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La vague française de 1954:

La page d'accueil concernant les cas de la vague française de 1954 se trouve ici.

10 septembre 1954, Mouriéras, Corrèze:

Référence pour ce cas: 10-sep-54-Mourieras. Merci de citer cette référence dans toute correspondance avec moi en rapport avec ce cas.

Rapports:

[Ref. vm1:] JOURNAL "VAR-MATIN REPUBLIQUE":

Selon la rumeur publique... en Corrèze

Un cultivateur a été embrassé par le passager d'une soucoupe volante...!!

Ussel, 13 septembre. -- Les gendarmes de la brigade de Bugeat, ce matin apprenant par la rumeur publique qu'un cultivateur du hameau de Mourieras, commune de Bugeat (Corrèze), M. Antoine Mazaud, avait conversé avec le passager d'une "soucoupe volante", se rendirent auprès du cultivateur afin de faire confirmer ces bruits.

M. Mazaud leur affirme que le 10 septembre, à 20h30, rentrant de ses champs, il avait rencontré sur un sentier, à 1500 mètres de son habitation, un individu inconnu de taille moyenne, coiffé d'un casque sans oreillette qui lui serra la main et l'embrassa en prononçant des paroles inintelligibles.

L'homme monta ensuite dans un engin en forme de cigare, non éclairé, d'une longueur de trois à quatre mètres qui, décollant à la verticale, partit en direction de l'ouest, ne faisant pas plus de bruit qu'une abeille.

M. Mazaud, déclare ensuite, qu'il n'avait pas voulu parler de cette histoire car il craignait que l'on se moquât de lui. Il confia néanmoins la chose à sa femme, qui à son tour, en fit part aux voisines, et c'est ainsi que la gendarmerie l'apprit.

Le lieutenant de gendarmerie, commandant la section s'est rendu sur les lieux où aucune trace n'a été relevée.

[Ref. pc1:] JOURNAL "LE POPULAIRE DU CENTRE":

Mystère à BUGEAT

"Non, je n'ai pas été victime d'une hallucination"
nous déclare M. Mazeaud

Le cultivateur a reconstitué hier, devant les enquêteurs, sa rencontre avec le passager de la "soucoupe volante"

(DE NOTRE ENVOYE SPECIAL: JACQUES MARJAC.)

Bugeat. -- A 58 ans, M. Antoine Mazeaud est un solide morceau d'homme, accusant 1 m. 82 sous la toise. Jusqu'ici, il avait la conscience sereine de tout ses semblables résidants au hameau de Mouriéras, à 1 km. 500 de Bugeat, sur la route de Tarnac, s'accrochant à cette rude terre qui n'offre cependant en retour que de maigres ressources.

Hier, M. Mazeaud n'est allé qu'une fois dans l'après-midi voir son champ de blé noir, accompagné dans cette étrange visite par M. Bernard, commissaire aux renseignements généraux de Tulle, son adjoint l'inspecteur Gratias, les gendarmes de Bugeat et quelques journalistes.

Sous les ondées répétées, l'homme refit son récit, calmement, clairement, indiquant du doigt les endroits précis et s'attachant à mimer les réactions qui l'animèrent au moment des faits.

Le commissaire Bernard était décontenancé car ce que venait de répéter, les gestes que venait de reconstituer le cultivateur, correspondaient point par point à la déposition faite une demi-heure auparavant et enregistrée par l'inspecteur Gratias.

- Vous pourrez m'interroger cent fois, cent fois je vous répondrai la même chose puisque je ne mens pas, enchaîna M. Mazeaud...

(suite en page 2)

"IL" M'A SERRE LA MAIN PUIS EMBRASSE

Le soir du 10 septembre, M. Mazeaud quittait son champ du "Puy", situé à 1 km. 800 de chez lui. Il venait de couper le blé noir et s'engageait dans le chemin rocailleux bordé de genets et de fougères. Il était 20 h. 30 et la lune, quoique claire, ne permettait qu'une médiocre visibilité.

- J'ai alors distingué un homme qui marchait vers moi, précise le cultivateur. Il marchait en baissant la tête.

- De petite taille?

- Moyenne.

- Que s'est-il passé ensuite?

- Il s'est approché de moi, m'a serré la main, a retiré son casque, sorte de protège-tête métallique comme en portent les motocyclistes, mais dépourvu de mentonnière, puis m'a donné l'accolade sans jamais lever la tête.

- Vous a-t-il parlé?

Non, il n'a de même émis aucun son. Perplexe, j'ai laissé tomber la fourche que je portais sur l'épaule et l'homme s'est rapidement engagé dans la lande.

- N'avez-vous pas tenté de le poursuivre?

Nullement, j'étais comme paralysé; avec un ami à mes côtés, peut-être aurions-nous engagé la poursuite... Revenu de mon émotion, mon regard fut alors attiré par une masse oblongue qui prenait lentement de l'altitude et qui brillait faiblement. La "chose" me parut passer sous la ligne électrique qui borde la route de Tarnac; de profil, la longueur n'excédait pas six mètres.

JE NE VOULAIS RIEN DIRE

Sidéré, un peu tremblant, M. Mazeaud regagna son domicile. Il soupa et dormit normalement. Pourtant, d'heure en heure, ces faits le tracassaient; il fit de son épouse la confidente et entretint son fils, instituteur à Bort-les-Orgues, de la scène qu'il venait de vivre, se défendant âprement d'avoir été le jouet d'une hallucination et encore moins d'avoir imaginé...

Finalement, les langues se délièrent à Bugeat et le "cas" du "père Mazeaud", narré chez l'épicier, fut colporté chez le boulanger puis chez le boucher pour aboutir enfin à la gendarmerie... qui transmettait à la police de Tulle!

M. Antoine Mazeaud est un citoyen travailleur, sobre (il ne boit pas d'alcool) et bénéficie de l'estime générale sur tout le territoire de la commune. Il n'a encore jamais lu de récits de "science-fiction" et ne veut pas en entendre parler.

Le plus troublant, et qui renforce le mystère de la "soucoupe volante" de Bugeat, c'est que le même fait était enregistré, la même nuit, à deux heures d'intervalle, près de Valenciennes.

[Ref. ne1:] JOURNAL "NORD-ECLAIR":

LE PASSAGER D'UN "CIGARE VOLANT"
qui a donné l'accolade à un
paysan corrézien n'avait rien d'anormal

Il ne s'agit plus cette fois de soucoupe volante ni d'être bizarre semblant appartenir à une autre monde. La rencontre faite par M. Mazaud, un solide paysan quinquagénaire de Bugeat (Corrèze) est toute autre. Il y a dans ses déclarations un indiscutable accent de sincérité. Il n'a pas, tant s'en faut, la réputation d'un farceur ou d'un illuminé, et les enquêteurs n'ont pas relevé la moindre faille ou la moindre contradiction dans ses déclarations.

L'homme qu'il rencontra sur un plateau désert, le 10 septembre, vers 20 h. 30, n'avait rien d'anormal dans son accoutrement ni dans son aspect, si ce n'est la forme assez particulière du casque qu'il portait sur la tête. Quand il se trouva face à face avec le paysan corrézien, il fit plusieurs inclinaisons de tête pour le saluer, lui tendit la main, puis lui donna l'accolade. Il ne [...]

La suite en dernière page sous le titre: CORREZE

[Légende photo:] "Et pourtant c'est vrai!", dit M. MAZAUD, cultivateur de Corrèze, après son extraordinaire récit aux gendarmes. (A.P.)

[...]

[Ref. lc1:] JOURNAL "LA CROIX":

Mars... ou rêve!

Que voulez-vous, toutes ces histoires de soucoupe [illisible] Et si M. Mazaud, de Bugeat (Corrèze) avait vraiment reçu le baiser d'un martien?... Nos incrédulités auraient bonne mine...

D'autant qu'il y a un autre témoin, en la personne de M. Frugier, de Limoges, qui a vu, au jour et à l'heure même où prenait fin la rencontre aussi affectueuse qu'interplanétaire de Bugeat, un disque rouge sillonnant le ciel d'Est en Ouest. Or, Limoges est au nord-ouest de Bugeat, direction prise par le mystérieux engin selon les déclarations faites par le cultivateur corrézien.

Il y a là plus qu'un rapprochement...

[Ref. pm1:] PARIS MATCH:

Dans un article général en quatre pages à propos des soucoupes volantes, Paris-Match cite Antoine Mazaud comme l'une des trois seules personnes, avec Aasta Solvag et Marius Dewilde, "qui aient pris un contact personnel avec les passagers des soucoupes volantes" sur le vieux continent. L'article dénonce par ailleurs l'escroquerie américaine des faux fragments de soucoupe volante de Frank Scully et donne un récit clairement dubitatif des affirmations d'Adamski.

Le magazine indique que ces passagers de soucoupes volantes ont embrassé M. Mazaud, ajoutant que selon ses propres paroles, M. Mazaud sentit contre sa joue une chair chaude "comme celle d'un gars de chez nous."

[Ref. ra1:] RADAR:

Le magazine a indiqué qu'Antoine Mazaud, un fermier paisible de Bugeat, sur le plateau de Millevaches dans le Limousin, rentrait chez lui avec sa fourche sur son épaule. Sur le chemin menant à sa ferme, un étranger s'est avancé vers lui. Sur sa tête il avait un casque, plutôt comme ceux des motocyclistes prudents, mais sans protège-oreille. Ce personnage, qui était accroupi et de belle apparence, a s'est avancé vers Antoine et lui a tendu une grande main se terminant par cinq doigts très humains. Puis il a quitté le chemin. Antoine l'a suivi des yeux et a vu un engin comme un cigare épais d'environ 3 mètres de long. L'étranger est entré dedans et a décollé verticalement "sans plus de bruit que n'en ferait une abeille."

[Ref. st1:] JOURNAL "THE STAR TRIBUNE":

Scan

Les Hommes Qui Voient Des Soucoupes Pourraient Etre Dans leur Tasses

LYON, FRANCE, -- (Reuters) -- Le cirque des soucoupes volantes de la France a continué à susciter l'intérêt du pays mercredi, car de plus en plus de témoignages oculaires parlent de "soucoupes", "assiettes" et d'autres objets célestes volants qui continuent de se déverser.

Maintenant, un fermier dit qu'une créature s'est approché de lui sur une route isolée, lui a caressé le bras et a fait des bruits inintelligibles. Ensuite, il s'est dirigé vers sa "soucoupe" que le fermier n'a pas pu décrire car un rayon vert l'a paralysé temporairement.

[Ref. pr1:] JOURNAL INCONNU:

Une soucoupe volante s'est-elle posée dans l'Yonne?

Les témoins - deux femmes - sont formels et des traces ont été relevées

Auxerre (de notre C.P.). -- Vendredi matin Mme Veuve Geoffroy. habitant au hameau des Jolivets, commune de Dizes [sic] (Yonne), s'en allait rejoindre le lavoir où elle travaille habituellement, au lieudit "En Bécard", lorsque son attention fut attirée par un engin bizarre reposant à gauche d'une clairière.

Il s'agissait d'un appareil genre "soucoupe volante", tel que la presse en a décrit depuis quelques semaines.

De forme allongée, mesurant six ou sept mètres, le cigare (vu de profil) était de couleur brune et présentait un renflement à sa partie centrale supérieure. A côté, un homme de taille moyenne regardait justement Mme Geoffroy, qui prit peur et ne revint que deux heures plus tard.

Heureusement, une autre personne, Mlle Gisèle Fin, qui gardait ses chèvres de l'autre côté du bois, fut avertie de cette présence insolite par les aboiements de ses chiens. Elle vit, à une trentaine de mètres, un homme accroupi paraissant de taille normale, qui s'affairait autour d'un engin.

Suite page 6, sous le titre
SOUCOUPE

Cet engin est décrit de la même manière que le fit Mme Geoffroy.

Mlle Fin ramena ses chiens prudemment par le sentier en direction de la route afin de mieux regarder tout en étant en sécurité. Elle quitta donc l'appareil des yeux pendant trois ou quatre minutes. Lorsqu'elle voulut regarder de nouveau, elle ne vit plus rien. Sans bruit, l'engin avait disparu.

Sur la rosée, à la place où il avait été vu, se trouvaient des traces d'herbes sèches, distantes de 80 centimètres, attestant que la soucoupe, montée sur patins, "je les ai nettement vus", dit Mlle Fin, s'était bien posée là.

D'autres personnes passant quelques instants plus tard purent le vérifier.

Les déclarations des leaunaises correspondent à celles données par un paysan de Bugeat, qui aperçut un engin et une personne identiques sur le plateau de Millevaches, en Limousin.

Il y a un mois, une habitante de Dizes, hameau de Varennes, Mme Lucas, avait aperçu un appareil qui planait et qui, d'un seul coup, partit en flèche à la verticale. Il faisait un clair de lune superbe. Mme Lucas n'osa rien dire, de peur que l'on se moquat d'elle.

La région de Dizes, en raison de la présence de tas d'ocre extraits des puits de Sully, attire-t-elle, par ses taches claires, l'attention des observateurs des vaisseaux interplanétaires?

