur le moment, j'ai cru qu'il s'agissait d'une étoile filante démesurément grossie toutefois. J'ai alors observé plus attentivement et j'ai remarqué un engin ayant la forme d'une fusée. A trois reprises elle se colora d'une teinte verdâtre. J'ai eu tort de ne pas m'être arrêté pour suivre plus avant ses évolutions."

Il a déposé sa bicyclette, traversè rapidement son jardin et est monté jusqu'à sa chambre au premier étage de la maison de Mr. Marius Marot, dont il est le locataire. Encore impressionné par ce qu'il avait vu, il est allé machinalement vers la fenêtre, s'est penché pour tirer les volets vers lui, et de nouveau, cette fois comme sortant de terre, l'engin lui est apparu, plus fluorescent encore que précédemment.

Dans le même temps, un appel d'air s'est formé, l'a environné et semblait comme vouloir le happer.

Stupéfait, les yeux rivés sur l'engin, il a aperçu sous la coupole noire demi-sphérique, trois béquilles qui se repliaient lentement, tandis que l'engin s'est élevé dans un sifflement d'air s'élève, de plus en plus vite. Et il y a encore eu la traînée lumineuse, qui s'est perdue au bout de quelques secondes dans les nuages.

Craignant les moqueries, il n'a pas tout de suite raconté ce qu'il a vu. Mais le lendemain au petit déjeuner, avant de se rendre à son travail, il a évoqué sa vision à son propriétaire, Mr. Marot.

Au matin du 2 octobre 1954, Mr. Marot, qui travaillait à l'entrepôt des tabacs de Bergerac, a ensuite eu les confidences d'une sonnaissance, Mr. Jean Labonne, 63 ans, retraité de la S.N.C.F., domicilié non loin de chez Mr. Marot, au 18, rue Louis-Belin. Jean Labonne lui a raconté:

"Il était 22 heures environ. Je me trouvais seul chez moi, et revenais de fermer mon portail lorsque, parvenu à l'entrée de mon jardin qui s'étend derrière la maison jusqu'à la voie ferrée, j'aperçus, posé sur une bande de terre de 3 mètres sur 5 mètres un engin ayant la forme d'un champignon. Si la calotte était de teinte foncée, le corps construit, semble-t-il, en plexiglass, était lumineux. Et alors là devant moi, à 3 mètres à peine, paraissant comme m'interdire l'allée de mon jardin, une ombre."

"'Qui est là? criai-je. Qui êtes-vous? Que me voulez-vous?' Je n'osais faire un pas."

"Au son de ma voix, la forme noire fit demi-tour, se glissa jusqu'à l'engin, et, en quelques secondes, celui-ci s'éleva vers le ciel suivi d'une traînée de lumière. Je vis très nettement, sous la coupole trois béquilles qui se repliaient."

"Mais mon étonnement n'était pas pour autant terminé. Dès l'aube, je me levais et retournais dans mon jardin près de l'endroit où j'avais vu l'appareil. Sur la terre grasse, je découvris trois empreintes légères; mais ce qui me bouleversa le plus, c'est une floraison de champignons longs de tige, de teinte noire, et inconnus dans la région, qui avaient subitement poussés. Je n'osais les toucher, et d'ailleurs, ils se dissipèrent comme rosée aux premiers rayons du soleil."

Le journal précise que cette déclaration de Mr. Labonne, qui a été entendue après Mr. Marot, par Mr. Léonce Boyer, chef d'atelier de l'entrepôt des tabacs, et les ouvriers MM. Denis Rivière et Emile Marty, a provoqué l'hilarité. Ces rires pour aussi involontaires qu'ils aient été ont eu pour effet de provoquer le mutisme immédiat de Mr. Labonne qui s'est refusé par la suite à renouveler son récit.

Il en a tout de même parlé le 4 octobre 1954 dans la matinée avec son voisin Mr. Defiz que M. Marot avait averti de la vision de M. Labonne.

Le journal indique que les deux témoignages permettent de déterminer que c'était Mr. Defiz qui a dû être le premier à voir l'engin, qui s'apprêtait à atterrir dans le jardin de M. Labonne.

Durant les quelques minutes qui s'étaient écoulées jusqu'à ce que Mr. Defiz ait gagné sa chambre, l'engin a dû être vu par Mr. Labonne; puis il y a eu le décollage et la montée à la verticale, qui avait provoqué l'appel d'air ressenti par Mr. Defiz.

Le journal notait:

"Actuellement, les compagnons de M. Labonne sont revenus sur leur première impression. S'il était en effet logique que la première déclaration de M. Labonne ne prête qu'à sourire, le caractère sérieux, la franchise, la pondération de cet homme ont jeté le trouble dans les esprits. M. Boyer, son chef, ne dissimule pas notamment que son scepticisme commence à être sérieusement ébranlé."

Le journal citait Mr. Boyer:

"Un homme comme M. Labonne que je connais depuis de nombreuses années, ne peut se livrer à de pareille facétie. Ce n'est pas dans son caractère."

Le journal insiste que le trouble et l'inquiétude visibles de Mr. Labonne, qui montraient "qu'il ne tient nullement à vouloir faire admettre un conte digne de l'apocalypse."

"Il n'ose de nouveau toucher du doigt cette terre où il a vu l'engin se poser. On le sent en proie à une peur violente, qui paraît s'intensifier chaque jour davantage."

Le journal décrit Mr. Defiz comme un jeune garçon d'allure sportive, au regard franc, direct, qui parle sans détour avec précision et clarté, et qui a dit:

"J'ai servi dans l'aviation. Je sais ce qu'est un avion à réaction, un ballon sonde ou même une fusée téléguidée. Mais dans ce cas présent il ne peut y avoir de méprise. Soucoupe volante, cigare volant, qu'ils viennent de Mars ou d'ailleurs, peu importe. Ce dont je suis formel, c'est que l'engin était de forme insolite et que jamais de ma vie je n'avais eu l'occasion d'en voir un semblable."

Le journal avait publié des photos des protagonistes sur les lieux, dont une montrait Jean Dufiz tenant son dessin de l'engin qu'il disait avoir vu:

Jean Labonne avait dessiné les fameux champignons, mais son dessin n'était pas montré.

Il y eut une autre publication, plus sommaire, d'abord dans le journal Sud-Ouest du 6 octobre 1954 (d'après Gérard Barthel et Jacques Brucker), et toujours dans le journal La Nouvelle République, du 11 octobre 1954. Ces journaux résumaient les faits précédents, notamment:

A un certain moment, Jean Defiz (appelé maintenant Defix) et Jean Labonne étaient allés sur l'emplacement de l'atterrissage indiqué par Jean Labonne et ont vu sur le sol "quelques traces imprécises, près desquelles venaient de pousser une vingtaine de champignons d'une espèce inconnue. Ces champignons auraient disparu aux premières lueurs du soleil."

L'affaire est résumée ensuite dans de nombreux journaux, puis dans la littérature ufologique. En 1979, Barthel et Brucker affirment que le cas était un canular, qu'il n'y a "jamais eu de champignons à Bergerac" parce qu'il n'y avait pas eu de soucoupe; ils ne donnent aucune eeplication ou raison pour cette affirmation. Jean Sider affirmera quant à lui que Barthel et Brucker n'avaient jamais parlé à Jeab Defiz. Il publiera la source primaire, l'article de La Nouvelle République, et fera remarqué à juste titre que personne n'avait dû la lire puisque personne n'a rmarqué qu'il ne s'agissait par juste d'un atterrissage, mais d'une rencontre du troisème type.

En 1989, des ufologues du groupement Lumières Dans La Nuit reviennent sur l'affirmation de canular de Barthel et Brucker. Ils indiquent avoir rencontré Jean Defix, toujours pompier à Bergerac, qui leur a confirmé son observation et a dessiné encore une fois l'objet avec béquilles et hublots qu'il dit avoir vu en 1954 (ci-dessous). Le groupe LDLN note que toute la presse de l'époque, ainsi que Barthel et Brucker qui vont jusqu'à remercieer un "Mr. Dufix", avaient repris l'orthographe erronnée de son nom, Dufix au lieu de Defix, alors qu'il suffisait de passer à la caserne des pompiers comme ils l'ont fait pour trouver le nom correct.

Les diverses sources ultérieures n'apporteront rien de plus, certains comme Michel Figuet notant que le cas serait un canular selon Barthel et Brucker, d'autres donnant juste des résumés, avec erreurs de date parfois, erreur sur le nom Defix souvent. Dans le magazine du CNEGU en 1998, on ne parle pas de canular mais on dit que la première phase de l'observation était un météore, que l'objet au sol est un "OVNI" mais suspect car dit avoir été en forme de champignon comme par hasard, et que les champignons trouvés sur le site devaient être des coprins, qui noircissent vite.

Rapports:

[Ref. nr1:] JOURNAL "LA NOUVELLE REPUBLIQUE":

TOUTE LA FRANCE
EN PARLE...
OU EST LA VERITE?

UNE SOUCOUPE VOLANTE
SE POSE DANS UN JARDIN
à Bergerac

De notre envoyé spécial André Euloge

Toute la France en parle! De la Saintonge à la Normandie, des marches de l'Est à la douce Provence, "soucoupes", "cigares" et autres engins volants mystérieux ont pris possession du ciel de notre pays. S'agit-il d'une étrange psychose propagée à la manière d'une foudroyante épidémie qui fait "voir" à la plupart des témoins des phénomènes observés - ils sont maintenant des milliers - des engins imaginaires tandis que d'autres sont les crédules jouets de mystificateurs sans vergogne?

Voici le film de la nuit du 1er octobre. Là, rue Louis-Belin, à Bergerac, apparut à MM. Defiz et Labonne un engin mystérieux. De gauche à droite et de haut en bas, les attitudes de ceux qui vécurent ces moments.

1. A bicyclette, M. Defiz revient du travail: 22 heures, une lueur est visible dans le ciel.

2. Elle descend, prend la forme d'une fusée.

3. Elle se pose dans le jardin de M. Labonne (marqué d'une flèche).

4. L'engin a atterrit sur une bande de terre, 3 mètres sur 5 mètres (indiquée par un cercle).

5. Au matin, en bordure de cette parcelle de terrain, des champignons ont poussé.

6. M. Labonne, qui se trouve maintenant en compagnie de M. Defiz, n'est pas remis encore de son émotion.

7. Quant à M. Defiz, il a refait un dessin représentant la silhouette de l'engin.

8. MM. Boyer et Marat, tout d'abord sceptiques, ne mettent plus en doute les déclarations des deux hommes.

SOUCOUPES VOLANTES DANS LE SUD-OUEST

Suite de la page 1

rant sur la voie ferrée. Deux heures avant cette apparition, au hameau de Mauriéras [Sic, Mouriéras], commune de Bugeat (Corrèze), M. Mazaud déclarait quant à lui avoir été embrassé par l'homme de l'espace.

C'est encore sur une voie ferrée que cette fois près de Bergerac, un témoin affirme avoir vu un mystérieux "engin volant" au sol.

Une fusée de teinte verdâtre

En effet, le 1er octobre, vers 22 heures, M. Jean Defiz, 26 ans, demeurant 28, rue Louis-Belin, à Bergerac, monteur en chauffage central, regagne son domicile. A bicyclette, par un étroit chemin de terre il longe la voie ferrée qui va de Bergerac à Agen. La nuit est noire, épaisse, sans une lumière à l'horizon. Et brusquement, juste au-dessus de sa tête, à haute altitude, descend à une vitesse vertigineuse vers le sol une lueur intense.

