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La vague française de 1954:

La page d'accueil concernant les cas de la vague française de 1954 se trouve ici.

22-23 août 1954, Vernon, Eure:

Référence pour ce cas: 23-aug-54-Vernon. Merci de citer cette référence dans toute correspondance avec moi en rapport avec ce cas.

Rapports:

[Ref. mp1:] JOURNAL "MAROC-PRESSE":

SOUCOUPES VOLANTES
DANS LE CIEL DE VERNON

EVREUX, 24 Août (AFP). -- Des engins mystérieux auraient été aperçus par plusieurs personnes dans le ciel de Vernon (Eure) au cours de la nuit de dimanche à lundi.

Le fils d'un commerçant de la ville affirme avoir vu distinctement, vers une heure du matin, au-dessus de la Seine, un objet allongé, de couleur rouge, ressemblant à un gros cigare. Selon ses dires, cet objet se tenait immobile à une assez faible hauteur. Le silence était total.

De ce curieux engin, se détacha une soucoupe volante que le témoin décrit avec précision:

"Elle avait la forme d'un disque surmonté d'un dôme rouge avec une auréole très brillante entourée de flammes."

La soucoupe se détachait du cigare, tombait à la verticale, puis paraissait vouloir observer un vol horizontal au-dessus du pont. Elle virait, remontait et disparaissait brusquement. Elle était aussitôt remplacée par une autre.

Ce curieux carrousel aurait duré trois quarts d'heure.

Ces observations ont été confirmées par plusieurs personnes et notamment par un ingénieur chimiste du laboratoire de recherches balistiques et atomiques [faux, aérodynamique] pour l'armée, qui suivait, à la même heure, la RN 182 [faux, 181]. L'ingénieur observa les mystérieux engins brillants et jugea, avec la personne qui l'accompagnait, qu'il ne pouvait s'agir que de soucoupes volantes.

[Ref. li1:] JOURNAL "LIBERATION":

Selon Aimé Michel, c'est seulement le 25 août que l'affaire à été portée à la connaissance de la presse, et que le journal Libération du 25 août 1954 la mentionne. Un lecteur de cette page a pu trouver l'article et me l'a aimablement transcrit et transmis:

L'article ci-dessous est paru dans le quotidien national Libération, France, le mercredi 25 août 1954, en 6ème et dernière page en un petit encart en bas de page.

Une soucoupe volante se détache d'un cigare dans le ciel de Vernon

Evreux, 24 août - Des engins mystérieux auraient été aperçus par plusieurs personnes dans le ciel de Vernon au cours de la nuit de dimanche à lundi.

Le fils d'un commerçant de la ville affirme avoir vu distinctement, vers une heure du matin, au-dessus de la Seine, un objet allongé, de couleur rouge, ressemblant à un cigare. Selon ses dires, cet objet se tenait immobile à une assez faible hauteur. Le silence était total.

De ce curieux engin, se détacha une soucoupe volante que le témoin décrit avec précision:

"Elle avait la forme d'un disque ovale, de couleur sombre, surmonté d'un dôme rouge avec une auréole très brillante entourée de flammes."

La soucoupe se détachait du cigare, tombait à la verticale, puis paraissait vouloir observer un vol horizontal au-dessus du pont. Elle virait, remontait et disparaissait brusquement. Elle était aussitôt remplacée par une autre.

Ce curieux carrousel aurait duré trois quarts d'heure.

Ces observations ont été confirmées par plusieurs personnes, et notamment par un ingénieur chimiste du laboratoire de recherches balistiques et atomiques pour l'armée, qui suivait, à la même heure, la R.N. 182.

[Ref. qh1:] JOURNAL "LE QUOTIDIEN DE LA HAUTE LOIRE:"

Soucoupe dans le ciel de Vernon

Des engins mystérieux auraient été aperçus par plusieurs personnes dans le ciel de Vernon (Eure) au cours de la nuit de dimanche à lundi. Le fils d'un commerçant de la ville affirme avoir vu distinctement, vers 01h00 du matin, au dessus de la Seine, un objet allongé de couleur rouge, ressemblant à un gros cigare. Selon ses dires, cet objet se tenait immobile à une assez faible hauteur. De ce curieux engin, se détacha une soucoupe volante. Ces observations ont été confirmées par plusieurs personnes et notamment par un ingénieur chimiste du laboratoire de recherches balistiques de l'armée, qui suivait à la même heure la route nationale 182 [181?].

[Ref. ce1:] JOURNAL "CENTRE-ECLAIR":

ENCORE LES SOUCOUPES VOLANTES...

Un rédacteur du "Figaro", M. André Larcher, est allé interviewer un habitant de Vernon (Eure) qui relate ainsi comment il vit des soucoupes volantes se détacher d'un "cigare brillant".

Lundi dernier, a-t-il précisé, je venais de remiser ma voiture au garage (lequel se trouve à proximité du quai de la Seine) lorsque, levant la tête, je fus ébloui par une sorte de grand cigare brillant et immobile... Au bout de quelques secondes, une soucoupe se détacha du cigare, se plaçant dans une position verticale, fonça dans ma direction. Elle était entourée d'un halo incandescent. Après s'être immobilisée en se mettant à l'horizontal, elle s'est soudain éloignée à une vitesse prodigieuse pour se perdre dans la nuit. A peine avait-elle disparu qu'une autre se présenta dans les mêmes conditions, ainsi qu'une troisième, une quatrième et une cinquième. C'est celle-ci qui m'a causé la plus forte impression. Elle était descendue nettement plus bas que les précédentes et s'était arrêtée un instant au-dessus du nouveau pont comme si elle cherchait une cible. Au moment où elle était à sa plus faible altitude, je distinguais nettement qu'elle était rouge au centre et noire sur les bords, ce qui tranchait avec le halo très ardent. On n'entendait pas le moindre bruit.

A son tour, elle disparut à une allure fantastique vers le nord d'où elle venait. Le cigare, lui, s'était depuis longtemps volatilisé. Je n'ai aucune idée des dimensions que pouvaient présenter ces objets ni de l'altitude où ils évoluaient. Tout avait duré environ trois quarts d'heure.

[Ref. lb1:] JOURNAL "LE BAUGEOIS":

LES SOUCOUPES VOLANTES

Il y a longtemps qu'on n'avait pas entendu parler des soucoupes volantes. Dans la nuit de dimanche à lundi, des personnes auraient vu des engins mystérieux. Parmi les observateurs, se trouvaient un ingénieur chimiste de recherches atomiques et balistiques qui déclare qu'il ne pouvait s'agir que de soucoupes volantes.

[Ref. dv1:] JOURNAL "LE DEMOCRATE VERNONNAIS":

Toujours des soucoupes volantes à Vernon

Dans son numéro du 4 septembre 1953, seul de toute la presse, "le Démocrate" signalait l'apparition dans le ciel de notre ville de soucoupes volantes. M. Buch, gardien de la paix, sa famille, des voisins, des promeneurs à Saint-Marcel, furent témoins des faits.

Un an, presque jour pour jour, un autre de nos concitoyens, M. J. M..., fils d'un commerçant de notre ville (il a demandé de lui garder l'anonymat), a été témoin de faits semblables dans la nuit du dimanche à lundi.

Mais laissons-lui la parole:

Rentrant assez tard de voyage, je venais de garer ma voiture près du Pont. Il était environ 1 heure du matin. En refermant la porte du garage, j'ai regardé par hasard en direction de la Seine. La nuit était assez sombre. J'aperçus alors très distinctement au-dessus du pont un objet allongé de couleur rouge, ressemblant à un gros cigare, qui se tenait immobile à assez faible hauteur et dans le silence le plus total. Immédiatement, je vis se détacher une soucoupe volante que je peux décrire avec précision. Elle avait la forme d'un disque ovale, de couleur sombre, surmonté d'un dôme rouge avec une auréole très brillante, entourée de flammes. Une soucoupe volante se détachait du cigare, tombait à la verticale, puis paraissait vouloir observer un vol horizontal au-dessus du pont; elle virait, remontait, et disparaissait brusquement. Elle était remplacée aussitôt pas une autre.

La dernière surtout m'impressionna, car j'eus l'impression qu'elle allait se poser sur le pont tellement elle perdait d'altitude, Mais elle repartit soudainement comme les précédentes à une vitesse terrifiante, en direction du Nord."

M. M..., qui avait déjà observé une soucoupe volante, mais en plein jour, il y a deux ans dans la région d'Evreux, a été le seul témoin (contrairement à ce qui a été dit), de cette incursion extraordinaire sur notre ville.

Les services de Renseignements généraux sont venus enquêter cette semaine. Il nous est difficile maintenant de ranger ces soucoupes parmi les loups-garous.

Balbutiements d'une science terrifiante ou non, aurons-nous un jour la clé du mystère?

[Ref. fa1:] JOURNAL "FEUILLE D'AVIS":

Scan

Le ciel automnal s'emplit de brouillard et de mystère!

"Les soucoupes volantes existent"
déclare un savant en France
...et il décrit l'engin

Cependant, une nouvelle apparition est racontée en détail par un Français et l'on ignore encore si les deux Norvégiennes ont off ert des myrtilles à un Martien

M. Henri Coanda, savant de réputation internationale, qui se livre actuellement à des expériences sur l'énergie solaire, à La Londe, village provençal, entre Toulon et Le Lavandou, croit à l'existence des soucoupes volantes. A un journaliste marseillais venu l'interviewer, il a même précisé que des engins de ce genre avaient été construits et expérimentés par le moyen du téléguidage, écrit notre confrère "France-Soir".

