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La vague française de 1954:

La page d'accueil concernant les cas de la vague française de 1954 se trouve ici.

8 septembre 1954, Estrées-Deniécourt, Somme:

Référence pour ce cas: 8-sept-54-Estrées-Deniecourt. Merci de citer cette référence dans toute correspondance avec moi en rapport avec ce cas.

Résumé:

Le journal Var-Matin - République, de Toulon, le 18 septembre 1954, rapportait que le 8 septembre 1954, le village d'Estrées-Deniecourt dans la Somme avait été en émoi: plusieurs ouvriers électriciens employés à Amiens, avaient déclaré qu'en rentrant du travail, ils avaient vu une soucoupe volante se poser à l'orée du bois, à quelques 60 mètres de la route nationale.

Ils avaient donné "maints détails techniques sur l'engin", et affirmé que "pas mal d'automobilistes s'étaient arrêtés pour l'admirer"; ils invitaient öles gens à venir avec eux constater que c'était vrai. "Mais la plupart de leurs compatriotes, pris de panique, préférèrent se terrer chez eux. Il n'y eut que quelques braves qui se risquèrent sur les lieux. Là, il n'y avait pas plus de soucoupe que d'iceberg au Sénégal. Alors les 'témoins' dirent que l'oiseau métallique s'était envolé."

Les gendarmes ont été prévenus, et ont relevé plus d'une invraisemblance dans les racontars des électriciens. Soumis à un interrogatoire serré, ils avaient reconnu qu'ils avaient inventé l'histoire de toutes pièces. Ils ne pensaient pas que l'affaire puisse prendre une telle importance et regrettaient d'avoir lancé le bobard.

Les gendarmes ont tout de même établi un procès verbal, qui a été transmis au parquet d'Amiens, dressé contre Serge Grimbert, 20 ans, d'Amiens, instigateur du bobard, et de ses camarades, Christian Coulevara, 24 ans, d'Amiens, Roland Gourguechon, 22 ans, de Doublens et René Cleret, 20 ans, d'Albert.

Aimé Michel citera l'affaire plus tard comme exemple de ce que les gendarmes ne se laissaient pas facilement berner, et dans les années 2000, un ufologue "sceptique" Britannique utilisera mon dossier en présentant l'explication de l'époque comme si c'était son "évaluation" personnelle.

L'affaire avait donné lieu à des "doublons", y compris dans le présent catalogue, parce que Jimmy Guieu, en 1954, la plaçait à "Faucancourt" (Foucaucourt-en-Santerre).

Les gendarme mentionnaient qu'il s'agissait d'une invention, dans leur rapport d'époque déclassifié dans les années 2010, sur l'atterrissage du 7 septembre 1954 entre Harponville et Contay.

Quand à l'ufologue "sceptique" Dominique Caudron, il donnait en 2018 copie de deux articles sur l'affaire parus dans Le Courrier Picard, et un article dans La Voix du Nord à l'époque, expliquant le canular.

Rapports:

[Ref. vmr1:] "VAR-MATIN REPUBLIQUE" NEWSPAPER:

Alerte dans la Somme

La "soucoupe volante" n'était qu'un canard et les plaisantins qui avaient mis le village en émoi seront poursuivis

Amiens, 17 septembre. -- Le 8 septembre dernier, le village d'Estrées-Deniecourt (Somme) était en émoi. En rentrant du travail, plusieurs ouvriers électriciens employés à Amiens, avaient déclaré qu'ils venaient de voir une soucoupe volante se poser à l'orée du bois, à quelques soixante mètres de la route nationale.

Et de donner maints détails techniques sur l'engin, et de préciser que pas mal d'automobilistes s'étaient arrêtés pour l'admirer.

"Venez avec nous, dirent-ils aux villageois, vous verrez si ce n'est pas vrai".

Mais la plupart de leurs compatriotes, pris de panique, préférèrent se terrer chez eux. Il n'y eut que quelques braves qui se risquèrent sur les lieux. Là, il n'y avait pas plus de soucoupe que d'iceberg au Sénégal. Alors les "témoins" dirent que l'oiseau métallique s'était envolé.

Les gendarmes furent prévenus, qui relevèrent plus d'une invraisemblance dans les racontars des électriciens. Soumis à un interrogatoire serré, ceux-ci durent reconnaître qu'ils avaient inventé l'histoire de toutes pièces.

Ils ne pensaient pas que l'affaire puisse prendre une telle importance et regrettaient d'avoir lancé un tel bobard.

