France 1954 -> AccueilCliquez!
This page in EnglishClick!

La vague française de 1954:

La page d'accueil concernant les cas de la vague française de 1954 se trouve ici.

11 octobre 1954, île d'Oléron, Charente-Maritime:

Référence pour ce cas: 11-oct-54-Oléron. Merci de citer cette référence dans toute correspondance avec moi en rapport avec ce cas.

Résumé:

Parmi les quelques histoires vraiment ridicules que la presse avait largement publiées, sans aucun travail d'enquête, peut-être juste pour amuser, il y a eu celle de la rencontre de "deux jolies martiennes" par un soi-disant instituteur en vancances sur l'ile d'Oléron en Charente-Maritime.

On disait par exemple: "Voici maintenant la visite que tout le monde espérait: celle des Martiennes. C'est M. Martin qui a eu la joie d'être le premier à les accueillir."

"M. Martin est actuellement en congé dans l'Ile d'Oléron. Il se repose, en contemplant les vagues et les pinèdes, du lourd climat d'Afrique sous lequel il apprend à lire et à écrire aux petits noirs. La promenade est son passe-temps favori. Celle qu'il a faite lundi marquera en tout cas dans sa mémoire. Au détour du chemin qui fleurait bon l'automne, il aperçut deux jolies personnes qu'il identifia comme étant des Martiennes. Elles mesuraient environ 1m70, étaient bottées, gantées et casquées de cuir. M. Martin, à peine revenu de sa surprise, voulut entamer la conservation, mais ne réussit pas à se faire comprendre."

"Alors les deux Martiennes se saisirent de son stylo et de son carnet pour y tracer des signes du reste incompréhensible."

On conclut que "M. Martin aurait conservé pieusement ce manuscrit."

Rapports:

[Ref. ha1:] JOURNAL "LE HAVRE":

Scan

SOUCOUPES VOLANTES

(4) Suite de la première page

au-dessus de Machault un engin de forme circulaire émettant une lueur assez vive, de couleur orange. Le disque, qui était à peu près du diamètre d'une pleine lune, évoluait à allure assez lente, traversant le ciel à l'horizontale.

MELUN. -- M. Demarchy, boucher à Seine-Port, et un de ses amis, qui circulaient en auto à Nandy, ont déclaré avoir vu un disque lumineux évoluant à 800 mètres environ d'altitude. Les deux bouchers sont descendus de leur voiture et on suivi l'évolution de l'engin pendant à peu près une minute.

QUIMPER. -- M. Correntin Couarch, 58 ans, domicilié au bourg d'Elliant (Finistère), ouvrier agricole, a aperçu dans le ciel, à 200 mètres d'altitude, un engin lumineux dont il ne peut préciser ni la forme ni la grandeur. Il a déclaré qu'effrayé il avait éteint la lanterne de sa bicyclette pour ne pas attirer l'attention et s'était éloigné rapidement. A un kilomètre, dit-il, il se retourna et vit la lumière arrêtée au ras du sol.

TOULOUSE. -- Dans la nuit de samedi à dimanche, un boulanger de Bompas (Pyrénées-Orientales), M. Sebelli a aperçu, posé dans une rue de ce village un objet en forme de cigare d'environ deux mètres de longueur, entouré de lueurs irisées.

M. Sebelli réveilla des voisins qui assistèrent au départ rapide de l'engin.

D'autre part, trois jeunes chasseurs ont vu évoluer hier au-dessus de Gaillac (Aveyron), à une altitude élevée, un objet en forme de cigare qui décrivait dans le ciel une série de grands "S". Chaque évolution était accompagnée d'un bruit comparable à un jet de vapeur sous pression. L'engin disparût brusquement en direction du Nord.

Enfin, à Pont-de-Salars (Aveyron), une personne a aperçu dans le ciel, vers le Couhant, un disque entouré d'un large cercle lumineux à l'éclat insoutenable. Descendu lentement vers l'horizon, le disque a disparu à une vitesse vertigineuse.

