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La vague française de 1954:

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5 octobre 1954, Le Havre, Seine-Maritime:

Référence pour ce cas: 5-oct-54-Le Havre. Merci de citer cette référence dans toute correspondance avec moi en rapport avec ce cas.

Résumé:

La presse française rapportait le 6 octobre 1954 qu'au Havre, Mr. André Lefebvre, chauffeur de taxi, qui stationnait sur le port vers 20 heures, avait vu un disque incandescent qui, à l'Ouest de Deauville, montait dans le ciel, laissant derrière lui une traînée phosphorescente et une légère fumée. Le phénomène visible pendant dix minutes a eu également pour témoins plusieurs marins regagnant leur bateau.

Rapports:

[Ref. lml1:] JOURNAL "LE MERIDIONAL":

LES ENGINS MYSTERIEUX
se multiplient dans le ciel

LYON. -- Plusieurs personnes ont déclaré avoir aperçu dans la région d'Epinac-les-Mines (Saône-et-Loire), une sorte de grosse boule lumineuse évoluant lentement de façon bizarre dans le ciel. Des automobilistes intrigués s'arrêtèrent sur la route et purent observer cette boule pendant plusieurs minutes avant de la voir disparaître brusquement en direction du Creusot.

Un phénomène analogue a été observé dans l'Ain et dans le nord du département du Rhône, vers le col des Echarmeaux, ainsi que dans l'Isère, près de Morestel.

Près du Havre

LE HAVRE. -- M. André Lefebvre, chauffeur de taxi, qui stationnait vers 20 heures, sur le port, a aperçu un disque incandescent qui, à l'Ouest de Deauville, montait dans le ciel, laissant derrière lui une traînée phosphorescente et une légère fumée. Ce phénomène, qui a été visible pendant dix minutes, a eu également pour témoins plusieurs marins regagnant leur bateau.

En Haute-Loire

LE PUY. -- M. et Mme Teyssier, de St-Etienne, qui campaient à Aurec-sur-Loire (Haute-Loire) ont aperçu dans le ciel un objet lumineux donnant l'impression d'un gros phare qui se déplaçait à vive allure à environ 2.000 mètres d'altitude. L'engin émettait un faisceau lumineux de couleur rouge orange, et suivait une trajectoire nord-sud. Lorsqu'il eut disparu, un deuxième engin semblable au premier et paraissant le suivre apparut, suivit la même direction et disparut à son tour.

A peu près au même moment plusieurs personnes ont aperçu, au-dessus du clocher d'Aurec, des engins semblables, qui après s'être immobilisés un instant traversèrent le ciel à vive allure en direction du Sud-Ouest.

Un croissant se partage en deux

LENS. -- Dimanche soir, vers 21 h. 30, à Ablain-St-Nazaire, un engin qui avait la forme d'une marmite et qui tournait sur lui-même a été aperçu dans le ciel par deux personnes. Il dégageait une lueur rougeâtre et s'est rapidement déplacé.

A la même heure, un engin qui, cette fois, avait la forme d'un croissant a été aperçu dans le ciel à Liévain. Après avoir plané pendant quelques minutes, le croissant se partagea en deux. La partie supérieure est alors restée immobile, tandis que l'autre atterrissait dans un champ, entre deux meules, d'où elle s'envolait peu après pour aller se rattacher à la partie restée en l'air.

En Charente

ANGOULEME. -- Dimanche soir, vers 23 h. 15 sur la route de Montecreau-Ville-Bois-Lavalette (Charente), M. Jean Allary, 22 ans, a vu très nettement, à la lueur du phare de son cyclomoteur, une sorte de tonneau haut d'environ 1 m. 80, piqué de clous dorés, qui se balançait sur le bord de la route. Lorsque M. Allary eut dépassé l'engin mystérieux, il se retourna à une distance d'environ dix mètres, mais il ne vit plus rien.

Des témoins ont vu, à l'endroit même indiqué par M. Allary, des traces d'environ sept mètres de longueur dans l'herbe qui borde la route.

D'autre part, la même nuit, Mme Bellanger, demeurant à Cognac, a aperçu à une altitude d'environ 300 mètres, un engin en forme de cigare, de couleur orange, se déplaçant lentement au-dessus de la ville.

Sur Clermont-Ferrand

CLERMONT-FERRAND. -- Des Clermontois ont aperçu, vers 19 heures, dans le ciel, un point lumineux de la dimension d'une grosse étoile, qui changeait fréquemment de couleur, passant du blanc au vert en se teintant d'orange. Le point lumineux paraissait animé d'un mouvement rotatif. En disparaissant il laissa derrière lui un panache orange.

[Ref. cpd1:] JOURNAL "LE COURRIER PICARD":

Scan

Un retraité de Beuvry-les-Béthune
fabriquait des "soucoupes volantes":

Il s'agissait de simples montgolfières lumineuses
de forme ovale et de plusieurs mètres de hauteur

"Je ne les ai sûrement pas toutes faites" dit l'inventeur
quand on l'interroge sur les mystérieuses machines interplanétaires

LILLE, 5 octobre. -- La découverte, à Beuvry-les-Béthune, d'un fabricant de Montgolfières qui étaient régulièrement lâchées dans le ciel du Nord et du Pas-de-Calais, a déclenché une certaine hilarité dans la région. L'auteur de ce bon tour, Victor d'Oliveira, est âgé de 60 ans. D'origine portugaise, il se fixa dans la Pas-de-Calais, à Beuvry, en 1922, et y créa son foyer.

C'est dans une petite épicerie tenue par sa fille que l'amateur de ballons nous a reçus en présence de sa femme. En retraite après avoir travaillé de longues années à la Centrale électrique de Beuvry, le Portugais coule des jours heureux.

