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La vague française de 1954:

La page d'accueil concernant les cas de la vague française de 1954 se trouve ici.

24 septembre 1954, Diges, Yonne:

Référence pour ce cas: 24-sep-54-Diges. Merci de citer cette référence dans toute correspondance avec moi en rapport avec ce cas.

Rapports:

[Ref. yr1:] JOURNAL "L'YONNE REPUBLICAINE:"

Scan

UNE SOUCOUPE VOLANTE S'EST POSEE DANS L'YONNE

A Diges, deux personnes ont aperçu quelques instants, un mystérieux engin et son pilote
dans une clairière
Seules preuves: deux traces dans la rosée du matin

(De nos envoyés spéciaux)

Notre ciel icaunais a déjà eu l'avantage d'être zébré de diverses apparitions diurnes ou nocturnes. Jamais encore un de ces engins ne s'était posé sur le sol de notre département.

Il semble bien que ce soit chose accomplie désormais, puisque deux personnes de Diges ont aperçu, Vendredi matin, à 9 heures environ, un engin de couleur foncée et terne, tapi à l'angle d'une clairière. Sans bruit, l'appareil a disparu avec rapidité et discrétion.

HALLUCINATION OU VERITE?

Bien que nous ayons accueilli cette information avec beaucoup de circonspection, nous avons été obligés de nous rendre à l'évidence. Un engin inconnu de la technique volante moderne répandue sur notre planète s'est posé, vendredi matin, à Diges.

Reprenons les déclarations recueillies. Vous suivrez plus facilement la logique de notre enquête.

Notre collaborateur, Jean-Claude CHARLET a reconstitué pour vous l'image vue par Mme veuve GEOFFROY et Mlle FIN. (Cliché l'Yonne Républicaine).

Scan

A Diges, un mystérieux engin et son pilote

(De nos envoyés spéciaux)

Mme Vve Geoffroy
AUX JOLIVETS

"J'allais du côté des Cognats, au lavoir situé en contre-bas de la route qui va de Diges aux Michauts."

"Avant d'obliquer à droite et d'emprunter le chemin du lavoir, mon attention fut attirée à gauche par un engin bizarre. Auprès de cette masse ayant la forme d'une soucoupe renversée, un homme de taille moyenne me regardait."

"- Comment était-il habillé?"

"- Il était vêtu de couleur foncée et portait sur la tête une sorte de calot kaki - vraisemblablement. Il dépassait d'une tête la hauteur de la soucoupe."

"- Quelle couleur?"

"- Gris sale foncé, presque marron."

"- Brillante?"

"- Non, terne."

"- Quelle longueur?"

"- Vous savez, 5 à 6 mètres. J'étais à une centaine de mètres. Je n'ai pas regardé longtemps. La peur s'est emparée de moi et je suis repartie sans "battre" mon linge. Y étant retournée deux heures après, je n'ai rien vu. Pas de traces."

"Allez voir vous même. Vous remarquerez le pré. Au fond à droite un boula (bouleau) mort est étendu. C'est facile à s'y retrouver."

Un décor de théâtre champêtre

Pour se poser, le pilote a choisi sa place, sans aucun doute. Le pré (80 mètres sur 40), légèrement montant, est encadré de trois côté par une végétation bien fournie, où se rassemblent diverses essences d'arbres d'espèces communes dans notre région. Il s'y ajoute des châtaigniers dont les feuilles jaunissent déjà.

Le quatrième côté du pré est bordé par une route, mais d'en haut, cette voie de communication doit être cachée par les arbres. Sur cette quatrième face de l'autre côté de la route, près du lavoir, un magnifique rideau de bouleaux aux troncs clairs ajoutent une note esthétique agréable à ce décor champêtre.

Voici donc le modeste terrain d'atterrissage bien net et enfoui au milieu des bois. Il convient parfaitement à celui qui peut et veut se poser sans être vu.

Ayant noté quelques traces de roues dans le champ, nous avons pensé (extrême limite de notre imagination méfiante), qu'un campeur américain ou anglais avait pu pique-niquer au calme avec sa voiture et que celle-ci était recouverte d'une housse gris foncée... Mais nos suppositions allaient s'effacer devant les réponses de la seconde personne ayant vu la soucoupe.

Mlle Gisèle FIN

A MONTCHENOT

Employée chez Mme Guillot, Mlle Fin, pupille de l'Assistance publique, promenait ses chèvres qui broutaient sur un chemin forestier tout près de la clairière située "en Bécard".

"- Mes chiens, un blanc et un noir, se sont mis à japper dans le pré. Je me suis approchée à une trentaine de mètres et, de cette place, j'ai vu un engin, plus bas qu'une voiture, de couleur gris foncée, marron. Un mélange difficile à décrire.

"- La couleur était-elle terne ou brillante?"

"- Terne et unie."

"- Quelle hauteur?"

"- Un mètre environ. L'engin de cinq mètres au moins était plus pointu à un bout et plus arrondi à l'autre."

"- Pouvait-il être rond?"

"- Oui, mais je maintiens qu'il était plus effilé d'un côté. Il reposait comme sur des patins. Je les ai vus."

"Qu'y avait-il dessus. Pas de porte?"

"- Si, une porte, comme celle d'une trappe, était ouverte, "droite en l'air". (Ce que Mme Geoffroy de plus loin à pris pour un renflement)."

"- Rien ne brillait sur cette porte?"

"- Non, c'était bien une porte, croyez-moi. Le pilote en tenue foncée presque noire portait un casque (1). Il avait des souliers et, près de son appareil, travaillait, presque accroupi. Le col de sa combinaison était relevé. Je n'ai pas vu la couleur de sa peau."

Avec ses chèvres, Mlle Gisèle Fin suit un sentier et s'approche de la route où elle sera plus en sécurité. Elle quitte donc l'engin des yeux et s'enfonce dans le bois. Lorsque, par la route, elle revient regarder dans la clairière, l'engin a disparu sans aucun bruit.

HALLUCINATION, MYSTERE ou VERITE?

Le mystère reste entier, évidemment.

DES PREUVES

Une seulement, d'après une habitante de la ferme de Mme Guillot qui est allée quelques instants plus tard sur les lieux. Elle nous affirme, comme Mlle Fin, avoir vu dans la rosée deux traces distantes de 50 centimètres et large comme le doigt (l'herbe était sèche à cet endroit).

Là, ont du se poser les patins dont la chaleur comme un fer à repasser tiède, a séché la rosée.

C'est tout ce qu'il restait du passage de cet engin inconnu. Il n'en existe plus de traces désormais.

UNE REGION INTERESSANTE?

Notre enquête est quasi terminée. Vous connaissez autant de détails que nous.

Nous ajouterons encore pour en éclairer les points douteux qu'une habitante du hameau de Varennes, commune de Diges également, Mme Lucas, a vu un soir, il y a un mois de cela, un engin insolite qui se déplaçait comme en planant au-dessus de sa maison.

Le clair de Lune permettait une vision parfaite. Puis, d'un seul coup, à angle droit, l'engin est parti à la verticale, prodigieusement vite... Mme Lucas ne dit rien de peur que l'on se moquat d'elle.

Par quoi peuvent être attirées les soucoupes dans la région de Diges?

Une seule supposition. Les tas d'ocre, de Sauilly, doivent surprendre, donc attirer l'attention des observateurs aériens.

Espérons que, sans dommages aucun, nous en aurons bientôt le coeur net.

Mme Vve Geoffroy et Mlle Fin auront été les premières Icaunaises à regarder relativement près... Qui au fait?

Les habitants d'une autre planète ou des gens évolués de notre bonne vieille Terre: les premiers dompteurs de l'énergie cosmique?

Jacques DELINDRY.

(1) Calot ou casque? Il se peut que deux passagers, l'un en calot, l'autre en casque, soient descendus alternativement de leur engin.

[Ref. qh1:] JOURNAL "LE QUOTIDIEN DE LA HAUTE LOIRE:"

LES MARTIENS ETAIENT DES MYSTIFICATEURS

Les voyageurs d'un autre monde, dont un journal de Lisbonne avait annonce la visite au Portugal, n'étaient même pas nés d'une imagination exacerbée par les innombrables visions de soucoupes volantes. Ils n'étaient que la création de mystificateurs, que le même journal dénonce aujourd'hui.

SOUCOUPES VOLANTES DANS L'YONNE

Mme veuve Jouffroy [Geoffroy] et Mlle Fin, demeurant à Diges (Yonne) affirment avoir aperçu vendredi matin à 09 heures, une soucoupe volante. Elles ajoutant qu'elle s'est posée sur un champ. La soucoupe est repartie, affirment-elles toujours, quelques minutes plus tard, laissant deux marques visibles sur la terre détrempée du champ.

[Ref. pr1:] JOURNAL INCONNU:

Une soucoupe volante s'est-elle posée dans l'Yonne?

Les témoins - deux femmes - sont formels et des traces ont été relevées

Auxerre (de notre C.P.). -- Vendredi matin Mme Veuve Geoffroy. habitant au hameau des Jolivets, commune de Dizes [sic] (Yonne), s'en allait rejoindre le lavoir où elle travaille habituellement, au lieudit "En Bécard", lorsque son attention fut attirée par un engin bizarre reposant à gauche d'une clairière.

Il s'agissait d'un appareil genre "soucoupe volante", tel que la presse en a décrit depuis quelques semaines.

De forme allongée, mesurant six ou sept mètres, le cigare (vu de profil) était de couleur brune et présentait un renflement à sa partie centrale supérieure. A côté, un homme de taille moyenne regardait justement Mme Geoffroy, qui prit peur et ne revint que deux heures plus tard.

Heureusement, une autre personne, Mlle Gisèle Fin, qui gardait ses chèvres de l'autre côté du bois, fut avertie de cette présence insolite par les aboiements de ses chiens. Elle vit, à une trentaine de mètres, un homme accroupi paraissant de taille normale, qui s'affairait autour d'un engin.

Suite page 6, sous le titre
SOUCOUPE

Cet engin est décrit de la même manière que le fit Mme Geoffroy.

