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La vague française de 1954:

La page d'accueil concernant les cas de la vague française de 1954 se trouve ici.

30 septembre 1954, Jouy-sur-Morin, Seine-et-Marne:

Référence pour ce cas: 30-sep-54-Jouy. Merci de citer cette référence dans toute correspondance avec moi en rapport avec ce cas.

Rapports:

[Ref. er1:] JOURNAL "L'ECHO REPUBLICAIN":

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SOUCOUPES

- SUITE DE LA PREMIERE PAGE -

tre. Ils ont pu l'observer pendant plus d'une heure.

LA ROCHELLE, 6. -- M. et Mme. Guillemoteau se trouvaient devant leur ferme lorsqu'ils ont aperçu, à un mètre environ du sol, une soucoupe sphérique pouvant mesurer 2 à 3 mètres de hauteur et d'un diamètre de 5 mètres. L'engin, qui ne produisait aucun bruit, s'arrêta quelques minutes, puis monta à la verticale. M. Guillemoteau, le lendemain, se rendit à l'endroit où il avait vu l'engin et put relever des traces huileuses sur l'herbe.

UN DISQUE SIFFLEUR

MELUN, 6. -- Le journal de Coulommiers "Le Pays Briard", publie une lettre adressée par un de ses lecteurs, M. E. Farnier, membre de la Société des ingénieurs civils de France, au sujet d'une soucoupe volante.

Dans cette lettre, M. Farnier précise qu'il a vu au-dessus de sa propriété, à Jouy-sur-Morin, un gros disque de 8 à 10 mètres de diamètre "tournant sur place en laissant échapper des lueurs rouges-violettes, avec un sifflement rappelant un peu l'arrivée d'un avion à réaction. L'engin était à environ 400 mètres de hauteur et plana plus de vingt minutes au-dessus de moi. J'ai donc, dit M. Farnier, eu le loisir de bien l'examiner. L'engin disparut ensuite en direction de Coulommiers".

Dans sa lettre, M. Farnier précise:

"Ancien commissaire auprès de l'Aéro-Club de France, ayant servi dans l'aviation, je n'ai pas été victime d'une hallucination et cet engin n'était pas un ballon-sonde, mais une aile épaisse circulaire planant sur place et se déplaçant à très grande vitesse en prenant progressivement de la hauteur."

SOUCOUPES A L'ITALIENNE

MANTOUE, 6. -- Le trafic a été interrompu pendant plus d'une heure au centre de Mantoue par des groupes de personnes rassemblées pour observer un étrange "objet blanc" qui, à une forte hauteur, se détachait nettement sur le fond du ciel bleu.

Après avoir effectué des évolutions extrêmement rapides, l'engin de forme sphérique - et qui d'après certains témoins, faisait partie "d'une formation de soucoupes volantes" - est resté pendant quelque temps immobile dans le ciel, avant de disparaître à l'horizon.

D'autre part les "Martiens" semblent vouloir aussi visiter l'Italie. En effet, un pêcheur de Roverbella, en province de Mantoue, a déclaré avoir été approché, la nuit dernière, par un "mystérieux individu", vêtu de rouge, qui lui aurait adressé "des mots inintelligibles" et qui se serait rapidement éloigné avant que le pêcheur ait eu le temps d'appeler sa femme.

[Ref. hm1:] JOURNAL "LE HAUT-MARNAIS REPUBLICAIN":

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LE VISAGE COUVERT DE POILS

ET LES YEUX COMME "UN OEUF DE CORBEAU"

tel est apparu l'occupant d'une soucoupe à un mitron du Finistère

Quimper. -- Vers 4 heures, mardi matin, M. Pierre Lucas, ouvrier boulanger à Loctudy (Finistère) qui était occupé à puiser de l'eau dans la cour de la boulangerie aperçut soudain dans la nuit un engin de la forme d'une soucoupe de 2 m. 50 à 3 mètres de diamètre. Il en vit sortir un individu mesurant environ 1 m. 20 qui s'approcha de lui et lui tapa sur l'épaule en articulant des paroles inintelligibles. L'ouvrier boulanger réussit à garder son sang froid et rentra au fournil où l'inconnu le suivit.

A la lumière, M. Lucas put dévisager le visiteur: il avait le visage ovale, tout couvert de poils et des yeux de la grosseur d'un oeuf de corbeau. Le jeune homme appela son patron mais avant que celui-ci ait eu le temps de descendre, l'inconnu avait disparu ainsi que sa soucoupe dont on ne retrouva aucune trace.

Un marchand de bière de Concarneau a, de son côté, déclaré avoir vu dans le ciel deux disques lumineux de la forme de tables rondes prolongées d'une sorte de queue. L'un des disques était immobile tandis que l'autre évoluait à proximité. Les deux disques disparurent au bout de dix minutes après avoir lancé une fusée.

En Italie aussi

Mantoue. -- Le trafic a été interrompu pendant plus d'une heure au centre de Mantoue par des groupes de personnes rassemblées pour observer un étrange "objet blanc" qui, à une forte hauteur, se déplaçait nettement sur le fond du ciel bleu.

Après avoir effectué des évolutions extrêmement rapides, l'engin, de forme sphérique - et qui, d'après certains témoins, faisait partie "d'une formation de soucoupes volantes" -- est resté pendant quelques temps immobile dans le ciel, avant de disparaître à l'horizon.

