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La vague française de 1954:

La page d'accueil concernant les cas de la vague française de 1954 se trouve ici.

3 octobre 1954, Bressuire, Deux-Sèvres:

Référence pour ce cas: 3-oct-54-Bressuire. Merci de citer cette référence dans toute correspondance avec moi en rapport avec ce cas.

Résumé:

La presse française des 4 et 5 octobre 1954 avait largement rapporté sous forme de résumé une affaire survenue près de Bressuire dans les Deux-Sèvres, rapportant qu'un employé du centre d'abattage, Mr. "Angelo Girardeau", 55 ans, demeurant à Breuil-Chaussée, avait déclaré avoir aperçu "dimanche matin" donc le 3 ocotbre 1954, en se rendant à son travail, un engin circulaire près duquel se trouvait "un être qui lui apparut comme revêtu s'une sorte de scaphandre". L'être en question s'est dirigé vers Mr. Girardeau qui, effrayé, s'est enfui, et peu après, "l'engin circulaire repartit à grande vitesse."

L'affaire apparaît dans la littérature ufologique en permier par l'entremise du britannique Harold Wilkins, qui raconte dans son livre de 1954 sur les soucoupes volantes, qu'à Bressuire, France, en 1954, "Angelo Dinardeau" [sic] a vu à l'aube "une soucoupe dans un champ, toute auréolée de lumière", et un être dans une sorte de costume de plongée qui "s'est sauvé dans la soucoupe et a décollé dans un éclair." Wilkins ne donnait ps de source, mais j'ai trouvé que le journal anglais London Evening News du 4 octobre 1954 aurait mentionné l'affaire.

C'est esuite le fantasque ufologue américain Gray Barker qui raconte qu'"Angelo Dinardeau" [sic], 55 ans, a dit que sur son chemin pour aller travailler près de Bressuire, il a vu "une machine lumineuse garée sur la terre", et "quelque chose habillée dans un genre de costume de plongée se déplaçait autour", mais s'est "sauvée dans la machine et a décollé quand elle l'a apparemment vu." Un autre ufologue américain, Ted Bloecher, en fera une brève mention comme exemple de la "douzaine2 d'atterrisage ayant eu lei en France en 1954.

En France, le premier à parler de l'affaire a été Jimmy Guieu dans son livre de 1954 "Black-out Sur Les Soucoupes Volantes". Selon lui, à 5:45 du matin à Bressuire dans les Deux-Sèvres, Angelo Girardo, "à vélomoteur" sur le chemin du travail, a vu un engin lumineux "comme une barrique debout dans l'herbe", et un "homme de petite taille" qui se tenait à 2 ou 3 mètres de l'engin. Il "portait une sorte de combinaison sombre mais était tête nue. Il fit des signes vers le témoin, mais celui-ci pas rassuré du tout, fila."

Suit la version d'Aimé Michel dans son livre de 1958 "Mystérieux Objets Célestes": le 3 octobre 1954 à l'aube. Angelo Girardo, 55 ans, habitant de Breuil-Chaussée dans les Deux-Sèvres, employé aux abattoirs de Bressuire, roulait "à bicyclette" sur la nationale 148B vers Bressuire pour se rendre à son travail. A 4 kilomètres avant Bressuire, alors qu'il arrivait près du silo à blé de la coopérative agricole de Bressuire, il s'est trouvé "face à un engin circulaire de trois mètres de diamètre environ" posé au sol.

Il s'est arrêté, stupéfait, et a aperçu à côté de l'engin "un être de petite taille vêtu d'une sorte de scaphandre", qui semblait se mettre à se diriger vers M. Girardo qui a été épouvanté et a pris la fuite, "mais sans quitter l'être des yeux." L'être est alors revenu vers son engin, y est entré, et l'engin "s'est envolé à une vitesse vertigineuse."

Aimé Michel avait cru constater que des cas étaient "alignés" d'une manière inexplicable par le seul hasard, et tenait cette affaire comme un des points d'un de ses alignements; il décide donc que le cas est nécessairement valable.

Dans son livre de 1963 "Les Apparitions de MArtiens", Michel Carrouges raconte que le 3 octobre 1954 à 5:45 du matin, Mr. Girardo roulait à biyclette sur une route à l'entrée de Bressuire, allant à son travail, et s'est trouvé soudain "nez à nez" avec une sorte de "barrique debout dans l'herbe" au bord de la route. Il y avait un petit être près de l'engin, qui lui fait un signe.

Michel Carrouges fait remarquer que selon la version de Charles Garreau, l'être avait la tête nue, mais que selon toutes les autres versions - celles de la presse et celle d'Aimé Michel - il portait un scaphandre.

C'est ensuite Jacques Vallé qui populairisera le cas via son catalogue des "atterrissages" à partir de 1966. Il reprend le résumé de la presse, donnant ses sources seulement dans la version de 1974 de son catalogue.

Son résumé sera comme d'habitude recopié maintes fois par d'autres, comme Peter Rogerson qui liste les sources de Vallée comme s'il les avait lues lui-même, et ne cite pas Vallée.

La version de Charles Garreau et Raymond Lavier, journalistes et ufologues, sourcée comme venant de "coupures de presses et dossiers personnels", ressemble à celle d'Aimé Michel, mais ils ajoutent que le témoin en vélo à mis pied à terre, et que quand l'être a fait mine de se diriger vers lui, il a "marché en arrière", saisi par la peur, "mais sans quitter le 'scaphandrier' des yeux. L'être est alors reenu vers on engin, y est entré, et quelques secondes plus tard "le disque" s'éleva à une "vitesse vertigineuse."

Garreau et Lavier avaient cru constater que les "soucoupes" se déplaçaient et se posaient d'une manière inexplicable par le seul hasard sur des "couloirs" formamt un quadrillage de notre planète, et on ne s'étonne pas qu'ils aiaent "gobé" l'affaire puisqu'ils sont cru qu'elle se situait bien sur un de leurs "couloirs".

Mais en 1978, dans son livre "Ils ont rencontré des extraterrestres", l'ufologue René Pacaut - peu suspect de négationisme - dévoile le pot aux roses. Il explique qu'au cours de son parcours d'ufologue de terrain, il a pu vérifier la crédibilité de cas anciens, comme celui d'Angelo Girardo le 3 octobre 1954.

Il rappelle les faits allégués: à l'aube, Angelo Girardo roulait à bicyclette vers le lieu de son travail. En arrivant à la hauteur des silos de la coopérative agricole de la ville, il a vu surgir un obstacle devant lui. Il a raconté:

"J'ai mis pied à terre, et je me suis approché. Il s'agissait d'un engin circulaire de 3 mètres de diamètre posé sur la route. A côté, se tenait un nain vêtu d'un scaphandre qui, en me voyant, a fait mine de me bondir dessus. J'avoue que j'ai eu un mouvement de recul, mais je me suis ressaisi et je l'ai fixé intensément. Alors il est monté dans l'engin qui a décollé à toute vitesse..."

René Pacaut ne donne malheureusement pas a srouce de cette version, qui confirmerait que Girardo a bien prétendu au moins à l'occasion avoir vu le "petit homme" remonter dans l'engin, et l'engin décoller.

René Pacaut rappelle qu'Angelo Girardo s'était empressé d'aller raconter cela à ses compagnons de travail, et que l'histoire a très vite fait le tour de la ville "puis celui des salles de rédaction des journaux de toute la France: l'atterrissage d'une soucoupe sur une rue en pleine ville, était un événement rare."

17 ans plus tard, René Pacaut a fouillé toute la ville de Bressuire pour retrouver Angelo Girardo. Après une journée de recherches, il a fini par retrouver sa veuve, qui lui a déclaré avec un sourire navré:

"Ne perdez plus votre temps. Maintenant que mon pauvre Angelo est mort, je peux bien vous l'avouer: il avait inventé cette histoire de toutes pièces. Que voulez-vous, il adorait faire marcher ses copains!"

Un an plus tard, ce sont les ufologues "sceptiques" Gérard Barthel et Jacques Brucker qui dans leur livre "La Grande Peur Martienne", qui indiquent que cle cas était "une mystification, selon la déclaration d'un fils de M. Girardo".

Mais même des auteurs qui avaient lu Pacaut ou Barthel et Brucker continuernt à publier le cas sans explications. Michel Figuet le fera en 1979, avant d'adopter dans les années 1980 l'explication qui précède.

En janvier 1986, Frédéric Dumerchat, dans le magazine d'ufologie suisse OVNI Présence N° 36, reprend toute la saga. Il fait remarquer que jusqu'ici les ufologues n'avaient lu que la presse nationale, et avaient ignoré la source de presse primaire, La Nouvelle République du Centre-Ouest du 4 octobre 1954, pages 2 et 3 de l'édition des Deux-Sèvres.

Dans le premier article, commun à toutes les parutions départementales du journal, il était dit qu'Angelo Girardo, 55 ans, de Breuil-Chaussée, avait observé à 5:45 du matin, alors qu'il allait travailler à vélomoteur, à 700 mètres de Bressuire, près d'un silo à blé, un engin lumineux ressemblant à une barrique. Près de celui-ci, à 2 ou 3 mètres, se tenait un homme de petite taille, tête nue, vêtu d'une sorte de combinaison, qui lui a fait plusieurs gestes de la main. Pas très rassuré, il a continué, et quand il s'est retourné, tout avait disparu. Il n'y avait donc jamais eu d'observation d'un départ de l'engin.