Mlle Fin ramena ses chiens prudemment par le sentier en direction de la route afin de mieux regarder tout en étant en sécurité. Elle quitta donc l'appareil des yeux pendant trois ou quatre minutes. Lorsqu'elle voulut regarder de nouveau, elle ne vit plus rien. Sans bruit, l'engin avait disparu.

Sur la rosée, à la place où il avait été vu, se trouvaient des traces d'herbes sèches, distantes de 80 centimètres, attestant que la soucoupe, montée sur patins, "je les ai nettement vus", dit Mlle Fin, s'était bien posée là.

D'autres personnes passant quelques instants plus tard purent le vérifier.

Les déclarations des leaunaises correspondent à celles données par un paysan de Bugeat, qui aperçut un engin et une personne identiques sur le plateau de Millevaches, en Limousin.

Il y a un mois, une habitante de Dizes, hameau de Varennes, Mme Lucas, avait aperçu un appareil qui planait et qui, d'un seul coup, partit en flèche à la verticale. Il faisait un clair de lune superbe. Mme Lucas n'osa rien dire, de peur que l'on se moquat d'elle.

La région de Dizes, en raison de la présence de tas d'ocre extraits des puits de Sully, attire-t-elle, par ses taches claires, l'attention des observateurs des vaisseaux interplanétaires?

[Ref. vm1:] JOURNAL "VAR MATIN REPUBLIQUE:"

Dans l'Yonne, deux femmes déclarent avoir vu une soucoupe volante

Auxerre, AFP. -- Madame Veuve Jouffroy et Mlle Fin demeurant à Diges (Yonne) affirment avoir aperçu vendredi matin à 9h une "soucoupe volante". Elles ajoutent qu'elle s'est posée dans un champ.

Son "pilote" inspectait "l'appareil" dont la porte supérieure était ouverte.

Le soucoupe est repartie, affirment-elles toujours, quelques minutes plus tard, laissant deux marques visible sur la terre détrempée du champ.

[Ref. lp1:] JOURNAL "LE PROVENCAL":

Le premier cigare volant s'est posé ... sur des patins à 15 km. d'Auxerre

ET SON PILOTE ETAIT UN NEGRE

Auxerre.
L'atterrissage de plusieurs soucoupes volantes a déjà été maintes fois signalé: certains vont même jusqu'à dire avec une pointe d'ironie que la chose est devenue courante. Mais aucun cigare volant n'avait encore été aperçu au sol; depuis quelques heures cette regrettable lacune est comblée: l'objet a été vu dans l'Yonne, à Diges, à une quinzaine de kilomètres d'Auxerre. Les deux témoins sont formels. Mme veuve Geoffroy, 69 ans, a déclaré aux gendarmes de la localité: "Oui, messieurs, je l'ai vu de mes yeux (sic). Il était 9 heures du matin, je me rendais au lavoir, quand mon attention fut attirée par un appareil ayant la forme d'un cigare pointu aux deux extrémités et bombé au milieu. Auprès de l'engin, un homme de taille moyenne me regardait passer. Il portait un calot kaki. Son visage était très brun, presque noir. Mais soudain, j'ai eu peur et je suis partie en courant. Deux heures après, quand je suis revenue, le cigare avait disparu."

Suite en page 11 sous le titre "CIGARES VOLANTS"

SOUCOUPES ET CIGARES VOLANTS

Suite de la première page

Atterrissage sur patins

A 9 h. 15, le cigare a également été aperçu au même endroit par Mlle Gisèle Fin, 16 ans, pupille de l'Assistance publique, qui promenait ses chèvres. L'attention de la jeune fille a été attirée par les aboiements des deux chiens qui l'accompagnaient. Les déclarations de Mlle Fin coïncident avec celles de Mme Geoffroy. Cette dernière a toutefois précisé que le mystérieux engins semblait reposer sur des patins très minces. Effrayée à son tour, la jeune fille prit la fuite. La patronne de la petite gardeuse de chèvres alertée devait relever à l'endroit où reposait le cigare deux traces qui semblaient avoir été laissées par des patins. Mais les gendarmes venus en nombre... le lendemain matin n'ont rien vu.

SOUCOUPES VOLANTES SUR BONN

Bonn (A.F.P.).
Bonn, la capitale de la République fédérale [Allemande], aurait été à son tour survolée par des soucoupes volantes, assure le correspondant du journal "General Anzeiger".

Ce journal a publié jeudi la photographie d'un employé d'administration et d'une ménagère qui auraient aperçu dans le ciel de Bonn des "objets volants non identifiés". Plusieurs voisins de ces témoins auraient confirmé leurs dires. Le journal ne précise pas les dates de ces apparitions dont l'une aurait été constatée en plein midi et l'autre la nuit.

[Ref. er1:] JOURNAL "L'EST REPUBLICAIN":

Une vague "d'objets" étranges déferle sur la France

Des Martiens amateurs d'obscurité jouent les passe-murailles.

Mais tous ceux qui ont vu des "soucoupes" ne sont pas des rêveurs.

Une invasion de "soucoupes volantes" et autres engins mystérieux déferle sur l'Europe, et le nombre des témoignages enregistrés montre que la France semble être particulièrement visée. Il n'est guère de jours, depuis des semaines, que plusieurs de ces manifestations ne soient signalées de la Vendée à la Moselle et du Quiévrain à la Bidassoa.

Dans le Limousin, notamment, où un cultivateur fut embrassé, le 10 septembre, par un inconnu pourtant bien pacifique, la terreur s'est installée, surtout dans la région de Roches (Creuse), où les enfants n'osent plus aller seuls à l'école et où les bergères ne veulent plus garder leurs troupeaux depuis qu'une ombre inquiétante a été signalée se cachant dans les fourrées. On redoute que le Martien aimable ne se soit rembarqué en laissant sur la terre un de ses compagnons.

A Diges (Yonne), deux femmes ont vu, chacune de leur côté, un cigare posé dans une prairie et son pilote penché, peut-être sur son moteur. L'"être" était de taille normale, vêtu de kaki et coiffé d'un calot, mais elles eurent si peur que, par un réflexe identique, elles s'enfuirent et s'enfermèrent.

Eisenhower et Malenkov se serrant la main autour d'une "soucoupe"

Un pseudo-littérateur, au contraire, tout heureux que ces êtres fantastiques viennent rejoindre ses divagations philosophiques, assimile, les "anti soucoupistes" à des trublions et des fauteurs de guerre. Il écrit sans sourire: "Ces cigares et soucoupes pourraient bien nous mettre tous d'accord. C'est peut-être pour cela que d'aucuns n'en veulent pas entendre parler. Pensez-donc! Eisenhover et Malenkov se donnant la main autour d'une soucoupe! A-t-on idée!"

Que faut-il penser de cette nouvelle poussée de fièvre? Devons-nous suivre dans leur réprobation dédaigneuse ceux qui estiment sans vérification, qu'il s'agit d'hallucinations - parfois collectives - ou croire avec les autres à la visite d'engins réels issus du génie humain ou plus romantiquement venus d'un autre monde?

Sans doute vaut-il mieux examiner les choses de plus près. L'affaire prend maintenant un tour trop sérieux pour qu'on la traite en baliverne ou qu'on admette tous les romans. Il est temps de reprendre le problème et de raisonner sainement sur la somme d'éléments accumulés depuis plus de sept ans.

La première victime...

Car c'est le 24 juin 1947 que les premières "soucoupes" furent signalées dans les formes décrites des milliers de fois depuis.

C'est un homme d'affaires américain, Kenneth Arnold, qui aperçut ce jour là "neuf disques lumineux en formation de vol à très haute altitude" alors qu'il venait de décoller lui-même de Chehalis (Washington) sur un avion personnel. Il put constater que ces "engins" étaient "plats comme des poêles à frire ou des soucoupes" avant leur disparition et, si l'affaire ne fit guère de bruit, le terme "flying saucers" (soucoupes volantes) étaient déjà lancé.

Il fallut attendre six mois pour qu'une nouvelle apparition fut signalée à nouveau en Amérique, mais celle-là devait se terminer dans le drame, commençant à inquiéter l'opinion publique. C'est le 7 janvier 1948 que la police de Fort Knox (Kentucky) avertit l'aérodrome militaire de Godman qu'"un énorme objet ardent, environné d'une lueur rougeâtre" volait dans sa direction. Trois pilotes de chasse réservistes étaient précisément en vol, à ce moment, sur des "Mustang" à l'hélice, et la tour de contrôle les alerta. Le capitaine Mantell, leader de l'escadrille, aperçut aussitôt l'"objet" et mettant les gaz, se lança à sa poursuite bien que ses deux camarades et lui-même, partis pour un vol à basse altitude, fussent démunis d'inhalateurs. Les deux équipiers ne dépassèrent pas 4.000 mètres. Seul Mantell monta jusqu'à près de 7.000 mètres avant de confier à la radio, dans un souffle:

- C'est effrayant...

Ces paroles furent les dernières et nul ne sut jamais ce qu'elles signifiaient. L'avion se brisa en vol et le corps du malheureux pilote fut retrouvé affreusement désarticulé. La première réaction des amis de Mantell fut naturellement de penser qu'il avait été "descendu" par l'engin mystérieux. Son exclamation parut signifier que ce qu'il avait vu était affreux et que des monstres avaient tirés sur lui.

C'est cette première victime - ce premier - "martyr" - qui marque tragiquement la véritable arrivée "des soucoupes" sur la terre.

Une commission d'enquête fut nommée, mais son travail fut long et difficile à cette époque où les phénomènes de compressibilité à grande vitesse étaient encore mal connus. Lorsqu'elle remit son rapport sur l'accident, elle expliquait enfin que le pilote était monté trop haut, sans doute à la poursuite d'un phénomène atmosphérique. Privé d'oxygène, il avait probablement poussé l'exclamation en constatant qu'il perdait connaissance. L'avion, livré à lui-même, s'était vraisemblablement disloqué en piquant à une vitesse proche du "mur du son".