[Ref. er1:] JOURNAL "L'EST REPUBLICAIN":

Une vague "d'objets" étranges déferle sur la France

Des Martiens amateurs d'obscurité jouent les passe-murailles.

Mais tous ceux qui ont vu des "soucoupes" ne sont pas des rêveurs.

Une invasion de "soucoupes volantes" et autres engins mystérieux déferle sur l'Europe, et le nombre des témoignages enregistrés montre que la France semble être particulièrement visée. Il n'est guère de jours, depuis des semaines, que plusieurs de ces manifestations ne soient signalées de la Vendée à la Moselle et du Quiévrain à la Bidassoa.

Dans le Limousin, notamment, où un cultivateur fut embrassé, le 10 septembre, par un inconnu pourtant bien pacifique, la terreur s'est installée, surtout dans la région de Roches (Creuse), où les enfants n'osent plus aller seuls à l'école et où les bergères ne veulent plus garder leurs troupeaux depuis qu'une ombre inquiétante a été signalée se cachant dans les fourrées. On redoute que le Martien aimable ne se soit rembarqué en laissant sur la terre un de ses compagnons.

A Diges (Yonne), deux femmes ont vu, chacune de leur côté, un cigare posé dans une prairie et son pilote penché, peut-être sur son moteur. L'"être" était de taille normale, vêtu de kaki et coiffé d'un calot, mais elles eurent si peur que, par un réflexe identique, elles s'enfuirent et s'enfermèrent.

Eisenhower et Malenkov se serrant la main autour d'une "soucoupe"

Un pseudo-littérateur, au contraire, tout heureux que ces êtres fantastiques viennent rejoindre ses divagations philosophiques, assimile, les "anti soucoupistes" à des trublions et des fauteurs de guerre. Il écrit sans sourire: "Ces cigares et soucoupes pourraient bien nous mettre tous d'accord. C'est peut-être pour cela que d'aucuns n'en veulent pas entendre parler. Pensez-donc! Eisenhover et Malenkov se donnant la main autour d'une soucoupe! A-t-on idée!"

Que faut-il penser de cette nouvelle poussée de fièvre? Devons-nous suivre dans leur réprobation dédaigneuse ceux qui estiment sans vérification, qu'il s'agit d'hallucinations - parfois collectives - ou croire avec les autres à la visite d'engins réels issus du génie humain ou plus romantiquement venus d'un autre monde?

Sans doute vaut-il mieux examiner les choses de plus près. L'affaire prend maintenant un tour trop sérieux pour qu'on la traite en baliverne ou qu'on admette tous les romans. Il est temps de reprendre le problème et de raisonner sainement sur la somme d'éléments accumulés depuis plus de sept ans.

La première victime...

Car c'est le 24 juin 1947 que les premières "soucoupes" furent signalées dans les formes décrites des milliers de fois depuis.

C'est un homme d'affaires américain, Kenneth Arnold, qui aperçut ce jour là "neuf disques lumineux en formation de vol à très haute altitude" alors qu'il venait de décoller lui-même de Chehalis (Washington) sur un avion personnel. Il put constater que ces "engins" étaient "plats comme des poêles à frire ou des soucoupes" avant leur disparition et, si l'affaire ne fit guère de bruit, le terme "flying saucers" (soucoupes volantes) étaient déjà lancé.

Il fallut attendre six mois pour qu'une nouvelle apparition fut signalée à nouveau en Amérique, mais celle-là devait se terminer dans le drame, commençant à inquiéter l'opinion publique. C'est le 7 janvier 1948 que la police de Fort Knox (Kentucky) avertit l'aérodrome militaire de Godman qu'"un énorme objet ardent, environné d'une lueur rougeâtre" volait dans sa direction. Trois pilotes de chasse réservistes étaient précisément en vol, à ce moment, sur des "Mustang" à l'hélice, et la tour de contrôle les alerta. Le capitaine Mantell, leader de l'escadrille, aperçut aussitôt l'"objet" et mettant les gaz, se lança à sa poursuite bien que ses deux camarades et lui-même, partis pour un vol à basse altitude, fussent démunis d'inhalateurs. Les deux équipiers ne dépassèrent pas 4.000 mètres. Seul Mantell monta jusqu'à près de 7.000 mètres avant de confier à la radio, dans un souffle:

- C'est effrayant...

Ces paroles furent les dernières et nul ne sut jamais ce qu'elles signifiaient. L'avion se brisa en vol et le corps du malheureux pilote fut retrouvé affreusement désarticulé. La première réaction des amis de Mantell fut naturellement de penser qu'il avait été "descendu" par l'engin mystérieux. Son exclamation parut signifier que ce qu'il avait vu était affreux et que des monstres avaient tirés sur lui.

C'est cette première victime - ce premier - "martyr" - qui marque tragiquement la véritable arrivée "des soucoupes" sur la terre.

Une commission d'enquête fut nommée, mais son travail fut long et difficile à cette époque où les phénomènes de compressibilité à grande vitesse étaient encore mal connus. Lorsqu'elle remit son rapport sur l'accident, elle expliquait enfin que le pilote était monté trop haut, sans doute à la poursuite d'un phénomène atmosphérique. Privé d'oxygène, il avait probablement poussé l'exclamation en constatant qu'il perdait connaissance. L'avion, livré à lui-même, s'était vraisemblablement disloqué en piquant à une vitesse proche du "mur du son".

Mais la psychose faisait déjà son chemin. Que peuvent les suppositions honnêtement prudentes des techniciens contre le goût du merveilleux et du surnaturel?

...et le premier "canular"

Il est en tout cas étrange de constater que les apparitions de "soucoupes volantes" se multiplièrent aussitôt en Amérique où 1.192 cas furent signalés, par vagues, de 1947 à 1952. Et il n'est pas moins étonnant d'observer que, petit à petit, des vagues parallèles se manifestèrent en France avec trois à cinq semaines de retard sur celles enregistrées aux U.S.A.

Bien sûr, les "pro-soucoupistes" interprètent cette régularité à leur avantage: - Nous faisons partie de la même humanité que les Américains et les "soucoupes" n'ont aucune raison de nous dédaigner lorsqu'elles visitent la terre. Leurs pilotes d'où qu'ils viennent peuvent s'intéresser autant à la France qu'aux Etats-Unis et si nous en voyons moins, c'est que notre territoire est dix-sept fois plus petit que celui des U.S.A.

C'est assurément flatteur pour notre orgueil national. Mais les "anti-soucoupistes" plus cartésiens que sentimentaux, s'inquiètent de ce décalage régulier:

Juste le temps nécessaire aux journaux pour vous communiquer le virus, répliquent-ils. Après l'accident de Mantell en tout cas; l'Amérique fut si bien en proie à la peur des soucoupes meurtrières qu'elle accepta toutes les fables.

L'histoire la plus sensationnelle fut publiée par un certain Franck Scully de Denver, qui raconta dans un hebdomadaire, puis dans un livre comment un engin circulaire, venu d'une autre planète, s'était écrasé aux Etats-Unis, décrivit l'autopsie par un célèbre praticien, des seize petits êtres trouvés à bord et affirma qu'un débris métallique de la machine, chauffé à 10.000 degrés, n'avait pas fondu. Cette "soucoupe" enfin palpable et ces petits hommes aux vêtements de toile bleue firent tant de bruit qu'une commission d'enquête - encore une - s'en mêla. Franck Scully, interrogé, dut avouer le "canular". Son morceau de métal fondit à 637 degrés et l'affaire se termina par deux condamnations pour escroquerie.

Mais une fois de plus, l'explication arrivait trop tard. Le livre s'était magnifiquement vendu et l'auteur avait gagné beaucoup de dollars.

1953 n'a pas été une année à "soucoupes".

En France, la première "soucoupe" connue fut signalée à Antibes, en août 1949, mais les suivantes vinrent par vagues parallèles, répétons-le, aux crises américaines. On note une poussée de fièvre en 1950, deux en 1951 et une autre particulièrement importante en 1952. Cette année-là, on compte chez nous, onze apparitions en mai, seize en juin, six en juillet, deux en août et deux autres en septembre, huit enfin en octobre.

C'est précisément l'époque où l'Amérique voit aussi le plus d'"objets volants" et nous fait connaître son anxiété. Nous verrons comment le calme revint ensuite Outre-Atlantique. Chez nous, l'année 1953 fut également calme. Les soucoupes disparurent de notre ciel jusqu'au mois d'août dernier où une nouvelle vague s'amorça discrètement en Norvège avec la rencontre d'un hélicoptère par deux jeunes qui cueillaient des myrtilles.

Cette fois l'Europe avait l'exclusivité. L'affaire grossit lentement, rappelant le monstre du Loch Ness qui revenait naguère au coeur de l'été meubler les trous de l'actualité. Mais le serpent écossais était prisonnier de son lac alors que les "soucoupes" ne connaissent de frontières ni aux pays ni aux rêves et les faits réels sont maintenant mêlés aux dérèglement.

Hallucinations éveillées

Il nous faut bien rejeter dès l'abord cinq témoignages récents - les plus sensationnels hélas! - vraiment trop sujets à caution.

A Vernon, le jeune témoin jouit d'une solide imagination bien connue dans la région.

A Quarouble, près de Valenciennes, le garde-barrière qui vit des "petits êtres" a été victime, il y a un an, d'un traumatisme crânien et est sujet, depuis, à des troubles nerveux. Des marques apparaissent, sur les traverses de la voie de chemin de fer, mais elles peuvent donner lieu à une infinité d'interprétations.

Près d'Amiens, quatre farceurs ont dû avouer qu'ils avaient voulu se moquer de leur amis. A Bugeat (Corrèze), M. Mazaud a sans doute été embrassé par quelqu'un mais la police de l'air croit surtout à un avion léger venu, en cet endroit désert et à la tombée de la nuit, au rendez-vous d'un contrebandier.

A Craintilleux, enfin, près de St-Etienne, le géant, sosie de Hitler, à double face, (l'une grimaçante devant et l'autre, joviale, derrière) montant dans sa soucoupe sans ouvrir de porte, à la façon des fantômes passemurailles, semble vraiment d'un merveilleux trop enfantin. Les témoins, comédiens et auteurs, ont sans doute l'esprit romantique qui convient à ce genre d'apparition. Et le Martien qu'ils crurent voir aura au moins l'avantage de leur fournir un sujet de sketch ou de roman.

La médecine connaît bien ces hallucinations éveillées auxquelles peuvent être sujets des hommes tout à fait normaux. Qui n'a vu dans l'obscurité, des ombres bouger là où il n'y avait rien? Il faut bien noter à cette occasion que la quasi totalité des atterrissages de "soucoupes" signalés ont eu lieu la nuit et que personne n'a encore aperçu en plein jour des Martiens ayant une forme sensiblement différente de la notre.

Doit-on en conclure que tous les témoignages enregistrés sont le fait d'imaginations débridées?

Certainement pas.

Kenneth Arnold et Mantell n'étaient pas des rêveurs. La plupart des témoins français non plus.

[Ref. fs1:] JOURNAL "FRANCE-SOIR":

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D'après le récit des "témoins"

Le Martien moyen mesure de 1 mètres à 1 m. 20 porte un casque de motocycliste et ne parle pas le français

Les plus récents témoignages sur les étranges passagers des soucoupes, cigares et engins divers qui se sont posés en différentes régions de France, concordent sur un point: les Martiens présumés sont de petites taille, et différents de ceux qui seraient apparus au Portugal et mesuraient 2 m. 50.

Nous résumons les récits des témoins qui pourront donner une idée de ce que pourrait être le "Martien moyen":

M. Marius DEWILDE, 34 ans, métallurgiste à Quarouble (Nord), a vu deux êtres mesurant un mètre, larges d'épaules, mais apparemment sans bras. Ils étaient vêtus de combinaisons et munis de casques-scaphandres. Ils ont braqué sur le témoin un rayon qui l'a paralysé pendant quelques secondes.

M. Pierre LUCAS, ouvrier boulanger à Loctudy (Finistère), a vu sortir d'une soucoupe un "individu" mesurant 1 m. 30 qui lui tapa sur l'épaule en proférant des sons inintelligibles. Il avait le visage ovale et poilu et des yeux "de la grosseur d'un oeuf de corbeau".

M. André NARCY, 48 ans, cantonnier à Mertrud (Haute-Marne), a vu débarquer d'une soucoupe un être mesurant 1 m. 20 "vêtu d'une houppelande couverte de poils".

M. Antoine MAZAUD, de Bugeat (Corrèze), a vu un être de "taille moyenne" et coiffé d'un casque de motocycliste.

M. Lucien BORDET, magasinier, 9 rue Lapérouse, à Paris, a vu au bois de Boulogne trois "êtres" de 1 mètre de haut, vêtus de combinaisons lumineuses et coiffés de casques dont les hublots dissimulaient les yeux. L'un d'eux, qui semblait être le chef, avait "six rotondités sur l'abdomen".