Dumerchat explique ensuite que dans le second article de La Nouvelle République du Centre-Ouest, paru seulement dans l'édition des Deux-Sèvres, le flou des réponses fait deviner la gêne du "témoin" et laisse transparaître une possible mystification. On y apprennait, sous le titre "Un ouvrier a vu un homme genre scaphandrier dans un engin de forme ronde", que le récit s'était propagé jusqu'au journaliste de Bressuire qui a ensuite téléphoné à A. Girardo: "Voici résumé la déclaration que Mr. Girardeau (sic), fit dans son entourage en arrivant aux abattoirs et qu'il nous confirma au téléphone." Le journaliste se serait rendu à son domicile, aurait décrit Girardo comme "un homme sérieux" à propos duquel il a recueilli de bons renseignements. Mais "L'ouvrier parle, hélas!, le français avec assez de difficulté qui ne facilite rien...". Comme son nom le stipule, A. Girardo est en effet d'origine italienne. Ses réponses sont très vagues: "Il fut notamment impossible d'évaluer la luminosité de l'engin. Mais quant à la forme lumineuse aperçue, elle avait peut-être 1 m 50 de haut et était renflée comme une barrique placée debout". Quant au "scaphandrier", notre interlocuteur a indiqué que ce qui lui avait fait employer ce qualificatif était l'habillement: une sorte de grosse combinaison très sombre. Mais l'homme était tête nue et de petite taille, sans que l'on puisse préciser autrement".

Dumerchat explique qu'il a fallu attendre 17 pour qu'engin quelqu'un, René Pacaut, se déplace pour retrouver le témoin, et qu'il apprennene qu'il s'agissait d'un canular. Il ajoute égaleemnt la trouvaille de Barthel et Brucker, et indique ensuite qu'il est lui-même entré en communication avec le fils du témoin, Jean-Claude Girardo, enseignant dans les Deux-Sèvres. Au cours de plusieurs conversations et une communication écrite du 30 mars 1983, Jean-Claude Girardo a ofirmé à Frédéric Dumerchat que son père, décédé en 1961, avait élaboré, sans doute pas seul, ce canular dans le but de "faire marcher" un ou plusieurs compagnons de travail à l'abattoir de Bressuire où il était employé à l'époque, peut-être sur la suggestion d'un chef d'équipe. son père n'avait pas osé avouer la supercherie lorsque, son "aventure" s'étant ébruitée, le correspondant local de La Nouvelle République du Centre-Ouestétait venu le voir.

Dumerchat précise que Jean-Claude Girardo avait 12 ans à l'époque et qu'il n'a pas de souvenirs précise de l'affaire, qu'il restitue surtout partir du récit de sa mère. On ne parlait plus trop de l'affaire dans la famille, probablement à cause de l'ampleur qu'elle avait prise sur le moment.

Dumerchat s'est fait confirmer que le fils du témoin avait bien été contacté téléphoniquement par G. Barthel et J. Brucker, et que René Pacaut avait bien rencontré sa mère.

Depuis la première version de mon dossier en août 2007, l'explication, une simple blaque qui a pris de l'ampleur par sa publication non démentie à l'époque dans la presse, avec les éléments de Pacaut, Barthel et Brucker, est facilement lisible sur le Web. Pourtant bien des ufologues, qui parfois me citent, et connaissent de toute façon mon site, continuent encore 12 ans plus tard (j'écris ceci en 2019) de publier le cas comme s'il s'agissait d'une authentique rencontre par Angelo Girardo d'un engin extraterrestre et de son occupant...

Rapports:

[Ref. ppe1:] JOURNAL "PARIS-PRESSE":

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UN SAVANT ALLEMAND:

"Les pilotes de soucoupes volantes sont des Uranides"

LES soucoupes volantes circulent même le dimanche. Les Martiens passent leur weekend sur terre. On les a vus dans la Somme et dans les Deux-Sèvres.

- Ce ne sont pas des Martiens, mais des Uranides, révèle un savant allemand, le professeur Oberth, spécialiste des fusées.

Selon lui, 10% des engins observées sont bien des soucoupes volantes et il est possible qu'elles soient manoeuvrées par des créatures semblables aux humains. Il propose, pour désigner ces êtres inconnus, le terme d' "Uranides".

- Les "Uranides" dit-il, sont probablement en avance de plusieurs milliers d'années sur notre époque.

Envisageant une autre possibilité, le professeur Oberth a rappelé que les soucoupes observées pourraient être considérées comme un perfectionnement des V-7 [sic, V-2], fusées allemandes de la fin de la guerre, dont plusieurs prototypes seraient tombés, d’après le savant, entre les mains des Russes en 1945.

Deux jeunes gens ont vu des "Uranides" hier dans la Somme. Entre Crécy et Ligescourt, ils ont aperçu un curieux engin autour duquel rodaient des individus de forme bizarre. Ils ressemblaient à une meule de foin, ont-ils dit aux gendarmes. Quand ils se rapprochèrent de la me8ule, elle "décolla".

Un employé du centre d'abattage de Bressuire, M. Angelo Girardeau, 55 ans, demeurant à Breuil-Chaussée (Deux-Sèvres), a déclaré avoir, lui aussi, aperçu dimanche matin, en se rendant à son travail, un engin circulaire près duquel se tenait un être qui lui apparut vêtu d'une sorte de scaphandre. L' "Uranide" se dirigea vers M. Girardeau qui, effrayé, s'enfuit. Peu après, l'engin repartit à une très grande vitesse.

[Ref. nnm1:] JOURNAL "LE NOUVEAU NORD MARITIME":

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affirme un spécialiste allemand des fusées

Des êtres humains inconnus:

LES URANIDES!

Hambourg, 4. -- Les soucoupes volantes existent et représentent au moins dix pour cent des objets observés dans le ciel, a affirmé hier soir le professeur Hermann Oberth, spécialiste allemand des fusées et président d'honneur de la "Société allemande d'Astronautique", au cours d'une conférence prononcée à Hambourg.

Le professeur Oberth a ajouté qu'il est possible à son avis, que ces engins contiennent des équipages de créatures semblables aux humains, et a proposé, pour désigner ces êtres inconnus, le terme "Uranides". Les "Uranides", a poursuivi le savant allemand, sont probablement en avance de plusieurs milliers d'années sur notre époque.

Pour expliquer pourquoi aucune "soucoupe volante" ne s'est encore écrasée sur la terre, le professeur Oberth suggère que les pilotes ont peut-être une maîtrise parfaite de leurs machines et que, pour une raison qu'une intelligence humaine ne peut imaginer, ils peuvent ne désirer aucun contact avec les créatures terrestres.

Envisageant une autre possibilité, le professeur Oberth a rappelé que les soucoupes observées pourraient être considérées comme un perfectionnement des V-7, fusées allemandes de la fin de la guerre, dont plusieurs prototypes seraient tombés, d'apràs le savant, entre les mains des Russes en 1945.

L'Assemblée Nationale
va s'occuper
des soucoupes volantes

Tandis que, de tous côtés (Deux-Sèvres, Côtes-du-Nord, finistère, Nord, Indre) des personnes de très bonne foi déclarent avoir vu ces jours-ci dans le ciel ou à terre des soucoupes volantes et cigares, la présence de ces engins préoccupe les parlementaires.

Aujourd'hui, c'est M. Rocher [sic, Nocher], député de la Loire, qui a fait part au secrétaire d'Etat à l'Air de l'émotion suscitée dans le public par les nombreux et divers témoignages concernant les "soucoupes volantes".

Soucoupes
et cigares
volants

Pas de soucoupe volante près de Melun

MELUN, 4. -- Les cantonniers qui avaient prétendu avoir aperçu une soucoupe volante, près de la route Coulommiers-Meaux, sont revenus sur leurs déclarations et avoué qu'ils avaient monté de toutes pièce leur histoire.

Ils seront probablement inculpés d'outrage à magistrat.

Cependant, les soucoupes volantes n'ont pas fini de hanter le ciel et même la campagne, si l'on en croit les témoignages suivants:

Vic-sur-Sère, 4. -- Plusieurs personnes ont affirmé avoir aperçu, se dirigeant vers le sud, un engin ayant la forme d'un cigare dégageant un léger panache de fumée.

Nevers, 4. -- Le représentant d'une Compagnie d'Assurances de Clamecy déclare avoir vu un disque lumineux de couleur orange qui se déplaçait dans le ciel et qui après avoir plusieurs fois changé d'altitude, a disparu à la verticale.

Bressuire, 4. -- Un employé du Centre d'Abattage, M. Angelo Girardo, 55 ans, demeurant à Breuil-Chaussée (Deux-Sèvres), a déclaré avoir aperçu dimanche matin, en se rendant à son travail, un engin circulaire près duquel se trouvait un être qui lui apparut comme vêtu d'une sorte de scaphandre. L'être en question se dirigea vers M. Girardo qui, effrayé, s'enfuit. Peu après l'engin circulaire repartit à une très grande vitesse.

Abbeville, 4. -- Deux jeunes gens de Vron (Somme) ont dit avoir vu sur la Route Nationale, entre Crécy et Ligescourt, un engin curieux autour duquel rodaient des invididus de forme bizarre. Ils se rapprochèrent de l'engin qui, disent-ils, ressemblait à une meule, mais il décolla.

Châteauroux, 4. -- Mme veuve Janiki, demeurant au bourg du Cerisier, commune de Levreux (Indre), a déclaré à la gendarmerie qu'elle avait aperçu dans le ciel un engin lumineux d'un diamètre d'environ 3 mètres et qui se trouvait à hauteur des bâtiments.

Mme Veuve Lacotte, habitant à environ 200 mètres de chez Mme Janiki, a déclaré avoir été témoin du même phénomène.