D'autre part, les "Martiens" semblent vouloir visiter aussi l'Italie. En effet, un pêcheur de Roverbella, en province de Mantoue, a déclaré avoir été approché, la nuit dernière, par un "mystérieux individu", vêtu de rouge, qui lui aurait adressé "des mots inintelligibles", et qui se serait rapidement éloigné avant que le pêcheur ait eu le temps d'appeler sa femme.

La soucoupe se transforme en cigare

Saint-Brieuc. -- Plusieurs Briochains ont aperçu la nuit dernière, une soucoupe volante qui prit la forme d'un cigare avant de disparaître. Ils ont pu l'observer pendant plus d'une heure.

Le même phénomène a été constaté à Trégueux où un cycliste est rentré chez lui effrayé par ce qu'il avait vu.

Cloués sur place

Deux soucoupes ont été aperçues dans le ciel clermontois. La première, à 10 kilomètres de Beaumont. Elle se déplaçait en direction Ouest-Est. Les témoins ont déclaré que l'engin se rapprocha d'eux et devint de moins en moins brillant. Quand il ne fut plus qu'à 150 mètres, ils ressentirent une "curieuse sensation" et furent comme cloués sur place. A ce moment se dégageait une odeur de nitro-benzine. Bientôt l'engin s'éloigna, le malaise cessa et la soucoupe disparut.

L'autre soucoupe a été aperçue au-dessus des côtes de Chanturgues, près de Clermont. Elle évoluait à la verticale et était d'un blanc brillant.

Une soucoupe a également été aperçue à Billom par un groupe de 30 personnes. L'engin évoluait au-dessus de la ville. Il se déplaçait à l'horizontale. Il a été visible pendant trois ou quatre minutes avant de disparaître. Une lumière intense se dégageai de l'appareil.

UN TEMOIN SERIEUX

Le journal de Coulommiers "Le Pays Briard" publie une lettre adressée par l'un de ses lecteurs, M. E. Farnier, membre de la Société des Ingénieurs Civiles de France, au sujet d'une soucoupe volante.

Dans cette lettre, M. Farnier précise qu'il a vu au-dessus de sa propriété à Jouy-sur-Morin un gros disque de 8 à 10 mètres de diamètre "tournant sur place en laissant échapper des lueurs rouges-violettes, avec un sifflement rappelant un peu l'arrivée d'un avion à réaction. L'engin était à environ 400 mètres de hauteur et plana plus de 20 minutes au-dessus de moi. J'ai donc, dit M. Farnier, eu le loisir de bien l'examiner. L'engin disparut ensuite en direction de Coulommiers."

Dans sa lettre, M. Farnier précise:

"Ancien commissaire auprès de l'Aéro-Club de France, ayant servi dans l'aviation, je n'ai pas été victime d'une hallucination et cet engin n'était pas un ballon-sonde, mais une aile épaisse circulaire planant sur place et se déplaçant à très grande vitesse en prenant progressivement de la hauteur."

[Ref. qh1:] JOURNAL "LE QUOTIDIEN DE LA HAUTE-LOIRE":

SOUCOUPES QUOTIDIENNES

Un ingénieur observe un gros disque tournant sur place qui planait à 400 mètres de hauteur

M. E. Farnier, membre de la société des ingénieurs civils de France, au sujet d'une soucoupe volante, vient d'adresser à un de nos confrères une lettre, dans laquelle il précise qu'il a vu au-dessus de sa propriété à Jouy-sur-Morin, un gros disque de 8 à 10 mètres de diamètre, tournant sur place en laissant échapper des lueurs rouges-violettes avec un sifflement rappelant un peu l'arrivée d'un avion à réaction.

"L'engin était à environ 400 mètres de hauteur et plana plus de vingt minutes au-dessus de moi. J'ai donc, dit M. Farnier eu loisir de bien l'examiner. L'engin disparut ensuite en direction de Coulommiers.

Dans sa lettre M. Farnier précise: "Ancien commissaire auprès de l'Aéro-club de France, ayant servi dans l'aviation, je n'ai pas été victime d'une hallucination et cet engin n'était pas un ballon sonde, mais une aile épaisse circulaire planant sur place et se déplaçant à très grande vitesse en prenant progressivement de la hauteur."

[...]

(Article complet ici).

[Ref. co1:] JOURNAL "LE COURRIER DE L'OUEST":

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CA SE CORSE

Un hebdomadaire parisien vient de publier un témoignage vraiment troublant. Celui de M. Eugène Farnier, un des pionniers de l'aviation, ancien pilote et constructeur d'avions, qui fut le moniteur de Roland Garros et de Guynemer.

M. Farnier a eu un long entretien avec l'ingénieur Leduc, le père de l'avion le plus rapide du monde, que les déclarations de son interlocuteur ont profondément troublé.

Le 30 septembre dernier, M. Farnier observa pendant vingt minutes une soucoupe volante qui se balançait légèrement à 300 mètres au-dessus de sa propriété de Jouy-sur-Morin. De nombreux témoins confirmèrent cette apparition et la question fut même évoquée devant le conseil municipal du lieu.

Avant de s'enlever dans les airs à très grande vitesse, l'engin bascula sur lui-même, montrant son profil à l'observateur qui en fit un croquis. Ce croquis ressemble étrangement à celui d'un prétendu cigare qu'un douanier de Marignane vit se poser à 100 mètres devant lui, sur l'aérodrome, en octobre 1952. La simplicité de ce douanier et les compétences des M. Farnier militent en faveur de leurs témoignages. Allons-nous enfin y voir clair?

