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La vague française de 1954:

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1 octobre 1954, Sailly-Labourse, Pas-de-Calais:

Référence pour ce cas: 1-oct-54-Sailly-Labourse. Merci de citer cette référence dans toute correspondance avec moi en rapport avec ce cas.

Résumé:

Le journal - probablement hebdomadaire - local Le Guetteur de Lillers, de Lillers, dans le Pas-de-Calais, rapportait en page 1, le 8 octobre 1954, qu'à Sailly-Labourse, de nuit, une "soucoupe" avait atterri dans une pâture, laquelle n'était qu'un "ballonnet".

Ironisant sur la crédulité du public aux soucoupes avec lesquelles ont les amuse, le journal montre qu'ils savent l'originine du ballonnet, en indiquant que Mr. "Dollivera" a dû bien rire.

Le journal - probablement hebdomadaire également du lendemain 9 octobre 1954 L'Avenir d'Auchel, d'Auchel, Pas-de-Calais rapportait de son côté qu'à Sailly-Labourse, "dans la nuit de vendredi à samedi", des passants avaient été intrigués "par un engin illuminé qui sillonnait le ciel."

Le garde champêtre a été alerté et avait vu le "phénomène" qui "avait tendance à se rapprocher de la terre pour venir atterrir dans une pâture appartenant à M. Monvoisin cultivateur à Sailly-Labourse." Tout le monde s'est porté sur les lieux, où en guise de soucoupe volante, il y avait un simple ballonnet en papier d'une hauteur de 1 m. 20.

Le journal explique alors que Mr. "Dollivera", retraité, 60 ans, habitant route Nationale à Buevry [sic] passait ses heures de loisirs à confectionner des ballons en papier dont certains atteignent parfois 6 et 7 mètres de long. Il avait placé dans ce ballonnet de l'amiante imbibée de pétrole qu'il avait allumé, selon le pricipe de la montgolfière.

Le journal ajoute qu'avant la dernière guerre, Mr. "Dollivera" confectionnait déjà ce genre de ballonnets pour la fête nationale du 14 juillet.

Dans le journal régional Nord-Matin du 6 octobre 1954, on trouve la version probablement la plus complète de l'incident:

Lundi dernier, le 27 septembre, vers 10 h., Mme Irma Hennebelle, qui habite rue de Béthune, à Sailly-Labourse, tout près de Beuvry, vaquait à ses occupations dans la cour se sa maison. Le ciel de cette soirée automnale déclinait doucement vers la nuit et, tout à coup, haut ans les nuages, Mme Hennebelle vit apparaître un engin illuminé, flamboyant rouge, qui semblait promener sur la terre un regard indiscret. Qu'auriez-vous fait au lieu et place de Mme Hennebelle? Sans doute comme elle: elle pensa tout de suite qu'il s'agissait d'une soucoupe... On en parle tant ces jours-ci!

Inquiète, la ménagère appela son mari, André, et sa fille, Ghislaine. Puis on alla chercher l'oncle, qui habite à deux portes, M. Olivier Dubois. Il vint avec sa fille. Cinq paires d'yeux se braquèrent alors vers le ciel obscur que le curieux appareil trouait d'une lumière insolite.

La soucoupe - puisqu'il fallait bien l'appeler par son nom - avait la forme d'un long cigare volant verticalement. Il lançait des reflets rouges et, comme par transparence à l'intérieur, on pouvait voir le dessin mouvant de trois ombres bizarres.

Mme Hennebelle et sa famille pensaient vraisemblablement n'être que les témoins passagers d'un phénomène inconnu. Pas de doute en effet, l'engin allait poursuivre sa route vers la direction de son choix. Et allez donc en savoir plus sur un objet aussi mystérieux qui évolue librement à 300 mètres de haut?

Mais - ô stupéfaction - l'engin lumineux perdit tout à coup de la hauteur et vint doucement s'affaler au sol, à quelques mètres du quintette qui l'observait.

De l'autre côté de la route nationale qui longe la maison des Hennebelle, se trouve un pré appartenant à M. Monvoisin, cultivateur: c'est l'herbe tendre de ce clos que l'appareil avait choisi pour son atterrissage.

MM. Hennebelle et Dubois traversèrent en courant la chaussée et s'approchèrent de la "soucoupe".

Las! Le tout n'était qu'un engin de papier - un vulgaire papier d'emballage - qui semblait s'être dégonflé comme une baudruche. Un cercle de fer ménageait un orifice à une extrémité et, à l'intérieur, une étoupe achevait de brûler.

Pas d'erreur cependant, ce modeste objet de un mètre de haut, large de 30 centimètres, avait bien, dans le ciel, une mystérieuse allure!

Le soir, en buvant le café, on en parla longuement. Quelques jours plus tard, M. Hennebelle, inquiété quand même par cette histoire, alla prévenir M. Raoul Fourgnies, le garde de la commune. Celui-ci conta l'affaire au commissariat de Beuvry. Un gardien de la paix fut détaché pour ramener au poste la dépouille burlesque d'une soucoupe ratée.