Châteauroux, 4. -- Mme Baron, habitant Vatan (Indre), a déclaré avoir aperçu, samedi soir, une boule lumineuse dans le ciel.

Elle alerta son mari ainsi qu'une quinzaine de personnes de son voisinage qui toutes, ont vu évoluer à une très haute altitude, l'engin de couleur jaune "verdâtre" qui montait et descendait dans le ciel.

Saint-Brieuc, 4. -- Plusieurs personnes ont affirmé avoir vu, à 400 ou 500 mètres d'elles, hier soir, vers 10 heures 15, un "cigare volant", à une altitude de 50 mètres environ. L'engin, ont-elles déclaré pourait avoir 15 mètres de longueur et s'éclairait par intermittence de lueurs roses. Il se déplaçait sans bruit.

Brest, 4. -- Mme Henry, cultivatrice à Guesnou (Finistère) a affirmé avoir aperçu, jeudi, puis vendredi, le soir à la même heure dans le ciel, un engin cylindrique mauve qui se déplaçait sans bruit d'Ouest en Est.

Lille, 4. -- M. Anicet Corneille, ouvrier agricole, a déclaré avoir aperçu samedi soir, à Comines, un engin ayant la forme d'un cigare de 8 à 15 mètres de largeur, qui évoluait à une quarantaine de mètres de hauteur et dégageait une vive lueur violette. Après avoir survolé la ville pendant quelques secondes, l'engin aurait disparu dans le ciel.

Les déclarations de M. Corneille ont été confirmées par un automobiliste tourquenois de passage à Comines.

[Ref. lae1:] JOURNAL "L'ALSACE":

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"Les soucoupes volantes existent"

réaffirme le professeur Oberth, président de la "Société Allemande d'astronautique"

Hambourg, 4 oct. -- "Les soucoupes volantes existent et représentent au moins dix pour cent des engins observés dans le ciel", a affirmé hier soir le professeur Hermann Oberth, spécialiste allemand des fusées et président d'honneur de la "Société Allemande d'astronautique", au cours d'une conférence prononcées à Hambourg.

Le professeur Oberth a ajouté qu'il était possible, à son avis, que ces engins contiennent des équipages de créatures semblables aux humains, et a proposé, pour désigner ces êtres inconnus, le terme "d'uranides". Les "uranides", a poursuivi le savant allemand, sont probablement en avance de plusieurs milliers d'années sur notre époque.

Pour expliquer pourquoi aucune "soucoupe volante" ne s'est encore écrasée sur la terre, le professeur Oberth suggère que les pilotes ont peut-être une maîtrise parfaite de leur machines, et que, pour une raison qu'une intelligence humaine ne peut imaginer, ils peuvent ne désirer aucun contact avec les créatures terrestres.

Envisageant une autre possibilité, le professeur Oberth a rappelé que les soucoupes observées pourraient être considérées comme un perfectionnement des V-7, fusées allemandes de la fin de la guerre, dont plusieurs prototypes seraient tombées, d'après le savant, entre les mains des Russes en 1945.

Un pilote de montagne aperçoit un engin au-dessus du Mont-Blanc

Chamonix, 4 oct. -- De toutes les régions de France continuent de parvenir des nouvelles sur les apparitions de soucoupes volantes et certains témoignages excluent totalement les hypothèses courantes d'erreur ou de mystification.

C'est ainsi que de très nombreuses personnes, parmi lesquelles se trouvaient les officiers de l'Ecole de haute montagne, des gendarmes de Chamonix, et le pilote Guiron, spécialiste su vol en haute montagne, qui survolait la région à ce moment, ont déclaré avoir vu pendant plus d'une heure un engin brillant évoluer entre le Mont Lachat et le Mont-Blanc.

Le pilote Guiron a indiqué que, volant à environ 2.000 mètres au-dessus de Faverges, il a vu un engin qui, a-t-il dit, n'avait aucune ressemblance avec un avion normal. En outre, la direction suivie à grande vitesse par cet appareil excluait l'hypothèse d'un ballon sonde.

*

Saint-Brieuc, 4 oct. -- Plusieurs personnes ont affirmé avoir vu, à 300 ou 400 mètres d'elles, vers 20 h 45, un "cigare volant", à une altitude de 50 mètres environ. L'engin, ont-elles déclaré, pouvait avoir 15 mètres de longueur et s'éclairait par intermittences de lueurs roses. Il se déplaçait sans bruit.

*

Lille, 4 oct. -- M. Anicet Corneille, ouvrier agricole, déclare avoir aperçu hier soir à Comines, un engin ayant la forme d'un cigare, de 8 à 10 mètres de longueur qui évoluait à une quarantaine de mètres de hauteur et dégageait une vive lueur violette.

Ces déclarations ont été confirmées par un automobiliste tourquennois de passage à Comines.

*

Nevers, 4 oct. -- Un employé du centre d'abattage, M. Angelo Girardeau, 55 ans, demeurant à Breuil-Chaussée (Deux-Sèvres) a déclaré avoir aperçu dimanche matin en se rendant à son travail, un engin circulaire près duquel se trouvait un être qui lui apparut comme revêtu s'une sorte de scaphandre. L'être en question se dirigea vers M. Girardeau qui, effrayé, s'enfuit. Peu après, l'engin circulaire repartit à grande vitesse.

[Ref. ler1:] JOURNAL "L'EST REPUBLICAIN:"

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AU COURS DU DERNIER WEEK-END

Les soucoupes volantes ont troublé le repos dominical d'un certain nombre de Français

Chamonix. -- La chronique des soucoupes volantes et autres "cigares" continue d'être abondamment fournie. Au cours du dernier week-end, les témoins qui ont, en effet, aperçu des engins mystérieux ne se comptent plus.

C'est, semble-t-il, à Chamonix qu'il faut donner la priorité, étant donné que, au même moment, des officiers de l'école de haute montagne, des gendarmes, et le pilote Guiron qui survolait la région ont aperçu pendant plus d'une heure un engin blanc brillant évoluer entre le mont Lachat et le mont Blanc.

Le pilote Guiron a indiqué que, volant à environ 2.000 mètres au-dessus de Faverges, il a vu un engin qui, a-t-il dit, n'avait aucune ressemblance avec un avion normal. En outre, la direction suivie à grande vitesse par cet appareil excluait un ballon-sonde.

A Corbigny (Nièvre), plusieurs habitants ont vu un disque lumineux de couleur orange qui se déplaçait dans le ciel et disparut à la verticale après avoir plusieurs fois changé d'altitude.

A Breuil-Chaussée, dans les Deux-Sèvres, M. Girardeau, 55 ans, se rendait à son travail lorsque, en détour de la route, il remarqua un engin circulaire "près duquel se trouvait un être qui lui apparut comme vêtu d'une sorte de scaphandre". L' "être" se dirigea vers lui et M. Girardeau s'enfuit, apeuré. Peu après, l'engin circulaire repartit à grande vitesse!

"On aurait dit une meule"

C'est également un engin curieux autour duquel rodaient deux individus bizarres qu'ont déclaré avoir vu deux jeunes gens de Vron (Somme). "Nous nous sommes approchés, ont-ils confié aux gendarmes. On aurait dit une meule. Soudain, l'engin décolla".

Dans l'Indre, tant à Levroux qu'à Vatan, une quinzaine de personnes ont longuement suivi les évolutions d'une boule lumineuse de couleur jaunâtre qui montait et descendait dans le ciel et pouvait avoir trois mètres de diamètre.

[Ref. jps1:] JOURNAL "LE JOURNAL DU PAS-DE-CALAIS ET DE LA SOMME":

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"Les soucoupes volantes existent"
affirme un spécialiste allemand

Les soucoupes volantes existent et représentent au moins dix pour cent des engins observés dans le ciel" a affirmé hier le professeur Hermann Oberth, spécialiste allemand des fusées et président d'honneur de la "Société Allemande d'astronautique", au cours d'une conférence prononcée à Hambourg.

Le professeur Oberth a ajouté qu'il était possible à son avis, que ces engins contiennent des équipages de créatures semblables aux humains, et a proposé, pour désigner ces êtres inconnus, le terme "d'Uranides". Les "Uranides", a poursuivi le savant allemand, sont probablement en avance de plusieurs milliers d'années sur notre époque.

Pour expliquer pourquoi aucune "soucoupe volante" ne s'est encore écrasée sur la terre, le professeur Oberth suggère que les pilotes ont peut-être une maîtrise parfaite de leurs machines, et que, pour une raison qu'une intelligence humaine ne peut imaginer, ils peuvent ne désirer aucun contact avec les créatures terrestres.

Envisageant une autre possibilité, le professeur Oberth a rappelé que les soucoupes observées pourraient être considérées comme un perfectionnement des V-7, fusées allemandes de la fin de la guerre, dont plusieurs prototypes seraient tombées, d'après le savant, entre les mains des Russes en 1945.

Dernières apparitions

A Vic-sur-Cère. -- Plusieurs personnes ont affirmé avoir

LA SUITE EN PAGE 6

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SOUCOUPES VOLANTES

(Suite de la premère page)

aperçu, se dirigeant vers le Sud, un engin ayant la forme d'un cigare, dégageant un léger panache de fumée.

Un représentant d'une compagnie d'assurances de Clamecy, ainsi que plusieurs habitants de Corbigny, ont vu un disque lumineux de couleur orange qui se déplaçait dans le ciel et qui, après avoir plusieurs fois changé d'altitude, a disparu à la verticale.