[Ref. dm1:] JOURNAL "LA DEPECHE DU MIDI":

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SOUCOUPES ET CIGARES

DANS LE CIEL CORREZIEN

Des observations troublantes, certes, mais rien qui puisse contribuer à percer le mystère

Dans l'incroyable sarabande que chaque jour (ou chaque nuit) soucoupes et cigares et engins de toutes sortes mènent dans le ciel de notre planète, la Corrèze ne s'est pas, jusqu'ici, taillé la part du lion.

Mais je suis tenté d'écrire que si nous n'avons pas eu la quantité par contre nous avons eu la qualité.

J'entends par là que les quelques observations faites dans notre région l'ont été par des gens sérieux dont on ne peut mettre en doute la bonne foi ni le jugement.

M. Mazaud de Bugeat s'est taillé une solide réputation non parce qu'il fut le premier à apercevoir le "cigare volant" avant même les constations faites dans le ciel de Rome, mais aussi parce que sa rencontre d'un curieux personnage, que l'on suppose être le pilote ou le passager du mystérieux engin, un personnage du type le plus "terrestre" qui soit contrairement à ce qu'écrivent certains avec un peu trop de fantaisie.

Plusieurs semaines après d'autres témoins tout aussi sérieux que M. Mazaud apercevaient dans le ciel entre Forgès et Saint-Chamont un autre cigare volant qui évoluait un peu à la façon d'un aéronef et qui piqua soudain à la verticale.

Mais voilà qu'à ces deux observations sérieuses viennent s'ajouter une troisième observée par un fonctionnaire qui tient à garder l'anonymat. Je le comprend un peu.

"Samedi, m'a-t-il dit, je roulais en voiture sur la route d'Egletons à Lapleau en compagnie de ma femme, profitant d'une belle matinée nous allions vers les bois voisins chercher des champignon. Il pouvait être 16 h. 15 et nous étions arrivés au lieu dit "La Cloche". Soudain, j'aperçus dans le ciel un engin allongé et très renflé au centre, lançant vers le sol des éclats métalliques. L'appareil descendait graduellement puis il disparut soudain derrière la colline boisée dans la direction sud-est. Parvenu sur une crête je scrutait le ciel mais je m'aperçus que l'engin mystérieux avait disparu."

Mon informateur est formel, il a bien observé cet extraordinaire vaisseau aérien; il ne s'agissait pas d'un avion, tout au mois pas d'un avion de type connu. Il n'y avait pas de [?]. Il appartient donc à la catégorie des cigares volants.

Dans la catégorie "soucoupes volantes", l'observation la plus sérieuse semble être celle de M. Besse que nous avons rapporté dans le détail. Il a pu observer l'engin à l'aide de jumelles. D'autres faits troublants ont été constatés. Mais ils n'ont pas la précision des observations de M. Besse.

C'est ainsi qu'à Puy-de-Noix, commune de Sainte-Fortunade sur la route de Tulle à Beaulieu plusieurs personnes ont observé un phénomène à leurs yeux inexplicable.

C'est M. Sol qui donna "l'alarme". Au moment où il entrait chez lui, de son perron d'où l'on découvre un vaste [hameau?], il aperçut à la hauteur d'une crête lointaine, en direction de Falazinges une boule lumineuse qui se déplaçait en changeant d'intensité. M. Sol appela son fils. M. Lherbe, un voisin fut invité lui aussi à venir observer la boule lumineuse, elle se déplaçait irrégulièrement, à un moment il sembla qu'elle voulut se diriger vers le village de Puy-de-Noix, mais elle revint vers Falazinges. La nuit était noire, on envisage donc plusieurs explications, un phare d'automobile, un phare de tracteur effectuant ses labours nocturnes. Mais on fut bien obligé de consentir qu'il ne pouvait s'agir d'un phare puisqu'on n'apercevait pas sur le terrain le pinceau lumineux.

Au village de Puy-de-Noix on s'interroge encore.

Telles sont parmi les différentes observations faites en Corrèze et parvenues à notre connaissance celles qui nous paraissent les plus sérieuses. Elles sont troublantes mais elles n'apportent pas, hélas, le mot de l'énigme. -- V. A.

[Ref. ss1:] JOURNAL "SAMEDI-SOIR":

La grande farce des "Martiens"

[...]

Le Martien affectueux

Mouriéras (Corrèze), vendredi 10 septembre 1954, 19 h. 15:

ANTOINE MAZAUD vienne de lier sa dernière botte d'avoine. Il songe que la nuit tombe déjà bien vite en cette saison et qu'il a bien fait de travailler tard pour terminer avant les premières gelées. D'un coup de reins, il ajuste la bretelle de sa musette et sa fourche sur l'épaule, casquette rejetée en arrière, il se dirige à grandes enjambées vers le hameau situé à environ deux kilomètres.

C'est un solide gaillard, le père Mazaud. Il a beau avoir cinquante-huit ans, on en trouverait peu comme lui pour cultiver cette terre aride du plateau de Millevaches, où les genêts et la bruyère poussent mieux que le blé. Il faisait presque nuit, mais ce chemin creux, bordé de fougères, il en connaît les moindres pierres, les moindres ornières. Il presse le pas, car il craint d'être en retard pour la soupe. Justement, voici le raccourci qui, à travers la lande, conduit à sa ferme. Il s'y engage, fait cinquante mètres, et soudain s'immobilise. A trois pas devant lui, le long d'un buisson, se profile une silhouette inquiétante.

Antoine Mazaud, cependant, n'a aucune raison d'avoir peur. Tout le monde a le droit de se promener sur le plateau, même à huit heures du soir, et ce ne serait pas la première fois que Mazaud rencontrerait un braconnier en revenant de son champ. Et pourtant le fait est là: Antoine Mazaud a peur. Inexplicablement peur.

Quelque chose lui dit que l'homme n'est pas d'ici. Il ne peut distinguer ses traits, mais ses vêtements sont de couleur sombre, et sa tête, qu'il tient obstinément baissée, paraît enserrée dans un casque comme ceux que portent les motocyclistes. Il est de petite taille, et se balance sur lui-même, sans dire un mot.

Dans sa paume calleuse, le père Mazaud serre le manche de sa fourche. Si l'inconnu lui veut du mal, il trouvera à qui parler.

Quelques secondes se passent, puis soudain, l'homme tend la main. C'est un signe de paix évident. Mazaud tend la sienne. L'inconnu s'avance, toujours en baissant la tête. Il pend la main de Mazaud, la serre fortement, et, attirant vers lui le cultivateur, il l'embrasse. Sidéré, Antoine Mazaud se laisse faire et vient à peine de réaliser ce qui lui est arrivé que déjà l'inconnu s'éloigne à grands pas sur la lande. Toute la scène a duré une minute et ni l'un ni l'autre des protagonistes n'a prononcé une seule parole.

Encore sous le coup de la surprise, Antoine reprend machinalement sa route.

- Je craignais une nouvelle rencontre de ce genre, qui peut-être aurait été moins pacifique, dira-t-il plus tard.

Mais à peine a-t-il parcouru vingt mètres qu'il voit "la Chose", ou plutôt il entend un léger bruissement qui le fait se retourner. A une cinquantaine de mètres de lui, un engin de forme allongée, brillant faiblement, mesurant environ de quatre à cinq mètres de long, s'élève doucement du sol et prend peu à peu de l'altitude.

Après avoir passé sous la ligne électrique qui borde la route de Tarnac, "la Chose" disparaît dans la nuit. Antoine Mazaud, de Mouriéras (Corrèze), va devenir l'homme de l'actualité.

Il raconte l'affaire à sa femme, d'abord, puis à son fils, qui est instituteur à Bort-les-Orgues. Bientôt, tout le village est au courant et, de fil en aiguille, le cas du père Mazaud parvient aux oreilles de la brigade mobile de Tulle, qui dépêche sur place le commissaire Bernard, des renseignements généraux. A lui comme aux autres, Antoine Mazaud ne peut répéter que ce qu'il a dit: L'homme... le baiser... la Chose...

Sur place, les enquêteurs ne découvrent rien. Aucun indice d'atterrissage, aucune trace. Avant même d'avoir commencé, l'enquête est bloquée aux déclarations d'Antoine Mazaud. Le mystère reste entier.

Telle est la manière dont a été relatée l'aventure de M. Mazaud. Cette histoire paraissait assez surprenante pour justifier l'intérêt passionné du public et faire pousser des clameurs de triomphe à ceux qui considèrent les soucoupes volantes comme des engins interplanétaires.

Une enquête locale a tout de même révélé certains détails assez étranges.

"L'ETRE QUE J'AI EMBRASSE ETAIT DE PETITE TAILLE" a dit Antoine Mazaud et il a ajouté plus tard "IL M'A EMBRASSE SANS LEVER LA TETE". Antoine Mazaud a une taille de 1 m 80 environ, il paraît assez difficile qu'un individu de petite taille l'embrasse sans relever la tête.

L'OBSCURITE L'A EMPECHE DE DECRIRE LES TRAITS DE L'INCONNU, dit Antoine Mazaud. Cela ne l'a pourtant pas empêché de distinguer certains détails vestimentaires tels que le casque de motocycliste.

L'ENGIN EST PASSE SOUS UNE LIGNE ELECTRIQUE affirme M. Mazaud. Près de l'endroit où il se trouvait et à l'heure où se déroulait l'événement, il lui aurait fallu une vue de chouette pour remarquer avec certitude ce détail.

Enfin, il semble que certaines précisions sont venues se greffer par la suite sur le récit du témoin. Est-ce tellement étonnant, lorsqu'une nuée de personnes ont accablé M. Mazaud de questions et qu'il a répété son récit plus de cent fois?

Qui a soumis Antoine Mazaud à un questionnaire portant sur des faits absolument irréfutables? Qui a essayé de ramener son aventure à des données qu'il aurait jugées lui-même certaines?

Le mystère n'est peut-être pas aussi impénétrable qu'il le paraît, mais Saint-Thomas ne serait peut-être pas de trop pour l'éclaircir.

[Ref. sm1:] JOURNAL "SYDNEY MORNING HERALD":

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La France en proie à la fièvre des soucoupes

De June GODDARD à Paris

La France, la terre de la logique, est en prise avec la fièvre des soucoupes volantes et des petits hommes dans des casques spatiaux, qui font des avances amicales, bien qu'inintelligible, vers des paysans effrayés ou les figent sur avec un "rayon vert" hypnotiseur.

Au cours des 10 derniers jours il y a eu des rapports innombrables de soucoupes volantes par des paysans, des médecins, des laitiers, des charcutiers, des agriculteurs, des ménagères, des gendarmes, des enseignants, de la côte de la Manche à la Méditerranée, des Pyrénées vers les Ardennes, de la Bretagne à l'Alsace.

Selon tous ces témoins, le ciel sur la France est illuminé par des "soucoupes" jaunes étincelantes, des globes bleuâtres, des "cigares volants" (Comme une fois dramatiquement signalés par Mulhouse en Alsace, entouré de "12 petits satellites"), des soucoupes en aluminium simple, des "cigares lumineux," 10 "soucoupes" qui semblaient faire une sorte de ballet dans le ciel, et parfois même de simples "machines mystérieuses."

Contrairement aux soucoupes volantes précédentes, celles qui survolent la France volent bas, parfois à environ 600 pieds, et ne filent pas à travers le ciel, mais restent en vue pendant 15 minutes ou restent apparemment immobiles.

Elles crachent indifféremment des flammes, forment des rideaux lumineux de lumière, changent de couleur, atterrissent et décollent verticalement sans son.

Beaucoup de scientifiques français, jusque-là sceptiques sur la question de la soucoupe volante, se révèlent un peu ébranlés par la multiplicité des rapports et par le fait que certains sont des observations de groupe ou des rapports individuels qui concordent avec d'autres provenant de régions adjacentes.

Au sujet des petits hommes ou martiens, ils réaffirment que les astronomes n'ont jamais fait d'observations qui pourraient indiquer une forme de vie évoluée sur Mars.

Ils soulignent que Mars est mille millions d'années plus vieille que la terre, et que, si la vie y a existé autrefois, elle a probablement disparue dans les déserts glacés roses qui semblent abonder sur la planète.

Les protagonistes des soucoupes volantes et les petits hommes de Mars ont été fortement encouragés par un article dans le journal sérieux "Forces Aériennes Françaises" écrit par un jeune ingénieur aéronautique, le Lieutenant J. Plantier, et approuvé par un ingénieur en chef du Ministère de l'Air.

Le Lieutenant Plantier ne prend pas parti, mais démontre simplement théoriquement et par étude mathématique que tout le comportement phénoménal attribué aux soucoupes volantes est parfaitement explicable si de telles machines utilisaient l'énergie des rayons cosmiques,

Le Lieutenant Plantier montre que les rapports que les soucoupes volantes restent immobiles dans le ciel, accélèrent de l'immobilité à 10000 m.p.h. en quelques secondes sans bruit, et que les êtres vivants peuvent voler à l'intérieur sans être blessés par l'accélération, sont complètement logiques si l'on admet que l'énergie des rayons cosmiques a été exploitée et que ces machines peuvent voler à la vitesse de la lumière.