Sur le moment précise maintenant M. Defiz, j'ai cru qu'il s'agissait d'une étoile filante démesurément grossie toutefois. J'ai alors observé plus attentivement et j'ai remarqué un engin ayant la forme d'une fusée. A trois reprises elle se colora d'une teinte verdâtre. J'ai eu tort, reconnaît M. Defiz, de ne pas m'être arrêté pour suivre plus avant ses évolutions.

Déposant sa bicyclette, il traverse alors rapidement son jardin et monte jusqu'à sa chambre située au premier étage de la maison de M. Marius Marot, dont il est le locataire. Encore impressionné par cette vision lumineuse, il marche machinalement vers la fenêtre, se penche pour attirer vers lui les volets, et de nouveau, cette fois comme sortant de terre, l'engin lui apparaît plus fluorescent encore que précédemment. Dans le même temps un appel d'air se forme, l'environne et semble comme vouloir le happer.

Stupéfait, ses yeux rivés sur l'engin, il aperçoit sous la coupole noire demi-sphérique, trois béquilles qui se replient lentement, tandis que l'appareil dans un sifflement d'air s'élève plus vite, toujours plus vite. Et c'est encore la traînée lumineuse qui se perd au bout de quelques secondes dans les nuages.

M. Defiz craignant les sarcasmes et les moqueries ne raconta pas à tout venant son aventure. Tout au plus le lendemain au petit déjeuner, avant de se rendre à son travail, évoqua-t-il sa vision pour son propriétaire M. Marot. Ce dernier ne pensait pas alors, à ce moment là, qu'il allait être quelques heures plus tard le témoin d'une confidence presque identique et encore plus bouleversante.

M. Marot travaille à l'entrepôt des tabacs de Bergerac.

Une forme noire...

Au matin du 2 octobre, un de ses compagnons, M. Jean Labonne, 63 ans, retraité de la S.N.C.F., domicilié non loin de chez M. Marot, au 18, rue Louis-Belin, le prend pour confident.

- Il était 22 heures environ. Je me trouvais seul chez moi, et revenais de fermer mon portail lorsque, parvenu à l'entrée de mon jardin qui s'étend derrière la maison jusqu'à la voie ferrée, j'aperçus, posé sur une bande de terre de 3 mètres sur 5 mètres un engin ayant la forme d'un champignon. Si la calotte était de teinte foncée, le corps construit, semble-t-il, en plexiglass, était lumineux. Et alors là devant moi, à 3 mètres à peine, paraissant comme m'interdire l'allée de mon jardin, une ombre.

"Qui est là? criai-je. Qui êtes-vous? Que me voulez-vous?" Je n'osais faire un pas.

Des champignons

"Au son de ma voix, la forme noire fit demi-tour, se glissa jusqu'à l'engin, et, en quelques secondes, celui-ci s'éleva vers le ciel suivi d'une traînée de lumière. Je vis très nettement, sous la coupole trois béquilles qui se repliaient."

"Mais mon étonnement n'était pas pour autant terminé. Dès l'aube, je me levais et retournais dans mon jardin près de l'endroit où j'avais vu l'appareil. Sur la terre grasse, je découvris trois empreintes légères; mais ce qui me bouleversa le plus, c'est une floraison de champignons longs de tige, de teinte noire, et inconnus dans la région, qui avaient subitement poussés. Je n'osais les toucher, et d'ailleurs, ils se dissipèrent comme rosée aux premiers rayons du soleil."

Est-il besoin de préciser que cette déclaration de M. Labonne, qui eut comme témoin, après M. Marot, M. Léonce Boyer, chef d'atelier de l'entrepôt des tabacs, et les ouvriers MM. Denis Rivière et Emile Marty, provoqua l'hilarité. Ces rires pour aussi involontaires qu'ils fussent, eurent pour effet de provoquer le mutisme immédiat de M. Labonne qui se refusa par la suite à renouveler son récit.

Les manoeuvres de l'engin

Il ne devait en parler que lundi 4 octobre, au cours de la matinée avec son voisin M. Defiz que M. Marot avait averti de la vision de M. Labonne.

Les témoignages de ces deux hommes permettent de situer exactement les manoeuvre de cet engin. C'est, sans contexte, M. Defiz qui dut l'apercevoir le premier alors que l'appareil s'apprêtait à atterrir dans le jardin de M. Labonne.

Durant les quelques minutes qui s'écoulèrent jusqu'à ce que M. Defiz ait gagné sa chambre, l'engin apparut à M. Labonne. Puis ce fut le décollage et la montée à la verticale, qui provoqua cet appel d'air que ressentit M. Defiz.

La peur

Actuellement, les compagnons de M. Labonne sont revenus sur leur première impression. S'il était en effet logique que la première déclaration de M. Labonne ne prête qu'à sourire, le caractère sérieux, la franchise, la pondération de cet homme ont jeté le trouble dans les esprits. M. Boyer, son chef, ne dissimule pas notamment que son scepticisme commence à être sérieusement ébranlé.

"Un homme comme M. Labonne que je connais depuis de nombreuses années, ne peut se livrer à de pareille facétie. Ce n'est pas dans son caractère."

Il suffit d'ailleurs de voir M. Labonne, de déceler son trouble, l'inquiétude qui envahit encore son regard, pour comprendre qu'il ne tient nullement à vouloir faire admettre un conte digne de l'apocalypse.

Il n'ose de nouveau toucher du doigt cette terre où il a vu l'engin se poser. On le sent en proie à une peur violente, qui paraît s'intensifier chaque jour davantage.

Quant à M. Defiz, c'est un jeune garçon d'allure sportive, au regard franc, direct, qui parle sans détour avec précision et clarté.

"J'ai servi dans l'aviation, dit-il. Je sais ce qu'est un avion à réaction, un ballon sonde ou même une fusée téléguidée. Mais dans ce cas présent il ne peut y avoir de méprise. Soucoupe volante, cigare volant, qu'ils viennent de Mars ou d'ailleurs, peu importe. Ce dont je suis formel, c'est que l'engin était de forme insolite et que jamais de ma vie je n'avais eu l'occasion d'en voir un semblable."

A.E.

[Ref. le:] JOURNAL "L'EST REPUBLICAIN":

Scan

UN BOULANGER BRETON L'AFFIRME:

"Mon Martien n'était pas rasé et avait des yeux gros comme un oeuf de corbeau"

La chronique quotidienne des "soucoupes volantes" prend de plus en plus d'ampleur. Chaque jour, de nombreuses dépêches signalent le passage d'engins mystérieux dans telle ou telle contrée. Reste à savoir si le mauvais temps que les météorologistes noua annoncent complaisamment, aura une influence quelconque sur les gracieuses évolutions des visiteurs de l'éther. Il ne semble pas, jusqu'à présent, qu'il en soit ainsi.

Voir un engin dans le ciel n'a donc plus rien d'extraordinaire et on pourrait craindre la monotonie si, heureusement, les "pilotes célestes" ne venaient de temps à autre faire un petit tour sur le plancher des vaches et apporter avec leur taille, leur costume et leurs faits et gestes, un piment supplémentaire aux controverses actuelles sur la réalité des "soucoupes".

"Il ressemblait à un homme"

Dans ce domaine, la vedette éphémère de l'actualité revient de droit aujourd'hui à un modeste ouvrier boulanger de Loctudy (Finistère), M. Pierre Lucas.

Levé tôt et de bon pied, notre homme allait puiser de l'eau dans la cour de la boulangerie mardi matin lorsque, à la lueur vacillante d'une aurore pluvieuse, il aperçut un engin de la forme d'une soucoupe de 2m. 50 à 3 m. de diamètre, qui stationnait là bêtement. Il ne s'en serait sans doute pas autrement préoccupé, s'il n'avait vu tout d'un coup un individu en sortir!

"Il mesurait 1 m. 20, ressemblait à un homme (sic) et s'approcha de moi. Avant que j'ai pu revenir de ma surprise, il m'avait tapé sur l'épaule en articulant des paroles inintelligibles."

M. Lucas fit preuve d'un remarquable sang-froid. "Entrez donc, nous allons discuter", a-t-il

Suite p. 10 (1e et 2e col.)

Scan

"Mon Martien n'était pas rasé..."

(suite de la première page)

dû lui dire, car l'inconnu le suivit dans le fournil. Là, on y voyait tout de même un peu plus clair et sans vergogne le "Martien" se laissa dévisager.

C'est encore M. Lucas qui parle:
"Il avait la figure ovale, toute couverte de poils et des yeux de la grosseur d'un oeuf de corbeau!"

Le jeune homme appela son patron, mais l'inconnu estima sans doute que l'entretien avait assez duré. Le temps que M. Lucas se rende dans l'escalier pour prévenir son patron avec ménagements, l'homme et la machine avaient disparu. Dommage...

Premier point acquis donc jusqu'à plus ample informé: les conducteurs d'engins étranger ont forme humaine, mais la taille d'enfants, et, semble-t-il, système pileux développé.

Confirmation nous en est donnée par M. Henri Lehérisé, jeune cultivateur de Megrit (Côtes-du-Nord), dont le don d'observation n'a pas attendu le nombre des années.

Avec beaucoup de sans-gêne, son appareil à lui, dont le diamètre ne dépassait pas un mètre, s'est posé dans la cour de sa ferme. Deux nains l'occupaient, immobiles, impassibles. Ils n'ont pas daigné sortir et engager la conversation.

Quelques soucoupes parmi d'autres...

Ces deux apparitions éclipsent évidemment les "visions" du jour. Notons cependant que les "soucoupes", menacées un moment par les tonneaux, boules, croissants et autres cigares, ont lancé une contre-attaque de grand style puisqu'il n'est plus question que d'elles.

Celle de Saint-Brieuc s'est laissé contempler pendant une heure; celle des environs de la Rochelle a plané devant la ferme de M. et Mme Guillenoteau, à un mètre du sol, dans un silence impressionnant et le cultivateur a relevé des traces huileuses dans l'herbe.

A Lézignan, elle était à la fois volante et géante: dix mètres de diamètre! Trois mètres seulement, celle qui s'est posée dans le jardin de M. Jean Labonne, à Bergerac, mais avec trois béquilles.

Enfin, les "soucoupes" ne se laissent pas toujours approcher: celle de Lésignan, encore elle, a enveloppé MM. André Garcia et André Darzens d'une lueur éclatante avant de disparaître. Celle de Clermont-Ferrand a littéralement cloué sur place les témoins qui voulaient la voir de près et a dégagé une forte odeur de nitro-benzine.

Quand l'engin s'éloigna, le malaise cessa avec l'odeur.

La belle histoire du pauvre pêcheur

Odorantes, colorées et habitées les "soucoupes" sont aussi internationales. A Mantoue, elles sont passées en formations serrées et l'une d'elles s'est détachée du groupe pour faire un petit numéro de carrousel aérien qui a duré une heure... et a bloqué la circulation dans le centre de la ville, les témoins étant descendus dans la rue pour mieux voir.

A Roverbella, enfin, un pauvre pêcheur est entré en conversation avec un "Martien", vêtu de rouge, mais ils ne se sont pas compris et son interlocuteur a disparu quand il a vu apparaître la femme du pêcheur. Mysogine [mysogyne], peut-être...