Un employé, M. Angelo Girardeau, 55 ans, demeurant à Breuil-Chaussée (Deux-Sèvres), a déclaré avoir aperçu dimanche matin, en se rendant à son travail, un engin circulaire près duquel se trouvait un être qui lui apparut comme vêtu d'une sorte de scaphandre. L'être en question se dirigea vers M. Girardo qui, effrayé, s'enfuit. Peu après, l'engin circulaire repartit à une très grande vitesse.

Mme veuve Janiki, demeurant au bourg du Cerisier, commune de Levreux (Indre), a déclaré à la gendarmerie qu'elle avait aperçu dans le ciel un engin lumineux d'un diamètre d'environ 3 mètres et qui se trouvait à hauteur des bâtiments.

Mme Veuve Lacotte, habitant à environ 200 mètres de chez Mme Janiki, a été témoin du même phénomène.

Un appareil étrange
- au-dessus -
du Mont blanc

Chamonix, 4. -- De très nombreuses personnes, parmi lesquelles se trouvaient les officiers de l'Ecole de Haute Montagne, des gendarmes de Chamonix et le pilote Guiron, spécialiste du vol en haute montagne, qui survolait la région à ce moment, ont déclaré avoir vu pendant plus d'une heure un engin brillant évoluer entre le Mont Lachat et le Mont Blanc.

Le pilote Guiron a indiqué que volant à environ 2.000 mètres au-dessus de Faverges, il a vu un engin qui, a-t-il dit, n'avait aucune ressemblance avec un avion normal. En outre la direction suivie à grande vitesse par cet appareil excluait l'hypothèse d'un ballon sonde.

[Ref. ads1] JOURNAL "L'ARDENNAIS":

UN ETRANGE ENGIN EVOLUE AU-DESSUS DU MONT-BLANC PENDANT PLUS D'UNE HEURE

CHAMONIX. -- De très nombreuses personnes, parmi lesquelles se trouvaient des officiers de l'Ecole de Haute Montagne, des gendarmes de Chamonix et le pilote Guiron, spécialiste du vol en haute montagne qui survolait la région à ce moment, ont déclaré avoir vu pendant plus d'une heure un engin évoluer entre le Mont Lachat et le Mont Blanc.

Le pilote Guiron a indiqué que volant à environ 2 000 mètres au-dessus de Faverges, il a vu un engin qui, a-t-il dit, n'avait aucune ressemblance avec un avion normal. En outre la direction suivie à grande vitesse par cet appareil excluait l'hypothèse d'un ballon sonde.

Une invasion de soucoupes

Par ailleurs, on continue - plaisanteries, hallucinations ou témoignages dignes de foi - à signaler un peu partout la manifestation dans le ciel de soucoupes ou autres cigares.

VIC-SUR-CERE. -- Plusieurs personnes ont affirmé avoir aperçu, se dirigeant vers le sud, un engin ayant la forme d'un cigare dégageant un léger panache de fumée.

NEVERS. -- Un représentant d'une compagnie d'assurances de Clamecy, ainsi que plusieurs habitants de Corbigny, ont déclaré avoir aperçu un disque lumineux de couleur orange qui se déplaçait dans le ciel et qui, après avoir plusieurs fois changé d'altitude, a disparu à la verticale.

BRESSUIRE. -- Un employé du centre d'abattage, M. Angelo Girardeau, 55 ans, demeurant Breuil-Chaussée (Deux Sèvres), a déclaré avoir aperçu dimanche matin, en se rendant à son travail, un engin circulaire près duquel se trouvait un être qui lui apparut comme vêtu d'une sorte de scaphandre. L'être en question se dirigea vers M. Girardeau qui, effrayé, s'enfuit. Peu après l'engin circulaire repartit à très grande vitesse.

ABBEVILLE. -- Deux jeunes gens de Vron (Somme) ont dit avoir vu sur la route nationale, entre Crécy et Ligescourt. un engin curieux autour duquel rôdaient des individus de forme bizarre. Ils se rapprochèrent de l'engin. qui, disent-ils, ressemblait à une meule, mais il décolla. Les deux jeunes gens ont conté leur aventure aux gendarmes.

CHATEAUROUX. -- Mme Vve Janiki, demeurant au Bourg du Ceris1er, commune de Levroux (Indre), a déclaré à la gendarmerie qu'elle avait aperçu dans le ciel un engin lumineux d'un diamètre d'environ 8 mètres et qui se trouvait à hauteur des bâtiments. Mme Vve Lacotte, habitant à environ 800 mètres de Mme Janiki a déclaré avoir été témoin du même phénomène.

(Voir la suite en 5e page.)

Un étrange engin évolue...

(Suite de la première page.)

CHATEAUROUX. -- Mme Baron, habitant Vatan (Indre), a déclaré avoir aperçu, dimanche soir, une boule lumineuse dans le ciel. Elle alerta son mari ainsi qu'une quinzaine de personnes de son voisinage qui, toutes, ont vu évoluer, à une très haute altitude, l'engin de couleur jaune verdâtre qui montait et descendait dans le ciel.

Un rapport officiel

Si ces différentes apparitions peuvent faire sourire les sceptiques, plus sérieuses semblent les informations venues d'Afrique. Car, ne voulant sans doute dédaigner aucun continent, les soucoupes volantes ont été aperçues en Côte d'Ivoire. La nouvelle a été connue par un rapport officiel adressé au gouverneur de la Côte d'Ivoire par M. Vernhet, administrateur en chef de la subdivision de Danane, ville située à 500 kilomètres au nord-ouest d'Abidjan. Les faits remontent au 19 septembre, mais ils n'ont été rendus officiels qu'aujourd'hui à la suite de demandes de renseignements précis et d'une enquête.

Outre la population, le chef de poste de gendarmerie, le médecin-chef du centre médical, le révérend père Vyard, des missions de Lyon, chef de la subdivision, et sa femme, réunis dans la cour de la résidence, aperçurent le 19 septembre, de 20 h. 30 à 21 h. 05, un engin correspondant exactement à ceux observés en France, mais qui ne se posa pas.

Il s'agissait d'un point lumineux, entouré d'un halo qui d'abord grandit rapidement, se déplaçant en se rapprochant ou s'écartant de l'horizon. Les témoins virent l'engin allumer un phare puissant, tantôt dirigé vers le haut, tantôt en bas. L'engin, de forme ovoïde, était surmonté d'une coupole et des rayons lumineux semblaient se détacher de chaque côté.

Lorsqu'il disparut, après avoir évolué une demi-heure, les témoins virent très nettement deux halos lumineux de forme ovale, se former sur l'endroit présumé de l'engin. Celui-ci se déplaçait sans aucun bruit. L'administrateur Vernhet a joint à son rapport un croquis détaillé des différentes phases observées, ainsi que de ln forme de l'appareil.

Le même jour, à Soubre, à 250 kilomètres au nord-ouest d'Abidjan, et dans la même direction, des phénomènes semblables ont été observés. Le chef de la subdivision de Soubre a confirmé l'existence du phénomène auquel il a assisté.

"Les Uranides"

Par ailleurs, les savants qui jusqu'alors avaient gardé le silence sur l'affaire des soucoupes volantes, vont-ils sortir de leur prudente réserve?

"Les soucoupes volantes existent et représentent au moins dix pour cent des engins observés dans le ciel" a affirmé le professeur Oberth, spécialiste allemand des fusées et président d'honneur de la "Société Allemande d'Astronautique", au cours d'une conférence prononcée à Hambourg.

Le professeur Oberth a ajouté qu'il était possible, à son avis, que ces engins contiennent des équipages de créatures semblables aux humains, et a proposé, pour désigner ces êtres inconnus, le terme d' "URANIDES". Les Uranides, poursuivit le savant allemand, sont probablement en avance de plusieurs milliers d'années sur notre époque.

Pour expliquer pourquoi aucune "soucoupe volante" ne s'est encore écrasée sur la terre, le professeur Oberth suggère que les pilotes ont peut être une maîtrise parfaite de leurs machines et que, pour une raison qu'une intelligence humaine ne peut imaginer, ils peuvent ne désirer aucun contact avec les créatures terrestres.

Envisageant une autre possibilité, le professeur Oberth a rappelé que les soucoupes observées pourraient être considérées comme un perfectionnement des V7, fusées allemandes de la fin de la seconde guerre, dont plusieurs prototypes seraient tombés, d'après le savant, entre les mains des Russes en 1945.

[Ref. jdc1:] JOURNAL "LE JOURNAL DU CENTRE":

Scan

[... Autre cas...]

BRESSUIRE. -- Un employé du centre d'abattage, M. Angelo Girardeau, 55 ans, demeurant à Breuil-Chaussée (Deux-Sèvres), a déclaré avoir aperçu en se rendant à son travail un engin circulaire près duquel se tenait un être qui lui apparût comme vêtu d'une sorte de scaphandre. L'être en question se dirigea vers M. Girardeau qui, effrayé, s'enfuit. Peu après, l'engin circulaire repartit à très grande vitesse.

[... Autre cas...]

[Ref. lpv1:] JOURNAL "LE PETIT VAROIS":

Scan

UN AVIS AUTORISE

"SOUCOUPES VOLANTES?
PAS SERIEUX!"

déclare le professeur SCHATZMAN
maître de recherches à l'Institut d'Astro-Physique

Paris -- Les "soucoupes volantes", qui empoisonnent décidément les ciels occidentaux chaque fois que se produisent d'importants événements internationaux, étendent leur champ d'action au-dessus du continent africain.