RIOM. -- Au cours de la nuit dernière, les gardiens de la paix Roger Thévenin et Albert Daury, du corps urbain de Riom, qui effectuaient une ronde ont aperçu dans le ciel un engin en forme de cigare qui se dirigeait du Sud au Nord. Trois boules de feu rouges s'en sont détachés et ont illuminé pendant quelques instants une partie du ciel. Le cigare était d'aspect métallique, semblable à du duralumin.

NANCY. -- Dans la nuit de dimanche à lundi, les habitants d'une ferme située à quelques centaines de mètres du village de Moncourt (Meurthe-et-Moselle), ont été mis en émoi par un sifflement extérieur anormal. A travers les persiennes, ils distinguèrent une lueur aveuglante qui paraissait fixée à flanc de coteau et qui disparut peu après en s'élevant verticalement. Cet après-midi, les recherches entreprises en direction du lieu indiqué par les témoins ont fait découvrir, sur un chemin de terre, des traces de calcination intense. Des prélèvements de pierres et de terre ont été opérés pour être soumis à des experts.

LA ROCHELLE. -- Un instituteur colonial actuellement en congé dans l'Ile d'Oléron, M. Martin, affirme avoir rencontré deux jolies Martiennes, mesurant environ 1 m. 70, bottées, gantées et casquées de cuir. Les deux Martiennes se saisirent du stylo de M. Martin et tracèrent des signes incompréhensibles sur son carnet tout en essayant de se faire comprendre. M. Martin aurait conservé précieusement ce manuscrit.

[Ref. er1:] JOURNAL "L'EST REPUBLICAIN":

Et voici les "Martiennes"!

Manquant de conversation elles donnent des autographes

Paris. -- Les soucoupes sont habitées: des dizaines de Français l'affirment, et les descriptions en gros concordent: petits hommes velus, pas méchants, mais au langage incompréhensible et doués d'une faculté d'escamotage peu banale.

Voici maintenant la visite que tout le monde espérait: celle des Martiennes. C'est M. Martin qui a eu la joie d'être le premier à les accueillir.

M. Martin est actuellement en congé dans l'Ile d'Oléron. Il se repose, en contemplant les vagues et les pinèdes, du lourd climat d'Afrique sous lequel il apprend à lire et à écrire aux petits noirs. La promenade est son passe-temps favori. Celle qu'il a faite lundi marquera en tout cas dans sa mémoire. Au détour du chemin qui fleurait bon l'automne, il aperçut deux jolies personnes qu'il identifia comme étant des Martiennes. Elles mesuraient environ 1m70, étaient bottées, gantées et casquées de cuir. M. Martin, à peine revenu de sa surprise, voulut entamer la conservation, mais ne réussit pas à se faire comprendre.

Alors les deux Martiennes se saisirent de son stylo et de son carnet pour y tracer des signes du reste incompréhensible.

L'entrevue était terminée.

M. Martin aurait conservé pieusement ce manuscrit. Sans doute pour le montrer à se petits élèves...

A part cela, les descriptions des dernières vingt-quatre heures manquent vraiment d'originalité. Retenons tout de même le témoignage de M. Jean-Pierre Mitto, agent technique. "Rentrant de Toulouse en compagnie de deux parents, a-t-il dit, j'ai soudain distingué dans le faisceau de mes phares deux petits personnages qui ont traversé à quelques mètres à peine de ma voiture, l'ai stoppé aussitôt et, à notre grand étonnement, nous vîmes alors s'envoler d'un pré voisin un grand disque rouge, d'un diamètre de six mètres environ, montant à la verticale. L'engin disparut dans le ciel en quelques secondes".

Le cigare de Bompas (Pyrénées Orientales) a semé la perturbation dans le village, car il s'est posé en plein milieu de la rue, à minuit, il est vrai. C'est le boulanger du pays, M. Sebelli, qui l'affirme. Dans l'Aveyron, trois chasseurs ont suivi, au-dessus de Gaillac, les évolutions d'un cigare de deux mètres de longueur, qui décrivait dans le ciel une série de grands "S". Chaque évolution était accompagnée d'un bruit comparable à un jet de vapeur sous pression.