"J'ai appris à construire des ballons dans ma plus tendre enfance au Portugal, et depuis, j'ai toujours continué à en faire. J'aime bien, le soir, les voir s'élever dans le ciel... J'en ai fait de toutes les tailles; de toute petits au très grands de plus de 6 mètres de haut et de 2 mètres de diamètre".

Et l'inventeur nous en présente un, qu'il gonfle pour nous faire plaisir, mais sans le lâcher, car les vents sont, dit-il, défavorables aujourd'hui. C'est un grand ovale, comparable à un ballon de rugby de taille gigantesque, à l'intérieur duquel pour chauffer l'air et permettre au ballon de s'élever, M. d'Oliveira place, tenue par deux légers fils de fer, une étoupe composée de vieux chiffons et parfois d'amiante imbibée de pétrole, auquel il met le feu.

Suite en deuxième page sous le titre:

FABRICANT DE SOUCOUPES VOLANTES

Scan

Fabricant de soucoupes volantes

(Suite de la 1re page)

"Avant la guerre, reprend-il, je trouvais des papiers de soie de toutes les couleurs et j'en faisais de bien beaux. Pour les fêtes locales on me demandait d'en construire et j'y accrochais des pétards qui éclataient dans l'air. Je ne comprends pas qu'on s'étonne aujourd'hui de mon activité, car ici, nul ne l'ignore et elle ne fait de mal à personne".

Le matériel employé pour la construction est des plus simples. Papier d'emballage provenant du commerce d'épicerie, papiers réclame, et même étiquettes de bouteilles d'huile collées les unes aux autres avec un soin méthodique.

La construction de ballons moyens lui prend plus de deux heures auxquelles il convient d'ajouter la lente attente nécessaire au séchage de la colle. Lorsque le temps n'est pas beau ou que les vents sont défavorables (car M. d'Oliveira est un parfait aéronaute, depuis qu'il pratique ce sport curieux), les ballons s'entassent dans le hangar où il les construit. Lorsque tout va bien il lui arrive de lâcher dans la même journée deux à trois de ces engins, de préférence le soir, "car c'est à ce moment-là qu'on voit le mieux leur luminosité", ajoute-t-il avec le plus grand sérieux.

"J'ai parfois essayé de savoir à quelle distance allaient les objets de ma fabrication. J'ai pour cela mis des papiers avec adresse, et j'ai ainsi appris, avant la guerre, qu'un de mes ballons avait parcouru 17 kilomètres. Dans le ciel, ils atteignent des hauteurs variables suivant les courants d'air, mais il est fréquent qu'ils montent à 1.000 mètres et qu'ils aillent beaucoup plus loin.

Tandis qu'on lui demande ce qu'il pense des soucoupes volantes, un large sourire s'épanouit sur son visage heureux de ses créations et il se contente de répondre: "Certaines sont peut-être de simples confusions avec mes ballons... Mais de toute façon, je ne les fabrique sûrement pas toutes..."

Quant au nombre d'engins fabriqués, M. d'Oliveira dit que plus de 5.000 auraient été lâchés par lui, ce à quoi sa femme ajoute: "C'est exactement le 5.850e qu'il vient de fabriquer. Dans les détails, on a le souci de l'ordre".

Cette publicité inattendue ne fait pas peut au curieux fabricant, qui reçoit de bonne grâce de nombreux journalistes et photographes qui le mitraillent sur tous les angles: "Si j'avais su que j'aurais autant de visites, se contente-t-il de dire, je serais sûrement allé passer la journée ailleurs".

Mais l'on sait bien, cepandant, que l'homme est heureux de voir de nombreuses personnes d'intéresser à sa petite manie. Et tandis que nous le quittons, il sourit encore en pensant à la "soucoupe volante" qui, dans le ciel tout proche de Sailly, a stupéfié trois habitants avant de s'écraser à terre, où on ne trouva que du papier qui maintenant attend un autre sort dans les locaux du commissariat de police de Beuvry.

***

Cependant, au Havre, M. André Lefeuvre, chauffeur de taxi, qui stationnait, hier soir, vers 20 h. sur le port, a aperçu un disque incandescent qui, à l'ouest de Deauville, montait dans le ciel, laissant derrière lui une traînée phosphorescente et une légère fumée. Ce phénomène, qui a été visible pendant dix minutes, a eu également pour témoins plusieurs marins regagnant leur bateau.

M. et Mme Teyssier, de Saint-Etienne, qui campaient à Aurec-sur-Loire (Haute-Loire), ont aperçu, dans le ciel, un objet lumineux donnant l'impression d'un gros phare qui se déplaçait à vive allure, à environ 2.000 mètres d'altitude.

L'engin émettait un faisceau lumineux de couleur rouge-orange et suivait une trajectoire Nord-Sud.

Lorsqu'il eut disparu, un deuxième engin, semblable au premier et paraissant le suivre, apparut, suivit la même direction et disparut à son tour.

A peu près au même moment, plusieurs personnes ont aperçu, au-dessus du clocher d'Aurec, des engins semblables qui, après s'être immobilisés un instant, traversèrent le ciel, à vive allure, en direction du sud-Ouest.

Dimanche soir, vers 23 h. 15, sur la route de Montmoreau-Villebois-Lavalette (Charente), M. Jean Allary, 22 ans, a vu très nettement à la lueur du phare de son cyclomoteur, une sorte de tonneau, haut d'environ 1 m. 80, piqué de clous dorés, qui se balançait sur le bord de la route. Lorsque M. Allary eut dépassé l'engin mystérieux, il se retourna à une distance d'environ dix mètres, mais ne vit plus rien.