Son atterrissage eut pu être dangereux: l'étoupe, nous l'avons dit, achevait de se consumer et l'engin était tombé à trois mètres d'une meule de paille. On se demanda quel sort eut connu cette meule si l'étoupe lui avait réservé ses dernières étincelles?

De rapides déductions et des observations faites par des habitants de Beuvry ne permirent aucun doute: l'auteur de cette farce troublante n'était autre qu'un Beuvrygeois, M. Victor d'Oliveira, sujet portugais, retraité de la centrale électrique, demeurant chez sa fille, épicière, route nationale, à Beuvry.

Dans le journal régional Nord-Matin du 7 octobre 1954, on commentait que la "montgolfière" de Mr. D'Oliveira qui avait atterri à Sailly-Labourse avait commencé à brûler, à trois mètres d'une meule de paille. C'est ce qui apportera vite une renommée mondiale à son fabricant...

En ce qui concerne la littérature ufologique, je n'y ai pas trouvé la moindre mention de cet incident particulier, ignoré ou amnésié. Il n'y a presque aucune mntion non plus des activités de M. d'Oliveira en général, et bien des témoins - ce qui n'est pas étonnant - mais aussi des ufologuues prendront encore des lanternes volantes pour des engins extraterrestres dans les décennies suivantes.

Rapports:

[Ref. nmn1:] JOURNAL "NORD-MATIN":

Scan

Un habitant de Beuvry
a lancé des milliers
de soucoupes volantes
- en papier! -
dans le ciel du Nord

(De notre rédacteur régional Fernand VARLET)

[Légende photo:] Au seuil de son garage-arsenal M. D'Oliveira commente à notre rédacteur la technique ascensionelle de son appareil (Ph. Nord-Matin)

MODESTE cité limitrophe de Béthune, Beuvry s'était illustrée, voilà quelques jours, par l'éclosion d'un écrivain-mineur qui défraye les chroniques et monopolise les ondes. Un fait divers, bien différent de cette révélation, venant d'éclater comme une bombe, risque de porter le nom de cette petite ville au delà même de nos frontières: on a découvert à Beuvry un brave retraité portugais qui, fabriquant des montgolfières et les lançant dans le ciel, apportait de l'eau vive au moulin des soucoupes volantes.

Il s'adonnait à ce genre de sport pour son seul plaisir, comme un maniaque du ballon illuminé, ayant jadis, dans son pays lointain, été le voisin d'un artificier qui lui avait ouvert le secret de son art.

Ainsi, de Beuvry, les soirs où le vent soufflait favorablement, s'envolaient des engins de papier qui, sillonnant le ciel à la ronde, prenaient l'allure se soucoupes mystérieuses!

Des ombres inconnues dans un engin brillant!

Lundi dernier, le 27 septembre, vers 10 h., Mme Irma Hennebelle, qui habite rue de Béthune, à Sailly-Labourse, tout près de Beuvry, vaquait à ses occupations dans la cour se sa maison. Le ciel de cette soirée automnale déclinait doucement vers la nuit et, tout à coup, haut ans les nuages, Mme Hennebelle vit apparaître un engin illuminé, flamboyant rouge, qui semblait promener sur la terre un re-

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sous le stitre:

SOUCOUPES

[Légende photo:] Essai sur un modèle réduit: cette soucoupe miniature chercher à quitter son propriétaire pour le ciel! (Ph. Nord-Matin).

Scan

SOUCOUPES

gard indiscret. Qu'auriez-vous fait au lieu et place de Mme Hennebelle? Sans doute comme elle: elle pensa tout de suite qu'il s'agissait d'une soucoupe... On en parle tant ces jours-ci!

Inquiète, la ménagère appela son mari, André, et sa fille, Ghislaine. Puis on alla chercher l'oncle, qui habite à deux portes, M. Olivier Dubois. Il vint avec sa fille. Cinq paires d'yeux se braquèrent alors vers le ciel obscur que le curieux appareil trouait d'une lumière insolite.

La soucoupe - puisqu'il fallait bien l'appeler par son nom - avait la forme d'un long cigare volant verticalement. Il lançait des reflets rouges et, comme par transparence à l'intérieur, on pouvait voir le dessin mouvant de trois ombres bizarres.

Mme Hennebelle et sa famille pensaient vraisemblablement n'être que les témoins passagers d'un phénomène inconnu. Pas de doute en effet, l'engin allait poursuivre sa route vers la direction de son choix. Et allez donc en savoir plus sur un objet aussi mystérieux qui évolue librement à 300 mètres de haut?

Mais - ô stupéfaction - l'engin lumineux perdit tout à coup de la hauteur et vint doucement s'affaler au sol, à quelques mètres du quintette qui l'observait.

De l'autre côté de la route nationale qui longe la maison des Hennebelle, se trouve un pré appartenant à M. Monvoisin, cultivateur: c'est l'herbe tendre de ce clos que l'appareil avait choisi pour son atterrissage.

MM. Hennebelle et Dubois traversèrent en courant la chaussée et s'approchèrent de la "soucoupe".

Las! Le tout n'était qu'un engin de papier - un vulgaire papier d'emballage - qui semblait s'être dégonflé comme une baudruche. Un cercle de fer ménageait un orifice à une extrémité et, à l'intérieur, une étoupe achevait de brûler.