Un rapport officiel adressé au gouvernement de la Côte-d'Ivoire par l'administrateur de la subdivision de Danane, à 500 kilomètres au nord-ouest d'Abidjan, fait état d'un "phénomène" observé le 19 septembre, de 20 h. 30 à 21 h. 05, par ledit chef de subdivision, M. Vernhet, sa femme et le R.P. Yvard, réunis dans la cour de la Résidence.

Il s'agissait d'un point lumineux entouré d'un halo qui d'abord grandit rapidement, se déplaçant en se rapprochant ou s'écartant de l'horizon. Les témoins virent l'engin allumer un phare puissant, tantôt dirigé en haut, tantôt en bas. L'engin, de forme ovoïde, était surmonté d'une coupole et des rayons lumineux semblaient se détacher de chaque côté.

Lorsqu'il disparut au bout d'une demi-heure, les témoins virent nettement - selon le rapport - deux halos lumineux, de forme ovale, se former à l'endroit présumé de l'engin qui se déplaçait sans aucun bruit.

Le même jour, à Soubre, à 250 kilomètres au nord-ouest d'Abidjan, des phénomènes semblables ont été observés par le chef de subdivision.

En France, la floraison s'épanouit, passant par toutes les formes de la vaisselle volante: à Corbigny (Nièvre), c'est un disque lumineux orange se déplaçant à la verticale; à Breuil-Caussée [sic] (Deux-Sèvres) c'est un scaphandrier monté sur une assiette qui a effarouché un employé du centre d'abattage; à Vron (Somme), c'est une meule autour de laquelle rôdent d'étranges individus et qui s'envole; à Levroux (Indre), c'est un engin lumineux de 1 mètre de diamètre qui est repéré "à hauteur des bâtiments" par deux veuves du cru, et à Vatan (toujours dans l'Indre), c'est une boule que 15 personnes voient danser comme un ludion. A Milly-la-Forêt (S.-et-O.) c'est une demi-lune surmontée d'un anneau qui apparaît à un restaurateur.

Enfin, lundi, à Chamonix, pendant plus d'une heure, les officiers de l'école de haute montagne, de nombreux gendarmes de Chamonix et un pilote spécialiste du vol en haute montagne qui survolait la région à ce moment-là ont suivi l'évolution d'un engin brillant de forme bizarre entre le mont Lachat et le mont Blanc.

L'opinion d'un scientifique

Si l'on s'adresse aux milieux scientifiques les plus qualifiés, on rencontre deux attitudes: celle qui consiste à refuser de répondre sous prétexte que le problème ne se pose pas et celle qui consiste à soumettre à un examen critique les témoignages publiés et à fournir à l'opinion publique, égarée et excitée par la presse, l'élément positif lui permettant de reconnaître les phénomènes naturels.

Cette dernière attitude est celle de M. Evry Schatzman, maître de recherches à l'Institut d'astrophysique et chargé de cours en Sorbonne, à qui nous avons demandé d'éclairer nos lecteurs.

- Est-il vrai que des savants commencent à prendre au sérieux les soucoupes volantes?

- Je n'ai jamais rencontré aucun astronome pour ajouter foi aux histoires de soucoupes volantes [ast]. J'ai personnellement lu bon nombre d'ouvrages sur ce sujet, en cherchant à saisir les significations exactes des témoignages rapportés. En admettant les descriptions faites de bonne foi - ce qui est toujours à mettre en doute - il en résulte toujours une perplexité quant aux éléments que l'on peut en tirer. Dans la majorité des cas ils sont incompréhensibles: on ne sait ni l'heure précise, ni la durée, ni la direction exacte du "phénomène", ni même sîl s'est produit de jour ou de nuit. Ou alors ils sont rendus infidèles par des détails impossibles à distinguer. Et ils sont rapportés avec l'intention de faire croire au mystère. Quand on a une description précise et complète, on peut ce dont il s'agit et qui peut faire illusion pour l'imagination échauffée d'un public sciemment trompé pour des buts à la fois commerciaux et politiques [pol.].

- Pouvez-vous nous décrire de tels phénomènes?

- La liste en est longue et pas encore épuisée, car il faut tenir compte des phénomènes atmosphériques et météorologiques encore inconnus. Parmi les phénomènes qui peuvent ainsi donner lieu à des méprises, voici les plus caractéristiques, sans parler des "visions" suscitées par les causes d'inquiétude populaire, comme ces parachutistes repérés par des artilleurs en mai 1940 qui, tous les soirs tiraient sur... Vénus!

1. Le lever et le coucher des planètes (Surtout Vénus et Jupiter).

2. Les "étoiles filantes" et les "bolides": il en arrive une tonne par jour sur la terre. La lumière est produite par l'échauffement de l'ait sur la trajectoire météorique. Les plus petits étoiles filantes, visibles à l'oeil nu sont des grains de matière de 1 milligramme qui se volatilisent totalement entre 120 et 90kilomètres. Seule, la chute rapide au sol limite la destruction complète des bolides, qu'un parcours plus long dans l'atmosphère anéantirait également.

3. Les phénomènes de "parhélie", qui font apparaître de feux soleils, en même temps que des halos, et qui s'expliquent par la présence en haute atmosphère d'aiguilles de glace prismatiques hexagonales. La concentration des rayons lumineux (soleil et lune) en air calme sur ces cristaux produit des taches lumineuse, à droite et à gauche du soleil ou de la lune, à une distance égale du rayon de halo de 22 degrés 5. Il se produit plus souvent un halo avec d'autres soleils ou d'autres lunes, d'un diamètre angulaire double.

C'est ainsi que les habitants de Péronne ont "cru voir" une éclipse de soleil imprévue les 20 et 21 juin. Il s'était produit un halo normal d'une intensité exceptionnelle, dont M. Daniel Roguet, correspondant astronomique. à décrit les effets en ces termes:

"A certain moments, selon la variation des cirrhus [sic], l'intérieur du halo était gris-noir très foncé et les couleurs irisées du halo aussi éclatantes que celles d'un très bel arc-en-ciel, avec, au-delà, un ciel laiteux, légèrement ocré, formant un magnifique contraste avec la partie centrale".

4. Les boules de lignes à haute tension qui servent de repère aux aviateurs ont été prises récemment pour des engins mystérieux par des cyclistes qui, la nuit, voyaient ces boules balayées par le phare d'un aérodrome.

5. Les ballons sondes des météorologistes.

6. La foudre en boule: ce sont des configurations qui se produisent à de certains orages, avec un équilibre de charge précaire.

7. Le phénomène du mirage en atmosphère. Vous savez comment il se produit au sol: les rayons lumineux ne se propagent pas en ligne droite dans l'air chaud, mais ils viennent de réfléchir sur la pellicule d'air surchauffée, par exemple par le goudron des routes l'été. Vous croyez voir alors des flaques d'eau devant vous [mir1]. L'inversion de température en altitude provoque également un changement de l'indice de réfraction: d'où l'effet pour un aviateur de voir un point lumineux se diriger droit devant lui, alors que ce point a sa source réelle au sol. [mir2]

L'objet, qui semble toujours aller à la vitesse de l'aviateur, est, d'ailleurs, caractéristique de l'objet situé à de très grande distances.

- Mais n'est-il pas possible de concevoir scientifiquement des engins terrestres comparables aux "soucoupes" aperçus ici et là?

Non, car les grandes vitesses dont les "témoins" prétendent ces "engins" animés ne pourraient être atteintes que dans les régions d'air raréfié, à la limite de l'atmosphère. L'action mécanique de l'air sur leur surface aurait tôt fait de disperser les molécules de la substance dont ils seraient faits.

En somme, pour résumer la pensée du savant, il y a dans ces histoires de soucoupes volantes trois éléments à distinguer:

1. Un élément scientifique: discussion des observations, explication des phénomènes naturels, explication sociologique des phénomènes d'hallucination collective [hal].

2. Un élément logique: incohérence des opinions et des témoignages.

3. Un élément politique: excitation de l'opinion publique, substitution de problèmes imaginaires à des problèmes réels, etc. [pol]

M. Evry Schatzman a énuméré, on le voit, les phénomènes de vision, de fausse perception et d'hallucinations qui peuvent expliquer les témoignages les plus précis et les plus complet - lesquels sont une infirme minorité et toujours sujets à caution.

Il n'est pas de savant pour prendre au sérieux les hypothèses émises par les littérateurs scientifiques, les spécialistes de science-fiction et les membres du Pentagone [pol.], lesquels ont d'ailleurs renoncé à la théorie des engins extra-terrestres, ainsi que le révèle le dernier ouvrage de M. Keyhoe.

Le musée des soucoupes est toujours vide de pièces à conviction. Et il est difficile d'admettre, si les "soucoupes" sont des engins terrestres, qu'on n'en ai jamais recueilli un seul fragment [fra], jamais entendu la détonation supersonique [sup], jamais constaté une perturbation dans l'air.

Remarquons également pour mémoire que les "soucoupes" et "autres cigarillos" semblent 'écarter systématiquement des ciels soviétiques, chinois et des pays de démocratie populaire... [pol] [est]

Ce n'est pas le lieu pour commenter les "vrais" - il y en a - et les "faux" dans les propos attribués à Evry Schatzman; je voulais toutefois faire quelques brèves remarques:

[ast] C'est littéralement vrai: Evry Schatzman n'a certainement jamais rencontré un astronome "ajoutant foi aux histoires de soucoupes". Ce qui serait faux est de faire croire qu'il n'en existait pas (Hynek, La Paz, Tombaugh...)