[Ref. fd1] JOURNAL "FRANCE-DIMANCHE":

Ce journal a publié une collection de dessins de troisième main représentant certaines des différentes formes de soucoupes volantes alléguée vues en 1954:

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Vallée du Grand-Morin

On remarquera le style sous-marin de la soucoupe haute de deux mètres, longue de dix, au fond rayé de traits noirs. Observée par M. Farnier, ancien pilote dont le rapport a troublé le célèbre ingénieur Leduc.

[Ref. ef1:] EUGENE FARNIER (LE TEMOIN):

Document

Est-ce une arme nouvelle?
ou un engin interplanétaire?

J'ai vu
de mes yeux vu pendant
20 minutes une VRAIE
Soucoupe
Volante

Par Eugène Farnier
Ancien commissaire agréé de l'Aéro-Club de France

Document

Ce petit opuscule n'a que la prétention de démontrer au grand public l'existence réelle des Soucoupes volantes. Il confirme la description que j'en ai faite verbalement le 9 octobre à l'émission de Jean Nohain et André Leclerc à Radio Luxembourg, le 23 octobre au Club du faubourg et demain à la Télévision.

Mes paroles ne peuvent être mieux reproduites que dans l'article de France-Dimanche, N. 425, du 17 octobre 54 et mon dialogue avec la Compétence qu'est le Docteur de l'Université de Paris, l'ingénieur René Leduc, l'as de la vitesse aérienne.

26 oct. 1954
E. Farnier
Ingénieur civil.

(Extrait de France-Dimanche, N. 425)

ENFIN

... premier témoignage
vraiment troublant

Ce qu'en pense l'ingénieur Leduc, spécialiste de l'avion-fusée.

Soucoupes, cigares, disques volants ont dessiné cette semaine une véritable ombrelle au-dessus de nos têtes: les témoignages ont afflué de tous les coins du pays. Mais France Dimanche n'a voulu retenir qu'un seul d'entre eux, le plus troublant parce que le plus sérieux. Il émane, en effet, d'un ancien ingénieur de l'aéronautique civile, M. Eugène Farnier, qui a observé une

Document

soucoupe pendant vingt minutes, et dont il est impossible de mettre la bonne foi en doute. Cependant, pour que ce témoignage soit passé au crible de la plus sévère critique, nous avons mis M. Farnier en présence de l'ingénieur René Leduc, inventeur de l'engin le plus révolutionnaire de ces dernières années: "le tuyau de poêle volant", appareil à tuyère, dont le prototype définitif, le 022 [1], approchera la 4000 kilomètres à l'heure, et est actuellement ce qu'un terrien fait de mieux dans le domaine des supervitesses. M. Leduc, qui est sceptique quant à la possibilité technique des "soucoupes volantes", à écouté M. Farnier, lui a posé des questions et l'a forcé dans ses derniers retranchements. Il reconnait que M. Farnier n'est pas un imposteur et qu'il subsiste dans son témoignage un élément irréductible.

Peu de chance que la soucoupe de Coulommiers soit un engin terrestre.

M. Eugène FARNIER a 75 ans. Il est aujourd'hui retiré à Jouy-sur-Morin. Il a derrière lui toute une vie consacrée à l'aviation. Il fut un des premiers pilotes d'avion en 1907. Premier commissaire d'aéro-club, c'est lui qui fit passer son brevet de pilote, le 15 juillet 1910, à Roland Garros. C'est lui encore qui donna ses premières leçons de pilotage à Guynemer. Blessé au cours d'un atterrissage forcé à Etampes, à l'occasion de la course Paris-Pau en 1910, M. Eugène Farnier, pilote militaire, pendant la grande guerre, devait être à nouveau grièvement blessé au cours d'un engagement avec l'ennemi. En 1922, il fonda un prix pour encourager le vol à voile. Constructeur d'avions entre les deux guerres, rien de ce qui touche, de près ou de loin l'aviation ne lui est inconnu. Il sait donc de quoi il parle. C'est maintenant un vieillard très vert, actif, positif, dont les observations ont été justement prises en considération par M. Leduc.

Voici le dialogue que les deux hommes, spécialistes et passionnés de l'aviation, ont échangé, lundi, dans le bureau de l'industriel, à Argenteuil.

M. Farnier expose d'abord les circonstances dans lesquelles la "soucoupe" lui est apparue:

M. FARNIER. -- C'était le 30 septembre. J'étais avec mon chien dans la vigne que je possède au lieu dit "les Gailles" au flanc de la colline qui surplombe le village et la vallée du Grand-Morin. C'est un endroit stratégique. Les Allemands pendant l'occupation y avaient construit une tour d'obser-

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L'ingénieur Leduc, à gauche, pose des questions à M. Eugène Farnier. Le spécialiste de l'avion-fusée est troublé par les précisions du pionnier de l'aviation qui a "vu" une soucoupe. En bas, la soucoupe dessinée selon les données de M. Farnier.

vation. Soudain, j'entendis un sifflement analogue à celui que font les avions à réaction mais beaucoup plus faible. Le bruit me fit dresser la tête. Je perçus un vrombissement et je vis l'engin au-dessus de moi, à une hauteur de trois à quatre cent mètres. Il avait la forme d'une lentille dont le diamètre pouvait avoir de huit à dix mètres.

Document

M. LEDUC. -- Vous entendiez un ronflement, mais l'appareil ne tournait pas?

M. FARNIER. -- Si, il tournait à cent tours minutes environ, mais encore trop vite pour que je puisse voir les hublots dont il semblait pourvu à sa partie supérieure. Je n'ai d'ailleurs vu cette partie, surmontée d'une coupole de 50 cm, qu'au moment où l'engin s'est envolé.