Des témoins ont vu, hier après-midi, à l'endroit même indiqué par M. Allary, des traces d'environ sept mètres de longueur, dans l'herbe qui borde la route.

Plusieurs personnes ont déclaré avoir aperçu, dans la région d'Epinac-les-Mines (Saône-et-Loire), une sorte de grosse boule lumineuse évoluant lentement, de façon bizarre, dans le ciel.

Un phénomène analogue a été observé dans l'Ain et dans le nord du département du Rhône, vers le col des Echarmaux, ainsi que dans l'Isère, près de Morestel.

[Ref. ppe1:] JOURNAL "PARIS-PRESSE":

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Après soucoupes et cigares

Un nouveau venu dans le ciel: le
"tonneau volant"

APRES les soucoupes, cigares, sphères, marmites, voici le tonneau volant. C'est en Charente qu'il a été "vu" par un motocycliste, M. Jean Allary. Il était "piqué de clous dorés" et se balançait au bord de la route.

A Annoeullin, près de Lille, un ouvrier qui fumait un cigare (un vrai) dans son jardin, a vu un objet lumineux en forme de croissant atterrir à vingt mètres de lui. A ses cris, dix joueurs de billard sont accourus d'un café voisin; la soucoupe s'était envolée, mais une dizaine de "points lumineux" évoluaient au dessus d'eux.

Des soucoupes, cigares, disques, boules et autres objets "volants" ont été aperçus à Chancelade (Haute-Vienne), Willer (Haut-Rhin), Gouesnach, près de Quimper, Bautignecourt, Ambazac (Haute-Vienne), Dijon, Marcoing, près de Cambrai, Pommier (Indre), Rouen, Ajaccio, La Rochelle, Quimper, Cholet, Vannes, Lyon et Le Havre. A la Combe-au-Chèvres, dans le haut Jura, également, mais ce n'était qu'un pluviomètre.

[Ref. jps1:] JOURNAL "LE JOURNAL DU PAS-DE-CALAIS ET DE LA SOMME":

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La ronde des engins mystérieux
continue dans le ciel de France

M. André Lefèbre, chauffeur de taxi, qui stationnait sur le port, a aperçu un disque incandescent qui montait dans le ciel laissant derrière lui une traînée phosphorescente et une légère fumée. Ce phénomène, qui a été visible pendant dix minutes, a eu également pour témoins plusieurs marins regagnant leur bateau.

- M. et Mme Tessier, de St-Etienne, qui campaient à Aurec-sur-Loire, ont aperçu dans le ciel un objet lumineux donnant l'impression d'un gros phare qui se déplaçait à vive allure à environ 2.000 mètres d'altitude. L'engin émettait un faisceau lumineux de couleur rouge orange et suivait une trajectoire Nord-Sud.

A peu près au même moment plusieurs personnes ont aperçu, au-dessus du clocher d'Aurec, des engins semblables qui, après s'^tre immobilisés un instant traversèrent le ciel à vive allure en direction du Sud-Ouest.

- Un Lyonnais a affirmé avoir observé à l'aide d'une jumelle, au-dessus de la colline de Saint-Foy, au Sud de la basilique de Fourrière, un disque lumineux rouge orange.

Celui-ci fut suivi d'autres disques brillants, plus petit. Le phénomène avait duré environ 2 minutes.

- Des soucoupes, cigares, disques, boules et autres objets "volants" ont été vus àChancelade (Haute-Vienne), Willer (Haut-Rhin), Gouesnach, près de Quimper, Bautignecourt, Ambarac (Haute-Vienne), Dijon, Marcoing près de Cambrai, Pommier (Indre), Rouen, Ajaccio, La Rochelle, Quimper, Cholet et Vannes.

La "soucoupe
volante"
de Maisoncelles était
- le fruit -
de l'imagination
d'un cantonnier

Melun, 4. -- Des cantonniers qui travaillaient au bord de la route Coulommiers - Meaux, avaient déclaré avoir aperçu, il y a plusieurs jours, non loin de l'aérodrome de Voisins, commune de Maisoncelles, une soucoupe reposant sur trois béquilles.

L'un d'eux, M. Goujon, avait même affirmé qu'à 150 mètres de l'engin, il avait été paralysé par un rayon électrique, tandis que la soucoupe s'élevait dans le ciel pour disparaître. Le cantonnier, qui avait fourni aux journaliste toutes les précisions, avait également montré à divers témoins les traces laissées par les béquilles de la soucoupe.

La gendarmerie de Coulommiers a décidé d'interroger les témoins.

Plusieurs se rétractèrent immédiatement en déclarant qu'ils avaient mauvaise vue, qu'ils n'étaient pas très sûres de ce qu'ils avaient aperçu, ou même qu'ils n'avaient rien vu du tout. Mais le principal intéressé, M. Goujon, resta très ferme dans ses déclarations.

Aussi les gendarmes l'emmenèrent-ils sur place, en présence de plusieurs personnalités scientifiques parisiennes. On photographia les trous laissés par la soucoupe: ils avaient été creusés de la main du cantonnier, dont la terre avait gardé les empreintes.

Le cantonnier a reconnu avoir monté de toutes pièces son étrange histoire. Il a été conduit devant le juge d'instruction de Coulommier.

[Ref. ads1:] JOURNAL "L'ARDENNAIS":

La Sarabande des soucoupes volantes continue

Deux mystificateurs seront poursuivis

Soucoupes, cigares, tonneaux, disques, marmites, croissants et autres objets continuent leur sarabandes dans le ciel.

Il semble même que depuis quelques heures, cette ronde lumineuse se soit intensifiée, à moins que les Français, inquiets de l'ampleur prise depuis quelque temps dans leur journal par "la chronique soucoupes" ne se soient mis à scruter fiévreusement le ciel dans le but d'apercevoir enfin un des mystérieux engins dont on parle tant.