Mais la psychose faisait déjà son chemin. Que peuvent les suppositions honnêtement prudentes des techniciens contre le goût du merveilleux et du surnaturel?

...et le premier "canular"

Il est en tout cas étrange de constater que les apparitions de "soucoupes volantes" se multiplièrent aussitôt en Amérique où 1.192 cas furent signalés, par vagues, de 1947 à 1952. Et il n'est pas moins étonnant d'observer que, petit à petit, des vagues parallèles se manifestèrent en France avec trois à cinq semaines de retard sur celles enregistrées aux U.S.A.

Bien sûr, les "pro-soucoupistes" interprètent cette régularité à leur avantage: - Nous faisons partie de la même humanité que les Américains et les "soucoupes" n'ont aucune raison de nous dédaigner lorsqu'elles visitent la terre. Leurs pilotes d'où qu'ils viennent peuvent s'intéresser autant à la France qu'aux Etats-Unis et si nous en voyons moins, c'est que notre territoire est dix-sept fois plus petit que celui des U.S.A.

C'est assurément flatteur pour notre orgueil national. Mais les "anti-soucoupistes" plus cartésiens que sentimentaux, s'inquiètent de ce décalage régulier:

Juste le temps nécessaire aux journaux pour vous communiquer le virus, répliquent-ils. Après l'accident de Mantell en tout cas; l'Amérique fut si bien en proie à la peur des soucoupes meurtrières qu'elle accepta toutes les fables.

L'histoire la plus sensationnelle fut publiée par un certain Franck Scully de Denver, qui raconta dans un hebdomadaire, puis dans un livre comment un engin circulaire, venu d'une autre planète, s'était écrasé aux Etats-Unis, décrivit l'autopsie par un célèbre praticien, des seize petits êtres trouvés à bord et affirma qu'un débris métallique de la machine, chauffé à 10.000 degrés, n'avait pas fondu. Cette "soucoupe" enfin palpable et ces petits hommes aux vêtements de toile bleue firent tant de bruit qu'une commission d'enquête - encore une - s'en mêla. Franck Scully, interrogé, dut avouer le "canular". Son morceau de métal fondit à 637 degrés et l'affaire se termina par deux condamnations pour escroquerie.

Mais une fois de plus, l'explication arrivait trop tard. Le livre s'était magnifiquement vendu et l'auteur avait gagné beaucoup de dollars.

1953 n'a pas été une année à "soucoupes".

En France, la première "soucoupe" connue fut signalée à Antibes, en août 1949, mais les suivantes vinrent par vagues parallèles, répétons-le, aux crises américaines. On note une poussée de fièvre en 1950, deux en 1951 et une autre particulièrement importante en 1952. Cette année-là, on compte chez nous, onze apparitions en mai, seize en juin, six en juillet, deux en août et deux autres en septembre, huit enfin en octobre.

C'est précisément l'époque où l'Amérique voit aussi le plus d'"objets volants" et nous fait connaître son anxiété. Nous verrons comment le calme revint ensuite Outre-Atlantique. Chez nous, l'année 1953 fut également calme. Les soucoupes disparurent de notre ciel jusqu'au mois d'août dernier où une nouvelle vague s'amorça discrètement en Norvège avec la rencontre d'un hélicoptère par deux jeunes qui cueillaient des myrtilles.

Cette fois l'Europe avait l'exclusivité. L'affaire grossit lentement, rappelant le monstre du Loch Ness qui revenait naguère au coeur de l'été meubler les trous de l'actualité. Mais le serpent écossais était prisonnier de son lac alors que les "soucoupes" ne connaissent de frontières ni aux pays ni aux rêves et les faits réels sont maintenant mêlés aux dérèglement.

Hallucinations éveillées

Il nous faut bien rejeter dès l'abord cinq témoignages récents - les plus sensationnels hélas! - vraiment trop sujets à caution.

A Vernon, le jeune témoin jouit d'une solide imagination bien connue dans la région.

A Quarouble, près de Valenciennes, le garde-barrière qui vit des "petits êtres" a été victime, il y a un an, d'un traumatisme crânien et est sujet, depuis, à des troubles nerveux. Des marques apparaissent, sur les traverses de la voie de chemin de fer, mais elles peuvent donner lieu à une infinité d'interprétations.

Près d'Amiens, quatre farceurs ont dû avouer qu'ils avaient voulu se moquer de leur amis. A Bugeat (Corrèze), M. Mazaud a sans doute été embrassé par quelqu'un mais la police de l'air croit surtout à un avion léger venu, en cet endroit désert et à la tombée de la nuit, au rendez-vous d'un contrebandier.

A Craintilleux, enfin, près de St-Etienne, le géant, sosie de Hitler, à double face, (l'une grimaçante devant et l'autre, joviale, derrière) montant dans sa soucoupe sans ouvrir de porte, à la façon des fantômes passemurailles, semble vraiment d'un merveilleux trop enfantin. Les témoins, comédiens et auteurs, ont sans doute l'esprit romantique qui convient à ce genre d'apparition. Et le Martien qu'ils crurent voir aura au moins l'avantage de leur fournir un sujet de sketch ou de roman.

La médecine connaît bien ces hallucinations éveillées auxquelles peuvent être sujets des hommes tout à fait normaux. Qui n'a vu dans l'obscurité, des ombres bouger là où il n'y avait rien? Il faut bien noter à cette occasion que la quasi totalité des atterrissages de "soucoupes" signalés ont eu lieu la nuit et que personne n'a encore aperçu en plein jour des Martiens ayant une forme sensiblement différente de la notre.

Doit-on en conclure que tous les témoignages enregistrés sont le fait d'imaginations débridées?

Certainement pas.

Kenneth Arnold et Mantell n'étaient pas des rêveurs. La plupart des témoins français non plus.

[Ref. fs1:] JOURNAL "FRANCE-SOIR":

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Dans l'Yonne, deux femmes ont vu une soucoupe volante dans un champ, et le pilote qui inspectait l'appareil

Auxerre, 27 septembre. -- Mme veuve Jouffroy et Mlle Fin, demeurant à Diges (Yonne) affirment avoir aperçu vendredi matin à 9 heures une "soucoupe volante". Elles ajoutent qu'elle s'est posée sur un champ.

Le "pilote" inspectait "l'appareil" dont la porte supérieure était ouverte.

La soucoupe est repartie, affirment-elles toujours, quelques minutes plus tard, laissant deux marques visibles sur la terre détrempée du champ.

[Ref. ss1:] JOURNAL "SAMEDI-SOIR":

(Extrait.)

[...]

Et le cigare posé dans une clairière, à Diges dans l'Yonne, auprès duquel Mme Veuve Gaffroy [sic, Geoffroy] a vu un homme, de dos, en combinaison et coiffé d'un bonnet kaki...

[...]

[Ref. sm1:] JOURNAL "SYDNEY MORNING HERALD":

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La France en proie à la fièvre des soucoupes

De June GODDARD à Paris

La France, la terre de la logique, est en prise avec la fièvre des soucoupes volantes et des petits hommes dans des casques spatiaux, qui font des avances amicales, bien qu'inintelligible, vers des paysans effrayés ou les figent sur avec un "rayon vert" hypnotiseur.

Au cours des 10 derniers jours il y a eu des rapports innombrables de soucoupes volantes par des paysans, des médecins, des laitiers, des charcutiers, des agriculteurs, des ménagères, des gendarmes, des enseignants, de la côte de la Manche à la Méditerranée, des Pyrénées vers les Ardennes, de la Bretagne à l'Alsace.

Selon tous ces témoins, le ciel sur la France est illuminé par des "soucoupes" jaunes étincelantes, des globes bleuâtres, des "cigares volants" (Comme une fois dramatiquement signalés par Mulhouse en Alsace, entouré de "12 petits satellites"), des soucoupes en aluminium simple, des "cigares lumineux," 10 "soucoupes" qui semblaient faire une sorte de ballet dans le ciel, et parfois même de simples "machines mystérieuses."

Contrairement aux soucoupes volantes précédentes, celles qui survolent la France volent bas, parfois à environ 600 pieds, et ne filent pas à travers le ciel, mais restent en vue pendant 15 minutes ou restent apparemment immobiles.

Elles crachent indifféremment des flammes, forment des rideaux lumineux de lumière, changent de couleur, atterrissent et décollent verticalement sans son.

Beaucoup de scientifiques français, jusque-là sceptiques sur la question de la soucoupe volante, se révèlent un peu ébranlés par la multiplicité des rapports et par le fait que certains sont des observations de groupe ou des rapports individuels qui concordent avec d'autres provenant de régions adjacentes.

Au sujet des petits hommes ou martiens, ils réaffirment que les astronomes n'ont jamais fait d'observations qui pourraient indiquer une forme de vie évoluée sur Mars.

Ils soulignent que Mars est mille millions d'années plus vieille que la terre, et que, si la vie y a existé autrefois, elle a probablement disparue dans les déserts glacés roses qui semblent abonder sur la planète.

Les protagonistes des soucoupes volantes et les petits hommes de Mars ont été fortement encouragés par un article dans le journal sérieux "Forces Aériennes Françaises" écrit par un jeune ingénieur aéronautique, le Lieutenant J. Plantier, et approuvé par un ingénieur en chef du Ministère de l'Air.

Le Lieutenant Plantier ne prend pas parti, mais démontre simplement théoriquement et par étude mathématique que tout le comportement phénoménal attribué aux soucoupes volantes est parfaitement explicable si de telles machines utilisaient l'énergie des rayons cosmiques,

Le Lieutenant Plantier montre que les rapports que les soucoupes volantes restent immobiles dans le ciel, accélèrent de l'immobilité à 10000 m.p.h. en quelques secondes sans bruit, et que les êtres vivants peuvent voler à l'intérieur sans être blessés par l'accélération, sont complètement logiques si l'on admet que l'énergie des rayons cosmiques a été exploitée et que ces machines peuvent voler à la vitesse de la lumière.