M. LEDUC. -- Il faisait beau?

M. FARNIER. -- Oui, le ciel était très clair. Il n'y avait pas de nuages. Il était 17 heures 20.

M. LEDUC. -- Alors l'engin volait sur place?

M. FARNIER. -- Oui, comme s'il était en observation ou qu'on y fit des photographies aériennes.

M. LEDUC. -- De quelle teinte était l'appareil

M. FARNIER. -- Gris brillant comme s'il était construit en aluminium.

M. LEDUC. -- Avez-vous observé une fumée?

M. FARNIER. -- Oui, je voyais très bien des échappements assez serrés sur le pourtour de la "lentille."

M. LEDUC. -- Est-ce que vous voyiez des flammes?

M. FARNIER. -- Oui, elles étaient de couleur rouge violet. Lorsque l'engin disparut, comme le jour baissait, ces lueurs se reflétaient sur sa paroi polie, ce qui explique que les autres témoins aient cru voir une boule de feu.

M. LEDUC. -- Jusqu'à présent, toutes les personnes qui avaient vu des "soucoupes" n'avaient entendu aucun bruit accompagnant leurs évolutions. Vous semblez être le premier à avoir perçu un sifflement. Etait-il aussi fort que le sifflement émis par un avion à réaction?

M. FARNIER. -- Non. Je vois des appareils à réaction à Villaroche, où je vais souvent, et au-dessus de chez moi, car Jouy est à quelques kilomètres de l'aéroport de Voisin ou se posent les appareils de la base de Dijon.

A ce moment on entend dans le bureau de M. Leduc le sifflement d'un moteur que des ouvriers font tourner dans un atelier voisin.

M. LEDUC. -- Vous entendez un petit moteur à 100 kilos de poussée, enfermé à cinquante mètres. Etait-ce aussi fort?

M. FARNIER. -- Oh non! Pas si puissant... Je n'ai pas eu l'impression que ce bruit était causé par un moteur ou un réacteur, mais plutôt par une turbine.

M. LEDUC. -- Je reste encore sceptique. Vous dites que l'engin est resté sur place. Combien de temps?

M. FARNIER. -- Vingt minutes. Il tournait sur place en montant et en descendant légèrement sans déplacement

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latéral. Tout à coup, il s'est incliné et il est monté presque à la verticale à une vitesse prodigieuse, sans doute de l'ordre de plusieurs milliers de kilomètres à l'heure.

M. LEDUC. -- Et ce n'était pas un avion à réaction? Excusez-moi d'insister.

M. FARNIER. -- Non, je vous l'ai déjà dit. J'en vois tous les jours. Ce qui m'étonne toutefois, c'est que le radar de Voisin ne l'ai pas perçu.

M. LEDUC. -- Si l'engin volait à une vitesse supersonique, vous auriez du entendre le bang classique.

M. FARNIER. -- Rien de semblable. Seulement, au départ, le sifflement de l'air coupé par l'appareil.

M. LEDUC. -- C'est ahurissant!

M. FARNIER. -- Je sais. Moi-même, je doutais de ce que je voyais. Je me suis pincé pour me convaincre que je ne rêvais pas. Cela a duré vingt minutes. J'ai regardé ma montre.

M. LEDUC. -- L'engin était-il épais? Ce n'était pas un disque?

M. FARNIER. -- Il pouvait avoir deux mètres dans sa plus grande hauteur.

M. LEDUC. -- Et vous n'avez rien observé d'autre? Un train d'atterrissage par exemple?

M. FARNIER. -- J'ai aperçu des traits noirs au-dessous de l'appareil, mais il tournait trop vite pour que je distingue de quoi il s'agissait exactement.

M. LEDUC. -- Dans l'état actuel de la technique, un engin tel que celui que vous me décrivez est impossible à réaliser. Je construis un appareil supersonique d'avant-garde, le 022; et bien il ne pourrait rester ainsi vingt minutes sur place et gagner en quelques secondes l'accélération que vous prêtez à cet engin. En tout cas, ce ne peut être un appareil français.

M. FARNIER. -- Certainement pas.

M. LEDUC. -- Vous n'avez perçu aucun signe de vie à l'intérieur?

M. FARNIER. -- Il m'a semblé voir l'intérieur de l'engin éclairé, mais je ne peux rien affirmer à cause de sa rotation constante.

M. LEDUC. -- Mais comment si cet appareil était aussi lisse, avez-vous pu le voir tourner sur lui-même?

M. FARNIER. -- A cause des échappements qui lui faisaient comme un halo.

M. LEDUC. -- Je vois que vous êtes au courant. Vous connaissez les appareils modernes.

M. FARNIER. -- Je suis un vieux de l'aviation.

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M. LEDUC. -- Je ne vois pourtant pas comment un appareil de ce type propulsé par l'énergie thermique pourrait parcourir de grandes distances. Si l'on admet qu'il a été fabriqué à l'étranger, en U.R.S.S. ou aux U.S.A., par exemple, il lui faudrait une effarante quantité de carburant.

M. FARNIER. -- Et si nous ne connaissions pas ce carburant? S'il était d'origine atomique?

M. LEDUC. -- L'énergie atomique n'est pas encore suffisamment domptée pour faire fonctionner un moteur à la volonté du pilote. Je sais qu'il y a le "Nautilus", le sous-marin atomique des américains, mais à ma connaissance on ne peut pas atteindre en l'air une vitesse aussi grande que celle qui semble être l'apanage des "soucoupes". Au lieu des 10 000 calories nécessaires par kilo de carburant, il en faudrait 100 000. A propos, y a-t-il eu à un moment donné une émission de flammes plus importantes?