"J'en ait fait partir
des milliers!"

Pas d'erreur cependant, ce modeste objet de un mètre de haut, large de 30 centimètres, avait bien, dans le ciel, une mystérieuse allure!

Le soir, en buvant le café, on en parla longuement. Quelques jours plus tard, M. Hennebelle, inquiété quand même par cette histoire, alla prévenir M. Raoul Fourgnies, le garde de la commune. Celui-ci conta l'affaire au commissariat de Beuvry. Un gardien de la paix fut détaché pour ramener au poste la dépouille burlesque d'une soucoupe ratée.

Son atterrissage eut pu être dangereux: l'étoupe, nous l'avons dit, achevait de se consumer et l'engin était tombé à trois mètres d'une meule de paille. On se demanda quel sort eut connu cette meule si l'étoupe lui avait réservé ses dernières étincelles?

De rapides déductions et des observations faites par des habitants de Beuvry ne permirent aucun doute: l'auteur de cette farce troublante n'était autre qu'un Beuvrygeois, M. Victor d'Oliveira, sujet portugais, retraité de la centrale électrique, demeurant chez sa fille, épicière, route nationale, à Beuvry.

L'homme ne se cachait d'ailleurs pas pour organiser ses ascensions. Il nous a accueillis hier avec bonne humeur pour nous expliquer sa technique. Lui, lance des montgolfières dans l'air comme d'autres élèvent des pigeons ou des abeilles! Et il dit en souriant:

"J'en ai déjà fait partir des milliers!"

Arsenal de la montgolfière

La boutique tenue par la fille du "fabriquant" est à deux pas du calvaire. Un petit jardin lui succède, fermé lui-même par un garage. C'est dans ce garage et dans la mansarde qui le surplombe que M. D'Oliveira opère. Il nous y a conduit, regrettant fort que la pluie tenace l'empêche de se livrer devant nous à une expérience dans les meilleures conditions. M. D'Oliveira a la manie de la montgolfière. Cela date de longtemps. Adolescent il était, au Portugal, voisin d'un artificier. C'est là qu'il apprit à confectionner ses engins.

Depuis, il en a fait de toutes les tailles, de 1 m. 20 à 5 mètres de haut. Le grenier de son garage en révèle toujours une provision minutieusement préparée. M. D'Oliveira en a dépliée une énorme devant nous. Et vous pouvez croire qu'on imagine aisément l'impression réservée au passant qui voit évoluer dans le ciel une pièce de cette taille, luisant de tous ses feux.

Faire une telle montgolfière est un jeu de patience pour M. D'Oliveira. Il découpe ses bandes de papier, les ajuste minutieusement, les colle, ferme ensuite son appareil autour d'une frêle carcasse de fer et ménage, grâce à un cercle, un orifice à une extrémité.

Il passe de longues heures à cette besogne délicate et, en passionné de ce genre original de sport, admire ses réalisations avec la satisfaction d'un travail bien fait.

L'engin confectionné, il reste à le gonfler et à le livrer au secret du ciel.

Pour ses ascensions, M. D'Oliveira choisit les soirs où le vent est calme, sans tourbillon. alors, avec l'aide de sa femme, il suspend un des engins tout prêts - u jour un petit, un jour un gros - à une poutre de son garage.

Amis lecteurs, vous pourrez aisément en faire autant, la technique opératoire est élémentaire.

La montgolfière suspendue M. D'Oliveira, fort sérieusement, place sous elle, juste en face de l'orifice un bien démocratique pot à fleurs. Il y entasse du papier (du papier journal, s'il vous plait!) et y met le feu en toute quiétude. Vous l'avez deviné: le papier s'enflamme et dégage une fumée qui, dans l'étroit garage, vous pique les yeux désagréablement.

Cette fumée monte, bien sûr, s'engouffre dans la baudruche de papier qui, à une vitesse extraordinaire, se gonfle tel un ballon cocasse.

Ces gestes, M. D'Oliveira les a si souvent répétés qu'il met quelques secondes pour les accomplir. Sa montgolfière gonflée, il accroche aux tiges intérieures une étoupe d'amiante plus ou moins grosse. Il l'imbibe de pétrole et y met le feu. Cette combustion lente entretient l'air du ballon d'une température qui rend ce gaz plus léger que l'air. C'est strictement le principe de la montgolfière.

Un tel engin, muni d'étoupes assez conséquentes, peut, par vent favorable, voler très longtemps, très loin et très haut.

Si Mme Hennebelle et ses parents ont vu des ombres sur la fausse soucoupe et ont pu penser qu'il s'agissait d'êtres humains, c'est qu'il y avait vraiment des ombres: celles des tiges de la carcasse, projetée par l'étoupe enflammée sur le papier.

M. D'Oliveira apporte un soin particulier à la fabrication de ses appareils. Parfois même, il accroche au cercle d'ouverture des mèches soutenant des chandelles!

On devine l'inquiétant reflet d'une telle batterie lumineuse se promenant la nuit dans le ciel. Pas mal de gens ont pu croire au passage de "soucoupes", d'autant plus que ces temps-ci le retraité portugais en a lancé quelques-unes.