Trois boules de feu et un cigare rouge ont troublé la ronde nocturne de deux gardiens de la paix de Riom, Roger Thévenin et Albert Daury, et un disque lumineux évoluant à 800 mètres d'altitude environ a interrompu le voyage de deux bouchers de Melun, qui sont descendus de voiture pour mieux voir le phénomène.

[Ref. fa1:] JOURNAL "FEUILLE D'AVIS:"

Deux jolies Martiennes accordent un autographe à un instituteur français!

Les soucoupes volantes n'ont décidément pas fini de nous ménager des surprises. Jusqu'ici les pilotes de ces engins célestes étaient des gnomes velus ou d'inesthétiques géants qui bien qu'affables ne nous donnaient pas une vision particulièrement réjouissante de l'humanité martienne.

Un instituteur colonial en congé dans l'île d'Oléron (Charent-Maritime), M. Martin, vient de découvrir d'aimables représentantes d'un monde qui ne cesse de faire pleuvoir sur nous des objets pour le moins disgracieux. Cet heureux mortel fut donc mis, l'autre jour, en présence de deux jolies "Martiennes" portant bottillons, vestes et gants de cuir, ainsi que des casques brillants. A la vue de ces femmes à l'allure martiale et martienne, M. Martin s'avança et leur tendit galamment son carnet et un stylo afin de recueillir un autographe. Sans réticence aucun, elles y tracèrent alors des hiéroglyphes en les commentant avec volubilité dans un langage inconnu. Puis les «Martiennes», mesurant 1 m. 70 environ, tirèrent leur révérence à l'instituteur et s'envolèrent à bord d'une soucoupe...

M. Martin aurait conservé précieusement ce manuscrit inédit...

[Ref. im1:] JOURNAL "L'IMPARTIAL:"

Deux jolies Martiennes accordent un autographe à un instituteur français!

Les soucoupes volantes n'ont décidément pas fini de nous ménager des surprises. Jusqu'ici les pilotes de ces engins célestes étaient des gnomes velus ou d'inesthétiques géants qui bien qu'affables ne nous donnaient pas une vision particulièrement réjouissante de l'humanité martienne.

Un instituteur colonial en congé dans l'île d'Oléron (Charente-Maritime), M. Martin, vient de découvrir d'aimables représentantes d'un monde qui ne cesse de faire pleuvoir sur nous des objets pour le moins disgracieux. Cet heureux mortel fut donc mis, l'autre jour, en présence de deux jolies «Martiennes» portant bottillons, vestes et gants de cuir, ainsi que des casques brillants. A la vue de ces femmes à l'allure martiale et martienne, M. Martin s'avança et leur tendit galamment son carnet et un stylo afin de recueillir un autographe. Sans réticence aucun, elles y tracèrent alors des hiéroglyphes en les commentant avec volubilité dans un langage inconnu. Puis les "Martiennes", mesurant 1 m. 70 environ, tirèrent leur révérence à l'instituteur et s'envolèrent à bord d'une soucoupe...

M. Martin aurait conservé précieusement ce manuscrit inédit...

[Ref. ss1:] JOURNAL "SAMEDI-SOIR":

[...]

Faut-il continuer?
Faut-il citer l'être fourré, portant autour de la taille un large corset de couleur orange, aperçu près d'une soucoupe par M. Narcy, en bordure de la route de Wassy (Haute-Marne), le 5 octobre à 7 h. 15 du matin?

Ou encore, l'homme de 96 centimètres, portant une large ceinture de cuir, des chaussures et un slip, qui s'est élevé dans les airs grâce à deux boîtes en forme de poires, placées sous chaque bras. Cet être a été aperçu par M. Lacambre, ouvrier forestier à Saint-Pardoux (Lot), le lundi 4 octobre, à 8 h. 10, et le témoin a même déterminé par les empreintes que le petit bonhomme chaussait du 21 ...