M. FARNIER. -- Oui, quand l'engin s'est envolé, mais guère plus.

M. LEDUC. -- Quand l'engin eut disparu, avez-vous entendu un bruit quelconque?

M. FARNIER. -- Non. Et quand il est passé au-dessus de Jouy, à 2000 mètres d'altitude, les témoins n'ont rien entendu non plus.

M. LEDUC. -- C'est étonnant. Quand l'appareil était au-dessus de vous, êtes-vous certain qu'il n'était pas à plus de 300 ou 400 mètres de hauteur?

M. FARNIER. -- Oui, car je me suis repéré sur un arbre? J'ai l'habitude de mesurer rapidement un angle.

M. LEDUC. -- Je pense que les services officiels devraient se pencher sur ce problème.

M. FARNIER. -- Peut-être s'agit-il d'une arme nouvelle.

M. LEDUC. -- Dans ce cas, pourquoi prendre le risque de faire voler un tel engin au-dessus d'un pays étranger au risque d'une panne. Tous les appareils mécaniques ont des ennuis. Comment expliquer qu'on enverrait un engin aussi exceptionnel "se balader à la campagne". Les appareils connus consomment beaucoup. Ainsi le "Comète" [2] emporte 40% de son poids. L'appareil qui peut emporter le plus de carburant était le "Messerschmitt 163" [3] avec 50%. En admettant que l'engin que vous avez vu pèse deux tonnes, il y aurait donc dans ses réservoirs une tonne de combustible. Mais avec une tonne de carburant on ne va pas loin. Alors on ne s'amuse pas à rester pendant vingt minutes sur place à gaspiller de l'énergie.

M. FARNIER. -- Oui, mais peut-être s'agit-il d'un carburant que nous ne connaissons pas...

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M. LEDUC. -- Croyez-vous qu'une puissance étrangère qui posséderait ce carburant enverrait l'engin qui l'utilise survoler les autres nations au risque d'un accident qui permettrait de découvrir son secret? Il y a autre chose: l'échauffement du métal, provoqué par l'échauffement de l'air sur les parois (A 4000 km.-heure, par exemple, la température serait de 600°.) Comment les passagers pourraient-ils vivre à l'intérieur d'une carlingue légère?

M. FARNIER. -- Il est peut-être possible de les isoler.

M. LEDUC. -- Je vous crois, mais je cherche à comprendre.

M. FARNIER. -- Vous pouvez me croire.

M. LEDUC. -- Vous disiez que vous avez vu l'engin planer. Ne s'agirait-il pas d'une hélice, qui tournant à grande vitesse, vous aurait donné l'impression d'un disque?

M. FARNIER. -- Non. C'était plein comme une grosse lentille.

M. LEDUC. -- Autre chose: pour la sustentation; si vous faites tourner un engin de cette forme, il va tomber.

M. FARNIER. -- Mais c'est justement peut-être parce qu'il tourne qu'il ne tombe pas.

M. LEDUC. -- Non, car s'il reste sur place il doit fatalement tomber, à moins qu'il y ait une aspiration par le dessus, que vous n'auriez pas remarquée.

L'avion fusée conçu et réalisé par l'ingénieur Leduc.

M. FARNIER. -- C'est possible, car j'étais placé au-dessous de l'appareil et je n'ai vu sa partie supérieure qu'à la fin, lorsqu'il s'est incliné pour s'envoler, donc pas assez longtemps.

M. LEDUC. -- Il est dommage que les "soucoupes volantes" apparaissent toujours à la campagne. On n'en a jamais vu au-dessus de Paris, comme vous en avez vu une à Jouy. Si l'on en apercevait une à 300 mètres au-dessus de la capitale, cela provoquerait au moins une interpellation à l'Assemblée nationale.

M. FARNIER. -- On n'en a pas vu à Paris, mais au-dessus de Melun. Le même jour que moi. D'ailleurs je ne suis pas seul à Jouy à avoir vu cet engin. Il en a été question au conseil municipal, ce qui m'a poussé à me manifester. Je sais qu'il y a eu non loin de moi des paysannes qui l'ont aperçu, elles ont dit qu'il s'agissait là de signes annonciateurs de la fin du monde.

M. LEDUC. -- Si j'avais vu ce que vous avez vu, je n'aimerait pas que l'on se moquât de moi. Je dois avoué que vous m'avez ébranlé, mais je persiste à penser que la main humaine ne peut encore construire de machines aussi ahurissantes.

M. FARNIER. -- Alors?

M. LEDUC. -- Alors il faudrait imaginer que les soucoupes volantes proviennent d'une autre planète ce que l'astronomie interdit de croire dans l'état actuel de la Science...

Argenteuil, 11 oct. 1954

CONCLUSIONS:

Depuis, la presse annonce que ce pourrait bien être un phénomène d'ionisation, ce qui produirait une illusion d'optique.

Or, en ce qui concerne l'appareil que j'ai réellement vu, il n'y a aucune hallucination, ni aucun doute possible, c'était bien un appareil métallique évoluant et vrombissant au-dessus de moi.

Or, le problème est certainement le suivant.

C'est une nouvelle arme moderne très probablement planétaire et que pour le moment on ne veut pas divulguer au grand public.

A mon avis, c'est un engin de recherches scientifiques en temps de paix, ce qui expliquerait ses survols successifs d'une région actuellement prospectée, mais qui en cas de guerre deviendrait une arme nouvelle terrible.