Quelles que soient les vues des scientifiques, cependant, les hommes et les femmes de France continuent de signaler les apparences quotidiennes des soucoupes et des cigares et leurs rencontres avec les hommes de l'espace.

La première réaction de l'honnête citoyen français face à tout événement ou danger inhabituel - y compris, semble-t-il, des phénomènes de l'espace extra-atmosphérique - est d'informer les gendarmes.

Par conséquent, dans les villages et les villes, des gendarmes audacieux ont été "alertés", comme le dit la presse française, et ont été occupés à vérifier les rapports et à examiner les prétendues zones d'atterrissage de soucoupes volantes pour trouver des "traces."

Deux gendarmes à Chateauroux en France centrale ont eux-mêmes vu trois objets volants verts lumineux.

Leur entraînement de police s'est immédiatement affirmé, ils ont arrêté un automobiliste et un cycliste afin qu'ils puissent aussi regarder et témoigner. Ensuite, les gendarmes ont fait un rapport complet.

La seule preuve tangible à ce jour d'un atterrissage est celle produite par M. Marius Dewilde, un ouvrier métallurgiste de 28 ans dans le nord près de Valenciennes.

M. Dewilde, un jeune homme à la fine moustache, avec un visage long - et il faut l'admettre, humoristique - a déclaré qu'il avait vu les "Martiens" pour la première fois depuis son jardin près de la ligne de chemin de fer.

"Deux petits êtres, d'au plus trois pieds de haut", a-t-il déclaré, "chacun portant une sorte de costume de plongée avec casque en métal, se tenaient près d'un "cigare volant" qui avait atterri sur les traverses de chemin de fer."

M. Dewilde n'a eu aucune chance de se serrer la main ou d'accueillir les visiteurs au nom de la Quatrième République parce que, dès qu'ils l'ont vu, ils l'ont hypnotisé avec un "rayon vert" alors qu'ils rentraient dans leur machine qui, bien sûr, a décollé verticalement dans un nuage épais de fumée sans faire de bruit.

Le lendemain, les gendarmes "alertés" par M. Dewilde et deux inspecteurs de la police de l'armée de l'air ont trouvé une série de marques régulières étranges sur les traverses de chemin de fer, qui auraient pu être causées par la "soucoupe" à l'atterrissage.

Le contact direct avec les hommes de l'espace a été signalé par M. Antoine Mazaud, agriculteur âgé de 58 ans, avec une moustache grise broussailleuse, qui vit près de Limoges dans le Massif central de la France.

M. Mazaud allègue qu'un "martien" d'environ trois pieds de haut a émergé d'un "cigare volant" et a commencé à parler dans une langue inintelligible. Quand il se rendit compte que M. Mazaud ne pouvait pas le comprendre, il embrassa le fermier sur la joue.

Les compatriotes argumentateurs de M. Mazaud, doutant de cette étrange histoire, ont immédiatement voulu savoir pourquoi une créature d'un autre monde devrait adopter l'habitude - pas même universelle sur la terre, ont-ils pointé - de s'embrasser.

"Il est surprenant qu'il n'ait pas épinglé une médaille sur votre torse et ne vous ait pas embrassé sur les deux joues", se moquèrent-ils.

Compte tenu de cette réponse antipathique à l'histoire de M. Mazaud, il n'est donc pas surprenant que M. Yves David, agriculteur de Chatellerault, ait caché pendant quelques jours qu'il avait été touché au bras par un "homme de l'espace" avant d'être momentanément hypnotisé par le "rayon vert" comme M. Dewilde.

M. David avait eu peur d'être moqué, dit-il, mais il a finalement demandé à un ami si quelqu'un d'autre avait vu l'homme de l'espace. L'ami a répandu la nouvelle et, bien sûr, a alerté les gendarmes.

Deux femmes du département de l'Yonne ont donné des rapports indépendants d'avoir vu une machine étrange dans une clairière avec un pilote à côté. Aucune d'elle n'est restée pour enquêter.

TOUJOURS, les histoires continuent. Aucun Parisien n'a encore signalé une rencontre avec un "martien", même si, comme l'indiquent les esprits malins, on s'attendrait à ce qu'ils se posent sur le Champs de Mars, l'esplanade devant l'école de l'armée.

Les caricaturistes exploitent pleinement la saison "martienne" et les soucoupes volantes. L'un, dans la vraie veine gauloise, a dessiné le classique mari trompé qui rentre à la maison de façon inattendue. Il a ouvert la porte du placard pour révéler un petit personnage étrange dans un costume et un casque d'astronaute, et dit à sa femme coupable, recroquevillées au lit: "Et ça, je suppose que tu va me dire que c'est un martien."

La plus célèbre "repéreuse" de soucoupe volante à ce jour à Paris est la star du cinéma Michèle Morgan, qui a signalé en avoir vu une près de la Tour Eiffel vers 22h.

Lorsque Mademoiselle Morgan se plaignit plus tard de l'inondation d'appels téléphoniques de fans et d'amis qui voulaient entendre d'autres détails, sa mère a fait ce commentaire sec et très français:

"Tu as perdu une bonne occasion cette nuit de te taire."

[Ref. th1:] JOURNAL "TERRE HAUTE TRIBUNE":

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SOUCOUPES FRANCAISES

Les histoires de soucoupes volantes sont originaires des Etats-Unis, se sont répandues au Canada et ont éclaté en France. Les histoires de soucoupes françaises ont une qualité gauloise qui ajoute à leur fascination.

Par exemple, un agriculteur français prétend qu'alors qu'il marchait sur une route isolée, une créature s'approcha de lui, caressa son bras et fit des bruits inintelligibles. Ensuite, il s'est déplacé vers une soucoupe en attente, dit le fermier, qu'il n'avait pas pu voir parce qu'il a été aveuglé et temporairement paralysé par un rayon vert dirigé vers lui. (Il n'y a qu'en France qu'une créature de l'espace extra-atmosphérique caresserait un homme qui l'aurait croisé sur une route isolée.)

Puis un ancien officier d'artillerie en France a signalé avoir vu un objet gris foncé sur quelques montagnes à environ 6.000 pieds. Tandis qu'il avait arrêté sa voiture pour regarder, la masse a soudainement "filé comme l'éclair et a disparu." L'élément de romance manque ici, mais pas celui du merveilleux.

Il est impossible de dire que les soucoupes volantes n'existent pas; certainement les histoires à leur sujet semblent être universelles. Mais aussi, en un temps, les histoires de sorcières et de fées venaient de partout dans le monde. Ce qui est universel aujourd'hui est la peur. C'est peut-être cette dernière, ainsi que les appareils fantastiques construits par la science, qui font que les gens voient des choses dans le ciel qui n'existent que dans leur imagination.

[Ref. es1:] JOURNAL "EVENING STAR":

En France, Les Rumeurs Volent...
Ou Alors Ce Sont les Soucoupes Qui Volent

PARIS. -- Les lecteurs des colonnes classiques d'annonces du Télégramme de Brest ont écarquillé récemment les yeux à l'annonce suivante:

RECOMPENSE

Offre de 10 millions de francs (1000000) à toute personne qui m'apporte un habitant vivant de la planète Mars. Contacter PRÉ à LOCRONAN (Finistère).

Il se peut que ce Mr. Pre ait perdu la boule et ait bien plus que 10 millions de francs le nez. Mais considérant ce qui se passe en Europe en ce moment, on ne sait jamais...

Cedric Allingham, si son intérêt était plus financier que scientifique, pourrait s'em être réjoui. Mr. Allingham est un [illisible]. Il est également un ornithologue professionnel et un astronome amateur. Sa grande chance est venue le 18 février dernier, à environ 15:30 lors d'une promenade entre [... Illisible. Allingham est un "contacté" qui avait à ce moment prétendu avoir rencontré des Vénusiens, et non des Martiens, et donc était "hors concours".]

[...] chances de gagner la récompense de Mr. Pre, il n'a aucun atout sur le marché des Martiens. Dans les semaines récentes, des journaux européens ont été inondés d'une quantité de rapports à peine moins intrigants:

Dans la nuit du 10 septembre, près de Quarouble dans le nord de la France, une machine oblongue d'environ 10 pieds de long a atterri sur une voie de chemin de fer à quelques mètres de la maison du fermier Marius Dewilde. Deux petites créatures comme des hommes ont émergé, habillé dans des costumes qui ont ressemblé les costumes de plongeurs. Pendant que Mr. Dewilde marchait vers la machine, il a été paralysé par une lumière verte. Avant qu'il ait récupéré, la machine était haut dans le ciel. D'autres investigations ont montré des éraflures symétriques sur les traverses en bois de chemin de fer, suggérant que l'objet se soit reposé sur un train d'atterrissage en trépied.

Le même soir, un fermier du plateau de Millevache en France méridionale nommé Antoine Mazaud a confié un rapport semblable aux autorités locales. Marchant vers sa maison, Mr. Mazaud s'était trouvé soudainement face à face avec un petit étranger mystérieux portant quelque chose qui a ressemblé un casque antichoc. Le fermier Mazaud a prudemment avancé sa fourche. L'étranger, au contraire, a fait des mains des gestes d'amitié, a marché vers lui, a poussé quelques bruits, et a embrassé Mr. Mazaud sur la joue. Avant que le fermier ne puisse récupérer son équilibre, l'aimable intrus a grimpé la haie du bord de la route et est entré dans un objet en forme de cigare qui a décollé avec un faible bruit de ronflement.

Le 24 septembre à 10 heures du matin dans les montagnes de Gardunha près de la frontière espagnole, trois paysans portugais étaient ont été frôlés par une sphère volant rapidement qui a atterri dans un champ à 200 mètres d'eux. Cette fois, deux grandes créatures dans des équipements métalliques brillants ont émergé et ont commencé à rassembler de l'herbe et des pierres dans une boîte brillamment polie. Repérant les paysans, ils ont déambulé vers eux et ont invité les hommes par gestes à venir voler dans leurs machines, où des ombres mobiles pouvaient être vues derrière la section centrale semi-transparente. Quand leur offre a été déclinée, les étrangers ont disparu par une trappe. Quelques secondes plus tard, la sphère a décollé verticalement et a rapidement disparue. [Au Portugal, un canular, dossier ici.]

"Champignon Volant"

Le 30 septembre 30 à 17:10 Bernard Goujon et Armand Pichet travaillaient à la route entre Maisoncelles et Meaux quand un "champignon volant" de huit pieds de large s'est gracieusement posé tout près. Mr. Pichet, d'une position avantageuse dans le fossé du bord de la route, a invité Mr. Goujon "à courir là-bas et aller jeter un oeil." Selon le rapport de Mr. Goujon aux gendarmes, le champignon a semblé être fabriqué à partir d'aluminium et reposer sur trois béquilles. Il a décollé pendant qu'il approchait "en faisant des spirales comme une feuille morte" et s'est perdu dans les nuages. Le lendemain matin

[Ref. es1:] JOURNAL OU MAGAZINE INCONNU:

Ce cultivateur corrézien M. Mazaud aurait été affectueusement embrassé par un "Martien" descendu d'un "Cigare" volant de 6 mètres de long.

[Ref. ms1:] JOURNAL "THE MARION STAR":

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Des Hommes de Mars Partout

Les Rapports de Soucoupes Volantes Balayent la France

Par CROSBY S. NOYES

PARIS (NANA) - Les lecteurs des colonnes d'annonces classées du Brest Telegram ont tiqué récemment à l'avis suivant:

Récompense - Offre de 10 millions de francs (28 000 $) à quiconque m'apporte un habitant vivant de la planète Mars. Contactez Pre à Locronan (Finistère).

C'est peut-être que M. Pre est un blagueur et a beaucoup moins que 10 000 000 de francs dans sa poche. Mais compte tenu de ce qui se passe en Europe ces jours-ci, om ne sait jamais...

Cedric Allingham, dans son intérêt, avait été plus mercantile. Allingham est un écossais. Il est également un ornithologue professionnel et un astronome amateur. Sa grande chance est arrivée le 18 février dernier, vers 15h30, au cours d'une promenade entre Lossiemouth et Buckle en Ecosse. La soucoupe volante a atterri sur le fossé à seulement quelques mètres de là.

"Une machine magnifique", a rapporté Allingham plus tard. "Environ 50 pieds de largeur et 20 pieds de haut. Fabriqué en métal, plus brillant que l'aluminium. Lorsque je me suis avancé vers elle, une trappe dans la partie inférieure s'est ouverte et un homme a sauté gracieusement. Je lui ai fait un signe de la main et il m'ai fait signe en réponse. Puis nous nous sommes juste regardé pendant un moment."

"Nous étions tous deux à peu près semblables - environ 5 pieds 8 pouces, vers le même âge (32), les cheveux courts et noirs. Les vêtements, bien sûr, étaient tout à fait différents. Il avait une sorte de tunique qui l'enveloppait complètement jusqu'au cou, ne laissant que ses mains libres. Une chose a surtout attiré mon attention: son nez, ou plutôt deux petits tubes qui émergeaient de ses narines, reliés par une barre de métal pas plus épais qu'une alumette."