[pol.] Comme beaucoup d'autres scientifiques français de cette époque, Evry Schatzman était marxiste, avec une inféodation à l'idéologie de l'URSS. Avait été émise dans ces milieux l'idée que les "soucoupes" étaient "politiques", c'est-à-dire que le "Pentagone" les utilisait opur rendre les gens anxieux, tandis que les pays communistes ne se seraient pas livrés à cela.

[est] Il est totalement faux qu'il n'y aura pas eu de "soucoupes" dans les démocraties populaires. Lire Boris Shurinov, Felix Zigel, par exemple.

[mir1] Il doit être bien compris que les mirages au sol ne font pas apparaître des "soucoupes" ni des "engins".

[mir2] Evry Schatzman a cru correctes les idées de l'astronome américain "sceptique" Donald Menzel. Elles sont sans fondement sur ce point; il n'y a jamais eu de "mirages aérien lumineux" d'une telle sorte. Ce qui peut se produire est une réfraction des ondes radars faisant détecter des objets au sol (camion, bateaux) et les montrant alors sur les écrans radars - mais avec la vitesse de déplacement et la trajectoire de l'avion, du bateau... Les radaristes de l'époque devaient les distinguer, plus tard, ces "faux échos", ces retours radar d'objets lents au sol ont été filtrés électroniquement pour ne pas gêner.

[sup] C'est le scientifique français Jean-Pierre Petit qui montrera comment même avec nos technologies déjà connues (MHD), il serait possible de supprimer le "bang" supersonique. L'argument pouvait tenir en 1954, il ne devrait plus être maintenu.

[fra] Il ne manque pas de cas avec "fragments"; certes souvent discutables si pas démontés. Le musée de la soucoupe reste à construire, nul ne s'étant jamais soucié ne serait-ce que de préserver correctement les fragments les plus intrigants.

[hal] Les méprises ne sont évidemment pas des "hallucinations collectives", le journaliste ne semble pas le comprendre. Les méprises et méprises collectives existent, les "hallucinations collectives" n'existent tout simplement pas. Le problème n'est que très rarement une "fausse perception", il est souvent une "fausse interprétation".

[Ref. hws1:] HAROLD T. WILKINS:

L'auteur indique qu'à Bressuire, France, en 1954, Angelo Dinardeau [sic] a vu à l'aube une soucoupe dans un champ, toute auréolée de lumière. Un être dans une sorte de costume de plongée s'est sauvé dans la soucoupe et a décollé dans un éclair.

[Ref. gbr1] GRAY BARKER:

Angelo Dinardeau [sic], 55 ans, a dit que sur son chemin pour aller travailler près de Bressuire il a vu une machine lumineuse garée sur la terre. Quelque chose habillée dans un genre de costume de plongée se déplaçait autour, mais s'est sauvée dans la machine et a décollé quand elle l'a apparemment vu.

[Ref. tbr1:] TED BLOECHER:

Ted Bloecher indique que les 4 et 5 octobre 1954 en France, littéralement les douzaines d'atterrissages ont eu lieu partout en France, dont un à Bressuire.

Il donne comme source: "London Eve. News, 4-10-54".

[Ref. jgu1:] JIMMY GUIEU:

A 5 h 45 à Bressuire (Deux-Sèvres) Angelo Girardo à vélomoteur sur le chemin du travail, voit un engin lumineux "comme une barrique debout dans l'herbe". Un homme de petite taille se tenait à 2 ou 3 m de là. Il portait une sorte de combinaison sombre mais était tête nue. Il fit des signes vers le témoin, mais celui-ci pas rassuré du tout, fila.

Jimmy Guieu se trompe de date en indiquant que l'affaire a eu lieu le 27 septembre 1954.

[Ref. aml1] AIME MICHEL:

Aimé Michel mentionne l'observation au sol du 3 octobre 1954 à l'aube, par M. Angelo Girardo, 55 ans, habitant de Breuil-Chaussée dans les Deux-Sèvres, employé aux abattoirs de Bressuire, qui roulait à bicyclette sur la nationale 148B vers Bressuire pour se rendre à son travail.

Il se trouvait à 4 kilomètres avant Bressuire quand il arrivait près du silo à blé de la coopérative agricole de Bressuire quand il s'est trouvé face à un engin circulaire de trois mètres de diamètre environ qui était posé au sol.

Il s'est arrêté, stupéfait, et a aperçu à côté de l'engin un être de petite taille vêtu d'une sorte de scaphandre. Ce petit être a semblé de mettre à se diriger vers M. Girardo qui a été épouvanté et a pris la fuite, mais sans quitter l'être des yeux.

L'être est revenu vers son engin, y a pénétré, et l'engin s'est envolé à une vitesse vertigineuse.

[Ref. mcs1] "MICHEL CARROUGES":

L'auteur indique que le 3 octobre 1954 à 5:45 du matin M. Girardo roule en biyclette sur une route à l'entrée de Bressuire, allant à son travail et se trouve soudain nez à nez avec une sorte de "barrique debout dans l'herbe" au bord de la route.

Il y a un petit être près de l'engin, qui lui fait un signe.

Selon la version de Garreau page 131, l'être avait la tête nue, mais selon toutes les autres versions (F.S. 5 octobre, Figaro 4 octobre, Michel page 221) il portait un scaphandre.

[Ref. jve5:] JACQUES VALLEE:

204 000.44190 46.83420 03 10 1954 06 00 202 BRESSUIRE.4KM.ESE F 0111 2C** 221

[Ref. jve1:] JACQUES VALLEE:

3 octobre 1954, (à l'aube). Bressuire (France):

Angelo Girardo, cinquante-cinq ans, employé aux abattoirs, se rendait à son travail lorsqu'il vit un engin circulaire de 3 mètres de diamètre et, à côté, un petit personnage vêtu d'un scaphandre. L'objet s'éloigna à une vitesse vertigineuse. (Le Figaro, 4 oct. 1954; France-Soir, Libération, la Croix, 5 oct. 1954).

Note: dans la version de 1972, les sources sont seulement notées "P. 32, M. 130".

[Ref. jve2:] JACQUES VALLEE:

182 3 octobre 1954, (à l'aube). Bressuire (France):

Angelo Girardo, cinquante-cinq ans, employé aux abattoirs, se rendait à son travail lorsqu'il vit un engin circulaire de 3 mètres de diamètre et, à côté, un petit personnage vêtu d'un scaphandre. L'objet s'éloigna à une vitesse vertigineuse. (P 32, M 130)

[Ref. cln1:] CORAL ET JIM LORENZEN:

Les auteurs indiquent que le 3 octobre 1954, à l'aube, un engin circulaire d'environ trois mètres de diamètre a été vu près de Bressuire, France, par un homme âgé de 55 ans qui allait travailler. Il a vu un petit personnage portant apparemment une tenue de plongée tout près, et quand le petit bonhomme est entré dans l'objet, il a décollé à la grande vitesse.

[Ref. jve3:] JACQUES VALLEE:

L'auteur indique que le 3 octobre 1954, à l'aube, un appareil circulaire d'environ 3 mètres de diamètre a été vu près de Bressuire par un homme de 55 ans qui allait travailler. Une petite silhouette, portant une tenue de plongée, a été vue près de lui. L'objet s'est envolé à une vitesse terrifiante.

[Ref. gal1:] CHARLES GARREAU ET RAYMOND LAVIER:

Les deux auteurs, journalistes et ufologues, indiquent que le 3 octobre 1954 à l'aube, selon leurs coupures de presses et dossiers personnels, un ouvrier des abattoirs de Bressuires, Angelo Girardo, âgé de 55 ans, se rendait à son travail quand, venant de quitter son domicile à Breuil-Chaussée, étant à bicyclette sur la Route Nationale 148 B, arrivant à la hauteur des silos à grains de la coopérative agricole de Bressuire, il s'est retrouvé "face à face" avec un engin circulaire d'environ trois mètres de diamètre qui était posé sur le sol.

Il a été surpris par cet obstacle inattendu et a mis pied à terre. Il aperçut près de l'engin un être de petite taille qui lui a semblé être vêtu d'un scaphandre. L'être fait mine de se diriger vers le témoin, qui fait marcha arrière saisi par la peur, mais sans quitter le "scaphandrier" des yeux.

Celui-ci revint vers son engin et y entra, et quelques secondes plus tard le disque s'éleva à une "vitesse vertigineuse."

[Ref. prn1:] PETER ROGERSON:

355 3 octobre 1954 0545 hrs

BRESSUIRE (FRANCE) Angelo Girardo (55 ans), employé de zone de stockage, se rendait au travail quand, près du silo de la coopérative agricole de Bressuire, il a aperçu un engin circulaire de 3 m de diamètre et se tenant à proximité un petit personnage vêtu d'une combinaison de plongée qui marchait vers lui. Alors que le témoin roulait au loin terrifié, le petit homme a réintégré l'engin, qui a décollé à une vitesse fantastique. (M182 Figaro, 4 octobre 1954; France-Soir, Libération, La Croix, 5 octobre 1954; Michel II, 130: Guieu II, 131: Carrouges S, 158: Pereira V, 193)

[Ref. agd1:] ALAIN GAMARD:

032 03/10/1954 2 Mor .g Bressuire 79 Angelo Girardo.

Les colonnes sont expliquées ainsi:

"La colonne 1 comprend les numéros d'identification des cas individuels. La colonne 2 indique les dates des cas pertinents et la colonne 3, l'heure du jour où les observations ont été faites. La colonne 4 est une brève déclaration de la localité à partir de laquelle les observations originales ont été faites ou la plus proche de celle-ci. La colonne 5 répertorie les départements français (équivalents aux comtés britanniques) dans lesquels les localités sont situées. Enfin, la colonne 6 indique le nom de famille du ou des principaux témoins oculaires dans chaque cas."