"Ces engins, a-t-il dit au journaliste, avaient des animaux comme passagers. Les premières soucoupes les ont ramenés morts mais, par la suite, d'autres animaux sont revenus vivants."

A la question: "Avez-vous eu connaissance d'expériences faites avec des passagers humains?", M. Henri Coanda a répondu: "Non, mais certaines nations ont pu réussir à mettre des pilotes dans ces appareils. Si ce n'est pas encore fait, la chose sera réalisable dans un ou deux ans."

Aucun mystère

Voici d'ailleurs l'essentiel de la déclaration de M. Coanda:

— Rien n'est mystérieux dans l'apparition des soucoupes volantes qui ne viennent d'aucune autre planète que la nôtre. Il s'agit tout simplement d'aérodynes lenticulaires, nom scientifique de ce que vous appelez des soucoupes volantes. Prenez une pièce de 5 fr. entre le pouce et l'index, placez-la à deux ou trois centimètres au-dessus d'un morceau de papier. Si vous soufflez sur la pièce, vous verrez le papier se soulever. Si donc, par un moyen quelconque on crée un souffle assez puissant sous un disque, le disque se soulèvera et restera immobile dans les airs. Le courant d'air ainsi déplacé va à droite et à gauche. Canalisez-le grâce à une tuyauterie adéquate (il y a 180 tuyaux sur mon modèle de soucoupe), sur un coté de ce disque et empêchez-le de sortir de ce côté. La soucoupe se déplacera à une vitesse qui peut atteindre 100O mètres à la seconde. Pour le moment, on n'a pas dépassé cette vitesse prodigieunse qui est de l'ordre de 3600 kilomètres-heure.

Ajoutons que M. Henri Coanda, savant d'origine roumaine, fixé en France, est un spécialiste des questions aéronautiques.

Un "cigare » donne naissance à plusieurs "soucoupes" au-dessus de Vernon!

L'envoyé spécial du "Figaro", d'autre part, a pu interviewer un habitant de Vernon, en France, qui lui a décrit en ces termes le féerique spectacle auquel il aurait assisté:

— Lundi dernier, vers une heure et demie du matin, je venais de remiser ma voiture au garage (lequel se trouve à proximité du quai de la Seine), lorsque, levant la tête, Je fus ébloui par une sorte de grand cigare brillant et Immobile... Au bout de quelques secondes, une soucoupe se détacha du cigare, se plaça dans une position verticale, fonça dans ma direction. Elle était entourée d'un halo incandescent. Après s'être immobilisée en se mettant à l'horizontale, elle s'est soudain éloignée à une vitesse prodigieuse pour se perdre dans la nuit. A peine avait-elle disparu qu'une autre se présentait dans les mêmes conditions, ainsi qu'une troisième, une quatrième et une cinquième. C'est celle-ci qui m'a causé la plus forte Impression. Elle était descendue nettement plus bas que les précédentes et s'était arrêtée un instant au-dessus du nouveau pont comme si elle cherchait une cible. Au moment où elle était à sa plus faible altitude, Je distinguais nettement qu'elle était rouge et noire sur les bords, ce nul tranchait avec le halo très ardent. On n'entendait pas le moindre bruit.

A son tour, elle disparut à une allure fantastique vers le nord, d'où elle venait. Le cigare, lui, s'était depuis longtemps volatilisé. Je n'ai aucune idée des dimensions que pouvaient présenter ces objets ni de l'altitude où ils évoluaient. Tout avait duré environ trois quarts d'heure.

En Norvège:
soucoupe ou pas soucoupe?

Nous avons relaté la déclaration de deux jeunes femmes norvégiennes affirmant avoir été troublées, au milieu d'une cueillette de myrtilles, par l'atterrissage d'une soucoupe volante montée par un "Martien" fort courtois.

Le journal norvégien "Attenposten" avait annoncé que le pilote améncain Baily Faurot avait confirmé, lors de son passage à Oslo, avoir rencontré, dans la région de Mosjoeen, les deux personnes ayant pris son hélicoptère pour une "soucoupe volante" et lui-même pour un habitant de Mars.

Mais les deux jeunes Norvégiennes maintiennent leurs déclarations. Et celles-ci trouvent d'autant plus de crédit que le pilote d'hélicoptère U.S. Baily Faurot dément avoir atterri à l'endroit où se trouvaient les jeunes filles.

"Aucun hélicoptère, a dit de son côté un officier de police, après avoir examiné la clairière, n'aurait pu se poser là."

[Ref. lp1:] JOURNAL "LE PROVENCAL":

DU TOUT NOUVEAU

Cinq soucoupes sortent d'un cigare volant

DANS LE CIEL VERNONNAIS

Vernon (A.C.P.).

Un jeune ingénieur de Vernon a vu cinq soucoupes volantes. Mais ces soucoupes - et c'est le côté original de l'affaire - sortaient d'un grand engin lumineux qui avait la forme d'un cigare.

Les cinq soucoupes évoluèrent pendant quelques instants dans le ciel vernonnais. L'un d'elles se rapprocha de la terre suffisamment près pour que l'ingénieur put distinguer les détails de l'engin. Il était rouge au centre et noir sur les bords.

Puis cigares et soucoupes disparurent à une vitesse vertigineuse en direction du Nord.

La chronique des soucoupes volantes d'enrichit d'un nouveau type: le cigare-relai.

[Ref. eo1:] JOURNAL "L'ECHO DE L'OUEST":

Les soucoupes volantes réapparaissent dans le ciel normand

Des engins mystérieux auraient été aperçus par plusieurs personnes dans le ciel de Vernon (Eure).

Le fils d'un commerçant de la ville affirme avoir vu distinctement, vers une heure du matin, au-dessus de la Seine, un objet allongé, de couleur rouge, ressemblant à un gros cigare. Selon ses dires, cet objet se tenait immobile à une assez faible hauteur. Le silence était total.

De ce curieux engin, se détacha une soucoupe volante que le témoin décrit avec précision:

"Elle avait la forme d'un disque surmonté d'un dôme rouge avec une auréole très brillante entourée de flammes."

La soucoupe se détachait du cigare, tombait à la verticale, puis paraissait vouloir observer un vol horizontal au-dessus du pont. Elle virait, remontait et disparaissait brusquement. Elle était aussitôt remplacée par une autre.

Ce curieux carroussel aurait duré trois quarts d'heure.

Ces observations ont été confirmées par plusieurs personnes et notamment par un ingénieur chimiste du laboratoire de recherches balistiques et atomiques pour l'armée, qui suivait, à la même heure, la RN 182. L'ingénieur observa les mystérieux engins brillants et jugea, avec la personne qui l'accompagnait, qu'il ne pouvait s'agir que de soucoupes volantes.

[Ref. fd1:] JOURNAL "FRANCE-DIMANCHE":

Voilà ce que M. Miserey a vu dans le ciel de Vernon

L'étrange cigare luisait dans la nuit au-dessus des collines. Quand Bernard Miserey l'aperçut vers une heure du matin, il y a quelques jours, à Vernon, il en resta stupéfait. Il venait de mettre sa voiture au garage et avait jeté un coup d'oeil machinal vers la Seine qui coulait tout près, au bout de la rue. C'est alors qu'il vit la chose.

Au bout d'un moment se détacha de l'avant de l'engin un disque vertical, que Bernard Miserey classa dans la catégorie des soucoupes volantes, et qui semblait comporter un noyau rouge sombre, bordé de noir et entouré d'un halo lumineux. La soucoupe descendit vers la Seine, toujours à la verticale, puis elle prit la position du Nord où elle s'évanouit en un instant.

Le cigare était toujours là. Un peu plus tard, une deuxième soucoupe se détacha, puis trois autres, qui disparurent dans les mêmes conditions. Soudain, Bernard Miserey eut peur. C'est qu'une troisième soucoupe s'était détachée qui lui paraissait descendre vers le pont comme pour l'attaquer. Et puis, à son tour, elle fila vers le nord et disparut. Le cigare, entre temps, s'était évanoui. Toute la scène avait durée environ trois quarts d'heure.

Notre photo représente M. Bernard Miserey montrant, au bord de la Seine, à Vernon, la direction prise par les soucoupes. Notre dessinateur a fait figurer sur la photo, selon les indications du témoin, le cigare au-dessus des collines et le trajet suivi par deux des cinq soucoupes observées.

[Ref. tg1:] JOURNAL "LA TRIBUNE DE GENEVE":

Le journal discute d'observations en Europe en 1954 et indique que deux policiers (gardiens de la paix) et un jeune ingénieur chimique de 25 ans, ont vu au-dessus de Vernon, dans l'Eure, pendant la nuit du 26 au 27 août, "un cigare énorme qui brillait", immobile, cinq soucoupes se sont successivement détachés de ce "cigare." Le dernier est descendu plus bas que les autres, et a pu être observé de près par les témoins. Il était rouge au centre, noir autour des bords, et il a disparu au nord à une vitesse étourdissante.

[Ref. pm1:] "PARIS-MATCH" MAGAZINE:

Il n'y avait eu que 73 "soucoupes françaises" de 1947 au 31 décembre 1953, mais le nombre s'en est accru d'une bonne vingtaine en 1954. Le cas le plus spectaculaire fut celui de Vernon, avec son cigare d'où se détachèrent cinq disques dont l'un descendit à basse altitude au-dessus du nouveau pont, comme s'il cherchait une cible.