Que penser de l'affirmation de M. Garreau, qui jure "sur l'honneur" avoir vu une "soupière volante" se poser dans sa propriété, et deux hommes parfaitement normaux en descendre, qui lui ont serré la main et caressé son chien avant de partir aussi vite qu'ils étaient venus...

Et ce manoeuvre de Lavoux (Vienne), M. Roger Barrault qui, samedi 9 octobre, à 19 heures, fut paralysé par un rayon lumineux émanant d'une "scaphandrier" haut de 1 m. 50, chaussé de bottes, aux yeux brillants, et portant une forte moustache...

Et le cigare posé dans une clairière, à Diges dans l'Yonne, auprès duquel Mme Veuve Gaffroy [sic, Geoffroy] a vu un homme, de dos, en combinaison et coiffé d'un bonnet kaki...

Et M. Jean Labonne, de Bergerac, qui, le 2 octobre, à 22 heures, aperçut un champignon métallique dans son jardin. "Qui va là?" cria-t-il en distinguant une ombre. "Que me voulez-vous?" Mais l'ombre grimpa dans le champignon qui s'éleva dans les airs avec une prodigieuse rapidité.

Il n'est pas jusqu'à l'Angleterre qui commençait à s'inquiéter et presque à s'indigner que pas la moindre soucoupe, pas le moindre "cigare" ou cigarillo, ne fit l'honneur de se montrer au peuple qui a gagné la bataille de Trafalgar. Cette lacune vient d'être largement comblée par les révélations sensationnelles d'une ornithologue, M. Cedric Allingham, qui prétend avoir rencontré, le 18 février, au nord de l'Ecosse, non pas un martien, mais un Vénusien avec lequel il a eu un long et difficile entretien!

Ce Vénusien mesurait à peu près 1 m 73, il avait des cheveux bruns coupés court, et sa peau semblait tannée. Il était enveloppé complètement dans une sorte de combinaison qui avait l'apparence d'une cotte de maille. De son nez sortaient deux petits tubes que joignaient un fil métallique... M. Allingham put toucher la soucoupe dont le métal était légèrement tiède, et il prit finalement congé du Vénusien non sans lui avoir offert son stylo, que l'homme mit soigneusement dans une poche de sa combinaison et après avoir pris à la sauvette une photographie de l'étrange personnage. Cette image plutôt floue n'est, il faut l'avouer, qu'assez peu révélatrice. On y voit la silhouette d'une homme vu de dos, marchant légèrement courbé, et que, sans un peu d'imagination, on pourrait facilement confondre avec la silhouette de n'importe quel terrien.

Enfin, aux dernières nouvelles, c'est une véritable avalanche de Martiens qui vient de s'abattre sur notre sol.

A Pournoy la Chétive, en Moselle, trois enfants faisaient du patin à roulette, lorsqu'un engin rond, de 2 m. 50 de diamètre, atterrit près d'eux. Un homme en sortit, tenant à la main une lampe allumée qui aveugla les enfants.

Il était vêtu d'une soutane noire "comme celle de M. le curé", et après avoir dit quelques mots incompréhensibles il s'est envolé dans sa soucoupe.

A l'île d'Oléron, pour la première fois, ce sont deux Martiennes qui posent le pied sur terre. C'est M. Martin, un instituteur colonial en congé, qui nous en apporte la description. Elles portaient des bottillons et des gants de cuir, ainsi que des casques brillants. Elles étaient fort jolies et consentirent gentiment à donner un autographe à l'instituteur.

Il faudrait un volume entier pour rapporter tous les cas dans le détail. Mais tous ces braves gens jurent leurs grands dieux qu'ils n'inventent rien. Leur entourage fait chorus. Lui, inventer une telle histoire? Un père de famille connu pour son honorabilité... Un garçon qui n'a jamais bu une goutte d'alcool dans son existence? Allons donc!