[Ref. er1:] JOURNAL "L'ECHO REPUBLICAIN":

La valse troublante continue...

Soucoupes à la française et à l'italienne

PARIS, 6. -- Plusieurs parisiens ont déclaré avoir vu hier après-midi des soucoupes volantes évoluant dans le ciel de la capitale. Des passants ont affirmé en avoir aperçu une vers 16 h. 30, près de la porte Dorée.

M. Pierre Allouis, représentant en cartonnage, se rendait à ses affaires en taxi lorsque le véhicule fut arrêté par un feu rouge. Entendant, dit-il, un sifflement strident, il regarda par la portière et vit un engin volant qui fuyait en hauteur, laissant dans son sillage un panache de fumée.

M. Allouis décrit la soucoupe comme un disque plus gros qu'un avion normal et de couleur argentée.

Le même témoignage est apporté par M. Gilbert Bason, demeurant 35, faubourg St-Antoine, et par M. Paul Julien, peintre en bâtiment, qui habite 3, rue de la Pompe; ce dernier toutefois, estime qu'il s'agit non d'une soucoupe, mais d'une aile volante qui affecte la forme d'un triangle aux bords arrondis.

BERGERAC, 4. -- M. Jean Defix, pompier à Bergerac, et M. Jean Labonne ont affirmé voir vu se poser, dans le jardin du second, un disque lumineux d'environ trois mètres de diamètre, soutenu par trois béquilles.

LEZIGNAN, 6. -- Deux habitants de Lézignan, MM. André Gardia et André Darsens, qui roulaient en camion sur la route départementale 3, ont affirmé avoir aperçu un engin en forme de disque se poser dans un champs entre le village de Lagrasse et le hameau de Villemagne (Aude).

L'appareil, ont-ils déclaré, mesurait environ dix mètres de diamètre. Avant qu'ils aient pu s'en approcher, il s'enveloppa d'une lueur éclatante et disparut.

DINAN, 6. -- A Mégrit (Côtes-du-Nord), un jeune cultivateur, M. Hen [Partie manquante]

loppé MM. André Gardia et André Darsens d'une lueur avant de disparaître. Celle de Clermont-Ferrand a littéralement cloué sur place les témoins qui voulaient la voir de près et a dégagé une forte odeur de nitro-benzine.

Quand l'engin s'éloigna, le malaise cessa avec l'odeur.

M. Lehérissé a affirmé avoir vu dans la cour de sa ferme un appareil de 1 mètre environ de diamètre, à l'intérieur duquel apparaissaient deux formes humaines, immobiles et de la taille d'un enfant.


DE MYSTERIEUX ENGINS DANS LE CIEL DE SAINT-LUPERCE ET JANVILLE

voir notre information page 4


NEVERS, 6. -- A Nevers, cinq habitants de Château-Chinon ont déclaré avoir vu, hier soir, à très haute altitude, une sorte de tache lumineuse qui se scinda en deux disques. Ceux-ci, disent-ils, se mirent à tourner en changeant plusieurs fois de couleur.

DUNKERQUE, 6. -- Un négociant de Dunkerque avait, il y a plusieurs jours, déclaré avoir aperçu d'étranges objets lumineux dans le ciel de Bray-Dunes. Une enquête avait été ouverte. Elle a conclu qu'il s'agissait de deux avions militaires dont le revêtement métallisé avait pu faire illusion.

SAINT-BRIEUC, 6. -- Plusieurs Briochains ont aperçu, la nuit dernière, une soucoupe volante qui prit la forme d'un cigare avant de disparaî-

- LA SUITE EN DERNIERE PAGE.

La belle histoire du pauvre pêcheur

Odorantes, colorées et habitées, les "soucoupes" sont aussi internationales. A Mantoue, elles sont passées en formations serrées et l'une d'elle s'est détachée du groupe pour faire un petit numéro de carrousel aérien qui a duré une heure... et a bloqué la circulation dans le centre de la ville, les témoins étant descendus dans la rue pour mieux voir.

A Roverbella, enfin, un pauvre pêcheur est entré en conversation avec un "Martien" vêtu de rouge, mais ils ne se sont pas compris et son interlocuteur a disparu quand il a vu apparaître la femme du pêcheur. Misogyne peut-être...

[Ref. la1:] JOURNAL "L'ARDENNAIS":

Enfin! Paris a eu aussi ses soucoupes!

Il y a quelques jours, un journaliste de la radio diffusion française se plaignait amèrement du dédain que semblaient manifester les "Uranides" et leurs véhicules célestes à l'égard de la capitale. Seuls les habitants des campagnes paraissaient intéresser les voyageurs interplanétaires qui les approchaient volontiers et tentaient même d'entrer en conversation avec eux. Et bien il ne s'agissait pas d'un privilège arbitraire. L'injustice est réparée. Paris, la grande ville, a eu ses soucoupes volantes!

Plusieurs parisiens ont en effet déclaré avoir vu, mardi après-midi, des engins évoluant dans le ciel. Des passants ont affirmé en avoir aperçu un vers 16h30, prés de la Porte Dorée.

M. Pierre Allouis, représentant en cartonnage, se rendait â ses affaires en taxi, lorsque le véhicule fut arrêté par un feu rouge; entendant, dit-il, un sifflement strident, il regarda par la portière et vit un engin volant qui fuyait en hauteur, laissant dans son sillage un panache de fumée.

M. Allouis décrit la soucoupe comme un disque plus gros qu'un avion normal et de couleur argentée. Le même témoignage est apporté par M. Gilbert Bacon et par M. Paul Julien, peintre en bâtiment. Ces derniers, toutefois, estiment qu'ils s'agit non d'une soucoupe mais d'une aile volante qui affecte la forme d'un triangle aux bords arrondis.

Au Bourget, on explique qu'étant donné l'intensité de la circulation aérienne, il est impossible de confirmer par radar le passage de l'engin à une heure insuffisamment précisée. D'autre part, le radar ne saurait enregistrer le passage d'un plus lourd que l'air que par une tache lumineuse quelle que soit la nature de l'engin.

Enfin ! Paris a eu, aussi, ses soucoupes!

(Suite de la première page)

LEZIGNAN. -- Deux habitants de Lezignan, MM. André Garcia et André Darzens, qui roulaient en camion sur la route départementale D3, ont affirmé avoir aperçu un engin en forme de disque se poser dans un champ entre le village de Lagrasse et le hameau de Villemagne (Aude).

L'appareil, ont-ils déclaré, mesurait environ dix mètres de diamètre. Avant qu'ils aient pu s'en approcher, il les enveloppa d'une lueur éclatante et disparut.

BERGERAC. -- M. Jean Defix, pompier à Bergerac, et M. Jean Labonne, ont affirmé avoir vu se poser, dans le jardin du second, un disque lumineux d'environ 3 mètres de diamètre, soutenu par trois béquilles.

DINAN. -- A Megrit (Côtes du Nord), un jeune cultivateur, M. Henri Leherissé, a affirmé avoir vu dans la cour de sa ferme un appareil d'un diamètre de 1 mètre environ, aux alentours duquel apparaissaient deux formes humaines immobiles et de la taille d'un enfant.

NEVERS. -- A Nevers, cinq habitants de Château-Chinon ont déclaré avoir vu lundi soir, à très haute altitude, une sorte de tache lumineuse qui se scinda en deux disques. Ceux-ci, disent-ils, se mirent à tourner en changeant plusieurs fois de couleur.

DUNKERQUE. -- Un négociant de Dunkerque avait, il y a plusieurs jours, déclaré avoir aperçu d'étrange objets lumineux dans le ciel de Bray-Dunes. Une enquête avait été ouverte. Elle a conclu qu'il s'agissait de deux avions militaires dont le revêtement métallique avait pu faire illusion.

CLERMONT-FERRAND. -- Deux soucoupes ont été aperçues mardi dans le ciel clermontois. La première à 10 kilomètres de Beaumont à 15 h. 45. Elle se déplaçait en direction ouest-est. Les témoins ont déclaré que l'engin se rapprocha d'eux et devint de moins en moins brillant.

Quand ils ne furent plus qu'à 150 mètres, ils ressentirent une "curieuse sensation" et furent comme cloués sur place. A ce moment se dégageait une odeur de nitro-benzène. Bientôt l'engin s'éloigna, le malaise cessa. et la soucoupe disparut.

L'autre soucoupe a été aperçue au-dessus des côtes de Chanturgue, près de Clermont. Elle évoluait à la verticale et était d'un blanc brillant.

Une soucoupe a également été aperçue à Billom par un groupe de 30 personnes. L'engin évoluait au-dessus de ln ville. Il se déplaçait à l'horizontale. Il a été visible pendant 3 à 4 minutes avant de disparaitre. Une lumière intense se dégageait de l'appareil.

SAINT-BRIEUC. -- Plusieurs Briochains ont aperçu, au cours de la nuit de mardi à mercredi, une soucoupe volante qui prit la forme d'un cigare avant de disparaître. Ils ont pu l'observer pendant plus d'une heure.

Le même phénomène a été constaté à Trégueux ou un cycliste est rentré chez lui effrayé par ce qu'il avait vu.

LA ROCHELLE. -- Dans la nuit de mardi à mercredi, plusieurs personnes de Thouare-sur-Vie (Vendée) ont aperçu dans le ciel une dizaine d'objets lumineux ayant une forme allongée et qui passaient à une très grande vitesse et à haute altitude.

LA ROCHELLE. -- M. et Mme. Guillemoteau se trouvaient devant leur ferme lorsqu'ils ont aperçu à un mètre environ du sol, une soucoupe sphérique pouvant mesurer 2 é 3 mètres de hauteur et d'un diamètre de 5 mètres.

L'engin, qui ne produisait aucun bruit, s'arrêta quelques minutes, puis monta à la verticale. M. Guillemoteau, le lendemain se rendit à l'endroit où il avait vu l'engin et put relever des traces huileuses sur l'herbe.

QUIMPER. -- Vers 4 heures mardi matin, M. Pierre Lucas, ouvrier boulanger à Loctudy (Finistère), qui était occupé à puiser de l'eau dans ln cour de la boulangerie, aperçut soudain dans la nuit un engin de la forme d'une soucoupe de 2 m 50 à 3 m de diamètre. Il en vit sortir un individu mesurant environ 1 m 20 qui s'approchait de lui et lui tapa sur l'épaule en articulant des paroles inintelligibles.

L'ouvrier boulanger réussit à garder son sang-froid et rentra au fournil où l'inconnu le suivit. A la lumière, M. Lucas put dévisager le visiteur. Il avait le visage velu et des yeux de la grosseur d'un oeuf de corbeau. Le jeune homme appela son patron, mais avant que celui-ci ait eu le temps de descendre, l'inconnu avait disparu ainsi que sa soucoupe dont on ne retrouva aucune trace.

Un marchand de bière de Concarneau a, de son côté, déclaré avoir vu dans le ciel deux disques lumineux de la forme de tables rondes prolongées d'une sorte de queue. L'un des disques était immobile tandis que l'autre évoluait à proximité. Les deux disques disparurent au bout de dix minutes après avoir lancé une fusée.