Une voisine lui avait même dit, étant au courant de cette manie aérienne: "On va prendre vos trucs pour des soucoupes!", ce qui l'avait bien fait rire.

Fausse alerte en 1939!

Le problème des soucoupes n'est peut-être pas pour autant résolu, car les engins de M. D'Oliveira n'ont certainement jamais pu gagner la Suède ou l'Espagne. Mais les pratiques de M. D'Oliveira expliquent sans doute bon nombre d'apparitions diverses dans la région du Nord.

Nous l'avons dit: l'inventeur du système est généreux. Ces dernières années, il a semé dans les cieux Beuvrygeois des milliers de montgolfières. On a dû en retrouver pas mal dans les champs des alentours que les circonstances atmosphériques changeantes avaient stoppé dans leur facétieuse entreprise. Mais beaucoup ont dû intriguer les terriens, par contre, au fil de leurs ballades curieuses.

M. D'Oliveira a commencé ses travaux voilà de nombreuses années, sous le soleil du Portugal. Sa passion d'artificier pittoresque l'avait suivi en France. Et, en 1939, elle avait failli lui coûter la pire des mésaventures.

En août 1939, il se trouvait en vacances à Calais. Certain soir, il avait lâché au vent un de ses "phénomènes". L'appareil, luisant de tous ses feux, suivit la côte de la Mer du Nord, prenant la direction d'une Allemagne en ébullition, quelques jours avant la guerre. Aux sémaphores, on vit le curieux "cigare" volant. On ne parlait pas à l'époque des modernes soucoupes. L'ambiance était à l'espionnage et aux secrets de guerre. On supposa que la montgolfière de papier pouvait contenir des messages importants et M. D'Oliveira fut un instant inquiété car, à Calais, on avait pu établir qu'il était à l'origine de cette suspecte ascension.

Il parvint rapidement à se justifier. Mais la mésaventure ne l'avait pas refroidi et il reprit de plus belle ses expériences.

C'est son passe-temps. Il n'est ni musicien, ni joueur. Il est "soucoupiriste". Un genre comme un autre. Il couve ses engins avec amour après les avoir construits dans la fièvre. Il en a des rouges, des bleus, des jaunes, des crêmes et des blancs, en papier d'emballage ou de soie. Ce sont presque ses enfants.

Il serait bien peiné qu'on lui interdise pareille fantaisie. C'est pourtant ce qui va lui arriver. Pour le moins, la police local le gratifiera-elle s'une contravention.

Mais M. D'Oliveira se demande où est le délit et quel il est.

"On a bien le droit, dit-il, de faire voler son dragon. Même s'il a la forme d'une montgolfière tirée à des milliers d'exemplaires."

Et si on la prend pour une soucoupe?...

[Ref. ner1:] JOURNAL "NORD-ECLAIR":

Scan

DU MYSTERE A LA FARCE
DES "SOUCOUPES" EN PAPIER
étaient lancées dans les airs
par un retraité de Beuvry (P.-d.-C.)

Des centaines d'habitants de la région avez vu ces engins étranges

LE mystère des soucoupes, disque et cigares volants, vient-il d'être éclairci par la découverte faite, hier, à Beuvry-les-Béthune, de ce brave Portugais qui passait le meilleur de son temps à confectionner des énormes baudruches en papier pour le plaisir de les faire monter dans l'espace suivant le principe même qui donna naissance à l'aérostation?

Sans doute les dizaines de montgolfières qu'il a ainsi "expédiées" ces derniers temps peuvent-elles compter parmi celles que des habitants de notre région ont pris pour des soucoupes ou des cigares volants. Mais elles ne peuvent donner, semble-t-il, une explication satisfaisantes et entière à tous les objets lumineux qui ont pu être observés dans d'autres régions que la nôtre.

Peut-on dire, en effet, qu'il s'agit partout de montgolfières confectionnées par les mains d'un "terrien".

En tout cas un éclat de rire ne manquera pas de retentir dans la région du nord quand chacun lira aujourd'hui dans son journal que certaines de ces soucoupes ou de ces cigares vus par les gens de chez nous, n'étaient que de vulgaires montgolfières fabriquées avec beaucoup de soin et d'art par un portugais de Beuvry-les-Béthune.

"J'en ai fabriqué des milliers..."

Comme beaucoup de journalistes du Nord et de Paris, nous avons couru vers Beuvry lorsque, hier matin, la nouvelle nous est parvenue. Dans l'arrière-boutique d'une petite épicerie, route Nationale, nous y avons trouvé le "responsable" sympathique et jovial. Il nous a reçus avec bonhomie, s'offrant à répondre à toutes nos questions et se prêtant volontiers à nos demandes d'expériences!

Il s'agit de M. Victor d'Oliveira, 40 ans, ancien ouvrier à la Centrale électrique de Beuvry. Ancien combattant portugais, il a participé aux combats de la Couture où chaque année ses compatriotes viennent en nombre célébrer l'anniversaire de la bataille de la Lys. Après la guerre il regagna sa patrie et revint en France, en 1922, pour s'établir à Beuvry.