Ils le regrettent d'autant plus qu'aujourd'hui, les gendarmes viennent d'établir un procès verbal, qui a été transmis au parquet d'Amiens et qui est dressé contre Serge Grimbert, 20 ans d'Amiens et qui est l'instigateur du bobard, et de ses camarades, Christian Coulevara, 24 ans d'Amiens, Roland Gourguechon, 22 ans de Doublens et René Cleret, 20 ans, d'Albert.

[Ref. ler1:] JOURNAL "L'EST REPUBLICAIN":

Une vague "d'objets" étranges déferle sur la France

Des Martiens amateurs d'obscurité jouent les passe-murailles.

Mais tous ceux qui ont vu des "soucoupes" ne sont pas des rêveurs.

Une invasion de "soucoupes volantes" et autres engins mystérieux déferle sur l'Europe, et le nombre des témoignages enregistrés montre que la France semble être particulièrement visée. Il n'est guère de jours, depuis des semaines, que plusieurs de ces manifestations ne soient signalées de la Vendée à la Moselle et du Quiévrain à la Bidassoa.

Dans le Limousin, notamment, où un cultivateur fut embrassé, le 10 septembre, par un inconnu pourtant bien pacifique, la terreur s'est installée, surtout dans la région de Roches (Creuse), où les enfants n'osent plus aller seuls à l'école et où les bergères ne veulent plus garder leurs troupeaux depuis qu'une ombre inquiétante a été signalée se cachant dans les fourrées. On redoute que le Martien aimable ne se soit rembarqué en laissant sur la terre un de ses compagnons.

A Diges (Yonne), deux femmes ont vu, chacune de leur côté, un cigare posé dans une prairie et son pilote penché, peut-être sur son moteur. L'"être" était de taille normale, vêtu de kaki et coiffé d'un calot, mais elles eurent si peur que, par un réflexe identique, elles s'enfuirent et s'enfermèrent.

Eisenhower et Malenkov se serrant la main autour d'une "soucoupe"

Un pseudo-littérateur, au contraire, tout heureux que ces êtres fantastiques viennent rejoindre ses divagations philosophiques, assimile, les "anti soucoupistes" à des trublions et des fauteurs de guerre. Il écrit sans sourire: "Ces cigares et soucoupes pourraient bien nous mettre tous d'accord. C'est peut-être pour cela que d'aucuns n'en veulent pas entendre parler. Pensez-donc! Eisenhover et Malenkov se donnant la main autour d'une soucoupe! A-t-on idée!"

Que faut-il penser de cette nouvelle poussée de fièvre? Devons-nous suivre dans leur réprobation dédaigneuse ceux qui estiment sans vérification, qu'il s'agit d'hallucinations - parfois collectives - ou croire avec les autres à la visite d'engins réels issus du génie humain ou plus romantiquement venus d'un autre monde?

Sans doute vaut-il mieux examiner les choses de plus près. L'affaire prend maintenant un tour trop sérieux pour qu'on la traite en baliverne ou qu'on admette tous les romans. Il est temps de reprendre le problème et de raisonner sainement sur la somme d'éléments accumulés depuis plus de sept ans.

La première victime...

Car c'est le 24 juin 1947 que les premières "soucoupes" furent signalées dans les formes décrites des milliers de fois depuis.

C'est un homme d'affaires américain, Kenneth Arnold, qui aperçut ce jour là "neuf disques lumineux en formation de vol à très haute altitude" alors qu'il venait de décoller lui-même de Chehalis (Washington) sur un avion personnel. Il put constater que ces "engins" étaient "plats comme des poêles à frire ou des soucoupes" avant leur disparition et, si l'affaire ne fit guère de bruit, le terme "flying saucers" (soucoupes volantes) étaient déjà lancé.

Il fallut attendre six mois pour qu'une nouvelle apparition fut signalée à nouveau en Amérique, mais celle-là devait se terminer dans le drame, commençant à inquiéter l'opinion publique. C'est le 7 janvier 1948 que la police de Fort Knox (Kentucky) avertit l'aérodrome militaire de Godman qu'"un énorme objet ardent, environné d'une lueur rougeâtre" volait dans sa direction. Trois pilotes de chasse réservistes étaient précisément en vol, à ce moment, sur des "Mustang" à l'hélice, et la tour de contrôle les alerta. Le capitaine Mantell, leader de l'escadrille, aperçut aussitôt l'"objet" et mettant les gaz, se lança à sa poursuite bien que ses deux camarades et lui-même, partis pour un vol à basse altitude, fussent démunis d'inhalateurs. Les deux équipiers ne dépassèrent pas 4.000 mètres. Seul Mantell monta jusqu'à près de 7.000 mètres avant de confier à la radio, dans un souffle:

- C'est effrayant...