[Ref. er1:] JOURNAL "L'EST REPUBLICAIN":

Une vague "d'objets" étranges déferle sur la France

Des Martiens amateurs d'obscurité jouent les passe-murailles.

Mais tous ceux qui ont vu des "soucoupes" ne sont pas des rêveurs.

Une invasion de "soucoupes volantes" et autres engins mystérieux déferle sur l'Europe, et le nombre des témoignages enregistrés montre que la France semble être particulièrement visée. Il n'est guère de jours, depuis des semaines, que plusieurs de ces manifestations ne soient signalées de la Vendée à la Moselle et du Quiévrain à la Bidassoa.

Dans le Limousin, notamment, où un cultivateur fut embrassé, le 10 septembre, par un inconnu pourtant bien pacifique, la terreur s'est installée, surtout dans la région de Roches (Creuse), où les enfants n'osent plus aller seuls à l'école et où les bergères ne veulent plus garder leurs troupeaux depuis qu'une ombre inquiétante a été signalée se cachant dans les fourrées. On redoute que le Martien aimable ne se soit rembarqué en laissant sur la terre un de ses compagnons.

A Diges (Yonne), deux femmes ont vu, chacune de leur côté, un cigare posé dans une prairie et son pilote penché, peut-être sur son moteur. L'"être" était de taille normale, vêtu de kaki et coiffé d'un calot, mais elles eurent si peur que, par un réflexe identique, elles s'enfuirent et s'enfermèrent.

Eisenhower et Malenkov se serrant la main autour d'une "soucoupe"

Un pseudo-littérateur, au contraire, tout heureux que ces êtres fantastiques viennent rejoindre ses divagations philosophiques, assimile, les "anti soucoupistes" à des trublions et des fauteurs de guerre. Il écrit sans sourire: "Ces cigares et soucoupes pourraient bien nous mettre tous d'accord. C'est peut-être pour cela que d'aucuns n'en veulent pas entendre parler. Pensez-donc! Eisenhover et Malenkov se donnant la main autour d'une soucoupe! A-t-on idée!"

Que faut-il penser de cette nouvelle poussée de fièvre? Devons-nous suivre dans leur réprobation dédaigneuse ceux qui estiment sans vérification, qu'il s'agit d'hallucinations - parfois collectives - ou croire avec les autres à la visite d'engins réels issus du génie humain ou plus romantiquement venus d'un autre monde?

Sans doute vaut-il mieux examiner les choses de plus près. L'affaire prend maintenant un tour trop sérieux pour qu'on la traite en baliverne ou qu'on admette tous les romans. Il est temps de reprendre le problème et de raisonner sainement sur la somme d'éléments accumulés depuis plus de sept ans.

La première victime...

Car c'est le 24 juin 1947 que les premières "soucoupes" furent signalées dans les formes décrites des milliers de fois depuis.

C'est un homme d'affaires américain, Kenneth Arnold, qui aperçut ce jour là "neuf disques lumineux en formation de vol à très haute altitude" alors qu'il venait de décoller lui-même de Chehalis (Washington) sur un avion personnel. Il put constater que ces "engins" étaient "plats comme des poêles à frire ou des soucoupes" avant leur disparition et, si l'affaire ne fit guère de bruit, le terme "flying saucers" (soucoupes volantes) étaient déjà lancé.

Il fallut attendre six mois pour qu'une nouvelle apparition fut signalée à nouveau en Amérique, mais celle-là devait se terminer dans le drame, commençant à inquiéter l'opinion publique. C'est le 7 janvier 1948 que la police de Fort Knox (Kentucky) avertit l'aérodrome militaire de Godman qu'"un énorme objet ardent, environné d'une lueur rougeâtre" volait dans sa direction. Trois pilotes de chasse réservistes étaient précisément en vol, à ce moment, sur des "Mustang" à l'hélice, et la tour de contrôle les alerta. Le capitaine Mantell, leader de l'escadrille, aperçut aussitôt l'"objet" et mettant les gaz, se lança à sa poursuite bien que ses deux camarades et lui-même, partis pour un vol à basse altitude, fussent démunis d'inhalateurs. Les deux équipiers ne dépassèrent pas 4.000 mètres. Seul Mantell monta jusqu'à près de 7.000 mètres avant de confier à la radio, dans un souffle:

- C'est effrayant...

Ces paroles furent les dernières et nul ne sut jamais ce qu'elles signifiaient. L'avion se brisa en vol et le corps du malheureux pilote fut retrouvé affreusement désarticulé. La première réaction des amis de Mantell fut naturellement de penser qu'il avait été "descendu" par l'engin mystérieux. Son exclamation parut signifier que ce qu'il avait vu était affreux et que des monstres avaient tirés sur lui.

C'est cette première victime - ce premier - "martyr" - qui marque tragiquement la véritable arrivée "des soucoupes" sur la terre.

Une commission d'enquête fut nommée, mais son travail fut long et difficile à cette époque où les phénomènes de compressibilité à grande vitesse étaient encore mal connus. Lorsqu'elle remit son rapport sur l'accident, elle expliquait enfin que le pilote était monté trop haut, sans doute à la poursuite d'un phénomène atmosphérique. Privé d'oxygène, il avait probablement poussé l'exclamation en constatant qu'il perdait connaissance. L'avion, livré à lui-même, s'était vraisemblablement disloqué en piquant à une vitesse proche du "mur du son".

Mais la psychose faisait déjà son chemin. Que peuvent les suppositions honnêtement prudentes des techniciens contre le goût du merveilleux et du surnaturel?

...et le premier "canular"

Il est en tout cas étrange de constater que les apparitions de "soucoupes volantes" se multiplièrent aussitôt en Amérique où 1.192 cas furent signalés, par vagues, de 1947 à 1952. Et il n'est pas moins étonnant d'observer que, petit à petit, des vagues parallèles se manifestèrent en France avec trois à cinq semaines de retard sur celles enregistrées aux U.S.A.

Bien sûr, les "pro-soucoupistes" interprètent cette régularité à leur avantage: - Nous faisons partie de la même humanité que les Américains et les "soucoupes" n'ont aucune raison de nous dédaigner lorsqu'elles visitent la terre. Leurs pilotes d'où qu'ils viennent peuvent s'intéresser autant à la France qu'aux Etats-Unis et si nous en voyons moins, c'est que notre territoire est dix-sept fois plus petit que celui des U.S.A.

C'est assurément flatteur pour notre orgueil national. Mais les "anti-soucoupistes" plus cartésiens que sentimentaux, s'inquiètent de ce décalage régulier:

Juste le temps nécessaire aux journaux pour vous communiquer le virus, répliquent-ils. Après l'accident de Mantell en tout cas; l'Amérique fut si bien en proie à la peur des soucoupes meurtrières qu'elle accepta toutes les fables.

L'histoire la plus sensationnelle fut publiée par un certain Franck Scully de Denver, qui raconta dans un hebdomadaire, puis dans un livre comment un engin circulaire, venu d'une autre planète, s'était écrasé aux Etats-Unis, décrivit l'autopsie par un célèbre praticien, des seize petits êtres trouvés à bord et affirma qu'un débris métallique de la machine, chauffé à 10.000 degrés, n'avait pas fondu. Cette "soucoupe" enfin palpable et ces petits hommes aux vêtements de toile bleue firent tant de bruit qu'une commission d'enquête - encore une - s'en mêla. Franck Scully, interrogé, dut avouer le "canular". Son morceau de métal fondit à 637 degrés et l'affaire se termina par deux condamnations pour escroquerie.

Mais une fois de plus, l'explication arrivait trop tard. Le livre s'était magnifiquement vendu et l'auteur avait gagné beaucoup de dollars.

1953 n'a pas été une année à "soucoupes".

En France, la première "soucoupe" connue fut signalée à Antibes, en août 1949, mais les suivantes vinrent par vagues parallèles, répétons-le, aux crises américaines. On note une poussée de fièvre en 1950, deux en 1951 et une autre particulièrement importante en 1952. Cette année-là, on compte chez nous, onze apparitions en mai, seize en juin, six en juillet, deux en août et deux autres en septembre, huit enfin en octobre.

C'est précisément l'époque où l'Amérique voit aussi le plus d'"objets volants" et nous fait connaître son anxiété. Nous verrons comment le calme revint ensuite Outre-Atlantique. Chez nous, l'année 1953 fut également calme. Les soucoupes disparurent de notre ciel jusqu'au mois d'août dernier où une nouvelle vague s'amorça discrètement en Norvège avec la rencontre d'un hélicoptère par deux jeunes qui cueillaient des myrtilles.

Cette fois l'Europe avait l'exclusivité. L'affaire grossit lentement, rappelant le monstre du Loch Ness qui revenait naguère au coeur de l'été meubler les trous de l'actualité. Mais le serpent écossais était prisonnier de son lac alors que les "soucoupes" ne connaissent de frontières ni aux pays ni aux rêves et les faits réels sont maintenant mêlés aux dérèglement.

Hallucinations éveillées

Il nous faut bien rejeter dès l'abord cinq témoignages récents - les plus sensationnels hélas! - vraiment trop sujets à caution.

A Vernon, le jeune témoin jouit d'une solide imagination bien connue dans la région.

A Quarouble, près de Valenciennes, le garde-barrière qui vit des "petits êtres" a été victime, il y a un an, d'un traumatisme crânien et est sujet, depuis, à des troubles nerveux. Des marques apparaissent, sur les traverses de la voie de chemin de fer, mais elles peuvent donner lieu à une infinité d'interprétations.