Gai comme le sont bien sûr tous les Portugais, il participait à toutes les fêtes locales. Il excellait dans la confection des ballons en papier qu'il faisait partir le jour des ducasses ou le jour de la fête du 14 juillet. Les commandes affluaient.

"J'en a fait des milliers, nous a-t-il dit et jamais on ne les a prises pour des soucoupes... Il faut dire qu'alors ça ne parlait pas de soucoupes. J'en ai fait de toutes dimensions, de 3 mètres et même de 6 mètres de haut. Un certain 14 juillet, j'en ai confectionné de superbes, bleu, blanc, rouge, du plus bel effet.

Dans son petit "gourbi" M. d'Oliveira nous montre une montgolfière pliée en accordéon, quasi prête pour l'envol. Sur nos instances, il nous démontre son fonctionnement et consentit à le gonfler. Dans un pot de terre, il plaça quelques journaux auxquels il mit le feu et le ballon ne tarda pas à se développer. Il prit vite la forme d'un ovale ou d'un cigare. Il arrête là ses expériences car il n'avait pas l'intention, nous a-t-il dit, de faire de nouvelles [?], Il y en a eu assez comme cela, dit-il en riant.

A la base de chaque "soucoupe" se trouvait un petit réceptacle dans lequel reposait une touffe d'étoupe imbibée d'un liquide inflammable. Il suffisait d'enflammer l'étoupe pour voir l'engin s'élever et disparaître au gré des vents, entouré de reflets jaunâtres et orange...

Mystère éclairci

Il nous reste à dire comment fut découvert le plaisantin.

Il y a quelques jours, Mme Hennebelle, demeurant rue de Béthune, à Sailly-la-Bourse, voyait dans le ciel, à 300 mètres de haut environ un engin lumineux sur les parois duquel se profilait trois ombres. Elle appela son mari et sa fille ainsi que son voisin qui a leur tour constatèrent la présence dans le ciel de ce mystérieux engin. Ils le suivirent quelques instants des yeux lorsque le bolide de feu s'étant éteint, ils virent une masse sombre tomber en verticale dans un pré voisin. Les deux hommes se précipitèrent vers le point de chute et s'aperçurent il s'agissait d'une immense baudruche de papier contenant à l'intérieur un faisceau de trois fils de fer auquel était accrochée une étoupe faite de chiffons.

Le garde-champêtre fut prévenu et le commissariat de Beuvry informé. Il n'y avait qu'un homme dans la région spécialiste de montgolfières, c'était Victor d'Oliveira. Il sera certainement poursuivi pour… amusements dangereux.

J. P.

[Ref. lib1:] JOURNAL "LIBERTE":

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Le secret des
"SOUCOUPES VOLANTES"
SERAIT A BEUVRY

(Voir notre information, en page 6).

Le secret des soucoupes volantes serait-il à Beuvry? L'histoire que nous contons, en page 6 le laisse supposer et son héros, M. D'Oliveira, mineur retraité, connu comme un farceur dans la commune, vient de lever un voile du mystère qui entourait depuis quelque temps les "objets volants". Rassurez-vous, M. D'Oliveira n'est pas astrologue; les fameuses soucoupes aperçues ces derniers jours, dans le ciel du Nord, était tout simplement confectionnées par lui...

Un plaisantin, quoi!

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Un Beuvrygeois (farceur) perce le secret
ses soucoupes volantes
Il les confectionnait lui-même!..

De notre correspondant particulier: Georges CARPENTIER

Le mystère des soucoupes, cigares, disques, marmites, croissants, tonneaux... ouf!... et autres objets volants serait-il éclairci? Voilà une petite histoire bien embêtante pour les journalistes en mal de copies les jours creux.

Hier encore, une quantité impressionnante de dépêches faisait mention d'apparition surprenante dans le ciel de France d'autant plus mystérieuse que personne encore n'avait pu en déceler l'origine.

Il y a 24 heures, un journaliste lyonnais affirmait avoir observé à l'aide de jumelles, au-dessus de la colline de Sainte-Foix, au sud de la basilique de Fourvière, (admirez la précision) un disque lumineux, rouge orange. Celui-ci, disait-il, fut suivi d'autres disques brillants, plus petits.

Notre région aussi possédait ses soucoupes. Pourquoi pas? Qui ne se souvient de l'émoi causé dans la région valenciennoise, il y a à peine un mois et savamment exploité par un hebdo régional. Et la valse des soucoupes et de ses congénères aurait continué si... ici commence notre histoire.

Il y a quelques jours une brave femme de Beuvry (près de Béthune), Mme Hennebelle, vaquait à ses occupations ménagères, lorsqu'un objet étrange sillonnant le ciel attira son attention. Appelant sa fille Ghislaine, les deux femmes virent avec stupeur l'extraordinaire engin, qui n'avait ni la forme d'un cigare ni d'une soucoupe, évoluer à quelque 300 mètres de hauteur puis s'abattre brusquement au milieu d'un champ. Guidés par une étrange lueur et après une course éperdue, les témoins effarés arrivèrent juste à temps pour éteindre un début d'incendie qu'une balle de paille avait bien involontairement provoqué.

Le mystérieux objet volant n'était qu'une simple baudruche, pour l'instant, lamentablement dégonflée.