Ces paroles furent les dernières et nul ne sut jamais ce qu'elles signifiaient. L'avion se brisa en vol et le corps du malheureux pilote fut retrouvé affreusement désarticulé. La première réaction des amis de Mantell fut naturellement de penser qu'il avait été "descendu" par l'engin mystérieux. Son exclamation parut signifier que ce qu'il avait vu était affreux et que des monstres avaient tirés sur lui.

C'est cette première victime - ce premier - "martyr" - qui marque tragiquement la véritable arrivée "des soucoupes" sur la terre.

Une commission d'enquête fut nommée, mais son travail fut long et difficile à cette époque où les phénomènes de compressibilité à grande vitesse étaient encore mal connus. Lorsqu'elle remit son rapport sur l'accident, elle expliquait enfin que le pilote était monté trop haut, sans doute à la poursuite d'un phénomène atmosphérique. Privé d'oxygène, il avait probablement poussé l'exclamation en constatant qu'il perdait connaissance. L'avion, livré à lui-même, s'était vraisemblablement disloqué en piquant à une vitesse proche du "mur du son".

Mais la psychose faisait déjà son chemin. Que peuvent les suppositions honnêtement prudentes des techniciens contre le goût du merveilleux et du surnaturel?

...et le premier "canular"

Il est en tout cas étrange de constater que les apparitions de "soucoupes volantes" se multiplièrent aussitôt en Amérique où 1.192 cas furent signalés, par vagues, de 1947 à 1952. Et il n'est pas moins étonnant d'observer que, petit à petit, des vagues parallèles se manifestèrent en France avec trois à cinq semaines de retard sur celles enregistrées aux U.S.A.

Bien sûr, les "pro-soucoupistes" interprètent cette régularité à leur avantage: - Nous faisons partie de la même humanité que les Américains et les "soucoupes" n'ont aucune raison de nous dédaigner lorsqu'elles visitent la terre. Leurs pilotes d'où qu'ils viennent peuvent s'intéresser autant à la France qu'aux Etats-Unis et si nous en voyons moins, c'est que notre territoire est dix-sept fois plus petit que celui des U.S.A.

C'est assurément flatteur pour notre orgueil national. Mais les "anti-soucoupistes" plus cartésiens que sentimentaux, s'inquiètent de ce décalage régulier:

Juste le temps nécessaire aux journaux pour vous communiquer le virus, répliquent-ils. Après l'accident de Mantell en tout cas; l'Amérique fut si bien en proie à la peur des soucoupes meurtrières qu'elle accepta toutes les fables.

L'histoire la plus sensationnelle fut publiée par un certain Franck Scully de Denver, qui raconta dans un hebdomadaire, puis dans un livre comment un engin circulaire, venu d'une autre planète, s'était écrasé aux Etats-Unis, décrivit l'autopsie par un célèbre praticien, des seize petits êtres trouvés à bord et affirma qu'un débris métallique de la machine, chauffé à 10.000 degrés, n'avait pas fondu. Cette "soucoupe" enfin palpable et ces petits hommes aux vêtements de toile bleue firent tant de bruit qu'une commission d'enquête - encore une - s'en mêla. Franck Scully, interrogé, dut avouer le "canular". Son morceau de métal fondit à 637 degrés et l'affaire se termina par deux condamnations pour escroquerie.

Mais une fois de plus, l'explication arrivait trop tard. Le livre s'était magnifiquement vendu et l'auteur avait gagné beaucoup de dollars.

1953 n'a pas été une année à "soucoupes".

En France, la première "soucoupe" connue fut signalée à Antibes, en août 1949, mais les suivantes vinrent par vagues parallèles, répétons-le, aux crises américaines. On note une poussée de fièvre en 1950, deux en 1951 et une autre particulièrement importante en 1952. Cette année-là, on compte chez nous, onze apparitions en mai, seize en juin, six en juillet, deux en août et deux autres en septembre, huit enfin en octobre.