E. FARNIER.

CALCUL DE LA VITESSE D'UNE SOUCOUPE
pour 10 heures:

a = 3g à plus ou moins 30 m/s2
V = at
= 30 x 60 = 1 800 m/s
1 800 x 60 = 108 000 m/s
108 000 X 3,6 donne plus ou moins 400 000 Km h
après 10 H à V = Cte
L = 400 000 x 10 = 4 millions de kilomètres.

[Ref. jg1:] JIMMY GUIEU:

Jimmy Guieu indique que le 30 septembre 1954, à 17:20, Eugène Farnier, un des pionniers de l'aviation et premiers pilotes d'avion, qui a donné des leçons de pilotage à l'as de la Première Guerre Mondiale Charles Guynemer et a consacré toute sa vie à l'aviation, promenait son chien à Jouy-sur-Morin, lorsqu'il a assisté à un spectacle qui l'a laissé stupéfait. Jimmy Guieu donne le récit suivant d'Eugène Farnier:

"J'ai d'abord perçu un sifflement analogue à celui d'un avion à réaction mais beaucoup plus faible puis, à 300 ou 400 m au-dessus de moi, j'ai vu un appareil en forme de lentille de 8 à 10 m de diamètre et de 2 m d'épaisseur. Il était gris, brillant comme l'aluminium et dégageait des flammes rouges et violettes. L'engin est resté sur place pendant 20 minutes en tournant sur lui-même à 300 tours/mn environ. Tout à coup, il s'est incliné et est monté à la verticale à une vitesse prodigieuse de plusieurs milliers de Km/h, sans faire de bang supersonique! J'ai alors distingué la présence de hublots et d'une coupole de 50 cm."

[Ref. jv6:] JACQUES VALLEE:

Jacques Vallée indique que M. Farnier de la Société des ingénieurs civils de France a fait en 1954 la description qui suit:

"J'ai vu passer au-dessus de ma propriété, à Jouy-sur-Morin, un gros disque de 8 à 10 m de diamètre, tournant sur place et laissant échapper des lueurs rouge-violet, avec un sifflement rappelant un peu l'arrivée d'un avion à réaction. L'engin était à environ 400 m de hauteur et plana plus de vingt minutes au-dessus de moi. J'ai donc eu le loisir de bien l'examiner. L'engin disparut ensuite en direction de Coulommiers."

"Ancien commaissaire auprès de l'Aéro-Club de France, ayant servi dans l'aviation, je n'ai pas été victime d'une hallucination et cet engin n'était pas un ballon-sonde, mais une aile épaisse circulaire planant sur place et se déplaçant à très grande vitesse en prenant progressivement de la hauteur".

Jacques Vallée indique qu'il s'agit d'une lettre du témoin à un journal de Coulommiers.

Il propose ensuite de baptiser cette sorte d'objet "disque Farnier".

[Ref. jv5:] JACQUES VALLEE:

166 -003.27240 4879800 30 09 1954 * (JOUY/MORIN) F 0011 3 G

[Ref. hd1:] "HENRI DURRANT":

L'auteur note qu'en 1955 a été publié "J'ai vu, de mes yeux vu, une vraie soucoupe volante", par Eugène Farnier.

[Ref. fr1:] MICHEL FIGUET ET JEAN-LOUIS RUCHON:

Les auteurs indiquent que le 30 septembre 1954 à Jouy-sur-Morin à 17:20, Eugène Farnier, ancien commissaire agréé de l'aéro-club de France, ancien ingénieur de l'aéronautique civile, assure avoir observé durant près de vingt minutes un engin de forme lenticulaire à 300 ou 400 mètres au-dessus du lieu-dit "Les Cailles". L'engin laissait échapper des flammes de couleur rouge-violet et le témoin a entendu un sifflement quand il a tourné sur lui-même

Les auteurs notent que d'après Gérard Lebat le cas serait un canular.

[Ref. jc1:] JACQUES COSTAGLIOLA:

L'auteur indique que le 30 septembre 1954, Eugène Farnier, dans sa propriété de Seint-et-Marne, a observé un disque d'aspect métallique en sustentation 20 minutes, en rotation, avec un faible sifflement, de 10x2 mètres, avec des flammes par des orifices inférieurs.

[Ref. go1:] GODELIEVE VAN OVERMEIRE:

L'ufologue Belge indique qu'en 1954, le 30 septembre, en France, à Jouy sur Morin - Grand Morin (Seine et Marne) "Eugène Farnier se trouvait à 17 h 20 dans ses vignes au lieu-dit "Les Gailles" quand il entendit un sifflement comme d'un avion à réaction mais beaucoup plus faible. A 300 ou 400 m évoluait un objet d'apparence aluminium. A sa périphérie il y avait des échappements rouges-violets, il avait une dizaine de mètres de diamètre et un cockpit bombé avec à sa base quatre hublots. L'engin resta 20 minutes sur place montant et descendant légèrement. Tout à coup il s'inclina, présentant des traits noirs sur au-dessous, monta à la verticale en émettant plus de luminosité et disparut."

Elle indique que la source est "Jimmy GUIEU: Black-out sur les S.V.' - FLEUVE NOIR 1956 - p. 163".