Quelles que soient les vues des scientifiques, cependant, les hommes et les femmes de France continuent de signaler les apparences quotidiennes des soucoupes et des cigares et leurs rencontres avec les hommes de l'espace.

La première réaction de l'honnête citoyen français face à tout événement ou danger inhabituel - y compris, semble-t-il, des phénomènes de l'espace extra-atmosphérique - est d'informer les gendarmes.

Par conséquent, dans les villages et les villes, des gendarmes audacieux ont été "alertés", comme le dit la presse française, et ont été occupés à vérifier les rapports et à examiner les prétendues zones d'atterrissage de soucoupes volantes pour trouver des "traces."

Deux gendarmes à Chateauroux en France centrale ont eux-mêmes vu trois objets volants verts lumineux.

Leur entraînement de police s'est immédiatement affirmé, ils ont arrêté un automobiliste et un cycliste afin qu'ils puissent aussi regarder et témoigner. Ensuite, les gendarmes ont fait un rapport complet.

La seule preuve tangible à ce jour d'un atterrissage est celle produite par M. Marius Dewilde, un ouvrier métallurgiste de 28 ans dans le nord près de Valenciennes.

M. Dewilde, un jeune homme à la fine moustache, avec un visage long - et il faut l'admettre, humoristique - a déclaré qu'il avait vu les "Martiens" pour la première fois depuis son jardin près de la ligne de chemin de fer.

"Deux petits êtres, d'au plus trois pieds de haut", a-t-il déclaré, "chacun portant une sorte de costume de plongée avec casque en métal, se tenaient près d'un "cigare volant" qui avait atterri sur les traverses de chemin de fer."

M. Dewilde n'a eu aucune chance de se serrer la main ou d'accueillir les visiteurs au nom de la Quatrième République parce que, dès qu'ils l'ont vu, ils l'ont hypnotisé avec un "rayon vert" alors qu'ils rentraient dans leur machine qui, bien sûr, a décollé verticalement dans un nuage épais de fumée sans faire de bruit.

Le lendemain, les gendarmes "alertés" par M. Dewilde et deux inspecteurs de la police de l'armée de l'air ont trouvé une série de marques régulières étranges sur les traverses de chemin de fer, qui auraient pu être causées par la "soucoupe" à l'atterrissage.

Le contact direct avec les hommes de l'espace a été signalé par M. Antoine Mazaud, agriculteur âgé de 58 ans, avec une moustache grise broussailleuse, qui vit près de Limoges dans le Massif central de la France.

M. Mazaud allègue qu'un "martien" d'environ trois pieds de haut a émergé d'un "cigare volant" et a commencé à parler dans une langue inintelligible. Quand il se rendit compte que M. Mazaud ne pouvait pas le comprendre, il embrassa le fermier sur la joue.

Les compatriotes argumentateurs de M. Mazaud, doutant de cette étrange histoire, ont immédiatement voulu savoir pourquoi une créature d'un autre monde devrait adopter l'habitude - pas même universelle sur la terre, ont-ils pointé - de s'embrasser.

"Il est surprenant qu'il n'ait pas épinglé une médaille sur votre torse et ne vous ait pas embrassé sur les deux joues", se moquèrent-ils.

Compte tenu de cette réponse antipathique à l'histoire de M. Mazaud, il n'est donc pas surprenant que M. Yves David, agriculteur de Chatellerault, ait caché pendant quelques jours qu'il avait été touché au bras par un "homme de l'espace" avant d'être momentanément hypnotisé par le "rayon vert" comme M. Dewilde.

M. David avait eu peur d'être moqué, dit-il, mais il a finalement demandé à un ami si quelqu'un d'autre avait vu l'homme de l'espace. L'ami a répandu la nouvelle et, bien sûr, a alerté les gendarmes.

Deux femmes du département de l'Yonne ont donné des rapports indépendants d'avoir vu une machine étrange dans une clairière avec un pilote à côté. Aucune d'elle n'est restée pour enquêter.

TOUJOURS, les histoires continuent. Aucun Parisien n'a encore signalé une rencontre avec un "martien", même si, comme l'indiquent les esprits malins, on s'attendrait à ce qu'ils se posent sur le Champs de Mars, l'esplanade devant l'école de l'armée.

Les caricaturistes exploitent pleinement la saison "martienne" et les soucoupes volantes. L'un, dans la vraie veine gauloise, a dessiné le classique mari trompé qui rentre à la maison de façon inattendue. Il a ouvert la porte du placard pour révéler un petit personnage étrange dans un costume et un casque d'astronaute, et dit à sa femme coupable, recroquevillées au lit: "Et ça, je suppose que tu va me dire que c'est un martien."

La plus célèbre "repéreuse" de soucoupe volante à ce jour à Paris est la star du cinéma Michèle Morgan, qui a signalé en avoir vu une près de la Tour Eiffel vers 22h.

Lorsque Mademoiselle Morgan se plaignit plus tard de l'inondation d'appels téléphoniques de fans et d'amis qui voulaient entendre d'autres détails, sa mère a fait ce commentaire sec et très français:

"Tu as perdu une bonne occasion cette nuit de te taire."

[Ref. fd1:] JOURNAL "FRANCE-DIMANCHE":

Ce journal a publié une collection de dessins de troisième main représentant certaines des différentes formes de soucoupes volantes alléguée vues en 1954:

Yonne

Engin en forme d'obus surmonté d'une coupole et muni d'une glissière. Comportait un pilote qu'on vit s'accroupir dans une clairière. Fit aboyer les chiens et lever les yeux de Mlle Fin, gardeuse de chèvres.

Et:

Lavoir-du-Bécard (Yonne)

Cette soucoupe sort apparament du même atelier que l'engin observé par Mlle Fin à l'extrême gauche. Type obus avec cockpit extérieur, mais est sans glissière. Vu dans une clairière à 9 h par Mme Geoffrey.

[Ref. hw1:] HAROLD T. WILKINS:

L'auteur indique qu'en France en 1954, Mme Simone Geoffroy de Diges a dit:

"J'ai vu un engin curieux comme un cigare pointu aux deux extrémités sur le sol dans un champ. Se tenant debout près de lui il y avait un être comme un grand homme, de peau sombre et avec un chapeau kaki. Il m'a regardé mais n'a dit rien. J'ai été terriblement effrayé et je suis partie en courant. Les gens qui sont allés là pendant deux heures plus tard n'ont rien vu."

L'auteur indique plus loin dans son livre qu'en 1954, à Diges, France, une entité grande et sombre dans "un costume spatial kaki," se tenant prêt d'une soucoupe en forme de cigare, pointue aux deux extrémités, a regardé durement Mme Simone Geoffrey, "qui a pris ses jambes à son cou."

[Ref. gb1] GRAY BARKER:

Un astronaute portant un chapeau kaki a été vu par Mme. Simone Geoffroy, de Diges, et celui-ci pilotait "un engin curieux" qui a ressemblé à un cigare "pointu aux deux extrémités. Se tenir près de lui était un homme grand et de peau foncée avec un chapeau kaki. Il m'a regardé mais n'a rien dit, j'ai été terriblement effrayé et j'ai couru loin. Quand je suis revenue deux heures plus tard il n'y avait rien là."

[Ref. cg1:] CHARLES GARREAU:

L'ufologue Charles Garreau a enquêté sur ce cas à l'époque où il est survenu et a conclu qu'il s'agissait d'un hélicoptère militaire Bell 47 de l'OTAN.

Garreau indique que les deux témoins, Mme Vve Geoffroy, 59 ans, et Mlle Gisèle Fin, 16 ans, se trouvaient séparées de 150 à 200 mètres au lieu-dit Michaut et que leur témoignage diverge sur certains points, qui sont essentiellement celui de la taille de l'engin.

Cependant les témoignages montrent clairement que les deux témoins ont vu un homme debout à un moment et accroupi à un autre, ou deux hommes au même moment dans des positions différentes vus de points de vues différents, et que cet homme ou ces deux hommes portaient un uniforme militaire kaki et un casque.

[Ref. mc1:] MICHEL CARROUGES:

Michel Carrouges mentionne cette affaire dans une section de son livre consacrée aux témoignages de 1954 comprenant des observations avec présence de "pilotes de taille humaine."

Il note qu'il fait grand jour puisqu'il est 9 heures du matin, que les deux femmes ont fait l'observations à quelques instants d'intervalles.

Il indique que l'homme est d'une taille moyenne, porte un calot et paraît faire une réparation sur l'engin qui semble posé sur des patins.

Il note un élément comme étant décisif, celui que ni l'une ni l'autre des deux femmes n'ont vu l'engin ni décoller ni atterrir.

De façon générale, il évoque au travers de cas similaires qu'il est parfois incontestable que les pilotes sont bien des gens comme nous, que certaines soucoupes peuvent être des hélicoptères, et il semble penser que pour ce cas cela soit bien possible sans toutefois être aussi fermement établi que dans d'autres cas ressemblants.

[Ref. jv8] JACQUES VALLEE - "FLYING SAUCER REVIEW":

Date Lieu Pays Observé par Description des "Pilotes" Total
22 sept. 1954 Diges-Jolive France Mlle Fin Homme de taille moyenne. 1

[Ref. jv5:] JACQUES VALLEE:

135 -003.39750 47.73600 24 09 1954 - DIGES P.AUXERRES F 0011 1

[Ref. jv2:] JACQUES VALLEE:

L'auteur indique que le 24 septembre 1954, deux femmes firent des rapports indépendants sur un disque gris foncé vu dans une clairière près de Bécar. Un homme de taille normale était debout près de l'objet, qui s'envola sans bruit.