L'Italie ne reste pas en marge de cette invasion

MANTOUE. -- Le trafic a été interrompu pendant plus d'une heure au centre de Mantoue par des groupes de personnes rassemblées pour observer un étrange "objet blanc" qui, à une forte hauteur se détachait nettement sur le fond du ciel bleu.

Après avoir effectué des évolutions extrêmement rapides, l'engin de forme sphérique - et qui d'après certains témoins, faisait partie "d'une formation de soucoupes volantes" - est resté pendant quelques temps immobile dans le ciel, avant de disparaitre à l'horizon.

D'autre part, les "Uranides" semblent vouloir visiter toute la péninsule. En effet, un pêcheur de Roverbella, en province de Mantoue, a déclaré avoir été approché pendant la nuit par un mystérieux individu, vêtu de rouge, qui lui aurait adressé "des mots inintelligibles" et qui se serait rapidement éloigné avant que le pêcheur ait eu le temps d'appeler sa femme.

Enfin, d'une foule de témoignages soucoupes, disques, cigares, sphères et autres objets volants ont été vus à Quend (Somme), à Grandvillars (territoire de Belfort), à Magnac-Laval (Haute-Vienne), à Saint-Jean-d'Angely (Charente-Maritime), à Forgès (Corrèze), à Perros-Guirrec (Côtes-du-Nord).

Enfin, d'une foule de témoignages dont il est permis de douter vient s'ajouter parfois une information comme celle que nous produisons ci-dessous et dont l'indiscutable sérieux laisse cois les plus sceptiques.

MELUN. -- Le journal de Coulommiers, "Le Pays Briard", publie une lettre adressée par un de ses lecteurs, M. Eugène Farnier, membre de la Société des ingénieurs civils de France, a propos d'une soucoupe volante.

Dans cette lettre, M. Farnier précise qu'il a vu au-dessus de sa propriété, à Jouy-sur-Morin, un gros disque de 8 à 10 mètres de diamètre "tournant sur lui-même", laissant échapper des lueurs rouges-violettes, avec une queue rappelant un peu l'arrivée d'un avion à réaction. "L'engin se trouvait à environ 400 mètres de hauteur ct plana plus de 20 minutes au-dessus de moi. J'ai donc, dit M. Farnier, eu le loisir de bien l'examiner. L'engin disparut ensuite en direction de Coulommiers."

Dans sa lettre M. Farnier précise: "Ancien commissaire de l'aéro-club de France, ayant été dans l'aviation, je n'ai pu être victime d'une hallucination. Cet engin n'était pas un ballon. Mais une aile épaisse planant sur place et se déplaçant à très grande vitesse en prenant progressivement de la hauteur."

[Ref. nr2:] JOURNAL "LA NOUVELLE REPUBLIQUE":

Dans la rubrique: soucoupes, cigares et cylindres

A Bergerac, des champignons mystérieux poussent et disparaissent entre les "pieds" d'une soucoupe!

Deux témoins craignant d'avoir été victimes d'une hallucination simultanée, n'avaient pas osé parler plus tôt de l'étrange vision qu'ils eurent vendredi soir 1er octobre, à 22 h.

Monsieur Jean Dufix, pompier à Bergerac, rentrait chez lui, lorsque, en levant les yeux, il aperçut une lueur extraordinaire dans le ciel. Rentré chez lui, il eut l'impression d'un embrasement général dans le jardin, il vit un engin se lever de terre: ce dernier ayant la forme d'un disque, serait devenu lumineux et partit à une vitesse vertigineuse. Le lendemain matin de très bonne heure, Monsieur Dufix alla trouver son voisin immédiat.

Monsieur Jean Labonne, 61 ans, retraité, à qui il demanda si il n'avait rien vu d'extraordinaire dans son jardin. Après bien des réticences, car il avait peur qu'on se moque de lui, Monsieur Labonne, encore ému, confirma point par point l'étrange vision de Monsieur Dufix.

C'est en allant fermer la porte de son jardin, vers 22 h qu'il fut brusquement cloué sur place par une forme mystérieuse et qu'il aperçut entre un pêcher et sa tonnelle, dans une partie non ensemencée, un disque lumineux d'environ trois mètres d'envergure, qui semblait reposer sur trois béquilles. Presque immédiatement, l'engin décolla du sol et disparut à une grande vitesse.

Les deux hommes allèrent à l'emplacement indiqué par Monsieur Labonne et aperçurent sur le sol, quelques traces imprécises près desquelles venaient de pousser une vingtaine de champignons d'une espèce inconnue. Ces champignons auraient disparu aux premières lueurs du soleil.

[Ref. pm1:] JOURNAL "PERIGORD MOUN PAIS":

Lou Bilhet de Mestre Picatal

Soucoupes, fusées et cigares

IL NOUS FAUT DES MYTHES

Nous vivons, paraît-il, au siècle des lumières. La Science (avec une majuscule S.V.P.) doit pourvoir à tout et remplacer les anciens fétiches. Moi, je veux bien. Mais qu'ai-je lu dans la "Nouvelle République" de Bordeaux du 6 octobre? Ceci, que je vous relate en l'abrégeant (et c'est dommage car le sujet est savoureusement "pommé"):

Le 1er octobre, M. Jean Defiz, 26 ans, monteur en chauffage central à Bergerac, regagnait son domicile vers 23 heures. Nuit noire, épaisse, sans une lumière à l'horizon. Brusquement, juste au-dessus de sa tête, à haute altitude, descend à une vitesse vertigineuse vers le sol une lumière intense. Ce n'est pas une étoile filante, assure M. Defiz, mais un engin ayant la forme d'une fusée qui se colore à trois reprises d'une teinte verdâtre. Les yeux rivés sur l'appareil, M. Defiz aperçoit sous la coupole noire demi-sphérique trois béquilles qui se replient lentement tandis que l'appareil, dans un sifflement d'air, reprend de la hauteur et se perd bientôt dans les nuages.

Ca n'est déjà pas mal, mais il y a mieux. Le lendemain, un voisin retraité de la S.N.C.F., M. Jean Labonne, 63 ans, découvre dans son jardin, à 22 heures, un engin lumineux ayant la forme d'un champignon et construit en plexiglass (sic).

Cédons la parole à M. Labonne:

"Subitement, devant moi, à trois mètres à peine, paraissant m'interdire l'allée de mon jardin, une ombre.

"Qui est là? criai-je. Qui êtes-vous? Que me voulez-vous? Je n'osais faire un pas. Au son de ma voix, la forme noire fit demi-tour, se glissa jusqu'à l'engin et, en quelques secondes, celui-ci s'éleva vers le ciel suivi d'une traînée de lumière. Je vis très nettement, sous la coupole, trois béquilles qui se repliaient. Dès l'aube, je retournais dans mon jardin, près de l'endroit où j'avais vu l'appareil. Sur la terre grasse, je découvris trois empreintes légères; mais ce qui me bouleversa le plus, c'est une floraison de champignons longs de tige, de teinte noire et inconnus dans la région qui avaient subitement poussé. Je n'osais les toucher et d'ailleurs ils se dissipèrent comme rosée aux premiers rayons du soleil."

Je me souviens qu'au cours d'une séance à la Chambre, aux environs de 1906, l'infortuné René Viviani (mort fou) déclarait dans une belle envolée (1) [1]: "Nous avons éteint dans le ciel des lumières qu'on ne rallumera plus".

Viviani se trompait: quelque chose se rallume dans le ciel, mais ô dérision, ce sont ... des soucoupes volantes!

Ne me dites surtout pas qu'à Bergerac comme ailleurs où des gens de parfaite bonne foi croient avoir vu quelque chose dans le ciel, ne me dites pas, surtout, qu'il s'agit de simple phénomènes d'hallucination. La "chose" n'existe sans doute pas en soi: elle existe pour les visionnaires qui ont besoin de croire au merveilleux.

Parce que, enfin, que propose-t-on à M. Defiz ou Labonne? Une civilisation matérialiste où le fin du fin consiste à posséder une automobile (mythe de la puissance mécanique), ou encore un frigidaire, ou bien un poste de télévision (mythe du faux confort et de la fausse culture).

Mille regrets, mais cela n'a rien à voir avec la vraie civilisation qui, au contraire, est fondée sur le dénuement et le renoncement individuels.

Les seules grandes ères hautement civilisées, je ne l'apprendrais à personne, furent les ères magdaléniennes, égyptiennes, grecques et médiévales. Pourquoi? Parce que les hommes de ces époques, animés d'une foi profonde, avaient de puissants motifs d'espérer.

Que pouvons-nous espérer aujourd'hui où, suivant le mot fameux de Nietzsche, "Dieu est mort?" Une auto, et chanter:

Enfin j'ai une auto (bis)
C'est épatant comme ça file...

... ou bien un démocratique Vespa [2], à moins que ce ne soit une machine à laver le linge ou à moudre le café...

C'est fort bien, mais la satiété vient vite de ce qu'on possède et qu'on peut inventorier: l'esprit reste insatisfait.

C'est pourquoi, à défaut de vrais miracles dans un siècle sans foi, nous voyons prospérer les soucoupes volantes, les "Christ de Montfavet" [3], d'innombrables petites églises ejusdem farinae [4], en attendant une nouvelle flambée de catharisme [5].

L'homme a besoin de mythes valables et le ciel est vide. Donnez-nous autre chose que des soucoupes volantes...

PICATAL
P.C.C.: Léo MAGNE

(1) N.D.L.R. -- Voici la péroraison de René Viviani, ministre du Travail du Cabinet Clemenceau (discours prononcé le 8 novembre [...]

Notes:

[Ref. ss1:] HEBDOMADAIRE "SAMEDI-SOIR":

[...]

Faut-il continuer?
Faut-il citer l'être fourré, portant autour de la taille un large corset de couleur orange, aperçu près d'une soucoupe par M. Narcy, en bordure de la route de Wassy (Haute-Marne), le 5 octobre à 7 h. 15 du matin?

Ou encore, l'homme de 96 centimètres, portant une large ceinture de cuir, des chaussures et un slip, qui s'est élevé dans les airs grâce à deux boîtes en forme de poires, placées sous chaque bras. Cet être a été aperçu par M. Lacambre, ouvrier forestier à Saint-Pardoux (Lot), le lundi 4 octobre, à 8 h. 10, et le témoin a même déterminé par les empreintes que le petit bonhomme chaussait du 21 ...

Que penser de l'affirmation de M. Garreau, qui jure "sur l'honneur" avoir vu une "soupière volante" se poser dans sa propriété, et deux hommes parfaitement normaux en descendre, qui lui ont serré la main et caressé son chien avant de partir aussi vite qu'ils étaient venus...

Et ce manoeuvre de Lavoux (Vienne), M. Roger Barrault qui, samedi 9 octobre, à 19 heures, fut paralysé par un rayon lumineux émanant d'une "scaphandrier" haut de 1 m. 50, chaussé de bottes, aux yeux brillants, et portant une forte moustache...

Et le cigare posé dans une clairière, à Diges dans l'Yonne, auprès duquel Mme Veuve Gaffroy [sic, Geoffroy] a vu un homme, de dos, en combinaison et coiffé d'un bonnet kaki...

Et M. Jean Labonne, de Bergerac, qui, le 2 octobre, à 22 heures, aperçut un champignon métallique dans son jardin. "Qui va là?" cria-t-il en distinguant une ombre. "Que me voulez-vous?" Mais l'ombre grimpa dans le champignon qui s'éleva dans les airs avec une prodigieuse rapidité.