- * -

REFLECHISSANT VITE, Allingham a décidé que sa responsabilité à la fois celle d'un scientifique et d'un terrien et lui imposait de prendre l'initiative de la conversation. Dans une tentative d'ouverture évidentw, il a pointé un doigt interrogatif vers le ciel.

"L'homme hocha la tête affirmativement et sourit", a déclaré Allingham. "Il a eu un sourire charmant. J'ai dit 'Mars' et il a répété 'Mars' dans une voix qui ne peut pas être décrite, mais pourrait être comparée au son de l'eau de source".

Après ce début prometteur, la conversation est retombée. D'autres questions n'ont produit que peu de nouvelles informations sur la vie sur Mars ou le fonctionnement des soucoupes volantes. Il a été établi, cependant, que les martiens avaient également fait des voyages à Vénus et avaient atterri sur la lune. Enfin, le martien, qui a montré un incroyable manque de curiosité à propos d'Allingham, a décidé qu'il était temps de partir.

- * -

AVANT de partir, cependant, il accepta de poser pour quelques instantanés de lui-même et de sa machine. Malheureusement, avec tout son savoir-faire sur les oiseaux, l'astronomie et les discours interplanétaires, M. Allingham s'est avéré être un piètre photographe. Son film développé ne montrait que le dos flou mais étonnamment humain du voyageur de l'espace repartant. L'image de la soucoupe a toute la définition d'un oeuf mal poché.

Bien qu'Allingham ait écrit un livre sur son expérience et ait la meilleure chance de gagner la récompense de M. Pre, il n'a pas de monopole sur le marché du martien. Au cours des dernières semaines, les journaux européens ont été inondés de dizaines de rapports à peine moins intrigants.

Dans la nuit du 10 septembre, près de Quarouble, dans le nord de la France, une machine oblongue d'environ 10 pieds de long a atterri sur une voie ferrée à quelques mètres de la maison d'un fermier, Marius Dewilde. Deux petites créatures semblables à des hommes en ont émergé, habillées de costumes qui ressemblaient à des tenues de plongeurs. Alors que M. Dewilde marchait vers la machine, il a été paralysé par une lumière verte. Au moment où il s'est rétabli, la machine s'était élevée dans le ciel. Une enquête plus approfondie a montré des éraflures symétriques sur les traverses de chemin de fer en bois, suggérant que l'objet avait reposé sur un train d'atterissage tripode.

Le même soir, un agriculteur nommé Antoine Mazaud du plateau de Millevaches dans le sud de la France a donné un rapport similaire aux autorités locales. À la maison, Mazaud s'était retrouvé soudain face à face avec un petit inconnu mystérieux, portant quelque chose qui ressemblait à un casque. Le fermier Mazaud a prudemment étendu sa fourchette. L'inconnu, au contraire, tendit la main dans un geste d'amitié, marcha, poussa quelques sons et embrassa Mazaud sur la joue. Avant que l'agriculteur puisse récupérer son équilibre, l'intrus aimable avait escaladé la haie de la route et entra dans un engin en forme de cigare qui a décollé avec un léger bourdonnement.

- * -

LE 24 SEPT. à 10 heures dans les montagnes de Gardunha près de la frontière espagnole, trois paysans portugais ont été surpris par une sphère volante qui a atterri dans un terrain à 200 mètres d'eux. Cette fois, deux grandes créatures ont émergé dans des tenues métalliques brillantes et ont commencé à collecter de l'herbe et des pierres dans une boîte brillamment polie. Voyant les paysans, ils les ont invité par des gestes à grimper dans leur machine, où des ombres en mouvement pouvaient être vues derrière la section centrale semi-transparente. Lorsque l'offre a été refusée, les étrangers ont disparu à travers une trappe. Quelques secondes plus tard, la sphère a décollé verticalement et a rapidement disparu.

Le 8 octobre à 7h15 du matin, un cantonnier nommé Gustave Narcy était sur un vélo pour aller travailler près de Wassy, une banlieue de Paris, lorsqu'il a remarqué une créature inhabituelle qui sortait d'un cigare de 30 pieds. La description de Narcy était très précise. L'inconnu avait 3 pieds et 11 pouces de hauteur. Son corps était couvert de poils. Il portait un grand corset orange et un casque en peluche. Un instant de regard mutuel s'ensuivit après quoi Narcy dit bonjour. L'inconnu, apparemment farouche, retourna dans son fuselage et s'envola. Une enquête sur le terrain a révélé des marques de glissement sur l'herbe et une étrange substance laiteuse.

- * -

DES RAPPORTS COMME ceux-ci sont pris en vrac, choisis au hasard dans des centaines d'incidents similaires, qui ont été portés à l'attention du public au cours des deux dernières semaines. Les histoires ont un mélange intéressant de diversité et de cohérence. Les bidules volants sont toujours lumineux de jour comme de nuit. Ils sont décrits comme des soucoupes, des champignons, des cigares, des barils, des bananes, des sphères et des pots de chambre. Les pilotes varient en taille et en garde-robe, allant des nains aux géants. Dans tous les cas, les visiteurs ont été représentés comme plutôt timides. Dans plusieurs cas, l'utilisation d'armes inoffensives a été signalée - dans plusieurs autres, les intrus ont montré un intérêt à collecter des spécimens végétaux et minéraux à portée de main.

Les scientifiques ont eu beaucoup d'explications. Un rapport de la Russie selon lequel l'été dernier a été exceptionnellement chaud sur Mars a conduit à la déduction journalistique que les martiens viennent pour prendre l'air frais. Cet été en Europe de l'Ouest n'a pa vraiment été chaud. En Afrique, le vice-président de l'association astronomique de Nairobi suggère que Mars mène actuellement une étude géographique de la terre concentrée sur l'Europe et l'Afrique. Les politiciens commencent également à agir: en France, Jean Nocher, député gaulliste du district de la Loire, a formellement demandé une enquête du Secrétariat de l'Air.

Tout cela, probablement, prouve très peu. Sauf que les gens en Europe aujourd'hui ont des choses plus sérieuses à craindre que de réarmer les Allemands. Et si M. Pre de Locronan est stupide, il a en tout cas beaucoup de compagnie.

[Ref. ci1:] CIA:

INFORMATION VENANT DE
DOCUMENTS OU EMISSIONS DE RADIO DE L'ETRANGER

PAYS: Non-Alignés   DATE D'INFORMATION: 1954
SUJET: Militaire, Objets Volants Non Identifiés  
PUBLIE DANS: Journaux quotidiens   DATE DE DISTRIBUTION: 29 octobre 1954
PUBLIE A: Comme indiqué   NOMBRE DE PAGES: 5
DATE DE PUBLICATION: 31 juillet - 20 septembre 1954  
LANGUAGES: Divers   EN SUPPLEMENT AU RAPPORT N.:
[Censuré] [Censuré]   CES INFORMATIONS N'ONT PAS ETE EVALUEES
SOURCE: Comme indiqué  

OBSERVATIONS D'ENGINS VOLANTS NON IDENTIFIES
31 JUILLET - 20 SEPTEMBRE 1954

EUROPE DE L'OUEST

[... (Rapports concernant d'autres pays) ...]

France

[... (Rapports précédents)]

SUPPOSE PILOTES DE "SOUCOUPE VOLANTE" ETAIENT DES CONTREBANDIERS -- Paris, Franc-Tireur, 16 sep. 54

(Ce qui suit est une information additionnelle concernant les rapports de deux cas cités dans le compte-rendu FBIS du 14 septembre 1954.)

Deux des supposés récents atterrissages (du 10 septembre) de "soucoupes volantes" en France sont considérés par la police de l'air locale comme n'étant rien de plus que des avions utilisés en contrebande. En outre, dans un cas, un fermier du département de Corrèze a déclaré que le pilote avait prononcé des mots inintelligibles; mais le fermier n'était certainement pas polyglotte et pouvait avoir été facilement abusé. Dans l'autre affaire, dans le département de Valenciennes, le témoin peut avoir été sincère, mais il devrait être noté qu'il a subi un traumatisme crânien, un an auparavant, et connaissait depuis quelques troubles nerveux. Il est vrai, cependant, que dans le dernier cas, la police de l'air trouva quatre marques inhabituelles sur la voie ferrée, près de l'endroit indiqué par le témoin, traces qui n'ont pas pu être faites par les outils des ouvriers travaillant sur la voie.

[... (Fin des rapports pour la France)]

Note: "l'autre affaire" est l'affaire Maris Dewilde, se réferer au dossier correspondant du 10 septembre 1954 à Quarouble, Nord.

[Ref. hw1:] HAROLD T. WILKINS:

L'auteur indique que quelques jours après le rapport venu de Quarouble, est venu un rapport de Clermont Ferrand, dans la région isolée de montagnes de l'Auvergne: Antoine Mazaud, marchant au crépuscule le long d'un sentier piéton isolé vers une hameau nommé Ussel, avait rencontré un être casqué de quatre pieds six pouces de taille, qui a échangé une poignée de main avec lui et l'a embrassé sur les deux joues.

Cet être parlait une langue étrange, puis a tourné et sauté dans un en objet en forme de cigare de 12 pieds de long; lequel a décollé verticalement dans le ciel, et a disparu à l'ouest à grande vitesse.

Mazaud a informé la police, qui a seulement secoué leurs têtes et en ont parlé au propriétaire du bistrot local dont les clients ont ri de Mazaud; ce qui ne lui a pas fait plaisir.

L'auteur indique plus loin dans son livre qu'en France en 1954, à Bugeat, un homme a allégué que des êtres d'apparence normale ou un être d'apparence normale s'est aprroché, l'a embrassé, a bavassé de façon inintelligible, est ensuite entré dans une soucoupe en forme de cigare de dix pieds de long et a décollé.

[Ref. gb1] GRAY BARKER:

L'histoire de Dewilde fut quelque peu confirmée, et une touche strictement freudienne fut injectée, quand, le soir même, un fermier nommé Antoin Mazaud, du Plateau des Millevaches, dans le sud de la France.

Il marchait à la maison quand il est tobé pile sur un petit gars portant ce qu'il pensait être un casque de protection. Bien que l'agriculteur ne soit pas très effrayé, il a décidé de jouer la sécurité et a tenu sa fourchette d'une manière menaçante.

Mais le petit étranger ne fut pas offensé: il tendit la main dans un geste d'amitié, et quand Mazaud posa sa fourche, la créature marcha vers lui, dit quelques mots inintelligibles et l'embrassa sur la joue.

Avant que Mazaud ne retrouve son équilibre, le soucoupien grimpa sur une haie de route, sauta dans un engin en forme de cigare et s'éloigne avec un bourdonnement.

[Ref. mt1:] MARC THIROUIN:

Quelques exemples de mises "hors de combat"

L'affaire Mazaud -- On se souvient de l'aventure survenue à ce cultivateur de Corrèze qui affirmait avoir été embrassé par un passager de S. V., le 10 sept. 1954. Les interrogatoires subis par M. Mauzaud se multiplièrent tellement qu'à la fin, excédé, il revint sur ses dires et admit que l'être ne l'avait pas embrassé. Nous en étions restés sur cete déclaration lorsque notre correspondant, M. Avignon fit une contre-enquête et reçut du témoin la confirmation écrite et signéE de sa première version.

[Ref. jg1:] JIMMY GUIEU:

Jimmy Guieu rapporte que le 10 septembre 1954, à 20:30, près du hameau de Mouriéras en Corrèze, sur le plateau de Millevaches, M. Antoine Mazeau, un cultivateur de 50 ans, rentrait après avoir travaillé dans le champ.

Sur un sentier, à 1500 mètres de chez lui, il a rencontré un individu inconnu, de taille normale, coiffé d'un casque analogue à ceux que portent les motards mais sans oreillères. L'individu marchait vers lui.

M. Mazaud et l'individu se surprirent l'un l'autre en réalisant leur présences respectives, et M. Mazaud esquisse un geste de défense avec la fourche qu'il portait sur l'épaule, tandis que l'individu s'avance alors vers lui en souriant, les mains tendues, pour le convaincre de ses bonnes intentions. L'individu parle, mais ses paroles sont incompréhensibles pour M. Mazaud. L'individu prend les mains de M. Mazaud dans les siennes et "les serra avec chaleur."

M. Mazaud n'étant pas encore revenu de sa surprise, l'individu enjamba le talus qui bordait le sentier et sauta dans un engin bizarre ayant la forme d'un gros cylindre métallique ayant de 3 à 4 mètres de long. L'appareil, non éclairé, décolle à la verticale en émettant un curieux bourdonnement de ruche et disparut en direction de l'Ouest.

Jimmy Guieu ajoute que les dires de M. Mazaud ont été déformés par certains, qui ont écrit qu'il avait été embrassé par l'individu, tandis qu'en réalité l'individu n'a fait que serrer les mains de M. Mazaud en signe d'amitié.