[Ref. jv1:] JACQUES VALLEE:"

153

24 Septembre 1954, 09h00. Becar (France)

Près de Diges et "Les Michauts" ou "Les Jolivets". Deux femmes (Veuve Geoffroy et Mlle Gisèle Fin) firent des récits indépendants d'un disque gris sombre, de 6 mètres de diamètres et 1 mètre de haut, vu dans une clairière. Un homme de taille normale était debout près de l'engin. Il portait des vêtements sombres et une sorte de casquette. Mlle Fin s'approcha à 30 mètres de l'appareil et déclara que l'homme était occupé à le réparer. On trouva des traces dans l'herbe. (L'Yonne Républicaine, le Parisien, 28 Sept. 1954; Paris-Presse, 29 Sept. 1954.) (14; Carrouges 98)

[Ref. bb1:] GERARD BARTHEL ET JACQUES BRUCKER:

Les deux ufologues publiant aux Editions Rationalistes prétendent avoir trouvé l'explication de ce cas comme ayant été une simple lumière et une ombre indistincte à partir de laquelle les deux témoins auraient "exagéré" pour faire plaisir à la presse.

Plus loin dans leur livre, ils affirment avoir parlé aux témoins. "Le plus jeune des témoins", disent-ils, aurait affirmé qu'en compagnie de la vieille dame elle avait aperçu un lueur en plein jour dans la clairière et qu'elles ont cru avoir aperçu une ombre mais très vague.

Ils affirment avoir recherché Mme Geoffroy, l'avoir trouvée, et qu'elle leur aurait dit qu'il y avait deux petits occupants couverts de poils, jaunes, et qui portaient un slip.

[Ref. fr1:] MICHEL FIGUET ET JEAN-LOUIS RUCHON:

Les deux auteurs indiquent qu'au lieu dit au Bécard, près de Diges, dans l'Yonne, le 24 septembre 1954 à 09:00 du matin, Mme Geoffroy se dirigeait vers un lavoir situé en contrebas de la route de Diges, aux Michaults, quand son attention a été attirée par un appareil posé au sol dans une clairière bordée de bois.

Près de l'engin en forme de cigare, un homme paraissait effectuer une réparation, "il me regarda passer sans rien dire," dira-t-elle. "Il était de taille moyenne et portait sur la tête une sorte de calot kaki. J'eus peur et je filais. Deux heures plus tard quand je repassais par là, l'engin avait disparu."

Les auteurs donnent également cette déclaration de Mlle Gisèle Fin:

"L'engin reposait sur des patins très minces, le pilote portait un casque analogue à ceux que portent les motocyclistes, il était vêtu d'une combinaison de couleur grise."

Les témoins n'ont pas vu se poser l'engin, ni repartir celui-ci. Les auteurs indiquent que "le pilote de taille moyenne et portant un calot kaki et était vêtu d'une combinaison de couleur sombre peut faire penser à un pilote d'hélicoptère."

La patronne de Gisèle Fin, mise au courant, est revenue sur les lieux un peu plus tard. Elle a relevé dans l'herbe deux traces parallèles et distantes de 50 cm, paraissant correspondre à des traces de patins.

[Ref. bm1:] BERTRAND MEHEUST:

Le sociologue Bertrand Méheust a écrit que le cas est expliqué par une confusion: il s'agissait d'un hélicoptère et de ses deux pilotes.

[Ref. td1:] MARK CASHMAN:

Becar, près de Diges et "Les Michauts" ou "Les Jolivets"

24/9/1954 9:00

Deux femmes (veuve Geoffroy et Mlle Gazelle Fin) ont rédigé des rapports indépendants d'un disque gris-foncé, 6 m de diamètre, 1 m de haut, vu dans une clairière. Un homme de taille normale se tenait près de lui. Il portait des vêtements foncés et un genre de chapeau. Mlle Fin s'est approché à 30 m de le'ngin et a déclaré que l'homme le réparait. Traces.

[Ref. ar1:] ALBERT ROSALES:

73.
Lieu. Becard France
Date: 24 septembre 1954
Heure: 0900A

Mademoiselle Simone Geoffroy a vu une soucoupe volante dans une clairière; elle avait 35 pieds de diamètre, était alongée avec un dôme sur le dessus. Derrière se tenait un homme de teint sombre portant un uniforme et une casquette kaki, la regardant. Elle s'est éloignée en hâte. Mademoiselle Gisèle Fin, une bergère, a été attirée vers la clairière par les aboyements de ses deux chiens; elle a du les retenir pour qu'ils n'attaquent pas le pilot, qui lui tournait le dos et était penché sur son engin. Par la suite on a trouvé une petite pillule verte sur le site.

Humcat 1954-53
Source: Humcat citant un journal
Type: C

[Ref. sd1:] STEVEN DUNN:

DATE DESCRIPTION MICAP_CLAS REF
26.09.6/1954

Valence, FR

26 Sep 54

Tandis qu'elle ramassait des champignons dans les bois, une femme a vu un petit humanoide portant un costume de plongée avec un casque transparent. Elle a couru. Un moment plus tard elle a entendu un fort sifflement fort et a vu un objet en forme de disque se soulever des bois. Les traces d'un atterrissage ont été trouvée.

CE-3-013 Randle/Estes, FOV pg 165

[Ref. dj1:] DONALD JOHNSON:

Rencontres Avec des Extraterrestres Ce Jour-Là

24 septembre

[...]

1954 - A 9 heures du matin, deux femmes, Mme Geoffroy et Mlle Gazelle Fin, étaient témoin indépendamment d'un disque gris-foncé, de six mètres de diamètre, dans une clairière à Becar, près de Diges, France. Un homme de taille normale se tenait près de lui. Il a portait des vêtements foncés et une certaine sorte de casquette. Mlle Fin est venue à 30 mètres de l'engin et a dit qu'il semblait que l'homme le réparait. Des traces ont été trouvées sur l'herbe. (Sources: Le Parisien, 28 septembre 1954; Jacques Vallee, Passport to Magonia, p. 211).

[Ref. tp1:] TED PHILLIPS:

Ted Phillips a listé le cas comme un "meilleur" cas dans sa "liste préliminaire des meilleurs cas":

Rapport 9/24/54 Becar, France: témoins multiples, humanoïdes, traces.

[Ref. jt1:] UFO ROUNDUP:

dans les Dossiers OVNI...

1954: LE JOUR LE PLUS LONG EN FRANCE

Il y a quarante-quatre ans, le 2 octobre 1954, une vague d'OVNIs a envahi la France. Voici le récapitulatif...

[...]

"Mme. Simone Geoffroy de Diges, à cent miles au sud de Paris, a dit, 'J'ai vu un moteur curieux comme un cigare pointu aux deux extrémités dans un champ.'"

[...]

[Ref. go1:] GODELIEVE VAN OVERMEIRE:

L'ufologue belge indique qu'en 1954, le 24 septembre en France, à Becar "Près de Diges et 'Les michauts' ou 'Les Jolivets', deux femmes (Veuve Geoffroy et Mlle Giséle Fin) firent des récits indépendants d'un disque gris sombre, de 6 mètres de diamètres et 1 mètre de haut, vu dans une clairière. Un homme de taille normale était debout près de l'engin. Il portait des vêtements sombres et une sorte de casquette. Mlle Fin s'approcha à 30 mètres de l'appareil et déclara que l'homme était occupé à le réparer. On trouva des traces dans l'herbe."

Les sources sont indiquées comme "l'Yonne Républicaine, le Parisien, 28 sept. 1954; Paris-Presse, 29 Sept. 1954" avec un remerciement à Wim van Utrecht.

L'ufologue indique alors que "voici mot par mot la copie de ce texte dans :...)i " et "09 h 00. Deux femmes, Mme Vve Geoffroy et Mlle Gisèle Fin firent des récits indépendants d'un disque gris sombre, de 6 m de diamètre et 1 m de haut, vu dans une clairière. Un homme de taille normale était debout près de l'engin. Il portait des vêtements sombres et une sorte de casquette. Mlle Fin s'approcha à 30 m de l'appareil et déclara que l'homme était occupé à la réparer. On trouva des traces dans l'herbe."

La source est indiquée comme "Jacques Vallée: 'Chronique des apparitions ET' - DENOEL 1972 - COLL. J'AI LU - p. 260".

Elle indique ensuite qu'une autre version est: "Mme Geoffroy et Mlle Gisèle Fin rapportent avoir observé un engin brun sombre, reposant sur des patins. Près de l’objet un homme vêtu de sombre avec un calot kaki (ou un casque). Attitude indécise, comme surpris par les deux témoins. Arrivée et départ de l’engin non observés. Deux dépressions distantes de 50 cm l’une de l’autre dans l’herbe, sèche aux endroits où des patins d’hélicoptère auraient pu se poser."

Et: "La présence d’un hélicoptère du type Bell 47 est retenue (Jacques Delindry dans l’ 'Yonne Républicaine' du 4.10.54. Mentionné également dans un document confidentiel du 5.10.54. (...) (Bulletin du GESAG n° 106, mars 2001, page 5)".

[Ref. jb1:] JEROME BEAU:

24 septembre

09 h : A Diges (Yonne), Vve Geoffroy et Gisèle Fin font une RR3. 2 traces distantes de 50 cm et larges comme le doigt sont remarquées dans la rosée par Mlle Fin. L'herbe est sèche à cet endroit. Traces trop petites pour un hélicoptère Bell 47.

[Ref. tp2:] TED PHILLIPS:

24/09/54 France, Becar: Deux femmes ont rédigé des rapports indépendants d'un disque gris-foncé, de 21 pieds de diamètre, 4 pieds de haut, vu posé au sol dans une clairière. Un homme de taille normale était debout proche de là. Il portait des vêtements foncés. Un témoin à moins de 100 pieds de l'objet a déclaré que l'homme le réparait. Des traces ont été trouvées dans l'herbe.

[Ref. lc1:] LUC CHASTAN:

Luc Chastan indique que dans l'Yonne à Diges le 24 septembre 1954 à 09:00 heures "Ce vendredi matin au Bécar. une femme se dirige vers un lavoir situé en contrebas de la route de Diges, aux Michaults quand son attention est attirée par un appareil posé au sol dans une clairière bordée de bois. Près de l'engin en forme de cigare, un homme paraît effectuer une réparation, "il me regarda passer sans rien dire, dira-t-elle. Il était de taille moyenne et portait sur la téte une sorte de calot kaki. J'eus peur et je filais. Deux heures plus tard quand je repassais par là, l'engin avait disparu'."