C'est précisément l'époque où l'Amérique voit aussi le plus d'"objets volants" et nous fait connaître son anxiété. Nous verrons comment le calme revint ensuite Outre-Atlantique. Chez nous, l'année 1953 fut également calme. Les soucoupes disparurent de notre ciel jusqu'au mois d'août dernier où une nouvelle vague s'amorça discrètement en Norvège avec la rencontre d'un hélicoptère par deux jeunes qui cueillaient des myrtilles.

Cette fois l'Europe avait l'exclusivité. L'affaire grossit lentement, rappelant le monstre du Loch Ness qui revenait naguère au coeur de l'été meubler les trous de l'actualité. Mais le serpent écossais était prisonnier de son lac alors que les "soucoupes" ne connaissent de frontières ni aux pays ni aux rêves et les faits réels sont maintenant mêlés aux dérèglement.

Hallucinations éveillées

Il nous faut bien rejeter dès l'abord cinq témoignages récents - les plus sensationnels hélas! - vraiment trop sujets à caution.

A Vernon, le jeune témoin jouit d'une solide imagination bien connue dans la région.

A Quarouble, près de Valenciennes, le garde-barrière qui vit des "petits êtres" a été victime, il y a un an, d'un traumatisme crânien et est sujet, depuis, à des troubles nerveux. Des marques apparaissent, sur les traverses de la voie de chemin de fer, mais elles peuvent donner lieu à une infinité d'interprétations.

Près d'Amiens, quatre farceurs ont dû avouer qu'ils avaient voulu se moquer de leur amis. A Bugeat (Corrèze), M. Mazaud a sans doute été embrassé par quelqu'un mais la police de l'air croit surtout à un avion léger venu, en cet endroit désert et à la tombée de la nuit, au rendez-vous d'un contrebandier.

A Craintilleux, enfin, près de St-Etienne, le géant, sosie de Hitler, à double face, (l'une grimaçante devant et l'autre, joviale, derrière) montant dans sa soucoupe sans ouvrir de porte, à la façon des fantômes passemurailles, semble vraiment d'un merveilleux trop enfantin. Les témoins, comédiens et auteurs, ont sans doute l'esprit romantique qui convient à ce genre d'apparition. Et le Martien qu'ils crurent voir aura au moins l'avantage de leur fournir un sujet de sketch ou de roman.

La médecine connaît bien ces hallucinations éveillées auxquelles peuvent être sujets des hommes tout à fait normaux. Qui n'a vu dans l'obscurité, des ombres bouger là où il n'y avait rien? Il faut bien noter à cette occasion que la quasi totalité des atterrissages de "soucoupes" signalés ont eu lieu la nuit et que personne n'a encore aperçu en plein jour des Martiens ayant une forme sensiblement différente de la notre.

Doit-on en conclure que tous les témoignages enregistrés sont le fait d'imaginations débridées?

Certainement pas.

Kenneth Arnold et Mantell n'étaient pas des rêveurs. La plupart des témoins français non plus.

[Ref. jgu2:] JIMMY GUIEU:

L'auteur indique que le 7 septembre 1954 dans la matinée une soucoupe volante a atterri dans un champ aux environs d'Amiens, entre Harponville et Contay.

Il ajoute que de nombreux habitants de l'arrondissement de Peronne ont signalé qu'ils avaient aperçu à la même heure que celle indiquée par les deux témoins un engin de signalement exactement identique au-dessus du bois de "Foucancourt-en-Santerre."

[Ref. aml1:] AIME MICHEL:

Aimé Michel rapporte que peu de temps après l'atterrissage du 7 septembre 1954 entre Harponville et Contay, quatre jeunes de l'Amiénois avaient rapportée une observation totalement inventée à Estrées-Deniécourt. La police a fait son enquête à ce sujet, et ils ont été démasqués aprce qu'ils s'étaient directement inspirés du récit de l'atterrissage de Contay: les coincidences étaient trop parfaites, les contradictions étaient nombreuses. Après leux aveux, les farceurs ont été traduit en justice et condamnés pour outrage à magistrat.

Aimé Michel donne cet exemple pour montrer que la police ne prenait pas les enquêtes à la légère et que les canulars avaient des conséquences sévères pour leurs auteurs.

[Ref. aml3:] AIME MICHEL:

Aimé Michel rapport dans le contexte de l'affaire à Contay ce même jour, dont il dit que seule une dizaine de personne regroupées étaient au courant, des nombreux habitants dans plusieurs villages dans un rayon de 15 kilomètres autour de l'arrondissement de Péronne ont rapporté avoir vu, survolant le bois de Foucaucourt-en-Santerre, un objet dont le signalement a été exactement correspondant avec celui des témoins de Contay: même heure, mêmes détails, même dimensions, même couleur et ainsi de suite.