Près d'Amiens, quatre farceurs ont dû avouer qu'ils avaient voulu se moquer de leur amis. A Bugeat (Corrèze), M. Mazaud a sans doute été embrassé par quelqu'un mais la police de l'air croit surtout à un avion léger venu, en cet endroit désert et à la tombée de la nuit, au rendez-vous d'un contrebandier.

A Craintilleux, enfin, près de St-Etienne, le géant, sosie de Hitler, à double face, (l'une grimaçante devant et l'autre, joviale, derrière) montant dans sa soucoupe sans ouvrir de porte, à la façon des fantômes passemurailles, semble vraiment d'un merveilleux trop enfantin. Les témoins, comédiens et auteurs, ont sans doute l'esprit romantique qui convient à ce genre d'apparition. Et le Martien qu'ils crurent voir aura au moins l'avantage de leur fournir un sujet de sketch ou de roman.

La médecine connaît bien ces hallucinations éveillées auxquelles peuvent être sujets des hommes tout à fait normaux. Qui n'a vu dans l'obscurité, des ombres bouger là où il n'y avait rien? Il faut bien noter à cette occasion que la quasi totalité des atterrissages de "soucoupes" signalés ont eu lieu la nuit et que personne n'a encore aperçu en plein jour des Martiens ayant une forme sensiblement différente de la notre.

Doit-on en conclure que tous les témoignages enregistrés sont le fait d'imaginations débridées?

Certainement pas.

Kenneth Arnold et Mantell n'étaient pas des rêveurs. La plupart des témoins français non plus.

[Ref. ci1:] CIA:

INFORMATIONS PROVENANT
DE DOCUMENTS OU EMISSIONS DE RADIO DE L'ETRANGER

  RAPPORT NO. 00-W-29903
  CO NO.: ..
PAYS: Non-alignés   DATE D'INFORMATIONS: 1954
SUJET: Militaire; Scientifique - Objets volants non identifiés  
METHODE DE PUBLICATION: Presse quotidienne   DATE DIST.: 15 oct. 1954
LIEUX DE PUBLICATION: Comme indiqués   NB. DE PAGES: 3
DATE PUBLICATIONS: 5 jul. - 2 Sep. 1954  
LANGAGES: Divers   SUPPLEMENT AU RAPPORT N.:
[Censuré] [Censuré]   CES INFORMATIONS N'ONT PAS ETE EVALUEES
SOURCE: Comme indiqué  

OBSERVATIONS D'ENGINS VOLANTS NON IDENTIFIES

[... (Rapports de l'étranger et de France)]

RAPPORT "CIGARE VOLANT" ET "SOUCOUPES" DANS LE NORD DE LA FRANCE -- Paris, Le Figaro, 27 août 54

Un homme âgé de 25 ans de Vernon, département de l'Eure, a rapporté que pendant la nuit du 22 août 1954, il avait vu, immobile dans le ciel, un grand objet lumineux, en forme de cigare, dont une soucoupe volante s'est détachée, a pris une position verticale, est descendu sur une courte distance, s'est stabilisée, et a silencieusement disparu à grande vitesse. Il a déclaré que ces apparitions et vols silencieux ont été répétés successivement par quatre autres soucoupes. La cinquième soucoupe est descendu plus loin que les autres et était clairement rouge au centre et au noir le long du bord. (Avant que le dernier vol n'ait été accompli), le cigare s'était "volatilisé" (sic) depuis longtemps. Le phénomène entier a duré environ 45 minutes.

Deux agents de police ont également rapporté avoir vu un objet volant ovale et lumineux pendant cette nuit.

[... (Rapports suivants)]

[Ref. hw1:] HAROLD T. WILKINS:

L'auteur indique que le 25 août 1954, trois personnes ont dit qu'elles ont vu au-dessus de la Seine, près d'Evreux dans le nord-ouest de Paris, une soucoupe volante qui, comme un satellite, était liée à un objet énorme en forme de cigare. L'auteur indique "Daily Mail" comme source.

[Ref. jg1:] JIMMY GUIEU:

L'auteur indique que dans la nuit du dimanche 22 au lundi 23 août 1954 vers une heure du matin, à Vernon, France, Bernard Miserey venait de mettre sa voiture au garage et avait machinalement jeté un coup d'oeil vers la Seine au bout de la rue. Il a découvert avec stupéfaction dans le ciel au-dessus des collines un engin fusiforme brillant fixe, parfaitement visible et de grande taille.

Au bout de quelques minutes un disque en position verticale vu par la tranche s'est détaché de l'avant de l'astronef. Le disque avait un noyau sombre, il était bordé de noir et entouré d'un halo lumineux. Il avait un dôme qui semblait rougeâtre.

Cette soucoupe volante s'est éloigné du "cigare", est descendu toujours vertical vers la Seine, a évolué pendant un moment puis a mis cap au Nord et s'est éloigné à très grande vitesse.

Une deuxième et une troisième soucoupe se sont détachées du cigare toujours immobile et ont fait les même manoeuvres que la première.

Mr. Miserey a été soudainement inquiet pendant un instant.

Une dernière soucoupe volante est sortie du "cigare" et a plongé vers le pont de la Seine comme un avion qui piquerait en rase-motte pour larguer ses bombes, mais elle a seulement effectué une courbe ascendante au-dessus du pont avant de partir à la suite des trois autres.

Au moment de ces dernières manoeuvres le "cigare" s'était littéralement évanoui.

Les manoeuvres avaient duré environ trois quarts d'heure, et de nombreuses personnes l'ont observé, dont un ingénieur chimiste du Laboratoire de Recherches Ballistiques et Atomiques de l'Armée qui suivait au même moment la route nationale 182, et qui a été convaincu qu'il ne pouvait s'agir que de soucoupes volantes.

Jimmy Guieu indique que des journaux et des "savants" avaient crié à l'hallucination et au mirage alors que des gens avaient fait l'observation indépendemment, et que ces soucoupes n'avaient rien de commun avec des ballons-sondes ou des météores.

[Ref. am4:] AIME MICHEL:

Finalement, dans la nuit du 22 au 23 [août 1954], le ciel au-dessus de Vernon, non loin de Paris, a été le théâtre d'un vrai manège qui a duré 45 minutes. Il y a un centre d'étude de balistique à Vernon. La ville est littéralement surpeuplée de techniciens. Plusieurs ont observé les manoeuvres fantastiques: une grande soucoupe-mère entourée par des essaims de petites soucoupes qui sont venues et ont disparu.

[Ref. am1:] AIME MICHEL:

L'ufologue français Aimé Michel donne les indications suivantes à propos de ce cas:

Les événements ont eu lieu dans la petite ville de Vernon, dans le département de l'Eure, à 65 kilomètres à l'Ouest-Nord-Ouest de Paris. La petite ville se trouve à proximité d'un centre militaire de recherches balistiques et aérodynamiques.

La nuit du 22 au 23 août avait une météo claire et limpide sur la région parisienne, avec un ciel dégagé et une excellente visibilité. La Lune était à six jours de sa conjonction et ne diffusait qu'une faible luminosité en fin de nuit.

Aux environs de une heure du matin, M. Bernard Miserey, un commerçant de Vernon, rentre chez lui et met sa voiture au garage de son domicile, sur la rive Sud de la Seine. En sortant de son garage, il est surpris en constatant qu'un pâle lumière éclaire la ville qui était encore dans l'obscurité avant qu'il n'entre dans son garage. En levant les yeux vers le ciel, il découvre une immense masse lumineuse immobile et silencieuse apparemment stationnaire dans le ciel au-dessus de la rive Nord de la Seine, à une distance qu'il estime à environ 300 mètres, qui ressemble à un gigantesque cigare vertical.

Le lendemain, Bernard Miserey se présente à la police et raconte les événements (déposition reproduite plus loin dans ce dossier). Il apprend au poste de police que deux agents en patrouille dans la même nuit vers une heure du matin ont eux aussi observé le phénomène, de même qu'un ingénieur des laboratoires de l'armée qui l'aurait constaté en circulant au même moment en voiture sur la route nationale 181 [182?] au Sud-Ouest de Vernon. Selon Michel, les quatre dépositions des quatre témoins ont été enregistrées par la police, seule au courant de l'affaire jusqu'au 25 août, et ayant fermé l'enquête en raison de l'absence d'explication envisageable. Michel note que seul M. Miserey s'est fait connaître, et que l'ingénieur retrouvé par les journalistes les poliment mis à la porte.

[Ref. mc1:] "MICHEL CARROUGES":

L'auteur indique qu'à Vernon dans l'Eure à 1 heure du matin le 23 août 1954, Bernard Miserey, commerçant, venait de rentrer sa voiture au garage et se trouvait sur la rive sud de la Seine, quand soudain, en face de lui, à 300 mètres de distance, au-dessus de la rive nord, il a aperçu une sorte de gigantesque cigare vertical qui lui parut mesurer cent mètres de long, une énorme masse, lumineuse, silencieuse, immobile, suspendue dans les airs.

Tandis qu'il regardait il a vu brusquement jaillir du bas du cigare un disque horizontal qui est tombé comme en chute libre, puis s'est arrêté, a basculé, est passé au-dessus du fleuve et est devenu en même temps très lumineux, puis a disparut vers le sud.