Il n'est pas jusqu'à l'Angleterre qui commençait à s'inquiéter et presque à s'indigner que pas la moindre soucoupe, pas le moindre "cigare" ou cigarillo, ne fit l'honneur de se montrer au peuple qui a gagné la bataille de Trafalgar. Cette lacune vient d'être largement comblée par les révélations sensationnelles d'une ornithologue, M. Cedric Allingham, qui prétend avoir rencontré, le 18 février, au nord de l'Ecosse, non pas un martien, mais un Vénusien avec lequel il a eu un long et difficile entretien!

Ce Vénusien mesurait à peu près 1 m 73, il avait des cheveux bruns coupés court, et sa peau semblait tannée. Il était enveloppé complètement dans une sorte de combinaison qui avait l'apparence d'une cotte de maille. De son nez sortaient deux petits tubes que joignaient un fil métallique... M. Allingham put toucher la soucoupe dont le métal était légèrement tiède, et il prit finalement congé du Vénusien non sans lui avoir offert son stylo, que l'homme mit soigneusement dans une poche de sa combinaison et après avoir pris à la sauvette une photographie de l'étrange personnage. Cette image plutôt floue n'est, il faut l'avouer, qu'assez peu révélatrice. On y voit la silhouette d'une homme vu de dos, marchant légèrement courbé, et que, sans un peu d'imagination, on pourrait facilement confondre avec la silhouette de n'importe quel terrien.

Enfin, aux dernières nouvelles, c'est une véritable avalanche de Martiens qui vient de s'abattre sur notre sol.

A Pournoy la Chétive, en Moselle, trois enfants faisaient du patin à roulette, lorsqu'un engin rond, de 2 m. 50 de diamètre, atterrit près d'eux. Un homme en sortit, tenant à la main une lampe allumée qui aveugla les enfants.

Il était vêtu d'une soutane noir "comme celle de M. le curé", et après avoir dit quelques mots incompréhensibles il s'est envolé dans sa soucoupe.

A l'île d'Oléron, pour la première fois, ce sont deux Martiennes qui posent le pied sur terre. C'est M. Martin, un instituteur colonial en congé, qui nous en apporte la description. Elles portaient des bottillons et des gants de cuir, ainsi que des casques brillants. Elles étaient fort jolies et consentirent gentiment à donner un autographe à l'instituteur.

Il faudrait un volume entier pour rapporter tous les cas dans le détail. Mais tous ces braves gens jurent leurs grands dieux qu'ils n'inventent rien. Leur entourage fait chorus. Lui, inventer une telle histoire? Un père de famille connu pour son honorabilité... Un garçon qui n'a jamais bu une goutte d'alcool dans son existence? Allons donc!

Alors? Faut-il en conclure qu'ils ont réellement aperçu des êtres étranges, poilus, casqués, bottés, parlant un langage incompréhensible? Fait-il ajouter foi à cette histoire de mystérieux rayon vert qui paralysent des êtres humains? Leurs récits sont-ils au contraire, inventés de toute pièces? Reposent-ils sur une base sérieuse enjolivée par la suite?

Rien, absolument rien dans l'état actuel des renseignements recueillis et qui ont été portés à la connaissance du public ne permet de conclure dans le sens de l'authenticité. Les enquêtes ont été conduites comme s'il s'agissait de "vérifier" les dires des témoins et non dans l'esprit d'éliminer toutes les hypothèses aboutissant à des explications plausibles et relativement simples. Ces hypothèses sont nombreuses, elles vont de la farce à l'hallucination en passant pas l'illusion d'optique. Pour les éliminer, il faudrait une information policière extrêmement poussée, doublée, dans tous les cas, d'une enquête psychologique approfondie.

Subsisteraient alors seulement les faits, logiquement inexplicables, qui constitueraient le véritable dossier des Martiens. L'on s'apercevrait alors que ce dossier est extrêmement mince, sinon inexistant, et que dans cette affaire, il y a beaucoup, beaucoup trop de littérature.

[Ref. jg1:] JIMMY GUIEU:

Jimmy Guieu indique que le 6 octobre 1954 un OVNI s'est posé à Bergerac, observé par deux hommes.

L'engin était une sorte de fuseau lumineux verdâtre qui reposait sur trois béquilles. Il est resté peu de temps au sol et a décollé à la verticale. Un violent appel d'air a suivi qui a brutalement fouetté les témoins.

Des traces curieuses ressemblant à des champignons noirâtres ont subsisté pendant quelques minutes puis se sont lentement évanouies à la surface du sol.

[Ref. am1:] AIME MICHEL:

Aimé Michel semble placer le cas au 3 octobre 1954, ajoutant qu'il n'a pas pu obtenir l'heure exacte de l'observation.

Il évoque que le phénomène observé a été "un engin circulaire de trois mètres de diamètre" qui s'est posé dans le jardin de M. Jean Labonne qui le voit s'envoler, tandis qu'un "pompier de la ville, M. Jean Defix, est également témoin."

Michel notait par ailleurs que pour les cas qu'il connaît du 30 septembre et du 1er octobre, 1954, il avait quelques centaines de témoignages, dont les deux tiers avaient une date exacte mal assurée.

[Ref. mc1:] "MICHEL CARROUGES":

Michel Carrouges indique que dans l'observation Labonne, la soucoupe s'est posée dans la cour ou le jardin où se trouvait le témoin.

[Ref. jv5:] JACQUES VALLEE:

202 -000.48402 44.85150 03 10 1954 BERGERAC -DORDOGNE F 0012 2C** 220

[Ref. jv1:] JACQUES VALLEE:

176) 1er Octobre 1954, 22h00. Bergerac (France):

Rentrant chez lui, un pompier, Jean Dufix, vingt-six ans, vit une lumière ovale dans le ciel et pensa que c'était une étoile filante. Plus tard, il fut effrayé quand il vit la cour de sa maison tout embrasée. Se précipitant dehors à nouveau, il vit un disque qui s'élevait du sol avec un sifflement. Il monta, redevint lumineux et disparut à une vitesse vertigineuse. Un voisin, Jean Labonne, soixante et un ans avait vu le disque de 3 mètres de diamètre reposant sur 3 pieds dans la cour. (P 31)

[Ref. ou1:] MAGAZINE D'UFOLOGIE "OURANOS":

Le magazine listait les distances auxquelles des témoins ont été "paralysés" par un OVNI, dont:

01/10/1954 à Bergerac - M. Jean Labonne à 3 m.

[Ref. jv3:] JACQUES VALLEE:

1er octobre 1954, 22h00. Bergerac (France):

Rentrant chez lui, un pompier, Jean Dufix, vingt-six ans, vit une lumière ovale dans le ciel et pensa que c'était une étoile filante. Plus tard, il fut effrayé quand il vit la cour de sa maison tout embrasée. Se précipitant dehors à nouveau, il vit un disque qui s'élevait du sol avec un sifflement. Il monta, redevint lumineux et disparut à une vitesse vertigineuse. Un voisin, Jean Labonne, soixante et un ans avait vu le disque de 3 mètres de diamètre reposant sur 3 pieds dans la cour. (Le Figaro, 6 oct, 1954; France-Soir, 7 et 8 oct, 1954)

[Ref. jv2:] JACQUES VALLEE:

L'auteur indique que le 1er octobre 1954, alors qu'il rentrait chez lui dans la nuit, un pompier de Bergerac a vu une lumière ovale dans le ciel, puis l'a perdu de vue. Mais plus tard il a eu un instant d'effroi: sa cour semblait en feu. Il a couru dehors et a vu un disque quitter le sol avec un sifflement. L'objet s'est envolé jusqu'à une hauteur modérée, puis est devenu lumineux et s'est élevé "à une vitesse étourdissante". Tôt le lendemain il a demandé à son voisin, un retraité, s'il n'avait pas fait d'observation inhabituelle. Le voisin, avec répugnance, a admit qu'alors qu'il refermait la porte de son jardin, il s'était soudain trouvé paralysé et avait observé un disque d'environ 3 mètres de diamètre posé sur trois pieds dans la cour. Presque immédiatement, il s'était envolé avec un courant d'air et il l'avait perdu de vue.

[Ref. gl1:] CHARLES GARREAU ET RAYMOND LAVIER:

Les deux auteurs indiquent que selon des coupure de presse et leurs dossiers personnels, à Bergerac en Dordogne, le 3 octobre 1954, vers 22 heures, Jean Defix et Jean Labonne regagnaient leur domicile dans un quartier extérieur de la ville quand ils ont vu un engin d'environ 3 mètres de diamètre se poser dans un jardin sur trois béquilles. Deux minutes plus tard, l'engin a décollé dans le silence le plus complet. Ils notent que ces renseignements sont succincts

[Ref. pr1:] PETER ROGERSON - "INTCAT":

350 1 octobre 1954 2200 hrs

BERGERAC (FRANCE) De retour chez lui, le pompier Jean Dufix (26 ans) a vu une lumière ovale dans le ciel & a pensé que c'était une étoile filante. Plus tard, il fut alarmé quand sa cour sembla être en feu. Se précipitant à nouveau dehors, il vit un disque sortir du sol avec un sifflement. Il s'est envolé, est redevenu lumineux et a décollé à une vitesse fantastique. Un voisin, Jean Labonne (61 ans), a vu le disque de 3 m de diamètre, reposant sur 3 pieds dans la cour. (Ml76; Figaro 6 oct 1954: France-Soir 7 oct 1954: ibid. 8 oct 1954: Michel II, 130)

[Ref. jv4:] JACQUES VALLEE:

Jacques Vallée indique que le 1 octobre 1954, à 22:00 à Bergerac, Dordogne, rentrant chez lui, un pompier, Jean Dufix, vingt-six ans, vit une lumière ovale dans le ciel et pensa que c'était une étoile filante. Plus tard, il fut effrayé quand il vit la cour de sa maison tout embrasée. Se précipitant dehors à nouveau, il vit un disque qui s'élevait du sol avec un sifflement. Il monta, redevint lumineux et disparut à une vitesse vertigineuse. Un voisin, Jean Labonne, soixante et un ans avait vu le disque de 3 mètres de diamètre reposant sur 3 pieds dans la cour.

[Ref. bb1:] GERARD BARTHEL ET JACQUES BRUCKER:

Barthel et Brucker écrivirent que le cas était un canular et nomment Jean Defiz Jean Dufix. Ils indiquent qu'il n'y a "jamais eu de champignons" à Bergerac parce qu'il n'y avait pas eu de soucoupe mais ne donnent pas de raison pour cette affirmation.