Voici donc une nouvelle liste des dernières manifestations publiques des "Uranides" et de leurs extraordinaires nacelles.

LE HAVRE. -- M. André Lefèbre, chauffeur de taxi, qui stationnait lundi soir, vers 20 heures, sur le port, a aperçu un disque incandescent qui, à l'ouest de Deauville montait dans le ciel, laissant derrière lui une traînée phosphorescente et une légère fumée. Ce phénomène, qui a été visible pendant dix minutes, a eu également pour témoins plusieurs marins regagnant leur bateau.

LYON. -- Un journaliste lyonnais a affirmé avoir observé à l'aide d'une jumelle, au-dessus de la colline de St Foy, au sud de la basilique de Fourvière, un disque lumineux rouge orange.

Celui-ci fut suivi d'autres disques brillants, plus petits. Le phénomène avait duré environ 20 minutes.

NANCY. -- Une trentaine de personnes ont affirmé avoir vu dimanche soir, entre Vergaville et Kerprich (Moselle) un disque lumineux de couleur verte qui descendait sur le village de Benestroff.

Lire la suite en 5e page)

La sarabande des objets volants

(Suite de la première page)

Plusieurs témoins se sont dirigés à moto vers le lieu d'atterrissage présumé de l'appareil, mais lorsqu'ils sont arrivés, l'engin avait repris de l'altllude et disparu.

Quelques heures plus tard, un disque de même couleur, a été observé au-dessus de la même région. Un engin circulaire avait été vu la veille à la même heure.

Des soucoupes, cigares, disques, boules et autres objets "volants" ont été vus à Chancelade (Haute-Vienne), Willer (Haut-Rhin), Gouesnach, près de Quimper, Beutignecourt, Ambazac (Haute-Vienne), Dijon, Marcoing près de Cambrais, Pommier (Indre), Rouen, Ajaccio, la Rochelle, Quimper, Cholet et Vannes.

LE PUY. -- M. et Mme Teyssier, de Saint-Etienne, qui campaient â Aurec-sur-Loire (Haute-Loire), ont aperçu dans le ciel un objet lumineux donnant l'impression d'un gros phare qui se déplaçait à vive allure à environ 2000 mètres d'altitude.

L'engin émettait un faisceau lumineux de couleur rouge orange et suivait une trajectoire nord-sud. Lorsqu'il eut disparu, un deuxième engin semblable au premier et paraissant le suivre apparut, suivit la même direction et dtsparut à son tour.

A peu près au même moment, plusieurs personnes ont aperçu au-dessus du clocher d'Aurec, des engins semblables qui, après s'être immobilisés un instant traversèrent le ciel à vive allure en direction du sud-ouest.

ANGOULEME. -- Dimanche soir, vers 23 h. 15, sur la route de Montmoreau - Villebois - Lavalette (Charente), M. Jean Allary, 22 ans, a vu très nettement, à la lueur du phare de son cyclomoteur, une sorte de tonneau haut d'environ 1 m 80, piqué de clous dorés, qui se balançait sur le bord de la route.

Lorsque M. Allary eut dépassé l'engin mystérieux, il sc retourna, â une distance d'environ 1O mètres, mais ne vit plus rien.

Des témoins ont vu, lundi après-midi, à l'endroit mème indiqué par M. Allary, des traces d'environ sept mètres de longueur dans l'herbe qui borde la route.

LYON. -- Plusieurs personnes ont déclaré avoir aperçu, dans la région d'Epinac-les-Mines (Saône-et-Loire), une sorte de grosse boule lumineuse évoluant lentement de façon bizarre dans le ciel.

Un phénomène analogue a été observé dans l'Ain et dans le nord du département du Rhône, vers le col des Echarmaux, ainsi que dans l'Isère, près de Morestel.

Les témoins qui ont rapporté toutes ces choses doivent-ils être tenus pour sincères? Il est difficile de le dire. Mais d'une manière générale, accueillons leurs déclarations avec beaucoup de réserves. De nombreuses mystifications ont déjà été découvertes, mystifications qui d'ailleurs causeront quelques ennuis à leurs auteurs. On ne badine pas impunément avec les soucoupes.

Il fabriquait des soucoupes

LILLE. -- Un mineur retraité de Beuvry-les-Béthune, connu dans sa commune comme un farceur, n'a pas manqué l'occasion que lui offraient les soucoupes volantes, pour s'amuser aux dépens des habitants des localités voisines.

S'inspirant du système de la Montgolfière, le joyeux retraité fabriquait des engins qui atteignaient trois mètres de diamètre. L'enveloppe était constituée par des feuilles de papier gris fort soigneusement collées. A la base de la "soucoupe" se trouvait un petit réceptacle dans lequel reposait une touffe d'étouppe imbibée d'un liquide inflammable. Il suffisait alors d'enflammer l'étoupe pour voir l'engin s'élever et disparaitre au gré des vents, entouré de reflets jaunâtres et orangés.

C'est la découverte près d'une meule de paille à laquelle un de ces engins avait failli communiquer le feu, que les gendarmes furent amenés â soupçonner le retraité. On devait d'ailleurs découvrir chez celui-ci de nombreux modèles de "soucoupes volantes" prototypes que leur inventeur se préparait à lancer dans le ciel du nord.

Le mystificateur a prétendu qu'il avait déjà construit et lancé plus d'un millier de ces engins. L'ex-mineur sera sans doute condamné à des contraventions pour amusement dangereux.

Les Uranides avaient laissé des traces trop humaines

MELUN. -- Des cantonniers qui travaillaient au bord de la route Coulommiers-Meaux, avaient déclaré avoir aperçu, il y a plusieurs jours, vers 17 heures, dans un champ non loin de l'aérodrome de Voisins, commune de Maisoncelles, une soucoupe volante reposant sur trois béquilles.