Jimmy Guieu indique que M. Mazaud a été longuement interrogé par le Lieutenant de Gendarmerie d'Ussel et a maintenu formellement ses déclarations, mais en déplorant le tapage qui avait été fait autour de son aventure. La Gendarmerie avait été prévenue 5 jours après les faits, s'est rendu sur place et n'a pas trouvé de traces à l'emplacement de l'atterrissage.

Jimmy Guieu ajoute enfin que les accents de sincérité de M. Mazaud et l'absence de contradictions dans son récit ont convaincu les enquêteurs de la justesse de son récit, et que M. Mazaud était honorablement connu et n'avait pas la réputation ni d'un farceur ni d'un visionnaire.

[Ref. am1:] AIME MICHEL:

Aimé Michel offre un récit vivant des événements, dont la substance est ce qui suit. Il note que dans cette région peu peuplée, tout le monde connaît tout le monde et un "inconnu" est en soi une étrangeté.

Le 10 septembre 1954, Antoine Mazaud robuste paysan quinquagénaire calme et sensé, vient de passer l'après-midi à travailler dans son champ d'avoine. A 20:30, alors que la nuit tombe, il met sa fourche à l'épaule et prend le chemin creux surplombé par les monts Monneidières et qui serpente entre deux haies et mène à sa maison du hameau de Mouriéras, près de Bugeat, à 1.5 kilomètre de l'endroit où il se trouve.

A la hauteur d'un petit bois, il pose sa fourche pour fumer une cigarette, pendant une ou deux minutes, puis reprend sa fourche et sa marche. Michel reprend le récit de M. Mazaud:

"A peine avais-je fait quelques pas, que, dans l'obscurité commençante, je me trouvais nez à nez avec un "personnage" inconnu accoutré de façon bizarre. De taille moyenne, le "personnage" avait une espèce de casque sans oreillères, un peu comme les motocyclistes. Mon premier réflexe fut d'empoigner ma fourche. J'étais glacé de peur. "L'autre" aussi était immobile. Soudain, tout doucement, il s'avança vers moi, en faisant avec son bras une espèce de geste au-dessus de sa tête. Je crus comprendre qu'il voulait me calmer, me saluer peut-être, ou m'exprimer son amitié. Son autre bras se tendait vers moi, mais je n'eus pas l'impression d'une menace, au contraire. Je ne savais que faire. Après un moment d'affolement, où je me demandais à qui ou à quoi j'avais affaire, je pensais qu'il s'agissait d'un fou qui se serait déguisé. Comme il continuait à s'avancer lentement vers moi en faisant des gestes bizarres, j'en déduisit qu'il n'avait pas l'intention de m'attaquer. Il était devant moi. Alors tenant toujours ma fourche dans ma main droite, je lui tendis la gauche, un peu hésitant. Il la saisit vivement et la serra très fort, puis brusquement, me serra contre lui, en attirant ma tête contre son casque. J'étais sidéré. Tout cela s'était déroulé dans un silence complet. Revenant de ma stupeur, je m'enhardis à lui dire bonsoir. Il ne dit rien, passa devant moi et s'éloigna de quelques mètres dans l'ombre épaisse du bois. Il me sembla qu'il se mettait à genoux. Quelques secondes après, j'entendis un sifflement léger comme un bourdonnement d'abeille et vis s'élever entre les branches vers le ciel un espèce d'appareil sombre qui me parut avoir la forme d'un cigare renflé d'un côté et long de trois ou quatre mètres. Il passa sous les fils à haute tension et disparut dans le ciel vers l'Ouest en direction de Limoges. C'est à ce moment-là que je repris mes esprits. Je m'élançais dans la direction où il avait disparu, mais c'était trop tard, évidemment."

A 20:50, Antoine Mazaud arrive chez lui. Sa femme l'interroge sur ce qui s'est passé, car il est pâle et ses mains tremblent. Pressé par sa femme, il accepte de lui donner son récit de la rencontre, mais lui demande de ne pas en parler à d'autres, par crainte des moqueries. Mme Mazaud racontera cependant toute l'histoire à sa voisine, sous promesse de n'en rien répéter, celle-ci fit de même, et dès le lendemain, tout le monde dans le secteur était au courant.

Le 12 octobre, le lieutenant de la Gendarmerie d'Ussel ouvre son enquête et interroge Mazaud, d'abord fâché et réticent, mais qui finit par raconter les événements. Sur les lieux de la rencontre, les gendarmes ne trouvent aucune trace, aucun indice. Michel note que deux jours s'étaient écoulés et qu'il avait beaucoup plu.

Les gendarmes ne purent en rien prouver que Mazaud mentait, et ne purent en rien prouver qu'il disait vrai. Ils cherchèrent à vérifier la réputation de l'homme, elle était excellente, Mazaud étant décrit comme un homme taciturne, travailleurs, équilibré et dépourvu de la moindre imagination. Michel extrait un article par un journaliste de "Combat" venu enquêter:

"Il y a dans ses déclarations un indiscutable accent de sincérité. Il n'a pas, tant s'en faut, la réputation d'un farceur ou d'un illuminé, et les enquêteurs n'ont pas relevé la moindre faille ou la moindre contradiction dans ses déclarations."

Michel note que le commissaire des Renseignements Généraux de Tulle dit avoir été "frappé comme tout le monde su sérieux de celui qui fut le témoin involontaire de cet étrange phénomène."

Michel indique que les autorités auraient sans doute classé l'affaire comme histoire à dormir debout, si il ne s'était pas révélé au cours de l'enquête que le même soir, quelques instant après que M. Mazaud ait vu partir l'engin en direction de Limoges, vers l'Ouest, des habitants de Limoges avaient effectivement aperçu un objet volant dans le ciel, arrivant de l'Est et allant en direction de l'Ouest, décrit comme un disque rougeâtre qui laissait échapper une traînée bleuté. Ces témoignages ont été recueillis par la police avant que la rencontre de M. Mazaud ait put avoir été connue des habitants de Limoges. Michel note entre autre le témoignage de M. George Frugier, trente ans, qui rapporta son observation dès le soir du 10 Septembre, en ayant noté l'heure avec certitude: quelques instants après 20:30. Michel ajoute que la famille de M. Frugier ne prit pas son témoignage au sérieux avant le 14 Septembre, date à laquelle les journaux mentionnent l'observation de M. Mazaud.

Brève discussion à partir du compte rendu d'Aimé Michel

Michel ajoute plusieurs précisions. Ainsi, il semble que M. Mazaud ait regretté de ne pas avoir "tué" l'inconnu "à coup de fourche pour savoir ce que c'était." C'est là, si cela est vraiment un propos de M. Mazaud, une indication ferme que pour lui, l'inconnu n'était pas un humain. Par ailleurs, la nature de l'inconnu, si l'on s'en tient au récit de Mazaud donné par Michel, est humaine: rien ne laisse penser le contraire.

Pour ajouter à la difficulté, Michel note que sur le moment, Mazaud n'avait pas eu la pensée que son visiteur pouvait être un être extraterrestre, que l'idée de "Martiens" et de "soucoupes volantes" lui était inconnue, et que c'est par la suite, avec les suggestions de la presse entre autre qu'il a fini par désigner son inconnu comme: "mon Martien."

Enfin, Aimé Michel note avec justesse que M. Mazaud n'a en rien le profil d'un "contacté" du type "Adamski" en ce sens que rien ne laissait prévoir à son entourage qu'il allait rencontrer un "Martien", et que suite à sa rencontre, Mazaud n'a pas été changé, il n'a notamment pas monté de culte. Il a rencontré un "Martien," et cela s'arrête là.

[Ref. mc1:] "MICHEL CARROUGES":

Michel Carrouges indique que l'observation Mazaud est l'un ces cas dans lequel un pilote de soucoupe a touché la main ou l'épaule du témoin.

[Ref. jv5:] JACQUES VALLEE:

116 -001.92600 45.61650 10 09 1954 20 30 105 MOURIERAS-CORREZE F 0111 2C 038

[Ref. lo1:] CORAL ET JIM LORENZEN:

Les auteurs indiquent qu'à Mourieras, France, le 10 septembre 1954, un fermier retournant à la ville à la tombée de la nuit a vu un homme de taille moyenne, portant un casque, qui a fait des gestes amicaux et est entré dans les broussailles, et ensuite objet en forme de cigare estimé de 16 pieds de longueur a décollé.

[Ref. jv1:] JACQUES VALLEE:

10 Septembre 1954, 20h30. Mouriéras (France).

Un fermier, M. Mazaud, regagnait son domicile lorsqu'il se vit soudain en face d'un être casqué, de taille moyenne, faisant des gestes amicaux, qui s'en alla dans les broussailles. L'être entra dans un objet en forme de cigare d'environ 4 mètres de long qui s'envola en direction de Limoges. Quelques minutes plus tard des témoins de Limoges rapportèrent avoir vu un objet rouge, en forme de disque, laissant une traînée bleuâtre. (7; M 40)

Antoine Mazaud, en 1954.

[Ref. jv2:] JACQUES VALLEE:

L'auteur indique que le 10 septembre 1954, un fermier qui revenait de Mouriéras à la tombée de la nuit s'est soudain trouvé face à face avec un être casqué de grandeur moyenne qui lui a fait des gestes amicaux, puis s'en est retourné, est entra dans un buisson, et a pénétré dans un objet en forme de cigare d'environ 4 mètres de long qui s'est envolé.

[Ref. gl1:] CHARLES GARREAU ET RAYMOND LAVIER:

Les auteurs indiquent que leurs informations pour le cas de Mourieras, commune de Bugeat, Corrèze, du 10 septembre 1954, vers 20:30, a comme source des coupure de presse et leurs dossiers personnels.

Ils indiquent que pour ce "classique", le cultivateur Antoine Mazaud, rentrant de son travail dans les champs, a rencontré un être étrange de taille moyenne coiffé d'une sorte de casque de motocycliste. Il y a eu surprise réciproque, et le cultivateur a raconté:

"Mon premier réflexe fut de me servir immédiatement de ma fourche, que je serrais fortement dans ma main droite, car je n'étais pas rassuré du tout. J'étais figé sur place par la peur. Puis, tout doucement, il s'est avancé vers moi, tout en faisant des salamalecs et en tendant une main. Quand il fut à ma hauteur, je lui tendis la main gauche, qu'il étreignit très fort. Puis, me tirant d'un geste sec, il m'embrassa sur les deux joues. J'en suis resté "baba". Il n'avait pas prononcé une parole. M'enhardissant, je lui dis: "Bonsoir!" Il ne répondit rien, passa devant moi, et s'éloigna de quelques mètres. Dans l'ombre épaisse du bois, il me sembla qu'il se mettait à genoux. J'entendis alors un léger sifflement. Puis une sorte de cigare, plus gros à l'avant qu'à l'arrière, s'éleva vers le ciel, presque à 1a verticale. Il passa sous les fils à haute tension et disparut en direction de Limoges."

Les auteurs indiquent que l'enquête ouverte par la gendarmerie d'Ussel permit d'établir que ce soir du 10 septembre 1954, peu après 20:30, des habitants de Limoges avaient aperçu dans le ciel, volant d'ouest en est, un disque rougeâtre qui laissait échapper une traînée bleutée. Le rapport de ces témoins avait été recueilli avant que l'aventure d'Antoine Mazaud ait été publiée dans la presse.

[Ref. qs1:] MICHEL DORIER ET JEAN-PIERRE TROADEC:

Le 10 septembre 1954 est marqué par deux affaires très étranges. La première se déroule à 20 h 50 avec Antoine Mazaud, cinquante ans, qui revient à sa ferme à Mouriéras (Corrèze). Dans l’obscurité naissante, il se trouve face à face avec un être inconnu, de taille normale, vêtu de façon anormale et portant sur la tête un casque sans oreillères. Le personnage lui prend la main et l’attire contre son casque. Aucune parole n’est prononcée. Après quoi il s’en va. Quelques secondes plus tard M. Mazaud entend comme un bourdonnement d’abeilles, et voit s’élever une espèce d’appareil sombre, de 3 à 4 m de long.

[Ref. rb1:] RICHARD BOYLAN, PhD:

Richard Boylan est un ufologue américain. Dans un article intitulé "races extraterrestres: types et apparitions variées" pour le journal du MUFON d'Avril 2000, il a reproduit le résumé du listing Magonia de Jacques Vallée tel quel:

Le 10 septembre 1954 à Mourieras, France, un fermier, M. Mazaud, regagnait son domicile lorsqu'il se vit soudain en face d'un être casqué, de taille moyenne, faisant des gestes amicaux, qui s'en alla dans les broussailles. L'être entra dans un objet en forme de cigare d'environ 4 mètres de long qui s'envola en direction de Limoges. Quelques minutes plus tard des témoins de Limoges rapportèrent avoir vu un objet rouge, en forme de disque, laissant une traînée bleuâtre.