[Ref. jb1:] JEROME BEAU:

Septembre 1954

30

17:20 Eugène Farnier 6 promène son chien à Jouy-sur-Marin, lorsqu'il assiste à un spectacle qui le stupéfie : J'ai d'abord perçu un sifflement analogue à celui d'un avion à réaction mais beaucoup plus faible puis, à 300 ou 400 m au-dessus de moi, j'ai vu un appareil en forme de lentille de 8 à 10 m de diamètre et de 2 m d'épaisseur. Il était gris, brillant comme l'aluminium et dégageait des flammes rouges et violettes. L'engin est resté sur place pendant 20 mn en tournant sur lui-même à 300 tours/mn environ. Tout à coup, il s'est incliné et est monté à la verticale à une vitesse prodigieuse de plusieurs miliers de km/h — sans faire de bang supersonique ! J'ai alors distingué la présence de hublots et d'une coupole de 50 cm.

[Ref. lc1:] LUC CHASTAN:

Luc Chastan indique que dans le Seine et Marne à Jouy sur Morin, le 30 septembre 1954, "Eugène Farnier (un des premiers pilotes d'avion en 1907 ; il donna des leçons de pilotage à Guynemer et consacra toute sa vie à l'aviation) promène son chien, lorsqu'il assiste à un spectacle qui le stupéfie : "J'ai d'abord perçu un sifflement analogue à celui d'un avion à réaction mais beaucoup plus faible puis, à 300 ou 400 m au-dessus de moi, j'ai vu un appareil en forme de lentille de 8 à 10 m de diamètre et de 2 m d'épaisseur. Il était gris, brillant comme l'aluminium et dégageait des flammes rouges et violettes. L'engin est resté sur place pendant 20 mn en tournant sur lui-même à 300 tours/mn environ. Tout à coup, il s'est incliné et est monté à la verticale à une vitesse prodigieuse de plusieurs miliers de km/h, sans faire de bang supersonique ! J'ai alors distingué la présence de hublots et d'une coupole de 50 cm."

Luc Chastan indique que la source est "RR0 ** http://www.rr0.org".

[Ref. wi1:] WIKIPEDIA FR:

Eugène Farnier

Eugène Farnier, pilote et constructeur d'avions, membre de la Société des Ingénieurs Civils de France (aujourd'hui CNIF) et Commissaire auprès de l'Aéro-club de France, est un des pionniers de l'aviation.

Il fut un des premiers pilotes d'avion en 1907. Eugène Farnier fut surtout le premier commissaire d'aéro-club, et c'est lui qui fit passer son brevet de pilote, le 15 juillet 1910, à Roland Garros, et qui donna ses premières leçons de pilotage au futur "as" Guynemer. Blessé au cours d'un atterrissage forcé à Étampes en 1910 (course Paris-Pau), Eugène Farnier a été ensuite pilote militaire pendant la Première Guerre mondiale, où il devait être à nouveau grièvement blessé au cours d'un engagement avec l'ennemi. En 1922, il fonda un prix pour encourager le vol à voile, il a été aussi constructeur d'avions dans l'entre-deux-guerres.

Retraité après la Seconde Guerre Mondiale sur la commune de Jouy-sur-Morin, c'est là à l'âge de 75 ans, que le 30 septembre 1954, il témoigne avoir aperçu un OVNI sur le territoire de la commune, au-dessus du Chemin des Gailles. Si l'affaire n'est qu'un des nombreux témoignages de ce que l'on appelé "la vague française" de 1954 sur les observations d'OVNI, l'affaire sera répercutée par de nombreux médias de l'époque, du fait de la personnalité et du CV aéronautique du témoin : quotidien Le Quotidien de la Haute-Loire (8 octobre 1954), quotidien Le Courrier de l'Ouest (19 octobre 1954), hebdomadaire France-Dimanche (17 octobre 1954), Radio Luxembourg (futur RTL, le 23 octobre 1954) et la RTF (Télévision, le 24 octobre 1954).

La source pour l'affaire d'OVNI est notée comme "Page consacré à 'l'affaire Farnier' sur un site de recensement ufologique" avec un lien pointant vers la présente page.

[Ref. wi2:] WIKIPEDIA FR:

Témoignage d'O.V.N.I. le 30 septembre 1954 : en fin d'après-midi du 30 septembre 1954, Eugène Farnier, membre de la société des ingénieurs civils de France, dit avoir observé pendant 20 minutes une soucoupe volante au-dessus du lieu-dit "Les Gailles"[118]. C'est surtout la personnalité de l'observateur, pionnier historique de l'aviation française retraité à Jouy, qui a contribué à médiatiser alors cette affaire avec beaucoup d'interviews (dans quotidiens nationaux, à la radio, et jusqu'en séance du conseil municipal de Jouy-sur-Morin). Elle est aussi socialement à recontextualiser dans le cadre de la « vague française » de 1954, qui constitue à elle seule 2% des statistiques d'observations d'OVNI (ou PAN) recensées dans le monde.

[Ref. pb1:] JOURNAL "LE PAYS BRIARD":

Jouy-sur-Morin

LA BRIE DE L'ETRANGE 2/6: la "vraie soucoupe" de Jouy-sur-Morin

30 septembre 1954. Un habitant de Jouy-sur-Morin voit une soucoupe volante. "Le Pays Briard" n'y croit pas et se fait taper sur les doigts...

Septembre 1954. Les soucoupes volantes, ovni et autres vaisseaux extra-terrestres foisonnent en France et en Europe. La Brie n'y échappe pas et, outre le cas de Quincy-Voisins – Maisoncelles – Mouroux évoqué dans notre dernier numéro, on signale des "apparitions" du même genre à Melun et à Rebais... Le Pays Briard est alors dubitatif, c'est le moins que l'on puisse dire et votre bihebdomadaire préféré ne fait un gros titre que lorsqu'on croit avoir démasqué des plaisantins, les fameux cantonniers columériens (lire notre dernière édition) qui auraient finalement reconnu devant les gendarmes avoir voulu simplement s'amuser un peu...