L'un deux, M. Goujon, avait même affirmé qu'à 150 mètres de l'engin, il avait été paralysé par un rayon électrique tandis que la soucoupe s'élevait lentement dans le ciel pour disparaître. Le cantonnier, qui avait fourni aux journalistes toutes les précisions, avait également montré à divers témoins les traces laissées par les béquilles de la soucoupe.

La gendarmerie de Coulommiers a décidé d'interroger les témoins. Plusieurs se rétractèrent immédiatement en déclarant qu'ils avaient mauvaise vue, qu'ils n'étaient pas très sûr de ce qu'ils avaient aperçu, où même qu'ils n'avaient rien vu du tout. Mais le principal intéressé, M. Goujon, resta très ferme dans ses déclarations.

Aussi les gendarmes l'emmenèrent-ils sur place. en présence de plusieurs personnalités scientifiques parisiennes. On photographia les trous laissés par la soucoupe; ils avaient été creusés de la main du cantonnier, dont la terre avait gardé les empreintes.

Le cantonnier a reconnu avoir monté de toute pièce cette étrange histoire. Il a été conduit devant le juge d'instruction de Coulommiers.

[Ref. prs1:] JOURNAL INCONNU DU 6 OCTOBRE 1954:

Pour mystifier ses compatriotes

Un farceur construisait des soucoupes volantes

Lille, 5 octobre. -- Un mineur retraité de Beuvry-les-Béthune, connu dans sa commune comme un farceur, n'a pas manqué l'occasion que lui offrait le mystère des soucoupes volantes pour s'amuser aux dépens des habitants des localités voisines.

S'inspirant du système de la montgolfière, le joyeux retraité fabriquait des engins qui atteignaient trois mètres de diamètre. L'enveloppe était constituée par des feuilles de papier gris, fort soigneusement collées. A la base de la "soucoupe", se trouvait un petit réceptacle dans lequel reposait une touffe d'étoupe imbibée d'un liquide inflammable. Il suffisait alors d'enflammer l'étoupe pour voir l'engin s'élever et disparaître au gré des vents, entouré de reflets jaunâtres et orange.

C'est à la suite de la découverte d'un de ces engins près d'une meule de paille, à laquelle il avait failli communiquer le feu, que les gendarmes furent amenés à soupçonner le retraité. On devait d'ailleurs retrouver chez celui-ci de nombreux modèles de "soucoupes volantes", prototypes que leur inventeur se préparait à lancer dans le ciel du Nord.

Le mystificateur a prétendu qu'il avait déjà construit et lancé plus d'un millier de ces engins. L'ex-mineur sera sans doute condamné à des contraventions pour amusement dangereux.

Ceux qui en ont vu...

Le Havre. -- M. André Lefèvre, chauffeur de taxi, qui stationnait, hier soir, vers 20 heures, sur le port, a aperçu un disque incandescent qui, à l'ouest de Deauville, montait dans le ciel. laissant derrière lui une traînée phosphorescente et une légère fumée. Ce phénomène, qui a été visible pendant dix minutes, a eu également pour témoins plusieurs marins regagnant leur bateau.

Le Puy. -- M. et Mme Teyssier, de Saint-Etienne, qui campaient à Aurec-sur-Loire (Haute-Loire), ont aperçu dans le ciel un objet lumineux donnant l'impression d'un gros phare qui se déplaçait à vive allure à environ 2000 mètres d'altitude. L'engin émettait un faisceau lumineux de couleur rouge orange et suivait une trajectoire nord-sud. Lorsqu'il eut disparu, un deuxième engin semblable au premier et paraissant le suivre apparut, suivit la même direction et disparut à son tour.

A peu près au même moment, plusieurs personnes ont aperçu au-dessus du clocher d'Aurec, des engins semblables qui, après s'être immobilisés un instant, traversèrent le ciel à vive allure en direction du sud-ouest.

Lens. -- Dimanche soir, vers 21 h. 30, à Ablain-Saint-Nazaire, un engin qui avait la forme d'une marmite et qui tournait sur lui-même a été aperçu dans le ciel par deux personnes. Il dégageait une lueur rougeâtre et s'est rapidement déplacé.

A la même heure, un engin qui, cette fois, avait la forme d'un croissant, a été aperçu dans le ciel de Liévin. Après avoir plané pendant quelques minutes, le croissant se partagea en deux. La partie supérieure est alors restée immobile, tandis que l'autre atterrissait dans un champ, entre deux meules, d'où elle s'envolait peu après pour aller se rattacher à la partie restée en l'air.

Angoulême. -- Dimanche soir, vers 21 h. 15, sur la route de Montmoreau - Villebois-Lavallette (Charente), M. Jean Allary, 22 ans, a vu très nettement, à la lueur du phare de son cyclomoteur, une sorte de tonneau haut d'environ 1 m. 50, piqué de clous dorés, qui se balançait sur le bord de la route. Lorsque M. Allary eut dépassé l'engin mystérieux, il se retourna, à une distance d'environ dix mètres, mais il ne vit plus rien.

Des témoins ont vu, hier après-midi, à l'endroit même indiqué par M. Allary, des traces d'environ sept mètres de longueur dans l'herbe qui borde la route.

Autun. -- Plusieurs personnes ont déclaré avoir aperçu dans la région d'Epinac-les-Mines (Saône-et-Loire), une sorte de grosse boule lumineuse évoluant lentement de façon bizarre dans le ciel.

Un phénomène analogue a été observé dans l'Ain et dans le nord du département du Rhône, vers le col des Echarmaux, ainsi que dans l'Isère, près de Morestel.