Alors? Faut-il en conclure qu'ils ont réellement aperçu des êtres étranges, poilus, casqués, bottés, parlant un langage incompréhensible? Fait-il ajouter foi à cette histoire de mystérieux rayon vert qui paralysent des êtres humains? Leurs récits sont-ils au contraire, inventés de toutes pièces? Reposent-ils sur une base sérieuse enjolivée par la suite?

Rien, absolument rien dans l'état actuel des renseignements recueillis et qui ont été portés à la connaissance du public ne permet de conclure dans le sens de l'authenticité. Les enquêtes ont été conduites comme s'il s'agissait de "vérifier" les dires des témoins et non dans l'esprit d'éliminer toutes les hypothèses aboutissant à des explications plausibles et relativement simples. Ces hypothèses sont nombreuses, elles vont de la farce à l'hallucination en passant pas l'illusion d'optique. Pour les éliminer, il faudrait une information policière extrêmement poussée, doublée, dans tous les cas, d'une enquête psychologique approfondie.

Subsisteraient alors seulement les faits, logiquement inexplicables, qui constitueraient le véritable dossier des Martiens. L'on s'apercevrait alors que ce dossier est extrêmement mince, sinon inexistant, et que dans cette affaire, il y a beaucoup, beaucoup trop de littérature.

[Ref. ht1:] JOURNAL "HINDUSTAN TIMES":

Des Martiens Dits Avoir Etés Vus Près de la France

PARIS, 13 oct. -- Un maître d'école en congé d'une des colonies françaises a couronné la publication périodique de "soucoupes volantes" en France avec une histoire à propos de deux jeunes femmes de Mars.

M. Martin a dit qu'il a rencontré les deux Martiennes sur l'île d'Oloron au large de la côte atlantique française. Elles mesuraient environ sujet de 5 pids 7 pouces de haut, portaient des casques, des gants et des bottes en cuir et étaient très belles.

Elles ont emprunté son stylo à encre et gribouillé quelques signes mystérieux dessus. M. Martin n'a pas pu lire l'écriture mais il l'a gardée comme preuve.

Des disques, les boules et les cigares volants ont encore été rapportés partout des Pyrénées à l'Alsace et encore en Bretagne dans les dernières 24 heures - Reuter.

[Ref. qh1:] JOURNAL "LE QUOTIDIEN DE LA HAUTE-LOIRE":

[...]

De son côté un instituteur colonial actuellement en congé dans l'île d'Oléron, M. Martin, affirme avoir rencontré dans l'île deux jolies Martiennes mesurant environ 1,70 mètres, bottées, gantées et casquées de cuir. Les deux Martiennes se saisirent du stylo de M. Martin, tracèrent des signes incompréhensibles sur son carnet, tout en essayant de se faire comprendre. M. Martin aurait conservé précieusement ce manuscrit.

[...]

Article complet ici.

[Ref. hw1:] HAROLD T. WILKINS:

L'auteur indique que le 14 octobre 1954, Jules Martin, instituteur, jure qu'en l'île d'Oléron, il a rencontré deux jolies dames de Mars, dans des casques en cuir, des gants et des bottines. Les dames de Mars avaient emprunté son stylo-plume, ont griffoné quelques hiéroglyphes, puis ont décollé sans lui donner de rendez-vous.

[Ref. gb1] GRAY BARKER:

Bien qu'elles aient été considérablement dépassés en nombre par les hommes des soucoupes, des femmes de soucoupes ont également été rapportées. Un maître d'école en vacances, M. Martin, a dit qu'il a rencontré deux belles jeunes dames, vraisemblablement de Mars, sur l'île d'Oloron [sic], au large de la côte atlantique française. Un rapport a dit qu'elles avaient environ quatre pieds de haut, un autre a dit cinq pieds sept pouces, mais tous les rapports ont convenu qu'elles portaient des casques, des gants et des bottes en cuir. Elles ont emprunté le stylo à encre de M. Martin et ont gribouillé quelques signes mystérieux pour lui sur un morceau de papier, qu'il avait gardé comme preuve de la rencontre interplanétaire.

