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La vague française de 1954:

La page d'accueil concernant les cas de la vague française de 1954 se trouve ici.

15 septembre 1954, Feurs, Loire:

Référence pour ce cas: 15-sep-54-Feurs. Merci de citer cette référence dans toute correspondance avec moi en rapport avec ce cas.

Rapports:

[Ref. ch1] "LE CHAROLLAIS-DIMANCHE" NEWSPAPER:

Scan

[Ref. er1:] JOURNAL "L'EST REPUBLICAIN":

Une vague "d'objets" étranges déferle sur la France

Des Martiens amateurs d'obscurité jouent les passe-murailles.

Mais tous ceux qui ont vu des "soucoupes" ne sont pas des rêveurs.

Une invasion de "soucoupes volantes" et autres engins mystérieux déferle sur l'Europe, et le nombre des témoignages enregistrés montre que la France semble être particulièrement visée. Il n'est guère de jours, depuis des semaines, que plusieurs de ces manifestations ne soient signalées de la Vendée à la Moselle et du Quiévrain à la Bidassoa.

Dans le Limousin, notamment, où un cultivateur fut embrassé, le 10 septembre, par un inconnu pourtant bien pacifique, la terreur s'est installée, surtout dans la région de Roches (Creuse), où les enfants n'osent plus aller seuls à l'école et où les bergères ne veulent plus garder leurs troupeaux depuis qu'une ombre inquiétante a été signalée se cachant dans les fourrées. On redoute que le Martien aimable ne se soit rembarqué en laissant sur la terre un de ses compagnons.

A Diges (Yonne), deux femmes ont vu, chacune de leur côté, un cigare posé dans une prairie et son pilote penché, peut-être sur son moteur. L'"être" était de taille normale, vêtu de kaki et coiffé d'un calot, mais elles eurent si peur que, par un réflexe identique, elles s'enfuirent et s'enfermèrent.

Eisenhower et Malenkov se serrant la main autour d'une "soucoupe"

Un pseudo-littérateur, au contraire, tout heureux que ces êtres fantastiques viennent rejoindre ses divagations philosophiques, assimile, les "anti soucoupistes" à des trublions et des fauteurs de guerre. Il écrit sans sourire: "Ces cigares et soucoupes pourraient bien nous mettre tous d'accord. C'est peut-être pour cela que d'aucuns n'en veulent pas entendre parler. Pensez-donc! Eisenhover et Malenkov se donnant la main autour d'une soucoupe! A-t-on idée!"

Que faut-il penser de cette nouvelle poussée de fièvre? Devons-nous suivre dans leur réprobation dédaigneuse ceux qui estiment sans vérification, qu'il s'agit d'hallucinations - parfois collectives - ou croire avec les autres à la visite d'engins réels issus du génie humain ou plus romantiquement venus d'un autre monde?

Sans doute vaut-il mieux examiner les choses de plus près. L'affaire prend maintenant un tour trop sérieux pour qu'on la traite en baliverne ou qu'on admette tous les romans. Il est temps de reprendre le problème et de raisonner sainement sur la somme d'éléments accumulés depuis plus de sept ans.

La première victime...

Car c'est le 24 juin 1947 que les premières "soucoupes" furent signalées dans les formes décrites des milliers de fois depuis.

C'est un homme d'affaires américain, Kenneth Arnold, qui aperçut ce jour là "neuf disques lumineux en formation de vol à très haute altitude" alors qu'il venait de décoller lui-même de Chehalis (Washington) sur un avion personnel. Il put constater que ces "engins" étaient "plats comme des poêles à frire ou des soucoupes" avant leur disparition et, si l'affaire ne fit guère de bruit, le terme "flying saucers" (soucoupes volantes) étaient déjà lancé.