Nevers. -- A Château-Chinon, cinq personnes dont la sincérité ne saurait être mise en doute, ont aperçu un phénomène qui se produisit à plusieurs reprises sous leurs yeux plus émerveillés qu'effrayés.

A 21 heures une tache lumineuse de forme ovale paraissant immobile à très haute altitude apparut dans le ciel. A un moment donné la tache se mit à tourner à toute allure en changeant plusieurs fois de couleur. Puis tout s'éteignit mais au bout de quelques minutes, la tache lumineuse réapparut, se scinda à nouveau et se remit à tourner.

[Ref. ler1:] JOURNAL "L'EST REPUBLICAIN":

Soucoupes - cigares et boules de feu

Après le survol de la Maison Blanche par des soucoupes l'enquête révéla que les radars s'étaient trompés.

Des milliers de personnes ont réellement vu des "objets lumineux" se promener dans le ciel de façon déroutante. Certes, le 28 septembre dernier, la "soucoupe" aperçue au-dessus du mont Revard par le Dr Martinet et une quinzaine d'autres personnes n'était qu'un vol d'étourneaux. Le bon médecin admit son erreur le lendemain lorsqu'un aviateur, M. Michel Guyard, vint lui révéler que lui aussi avait été intrigué par ce tournoiement scintillant, mais qu'en s'approchant avec son avion il n'avait effarouché que de paisibles oiseaux - faisant, du même coup, fondre le disque parfait qu'ils formaient.

Il est impossible, par contre, de mettre sur le compte de l'hallucination collective certains phénomènes observés... bien qu'il soit juste de noter dès l'abord que ces "soucoupes" se manifestent sous des aspects extrêmement divers.

Dans les quelques cent cinquante cas que nous avons pu cataloguer en France, elles ressemblaient à des boules de feu rondes ou oblongues, mates ou lumineuses, grosses ou petites, bleues, vertes, rouges, jaunes ou blanches, nues ou ceintes d'un anneau, bruyantes ou silencieuses, produisant des étincelles (ou de la fumée) ou ne laissant nul sillage, lorsqu'elles n'avaient pas la forme de disques, de cigares, voire de demi-cigares.

On en a vu de jour et de nuit, mais comme si leurs occupants préféraient les heures troubles du crépuscule. On les a surtout vues évoluer de toutes les façons: lentement ou vite, horizontalement ou verticalement, en ligne droite ou en ligne brisée.

Comment s'y reconnaître?

Les avions à réaction font la chasse dans le vide

Y aurait-il donc tant de soucoupes différentes et d'origines si variées? Si elles nous viennent de l'espace cosmique, y a-t-il tant d'autres mondes habités... et qui s'intéressent à nous?

A la vérité, rien de bien précis n'a pu être tiré des observations rapportées et souvent les témoins d'un même phénomène ne sont pas d'accord entre eux quant à la taille, à la forme et à la couleur de l'objet. Nous en sommes donc au même stade que les Américains en 1952, lorsque le nouveau radar installé depuis quelques jours seulement à Washington détecta un vol de "soucoupes", plaçant enfin l'affaire sur le plan scientifique. Cet appareil ne pouvait se tromper et jouait le rôle d'arbitre de façon inattendue mais inquiétante.

Les spécialistes de service assuraient leur veille dans leurs locaux neufs, lorsqu'un beau matin l'homme de garde sursauta: un écho lumineux apparaissait sur l'écran alors qu'un avion n'était signalé. Ils crurent d'abord - c'était déjà arrivé - qu'un appareil commercial avait enfreint les règlements de la navigation aérienne et survolait la zone interdite de la Maison Blanche. Ils alertèrent les escadrilles de "Shooting Star", qui décollèrent aussitôt. Mais l'"objet" s'évanouit avant l'arrivée des chasseurs. La chose s'était donc enfuie à une vitesse inimaginable, accréditant du même coup l'existence de tous ces objets folâtrant en zig-zag à des milliers de kilomètres à l'heure avant de se dissoudre dans le ciel. L'émotion monta singulièrement et il fut officiellement décidé de renforcer les dispositifs de surveillance. L'ordre n'était pas inutile, car quelques jours plus tard, une nouvelle alerte était donnée.

Les chasseurs décollent et se ruent de toute la puissance de leurs réacteurs vers le point du ciel qui leur est indiqué par radio, mais parvenus sur place, ils annoncent à nouveau: - Le ciel est vide.

"Pour l'amour de Dieu, ne tirez pas sur les soucoupes!"

Cette fois les hommes du radar bondissent. La tache lumineuse est là sur leur écran, indiscutable et provocante. Les petite taches des "Shooting Star[s]" s'en rapprochent jusqu'à la recouvrir. Soucoupes, cigares et boules de feu.

- Attention, vous êtes en contact, hurlent les radaristes. Mais les chasseurs foncent à 800 km-h, dans un ciel toujours aussi désert, présentant peut-être à cet endroit une transparence un peu plus laiteuse.

Les fameux "objets" ne seraient-ils que des ectoplasmes?