Ils donnent ce récit comme provenant du journal "Sud Ouest" du 6 octobre 1954:

"Dans la rubrique: soucoupes, cigares et cylindres. A Bergerac, des champignons mystérieux poussent et disparaissent entre les 'pieds' d'une soucoupe! Deux témoins craignant d'avoir été victimes d'une hallucination simultanée, n'avaient pas osé parler plus tôt de l'étrange vision qu'ils eurent vendredi soir 1er octobre, à 22 h. Monsieur Jean Dufix, pompier à Bergerac, rentrait chez lui, lorsque, en levant les yeux, il aperçut une lueur extraordinaire dans le ciel. Rentré chez lui, il eut l'impression d'un embrasement général dans le jardin, il vit un engin se lever de terre: ce dernier ayant la forme d'un disque, serait devenu lumineux et partit à une vitesse vertigineuse. Le lendemain matin de très bonne heure, Monsieur Dufix alla trouver son voisin immédiat Monsieur Jean Labonne, 61 ans, retraité, à qui il demanda si il n'avait rien vu d'extraordinaire dans son jardin. Après bien des réticences, car il avait peur qu'on se moque de lui, Monsieur Labonne, encore ému, confirma point par point l'étrange vision de Monsieur Dufix. C'est en allant fermer la porte de son jardin, vers 22 h qu'il fut brusquement cloué sur place par une forme mystérieuse et qu'il aperçut entre un pêcher et sa tonnelle, dans une partie non ensemencée, un disque lumineux d'environ trois mètres d'envergure, qui semblait reposer sur trois béquilles. Presque immédiatement, l'engin décolla du sol et disparut à une grande vitesse. Les deux hommes allèrent à l'emplacement indiqué par Monsieur Labonne et aperçurent sur le sol, quelques traces imprécises près desquelles venaient de pousser une vingtaine de champignons d'une espèce inconnue. Ces champignons auraient disparu aux premières lueurs du soleil."

[Ref. fr1] MICHEL FIGUET ET JEAN-LOUIS RUCHON:

Les deux ufologues indiquent que le 3 octobre 1954 à 22 heures à Bergerac, Jean Defix, 26 ans, pompier, rentre chez lui voit une lumière ovale dans le ciel et pense que c'est une étoile filante. Plus tard, il est effrayé quand il voir sa cour embrasée. Il se précipite dehors à nouveau et voit un disque s'élever du sol avec un sifflement. Il monte, devient lumineux et disparaît à une vitesse fantastique.

Un voisin, Jean Labonne, 61 ans, a vu le disque reposant sur trois pieds dans la cour.

Les auteurs indiquent que les sources sont le catalogue Vallée, cas 176; Quincy; C. Garreau et R. Lavier dans "Face aux ET" page 74; Aimé Michel dans "A propos des S.V." page 164.

Ils notent que Garreau note que l'engin a décollé dans le silence le plus complet, que Jacques Vallée date le cas au 1 octobre, que Michel, Quincy et Garreau donnent la date du 3.

[Ref. mf3:] MICHEL FIGUET:

N° de la liste de J. C. Fumoux N° du listing Francat Localisation Date Classe Crédibilité Sources Nombre de T
027 118 Bergerac 01/10 CE2 E 4-p. 121 123 2 T

[Ref. mf1:] MICHEL FIGUET:

CAS Nr CLASSIFICATION DATE HEURE LIEU CODE POSTAL CREDIBILITE SOURCE
118 CE2 02 10 1954 22 h Bergerac 24 E canular 1/10 B-B

[Ref. mf2:] FRANCAT - MICHEL FIGUET:

N° CAS CLASSIFICATION LIEU CREDIBILITES SOURCES
02. 10. 1954 Bergerac canular relaté par B.B. dans "La grande peur martienne" p. 121.

[Ref. ld1:] MAGAZINE D'UFOLOGIE "LUMIERES DANS LA NUIT":

2. Bergerac (Dordogne), le 3 octobre 1954. Version Barthel & Brucker: p. 121... M. Jean Dufix, pompier à Bergerac ... Monsieur Dufix alla trouver son voisin... l'étrange vision de Monsieur Dufix... il n'y a pas eu d'objet... Version LDLN : Nous avons rencontré M. Jean Defix, pompier à Bergerac, qui nous a confirmé son observation et a dessiné pour nous l'objet avec béquilles et hublot qu'il vit en 1954. Toute la presse de l'époque (et B&B) ont repris l'orthographe fautive de son nom (Dufix au lieu de Defix), qu'un simple passage à la caserne des pompiers nous a permis de rectifier. A la page 222 de leur livre B&B remercient un certain M. Dufix, qui est probablement un personnage imaginaire. (Aimé Michel avait donné l'orthogra phe correcte: Defix).

[Ref. lg1:] LOREN GROSS:

L'étoile filante qui a atterri.

Il se faisait tard le soir du 1er octobre, quand le pompier Jean Dufix retourna chez lui à Bergerac. Un éclair de lumière a illuminé les cieux et M. Dufix pensa un instant qu'il assistait à une étoile filante, mais l'objet était proche, trop proche, en fait, il semblait que le "météore" avait percuté sa propre arrière-cour puisqu'une lueur rouge a illuminé la région. En tant que pompier M. Dufix a immédiatement eu l'impression que sa propriété était en feu.

Un voisin, M. Jean Lebonne [sic], évidemment attiré par toute la lumière, regardait par une fenêtre et a vu un objet étrange, en forme de disque, d'environ trois mètres en diamètre, "garé" dans la cour de M. Dufix. La chose était immobile, reposant sur trois jambes. M. Dufix arriva rapidement sur les lieux et vit pour lui-même le mystérieux objet. L'OVNI ne resta pas longtemps. Il a bientôt monté, est redevenu lumineux (il avait apparemment perdu son aspect lumineux quand il a touché le sol) et a filé loin à un Vitesse fabuleuse. 9.

  • Paris, France. Le Figaro. 6 octobre 54.

[Ref. lg2] LOREN GROSS:

Bergerac, France, (Pas d'heure connue)

Un disque lumineux de dix pieds de large fut signalé au sol par deux personnes près de Bergerac. L'objet avait trois "jambes", ou ce que l'on pourrait appeler des supports d'atterrissage. Aucun personnage n'a été remarqué dans les environs. 50.

  • 46. Michel, Aime. "Flying Saucers in Europe." Fate. décembre 1957. Vol.10, N° 12. Issue N°93. éd. Mary Fuller. Evanston, Ill. p.34. (rapport de presse cité)
  • 47. Ibid, p.35.
  • 48. Ibid, p.37.
  • 49. Ibid.
  • 50 Ibid.

[Ref. js1:] JEAN SIDER:

Jean Sider a écrit une chronologie précise du cas, basée sur le journal La Nouvelle République, beaucoup plus correcte que les autres. En outre, et cela est notable, il fournit le compte du journal, que les autres semblent avoir manqué.

Jean Sider note que Barthel et Brucker n'ont jamais parlé au téléphone avec le témoin Jean Defiz, contrairement à ce qu'ils ont écrit.

[Ref. js2:] JEAN SIDER:

L'ufologue et auteur Jean Sider a écrit sur le cas du 1er octobre 1954, à 22h00, à Bergerac, Dordogne.

Il indique que les témoins sont Jean Labonne, 63 ans, 18 rue Louis Belin, et Jean Defix, 26 ans, 28, rue Louis Belin, à Bergerac.

Il indique que rentrant chez lui à bicyclette, Mr. Defix est presque arrivé quand il a soudain vu une lueur verte dans le ciel qui descendait vers le sol à allure vertigineuse.

C'était un engin en forme de fusée, qui s'est posé dans le jardin de Mr. Labonne, non loin de la maison de Mr. Marot où résidait Mr. Defix.

Mr. Defix a décidé de voir de quoi il retournait en montant au premier étage de son domicile d'où la vue était meilleure. Entre-temps, Mr. Labonne était sorti de chez lui afin de fermer son portail et a aperçu l'engin posé au sol. Il a entrevu une forme noire à trois mètres de lui.

Il a crié: "Qui êtes-vous? Que me voulez-vous?", mais l'intrus n'a pas répondu et a regagné sa machine qui a décollé immédiatement.

A ce moment précis Mr. Defix, qui venait d'ouvrir les volets de sa chambre du premier étage, a vu l'appareil s'élever, comme fluorescent, tandis qu'un sifflement se faisait entendre et qu'un appel d'air se formait, l'environnant, et semblant vouloir le happer.

Il a eu le temps de remarquer que sous la coupole noire hémisphérique il y avait trois béquilles qui se repliaient lentement, puis en quelques secondes, l'appareil s'est perdu dans les nuages après avoir laissé une traînée lumineuse.

Dès l'aube, Mr. Labonne s'est levé pour aller voir s'il subsistait des traces de l'événement sur le site de l'atterrissage. Il a noté trois empreintes légères sur la terre grasse de son jardin, et un grand nombre de champignons de teinte noire à longues tiges, inconnus dans la région, qui ont poussé sur le site de l'atterrissage.

Il n'a pas osé les toucher, et d'ailleurs ils se sont dissipés comme la rosée aux premières lueurs du soleil.

Mr. Labonne a raconté son histoire à Mr. Marot, propriétaire de Mr. Defix, à Léonce Boyer, à Denis Rivière et à Emile Marty, ce qui a déclenché l'hilarité générale et provoqué le mutisme du témoin ulcéré.

Mais le 4 octobre, Mr. Defix a rencontré Mr. Labonne car son propriétaire Mr. Marot l'avait mis au courant, et lorsque les rieurs furent informés de l'expérience vécue par Mr. Defix, ils changèrent rapidement d'opinion.

Jean Sider indique que ceci provient d'une enquête de Mr. André Euloge, envoyé spécial, dans le journal La Nouvelle République, de Bordeaux, 6 octobre 1954, p. 1, 3, et 4.

Il note que c'est la seule source faisant état d'une RR3, et que le cas est remarquable car l'atterrissage et le décollage de l'OVNI ont été observés par deux témoins l'un à l'insu de l'autre.

Il ajoute que Barthel et Brucker, qui n'ont jamais rencontré Mr. Defix ni parlé avec lui au téléphone contrairement à ce qu'ils prétendent, ont donc rejeté une affaire très importante sans même en connaître tous les détails qui y sont rattachés.

[Ref. jh1:] JIM HICKMAN:

1 Oct. 1954, à Bergerac, France. Retournant à sa maison, le pompier Jean Dufix, 26 ans, voit une lumière ovale dans le ciel et pensée pense que c'était une étoile filante. Plus tard il a été alarmé quand sa cour a semblé être en flammes. Se précipitant dehors à nouveau, il a vu un disque s'élever de la terre avec un bruit sifflant. Il a volé au loin, est devenu de nouveau lumineux, et a décollé à vitesse fantastique. Un voisin, Jean Labonne, 61 ans, a vu le disque, de 3 mètres de diamètre, reposant sur trois pieds dans sa cour.

[Ref. cn1:] GROUPE D'UFOLOGIE "CNEGU":

Les cas élucidés de Francat:

[... autres cas...] 02.10.54 [sic]: Bergerac (24) [... autres cas...]

[Ref. me1:] MAGAZINE D'UFOLOGIE "LES MYSTERES DE L'EST":

Voir aussi le cas du 01/10/54 à 22H00 dans Sud-Ouest du 6 octobre 1954 qui titrait "A Bergerac, des champignons mystérieux poussent et disparaissent entre les "pieds" d'une soucouper". La Nouvelle République de Bordeaux consacre deux pages à cette observation en deux phases dont la première est un bolide. Reste pour la deuxième phase un ovni possible mais justement en forme de champignon.... La vingtaine de champignons découverte semble être des coprins devenant rapidement noirs. En chercbant bien vous en trouverez peut-être d'autres...

[Ref. kb1:] KEITH BASTERFIELD:

L'ufologue australien indique que le 1 octobre 1954, à Bergerac, France, "un homme fermait une porte quand il a été paralysé. Il a vu un disque, d'un diamètre de quelques 3m, reposant sur trois jambes, sur la terre. Il a décollé."