Il fallut attendre six mois pour qu'une nouvelle apparition fut signalée à nouveau en Amérique, mais celle-là devait se terminer dans le drame, commençant à inquiéter l'opinion publique. C'est le 7 janvier 1948 que la police de Fort Knox (Kentucky) avertit l'aérodrome militaire de Godman qu'"un énorme objet ardent, environné d'une lueur rougeâtre" volait dans sa direction. Trois pilotes de chasse réservistes étaient précisément en vol, à ce moment, sur des "Mustang" à l'hélice, et la tour de contrôle les alerta. Le capitaine Mantell, leader de l'escadrille, aperçut aussitôt l'"objet" et mettant les gaz, se lança à sa poursuite bien que ses deux camarades et lui-même, partis pour un vol à basse altitude, fussent démunis d'inhalateurs. Les deux équipiers ne dépassèrent pas 4.000 mètres. Seul Mantell monta jusqu'à près de 7.000 mètres avant de confier à la radio, dans un souffle:

- C'est effrayant...

Ces paroles furent les dernières et nul ne sut jamais ce qu'elles signifiaient. L'avion se brisa en vol et le corps du malheureux pilote fut retrouvé affreusement désarticulé. La première réaction des amis de Mantell fut naturellement de penser qu'il avait été "descendu" par l'engin mystérieux. Son exclamation parut signifier que ce qu'il avait vu était affreux et que des monstres avaient tirés sur lui.

C'est cette première victime - ce premier - "martyr" - qui marque tragiquement la véritable arrivée "des soucoupes" sur la terre.

Une commission d'enquête fut nommée, mais son travail fut long et difficile à cette époque où les phénomènes de compressibilité à grande vitesse étaient encore mal connus. Lorsqu'elle remit son rapport sur l'accident, elle expliquait enfin que le pilote était monté trop haut, sans doute à la poursuite d'un phénomène atmosphérique. Privé d'oxygène, il avait probablement poussé l'exclamation en constatant qu'il perdait connaissance. L'avion, livré à lui-même, s'était vraisemblablement disloqué en piquant à une vitesse proche du "mur du son".

Mais la psychose faisait déjà son chemin. Que peuvent les suppositions honnêtement prudentes des techniciens contre le goût du merveilleux et du surnaturel?

...et le premier "canular"

Il est en tout cas étrange de constater que les apparitions de "soucoupes volantes" se multiplièrent aussitôt en Amérique où 1.192 cas furent signalés, par vagues, de 1947 à 1952. Et il n'est pas moins étonnant d'observer que, petit à petit, des vagues parallèles se manifestèrent en France avec trois à cinq semaines de retard sur celles enregistrées aux U.S.A.

Bien sûr, les "pro-soucoupistes" interprètent cette régularité à leur avantage: - Nous faisons partie de la même humanité que les Américains et les "soucoupes" n'ont aucune raison de nous dédaigner lorsqu'elles visitent la terre. Leurs pilotes d'où qu'ils viennent peuvent s'intéresser autant à la France qu'aux Etats-Unis et si nous en voyons moins, c'est que notre territoire est dix-sept fois plus petit que celui des U.S.A.

C'est assurément flatteur pour notre orgueil national. Mais les "anti-soucoupistes" plus cartésiens que sentimentaux, s'inquiètent de ce décalage régulier:

Juste le temps nécessaire aux journaux pour vous communiquer le virus, répliquent-ils. Après l'accident de Mantell en tout cas; l'Amérique fut si bien en proie à la peur des soucoupes meurtrières qu'elle accepta toutes les fables.

L'histoire la plus sensationnelle fut publiée par un certain Franck Scully de Denver, qui raconta dans un hebdomadaire, puis dans un livre comment un engin circulaire, venu d'une autre planète, s'était écrasé aux Etats-Unis, décrivit l'autopsie par un célèbre praticien, des seize petits êtres trouvés à bord et affirma qu'un débris métallique de la machine, chauffé à 10.000 degrés, n'avait pas fondu. Cette "soucoupe" enfin palpable et ces petits hommes aux vêtements de toile bleue firent tant de bruit qu'une commission d'enquête - encore une - s'en mêla. Franck Scully, interrogé, dut avouer le "canular". Son morceau de métal fondit à 637 degrés et l'affaire se termina par deux condamnations pour escroquerie.