[Ref. jm1:] JOURNAL MUNICIPAL DE BUGEAT, N. 25:

5.3 - LE 10 SEPTEMBRE 1954, UN EXTRATERRESTRE EN VISITE A BUGEAT

Dans la cuisine de la ferme familiale de Mouriéras, l'un des hameaux de la commune de Bugeat, Antoine Mazaud, 56 ans, se remémore, une fois encore, la folle succession des événements qu'il vient de vivre: l'enquête de la gendarmerie, la venue du commissaire des Renseignements Généraux de Tulle, les questions des voisins puis celles des journalistes. Et voilà sa photographie à la Une de La Montagne, le quotidien de Clermont-Ferrand! C'est sûr, maintenant: badauds et curieux vont se précipiter pour lui faire raconter ce qui s'est passé le jeudi 10 septembre 1954.

Ce jour-là, à la tombée de la nuit, il traversait à pied le plateau des Piloux à quelques centaines de mètres de Mouriéras. Terre rude et désolée que cette lande de bruyères et de fougères, à peine hérissée de massifs de genêts et de buissons épineux. Après avoir roulé une cigarette, il rentrait chez lui, la fourche à la main, au terme d'une longue après-midi de travail. Soudain, au détour d'un arbuste, Antoine Mazaud se heurta à un inconnu. L'obscurité naissante ne lui permit guère de distinguer les traits du visage de celui qui se trouvait face à lui. Il remarqua que l'homme "se contentait de rester à l'endroit où il était apparu, balançant curieusement sa tête et son corps sans dire un mot. Il portait une coiffure assez singulière. Elle ressemblait à un bonnet très collant de couleur sombre. Ses vêtements étaient également de teinte foncée". Bien qu'interloqué par une telle rencontre, le paysan corrézien se vit pourtant avancer la main vers celle que lui tendait l'inconnu. Tout "en continuant son étrange mimique", ce dernier l'attira alors vers lui pour l'embrasser et s'éloigner immédiatement après.

Là ne s'arrête pas le plus extraordinaire de l'histoire. Antoine Mazaud avait-il seulement fait une vingtaine de mètres qu'il entendit un léger bourdonnement, pareil à celui d'une abeille. Se retournant, il aperçut "un engin de forme allongée qui planait comme un oiseau très près du sol. Il ressemblait à un long cigare de 4 à 5 m. Sa couleur rappelait celle du zinc. Il passa sous les fils électriques et disparut silencieusement dans la nuit" en direction de l'ouest. De retour à son domicile, Antoine Mazaud se tut, de peur de ne pas être cru. Néanmoins, le secret était trop lourd à porter; en soirée, il se confia à sa femme qui, le lendemain, en fit part à ses voisines. A partir de ce moment, la nouvelle s'amplifia et provoqua l'enquête de la gendarmerie.

Celle-ci ne put mettre en doute la sincérité de l'agriculteur de Mouriéras, décrit comme un homme pondéré et jouissant de l'estime de tous dans la région. En revanche, sur le plateau des Piloux aucun indice ne fut relevé. Le mystère resta entier, même si d'autres témoins, à Limoges, déclarèrent avant que ne fut connu "l'atterrissage" de Bugeat, avoir aperçu dans le ciel à la même heure, ce 10 septembre, un disque rougeâtre suivi d'une traînée bleutée se déplaçait d'est en ouest.

Quelques jours plus tard, le 20 septembre, un cultivateur de Lachassagne d'Alleyrat vit, lui aussi, un objet volant lumineux qui se positionna pratiquement au-dessus de son tracteur, lui occasionnant la peur de sa vie... Une nouvelle aubaine pour les journalistes! En cette année 1954 qui correspond à la plus grande vague d'observations françaises d'OVNI - 178 cas d'engins posés au sol ou sur le point d'atterrir et 62 descriptions d'humanoïdes, rappelle Guy Quincy -, les rudes terres de la Haute-Corrèze auraient donc particulièrement attiré les extraterrestres, si tant est qu'ils existent.

(récit tiré du livre de Jean-Michel VALADE "100 ans en Corrèze" (Editions Les Trois Epis à BRIVE)

en vente à la Maison de la Presse à BUGEAT

Ce livre présente 100 événements caractéristiques qui se sont passés en Corrèze (1 par an) de 1901 à 2000

[Ref. db1:] ISABEL DAVIS ET TED BLOECHER:

34. Rencontre à Mourieras (Corrèze), 10 septembre, par Antoine Mazuad [sic]: Paris Combat, 14 septembre; Samedi-Soir, 14 octobre; Radar Magazine, 26 septembre; Crosby S. Noyes, op. Cit.; Aimé Michel, op. cit., Pages 40-44.

[Ref. cc1:] GILBERT CORNU ET HENRI CHALOUPEK:

Les deux ufologues français Gilbert Cornu et Henri Chaloupek indiquent que le 19 septembre 1954, M. Mazaud, un fermier de Corrèze rentre à sa ferme peu avant 22 heures et se serait trouvé face à face avec un inconnu vêtu de façon inhabituelle et coiffé d'un casque sans oreillières. En silence, l'inconnu prit la main de M. Mazaud et l'attira contre son casque et puis s'en alla. Quelques mètres plus loin, l'inconnu se mit à genoux. Quelques secondes plus tard, M. Mazaud entend un sifflement "comme un bourdonnement d'abeilles" et vit s'élever dans le ciel "une sorte d'appareil sombre."

Ils font remarquer que la scène est curieuse, pratiquement unique, et qu'il est difficile de se prononcer d'après ces seules données. Ils évoquent la possibilité d'une "rencontre humaine insolite" "d'un pauvre bougre un peu simplet" concordant avec un phénomène OVNI, quoique la concordance entre les deux serait étrange.

[Ref. jm2:] JOURNAL MUNICIPAL DE BUGEAT, N. 26:

Un témoin de l'époque livre son explication dans le n°26 du Journal Municipal de Bugeat (section 5.5):

5.5 - SOUVENIRS - SOUVENIRS EXTRATERRESTRE OU BESOIN NATUREL

Le dernier numéro (25) du BUGEACOIS a fait état, sous le titre "le 10 septembre 1954, un extraterrestre en visite à BUGEAT " de la rencontre d'Antoine MAZAUD avec quelqu'un et quelque chose.

Ceci fait partie de mes souvenirs... J'Y ÉTAIS! Ou presque.

LA MONTAGNE dans sa relation de l'événement indiquait que Antoine MAZAUD s'était entretenu sur la route avec un voisin et son fils. Le voisin était mon père, et donc le fils: moi.

Cela se passait au lieu-dit "Les Fonfreydes" à la limite des communes de BUGEAT et TOY-VIAM. Mon père et moi revenions en vélo de chez ma grand-tante à La Bâtisse de TOY-VIAM. Antoine MAZAUD venait de tourner du foin, et la fourche sur le dos, remontait vers Mouriéras.

Après quelques propos anodins, et le jour baissant, nous nous séparions, nous en vélo par la route, lui à pied par le chemin qui traversant le plateau "des Piloux" regagnait directement Mouriéras par le chemin du Mazaud.

N'en déplaise au journaliste, ce n'était pas une lande de genêts et buissons épineux, car ce plateau a toujours été et est encore travaillé, présentant une surface plane, d'une superficie importante, propice à un atterrissage.

Antoine MAZAUD, traversant notre plantation, avant le plateau, fut pris d'un besoin subit et "posa culotte" (ça un journaliste ne peut l'écrire).

C'est en se relevant, qu'il se trouva nez à nez avec un homme habillé comme il est décrit (vêtement et bonnet collant de teinte sombre).

Antoine était grand et fort, brave, n'ayant pas froid aux yeux, mais... la culotte à la main, il est dur de tenter un geste d'attaque ou de défense.

Ils se sont donc "toisés", et l'individu inquiet sur le parti à prendre, s'est alors approché et... l'a embrassé sur la bouche, avant de se retourner et partir.

Notre Antoine a fini de se rajuster, repris sa fourche et repris son chemin, il a alors été attiré par un bourdonnement, et levant les yeux, il a vu, non pas comme l'ont dit les journalistes en mal de papier "un engin de forme allongée comme un cigare" mais une COUADIERE!

Explication pour nos plus jeunes: la couadière était l'étui en bois, ou plus généralement dans nos régions, une corne de vache que le faucheur pendait à sa ceinture pour mettre dedans la pierre à aiguiser sa faux.

Arrivant à Mouriéras, Antoine n'a rien dit, mais sans doute troublé, son comportement inquiétant son épouse, celle-ci a réussi à lui faire avouer, son expérience, bien sûr sous le sceau du secret... Quatre jours après toute la France et le monde entier savaient.

Autant je me suis souvent passionné pour les OVNIS et rencontres du 3° type, dévorant de nombreux ouvrages, autant dans le cas MAZAUD, il paraît curieux

  • que le costume décrit ressemble étrangement à l'uniforme des soviétiques tel que largement diffusé peu d'années après par les photos de GAGARINE;
  • le baiser sur la bouche, typique également;
  • Une corne à l'horizontale ressemble étrangement au profil des hélicoptères de cette époque dont on ignorait l'existence en France et à plus forte raison à Mouriéras.

Pardon pour le rêve. Antoine a vu un homme, ni petit, ni macrocéphale ni vert; et une couadière ne laissant aucune des traces relevées dans les cas d'atterrissage d'OVNI.

Peut-être notre étrange pilote avait-il lui aussi été pris d'un besoin subit le contraignant à un atterrissage en rase campagne...

[Ref. lg1:] LUIS GONZALES:

10 septembre 1954 – Mouriéras

20:30. Un paysan, Mr. Mazaud, rentrait à sa maison quand il s'est trouvé devant un homme de taille normale et coiffé d'un casque, qui lui a fait des gestes amicaux, l'a serré contre lui, est entré dans un objet haut de 1 mètre et large de 4 mètres, qui est parti en direction de Limoges. Une minute plus tard, plusieurs habitants de cette cité virent passer un objet rouge et discoïde, qui dégageait une lueur bleuté.

Sources: Catalogue MAGONIA N.142 - Le Populaire du Centre (Limoges).

[Ref. -:] SOURCE NON TROUVEE:

Ce résumé dont la source n'est pas indiquée circule sur l'Internet:

Un cultivateur, Antoine Mazaud, qui rentre de son travail dans les champs, rencontre un être étrange, de taille moyenne, coiffé d'une sorte de casque de motocycliste.

"Mon premier réflexe, a raconté le cultivateur, fut de me servir immédiatement de ma fourche, que je serrais fortement dans ma main droite, car je n'étais pas rassuré du tout. J'étais figé sur place par la peur. Puis, tout doucement, il s'est avancé tout doucement vers moi, tout en faisant des salamalecs, et en tendant une main. Quand il fut à ma hauteur, je lui tendis la main gauche, qu'il étreignit très fort. Puis, en me tirant d'un geste sec, il m'embrassa sur les deux joues. J'en suis resté "baba". Il n'avait pas prononcé une parole. M'enhardissant, je lui dis: "bonsoir". Il ne répondit rien, passa devant moi et s'éloigna de quelques mètres. Dans l'ombre épaisse du bois, il me sembla qu'il se mettait à genoux. J'entendis alors un léger sifflement. Puis une sorte de cigare, plus gros à l'avant qu'à l'arrière, s'éleva vers le ciel, presque à la verticale. Il passa sous les fils à haute tension et disparut en direction de Limoges."

L'enquête ouverte par la gendarmerie d'Ussel permit d'établir que, ce soir du 10 septembre, peu après 20h30, des habitants de LIMOGES avaient aperçu dans le ciel, volant d'ouest en est, un disque rougeâtre qui laissait échapper une traînée bleutée.

[Ref. sd1:] STEVEN DUNN:

DATE DESCRIPTION MICAP_CLAS REF
10.09.1954

Mourieras. FR

10 Sep 54

Un fermier revenant chez lui a vu un homme de taille moyenne portant un casque qui a fait des gestes amicaux, puis est entré dans une forêt. Un instant plus tard un engin en forme de cigare a décollé.

CE-3-102

Randle/Estes, FOV pg 264

[Ref. dj1:] DONALD JOHNSON:

Ce jour là

10 septembre

[...]

1954 - Mourieras, France. Un fermier, M. Mazaud marchait vers sa maison quand il a été soudainement confronté à un être casqué de taille moyenne qui a fait des gestes amicaux, et est alors retourné dans les broussailles, est entré dans un objet en forme de cigare d'environ quatre mètres de long, qui a décollé vers Limoges. Quelques minutes plus tard les témoins à Limoges ont rapporté un objet en forme de disque rouge laissant une traînée bleuâtre. (Sources: Le Parisien, 14 septembre 1954; Aime Michel, Flying Saucers and the Straight Line Mystery, p. 40; Jacques Vallee, Passport to Magonia, p. 209).

[Ref. ar1:] ALBERT ROSALES:

78.

Lieu. Mourieras France

Date: 10 septembre 1954

Heure: 2030

Alors qu'il retournait chez lui, Antonie Mazaud a rencontré une personne de stature normale, portant un casque sans oreillettes, qui a serré ses mains en souriant, tout en prononçant des mots inintelligibles. L'homme a alors grimpé dans son engin en forme de cigare de 15 ou 20 pieds de long, et a décollé verticalement, avec un bruit comme le bourdonnement d'une abeille.