Ne titrant à la une sur le sujet des ovni que pour mettre en avant cette mystification, notre journal s'attire les foudres d'un des pontes de l'aviation pionnière, Eugène Farnier*. L'homme, alors âgé de 75 ans, mais "encore très vert", comme le disent les gazettes du temps, habite Jouy-sur-Morin et, par courrier, fait part à notre directeur d'événements extraordinaires dont il a été le témoin direct: "Vers 5h20, le soir [du 30 septembre 1954 donc, NDLR], étant sur ma propriété dit "Les Gailles", à Jouy-sur-Morin, j'ai eu mon attention attirée par un sifflement rappelant un peu l'arrivée d'un avion à réaction. Et quelques secondes plus tard, exactement au-dessus de moi, j'aperçus un gros disque de 8 à 10 mètres de diamètre tournant sur place en laissant échapper des lueurs rouge-violet. Il était à environ 400 mètres de hauteur pas plus, et cet engin plana plus de 20 minutes au-dessus de moi. J'ai donc eu le loisir de bien l'examiner ; puis après il disparut dans la direction de Coulommiers. J'ai su depuis qu'il avait été aperçu une demi-heure plus tard vers Melun (relaté par "L'Aurore"). Je n'ai rien dit. A quoi bon convaincre les incrédules."

Un témoin fiable

Et l'ancien aviateur se défend par avance des accusations d'hallucinations: "Ancien commissaire auprès de l'Aéro-club de France, ayant servi dans l'aviation, je n'ai pas été victime d'une hallucination, et ce n'était pas un ballon-sonde, mais exactement une aile épaisse circulaire planant sur place et ensuite se déplaçant à très grande vitesse en prenant progressivement de la hauteur. Mon gendre, polytechnicien, m'a relaté avoir, avec des amis, vu dans la région de Grenoble, un appareil identique Cette sorte d'engin existe donc réellement quoiqu'en disent ceux qui ne les ont pas vus."

Et il ajoutait un post-scriptum furieux à l'encontre de notre directeur: "Soyez assuré qu'après la campagne de presse mettant en doute la réalité des soucoupes volantes, les témoins s'abstiendront de peur de se couvrir de ridicule."

"Un tel engin est impossible"

Plus tard, Eugène Farnier contera son aventure sur les ondes de Radio Luxembourg et un petit opuscule sera publié pour retranscrire son interrogatoire par l'ingénieur René Leduc, alors concepteur d'un avion fusée très prometteur. Dans ce document, quelques précisions supplémentaires sont apportées: l'engin aurait été "gris brillant comme s'il était construit en aluminium" et il aurait très probablement été habité, "Il m'a semblé voir l'intérieur de l'engin éclairé, mais je ne peux rien affirmer à cause de sa rotation constante."

M. Farnier, fort de son expérience, pensait à une "arme nouvelle", mais son interlocuteur, René Leduc, n'y croyait pas: "Dans l'état actuel de la technique, un engin tel que celui que vous me décrivez est impossible à réaliser."

L'ingénieur Leduc, concepteur d'appareils supersoniques, pensait la chose impossible parce qu'il ne savait pas la faire, mais l'était-elle vraiment ? Le mystère de Jouy-sur-Morin est demeuré et toutes les hypothèses sont encore de nos jours ouvertes...

Jean-Michel ROCHET

* Membre de la société des ingénieurs civils de France, ancien commissaire de l'Aéro-club de France, ayant servi dans l'aviation durant la Grande Guerre, premier moniteur de Guynemer et examinateur ayant fait passer son brevet à Roland Garros.

[Ref. ub1:] "UFO-DATENBANK":

Cette base de données a enregistré ce même cas 5 fois:

N° de cas Nouveau N° de cas Enquêteur Date d'observation CP Lieu d'observation Pays d'observation Heure d'observation Classification Commentaires Identification
19540930 30.09.1954 Jouy Morin France 17.20
19540930 30.09.1954 Jouy Morin France NL
19540930 30.09.1954 Jouy Morin France NL
19540930 30.09.1954 Coulomiers France
19540930 30.09.1954 Grand Morin France 17.20 DD

Notes:

Avion Leduc

Explications:

Non encore recherchée. Canular.

Mots clés:

(Ces mots clés sont uniquement destinés à aider les recherches et ne préjugent pas des faits.)

Jouy-sur-Morin, Seine-et-Marne , Eugène Farnier, disque, fumée, échappement, gris, brillant, stationnaire, durée, supersonique, dôme, hublots, éclairé, son, sifflement, multiple, pilote, engin, soucoupe, rotation, aluminium

Sources:

[---] indique des sources que je n'ai pas encore pu consulter.

Historique du document:

Version: Créé/changé par: Date: Description:
0.1 Patrick Gross 5 juillet 2007 Première publication.
1.0 Patrick Gross 11 février 2010 Conversion de HTML vers XHTML Strict. Première version formalisée. Additions [go1], [jb1], [lc1], [wi1], [wi2].
1.1 Patrick Gross 19 juin 2010 Additions [jv5], [jv6].
1.2 Patrick Gross 29 octobre 2016 Additions [er1], [ub1].
1.3 Patrick Gross 9 janvier 2017 Additions [hm1].

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Cette page a été mise à jour le 9 janvier 2017.