Mais une fois de plus, l'explication arrivait trop tard. Le livre s'était magnifiquement vendu et l'auteur avait gagné beaucoup de dollars.

1953 n'a pas été une année à "soucoupes".

En France, la première "soucoupe" connue fut signalée à Antibes, en août 1949, mais les suivantes vinrent par vagues parallèles, répétons-le, aux crises américaines. On note une poussée de fièvre en 1950, deux en 1951 et une autre particulièrement importante en 1952. Cette année-là, on compte chez nous, onze apparitions en mai, seize en juin, six en juillet, deux en août et deux autres en septembre, huit enfin en octobre.

C'est précisément l'époque où l'Amérique voit aussi le plus d'"objets volants" et nous fait connaître son anxiété. Nous verrons comment le calme revint ensuite Outre-Atlantique. Chez nous, l'année 1953 fut également calme. Les soucoupes disparurent de notre ciel jusqu'au mois d'août dernier où une nouvelle vague s'amorça discrètement en Norvège avec la rencontre d'un hélicoptère par deux jeunes qui cueillaient des myrtilles.

Cette fois l'Europe avait l'exclusivité. L'affaire grossit lentement, rappelant le monstre du Loch Ness qui revenait naguère au coeur de l'été meubler les trous de l'actualité. Mais le serpent écossais était prisonnier de son lac alors que les "soucoupes" ne connaissent de frontières ni aux pays ni aux rêves et les faits réels sont maintenant mêlés aux dérèglement.

Hallucinations éveillées

Il nous faut bien rejeter dès l'abord cinq témoignages récents - les plus sensationnels hélas! - vraiment trop sujets à caution.

A Vernon, le jeune témoin jouit d'une solide imagination bien connue dans la région.

A Quarouble, près de Valenciennes, le garde-barrière qui vit des "petits êtres" a été victime, il y a un an, d'un traumatisme crânien et est sujet, depuis, à des troubles nerveux. Des marques apparaissent, sur les traverses de la voie de chemin de fer, mais elles peuvent donner lieu à une infinité d'interprétations.

Près d'Amiens, quatre farceurs ont dû avouer qu'ils avaient voulu se moquer de leur amis. A Bugeat (Corrèze), M. Mazaud a sans doute été embrassé par quelqu'un mais la police de l'air croit surtout à un avion léger venu, en cet endroit désert et à la tombée de la nuit, au rendez-vous d'un contrebandier.

A Craintilleux, enfin, près de St-Etienne, le géant, sosie de Hitler, à double face, (l'une grimaçante devant et l'autre, joviale, derrière) montant dans sa soucoupe sans ouvrir de porte, à la façon des fantômes passemurailles, semble vraiment d'un merveilleux trop enfantin. Les témoins, comédiens et auteurs, ont sans doute l'esprit romantique qui convient à ce genre d'apparition. Et le Martien qu'ils crurent voir aura au moins l'avantage de leur fournir un sujet de sketch ou de roman.

La médecine connaît bien ces hallucinations éveillées auxquelles peuvent être sujets des hommes tout à fait normaux. Qui n'a vu dans l'obscurité, des ombres bouger là où il n'y avait rien? Il faut bien noter à cette occasion que la quasi totalité des atterrissages de "soucoupes" signalés ont eu lieu la nuit et que personne n'a encore aperçu en plein jour des Martiens ayant une forme sensiblement différente de la notre.

Doit-on en conclure que tous les témoignages enregistrés sont le fait d'imaginations débridées?

Certainement pas.

Kenneth Arnold et Mantell n'étaient pas des rêveurs. La plupart des témoins français non plus.

[Ref. fr1] MICHEL FIGUET ET JEAN-LOUIS RUCHON:

Les deux auteurs rapportent que dans la nuit du 15 au 16 septembre 1954 à une heure non précisée, dans la plaine du Forez près de Feurs, un mystérieux engin se pose à quelques mètres d'un groupe de gens de Saint-Etienne immobilisés par une panne sur une route départementale. Un être s'enfuit devant deux Stéphanois qui, malgré leur crainte, tentent d'entrer en contact avec lui.