L'enveloppe était constituée par des feuilles de papier gris foncé, soigneusement collées. A la base de la soucoupe se trouvait un petit réceptacle dans lequel reposait une étoupe imbibée d'un liquide inflammable. Il suffisait alors d'enflammer l'étoupe pour voir l'engin s'élever et disparaître au gré des vents, entouré de reflets jaunâtres et oranges. Nous devions l'apprendre par la suite, l'inventeur de ces prototypes s'inspiraient du système de la montgolfière.

Car immédiatement alertée, la gendarmerie aidée du garde communal Raoul Foulquier, commençait une enquête pas très commode dès le départ. Aux grand dam de la maréchaussée... et des journalistes spécialisés, le délinquant, le confectionneur de soucoupe volante était retrouvé. Celui-ci, un bien brave homme, mineur retraité, connu dans la commune comme un joyeux farceur ne fit aucune difficulté pour avouer.

Car M. D'Oliveira, ressortissant portugais, habitant chez sa fille, a une manie, une passion... il adore confectionner des ballons...

Déjà en son pays natal, il y a de cela quelques dizaines d'années, M. D'Oliveira faisait la joie de ses concitoyens en organisant sur la place de son village des lâchers spectaculaires. En France sa commune l'employait aux festivités, c'est ainsi qu'en 1939, il connut sa première aventure.

En vacances à Calais, sa marotte le reprit et il lâcha, par une belle nuit d'été un magnifique ballon. Celui-ci prit de la hauteur et fila tout droit sur l'Allemagne. C'était quelques jours avant la déclaration de la guerre. Aperçue, cette première soucoupe déclencha l'appareil judiciaire. L'affaire n'eut pas de suite.

Tel est M. D'Oliveira, un joyeux luron, bien sympathique qui avoue en souriant avoir lancé dans le ciel du Nord, plus d'un millier de ces engins. Il paraîtrait même qu'il se laisserait tenter très prochainement par les martiens... ainsi, le mystère serait complètement éclairci.

Mais comme toute farce a son mauvais côté, M. D'Oliveira sera sans doute condamné à des contraventions pour amusement dangereux. Le jeu en valait la chandelle.

[Ref. nmn2:] JOURNAL "NORD-MATIN":

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La valse des soucoupes
continue

UN BOULANGER
DU FINISTERE AFFIRME
AVOIR RENCONTRE
UN "MARTIEN"
LE VISAGE COUVERT DE POILS

Vers 4 h. hier matin, M. Pierre Lucas, ouvrier boulanger à Loctudy (Finistère) qui était occupé à puiser de l'eau dans a cour de la boulangerie, aperçut soudain dans la nuit un engin de la forme d'une soucoupe de 2 m. 50 à 3 mètres de diamètre. Il en vit sortir un individu mesurant environ 1 m. 20 qui s'approcha de lui et lui tapa sur l'épaule en articulant des paroles inintelligibles. L'ouvrier-boulanger réussit à garder son sang-froid en rentra au fournil où l'individu le suivit.

A la lumière M. Lucas put dévisager le visiteur: il avait le visage ovale, tout couvert de poils et des yeux de la grosseur d'un oeuf de corbeau Le jeune homme appela sont patron mais, avant que celui-ci ait eu le temps de descendre, l'inconnu avait disparu ainsi que se soucoupe dont on ne retrouva aucune trace.

Un marchand de bière de Concarneau a, de son côté déclaré avoir vu dans le ciel deux disques lumineux de la forme de tables rondes prolongées d'une sorte de queue. L'un des disques était immobile tandis que l'autre évoluait à proximité. Les deux disques disparurent au bout de dix minutes après avoir lancé une fusée.

Des soucoupes... partout

Deux soucoupes ont été aperçues mardi vers 18 h. 45 près de Clermont-Ferrand, la première, à 10 kilomètres de Beaumont. Les témoins ont déclaré que l'engin s'approcha d'eux et devint de moins en moins brillant. Quand il ne fut plus qu'à 150 mètres, ils ressentirent une "curieuse sensation" et furent comme cloués sur place. A ce moment se dégageait une odeur de nitro-benzine. Bientôt l'engin s'éloigna. Le malaise cessa et la "soucoupe" disparut.

L'autre soucoupe a été aperçue au-dessus des côtes de Chanturgue, près de Clermont. Elle évoluait à la verticale et était d'un blanc brillant.

Une soucoupe a également été aperçue à Billom par un groupe de 30 personnes.

- Plusieurs habitants de Saint-Brieuc ont aperçu dans la nuit de mardi à mercredi, une soucoupe volante qui prit la forme d'un cigare avant de disparaître. Ils ont pu l'observer pendant plus d'une heure.

Le même phénomène a été constaté à Trégueux où un cycliste est rentré chez lui effrayé par ce qu'il avait vu.

- Plusieurs personnes de Thouare-sur-Vie (Vendée) ont également aperçu dans le ciel une dizaine d'objets lumineux ayant une forme allongée et qui passaient à une très grande vitesse et à haute altitude.