La source est indiquée comme "Bowen, C. 1969. The Humanoids. Neville Spearman. Londres. p34".

[Ref. lh1] LARRY HATCH - "*U* COMPUTER DATABASE":

3898: 1954/10/01 22:00 15 0:29:00 E 44:52:00 N 3333 WEU FRN DRD 8:7

BERGERAC,FR:2 HOMMES:3M SCO/TREPIED S'ELEVE/COUR W/SIFFLEMENT SOUFFLE/AIR:/LDLNN°102+/r8

RefN°217 Jean SIDER: Le DOSSIER 1954 (2 vol.) Page No. 178 : PAYS DE FERMES

[Ref. go1] GODELIEVE VAN OVERMEIRE:

Godelieve van Overmeire indique que le 1 ou 3 octobre 1954, en France, à Bergerac, en Dordogne, "22 h. Rentrant chez lui, un pompier, Jean Dufix (26 ans), vit une lumière ovale dans le ciel et pensa que c'était une étoile filante. Plus tard, il fut effrayé quand il vit la cour de sa maison tout embrasée. Se précipitant dehors a nouveau, il vit un disque qui s'élevait du sol avec un siflement. Il monta, redevint lumineux et disparut à une vitesse vertigineuse. Un voisin, Jean Labonne (61 ans), avait vu le disque de 3 mètres de diamètre reposant sur 3 pieds dans la cour".

Les sources sont indiquées comme "Le Figaro, 6 Oct. 1954; France-Soir, 7 et 8 Oct. 1954; "Historia" hors série n° 46 de 1976: Les soucoupes volantes, p. 42, extr. de: Jacques Vallée: "Chronique des apparitions ET" - DENOEL 1972 - COLL. J'AI LU - p. 264 qui cite la date du 1.10.54; Michel, Quincy et Garreau donnent la date du 3-10-84.

[Ref. dj1:] DONALD JOHNSON:

Ce jour là

1 octobre

[...]

1954 - Revenant chez lui après son travail à Bergerac, le pompier français Jean Dufix, 26 ans, a vu une lumière ovale dans le ciel à 10 heures. Il l'a pris d'abord pour une étoile filante, mais plus tard il a été alarmé quand sa cour a semblé être en feu. Se précipitant dehors, il a vu un disque s'élever du sol avec un bruit de sifflement. Il a volé au loin, est devenu lumineux à nouveau, et a alors filé au loin à une vitesse fantastique. Son voisin, Jean Labonne, âgé de 61 ans, a également vu le disque reposer sur trois pieds dans sa cour. Ils ont estimé le disque étaient de trois mètres (10 pieds) de diamètre. (Sources: Le Figaro, 6 octobre 1954; Jacques Vallee, Passport to Magonia: A Century of Landings, p. 214).

[Ref. jb1:] JEROME BEAU:

Jérôme Beau indique que le vendredi 1er octobre 1954, à 22 heures à "A Bergerac (France), Jean Dufix" "26 ans, pompier", "rentre chez lui quand il voit 1 lumière ovale dans le ciel qu'il prend pour une étoile filante, et perd la vue. Plus tard, il a un instant d'effroi : la cour de sa maison semble embrasée. Il se précipite dehors et voit 1 disque s'élevant du sol avec un sifflement. L'objet s'envole jusqu'à une hauteur modérée, puis redevient lumineux et part à une vitesse étourdissante. Tôt le lendemain, il demandera à son voisin" "Jean Labonne, 61 ans, retraité" "s'il n'a pas fait une observation inhabituelle. Ce dernier, avec réticence, reconnaît qu'alors qu'il refermait la porte de son jardin, il s'est soudain trouvé paralysé et a vu un disque d'environ 3 m de diamètre, posé sur 3 pieds dans la cour. Presque immédiatement, il s'est envolé avec un courant d'air et il l'a perdu de vue."

Les sources sont indiquées comme "Le Figaro, 6 octobre 1954"; "France-Soir, 7 et 8 octobre 1954"; "Vallée, J., cas n° 38, 'Rapport sur l'analyse de 200 observations documentées faites en 1954'".

[Ref. lc1:] LUC CHASTAN:

Luc Chastan indique que dans la Dordogne à Bergerac le 1 octobre 1954 à 22:00 heures, un premier témoignage est: "Le premier témoin, 26 ans, monteur en chauffage central, regagne son domicile. A bicyclette, par un étroit chemin de terre il longe la voie ferrée qui va de Bergerac à Agen. La nuit est noire, épaisse, sans une lumière à l'horizon. Et brusquement, juste au-dessus de sa tête, à haute altitude, descend à une vitesse vertigineuse vers le sol une lueur intense. Sur le moment précise-t-il, j'ai cru qu'il s'agissait d'une étoile filante démesurément grossie toutefois. J'ai alors observé plus attentivement et j'ai remarqué un engin ayant la forme d'une fusée. A trois reprises elle se colora d'une teinte verdâtre. Le témoin ne s'arrête pas pour suivre plus avant les évolutions de l'objet. Déposant sa bicyclette, il traverse alors rapidement son jardin et monte jusqu'à sa chambre située au premier étage de la maison. Encore impressionné par cette vision lumineuse, il marche machinalement vers la fenêtre, se penche pour attirer vers lui les volets, et de nouveau, cette fois comme sortant de terre, l'engin lui apparaît plus fluorescent encore que précédemment. Dans le même temps un appel d'air se forme, l'environnement semble comme vouloir le happer. Stupéfait, ses yeux rivés sur l'engin, il aperçoit sous la coupole noire demi-sphérique, trois béquilles qui se replient lentement, tandis que l'appareil dans un sifflement d'air s'élève plus vite, toujours plus vite. Et c'est encore la traînée lumineuse qui se perd au bout de quelques secondes dans les nuages."

Un deuxième témoignage est: "le second témoin, 63 ans, retraité de la S.N.C.F., domicilié non loin de là, raconte: - Il était 22 heures environ. Je me trouvais seul chez moi, et revenais de fermer mon portail lorsque, parvenu à l'entrée de mon jardin qui s'étend derrière la maison jusqu'à la voie ferrée, j'aperçus, posé sur une bande de terre de 3 mètres sur 5 mètres un engin ayant la forme d'un champignon. Si la calotte était de teinte foncée, le corps construit, semble-t-il, en plexiglass, était lumineux. Et alors là devant moi, à 3 mètres à peine, paraissant comme m'interdire l'allée de mon jardin, une ombre. Qui est là ? Criai-je. Qui êtes-vous ? Que me voulez-vous ?" Je n'osais faire un pas. Au son de ma voix, la forme noire fit demi-tour, se glissa jusqu'à l'engin, et, en quelques secondes, celui-ci s'éleva vers le ciel suivi d'une trainée de lumière. Je vis très nettement, sous la coupole trois béquilles qui se repliaient. Mais mon étonnement n'était pas pour autant terminé Dès l'aube, je me levais et retournais dans mon jardin près de l'endroit où j'avais vu l'appareil. Sur la terre grasse, je découvris trois empreintes légères; Mais ce qui me bouleversa le plus, c'est une floraison de champignons longs de tige, de teinte noire, et inconnus dans la région, qui avaient subitement poussés. Je n'osais les toucher, et d'ailleurs, ils se dissipèrent comme rosée aux premiers rayons du soleil."

La source est indiquée comme mon site à l'adresse "http://ufologie.net" [C'est l'ancienne adresse de sa page d'accueil.].

[Ref. ud1:] SITE WEB "UFODNA":

Le site web indique que le 1 octobre 1954 à 22:00, à Bergerac, France, "rentrant chez lui de son travail le pompier Jean Dufix, âgé de 26 ans, a vu à Bergerac, France une lumière ovale dans le ciel à 10 heures. Il l'a pris d'abord pour une étoile filante, mais plus tard il a été alarmé quand sa cour a semblé être enflammée. Se précipitant dehors, il a vu un disque s'élever de la terre avec un bruit de sifflement. Il a volé au loin, est devenu lumineux à nouveau, et a alors filé au loin à une vitesse fantastique. Son voisin, Jean Labonne, âgé de 61 ans, a également vu le disque se reposer sur trois jambes dans la cour. Ils ont estimé que le disque avait trois mètres (10 pieds) de diamètre."

"Rentrant chez lui, le pompier Jean Dufix, 26 ans, a vu une lumière ovale dans le ciel et a pensé que c'était une étoile filante. Plus tard il a été alarmé quand sa cour a semblé être enflammée. Se précipitant dehors à nouveau, il a vu un disque s'élever de la terre avec un bruit de sifflement. Il a volé au loin, est devenu lumineux à nouveau, et a décollé à vitesse fantastique. Un voisin, Jean Labonne, 61 ans, a vu le disque, de trois mètres de diamètre, reposant sur trois jambes dans la cour."

"On a aperçu un objet qui avait un aspect et des performances au-delà des possibilités des aéronefs terrestres connu. Une soucoupe, d'environ 10 pieds de large, a été observée par deux témoins masculins à une ferme."

Leurs sources sont indiquées comme Bowen, Charles, The Humanoids: FSR Special Edition No. 1, FSR, Londres, 1966; Vallee, Jacques, Computerized Catalog (N = 3073); Vallee, Jacques, A Century of Landings (N = 923), (in JVallee04), Chicago, 1969; Hatch, Larry, *U* computer database, l'Auteur, Redwood City, 2002.

[Ref. pr2:] PETER ROGERSON:

1 octobre 1954, 2200hrs.

BERGERAC (DORDOGNE : FRANCE)

Le pompier Jean Deafix [sic] faisait du vélo vers son appartement de la rue Berlin, le long de la piste près de la ligne de chemin de fer, quand il a vu une lumière intense, qui a pris la forme d'un objet fusiforme émettant trois clignotements verts, descendant à une vitesse vertigineuse. Il est rentré chez lui et était sur le point de fermer les volets quand il a observé à nouveau l'objet, émettant une lumière intense, beaucoup plus proche, apparemment décollant du sol. Alors qu'il regardait, il vit un train d'atterrissage en trépied se rétracter sur la face inférieure de l'objet hémisphérique. Alors que cet objet décollait, il a laissé un vide dans lequel l'air était pressé, en le tirant presque vers l'avant. Il y a eu un sifflement et l'objet a décollé dans les nuages.

Le lendemain, il a parlé à son propriétaire, Marius Marot, avec qui il vivait, à propos de l'incident. Plus tard ce jour le voisin de Mr. Marot, le cheminot retraité Jean Labonne, a dit à Marot que dans le même temps que l'expérience de Deafix, lui Labonne était allé fermer la porte du jardin de la voie ferrée, quand il aperçut un objet en forme de champignon sur une parcelle de terrain , de 3m x 5m. La partie supérieure était sombre, le corps de l'objet ressemblait à du Plexiglas et était lumineux. Alors, à pas plus que 3 mètres, une ombre se leva bloquant le chemin de Labonne. Il a crié à l'étranger, en lui demandant qui il était et ce qu'il voulait. Le personnage n'a pas répondu, mais se retourna et se dirigea vers l'objet, qui a décollé quelques secondes plus tard, laissant une traînée lumineuse. Labonne a vu les trois pieds d'atterrissage être rétractés. Après une nuit blanche Labonne est allé étudier le site, à l'aube, où il trouva trois légères marques, et d'étranges champignons, noirs, à longue tige qui avaient grandi pendant la nuit. Il n'osait pas les toucher et ils se sont volatilisés aux premiers rayons du soleil.