Une fermière des environs qui ne dormait pas a entendu un ronronnement étrange dans le ciel, et son chien était agité.

Les deux auteurs notent qu'on ne sait pas si la panne de voiture a été causée par l'OVNI ou non, et que la description de l'être ne correspondait pas à celle donnée par M. Mazaud dans le cas de Mouriéras.

Ils indiquent comme sources le journal La Dépêche des 18 et 19 septembre 1954.

[Ref. js1] JEAN SIDER:

Jean Sider a découvert l'annonce de première page du journal le Charollais-Dimanche, qui indique la nature de canular de l'histoire, et note avec humour qu'en effet, comme l'indiquent Figuet et Ruchon, "l'être" ne ressemble guère à celui décrit par M. Mazaud dans cet autre cas à Mouriéras.

[Ref. go1:] GODELIEVE VAN OVERMEIRE:

L'ufologue belge indique qu'en 1954, le 15 septembre, en France à Feurs (St Etienne), "Dans la nuit, un mystérieux engin se pose à quelques mètres d'un groupe de gens immobilisés par une panne sur une route départementale. Un être s'enfuit devant deux témoins qui, malgré leur crainte, tentent d'entrer en contact avec lui."

La source est indiquée comme "M. FIGUET/J.L. RUCHON: 'Ovni, le premier dossier complet..' - Lefeuvre 1979, p. 79".

[Ref. ar1:] ALBERT ROSALES:

67.
Lieu. Feurs, St Etienne, France
Date: 15 septembre 1954
Heure: nuit

Roulant sur une route secondaire, le véhicule du témoin tombe en panne. Peu après un objet clair non décrit atterrit très près de la voiture. Un petit être est brièvement vu près de la voiture, il s'enfuit loin des témoins quand ceux-ci tentent de l'approcher et de communiquer avec lui. L'engin décolle bientôt. Pas d'autres informations.

HC addendum
Source: Figuet & J L Ruchon, Complete Ovni Dossier
Type: C

[Ref. lc1:] LUC CHASTAN:

Luc Chastan indique que dans la Loire à Feurs le 15 septembre 1954 à une heure non connue "Dans la nuit, un mystérieux engin se pose à quelques mètres d'un groupe de gens immobilisés par une panne sur une route départementale. Un être s'enfuit devant deux témoins qui, malgré leur crainte, tentent d'entrer en contact avec lui."

La source est indiquée comme "Ovni, Premier dossier complet... par Figuet M./ Ruchon J.L. ** éd. Alain Lefeuvre 1979".

[Ref. ud1:] SITE WEB "UFODNA":

Le site web indique que le 15 septembre 1954 à 23:00 à Feurs, France, "Moteur de voiture faillit. Soucoupe descend. Personnage comme Hitler coure par plusieurs observateurs. Chien excité. On a observé un objet. Des effets électromagnétiques ont été notés. On a observé un disque dans une ville pendant deux minutes."

Et: "Roulant sur une route secondaire, le véhicule du témoin tombe en panne. Peu après un objet clair non décrit atterrit très près de la voiture. Un petit être est brièvement vu près de la voiture, il s'enfuit loin des témoins quand ceux-ci tentent de l'approcher et de communiquer avec lui. L'engin décolle bientôt. Pas d'autres informations."

Les sources sont listées comme Hatch, Larry, *U* computer database, L'auteur, Redwood City, 2002; Rosales, Albert, Humanoid Sighting Reports Database.