Une fois de plus l'opinion publique s'émeut. Des lettres parviennent à l'U.S. Air Force pour demander qu'on "n'irrite pas les visiteurs". "Pour l'amour de Dieu, ne tirez pas sur les soucoupes", implore un correspondant. Les techniciens, bien sûr, ne croient guère aux revenants. Une nouvelle commission est nommée. Pendant six mois, aérodynamiciens, astronomes, météorologistes et savants de toutes les disciplines ayant quelque rapport possible avec les "soucoupes" étudient des dizaines de cas. Et leur conclusion éclate soudain, étonnante mais indiscutable, libérant l'Amérique d'une partie de sa crainte, en révélant que le radar, lui aussi, s'était trompé. Chaque fois qu'une image fantôme avait marqué les chasseurs météorologistes avaient constaté, en altitude, la présence d'une couche d'air froid entre deux couches d'air chaud. La densité (et l'indice de réfraction) de l'air variant avec la température, ce "sandwich" s'était comporté comme un miroir pour les ondes radioélectriques et les avions avaient été guidés, après une descente aussi rapide que la montée, vers des hangars ou des ouvrages métalliques bien terriens. Le phénomène peut aussi bien refléter le soleil dans la journée et la lune ou les lumières d'une ville la nuit. Souvent même, l'image est double ou triple, chaque surface de séparation jouant un rôle distinct; "Soucoupes par paires".

Certes les inversions de température n'expliquent pas tout. Mais les spécialistes américains estiment qu'elles furent responsables de près de 80% des apparitions lumineuses signalées Outre- Atlantique, et de nombreux engins mystérieux observés en France peuvent sans doute leur être attribués.

On peut noter, par ordre chronologique, deux lueurs parallèles à Antibes, en août 1949, deux boules argentées à Poitiers, le 10 mai 1952, deux disques blancs à la Roche-sur-Yon, douze jours plus tard, de "nombreuses soucoupes rouges" volant en zig-zag, deux par deux, le 17 octobre 1952, à Oloron-Sainte-Marie (le radar de Mont-de-Marsan en perçoit l'écho comme ses frères américains). Bien d'autres cas seraient à citer jusqu'aux plus récents: le 24 septembre dernier furent signalés trois objets ovales à Bayonne, trois en Charente-Maritime et six "cigares" évoluant deux par deux à Lantefontaine, en Lorraine.

Les cas de phénomènes isolés sont plus nombreux encore. - Quoi! s'écrient les "pro-soucoupistes" déçus, ce n'était donc que cela? Constatons honnêtement que nous retrouvons dans cette catégorie de manifestations la plupart des caractéristiques signalées par les "témoins": lueurs floues, quelquefois entourées d'un halo, apparition et disparition (avec la complicité des nuages ou par suite de l'évanouissement des conditions) et surtout évolutions aussi capricieuses que rapides. La surface de séparation des deux couches d'air n'est pas immobile, bien sûr ; elle se vide et se gondole sous l'influence des remous de l'atmosphère et l'image est rejetée d'un coin à l'autre du ciel.

Poussières cosmiques très fines

On peut regretter que les observations soient généralement trop imprécises pour permettre au technicien de trancher avec autorité; mais seules des manifestations immatérielles peuvent être douées des vitesses vertigineuses, instantanées, prêtées aux "soucoupes" dont la plupart des cas. Quelle que soit leur origine, les visiteurs terrestres ou extra-terrestres seraient soumis aux lois universelles de la gravitation (et par conséquent de l'accélération) puisque toutes les planètes de toutes les galaxies les subissent. Quels que soient la puissance de leurs machines et leur génie, les "soucoupes" ne pourraient s'affranchir de leur propre poids. Et tous les courants magnétiques ou autres rayons cosmiques qu'ils sont réputés utiliser ne peuvent en faire des êtres immatériels. Mais les météorologistes ont encore dans leur arsenal les nuages nocturnes lumineux que Vestine et Störmer estiment composés de poussières cosmiques très fines provenant de l'espace sidéral. Ces météores qui se tiennent à 75 ou 80 kilomètres de hauteur, deviennent de plus en plus brillant à mesure que la nuit s'avance et présentent leur éclat maximum à minuit environ. Le très sérieux "Atlas international des nuages" indique qu'ils peuvent être entraînés par les courants aériens puissants régnant à ces altitudes, à des vitesses de 50 à 250 mètres par seconde, soit 180 à 900 kms. Rappelons à notre tour qu'il suffit d'un petit cumulus, bien classique, mais caché dans la nuit, pour que la "soucoupe" s'évanouisse et réapparaisse.

- Mais, protestent les "pro-soucoupistes" vous n'avez encore démoli que des apparitions simplistes et décevantes avec ces arguments. Qu'ils se rassurent: il est d'autres réponses, plus variées et aussi sûres, aux manifestations plus étonnantes.

Tonneaux, disques, phares, marmites et boules volantes sont en passe de détrôner les soucoupes et autres cigares.

Le temps n'est plus, nous en sommes loin, où une banale "soucoupe" traversait l'azur à grande allure et disparaissait à l'horizon en laissant une trace bleuâtre. Depuis, il y a eu les "cigares" qui, en même temps que leur forme, prenaient généralement des teintes chatoyantes permettant aux témoins de ne pas se tromper.

Tout cela est périmé, si l'on en juge par les dernières observations faites en France par des personnes dont la bonne foi ne peut-être mise en doute. Les engins mystérieux qui suscitent tant de controverses et sont en passe de mettre la discorde dans bien des familles entre ceux qui y croient et ceux qui y croient pas, prennent maintenant des formes extrêmement variées et plaisantes. Quant aux couleurs, elles virent du jaune au rouge en passant par l'orange avec toutes les teintes et demi-teintes possibles. C'est ainsi qu'on a pu voir au cours des dernières vingt-quatre heures, dans le ciel de France, plusieurs disques, un gros phare, une grosse boule, une marmite, un croissant, un tonneau et une grosse étoile, sans parler des "soucoupes" et autres "cigares" dont l'énumération serait trop longue.

De la Normandie...