Humcat 1954-47

Source: Aime Michel

Type: B

[Ref. rh1:] RICHARD HALL:

TABLE 1. OBSERVATIONS D'OCCUPANTS D'OVNIS, 1954-1963

[...]

10 septembre 1954 Antoine Mazaud, Mourieras, France 20:50.

Un être de taille moyenne, couvre-chef du type "casque"; engin en forme de cigare; l'être a confronté le témoin, allongé le bras, l'a touché.

[...]

[Ref. pr1:] PETER ROGERSON:

10 septembre 1954, 2035hrs.

MOURIERAS (CORREZE : FRANCE)

Le fermier Antoine Mazaud rentrait à Mourieras, le long d'une route de campagne tranquille, après avoir travaillé dans ses champs d'avoine à 1,5 km du village, venant de terminer une cigarette dans un petit bois et reprenant son chemin. Dans la nuit tombante, il rencontra un homme de taille normale portant une forme de casque de moto. Secoué par l'apparition inattendue d'un étranger dans cette région reculée, Antoine a attrapé sa fourche. Après être resté immobile l'inconnu s'approcha, faisant une sorte de geste au-dessus de sa tête en s'inclinant. Antoine a maintenant décidé qu'il avait affaire à un fou, et donc quand il a été juste en face de lui, Antoine tendit la main à l'étranger, qui l'a fermement, puis l'a tiré, attirant la tête d'Antoine contre son casque. Antoine très ébranlé murmura une salutation. L'inconnu ne répondit pas et entra dans l'ombre de la forêt à quelques mètres de là, où il sembla qu'il se mit à genoux. Quelques secondes plus tard, Antoine entendit un grondement sourd et a vu un objet en forme de cigare sombre 4,5 à 6 m de long, renflé d'un côté, monter presque à la verticale entre les branches, passer sous le fil à haute tension et disparaître dans le ciel en direction de Limoges, où un quelques minutes plus tard, des témoins ont vu un disque rouge avec une traînée bleue volant d'est vers l'ouest. Antoine est arrivé chez lui blanc et tremblant. Les enquêtes de police n'a trouvé aucune trace.

Michel 1958, p.40.

Vallee cas 143 citant Le Parisien + Combat + L’Aurore tous au 14 sept 1954.

[Ref. ta1:] SITE WEB "THINK ABOUT IT":

Lieu: Chatellerault & Bugeat France

Date: octobre 1954

Heure: inconnue

Deux hommes, à des endroits séparé de 120 miles de là, ont indépendamment allégué que des êtres d'apparence normale se sont approchés d'eux, les ont embrassé, ont baragouiné de façon inintelligible, puis sont entrés dans des objets en forme de cigare, de 10 pieds de long, et ont décollé.

Source: Harold T Wilkins, Flying Saucers Uncensored

[Ref. ta1:] SITE WEB "THINK ABOUT IT"

Date: 10 septembre 1954

Lieu: Mourieras France

Heure: 2030

Résumé: En rentrant à la maison, Antonie Mazaud a rencontré une personne de taille normale, coiffée d'un casque sans oreillettes, qui lui a serré les mains en souriant, tout en prononçant des paroles inintelligibles. L'homme est ensuite monté dans son engin en forme de cigare, de 15 ou 20 pieds de long, et a décollé verticalement, avec un bruit comme un bourdonnement d'abeille.

Source: Aime Michel

[Ref. ni1:] "THE NICAP WEBSITE":

*10 sep. 1954 - Mourieras, France. Un fermier, M. Mazaud marchait pour rentrer chez lui quand il a été soudainement confronté à un être casqué de taille moyenne qui a fait des gestes amicaux, puis rentra dans les broussailles, entra dans un objet d'environ quatre mètres de long en forme de cigare, qui a décollé vers Limoges. Quelques minutes plus tard, des témoins ont rapporté à Limoges, un objet rouge en forme de disque laissant une traînée bleuâtre. (Sources: Le Parisien, September 14, 1954; Aime Michel, Flying Saucers and the Straight Line Mystery, p. 40; Jacques Vallee, Passport to Magonia, p. 209).

[Ref. ub1:] "UFO-DATENBANK":

Cette base de donnéEs a enregistré ce cas 19 fois:

N° de cas Nouveau N° de cas Enquêteur Date d'observation CP Lieu d'observation Pays d'observation Heure d'observation Classification Commentaires Identification
19540910 10.09.1954 Mourieras France 20.30 RR III
19540910 10.09.1954 Mourieras France 20.30 RR III
19540910 10.09.1954 Mourieras France 20.30 RR III
19540910 10.09.1954 Mourieras France 20.30 RR III
19540910 10.09.1954 Mourieras France Nightfall RR III
19540910 10.09.1954 Mourieras France 20.30 RR III
19540910 10.09.1954 Mourieras Bugeat France 20.30 RR III
19540910 10.09.1954 Mourieras France 20.30 RR III
19540910 10.09.1954 Mourieras France 20.30 RR III
19540910 10.09.1954 Mourieras France 20.30 RR III
19540910 10.09.1954 Mourieras France 20.30 RR III
19540910 10.09.1954 Mourieras France RR III
19540910 10.09.1954 Mourieras France RR III
19540910 10.09.1954 Mourieras France 20.30 RR III
19540910 10.09.1954 Mourieras France Nuit RR III
19540910 10.09.1954 Mourieras France 20.30 RR III
19540910 10.09.1954 Mourieras France 20.30 RR III
19540910 10.09.1954 Plateau de Milleraches France
19541013 13.10.1954 Bugeat France RR III

Notes:

Aimé Michel indique qu'un hélicoptère peut être exclu comme explication pour l'objet volant. Si depuis Mouriéras, on emprunte la route vers Le Mazaud on se retrouve vite dans des chemins forestiers peu propices à l'atterrissage d'un tel engin:

Mouriéras

Si, en revanche, on contourne le Puy Perdu qui domine la route de ses 738 mètres, le paysage est parfaitement apte à un atterrissage d'hélicoptère. Or c'est peut-être là qu'a atterri le 10 septembre 1954 l'étrange objet décrit par Antoine Mazaud, du moins si l'on en croit un habitant de la région, auteur de ces feux photographies illustrant ses conseils de promenade dans cette région:

Le Puy Perdu

Il conviendrait de vérifier exactement où se trouve le point de rencontre entre M. Mazaud et l'homme ou l'être casqué. Son engin ayant été posé proche de lui, cela devrait permettre de déterminer si Aimé Michel a juste imaginé ou lu dans un journal que l'endroit est impraticable pour un atterrissage d'hélicoptère, ou si au contraire c'est bien le cas.

Il y a toutefois encore le problème du passage décrit de l'objet sous une ligne à haute tension, si toutefois ce détail est exact. Les pilotes d'hélicoptère ne se livrent pas ordinairement à ce genre de choses. De même subsiste le problème de la concordance avec le témoignage: Mazaud dit avoir entendu un faible sifflement quelques secondes après que l'inconnu se soit peut-être mis à genou à quelques pas de lui. Comment, si le récit de M. Mazaud n'est pas totalement faux, imaginer que l'on puisse décrire le son du décollage d'un hélicoptère à quelque pas comme un "faible sifflement?" Comment peut-on imaginer que M. Mazaud décrive l'engin et son décollage tel qu'il l'a fait, si c'était un hélicoptère? Les pales du rotor auraient quasiment tournées au-dessus de la tête de M. Mazaud, et le bruit aurait été assourdissant.

Les hélicoptères ne manquent pas à cette époque, mais sont encore peu connus dans les campagnes. Le SE 3000, de Sud-Est aviation, reprise du prototype Focke-Achgelis Fa 223 des Allemands durant la guerre, ne ressemble-t-il pas à un cigare (mais n'en existent que deux exemplaires vite abandonnés)? Notons également que les premiers hélicoptères utilisés par la Gendarmerie volent en 1953, ce sont des Hiller 360, des Bell 47, puis des Sikorsky S-55. En 1954, l'hélicoptère est encore un nouveauté, 1956 en fait l'année de l'explosion de l'utilisation de l'hélicoptère dans la Gendarmerie (Alouette). Quand aux hélicoptères en forme de "banane" mentionnés par l'auteur de l'article du Bulletin de Bugeat, il n'y en a aucun en France en 1954. Les hélicoptères partant de Russie ou des pays de l'Est n'atteignent pas la France.

SE 3000

Sud-Est aviation SE 3000

Mais comment peut-on imaginer que les enquêteurs de la Gendarmerie et des Renseignement Généraux n'aient pas expliqué l'affaire comme causée par un hélicoptère, si cela avait eu la moindre chance d'être l'explication?

Hypothèse:

Pour rendre compte des faits, si l'on admet qu'ils soient au moins un tant soit peu vrais et correctement rapportés, je peux faire l'hypothèse de l'hélicoptère à condition que:

De plus, l'hypothèse impose également d'ignorer les témoins sur Limoges, ou du moins, considérer que leur observation n'est pas celle du même phénomène que celui rencontré par Antoine Mazaud. Ceci affaiblit dans une certaine mesure toute hypothèse d'hélicoptère.

J'ai trouvé un premier candidat qui satisfasse plus ou moins à toutes les conditions posées, sauf une qu'il ne satisfait probablement pas du tout.

Après la seconde guerre mondiale, l'Union Soviétique tente de produire une hélicoptère léger qui doit un peu évoquer une "mobylette volante." Les bureaux Kamov s'attaquent à ce cahier des charges et produisent trois exemplaire d'un modèle Ka-8 à deux rotors contrarotatifs en 1947.

L'engin est monoplace, et son moteur léger à deux cylindres le handicape gravement sur le plan aéronautique, mais ce moteur est relativement silencieux, et l'engin est petit et léger. Il ne convient pas, car ces trois exemplaires n'ont très certainement pas quitté les environs des ateliers Kamov.

Mais le Ka 8 intéresse fortement la Marine Militaire Soviétique: très petit, il peut être embarqué à bord de n'importe quel petit navire, il décolle et atterrit très facilement, et pourrait assurer des missions de liaison, de reconnaissance de surveillance, entendons, de renseignement aérien discret.

J'ai trouvé un deuxième candidat qui satisfasse plus ou moins à presque toutes les conditions posées. Il satisfait certaines de ces conditions de façon étonnante.

La Marine Militaire Soviétique demanda une amélioration du Ka 8, ce sera le Ka 10, avec de bien meilleures capacités aéronautiques de par son nouveau moteur Ivchenko. Ce projet sera vivement soutenu par le commandant en chef de la Marine, l'amiral Kouznestov, et tout le projet sera avancé dans l'optique clairement établie de réaliser un petit hélicoptère utilisable depuis les petits navires de la Marine, sans qu'ils aient a être modifiés, pour des opérations de liaison, de reconnaissance, et cela va sans dire, de renseignement aérien.

Les premiers exemplaires opérationnels seront utilisés en Mer Noire par un escadron de la Marine spécialement créé, sous le commandement du Capitaine A.N. Voronine, en 1951.

Si nous testons le Ka 10 en regard de nos contraintes, nous avons:

Ka 8 Ka 10

Kamov Ka 8

Kamov Ka 10

Explications:

En cours de recherche. Une hypothèse abordée ci-dessus.

Mots clés:

(Ces mots clés sont uniquement destinés à aider les recherches et ne préjugent pas des faits.)

Mouriéras, Corrèze, Bugeat, Antoine Mazaud, rencontre, RR3, atterrissage, cigare, son, bruit, lumineux, rouge, bleu, contact, Gendarmes, Renseignements Généraux, hélicoptère

Sources:

[-] Indique des sources que je n'ai pas encore eu l'occasion de localiser et consulter.

Historique du document:

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0.1 Patrick Gross 21 juin 2005 Première publication.
1.0 Patrick Gross 21 février 2010 Conversion de HTML vers XHTML Strict. Première version formalisée. Additions [un1].
1.1 Patrick Gross 15 mars 2010 Addition [mc1].
1.2 Patrick Gross 17 juin 2010 Addition [jv5].
1.3 Patrick Gross 26 octobre 2011 Addition [gl1].
1.4 Patrick Gross 13 août 2013 Addition [pr1].
1.5 Patrick Gross 7 octobre 2014 Additions [mt1], [qs1], [ta1], [ni1].
1.6 Patrick Gross 23 novembre 2016 Addition [er1].
1.7 Patrick Gross 5 janvier 2017 Additions [fs1], [pr1].
1.8 Patrick Gross 7 janvier 2017 Additions [dm1], [db1], [ub1].
1.9 Patrick Gross 24 janvier 2017 Addition [gb1].
2.0 Patrick Gross 15 septembre 2017 Addition [sm1].
2.3 Patrick Gross 19 septembre 2017 Addition [ms1].
2.4 Patrick Gross 21 septembre 2017 Addition [th1].
2.5 Patrick Gross 23 septembre 2017 Addition [st1].

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Cette page a été mise à jour le 23 septembre 2017.