[Ref. jve7:] JACQUES VALLEE - MAGAZINE "HISTORIA":

3 octobre 1954 (à l'aube). Bressuire (Deux Sèvres).

Angelo Girardo, cinquante-cinq ans, employé aux abattoirs, se rendait à son travail lorsqu'il vit un engin circulaire de 3 mètres de diamètre et, à côté, un petit personnage vêtu d'un scaphandre. L'objet s'éloigna à une vitesse vertigineuse.

[Ref. ldl1:] LUMIERES DANS LA NUIT:

La rédaction du magazine, à propos d'une observation de 1972, fait remarquer qu'il y aurait eu un atterrissage avec humanoïde entre Breuil-Chaussée et Bressuire, 4.5 km, le 3 octobre 1954, et invite à consulter Aimé Michel, dans "Planète" page 165.

[Ref. ous1:] MAGAZINE D'UFOLOGIE "OURANOS":

Le magazine liste des cas dans lesquels le ou les témoins ont approché le phénomène de très près sans avoir eu peur, dont:

03/ 1 0/ 1 954 à Bressuires - M. Angelo Girardo à moins de 10 m.

[Ref. rpt1:] RENE PACAUT:

L'ufologue René Pacaut explique qu'au cours de son parcours d'ufologue de terrain, il a pu vérifier la crédibilité de cas anciens, comme celui d'Angelo Girardo le 3 octobre 1954.

Il rappelle les faits allégués: à l'aube, Angelo Girardo roulait à bicyclette vers le lieu de son travail. En arrivant à la hauteur des silos de la coopérative agricole de la ville, il a vu surgir un obstacle devant lui. Il a raconté:

"J'ai mis pied à terre, et je me suis approché. Il s'agissait d'un engin circulaire de 3 mètres de diamètre posé sur la route. A côté, se tenait un nain vêtu d'un scaphandre qui, en me voyant, a fait mine de me bondir dessus. J'avoue que j'ai eu un mouvement de recul, mais je me suis ressaisi et je l'ai fixé intensément. Alors il est monté dans l'engin qui a décollé à toute vitesse..."

Angelo s'était empressé d'aller raconter cela à ses compagnons de travail. L'histoire fait très vite le tour de la ville puis celui des salles de rédaction des journaux de toute la France: l'atterrissage d'une soucoupe sur une rue en pleine ville, était un événement rare.

17 ans plus tard, René Pacaut a fouillé toute la ville de Bressuire pour retrouver Angelo Girardo. Après une journée de recherches, il a fini par retrouver sa veuve, qui lui a déclaré avec un sourire navré:

"Ne perdez plus votre temps. Maintenant que mon pauvre Angelo est mort, je peux bien vous l'avouer: il avait inventé cette histoire de toutes pièces. Que voulez-vous, il adorait faire marcher ses copains!"

[Ref. fru1:] MICHEL FIGUET ET JEAN-LOUIS RUCHON:

Ces auteurs indiquent que le témoin, Angélo Girardo, 55 ans, ouvrier aux abattoirs de Bressuires, roule à bicyclette sur la RN 148B. En arrivant aux silos à grains de la coopérative agricole de Bressuire, il se trouve face à un engin circulaire, de 3 m de diamètre, posé sur la route. Surpris, il met pied à terre. Il aperçoit près de l'engin un petit être vêtu d'un scaphandre qui lui fait signe d'approcher. Surpris par la peur Girardo marche en arrière sans quitter l'être des yeux. Ce dernier revient vers l'appareil et y entre. Quelques secondes plus tard le disque s'élève à vitesse vertigineuse.

Les auteurs notent que Jimmy Gui se trompe de date et que sa version est différente, que l'engin était dans l'herbe et non sur la route, l'être était tête nue et non pas tête couverte d'un scaphandre. Le témoin n'a pas vu l'être pénétrer dans l'engin.

Les auteurs donnent comme sources Le cas 182 du catalogue Vallée, Michel Carrouges dans "Les apparitions de Martiens" page 119, Jimmy Guieu dans "Black-Out sur les S.V. page 149, Garreau et Lavier dans "Face aux ET" page 183, Aimé Michel dans "A propos des S.V. page 165; Quincy; et Le Journal du Centre du 5 octobre 1954.

[Ref. bbr1:] GERARD BARTHEL ET JACQUES BRUCKER:

Gérard Barthel et Jacques Brucker expliquent ensuite qu'il s'agissait d'une mystification, selon la déclaration d'un fils de M. Girardo. Ils disent que l'observation inventée avait eu lieu à Breuil-la-Chassée.

[Ref. mft1:] MICHEL FIGUET:

N° de la liste de J. C. Fumoux N° du listing Francat Localisation Date Classe Crédibilité Sources Nombre de T
023 120 Bressuire 03/10 CE3 E [= "Expliqué"] Pacaut 1 T

[Ref. mft2:] MICHEL FIGUET:

Michel Figuet indique que le cas de Bressuire du 03.10.1954 était un canular de Mr. Girardo, décédé, selon la contre-enqête de Mr. Pacaut et Barthel et Brucker page 177.

[Ref. lhh1:] LARRY HATCH - "*U* COMPUTER DATABASE":

3930: 1954/10/03 05:50 10 0:27:00 W 46:50:00 N 3333 WEU FRN DSV 9:8

4KM ESE/BRESSUIRE,FR:3M SCO/SOL:OID/TENUE DE PLONGEUR EMBARQUE+S'ENVOLE:/LDLNN°102+/r138N°9

RefN° 49 MICHEL,Aime: FS & STRAIGHT LINE TH: Page No. 130 : PAYS DE FERMES

[Ref. goe1:] GODELIEVE VAN OVERMEIRE:

L'ufologue belge rapport l'histoire comme brièvement résumée par Jimmy Guieu, en indiquant sa source, "Black-out sur les S.V.", Fleuve Noir 1956, pages 148 à 149. Elle note que la date donnée par Jimmy Guieu est erronée, et que la description par cet auteur serait douteuse.

Elle donne ensuite le résumé par Michel Figuet et Jean-Louis Ruchon dans leur livre "Ovni, Premier dossier complet..." chez Alain Lefeuvre 1979, page 96.

Elle informe qu'en réalité, la seule base qu'utilisaient les ufologues étaient des coupures de presse venant du Figaro du 4 octobre 1954, La Croix, Paris Presse, L'Aurore, France-Soir, et Libération du 5 octobre 1954.

Elle note qu'aucun ne s'est reporté à la source journalistique constituée de deux articles du quotidien régional La Nouvelle République du Centre-Ouest du 4 octobre 1954, p. 2 et 3 de l'édition des Deux-Sèvres, et qu'il a fallu attendre 17 ans pour que quelqu'un, René Pacaut, se déplace pour retrouver le témoin, ce qu'il rapporte dans "Ils ont rencontré des extraterrestres" chez A. Lefeuvre, 1978, pages 177-178.

Elle indique que le cas est signalé également Par A. Gamard dans E. Zurcher, "Les apparitions d'humanoïdes", chez A. Lefeuvre, 1979, page 176-177.

René Pacaud révélait qu'il s'agissait d'un canular. Angelo Girardo, le témoin, étant décédé, il avait été voir son épouse, et celle-ci lui a rapporté que son mari avait inventé l'histoire car il adorait faire marcher ses copains.

Van Overmeire indique que Gérard Barthel et Jacques Brucker, dans La Grande Peur Martienne, mentionnaient également que l'on avait affaire à une mystification, selon la déclaration d'un fils d'A. Girardo.

[Ref. fdt1:] FREDERIC DUMERCHAT:

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Francat:

Le cas de Bressuire, mode d'emploi

- par Frédéric Dumerchat

Rencontre rapprochée du troisième type à Bressuire, dans les Deux-Sèvres, le 3 octobre 1954: mécanismes d'un canular, manipulations de l'information et mystifications ufologiques.

Un "témoignage"

Les articles de presse (Le Figaro du 4 oct. 1954, La Croix, Paris-Presse, L'Aurore, France Soir, Libération du 5 oct. 1954... (l) constituèrent l'unique base d'information des ufologues qui citèrent cette RR3 (2). Ils ne se reportèrent pas à la "source" journalistique constituée de deux articles du quotidien régional La Nouvelle République du Centre-Ouest du 4 oct. 1954, p. 2 et 3 de l'édition des Deux-Sèvres. Il fallut attendre dix-sept ans pour que quelqu'un, René Pacaut, se déplace pour retrouver le témoin.

Dans Ils ont rencontré des Extra-Terrestres (3), R. Pacaut révélait donc qu'il s'agissait d'un canular. Angelo Girardo, le "témoin", étant décédé, il avait été voir son épouse. Celle-ci lui rapporta que son mari avait inventé l'histoire car il adorait "faire marcher" ses copains. Gérard Barthel et Jacques Brucker, dans La grande peur martienne (4), mentionnaient également que l'on avait à faire à une mystification, selon la déclaration d'un fils d'A. Girardo.

Je devais entrer en relation avec ce dernier. Jean-Claude Girardo est enseignant et habite dans les Deux-Sèvres. Au cours de plusieurs conversations et dans une communication écrite du 30 mars 1983, il me confirmait que son père, décédé en 1961, avait en effet élaboré ce canular dans le but de "faire marcher" un ou plusieurs compagnons de travail à l'abattoir de Bressuire où il était employé à l'époque, peut-être sur la suggestion d'un chef d'équipe. Il ne pense pas qu'il ait pu mettre au point cette histoire tout seul.