"Déclaration d'un second témoin : "L'engin reposait sur des patins très minces, le pilote portait un casque analogue à ceux que porte les motocyclistes, il était vêtu d'une combinaison de couleur grise. Les témoins n'ont pas vu se poser l'engin, ni repartir celui-ci. Le pilote de taille moyenne et portant un calot kaki et était vêtu d'une combinaison de couleur sombre peut faire penser à un pilote d'hélicoptère."

"La patronne du second témoin, mise au courant, revint sur les lieux un peu plus tard : elle releva dans l'herbe deux traces parallèles et distantes de 50 cm, paraissant correspondre à des traces de patins."

La source est notée comme "Ovni, Premier dossier complet... par Figuet M./ Ruchon J.L. ** éd. Alain Lefeuvre 1979".

[Ref. jb4:] JEROME BEAU - "TOP SECRET":

24 septembre. 09 h : à Diges (Yonne), Yves Geoffroy et Gisèle Fin font une RR3. Deux traces distantes de 50 cm et larges comme le doigt sont remarquées dans la rosée par Mlle Fin. L'herbe est sèche à cet endroit. Les traces sont estimées trop petites pour être celles d’un hélicoptère Bell 47.

[Ref. ph1:] PHOTOGRAPHIE:

Le 21 mars 2006, un lecteur d'Auxerre de cette page me fait parvenir par email la photographie électronique qui suit et explique:

Cette photo a été prise au lieu exacte et avec le même angle que la reconstitution du dessinateur pour le journal "L'YONNE REPUBLICAINE".

[Ref. ud1:] SITE WEB "UFODNA":

Le site web indique que le 24 septembre 1954 à 09:00 entre Diges et Becard, Diges, France, "disque de 35 pieds de diamètre couvert d'un dôme atterrir dans clairière. Derrière lui s'est tenu homme au teint sombre, a porté uniforme kaki avec couvre-chef. Deux témoins féminins séparés. Explication: Météore."

Et: "On a observé un disque volant. Traces trouvées. Témoins indépendants multiples."

Et: "Un disque voûté vert, d'environ 40 pieds de large, par temps nuageux a été observé par deux témoins féminins, un d'elles une observeuse [sic] expérimentée, dans un champ pendant 30 minutes (Cornelison; Fin; Gamundi; Geoffroy; Rabot). Un être a peau olive, portant un costume kaki et un chapeau, a été vu."

Les sources sont indiquées comme Webb, David. HUMCAT: Catalogue of Humanoid Reports; Michel, Aime, Flying Saucers and the Straight-Line Mystery, S. G. Phillips, New York, 1958; Bowen, Charles, The Humanoids: FSR Special Edition No. 1, FSR, Londres, 1966; Pereira, Jader U., Les Extra-Terrestres, Phenomenes Spatiaux, Paris, 1974; Vallee, Jacques, Computerized Catalog (N = 3073); Vallee, Jacques, Challenge to Science: The UFO Enigma, Henry Regnery, Chicago, 1966; Vallee, Jacques, Preliminary Catalog (N = 500), (dans JVallee01); Vallee, Jacques, A Century of Landings (N = 923), (dans JVallee04), Chicago, 1969; Schoenherr, Luis, Computerized Catalog (N = 3173); Carrouges, Michel, Les Apparitions de Martiens, Fayard, Paris, 1963; Rogerson, Peter, World-Wide Catalog of Type 1 Reports; Hall, Richard H., The UFO Evidence, NICAP, Washington, 1964; Olsen, Thomas M., The Reference for Outstanding UFO Sighting Reports, UFOIRC, Riderwood, 1966; Phillips, Ted R., Ted Phillips investigation files; Phillips, Ted R., Physical Traces Associated with UFO Sightings, CUFOS, Chicago, 1975; Delaire, J. Bernard, UFO Register Volume 7 (1976), Data Research, Oxford, 1976; Coupures de Journaux; Hatch, Larry, *U* computer database, l'Auteur, Redwood City, 2002.

[Ref. ud2:] SITE WEB "UFODNA":

Le site web indique que le 24 septembre 1954 à 09:00 à Becar, France, "Un disque gris-foncé, six mètres de diamètre; un homme de taille normale se tenait à côté de lui."

Et: "A 9 heures du matin deux femmes, Mme Geoffroy et Mlle Gazelle Fin, étaient témoins indépendamment d'un disque gris-foncé, de six mètres de diamètre, dans une clairière à Becar, près de Diges, France. Un homme de taille normale se tenait près de lui. Il portait des vêtements foncés et un certain genre de chapeau. Mlle Fin est allé à 30 mètres de l'engin et a dit qu'il a semblé que l'homme le réparait. Des traces ont été trouvées sur l'herbe."

Et: "Deux femmes (veuve Geoffroy et Mlle Gisele Fin) ont rédigé des rapports indépendants d'un disque gris-foncé, de six mètres de diamètre, un mètre de haut, vu dans une clairière. Un homme de taille normale se tenait près de lui. Il portait des vêtements foncés et un genre de chapeau. Mlle Fin s'est approchée à 30 mètres de l'engin et a déclaré que l'homme le réparait. Des traces ont été trouvées sur l'herbe."

Et: "On a observé une soucoupe."

La source est indiquée comme Vallee Magonia Database.

[Ref. jb2:] JEROME BEAU:

Septembre 1954

Ven 24

09:00 Près de Diges (Yonne), Vve Geoffroy et Gisèle Fin voient indépendamment un disque gris foncé de 6 m de diamètre et 1 m de haut, vu dans une clairière de Becar. Un homme de taille normale, portant des vêtements sombres et une sorte de casquette, est debout près de l'objet. Melle Fin s'approche à 30 m de l'appareil et voit que l'homme est en train de réparer. L'objet s'envole sans bruit. 2 traces distantes de 50 cm et larges comme le doigt sont remarquées dans la rosée par Mlle Fin. L'herbe est sèche à cet endroit. Traces trop petites pour un hélicoptère Bell 47.

Les sources sont notées comme "L'Yonne Républicaine"; "Le Parisien, 28 septembre 1954"; "Paris-Presse, 29 septembre 1954"; "Vallée, J., cas n° 16, "Rapport sur l'analyse de 200 observations documentées faites en 1954".

[Ref. bm2:] BERTRAND MEHEUST:

"J'avais sept ans pendant la vague de 1954, et une soucoupe s'est posée près de chez moi, dans l'Yonne, près de Diges. Toute la région ne parlait que de cela, le cas a même fait la une de l'Yonne républicaine. Cela m'a sans doute marqué, mais c'est resté longtemps enfoui dans ma mémoire."

[Ref. ni1:] "THE NICAP WEBSITE":

*24 sept. 1954 - A 9 heures du matin, deux femmes, Mme Geoffroy et Mlle Gazelle Fin, ont été indépendamment témoin d'un disque gris foncé, de six mètres de diamètre, dans une clairière à Becar, près de Diges, France.. Un homme de taille normale était debout près de lui. Il portait des vêtements sombres et une sorte de capuchon. Mlle Fin est venue dans les 30 mètres de l'engin et a dit qu'il semblait que l'homme le réparait. Des traces ont été trouvées sur l'herbe. (Sources: Le Parisien, 28 deptembre 1954; Jacques Vallee, Passport to Magonia, p. 211).

[Ref. ta1:] SITE WEB "THINK ABOUT IT"

Date: 24 septembre 1954

Lieu: Becard France

Heure: 0900A

Mlle Simone Geoffroy vu une soucoupe volante dans une clairière; elle avait 35 pieds de diamètre, était de forme allongée, avec un dôme sur le dessus. Derrière elle se tenait un homme au teint sombre vêtu d'un uniforme et d'une calotte kaki, la regardant. Elle se hâta de partir. Mlle Gisèle Fin, une bergère, a été conduite à la clairière par les aboiements de ses 2 chiens; elle a dû les empêcher d'attaquer le pilote, qui lui tournait le dos et se penchait sur son engin. Sur le site de la suite a été trouvé une petite pilule verte.

Source: Humcat citant source de Journal

[Ref. ub1:] "UFO-DATENBANK":

Cette base de données a enregistré ce cas 14 fois au lieu d'une:

N° de cas Nouveau N° de cas Enquêteur Date d'observation CP Lieu d'observation Pays d'observation Heure d'observation Classification Commentaires Identification
19540922 22.09.1954 Diges Jolivets France CE II
19540924 24.09.1954 Diges France 09.00 CE III
19540924 24.09.1954 Becar France 09.00 CE III
19540924 24.09.1954 Diges Jolivets France 09.00 CE III
19540924 24.09.1954 Diges France 09.00 CE III
19540924 24.09.1954 Diges France
19540924 24.09.1954 Becar France 09.00 CE III
19540924 24.09.1954 Becar France 09.00 CE III
19540924 24.09.1954 Becar France 09.00 CE III
19540924 24.09.1954 Becar France 09.00 CE III
19540924 24.09.1954 Becar France 09.00 CE III
19540924 24.09.1954 Becar France 09.00 CE III
19540924 24.09.1954 Becar France 09.00 CE III
19541101 01.11.1954 Diges France CE III

Explications:

Hélicoptère probable.

Discussion.

Il est clair que dans la mesure ou un ufologue de terrain comme Charles Garreau a interrogé les deux femmes et conclu qu'il s'agissait d'un hélicoptère militaire, et quand les journaux de l'époque évoquent cette possibilité, il est parfaitement illégitime de proposer sans bases sérieuses des affirmations tant sur la qualité des enquêtes de l'époque ni de moquer les ufologues en général.

Il est notable que c'est encore une fois Jacques Vallée qui inclut le cas dans un catalogue censé représenter des atterrissages de vaisseaux extraterrestres, changeant la notion d'uniforme kaki et de casque en celle plus confuse de "vêtements sombre et d'une sorte de casquette." C'est sur de telles bases que se forment ensuite des spéculations sur les "OVNIS imitant la technologie du moment", OVNIS qui sont ensuite vus comme des "leurres trompant les témoins" là où il n'y a qu'hélicoptère.