Un second, puis un troisième et un quatrième on fait de même, finalement, sortant du bas du cigare, un cinquième disque est descendu plus bas que les autres, jusqu'au ras du pont. Il s'est immobilisé en oscillant légèrement, et M. Miserey a distingué très nettement "sa forme circulaire et sa luminosité rouge plus intense au centre, atténuée sur les bords, et le halo ardent qui l'entourait". Ce dernier disque a basculé comme les autres, mais a cessé de paraître lumineux et a filé vers le nord.

C'est seulement le lendemain que M. Miserey a appris que deux agents de police de Vernon avaient vu aussi un phénomène étrange, il semble cependant que de l’endroit où ils se trouvaient, ils n'ont vu que le cigare, pas le manège des soucoupes. Un ingénieur militaire, témoin lui aussi, a fui toute "publicité".

L'auteur indique que M. Miserey a remarquablement décrit ce qu'il a vu et, détail très important, le spectacle a duré trois quarts d'heure.

Il indique comme source le livre d'Aimé Michel en page 26 et Le Figaro du 27 août 1954.

[Ref. bm1:] DECLARATION DU TEMOIN BERNARD MISEREY:

Bernard Miserey a déposé la déclaration suivante auprès de la police:

"Je contemplais cet étonnant spectacle depuis un moment, lorsque soudain, du bas du cigare, surgit une espèce d'objet en forme de disque horizontal qui d'abord tomba en chute libre, puis ralentit, et soudain bascula et fonça horizontalement à travers le fleuve dans ma direction en devenant très lumineux. Pendant un temps très court je pu voir ce disque de face. Il était entouré d'un halo d'une vive luminosité."

"Quelques minutes après qu'il eut disparu derrière moi vers le sud-ouest à une prodigieuse vitesse, un second objet semblable au premier se détacha comme lui de l'extrémité inférieure du cigare et manoeuvra de même. Un troisième objet lui succéda, puis un quatrième. Il y eut alors un intervalle un peu plus long, et enfin un cinquième disque se détacha du cigare toujours immobile. Celui-la se laissa tomber beaucoup plus bas que les précédents, jusqu'au ras du nouveau pont où il s'immobilisa un instant en oscillant légèrement. Je pus alors voir très nettement sa forme circulaire et sa luminosité rouge, plus intense au centre, atténuée sur les bords, et le halo ardent qui l'entourait. Après quelques secondes d'immobilité, il bascula comme les quatre premiers et démarra lui aussi en flèche, mais vers le nord, où il se perdit dans le lointain en prenant de l'altitude."

"Pendant ce temps, la luminosité du cigare avait disparu, et le gigantesque objet, qui avait peut-être cent mètres de long, s'était fondu dans les ténèbres. Le spectacle avait duré trois quarts d'heure environ."

[Ref. jv1:] JACQUES VALLEE:

Jacques Vallée décrit le cas en reprenant le rapport par Aimé Michel.

[Ref. ob1:] OTTO BINDER:

23 août 23, 1954, Vernon, France. Bernard Miserey, un homme d'affaires, a été étonné de voir une masse énorme, silencieuse, lumineuse, dans le ciel de nuit, qui ressemblait à un cigare colossal se tenant sur un bout... "J'avais observé ce spectacle étonnant pendant deux-trois minutes quand soudain, du fond du 'cigare' est venu un objet comme un disque horizontal... Il était entouré par un halo de lumière brillante. Quelques minutes (plus tard) un objet semblable est venu du 'cigare' et est passé par les mêmes manoeuvres. Un troisième objet est venu, puis un quatrième... et finalement un cinquième disque s'est détaché du cigare... Il a vacillé comme les quatre premiers et a décollé comme un éclair vers le nord, où il a été perdu dans la distance... Pendant ce temps la luminosité du 'cigare' s'était fanée, et l'objet colossal, qui a pu avoir été de trois cents pieds de long, était descendu dans l'obscurité... Le spectacle avait duré environ trois quarts d'heure." (De "The Reference.")

[Ref. jv2:] JACQUES VALLEE:

Jacques Vallée indique qu'il y avait eu une observation le 23 août 1954, dans la petite ville de Vernon, à 40 miles au nord-ouest de Paris, qui a été reconnue comme première pierre d'importance dans la vague.

Vallée indique que le témoin est un homme d'affaires de Vernon, Bernard Miserey, qui avait juste rangé sa voiture quand, sortant du garage, il a vu une lumière pâle illuminer la ville, laquelle avait été dans l'obscurité complète peu de temps avant, avec une nuit complètement dégagée et la lune à son dernier quartier et donc en train de se lever.

Vallée indique que M. Miserey a regardé le ciel et a vu une masse énorme, silencieuse, immobile, lumineuse, apparemment suspendue au-dessus de la rive du fleuve à environ 300 mètres de distance, que M. Miserey a comparée à un cigare colossal se tenant sur une extrémité.

Vallée fournit un compte-rendu par M. Miserey:

"J'avais observé ce spectacle étonnant depuis quelques minutes, quand soudainement du fond du cigare est venu un objet comme un disque horizontal, lequel s'est d'abord laissé tomber en chute libre, puis a ralenti, a soudainement balancé et plongé horizontalement de l'autre côté du fleuve vers moi, devenant très brillant. Pendant un temps très bref j'ai pu voir le disque bien de face; il était entouré par un halo de lumière brillante."

"Quelques minutes après qu'il ait disparu derrière moi, allant vers le sud-ouest à une vitesse prodigieuse, un objet semblable est venu du cigare et a effectué les mêmes manoeuvres. Un troisième objet est venu, puis un quatrième. Il y a eu alors un long intervalle, et finalement un cinquième disque s'est détaché du cigare, qui était toujours immobile. Ce dernier disque s'est laissé tomber beaucoup bas que le premier, au niveau du nouveau pont, où il est resté immobile pendant un instant, se balançant légèrement. A ce moment-là je pouvais voir très clairement sa forme circulaire et sa luminosité rouge - plus intenses au centre, se fanant vers les bords - et le halo incandescent l'entourant. Après quelques secondes à faire une pause, il a vacillé comme les quatre premiers, et a décollé comme un éclair vers le nord, où il a été perdu dans la distance tandis qu'il a gagné de l'altitude. Pendant ce temps, la luminosité du cigare s'était fanée, et l'objet colossal, qui a pu avoir été de trois cents pieds de long, était descendu dans l'obscurité. Le spectacle avait duré environ trois quarts d'heure."

Jacques Vallée ajoute que M. Miserey n'était pas au courant qu'il y avaient des témoins corroborants, deux policiers faisant leur ronde à 01:00 heure du matin qui avait également observé le phénomène, ainsi qu'un d'ingénieur de l'armée au sud-ouest de la ville.

Vallée indique que le cas a été décrit brièvement par un journal Parisien, Libération, le 25 août 1954, et qu'à l'exception d'une enquête conduite par Aimé Michel, aucune autre étude du cas n'a été faite.

[Ref. jv5:] JACQUES VALLEE:

113 -001.48131 49.09320 23 08 1954 01 00 145* VERNON-EURE F 1253 C 025

[Ref. cg1:] CHARLES GARREAU:

Dans son livre, l'ufologue et journaliste Charles Garreau fournis essentiellement le même récit que celui donné par Aimé Michel:

"J'ai réalisé alors qu'une pâle lueur éclairait la ville, très sombre quelques instants plus tôt. Levant les yeux, j'ai découvert une sorte de gigantesque cigare vertical, immobile et silencieux, apparemment stationné au-dessus de la rive nord du fleuve, à 300 m d'altitude environ."

"Je contemplais cet étonnant spectacle depuis un moment lorsque soudain, du bas du cigare, surgit une espèce d'objet en forme de disque horizontal qui d'abord tomba en chute libre, puis ralentit, et soudain bascula et fonça horizontalement à travers le fleuve dans ma direction en devenant très lumineux. Pendant un temps très court je pus voir ce disque de face. Il était entouré d'un halo d'une vive luminosité."

"Quelques minutes après qu'il eut disparu derrière moi vers le sud-ouest à une prodigieuse vitesse, un second objet semblable au premier se détacha comme lui de l'extrémité inférieure du cigare et manoeuvra de même. Un troisième objet lui succéda, puis un quatrième. Il y eut alors un intervalle un peu plus long, et enfin un cinquième disque se détacha du cigare toujours immobile. Celui-ci se laissa tomber beaucoup plus bas que les précédents, jusqu'au ras du nouveau pont où il s'immobilisa un instant en oscillant légèrement. Je pus alors voir très nettement sa forme circulaire et sa luminosité rouge, plus intense au centre, atténuée sur les bords, et le halo ardent qui l'entourait. Après quelques secondes d'immobilité, il bascula comme les quatre premiers et démarra lui aussi en flèche, mais vers le nord, où il se perdit dans le lointain en prenant de l'altitude. Pendant ce temps, la luminosité du cigare avait disparu, et le gigantesque objet, qui avait peut-être 100 mètres de long, s'était fondu dans les ténèbres. Le spectacle avait duré trois quarts d'heure environ."

[Ref. gi1:] LOB ET GIGI:

La bulle dit:

A une soixantaine de kilomètres de Paris, dans la nuit du 22 au 23 août 1954, M. Bernard Miserey, habitant de Vernon, dans l'Eure, fut le témoin d'un spectacle étonnant alors qu'il venait de rentrer sa voiture au garage, face à la Seine. Il vit un grand cylindre lumineux qui se tenait immobile verticalement dans le ciel nocturne. Fondant du bas du cigare surgirent en chute libre, les uns après les autres, cinq disques entourés d'un halo de lumière rouge qui s'éloignèrent silencieusement à une vitesse fantastique. Le "cigare" s'estompa dans les ténèbres peu après. L'opération avait duré environ trois quarts d'heure... (Un peu plus loin, trois autres témoins dont deux policiers assistèrent également à ce spectacle étrange.)