[Ref. ni1:] "THE NICAP WEBSITE":

*15 sep. 1954 - Conduisant sur une route secondaire à environ 23h00 à Feurs, Saint-Etienne, département de la Loire, France le moteur de la voiture du témoin a failli. Bientôt un objet en forme de soucoupe brillant est descendu et a atterri tout près de la voiture. Un petit être, décrit comme portant un uniforme à la Hitler, a couru près de la voiture et a été vu par plusieurs observateurs. Il a couru loin du groupe de témoins alors qu'ils tentaient d'approcher et de communiquer avec lui. L'engin a bientôt décollé. Un chien était censément excité pendant la rencontre. (Source: Larry Hatch, U computer database, cas n° 3582; Michel Figeut [sic] & Jean-Louis Ruchon, OVNI: Le Premier Dossier Complet des Rencontres Rapprochees en France, p. 79).

[Ref. ta1:] SITE WEB "THINK ABOUT IT"

Lieu: Feurs, St Etienne, France

Date: 15 septembre 1954

Heure: nuit

Roulant sur une route secondaire, le véhicule du témoin tombe en panne. Peu après un objet clair non décrit atterrit très près de la voiture. Un petit être est brièvement vu près de la voiture, il s'enfuit loin des témoins quand ceux-ci tentent de l'approcher et de communiquer avec lui. L'engin décolle bientôt. Pas d'autres informations.

Source: Figuet & J L Ruchon, Complete Ovni Dossier

[Ref. gz1:] JULIEN GONZALEZ:

L'auteur indique qu'il y a eu une fausse rencontre rapprochée du troisième type à Feurs, Loire, le 15 septembre 1954, dans la nuit à une heure inconnue:

Dans la plaine du Forez, un mystérieux engin s'est posé à quelques mètres d'un groupe de Stéphanois immobilisés par une panne sur une route départementale. Un être s'est enfui devant deux Stéphanois qui malgré leur crainte ont tenté d'entrer en contact avec lui. Une fermière des environs qui ne dormait pas a entendu retentir dans le ciel un ronronnement singulier. Son chien a donné des signes manifestes d'agitation.

La source est indiquée être Michel Figuet et Jean-Louis Ruchon, "OVNI: le premier dossier complet des rencontres rapprochées en France", page 79, citant comme référence La Dépêche des 18 et 19 septembre 1954.

Julien Gonzalez indique qu'en réalité, iIl s'agissait d'un canular monté par une troupe de comédiens, et que l'article publié dans Charolais-Dimanche du 19 septembre 1954 et intitulé "L'hallucinant récit de quatre stéphanois qui ont vu un Martien ressemblant à Hitler sortir d'un oeuf à la coque rouge" ne laissait guère planer le doute. L'illustration montrait un "Hitler" en scaphandre de Martien faisant un bras d'honneur aux lecteurs. Ceci est néanmoins devenu un cas ufologique de la vague française de 1954, panne de moteur de voiture comprise, prétendu s'être déroulé près de Feurs le 15 septembre 1954, encore cité sans la moindre forme d'explication des décennies plus tard.

Il indique que la source de l'explication est Jean Sider, "Le dossier 1954 et l'imposture rationaliste", page 75 et cahier iconographique.

[Ref. lp1:] JOURNAL "LE PAYS":

Quand les extraterrestres débarquent dans la Loire

Ils ont traversé le ciel ligérien l'espace de quelques secondes seulement mais alimentent toujours les conversations. Fruit de l'imagination, phénomènes astronomiques avérés ou présence de curieux visiteurs, les mystères restent entiers.

Le phénomène Ovni n'est pas nouveau. De tout temps, en tout lieu, des écrits relatant des observations troublantes ont été conservés. Pour preuve, la Nasa a publié en 2014 un rapport sur les témoignages d'ovnis par les Romains, intitulé Objets volants non-identifiés dans l'Antiquité classique.

Et la Loire ne fait pas exception à la règle. Le 11 octobre 1954, à Saint-Genest-Malifaux, un chauffeur-livreur dit avoir vu dans le ciel une énorme lueur multicolore, s'éloignant à très grande vitesse et se déplaçant sous la couche nuageuse. Autre témoignage, celui d'un jeune motocycliste roannais le 14 décembre 1979: il rapporte avoir vu six objets de forme ovale, très brillantes, qui se déplaçaient rapidement dans le ciel, en formation de trois par trois.