Il est également notable que les deux post-enquêteurs Barthel et Brucker se moquent du monde, laissant entendre qu'ils ont trouvé l'explication, et mettant les descriptions des deux femmes sur le compte de l'exagération. Il n'y a là pas d'exagérations; il y a simplement l'ignorance de ce qu'est un hélicoptère, engin très nouveau dans la France de 1954, au moins pour une veuve de 59 ans et une jeune fille de 16 ans dont on peut légitimement supposer qu'elles ne sont pas au fait des dernières nouveautés aéronautiques comme pourrait l'être un pilote de l'armée de l'air ou de terre. Il y a également le facteur distance et brièveté: Mme Geoffroy se trouvait à ce qu'elle estime comme une centaine de mètres de l'engin, et l'a regardé quelques secondes avant de prendre peur. Quand à Mlle Fin, elle a regardé plus longtemps, probablement, et sa description est donc plus détaillée.

Restait à identifier l'hélicoptère.

Ceux qui ont fort justement compris qu'il s'agissait d'un hélicoptère ont pensé au "Bell 47 de l'ALAT". Le "Bell 47 de l'ALAT" est l'hélicoptère passe-partout comme explication des cas d'hélicoptères dans la France de 1954 et plus tard, mais en réalité, il ne convient pas toujours et n'est absolument pas le seul hélicoptère fréquentant les cieux français à cette époque.

Pour le reste, il y a Bell 47 et Bell 47, l'appareil a été décliné avec de nombreuses apparences, habillé ou non, avec flotteur ou patin et ainsi de suite.

De fait, des critiques portées contre l'explication par un hélicoptère pour ce cas notent assez justement certaines difficultés: la taille de l'engin décrit semble être trop petite pour correspondre au Bell 47. (L'absence de rotor ou de rotor de queue me semble moins parlante dans la mesure ou le fin rotor peut passer parfaitement inaperçu quand il est vu de loin contre un fond d'arbres - voir le dessin dans la presse).)

Le Bell 47.

L'hélicoptère a été décliné en nombreuses versions présentant des apparences diverses.

Trois structures équipées d'hélicoptères existent au sein de l'armée de terre en métropole 1954: l'ALOA, l'Aviation Légère d'Observation d'Artillerie, qui est composée de 10 GAOA, Groupes Aériens d'Observation d'Artillerie, le GH1, Groupe d'Hélicoptère n°1, basé à Satory sous le commandement du Chef d'Escadron Razy, et la CHLES, Compagnie d'Hélicoptères Légers d'Evacuation Sanitaire, commandée par le Capitaine de Puy Montbrun.

Le GH1 reçoit les premiers Djinn en 1954, à côté des Hiller H-23. L'Armée de l'Air, elle, qui a évidemment également ses hélicoptères, les a regoupé le 1 juillet 1954 au sein de la 65ème Escadre d'Hélicoptères.

C'est justement en septembre 1954 que les premières essais d'emploi sur le terrain en France d'hélicoptères débutent.

C'est le 22 novembre, alors que la vague de 1954 est terminée, au moins en ce qui concerne les récits publiés, que le GH1 et l'ALOA sont regroupés sous un même commandement, celui du Général Lejay, et qu'est ainsi fondée l'ALAT, l'Aviation Légère de l'Armée de Terre.

Il est assez vain de rechercher la traditionnelle "proximité d'une base aérienne" ou son absence en l'occurence: de nombreux pilotes d'hélicoptères étaient alors entraînés dans les aéroclubs locaux partout en France. Nous somme là en 1954 bien avant les réglementations à prendre au sérieux, et nous parlons d'un hélicoptère que l'on appellerait un ULM s'il était un avion.

Il n'est pas possible de dire qu'aucun Bell 47 ne volait en France en 1954, mais il y en avait fort peu, 1 exemplaire militaire et quelques appareils civils d'épandage agricole. Le premier Bell 47 militaire est commandé fin 1953, fabriqué sous licence par Fenwick, et est à Issy-les-Moulinaux au début de 1954 Il semble bien que ce n'est qu'en 1955 qu'un deuxième Bell 47 militaire est acquis. Les Bell 47 armés n'arrivent qu'en 1956, et ne donnent pas réellement satisfaction.

Reste encore le problème de l'intervalle entre les patins matérialisé par une trace au sol et dont Mlle Fin et éventuellement une dame non nommée auraient indiqué qu'il était de 50 cm. C'est un intervalle qui, bien qu'ayant été peut-être sous-estimé, semble bien trop étroit pour les patins des Bell 47, toutes versions confondues. D'un autre côté évidement, plusieurs traces peuvent avoir été imbriquées les unes dans les autres si l'engin a rebondi ou si des confusions avec les traces de voitures également vue là ont eu lieu.

Non, décidément, quelque chose de va pas avec le Bell 47. Faut-il renoncer à l'hélicoptère? Certainement pas; il s'agit de remplacer le "Bell 47 de l'Alat" passe-partout par le modèle qui convient mieux à la description des témoins et qui est plus susceptible d'être croisé à ce moment.

Je propose le "Djinn", soit le SO 1221 construit en France par Sud-Ouest Aviation, future SNIAS, à partir de 1953, un hélicoptère utilitaire ultra-léger.


L'un des Djinn évalués par l'US Air Force.

Le Djinn a été le premier hélicoptère fonctionnel utilisant les gaz et air d'éjection comprimés par une turbine à gaz et envoyé à l'intérieur des deux pales du rotor pour en être expulsé aux extrémités afin de mettre le rotor en rotation. Ce concept évitait un rotor de queue, remplacé par une sortie de gaz, dégivrait tout seul le rotor, utilisait les restes des gaz éjectés vers l'arrière pour la propulsion. Le système avait d'abord été testé sur les prototypes SO 1120 Ariel II (1948) et III (1951), mais c'est sur le Djinn qu'il sera effectivement utilisé, basé sur un turbopropulseur Turbomeca Palouste IV. Le système était fort maniable mais peu rapide, ne dépassant pas les 130 km/h.

Ses patins étaient très rapprochés: l'engin était prévu pour pouvoir décoller depuis la plateforme d'un petit camion. Il était minuscule, maniable, plus fiable qu'il n'en donne l'impression et ne demandait que peu d'entretien. Sa longueur était de 5 mètres 30.

Les deux premiers prototypes étaient les SO 1220 monoplace et sans habillage immatriculés F-WGVO et F-WGZX, F-WGVO effectuant son premier vol le 2 janvier 1953. Il sera ensuite utilisé comme hélicoptère d'épandage pour l'agriculture.

Le premier biplace, à habitacle clos, SO 1221 fera son premier vol le 16 décembre 1953 il battra le précédent record d'altitude des hélicoptères légers de moins de 500 kg en atteignant les 4789 mètres quelques jours plus tard. Vingt-deux SO 1221 de pré-série sont ensuite construits pour évaluation par l'armée française, et les vols débutent au sein de l'ALAT (l'Aviation Légère de l'Armée de Terre)... le 23 septembre 1954, comme par hasard.


Djinn de l'ALAT.

L'Armée de l'Air américaine prendra livraison de trois exemplaires du SO 1221 pour évaluation en 1954 (voir photo). L'USAF trouvera l'engin fort bien conçu mais il ne sera pas adopté, pour des raisons dites budgétaires, mais probablement également politiques. En 1961, l'Armée Française en utilisait 150 exemplaires, pour des besoins de reconnaissance, entraînement, ambulance aérienne, et même attaque anti-char avec comme armement le missile Nord-Aviation SS 10.


Djinn antichar de l'ALAT avec ses missiles SS 10.

En 1967, la moitié étaient encore en service dans notre armée. Quelques modèles seront exportés vers l'Allemagne et la Suisse, et la carrière du Djinn se poursuivra dans le civil, comme engin d'épandage agricole. 178 exemplaires auront été produits. Ce sont les fameux hélicoptères Alouette II et II qui mettront fin à la carrière du Djinn.


Djinn version sans habitacle, au musée.

Djinn au musée de l'ALAT, détails.

Djinn et Bell 47 sont exposés au musée de l'ALAT à Dax, France. (14 h à 18 h sauf dimanche et jours fériés. Visites guidées le mardi et vendredi.)

Mais pourquoi ne serait-ce pas un engin extraterrestre?

Certains, rares, parmi mes collègues en ufologie, qui sont enclins à penser ou totalement convaincus qu'il n'y a jamais eu aucune soucoupe extraterrestre visitant la France ou ailleurs peut-être, seraient certainement heureux de noter que de nouveau une soucoupe volante était un hélicoptère, et voudrons sauter à leur conclusion ou renforcer leur conclusion que dans d'autres affaires où l'explication débattue d'une possible soucoupe volante est qu'elle aurait aussi été un hélicoptère. Ils diront que puisqu'il y a des raisons pour laquelle ce cas ci était un hélicoptère, alors on ne voit pas pourquoi ces autres cas ne sont pas également des hélicoptères, la situation étant la même ou semblable, et les arguments étant transposables.

Je n'en conviens pas. Certains de ces autres cas discutés ne sont pas explicables par un hélicoptère parce que la situation n'est en fait pas du tout la même.

Certains, rares, de mes collègues en ufologie, qui sont enclins à penser que toutes les explications triviales pour tout rapport d'observation de soucoupe volante doit être le résultat d'un biais ou simplement idiote, argueraient peut-être du fait que je n'ai aucun argument absolument certain et absolument aucune preuve fondamentalement décisive que ce rapport correspondrait en effet à un hélicoptère et non à une soucoupe extraterrestre.

Ils n'ont que partiellement raison. Mais ils n'ont de loin pas de preuve qu'il était un vaisseau extraterrestre, ils n'ont pas non plus le moindre argument plus solide que ceux que je donne pour défendre que c'était un hélicoptère.

Permettez-moi d'exposer la situation en détail et à nouveau depuis le début.