Il indique que la source est le livre de 1956 "Black-Out Sur Les Soucoupes Volantes" par Jimmy Guieu aux éditions Fleuve Noir.

[Ref. lgs1:] LOREN GROSS:

7 octobre. District de Peronne, France, (pas d'heure connue)

Un événement plutôt intéressant est décrit par Aime Michel, bien que brièvement, au sujet d'un objet rapporté volant au-dessus d'un secteur boisé dans le district de Peronne appelé Foucaucourt-en-Santerre. Les gens vivant dans un secteur couvrant 30 kilomètres ont eu un aperçu de l'UFO, divers témoins rapportant les mêmes détails quant à l'heure et à la taille. Michel a été frappé par le fait que l'OVNI, au corps en forme de cigare, a ressemblé à la chose rapportée à Marignane, France, le 26 octobre 1952. 70.

  • 70. Michel, Aime. "Flying Saucers in Europe, Saucers -- or Delusions?" Fate. Janvier 1958. Vol.11, No.I. N°94. pp.33-34.

[Ref. lcn1:] LUC CHASTAN:

Luc Chastan indique dans sa base de données que dans la Somme à Foucaucourt en Santerre le 7 septembre 1954 à 07:15 heures "De nombreux témoins répartis dans plusieurs villages observent un objet survolant le bois de Foucaucourt en Sancerre. Il a une forme d'assiete renversée grise."

Les sources sont indiquées: "M.O.C. par Michel Aimé ** Arthaud 1958".

[Ref. uda1:] SITE WEB "UFODNA":

Le site web indique que le 7 septembre 1954 autour de 0700 dans "Foucaucourt.Santerre", France "A volé très bas." Et: "On a aperçu un objet qui a eu un aspect et une performance au-delà des possibilités des avions terrestres connus. Un objet a été observé par plusieurs témoins."

Les sources sont indiquées comme Guieu, Jimmy, Flying Saucers Come from Another World, Citadel, New York, 1956; Hall, Richard H., UFO Reports from the Files of the CIA, Fund for UFO Research, Washington.

[Ref. ubk1:] "UFO-DATENBANK":

N° de cas Nouveau N° de cas Enquêteur Date d'observation CP Lieu d'observation Pays d'observation Heure d'observation Classification Commentaires Identification
19540907 07.09.1954 Foucaucourt France 07.00

[Ref. prn2:] PETER ROGERSON - "INTCAT":

8 septembre 1954. Soir.

ESTREES-DENIECOURT (SOMME : FRANCE)

Rentrant chez eux depuis laur travail, un groupe d'électriciens a vu un objet non identifié atterrir à l'orée des bois à une centaine de mètres de la route. Un certain nombre d'automobilistes se sont arrêtés pour l'observer.

  • Patrick Gross citant Var Matin Republique 18 septembre 1954.

Evaluation - Les témoins présumés ont avoué que l'histoire était un canular et ont été poursuivis en justice..

Note: aucun lien n'est fourni vers ma page, ma page ne se limitait pas à une citation de Var Matin République, et "l'évaluation" n'est pas créditée, elle est de l'époque et non de Peter Rogerson.

[Ref. dcn2:] DOMINIQUE CAUDRON:

Dans le contexte de l'atterrissage entre Harponville et Contay, Dominique Caudron indique que l'événement a donné des idées à une poignée de plaisantins, et dès le 8 septembre 1954 au soir, la rumeur d'une autre observation courait dans le journal Le Courrier Picard du 9 septembre 1954, page 2:

NOUVEAU MYSTERE
dans le ciel Picard ?

Des habitants de la région de Péronne auraient aperçu au sol, dans la soirée d'hier, une soucoupe volante entre Estrées-Deniécourt et Foucancourt-en-Santerre. Telle une fumée de poudre, le bruit courait hier soir dans plusieurs communes voisines, de l'arrondissement de Péronne, qu'une soucoupe volante aurait été aperçue dans la soirée, par des habitants à proximité du bois de Foucancourt-en-Santerre.

Quel crédit faut il accorder à ces nouvelles affirmations?