Alain Gamard, citant J. Giraud, citant Rene Sampson et la presse locale.
Vallee cas 176, citant Figaro 6 octobre 1954 + France Soir 7 et 8 octobre 1954.
Michel 1958 p.130 (donne la date comme le 3)

[Ref. jg1:] JULIEN GONZALEZ:

L'auteur indique qu'il y a eu une rencontre rapprochée du troisième type à Bergerac, en Dordogne, le 1er octobre 1954, à 22:00.

Jean Defix, 26 ans, rentrait chez lui à bicyclette et était presque arrivé quand soudain il a vu une lueur verte dans le ciel qui descendait vers le sol à allure vertigineuse. C’était un engin en forme de fusée qui s’est posé dans le jardin de M. Labonne, non loin de la maison de M. Marot où réside M. Defix. Ce dernier a décidé d’aller voir de quoi il retournait en montant au premier étage de son domi¬cile d’où la vue était meilleure.

Entre-temps, Jean Labonne, 63 ans, était sorti de chez lui afin de fermer son portail et a aperçu l'engin posé au sol et entrevu une forme noire à trois mètres de lui. Il a crié: "Qui êtes-vous? Que me voulez-vous?". Mais l'intrus n’a pas répondu et a regagné sa machine qui a décollée immédiatement.

A ce moment précis M. Defix, qui venait d’ouvrir les volets de sa chambre du premier étage, a vu l'appareil s'élever, comme fluorescent, tandis qu'un sifflement se fait entendre et qu'un appel d’air s’est formé, l’environnant et semblant vouloir le happer. Il a le temps de remarquer sous la coupole noire hémisphérique, trois béquilles qui se repliaient lentement. Puis en quelques secondes, l'engin s'est perdu dans les nuages après avoir laissé une traînée lumineuse.

Le lendemain matin, M. Labonne est allé sur le site de l'atterrissage pour voir s'il y avait des traces. Sur la terre grasse de son jardin, il a noté trois empreintes légères, et chose étonnante, un grand nombre de champignons de teinte noire à longues tiges, inconnus dans la région, qui avaient poussé sur le site de l'atterrissage. Il n'a pas osé les toucher, et ils se sont d'ailleurs dissipés comme la rosée aux premières lueurs du soleil.

Les sources sont indiquées comme La Nouvelle République, de Bordeaux, du 6 octobre 1954; Jean Sider dans Le dossier 1954 et l'imposture rationaliste, pages 178-179.

[Ref. ni1:] "THE NICAP WEBSITE":

*1 oct. 1954 - Revenant chez lui après son travail à Bergerac, le pompier français Jean Dufix, 26 ans, a vu une lumière ovale dans le ciel à 10 heures. Il l'a pris d'abord pour une étoile filante, mais plus tard il a été alarmé quand sa cour a semblé être en feu. Se précipitant dehors, il a vu un disque s'élever du sol avec un bruit de sifflement. Il a volé au loin, est devenu lumineux à nouveau, et a alors filé au loin à une vitesse fantastique. Son voisin, Jean Labonne, âgé de 61 ans, a également vu le disque reposer sur trois pieds dans sa cour. Ils ont estimé le disque étaient de trois mètres (10 pieds) de diamètre. (Sources: Le Figaro, 6 octobre 1954; Jacques Vallee, Passport to Magonia: A Century of Landings, p. 214).

*2 oct. 1954 - A 22:00 à Bergerac, département Dordogne, France un objet en forme de champignon lumineux a été vu dans le jardin par J. Labonne, qui l'a décrit comme "construit en plexiglas." Trois mètres plus loin se déplaçait un personnage court ombragé qui "a glissé vers la machine." L'objet est monté dans le ciel, laissant derrière lui une traînée lumineuse. Il y avait trois empreintes trouvées dans le sol et quelques champignons noirs. (Source: David F. Webb & Ted Bloecher, HUMCAT: Catalogue of Humanoid Reports, case # A0268).

[Ref. ub1:] "UFO-DATENBANK":

Cette base de données ne contrôle absolument pas ses doublons:

N° de cas Nouveau N° de cas Enquêteur Date d'observation CP Lieu d'observation Pays d'observation Heure d'observation Classification Commentaires Identification
19541001 01.10.1954 Bergerac France 22.00 CE I
19541001 01.10.1954 Bergerac France 22.00 CE I
19541001 01.10.1954 Bergerac France Nuit NL
19541002 02.10.1954 Bergerac France 22.00 CE III
19541002 02.10.1954 Bergerac France 22.00 CE III
19541003 03.10.1954 Bergerac France 22.00 CE I
19541003 03.10.1954 Bergerac France CE I
19541003 03.10.1954 Bergerac France CE I
19541003 03.10.1954 Bergerac France 22.00 CE I
19541006 06.10.1954 Bergerac France CE II
19541006 06.10.1954 Bergeracs France

[Ref. pr3:] PETER ROGERSON - "INTCAT":

1 octobre 1954. 2200hrs.

BERGERAC (DORDOGNE : FRANCE)

Le pompier Jean Deafix [sic] rentrait en vélo à son appartement dans la Rue Berlin, le long des voies de chemin de fer, quand il a vu une intense lumière, qui s'est résolue en un objet fusiforme émettant trois éclairs verts, descendant à une vitesse étourdissante. Il est rentré chez lui et était sur le point de fermer ses volets quand il a observé l'objet de nouveau, émettant une intense lumière, beaucoup plus proche, apparament en train de décoller du sol. Tandis qu'il regardait il a vu un train d'atterrissage à trois pieds se rétracter sur le dessous de l'objet en demi-sphère. Tandis que cet objet décollait il laissait un vide dans lequel l'air se précipitait, le tirant presque en avant. Il y a eu un son de sifflement et l'objet a décollé dans les nuages. Le lendemain il a parlé avec son propriétaire, Marius Marot, avec lequel il vivait, de l'incident. Plus tard ce jour le voison de Mr Marot, le cheminot retraité Jean Labonne, a dit à Marot au'u même moment que l'expérience de Deafix, lui Labonne était sorti pour fermer la porte du jardin vers la voie ferrée, quand il a vu un objet en forme de champignon sur une parcelle de terrain, de 3m by 5m. La partie supérieure était sombre; le corps de l'objet ressemblait à du Plexiglas et était lumineux. Puis, a pas plus de 3m de distance, une silhouette ombrageuse s'est levée en barrnt le chemin de Labonne. Il a crié vers l'étranger, lui demandant qui il était et cequ'il voulait. Le personnage n'a pas répondu mais s'est retourné et a ,arché vers l'objet, qui a décollé quelaues secondes plus tard en laissant une traînée lumineuse. Labonne a vu le train d'atterrissage à trois pieds se rétracter. Après une nuit sans sommeil Labonne est sorti pour enquêter sur le site à l'aube, où il a trouvé trois impressions lumineuse, et que d'étranges champignons; noirs, à longues tiges, avaient poussé pendqnt la nuit. Il n'a pas osé les toucher et ils se sont volatilisés aux premiers rayons du soleil.

Alain Gamard citant J, Giraud - citant Rene Sampson et presse locale

Vallée cas 176 citant Figaro 6 octobre 1954. + France Soir 7 et 8 octobre 1954

Michel 1958 p130 donne la date comme le 3

Explications:

Aimé Michel donnait la date erronée du 3 octobre 1954, mais écrivait, correctement, "Defix". Il semble logique, comme suggéré par Jean Sider, que Barthel et Brucker n'ont pas pu comme ils l'affirment avoir parlé par téléphone avec le témoin Jean "Dufix".

Par l'annuaire, je constate qu'il y a bien des "Defix" à Bergerac, et aucun "Defiz" et autres "Dufix".

Les maisons semblaient être aux positions que j'indique sur l'image ci-dessus; la voie ferrée est visible au Sud.

Il faut garder à l'esprit que même si Barthel et Brucker avaient "inventé" leur explication, elle n'en est pas pour autant "impossible."

Y a-t-il eu un météore? Au moins pour la première phase de l'observation? La description y fait penser, mais d'un autre côté, l'objet dans le jardin est décrit comme de la même couleur phorphorescente que ce qui serait le météore; dans ce cas, il y aurait dorcément eu canular pour toute la phase atterrissage et décollage, il me semble. Un canular assez "élaboré", avec nécessaire mise en scène pour faire croire au moins à Mr. Rabot, à deux témoignages "indépendants"; ou alors incluant Mr. Rabot dans le coup.)

Je n'ai qu'un seul cas de type météore (en fait possible météore, et non pas météore avéré) pour ce 1er octobre 1954, vers les 22 heures: à Eyburie, en Corrèze, 100 km au nord-est approximativement de Bergerac.

Les champignons: il est tout à fait logique, comme indiqué par Eric Maillot en [me1], de proposer que ces champignons aient été des coprins, ou "coprins chevelus":

Ces champignons n'ont probablement aucun rapport avec l'atterrisage allégué.

Ce sont des champignons assez courants, poussant dans l'herbe le plus souvent, allongés verticulement, et qui se dégradent assez vite en partant du bas et en allant vers le haut de leur "chapeau", prenant une teinte noire aux zones les plus dégradées, comme on le voit sur l'image ci-dessus.

Au bout du compte, et faute de meilleurs informations, je ne vois que deux possibilités: un atterrissage d'un engin extraterrestre avec un occupant, ou un canular peut-être suscité par le possible passage d'un météore.

Mots clés:

(Ces mots clés sont uniquement destinés à aider les recherches et ne préjugent pas des faits.)

Bergerac, Dordogne, Jean Dufix, Jean Defix, Jean Defiz, Jean Dufix, Jean Labonne, lumière, ovale, nocturne, disque, sifflement, manoeuvres, atterrissage, vitesse, multiple, canular, invention, farce

Sources:

[---] indique des sources que je n'ai pas encore pu consulter.

Historique du document:

Version: Créé/changé par: Date: Description:
0.1 Patrick Gross 25 mars 2003 Première publication.
1.0 Patrick Gross 12 février 2009 Conversion de HTML vers XHTML Strict. Première version formalisée. Additions [go1], [kb1], [jb1], [lc1], [ud1].
1.1 Patrick Gross 13 mars 2010 Addition [jg1].
1.2 Patrick Gross 14 mars 2010 Addition [mc1].
1.3 Patrick Gross 31 mai 2010 Addition [le1].
1.4 Patrick Gross 20 juin 2010 Addition [jv5].
1.3 Patrick Gross 13 août 2013 Addition [pr2].
1.4 Patrick Gross 1 octobre 2014 Addition [ni1].
1.5 Patrick Gross 6 octobre 2016 Addition [js2].
1.6 Patrick Gross 29 octobre 2016 Additions [er1], [ub1].
1.7 Patrick Gross 13 décembre 2016 Addition [lg1], [lg2], [jg1].
1.8 Patrick Gross 19 juillet 2019 Additions [la1], [ou1], [cn1], [me1], [mf1], [mf2], [mf3], [ld1], [lh1], [pr3], Résumé. Explications changées, étaient "Non encore recherchée."

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Cette page a été mise à jour le 19 juillet 2019.