[Ref. hd1:] "HENRI DURRANT":

L'auteur cite le témoin, Bernard Miserey, commerçant à Vernon, comme déclarant dans le journal Libération du 25 août 1954:

"J'ai réalisé alors qu'une pâle lueur éclairait la ville, très sombre quelques instants plus tôt. Levant les yeux, j'ai découvert une sorte de gigantesque cigare vertical, immobile et silencieux, apparemment stationné au-dessus de la rive nord du fleuve, à 300 m d'altitude environ."

"Je contemplais cet étonnant spectacle depuis un moment lorsque soudain, du bas du cigare, surgit une espèce d'objet en forme de disque horizontal qui d'abord tomba en chute libre, puis ralentit, et soudain bascula et fonça horizontalement à travers le fleuve dans ma direction en devenant très lumineux. Pendant un temps très court je pus voir ce disque de face. Il était entouré d'un halo d'une vive luminosité."

"Quelques minutes après qu'il eut disparu derrière moi vers le sud-ouest à une prodigieuse vitesse, un second objet semblable au premier se détacha comme lui de l'extrémité inférieure du cigare et manoeuvra de même. Un troisième objet lui succéda, puis un quatrième. Il y eut alors un intervalle un peu plus long, et enfin un cinquième disque se détacha du cigare toujours immobile. Celui-ci se laissa tomber beaucoup plus bas que les précédents, jusqu'au ras du nouveau pont où il s'immobilisa un instant en oscillant légèrement. Je pus alors voir très nettement sa forme circulaire et sa luminosité rouge, plus intense au centre, atténuée sur les bords, et le halo ardent qui l'entourait. Après quelques secondes d'immobilité, il bascula comme les quatre premiers et démarra lui aussi en flèche, mais vers le nord, où il se perdit dans le lointain en prenant de l'altitude. Pendant ce temps, la luminosité du cigare avait disparu, et le gigantesque objet, qui avait peut-être 100 mètres de long, s'était fondu dans les ténèbres. Le spectacle avait duré trois quarts d'heure environ."

L'auteur indique que cette déclaration a éré enregistrée au commissariat de police de Vernon, dans l'Eure, et corroborée par trois autres, celle d'un ingénieur des laboratoires de l'armée passant sur la RN 191, et celle de deux agents faisant une ronde. Il indique que cette observation de soucoupes quittant leur "vaisseau-mère" a eu lieu dans la nuit du 22 au 23 août 1954 vers 1 heure quand M. Miserey sortait de son garage après avoir remisé sa voiture et qu'il a eu l'impression qu'il y avait quelque chose dans l'atmosphère.

[Ref. gi1:] JEAN GIRAUD:

Jean Giraud indique que le "cigare de nuées" est un des éléments les plus intéressants du phénomène "soucoupes volantes" et qu'il a été observé entre autres à Vernon le 23 août 1954.

[Ref. fr1:] MICHEL FIGUET ET JEAN-LOUIS RUCHON:

Les deux ufologues et auteurs indiquent que le 23 août 1954 à une heure à Vernon, Bernard Miserey et plusieurs autres personnes dont un ingénieur chimiste du laboratoire de recherches balistiques et atomiques de l'armée ont observé "un objet allongé de couleur rouge, immobile, à faible hauteur, d'où se détacha un disque de couleur sombre surmonté d'un dôme."

Ils indiquent comme source le journal "Le Courrier de l'Ouest" du 25 août 1954.

[Ref. cc1:] GILBERT CORNU ET HENRI CHALOUPEK:

Les auteurs indiquent que dans la nuit du 22 au 23 août 1954 à Vernon dans l'Eure, en France vers 01:00 du matin, Mr Miserey rentrait chez lui en voiture et a vu d'abord dans le ciel un objet allongé, vertical et fortement lumineux.

Un petit disque s'en est détaché et est tombé en chute libre tandis que l'objet allongé s'est incliné et est devenu horizontal.

Ensuite un deuxième, puis un troisième, un quatrième et enfin un cinquième disque se détachent, le dernier descendant plus bas que les précédents et s'immobilisant en oscillant.

Ensuite l'objet allongé a semblé se diluer dans la nuit et a disparu.

"L'observation qui a été vue aussi par des agents de police" a duré environ 45 minutes, et les auteurs commentent que la scène évoque inévitablement l'idée d'un vaisseau mère lâchant des satellites d'observation en vue de missions plus précises. Ils se demandent, "mais dans quelle mesure cela correspond-il à la réalité? Il est impossible de le dire."

Les auteurs indiquent que les sources sont notamment "Les Phénomènes Insolites de l'Espace" de Jacques Vallée, page 224, et "Alerte dans le Ciel" de Charles Garreau, page 186.

[Ref. rc1:] ROBERT CREPIN, DELEGUE LDLN:

L'ufologue Robert Crépin a rédigé cette fiche pour ce cas:

Date: 23 août 1954
Heure: 1 heure
Lieu: VERNON
Durée: 45 mn
Type: 1a
Nom: MISEREY Bernard
Profession: Libraire
Direction de l'observation: Nord
Sens du déplacement: stationnaire
Distance témoin-observation: 1.000 mètres
Forme: cigare, disque
Environnement: établissements militaires

Récit bref:

En rentrant chez lui, le témoin a observé un gigantesque cigare vertical. Du bas du cigare sont sortis cinq disques de luminosité rouge entourés d'un halo lumineux. Les disques sont partis vers le Nord à une vitesse prodigieuse.

[Ref. lg1:] LOREN GROSS:

La vague française a vraiment pris un bon départ, cependant, avec l'important "cigare" de Vernon.

Le Dr. J. Allen Hynek a décrit l'événement à une conférence scientifique en 1960 quand il a dit:

"... Je me sens raisonnablement certain qu'un certain stimulus existait en France - qu'ils soit politique, scientifique, extra-terrestre, météorologique ou psychologique - qui dans l'espace de deux mois a généré plusieurs centaines de rapports, rapports qui montrent un modèle précis.

"Ainsi, avec ce préambule, rendons-nous en France, à la fin de l'été, 1954. Le rideau s'est apparemment levé sur ce spectacle fantastique le 23 août, à 1:00 du matin, à 40 miles au nord-ouest de Paris. Un homme d'affaires venait juste de ranger sa voiture, et comme il sortait du garage, il a été surpris de Voir une lumière pâle illuminant la ville qui avait été dans l'obscurité complète un peu plus tôt. La nuit était tout à fait claire et la lune était au dernier quart, et par conséquent se levait à peu près à ce moment. "En regardant le ciel, il vit une immense masse silencieuse, immobile et lumineuse, apparemment suspendu au-dessus de la rive nord du fleuve, à quelque 300 mètres de là. - Il ressemblait, a-t-il di, à un gigantesque cigare. J'avais regardé ce spectacle étonnant depuis quelques minutes quand soudainement du fond du cigare est venu un objet comme un disque horizontal, qui est d'abord tombé en chute libre, puis a ralenti, et soudainement a pscillé et a plongé horizontalement en traversant le fleuve vers moi, devenant très lumineux. Pendant très peu de temps j'ai pu voir le disque de pleine face; il était entouré d'un halo de lumière brillante.

"Quelques minutes après avoir disparu derrière lui, en direction sud-ouest, à une vitesse prodigieuse, un objet semblable est venu du cigare et est a fait les mêmes manoeuvres. Un troisième objet, puis un quatrième - et enfin un cinquième se sont détachés du cigare qui était toujours immobile.

Ce dernier disque est tombé plus bas que les autres au niveau du nouveau pont, où il est resté encore un instant, se balançent Légèrement. A ce moment, il pouvait voir très clairement sa forme et sa luminosité rouge - plus intense au centre, disparaissant sur les bords - et le halo lumineux qui l'entourait. Après quelques Secondes, il a vacillé comme les quatre premiers, et a filé comme un éclair vers le nord, où il a été perdu dans la distance tandis qu'il prenait de l'altitude. Pendant ce temps, la luminosité du cigare avait disparue, et l'objet gigantesque, qui aurait pu avoir 300 pieds de long, avait fondu dans l'obscurité. Le spectacle avait duré environ 3/4 d'heure. "A son insu, cet observateur aurait eu des témoins. Deux policiers qui faisaient leurs rondes à 10h00 ont également observé le phénomène, Comme l'avait fait un ingénieur militaire au sud-ouest de la ville de Vernon. "L'affaire a été brièvement décrite dans le journal parisien Libération. Rien de plus n'a été fait à ce sujet..." 196.

  • 196. UFOs 1960. "Une version écrite d'une discussion présentée par J. Allen Hynek au Hypervelocity Impact Conference Banquet à Elgin Air Force Base, 27 avril 1960." Dossiers BLUE BOOK de l'Air Force. Bobine N° 89.

[Ref. lg1:] LOREN GROSS:

"Cigare énorme sur la France."