[Ref. bb1] GERARD BARTHEL ET JACQUES BRUCKER:

Les deux auteurs citent ce texte sans source:

"Le 11 octobre, en l'île d'Oléron, Jules Martin vit deux "dames" près d'un objet au sol (non décrit). Les entités empruntèrent le stylo de Jules pour tracer quelques hiéroglyphes avant de partir."

Ils ajoutent que selon Le Figaro du 13 octobre, les dames sont décrites comme "deux jolies martiennes mesurant environ 1.70 m. bottés, gantées et casquées de cuir."

Les auteurs commentent que M. Martin a eu bien de la chance puisque normalement les créatures rencontrées sont plutôt hideuses.

[Ref. mf1] FRANCAT, MICHEL FIGUET:

11.10.1954

Ile d'Oléron

Invention de M. J. Martin qui observa deux jolies martiennes. Communication de M. Duquesnoy et B.B. p. 80-81.

("B.B." se réfère au livre de Barthel et Brucker, voir les références.)

[Ref. bh1:] ROBERT E. BARTHOLOMEW ET GEORGE S. HOWARD:

Les auteurs indiquent que le 14 octobre 1954, en île de d'Oléron, Golfe de Gascogne, France, le maître d'école Jules Martin a affirmé avoir rencontré deux belles filles de Mars, portant des casques, des bottes et des gants en cuir. Les filles Martiennes ont emprunté son stylo pour noter des hiéroglyphes, puis sont parties, volant apparemment au loin.

Les auteurs indiquent que leur source est Harold T. Wilkins, Flying Saucers Uncensored (New York: Pyramid, 1974), page 245, à l'origine publié en 1955 par Citadel Press (New York).

[Ref. go1:] GODELIEVE VAN OVERMEIRE:

L'ufologue belge indique le 11 octobre 1954 en France sur l'Ile d'Oléron, Jules Martin, instituteur colonial en congé, a observé deux ravissantes "martiennes" près d'un objet posé au sol.

Ces deux femmes portaient des bottillons et des gants de cuir, ainsi que des casques brillants, et avant de partir elles ont gentiment consenti à donner un autographe à l'instituteur.

L'auteur indique que la source en est Samedi-Soir du 14.10.54 ainsi que J.L. Rivera.

L'auteur précise qu'en réalité le témoin aurait inventé de toutes pièces cette prétendue rencontre, indiquant comme source pour cette explication "Les apparitions d'Humanoïdes" de Eric Zurcher, éditions Alain Lefeuvre 1979, p. 179.

[Ref. ar1:] ALBERT ROSALES:

159.

Lieu. Ile d'Oleron Baie de Biscay France

Date: 14 Octobre 1954

Heure: inconnue

Un instituteur, Jules Martin, a rencontré deux belles femmes portant des casques, des bottes, et des gants en cuir. Elles ont noté quelques symboles dans le sable avant de partir dans un objet volant argenté en forme de disque. Aucune autre information.

HC addition # 307

Source: Robert E Bartholomew, citant Wilkins

Type: B

[Ref. ta1:] "THINK ABOUT IT" WEBSITE:

Lieu: Ile D’Oleron Baie de Biscaie France

Date: 14 octobre 1954

Heure: inconnue

Un maître d'école, Jules Martin, a rencontré deux belles femmes portant des casques en cuir, des bottes et des gants. Elles ont écrit des symboles sur le sable avant de partir dans un objet en forme de disque volant argenté. Aucune autre information.

Source: Robert E Bartholomew, citant Wilkins

[Ref. jg1:] JULIEN GONZALEZ:

L'auteur indique qu'il y a eu une prétendue rencontre rapprochée du troisième type sur l'Ile d'Oléron, en Charente-Maritime, le 11 octobre 1954, heure inconnue:

Jules Martin, instituteur colonial en congé, observa deux ravissantes "Martiennes" près d'un objet posé au sol. Les deux "femmes" portent des bottillons et des gants de cuir, ainsi que des casques brillants. Avant de partir, elles consentent gentiment à donner un autographe à l'instituteur.