Premièrement, je dois énumérer les points pour qui pourraient aller dans le sens d'une explication par un engin extraterrestre, et concéder que ces points existent et interdisent une explication totalement certaine par un hélicoptère.

Le premier de tels points est celui que selon le journaliste, après que Mlle Fin se soit sauvée dans les bois, elle a regardé en arrière et l'appareil était parti, mais en silence. Les hélicoptères sont bruyants. Malheureusement, ce silence n'est pas cité comme parole témoin mais est mentionné par le journaliste. Malheureusement, nous ne savons pas à quelle distance Mlle Fin a couru, ou si elle faisait beaucoup de bruit en en marchant sur des couches de branches mortes dans les bois. Le silence est un problème pour la théorie de l'hélicoptère, mais il se peut que ce soit seulement un problème dû au manque de précision dans l'article de journal ou le résultat d'un certain malentendu.

L'autre point est celui que j'ai déjà mentionné, la distance entre les traces. Même pour le petit hélicoptère Djinn, les barres ne sont pas assez éloignées, seulement de 50 centimètres. Selon l'article du journal, deux personnes ont vu l'espacement de 50 centimètres; Mlle Fin et une autre femme non impliquée dans l'observation. Mais comme expliqué plus haut, ceci peut également résulter de confusions entre des traces différentes. C'est un point contre l'explication par un hélicoptère, mais pas un très bon point.

Voyons si les points contre l'explication de soucoupe sont meilleurs ou plus nombreux ou les deux.

Nous avons deux témoins, ainsi nous avons une bonne raison de penser que quelque chose a été vu, ceci, du moins, devrait emporter l'adhésion de tous.

Mais sont-ce des témoins qualifiés?

La veuve Geoffroy est une vieille dame. Elle va laver son linge dans la rivière voisine. Nous sommes en 1954, à une époque où pratiquement personne n'a jamais vu un hélicoptère, et que seuls les admirateurs de l'aviation, les gens intéressés aux technologies récentes, les pilotes et les professionnels de l'aviation ont pu avoir quelque chose d'aussi étrange pour l'époque que le Djinn. Mme Geoffroy pouvait-elle identifier le Djinn, comme étant un hélicoptère? Pouvait-elle identifier un hélicoptère? C'est tout à fait incertain.

Mlle Fin est une fille âgée de 16 ans qui garde des chèvres. Tout comme dans le cas de Mme Geoffroy, elle n'a probablement jamais vu le moindre hélicoptère, ne lit probablement pas de magazines de nouvelles de l'aviation. Elle a 16 ans et garde des chèvres; il n'y a rien de mal à cela, mais elle n'a pas réellement le profil de quelqu'un qui identifierait évidemment le Djinn comme étant un hélicoptère.

Les deux témoins ne sont pas des témoins qualifiés.

Mais, pourrait-on m'objecter, elles ont vu une soucoupe volante et donc c'était une soucoupe volante. En faire un hélicoptère est idiot.

Ce serait un bon argument si les femmes avaient décrit une soucoupe volante. Mais elles n'ont pas décrit une soucoupe volante. Lisez le rapport du journal soigneusement. Il est évident qu'elles décrivent un homme dans un certain accoutrement de pilote, et absolument pas quelque humanoïde d'aspect extraterrestre. Il est évident qu'elles ne décrivent pas un objet en forme de soucoupe. L'objet n'a rien qui évoque une soucoupe, il a une porte normale, il a des couleurs mates normales. Et il y aura plus à dire à ce sujet plus bas.

Les témoins n'ont pas décrit un vaisseau spatial extraterrestre et son occupant d'une autre planète, ils ont brièvement vu et décrit une machine ne ressemblant pas à une soucoupe volante, et son occupant humain.

Mais, pourrait-on objecter, que faites-vous des journalistes? Ils ont enquêté, donc si c'était un hélicoptère, ils l'auraient découvert.

Malheureusement, ceci ne se tient pas debout. Il est évident qu'ils n'ont pas même pensé à un hélicoptère. Ils ont pensé à une voiture sous une housse, et l'ont éliminée puisque les voitures ne volent pas, mais ils ont au minimum oublié de nous dire pourquoi ce n'aurait pas été un hélicoptère. Ils n'était pas nécessaire qu'ils nous expliquent que ce n'était pas un météore ou Vénus, cela du moins semble évident, mais ils auraient du avoir mentionné les hélicoptères.

Mais c'est là le moindre des problèmes de l'enquête du ou des journalistes. Dans leur interview de Mme Fin, notez comment ils veulent qu'elle leur décrive une soucoupe, donc quelque chose de rond, et comment il est évident dans leur propres citations de l'interviw que Mlle Fin a insisté sur le fait que ce n'était pas rond:

"T: - Un mètre approximativement. La machine de cinq mètres au moins était plus pointue à une extrémité et était plus arrondie à l'autre extrémité."

"- Pouvait-il être rond?"

"T: - Oui, mais je maintiens qu'il était plus effilé d'un côté. Il reposait comme sur des patins. Je les ai vus."

Ceci s'appelle "influencer le témoin" - et le témoin résiste.

Dans toute l'interview, il est évident que le journaliste sait d'avance ce qu'il recherche: une soucoupe. Il sait qu'une soucoupe est ronde et brillante. Mais les deux témoins sont tout à fait clairs: la chose n'est pas brillante et n'est pas ronde.

De nos jours, aucun ufologue de terrain ayant un peu de bon sens ne ferait une interview de témoins de cette manière là, au risque d'être justement moqué. Moi du moins, je ne fais pas d'interviews ainsi. Mais ici, nous avons des journalistes, non des ufologues, ils suspectent une soucoupe, parce qu'ils connaissent d'autres affaires de soucoupe, y compris une dans le secteur un mois avant. Ils ne sont pas des investigateurs d'OVNIS qualifiés, n'ont aucun un catalogue des explications triviales habituelles à envisager et à éventuellement éliminer, façon "Blue Book", ils sont des journalistes sans expérience dans la recherche sur les rapports d'OVNIS et comptent simplement ramasser une bonne et intéressante histoire de soucoupe.

Vous pourriez être d'accord avec cela mais pourtant réclamer l'aide un "vrai" ufologue de terrain qui rejetterait alors l'hélicoptère. Par exemple, vous pourriez dire que Jacques Vallée, un "vrai" investigateur d'OVNIS, a ce cas dans sa liste des atterrissages extraterrestres, et que donc c'est un atterrissage extraterrestre.

Mais Jacques Vallée n'a pas étudié les cas de 1954 en France. Il a seulement récapitulé des extraits de journaux. Il étudie des cas, naturellement, mais non celui-ci, et de il n'a naturellement jamais prétendu l'avoir fait. En fait, si quelqu'un estime que parce qu'un cas est énuméré par Vallée ou Michel, cela signifie qu'il y avait eu un enquête et plus qu'un simple article de journal, c'est une erreur.

Ceci signifie-t-il qu'il n'y a eu aucune enquête d'aucun ufologue sur ce cas à l'époque?

Permettez-moi de sourire à l'explication de Barthel et Brucker qui est comme souvent, tout à fait hors de propos et avec peu de rapport avec la nature du récit.

Naturellement, Bertrand Méheust a plus de poids plus comme ufologue. Il n'a pas étudié le cas en 1954, mais il y a réfléchi. Sa conclusion? C'était un hélicoptère. Mais y a-t-il un ufologue qui ait étudié l'affaire sur les lieux et en écoutant les témoins?

De fait, oui, il a eu un "vrai" investigateur sur le terrain. Charles Garreau a étudié le cas sur le terrain et a interviewé les témoins. Sa conclusion:

Ils ont vu un hélicoptère.

Ainsi, au total, nous avons deux témoins non qualifiés interviewés par un journaliste recherchant une histoire de soucoupe, ces témoins ne décrivent ni extraterrestre ni soucoupe mais un humain dans des vêtements d'aviation et une machine qu'ils n'ont pas pu identifier mais qui a plus de ressemblance avec un hélicoptère que de caractéristiques étranges suggérant autre chose, tel qu'une soucoupe, le tout est vu brièvement et les témoins se sont sauvés, ayant peur. Et nous avons un investigateur sur le terrain qui étudie l'affaire et conclut que c'était bien un hélicoptère.

Y a-t-il preuve absolue que c'était un hélicoptère? Non. Mais où la preuve ou même quelque indication qu'il y avait eu là un vaisseau spatial extraterrestre? Qu'on me le dise.

Ma conclusion jusqu'à raison d'en changer: hélicoptère léger probable.

Mots clés:

(Ces mots clés sont uniquement destinés à aider les recherches et ne préjugent pas des faits.)

Diges, Les Michauts, Les Jolivets, Yonne, Jouffroy, Gisèle Fin, soucoupe volante, atterrissage, traces, occupant, occupants, sombre, réparation, silencieux, helicoptère, Bell 47, Djinn, ALAT

Sources:

[---] indique des sources que je n'ai pas encore pu consulter.

Historique du document:

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0.1 Patrick Gross 6 avril 2007 Première publication.
1.0 Patrick Gross 10 février 2010 Conversion de HTML vers XHTML Strict. Première version formalisée. Additions [go1], [lc1], [ud1], [ud2], [jb2].
1.1 Patrick Gross 14 février 2010 Addition [tp2].
1.2 Patrick Gross 28 février 2010 Addition [bm2].
1.3 Patrick Gross 7 mars 2010 Addition [jt1].
1.4 Patrick Gross 17 juin 2010 Addition [jv5].
1.5 Patrick Gross 3 octobre 2014 Additions [jv8], [jb4], [ni1].
1.6 Patrick Gross 25 novembre 2014 Addition [ta1].
1.7 Patrick Gross 23 novembre 2016 Additions [er1], [ub1].
1.8 Patrick Gross 16 décembre 2016 Additions [bb1].
1.9 Patrick Gross 5 janvier 2017 Addition [pr1].
2.0 Patrick Gross 13 janvier 2017 Addition [fs1].
2.1 Patrick Gross 15 septembre 2017 Addition [sm1].

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Cette page a été mise à jour le 15 septembre 2017.