Selon une histoire dans le Daily Mail, Londres, Angleterre, au nord-ouest de Paris, dans une ville nommée Evreux, trois personnes ont repéré ce qu'elles ont dit être un "énorme objet semblable à un cigare" qui avait une "soucoupe volante" liée à celui-ci à la manière d'un satellite. 206

  • 206. Wilkins, Harold T. Flying Saucers Uncensored. p.132.

[Ref. jc1:] JACQUES COSTAGLIOLA:

L'auteur indique que dans la nuit du 22 au 23 août 1954 à Vernon, Eure, un ingénieur de l'armée, deux policiers et un commerçant ont vu à 300 mètres au dessus de la ville un cigare immobile, silencieux, verdâtre, vertical, pendant 45 minutes. Du bout inférieur est sorti un disque à halo lumineux très rouge qui a foncé vers la Seine et a disparu au Sud Ouest, quatre autres ont suivi et se sont éloignés "à vitesse fantastique", le cigare s'est estompé à 300 mètres au-dessus de Vernon.

La source est notée "Otahi, 1973".

[Ref. fg1:] FRANCIS GATTI:

TEMOIGNAGE N° 58

Observation faite a Vernon (Eure) dans la nuit du 22 au 23 aout 1954 par monsieur Miserey vers une heure du matin un gigantesque cigare d'au moins 100 metres de long stationne en position verticale a 300 metres d'altitude. des disques tres lumineux de couleur rougeatre sortent les un apres les autres du bas du cigare et evoluent tres pres du temoin au ras du pont.l'observation durera trois quarts d'heure.

[Ref. ht1:] HERBERT S. TAYLOR:

CIGARES NUEES LORS DE LA VAGUE FRANCAISE DE 1954

[...]

Le premier rapport connu de nuage-cigare de la vague s'est produit dans les premières heures du matin du 23 août à la ville de Vernon (département de l'Eure), 40 miles à l'ouest-nord-ouest de Paris. Juste avant 01:00 heure du matin, l'homme d'affaires Bernard Miserey est arrivé à sa maison et a rangé sa voiture loin. Alors qu'il est sortait du garage sur la rive sud de la seine, il a été étonné de voir une lumière pâle illuminer la ville, qui avait précédemment été dans l'obscurité complète. Regardant le ciel, il a vu une masse énorme, silencieuse, immobile, lumineuse, apparemment suspendue au-dessus de la rive nord du fleuve à environ 300 yards de distance. Il était formé comme un grand cigare se tenant sur une extrémité. Miserey a indiqué, "j'avais observé ce spectacle étonnant pendant quelques minutes, quand soudainement du fond du cigare est venu un objet comme un disque horizontal, lequel s'est d'abord laissé tomber en chute libre, puis a ralenti, et s'est soudainement balancé et a plongé horizontalement de l'autre côté du fleuve vers moi, devenant très lumineux. Pendant un temps très bref j'ai pu bien voir le disque en face; il était entouré par un halo de lumière brillante."

"Quelques minutes après qu'il ait disparu derrière moi, allat au sud-ouest à une vitesse prodigieuse, un objet semblable est venu du cigare et est passé par les mêmes manoeuvres. Un troisième objet est venu et puis un quatrième. Il y a eu alors un plus long intervalle et finalement un cinquième disque s'est détaché du cigare, qui était toujours immobile. Ce disque s'est laissé tomber beaucoup plus bas que les précédentes, au niveau du nouveau pont, où il est resté immobile un instant, a balancé légèrement. A ce moment-là je pouvais voir très clairement sa forme circulaire et sa luminosité rouge, plus intenses au centre, se fanant vers les bords — et le halo incandescent l'entourant. Après quelques secondes à faire une pause, il a vacillé comme les quatre premiers, et a décollé comme un éclair vers le nord où il a été perdu dans la distance tandis qu'il gagnait de l'altitude."

Pendant ce temps la luminosité du cigare s'était fanée, et l'objet colossal, qui a pu avoir été de 300 pieds de long, avait sombré dans l'obscurité. Le spectacle avait duré à peu près trois quarts d'heure. Quand Miserey a décrit son observation le jour suivant, la police l'a informé que que deux policiers en service à environ 01:00 heure du matin avaient également observé le phénomène, de même qu'un ingénieur chimiste de l'armée qui conduisait le long du sud-ouest de Vernon sur la route N-181. Le cas est également brièvement décrit dans le journal de Paris Libération du 25 août.

[...]

[Ref. lc1:] LUC CHASTAN:

Luc Chastan indique que dans l'Eure à Vernon le 23 août 1954 à 01:00 heures "Le témoin a découvert un gigantesque cigare vertical, immobile et silencieux, apparemment stationné au-dessus de la rive nord du fleuve à 300 m d'altitude environ. Le témoin contemple cet étonnant spectacle depuis un moment lorsque soudain, du bas du cigare, surgit une espèce d'objet en forme de disque horizontal qui d'abord tomba en chute libre, puis ralentit et soudain bascula et fonça horizontalement à travers le fleuve dans sa direction et devenait très lumineux. Pendant un temps très court il put voir ce disque de face. Il était entouré d'un halo de vive luminosité. Quelques minutes après qu'il eut disparu derrière le témoin vers le sud-ouest à une prodigieuse vitesse, un second objet semblable au premier se détacha comme lui de l'extrémité inférieure du cigare et manoeuvra de même. Un troisième lui succéda, puis un quatrième. Il y eut alors un intervalle un peu plus long et enfin un cinquième disque se détacha du cigare toujours immobile. Celui-ci se laissa tomber beaucoup plus bas que les précédents jusqu'au ras du nouveau pont où il s'immobilisa en oscillant légèrement. Le témoin put alors voir très nettement sa forme circulaire et sa luminosité rouge, plus intense au centre, atténuée sur les bords et le halo ardent qui l'entourait. Après quelques secondes d'immobilité il bascula comme les quatre premiers et démarra lui aussi en flèche, mais vers le nord où il se perdit dans le lointain en prenant de l'altitude. Pendant ce temps la luminosité du cigare avait disparu et le gigantesque objet qui avait peut être 100 m de long s'était fondu dans les ténèbres. le spectacle avait duré trois quarts d'heure environ. Le témoin en informa le commissariat de police le lendemain matin, on lui répondit que deux agents, au cours de leur ronde vers une heure du matin, avaient vu le même phénomène. Un ingénieur militaire, sur la RN 181, l'aurait vu aussi."

Les sources sont notées comme "CASAR par Gatti Francis ** http://perso.wanadoo.fr/casar" et "Le livre noir des Soucoupes volantes par Durrant Henri ** Laffont 1970" et "Chroniques des apparitions E.T. par Vallée Jacques ** DENOEL 1972 - coll. J'AI L".

[Ref. em1:] ERIC MAILLOT:

En décembre 2006, le zététicien sceptique Eric Maillot, dans un message personnel à l'auteur de cette page, propose d'y ajouter ce qui suit:

"Dans une discussion sur un forum Internet en 2004 (voir archives Aleph), le zététicien sceptique Eric Maillot (CNEGU) indique que le témoin a sûrement pris la lune pour un engin extraterrestre. A sa demande, cette hypothèse a été vérifiée en 2006 par Thierry Rocher (CNEGU) qui a relevé sur site, d'après une photo d'époque, l'azimut de l'ovni comme étant compris entre 50et60°N. Comme Eric Maillot le prédisait, la lune se situait donc bien là où le témoin a vu son ovni (lune au 60°N à 5° sur l'horizon). Lune que le témoin n'a pas vue près son l'ovni. On retiendra de cette affaire que la lune peut donner lieu à des méprises ufologiques complexes et apparemment résistantes, notamment à des cas dits de "largage de soucoupes filles" issues d'un "vaisseau/cigare mère"."

Il indique que les archives d'Aleph prouvent qu'il a formulé une hypothèse et fait une prédiction vérifiable de ce que le cas est la lune prise pour des soucoupes volantes, et n'a pas juste indiqué cela. Il ajoute que cette hypothèse est désormais vérifiée car Thierry Rocher est allé à sa demande à Vernon il qu'il a relevé l'azimut pointé par le témoin sur la photo de presse d'époque:

"Cet azimuth est entre le 50 et 60° ce qui colle parfaitement avec la position et la hauteur angulaire de la lune à la date de l'observation. Bref Aimé Michel s'est planté, [x] aussi comme d'autres."

"x" désigne un autre ufologue dont Eric Maillot précise qu'il "n'a rien fait pour vérifier."

[Ref. ud1:] SITE WEB "UFODNA":

Le site web indique que le 22 août 1954 la nuit à Vernon, France, "On a observé un objet."

Les sources sont notées comme Poher, Claude, Etudes Statistiques Portant sur 1000 Temoignag, l'Auteur, non daté; Hall, Richard H., UFO Reports from the Files of the CIA, Fund for UFO Research, Washington.

[Ref. ud2:] SITE WEB "UFODNA":

Le site web indique que le 23 août 1954 à 01:00 à Vernon, France, "Cigare géant se tenant sur l'extrémité, émis disque, lâché en chute libre, ralenti, balancé. Disque entouré par halo rouge. Emis quatre disques supplémentaires."

Et: "On a observé des objets en forme de cigare. Témoins indépendants multiples. Six objets en forme de cigares lumineux, d'environ 300 pieds de large, par temps clair ont été observés par quatre témoins expérimentés masculins sur un fleuve pendant 45 minutes (Miserey). Aucun bruit n'a été entendu."