Il indique comme source: Samedi-Soir du 14 octobre 1954.

Il ajoute qu'en réalité Le témoin "aurait inventé de toutes pièces cette prétendue rencontre."

Il donne comme source de l'explication: Éric Zurcher, Les apparitions d'humanoïdes, page 179, citant cite une communication de M. David Duquesnoy.

[Ref. ub1:] "UFO-DATENBANK":

Ce cas a été enregistré 3 fois dans cette base de données:

N° de cas Nouveau N° de cas Enquêteur Date d'observation CP Lieu d'observation Pays d'observation Heure d'observation Classification Commentaires Identification
19541000 00.10.1954 Oleron France
19541008 08.10.1954 Ile Oleron France
19541014 14.10.1954 Ile Oleron France CE III

Explications:

Canular.

L'histoire a fait les délices des ufologues dits "sceptiques". En tant que cas négatif, elle montre que les histoires inventées peuvent décrire des extraterrestres qui ne soutiennent aucune ressemblance à ceux de rapports plus sérieux, et qu'une histoire inventée ne s'embarrasse d'aucune continuité et consistance, l'arrivée et départ des filles de Mars n'étant pas racontés et leur soucoupe supposée n'est pas même mentionnée. La signature de l'autographe ou les notes sur le carnet montrent également comment les histoires relevant de l'imagination ne n'ont aucun frein dans la description de comportements extraterrestres que le passage du temps et la mise en parallèle avec des cas plus sérieux rend tout à fait absurdes.

Il y a une école de pensée en ufologie qui affirme que les extraterrestres sont trop absurdes pour qu'ils puissent vraiment être des extraterrestres, et que par conséquent tous les rapports de rencontres rapprochées du troisième type et tous les rapports d'observations doivent être interprétés en tant que phénomènes relevant du "paranormal", ou des visions d'une certaine "autre dimension de la réalité" plutôt que comme des visites extraterrestres. De tels cas sont employés comme exemples pour cette sorte de thèses, en ignorant que les canulars peuvent simplement n'être rien de plus que des canulars n'exigeant pas du tout d'invoquer des explications aussi fortement exotiques.

Ce cas particulier me fait me demander si ce n'était pas simplement une histoire inventée par quelque journaliste dans un but de moquerie ou de parodie: "Jules Martin" est un nom vraiment passe-partout, et il ne semble pas que n'importe qui ait jamais parlé à ce Jules Martin. En outre, de façon bien arrangeante, il est dit que ce Mr. Martin était en vacances sur l'île d'Oléron, comme si quelqu'un avait voulu rendre clair qu'il n'y aurait guère à s'émouvoir de ne pas le retrouver sur l'île.

Mots clés:

(Ces mots clés sont uniquement destinés à aider les recherches et ne préjugent pas des faits.)

Ile d'Oléron, Charente-Maritime, canular, farce, martiennes, filles, deux, occupants, humanoïdes, écriture

Sources:

[---] indique des sources que je n'ai pas encore pu consulter.

Historique du document:

Version: Créé/changé par: Date: Description:
0.1 Patrick Gross 3 avril 2004 Première publication.
0.2 Patrick Gross 5 novembre 2007 Conversion de HTML vers XHTML Strict.
1.0 Patrick Gross 20 décembre 2008 Première version formalisée.
1.1 Patrick Gross 18 mars 2010 Addition [ht1].
1.2 Patrick Gross 21 septembre 2014 Additions [ha1], [ta1].
1.3 Patrick Gross 10 octobre 2016 Additions [fa1], [im1].
1.4 Patrick Gross 20 novembre 2016 Additions [er1], [ub1].
1.5 Patrick Gross 9 décembre 2016 Addition [gb1].
1.6 Patrick Gross 31 décembre 2016 Addition [jg1].
1.7 Patrick Gross 12 février 2017 Addition du Résumé.

Valid XHTML 1.0 Strict



 eMail  |  Début  |  Retour  |  Avance  |  Plan  |  Liste |  Accueil
Cette page a été mise à jour le 12 février 2017.