Il indique que le lendemain, dans Le Courrier Picard du 10 septembre 1954, page 2, cette soucoupe avait perdu son crédit:

Des "soucoupes volantes" dans le ciel picard?
L'enquête ouverte à Estrées-Deniécourt
se heurte à la "loi du silence"

Ainsi que nous le relations, hier, la charmante commune d'Estrées-Deniècourt, à la suite de « déclarations dignes de foi », selon l'expression consacrée, se trouvait en émoi, dans la soirée de mercredi car, parait-il, une foule de personnes avaient remarqué, dans un bois, sur le chemin de Soyécourt, entre les localités d'Estrées-Deniècourt et de Foucancourt-en-Santerre, la présence d'une soucoupe volante.

Sous le manteau d'abord, publiquement ensuite, les affirmations des uns et des autres s'étaient rapidement répandues, même jusque dans la commune d'Assevillers, où un habitant du lieu, ouvrier agricole à la briqueterie de Villers-Carbonnel avait « poussé l'audace » jusquà toucher du doigt le curieux engin.

L'enquête officielle provoquée par la rumeur publique d'abord et notre article ensuite, semble avoir momentanément paralysé la langue des « privilégiés » qui approchèrent « l'étrange corps lumineux ».

En effet, y compris une équipe amiénoise de monteurs en électricité, travaillant à proximité de « l'aire d'atterrissage », tous les témoins oculaires de l'étrange phénomène n'ont conservé de l'engin martien qu'une vision très fugitive et sont incapables de donner à défaut de dimensions, mêmes approximatives, une idée très vague de ce « vaisseau aérien... fantôme".

Il indique que de nouvelles informations sur la soucoupe du bois de Foucancourt-en-Santerre lui font boire définitivement la tasse, dans "LA VOIX DU NORD", édition Artois-Somme, 17 septembre 1954, page 5:

LA SOUCOUPE VOLANTE
D'ESTREES-DENIECOURT

Le 8 septembre dernier, le village d'Estrèes-Deniècourt était mis en émoi : plusieurs électriciens d'une compagnie amiénoise assuraient qu'une soucoupe s'était posée près d‘un bois, à 600 mètres à peine de la route Paris - Saint-Quentin.

La plupart des habitants demeurèrent sagement chez eux. Les plus hardis et les plus curieux se rendirent au lieu indiqué ; la gendarmerie même fut alertée, et ne remarqua aucune trace de la fameuse soucoupe, mais des invraisemblances dans les assertions des électriciens.

Finalement, l'un de ceux-ci convenait:

- Tout ceci n'est pas vrai : il n‘y a pas eu de soucoupe volante à Estrèes-Deniècourt. Nous avons inventé cette histoire pour faire marcher la population mais nous n’avons pas cru que l’affaire prendrait tant d'importance.

ll fut alors établi que c'est Serge Grimbert, 20 ans, 43, rue Rembault, à Amiens, qui avait lancé le « bobard » : il le reconnut volontiers. Avec lui passèrent des aveux ses camarades Christian Coulevern, 24 ans, demeurant 29, rue de Job, à Amiens, Roland Gourguechon, 22 ans, 31, rue Bazin, à Doullens et René Cléret. 20 ans, 40, rue de l'Abreuvoir, à Albert.

En pareille circonstance, les gendarmes ont cru devoir dresser un procès-verbal qui a été transmis au Parquet du procureur de la Republique a Amiens. Les magistrats décideront-ils de poursuivre les jeunes gens qui « firent marcher » tout le monde ? Nous le saurons bientôt. Mais un fait est certain : aucune soucoupe volante ne n'est posée à Estrèes-Deniècourt, mais une soucoupe même imaginaire peut coùter cher.

Explications:

Canular.

(Il s'agit d'un "cas négatif", soit un cas pour lequel il n'a pas fallu d'intervention d'ufologue pour résoudre l'affaire. Mais dun autre côté, des ufologue ont "réssuscité" la soucoupe...)

Mots clés:

(Ces mots clés sont uniquement destinés à aider les recherches et ne préjugent pas des faits.)

Estrées-Deniecourt, Somme, canular

Sources:

[----] indique des sources que je n'ai pas encore pu consulter.

Historique du document:

Version: Créé/changé par: Date: Description:
0.1 Patrick Gross 3 décembre 2005 Première publication.
1.0 Patrick Gross 11 juin 2009 Conversion de HTML vers XHTML Strict. Première version formalisée.
1.1 Patrick Gross 23 novembre 2016 Addition [ler1].
1.2 Patrick Gross 3 septembre 2019 Additions [prn2], [dcn2]. Dans le Résumé, ajout de "L'affaire avait donné lieu à des doublons" et ce qui suit.

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Cette page a été mise à jour le 3 septembre 2019.