Canular à Feurs

Si ces deux cas sont inexpliqués, plusieurs observations d'Ovni, dans le département, ont été rapidement résolues. Les témoins étaient sans conteste de bonne foi, mais ce qu'ils ont pris pour un objet volant non identifié était tout autre chose. Ce fut le cas à Saint-Just-Saint-Rambert le 25 juillet 2009. Vers 19 heures, plusieurs personnes observèrent le passage d'un objet blanc, se déplaçant sans bruit dans la vallée, avec une vitesse et une hauteur régulières. L'objet a soudain pris de l'altitude en accélérant et a disparu aussitôt dans le ciel. Étrange, certes. Pourtant cet ovni était probablement un ballon-sonde.

D'autres observations, elles, trouvent leur explication grâce à l'astronomie, comme celle du 13 août 1998 à Saint-Chamond. Une famille dit avoir vu un objet très lumineux et immobile qui émettait des lueurs rouges, vertes et jaunes. Le lendemain, un astronome éclairé expliqua qu'il s'agissait en réalité de l'étoile d'Antarès qui, par sa position basse sur l'horizon, était sujette aux déformations chromatiques et lumineuses.

Enfin, certaines observations peuvent résulter d'un simple canular comme celui du 15 septembre 1954 à Feurs. Un groupe de quatre Stéphanois, immobilisé par une panne sur une route départementale, aperçut un objet en forme d'oeuf, à la coque rouge, qui atterrit non loin de l'endroit où il était. Ils virent descendre de "l'engin spatial" un petit être ayant l'apparence d'Hitler et qui s'enfuya [sic] en les voyant?! C'était bien entendu une blague ayant pour cadre la grande vague d'Ovni français de 1954.

Deux cas troublants à Montbrison

A Montbrison, on trouve la trace de deux observations troublantes. La première date du 26 avril 1970: cinq témoins ont observé pendant au moins dix secondes un objet ovoïde blanc dont la trajectoire était complexe et régulière. La seconde s'est déroulée quelques mois plus tard, le 9 septembre 1970 : un témoin observa un point rond se déplaçant parmi les étoiles. Une seconde personne scruta le même objet aux jumelles et certifia qu'il ne s'agissait pas d'un avion…

Enfin plus récemment, un Ovni a été filmé à Riorges à la fin du mois de juillet 2013 et la vidéo mise en ligne sur le site You Tube le 5 août 2013. Cette vidéo donne ainsi à chacun la possibilité de se faire sa propre opinion... toujours en gardant à l'esprit qu'un Ovni reste un objet volant non identifié qui n'est pas obligatoirement synonyme d'extraterrestres?!

Source. "Les nouveaux mystères du département de la Loire" de Philippe Marconnet, aux éditions De Borée en 2011.

Ségolène Perret

Explications:

Pures bêtises.

Toute l'histoire avait été inventée, le journal Le Charollais-Dimanche ne laissant aucun doute à ce sujet.

Mots clés:

(Ces mots clés sont uniquement destinés à aider les recherches et ne préjugent pas des faits.)

Feurs, Loire, route, voiture, panne, objet, clair, occupant, humanoïde, petit, atterrissage, route, nuit, multiple, chien, fermière, son, ronronnement

Sources:

[---] indique des sources que je n'ai pas encore pu consulter.

Historique du document:

Version: Créé/changé par: Date: Description:
0.1 Patrick Gross 8 avril 2004 Première publication.
1.0 Patrick Gross 24 mai 2009 Conversion de HTML vers XHTML Strict. Première version formalisée. Additions [go1], [lc1], [ud1].
1.1 Patrick Gross 8 octobre 2014 Additions [ni1], [ta1].
1.5 Patrick Gross 26 octobre 2016 Addition [lp1].
1.6 Patrick Gross 23 novembre 2016 Addition [er1].
1.7 Patrick Gross 20 février 2017 Addition [gz1].

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Cette page a été mise à jour le 20 février 2017.