Les disques ont éveillé l'attention à la fois d'un chauffeur de taxi havrais, au-dessus de Deauville, et d'un journaliste lyonnais au sud de la basilique de Fourvière. Dans les deux cas, ils étaient rouge-orange et brillants. ils ont disparu au bout de dix minutes seulement. Le gros phare se déplaçait au-dessus d'Aurec-sur-Loire (Haute-Loire) à vive allure en émettant un faisceau lumineux rouge-orange également. "Lorsqu'il disparut, racontent les témoins, M. et Mme Teyssier, de Saint-Etienne, un deuxième engin, semblable au premier et paraissant le suivre, disparut dans la même direction".

A Epinac-les-Mines (Saône-et-Loire), des automobilistes, intrigués, s'arrêtèrent au bord de la route pour suivre les lentes et gracieuses évolutions d'une grosse boule lumineuse dont la couleur, malheureusement, n'est pas précisée.

...A l'Auvergne

La marmite et le croissant ont trouvé la quiétude d'un bon nombre d'habitants du Nord. La première, à Ablain-Saint-Nazaire, tourna sur elle-même et dégagea une lueur rougeâtre. Le second, dans le ciel de Liévin, plana quelques minutes, avant de se partager en deux. C'est alors que, la partie supérieure restant immobile, l'autre atterrit dans un champ entre deux meules, puis soudain, s'envola pour se rattacher à la partie restée en l'air!...

Il faisait nuit à Montecreau-Villebois-Lavalette (Charente) lorsque M. Jean Allary, 22 ans, aperçut, à la lueur du phare de son cyclomoteur, une sorte de tonneau haut de 1m80 et piqué de clous dorés! Il se balançait sur le bord de la route et s'enfuit quand le témoin approcha. Le lendemain, à l'endroit même indiqué par M. Allary, des témoins ont repéré des traces d'environ sept mètres de longueur dans l'herbe qui borde la route.

Ce sont les Clermontois qui ont, aujourd'hui, le mot de la fin avec la grosse étoile passant du blanc au vert et du jaune au rouge qui, animée d'un mouvement rotatif, laissa derrière elle un panache orange, lundi soir, vers 19 heures dans le ciel de Clermont-Ferrand.

Controverses scientifiques...

Ces phénomènes célestes donnent lieu, nous l'avons dit, à des controverses passionnées. Ainsi; un professeur de l'Université de Bonn, Joseph Meurès, a déclaré au cours d'une conférence: "Le livre de l'auteur américain Key Hoc [sic, Keyhoe]sur les soucoupes volantes ne vaut même pas le papier sur lequel il a été imprimé". M. Duneau Fletcher, vice-président de l'Association Astronomique du Kenya est d'un tout autre avis: "L'existence des soucoupes" n'est pas à mettre en doute, estime-t-il, des observateurs très expérimentés en ont vu aux quatre coins du globe. Et M. Fletcher donne sa petite idée sur la question: "Des visiteurs d'un autre monde observent la Terre et en dressent probablement la carte géographique".

Et joyeuses plaisanteries

Ces savantes remarques n'empêchent par les farceurs de s'amuser à bon compte aux dépens de leurs concitoyens. Les gendarmes viennent ainsi de mettre fin au passe-temps d'un retraité de Beuvry-lès-Bethune qui fabriquait des engins de trois mètres de diamètre avec des feuilles de papier fort soigneusement collées et disposait à leur base un petit réceptacle contenant une touffe d'étoupe imbibée d'un liquide inflammable. Dès qu'il mettait le feu à l'étoupe, la "soucoupe" s'élevait dans le ciel et disparaissait au gré des vents avec des reflets jaunes, oranges et rouges. Hélas! le pot aux roses fut découvert quand un engin commença à mettre le feu à une meule de paille...

[Ref. via1:] BULLETIN D'UFOLOGIE "VIMANA 21":

MERCREDI 6 OCTOBRE: DISQUE INCANDESCENT AU HAVRE -

Monsieur André Lefevre, chauffeur de taxi, qui stationnait hier soir vers 20h, sur le port, a aperçu un disque incandescent qui, à l'ouest de Dauville, montait dans le ciel, laissant derrière lui une trainée phosphorescente et une légère fumée. Le phénomène qui a été visible pendant 1O minutes a eu également pour témoins plusieurs marins.

La source est indiquée être le journal Le Bien Public.

[Ref. ubk1:] "UFO-DATENBANK":

Cette base de données a enregistré ce cas deux fois:

N° de cas Nouveau N° de cas Enquêteur Date d'observation CP Lieu d'observation Pays d'observation Heure d'observation Classification Commentaires Identification
19541004 04.10.1954 Deauville France 20.00 NL
19541004 04.10.1954 Deauville France 20.00 NL

Explications:

Les données ne sont pas suffisantes pour permettre une explication bien fondée. La durée de 10 minutes esxcluerait un météore, mais pas une fusée de détresse.

Mots clés:

(Ces mots clés sont uniquement destinés à aider les recherches et ne préjugent pas des faits.)

Le Havre, Seine-Maritime, André Lefebvre, taxi, traînée, phosphorescent, incandescent, fumée, multiple, montée, nuit, durée

Sources:

[----] indique des sources que je n'ai pas encore pu consulter.

Historique du document:

Version: Créé/changé par: Date: Description:
0.1 Patrick Gross 9 mars 2006 Première publication.
1.0 Patrick Gross 1 mars 2010 Conversion de HTML vers XHTML Strict. Première version formalisée.
1.1 Patrick Gross 30 décembre 2016 Addition [prs1].
1.2 Patrick Gross 10 février 2017 Additions [ler1], [ubk1].
1.3 Patrick Gross 25 février 2020 Additions [cpd1], [ads1], [ppe1], [via1], Résumé. Explications changées, étaient "Non encore recherchée."
1.4 Patrick Gross 1 mai 2020 Addition [jps1].

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Cette page a été mise à jour le 1 mai 2020.