DANS LA REGION

Lueur blanche... à Dunkerque

Lundi dernier, vers 20 h. 10 alors qu'il manoeuvrait le S8 américain, le docteur Leven, dans le sas de l'écluse Watier à Dunkerque, le capitaine Emmanuel Dubois, 20 ans, 34 rue Carnot à Mers-les-Bains aperçut une lueur blanche qui longeait la côte, se dirigeant d'Est en Ouest.

Observant ce phénomène pendant plusieurs secondes, il pensa tout à coup aux soucoupes volantes et appela son équipage pour lui faire vérifier ce qu'il voyait. Mais quand le premier matelot arriva, la lueur avait brusquement disparu.

Disque rougeâtre... à Cassel

Hier, vers 10 h. 15, alors qu'ils attendaient l'autobus, 3 habitants de Cassel, MM. Guy Ver[?]ghe, 27, Grand-Place, Romain Scheerf, rue de Lille et Guy M[?] rue Constant Moncelay, virent un disque rougeâtre en forme de soucoupe qui évoluait à quelques centaines de mètres au-dessus de leurs tête.

Après avoir observé le phénomène pendant une bonne minute, ils le virent brutalement disparaître à l'horizon.

... et orange dans le ciel Picard

Dans la soirée de dimanche un "disque" orange évoluant en rase-motte a été aperçu et longuement observé par plusieurs habitants de Boves et de Demuin près d'Amiens. Les déclarations de ces personnes receuillies séparément, sont absolument concordantes. Le "disque orange" suivait presque au ras du sol, une direction Ouest-Est.

Un autre témoignage vient encore confirmer la présence de cette soucoupe dans le ciel picard. C'est un boulanger de Moreuil, cette fois, qui l'apporte. M. et Mme Dédier, revenaient en effet de Moreuil, en compagnie de leurs enfants M. et Mme Quenneben, quand, vers 21 h. 15, entre Foucaucourt et Estrées, ils aperçurent l'objet lumineux.

Même description que celle faite par les témoins précédents, mêmes observations sur le sens de la marche.

Etonnant récit
d'une commerçante amiénoise

Mais le plus étonnant récit est celui qu'a fait une commerçante amiénoise, Mme Nelly Mansart, épicière, 8 rue de la Mari[]e qui, dimanche revenait de Hérissart. Mme Mansart était accompagnée de voisins, M. et Mme Delaf[?]rée.

Les automobilistes venaient de quitter Hérissart lorsqu'ils aper4urent, dans le ciel, une boule éclatante qui, mieux observée leur apparut ensuite comme une collerette de champignon de couleur orange vif. Le diamètre était d'environ 6 à 8 mètres. Le "champignon" laissait échapper à sa partie supérieure, des flammes tournant du violet au verdâtre, tandis que des sortes de câbles pendaient au dessous.

Mme Mansart, qui conduisait la voiture, eut peur, d'autant plus que la "soucoupe" paraissait suivre la marche de l'auto, se tenant à une distance d'environ 130 mètres et volant en rase-motte.

Lorsque nous traversions un village, déclara Mme Mansart, l'engin le contournait et réapparaissait é la sortie, Il nous suivit ainsi pendant dix kilomètres environ.

A la sortie de Pierregot, je m'arrêtai. La soucoupe s'immobilisa et attendit, tournant en spirale pendant trois ou quatre cent mètres. Comme je redémarrais, elle nous suivit de nouveau.

Ce n'est qu'à Raineville, aux approches d'Amiens, que l'engin nous quitta définitivement, en direction de l'Ouest pour se perdre dans l'infini à une vitesse prodigieuse."

On conviendra que c'est là un récit impressionnant. Il faut encore y ajouter celui d'un boucher de Rue (Somme), M. Galland qui avec sa femme et son fils, revenaient de Berck en auto. Eux aussi furent suivis, pendant un certain temps, par un engin mystérieux de forme allongée et de couleur orange.

L'objet volait à basse altitude à une vitesse ne dépassant pas 30 à l'heure. Il disparut finalement dans la direction de St-Quentin-en-Tourmont, vers la mer.

D'autres personnes ont également observé le phénomène, toujours à la même heure, vers 21 h., dimanche soir.

Le Beuvrygeois facétieux a-t-il
commis des infractions au Code
qui n'avait point prévu
LE PROBLEME DES SOUCOUPES?

La découverte des généreuses distributions de (fausses) soucoupes par un retraité beuvrygeois a fait gros bruit et les services de la police, comme ceux de la gendarmerie se sont évertués à chercher hier les troubles qu'auraient pu causer la persistante facétie de M. D'Oliveira.

Combien de personnes ont-elles pu prendre pour de mystérieux engins de Mars les montgolfières de papier, habilement ajustées par le Portugais? On ne le saura sans doute jamais.

Il était possible que les nombreuses apparitions de dimanche dans tout le nord de la France aient eu le beuvrygeois pour auteur. Mais non, il faut, pour cleles-là, trouver une autre explication. Car, ce dimanche, M. D'Oliveira n'avait pas consacré à son passe-temps favori. Ce point a pu être rapidement vérifié. Qu'a donc bien pu troubler le brave santennais?