Les sources sont notées comme Guieu, Jimmy, Flying Saucers Come from Another World, Citadel, New York, 1956; Aerial Phenomena Research Organization, APRO Bulletin, APRO, Tucson; Michel, Aime, Flying Saucers and the Straight-Line Mystery, S. G. Phillips, New York, 1958; Poher, Claude, Etudes Statistiques Portant sur 1000 Temoignag, l'Auteur, non daté; Vallee, Jacques, Challenge to Science: The UFO Enigma, Henry Regnery, Chicago, 1966; Vallee, Jacques, Preliminary Catalog (N = 500), (dans JVallee01); Vallee, Jacques, Anatomy of a Phenomenon, Henry Regnery, Chicago, 1965; Schoenherr, Luis, Computerized Catalog (N = 3173); National Investigations Committee Aerial Phenomena, NICAP investigation files; Binder, Otto, What We Really Know About Flying Saucers, Fawcett T1863, Greenwich, 1967; Hall, Richard H., The UFO Evidence, NICAP, Washington, 1964; Olsen, Thomas M., The Reference for Outstanding UFO Sighting Reports, UFOIRC, Riderwood, 1966; Haines, Richard F., Project Delta: A Study of Multiple UFO, L.D.A. Press, Los Altos, 1994, ISBN:0-9618082-4-1; Hatch, Larry, *U* computer database, l'Auteur, Redwood City, 2002; Smith, Willy, UNICAT computer database.

[Ref. ud3:] SITE WEB "UFODNA":

Le site web indique que le 23 août 1954 la nuit sur la N182, près d'Eure, France, "Plusieurs objets ont été observés par un témoin masculin (Ing)."

La source est indiquée comme Guieu, Jimmy, Flying Saucers Come from Another World, Citadel, New York, 1956.

[Ref. ub1:] "UFO-DATENBANK":

Cette base de données contient le cas 19 fois au lieu d'une.

N° de cas Nouveau N° de cas Enquêteur Date d'observation CP Lieu d'observation Pays d'observation Heure d'observation Classification Commentaires Identification
19540822 22.08.1954 Bauge France
19540726 26.07.1954 Vernon France
19540822 22.08.1954 Vernon France Nuit NL
19540823 23.08.1954 Vernon France NL
19540823 23.08.1954 Paris France
19540823 23.08.1954 Vernon France NL
19540823 23.08.1954 Eure France Nuit NL
19540823 23.08.1954 Vernon France 01.00 NL
19540823 23.08.1954 Vernon France 01.00 NL
19540823 23.08.1954 Vernon France 01.00 NL
19540823 23.08.1954 Vernon France 01.00 NL
19540823 23.08.1954 Vernon France 01.00 NL
19540823 23.08.1954 Vernon France NL
19540823 23.08.1954 Vernon France NL
19540823 23.08.1954 Vernon France 01.00 NL
19540823 23.08.1954 Vernon France NL
19540823 23.08.1954 Vernon France NL
19540823 23.08.1954 Vernon France NL
19540823 23.08.1954 Vernon France

Explications:

D'après Aimé Michel en 1958, la seule explication qu'il ait jamais entendu suggéré, serait que les témoins auraient vu la Lune, l'auraient pris pour un cigare, et inventé le reste. Il note ce qu'il pense de cette explication, dont il ne donne pas la source:

"Cette conception à l'indiscutable mérite de rassembler plusieurs miracles dignes d'intéresser à la fois les astronomes (la Lune aperçue vers le Nord) et les psychiatres (mensonge télépathique). Soyons sérieux."

Dans une discussion sur un forum Internet en 2004, le zététicien sceptique Eric Maillot indique que le témoin a sûrement pris la lune pour un engin extraterrestre.

En 2006, Eric Maillot me signale que l'ufologue Thierry Rocher du CNEGU est allé sur place à sa demande pour noter les azimuths et élévations de l'engin (principal?) et que l'azimuth est entre 50° et 60° ce qui correspondait à la position de la Lune lors de l'observation. [Ce paragraphe ajouté aux autres le 8 décembre 2006]

Dans un autre forum de discussion d'Internet, aux alentours de 2003-2004, le sceptique français Dominique Caudron a indiqué que le témoin Bernard Miserey avait déjà rapporté avoir vu des soucoupes plus tôt; ceci est confirmé par l'article dans " Le Démocrate Vernonnais."

Tandis qu'Aimé Michel et d'autres considéraient que l'observation a eu des témoins multiples indépendants, y compris un ingénieur chimiste et une personne qui l'accompagnait, comme mentionnée en plusieurs articles de journaux de l'époque, je ne suis pas tellement convaincu de cela, puisque la localisation de ces autres témoins n'est pas indiquée avec précision (roulant sur la route nationale 182) et la nature de leur observation n'est pas vraiment indiquée. Ces autres témoins ont pu avoir vu quelque chose indépendant de l'observation de M. Miserey.

Additions au 8 décembre 2006:

Les coordonnées pour la ville de Vernon, Eure, France sont:

Latitude: 49° 05' 33" Nord
Longitude: 01° 29' 09" Est

L'altitude de l'endroit au niveau de la Seine est de 350 mètres au-dessus du niveau de la mer.

L'heure de l'observation est de environ 01:00 du matin dans toutes les sources.

La durée de l'observation est de environ trois quarts d'heures dans toutes les sources. La date est donnée comme "la nuit de Dimanche à Lundi" dans le journal le 24 août 1954, la date est donc le 23 août 1954.

L'élévation est indiquée sans plus de précision comme "à une faible hauteur" par toutes les sources et le témoin est cité disant "à assez faible hauteur".

La position du témoin doit se déduire de: "je venais de rentrer ma voiture au garage", "à Vernon", "je venais de garer ma voiture près du Pont", "En refermant la porte du garage, j'ai regardé par hasard en direction de la Seine", "Il venait de mettre sa voiture au garage et avait jeté un coup d'oeil machinal vers la Seine qui coulait tout près, au bout de la rue", "le cigare au-dessus des collines", il "met sa voiture au garage de son domicile, sur la rive Sud de la Seine".

La photo de presse le montre sur une voie ou un quai donnant directement sans obstacle vers la Seine avec vue sur le Pont.

De ceci, il ressort que le témoin a été devant son garage à son domicile à Vernon, tout près de la Seine, sur la rive Sud de la Seine, la Seine se trouvant au bout de sa rue et toute proche. L'observation des soucoupes partant du gros cigare ayant duré environ 3/4 d'heure, il est permis de penser que le témoin n'est pas resté tout le temps exactement devant la porte de son garage mais a été vers "la Seine au bout de la rue" "tout près", comme montré sur la photo de presse.

La position de l'engin principal - le gros cigare rouge - est donnée comme "au-dessus de la Seine", "j'ai regardé par hasard en direction de la Seine", "J'aperçus alors très distinctement au-dessus du pont", "au-dessus des collines", "Il venait de mettre sa voiture au garage et avait jeté un coup d'oeil machinal vers la Seine qui coulait tout près, au bout de la rue" "apparemment stationnaire dans le ciel au-dessus de la rive Nord de la Seine".

La photo de presse le place sur une rue ou une voie ou un quai au bord de la Seine, pointant le doigt vers le pont, derrière lequel se trouve deux collines, le cigare étant sur celle de gauche, la plus haute.

De ceci, il ressort que le cigare est vu depuis sa position à une direction qui le met comme étant au-dessus de la Seine, au-dessus du pont sur la Seine, au-dessus du versant droit de la plus haute des deux collines derrière ce pont.

Il n'y a qu'un seul pont à Vernon. En fait. Mr. Miserey se trouvait à ce moment plutôt loin de sa maison, se tenant sur le Quai Garnuchot qui prolonge le Quai de Seine, et pointait du doigt la Rue de la Ravine, de l'autre côté de la Seine.

Les données astronomiques pour la Lune sont:

Date: 23 août 1954 (Nuit du 22 au 23 août 1954)
Heure: 01:00 a.m. heure locale (GMT+1)
Lieu d'observation: Vernon, 49° 5' 33" Nord, 1° 29' 9" Est
Azimuth: 59° 12' 19.4"
Elévation: 6° 8' 5.5'
Aspect: Phase 0.30323 (Premier croissant), 30.3 % de la surface est éclairée.

Mots clés:

(Ces mots clés sont uniquement destinés à aider les recherches et ne préjugent pas des faits.)

Police, multiple visuel, cigare, lumineux, halo, manoeuvres, manoeuvre, disque, fleuve, vitesse, rapide, stationnaire, oscillation, rouge, durée

Sources:

[-] indique que je n'ai pas l'original de la source en ma possession à l'heure actuelle.

Historique du document:

Version: Créé/changé par: Date: Description:
0.1 Patrick Gross 2 février 2007 Première publication.
1.0 Patrick Gross 5 mars 2010 Conversion de HTML vers XHTML Strict. Première version formalisée. Additions [lc1], [ud1], [ud2], [ud3].
1.1 Patrick Gross 12 mars 2010 Additions [jg1], [gi1].
1.2 Patrick Gross 17 juin 2010 Addition [jv5].
1.3 Patrick Gross 26 juin 2010 Additions [tg1], [mc1], [hd1].
1.4 Patrick Gross 5 novembre 2016 Additions [am4], [ub1], [lg2].
1.5 Patrick Gross 23 novembre 2016 Additions [er1], [lg1].
1.5 Patrick Gross 7 décembre 2016 Additions [gi1].
1.6 Patrick Gross 9 décembre 2016 Additions [fa1], [pm1].

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Cette page a été mise à jour le 9 décembre 2016.