Certes, si un de ces engins avait percuté contre une meule, il courait le risque de provoquer un incendie. M. D'Oliveira protesta d'ailleurs avec force: il emploie, dit-il, de l'amiante, prenant ainsi toutes précautions. Et, pourtant, la montgolfière atterrie à Sailly-Labourse commençait bel et bien à brûler, à trois mètres d'une meule de paille d'ailleurs.

Et c'est pourquoi M. D'Oliveira "bénéficiera" d'une contravention. Serait-ce le terme de son invention? Une vieille loi, du 31 mai 1924, régit l'utilisation des aéronefs, établissant qu'on ne pourra en lancer dans le ciel qu'avec autorisation du préfet, sur avis du maire.

Et les prescriptions légales définissent que doit être considéré comme aéronef tout objet capable de s'élever dans les airs.

Ce sont donc 5.000 aéronefs que M. D'Oliveira a livré aux nuages!

Qu'il se rassure il ne sera pas contrevenant pour la totalité, il a commencé ses exploits avant 1918, à une époque où la loi en question n'existait pas. Et il y a prescription pour les délits antérieurs à 1931.

Ceci énoncé fort sérieusement, bien sûr.

[Ref. gus1:] JOURNAL "LE GUETTEUR DE LILLERS":

Scan

Entre nous...

UNE BONNE FARCE...

On amuse le public avec les soucoupes volantes. Et le public finit par marcher. Et par courir même.

Comme à Sailly-Labourse. Jusque dans une pâture, où la soucoupe a atterri. La nuit.

Ce n'était qu'un ballonnet.

J'en connais un qui devait bien rire.

N'est-ce pas M. Dollivera?

[Ref. lal1:] JOURNAL "L'AVENIR D'AUCHEL":

Scan

SAILLY
LABOURSE

LA SOUCOUPE VOLANTE
N'ETAIT QU'UN BALLONNET...

Dans la nuit de vendredi à samedi, des passants étaient intrigués par un engin illuminé, qui sillonnait le ciel. Alerté, le garde champêtre constata ce phénomène qui avait tendance à se rapprocher de la terre pour venir atterrir dans une pâture appartenant à M. Monvoisin cultivateur à Sailly-Labourse. Tout notre petit monde se porta sur les lieux, et trouva en guise de soucoupe volante, un simple ballonnet en papier d'une hauteur de 1 m. 20.

De quoi s'agissait-il?

Un brave retraité, M. Dollivera [sic], 60 ans, habitant route Nationale à Buevry [sic] passe ses heures de loisirs à confectionner des ballons en papier dont certains atteignent parfois 6 et 7 mètres de long. Il avait placé dans ce ballonnet de l'amiante imbibée de pétrole qu'il avait allumé! Il reprenait en somme le procédé de Montgolfier...

Avant la dernière guerre, M. Dollivera confectionnait déjà ce genre de ballonnets pour la fête nationale du 14 juillet.

Voilà de quoi donner à manger à la Presse quotidienne affamée de soucoupes volantes!

Explications:

Cas négatif, lanterne thaïlandaise.

Vous trouverez beaucoup plus d'informations sur les mini-montgolfières alias lanternes thaîlandaises construites par Mr. D'Oliveira ici.

Cet incident est celui qui a déclenché la recherche et l'identification de Victor d'Oliveira, fabricant artisanal de "lanternes thaïlandaises". On voir en [nmn1] qu'il est question d'ombres mouvantes dans l'engin qui auraient été interprétées comme "occupants", ce qui fait donc de ce cas une "rencontre rapprochée du troisième type" causée par une lanterne thaïlandaise. D'un autre côté, ce journal nous disait que les témoins "ont pu penser qu'il s'agissait d'êtres humains", au conditionnel, laissant un doute sur cette inteprétation qui pourrait avoir été inventée par le journaliste. J'adopte donc une classification "rencontre rapprochée du troisième type" mais avec cette réserve.

Mots clés:

(Ces mots clés sont uniquement destinés à aider les recherches et ne préjugent pas des faits.)

Sailly-Labourse, Pas-de-Calais, Irma Hennebelle, André Hennebelle, Ghislaine Hennebelle, Victor D'Oliveira, Dubois, Monvoisin, occupants, Beuvry-les-Béthune, papier, lanterne thaïlandaise, cas négatif, multiple, crash, débris, garde champêtre, atterrissage

Sources:

[----] indique des sources que je n'ai pas encore pu consulter.

Historique du document:

Version: Créé/changé par: Date: Description:
1.0 Patrick Gross 7 avril 2020 Première publication.
1.1 Patrick Gross 14 avril 2020 Addition [nmn2]. Dans le Résumé, addition du paragraphe "Dans le journal régional Nord-Matin du 7 octobre 1954..."
1.2 Patrick Gross 24 avril 2020 Addition [nmn1]. Dans le Résumé, addition des informations provenant de [nmn1], du paragraphe "En ce qui concerne la littérature ufologique..." Dans les Explications, addition du paragraphe "Cet incident est celui qui..."
1.3 Patrick Gross 18 juin 2020 Addition [ner1].
1.4 Patrick Gross 23 juin 2020 Addition [lib1].

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Cette page a été mise à jour le 23 juin 2020.