Son père s'est plus vraisemblablement trouvé au centre d'une petite machination montée par plusieurs personnes. Machination, qu'il n'a pas osé nier lorsque, son "aventure" s'étant ébruitée, le correspondant local de La Nouvelle République du Centre-Ouest est venu le voir.

Je précise que Jean-Claude Girardo, douze ans à l'époque des faits, n'a pas le souvenir précis de l'affaire. Il l'a surtout restituée à partir du récit de sa mère et il ne lui est pas possible d'être plus explicite. Il ne fut d'ailleurs plus question de cette affaire au domicile familial du fait, très certainement, de l'ampleur qu'elle avait prise sur le moment.

J'appris enfin que le fils du témoin avait bien été contacté téléphoniquement par G. Barthel et J. Brucker et R. Pacaut avait bien rencontré sa mère.

Dans le premier article, commun à toutes les parutions départementales de La Nouvelle République du Centre-Ouest, on peut lire qu'A. Girardo, âgé de cinquante-cinq ans et demeurant à Breuil-Chaussée, a observé à 5h45, alors qu'il allait travailler à vélomoteur, à sept cents mètres de Bressuire, près d'un silo à blé, un engin lumineux ressemblant à une barrique. Près de celui-ci, à deux-trois mètres, se tenait un homme de petite taille, tête nue, vêtu d'une sorte de combinaison. Ce dernier lui fit plusieurs gestes de la main. Pas très rassuré, il continua puis se retourna, mais tout avait disparu.

Le second article, propre à l'édition des Deux Sèvres, est beaucoup plus intéressant. Le flou des réponses fait deviner la gêne du "témoin" et laisse transparaître une possible mystification. On y apprend, sous le titre "Un ouvrier a vu un homme genre scaphandrier dans un engin de forme ronde" que le récit s'est propagé jusqu'au journaliste bressuirais qui a ensuite téléphoné à A. Girardo. "Voici résumé la déclaration que Mr. Girardeau (sic, on retrouve plusieurs fois cette francisation du nom) fit dans son entourage en arrivant aux abattoirs et qu'il nous confirma au téléphone." Le journaliste se rend à son domi-

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cile. Il le décrit comme "un homme sérieux" à propos duquel il a recueilli de bons renseignements. Mais "L'ouvrier parle, hélas!, le français avec assez de difficulté qui ne facilite rien...". Comme son nom le stipule, A. Girardo est en effet d'origine italienne. Ses réponses sont très vagues. "Il fut notamment impossible d'évaluer la luminosité de l'engin. Mais quant à la forme lumineuse aperçue, elle avait peut-être 1 m 50 de haut et était renflée comme une barrique placée debout". Quant au "scaphandrier" notre interlocuteur a indiqué que ce qui lui avait fait employer ce qualificatif était l'habillement: une sorte de grosse combinaison très sombre. Mais l'homme était tête nue et de petite taille, sans que l'on puisse préciser autrement ". Ainsi les données de l'entretien sont les suivantes: un engin lumineux semblable à une barrique placée debout, d'un mètre cinquante de haut; un homme de petite taille, tête nue et vêtu d'une sorte de grosse combinaison très sombre, qui fait plusieurs gestes; le témoin ne s'arrête pas, quand il se retourne, tout a disparu.

[égende image:] Extrait du Journal du Centre, du 5 octobre 1954

On remarquera donc que l'objet n'est pas vraiment décrit comme circulaire, que la seule dimension indiquée est celle d'un mètre cinquante, que l'"homme" est simplement petit et vêtu d'une combinaison, mais qu'A. Girardo a bien utilisé le terme de scaphandrier, et qu'il n'a rien vu du départ de cet engin et de son occupant.

Pourtant, dans la première partie de son reportage, le journaliste qualifie l'engin de rond et écrit qu'une fois l'inconnu remonté à l'intérieur, il disparut dans une direction non précisée. On notera déjà l'interprétation des propos.

L'autre périodique local paraissant dans les Deux-Sèvres, Le Courrier de l'Ouest, dans son édition du 4 oct. 1954, rubrique Bressuire, resta beaucoup plus sceptique. "Un employé de l'abattoir prétend avoir vu hier matin un engin lumineux et son pilote arrêté près du silo à blé", ce "pilote" est d'ailleurs doté d'une taille normale.

Le dépouillement des éditions départementales des deux quotidiens, Nouvelle République et Courrier de l'Ouest (*), permet de repérer l'origine des éléments de la mystification. A. Girardo avait très bien pu, évidemment, en avoir eu connaissance.

Voici quelques exemples, qui me semblent tout à fait probants, puisés uniquement dans La Nouvelle République. L'aventure de Marius Dewilde est relatée le 13 sept. en p.2, et le 16 sept. en p. 1, avec photo à l'appui... Il est question d'un engin et de deux êtres d'apparence humaine, ne dépassant pas un mètre et vêtus de scaphandres.

Le 15 sept. en p.8, le 16 sept. en p. 7, et le 17 sept. en p. 1, avec photo, on découvre la rencontre d'Antoine Mazaud: un être lui serre la main.

Le 29 sept. en p. 6, on apprend qu'Yves David, sur la route de Cenon à Vouneuil (Vienne), a vu un engin posé au sol et un être de petite taille lequel après lui avoir tapé sur l'épaule, a regagné l'objet qui disparut instantanément. Le 2 oct. en p. 8, donc la veille de la pseudo-rencontre, à Marcilly-sur-Vienne (Indre-et-Loire), Georges Gatey aurait aperçu un "engin circulaire", un homme de petite taille vêtu d'une combinaison, avec un casque de scaphandre, qui est remonté dans son engin, lequel s'éleva par secousses, puis disparut. Le journal y revient du reste le 4 avec un dessin en première page. Des observations avaient déjà été signalées dans le département: par exemple le 2 oct. en p. 4, on pouvait lire que les habitants de Thouars avaient vu deux "disques" à la nuit tombante.

L'affaire d'A. Mazaud, (qui a certainement observé un hélicoptère et son pilote) (5), et celle de M. Dewilde, (qui n'est certainement pas irréductible) (6), ont joué un rôle important dans la "vague" de 1954. Celle de Marcilly est un canular et celle d'Y. David, une invention journalistique (8). G. Barthel et J. Brucker ont montré ce que l'on pouvait penser des petits scaphandriers français de 1954 qui bien sûr rentrèrent par la suite dans la typologie des extra-terrestres.

Des déformations aux théories.

On trouve ce cas dans tous les livres constitutifs de l'ufologie française. Au-delà du fait qu'il s'agisse d'une mystification, tributaire de l'imagerie soucoupique de l'époque, véhiculée par les médias, au-delà des approximations et des erreurs dans la manière dont il est rapporté, (dues aux altérations des articles de presse); cette pseudo-rencontre permet, à son niveau, de se rendre compte de la dégradation et de la

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manipulation de l'information "soucoupe volante" constatées à juste titre par Michel Monnerie, G. Barthel et J. Brucker (10).

Mystifiés et eux-mêmes mystificateurs - le plus souvent inconsciemment sans doute - quant à l'objectivité de leurs études, le principal souci des ufologues apparaît ainsi comme la réduction de la matière journalistique, grande source de leurs travaux, à leurs certitudes ufologiques: engin circulaire et lumineux, petit humanoïde, alignement orthoténique, couloir de vol, disparition subite, il ne manquait plus que le calage du vélomoteur.

Pour Le Figaro du 4 oct. et La Croix et Paris Presse du 5 oct., l'engin, circulaire pour les deux premiers journaux est reparti à grande vitesse. Dans France-Soir et Libération du 5 oct., il est respectivement question d'"un scaphandrier volant" et d'"un scaphandrier monté sur une assiette".

Dans Black-out sur les soucoupes volantes (11), Jimmy Guieu se trompe de date mais, s'il n'en donne pas l'origine journalistique sa version est néanmoins fidèle. L'objet est quand même devenu un "astronef" et il fait remarquer: "Il est regrettable que ces engins n'aient pas été vus par un enquêteur compétent qui n'eut pas manqué de s'en approcher... pour les voir peut-être décoller aussitôt. Nous n'avons jamais, à la C.I.E.0., cessé de préconiser le calme devant les astronefs d'un autre monde".

Pour Aimé Michel, qui n'indique pas sa source, Mystérieux objets célestes (12), l'engin est circulaire et de trois mètres de diamètre, (c'est la premiere fois que l'on voit apporter cette dernière "précision", l'être y est remonté et s'est envolé à une vitesse vertigineuse. A. Girardo n'aurait jamais quitté des yeux l'étrange visiteur, c'est également là une primeur. "Vision de débile mental ou réalité, peu importe: dans les deux cas, l'événement se produisit sur la ligne Bergerac-départementale 16 - Angoulême-Saint-Maixent". Ce cas figure donc sur un de ses fameux alignements orthoténiques. Je n'ai pas trouvé trace dans la presse locale du cas de St-Maixent.

Dans l'ouvrage de Michel Carrouges, Les apparitions de Martiens (13), l'objet est bien une sorte de barrique debout dans l'herbe, il s'interroge ensuite sur la différence des versions, une où l'être est tête nue, les autres où il porte un scaphandre. Origine de ses informations: les livres de J. Guieu et A. Michel cités, plus Le Figaro et France-Soir.

Jacques Vallée l'inclut dans son catalogue, Chroniques des apparitions extra-terrestres (14): "engin circulaire de 3m. de diamètre", "un petit personnage vêtu d'un scaphandre", et donne comme source A. Michel et quatre titres de la presse nationale.

Dans Face aux extra-terrestres, 1975 (15), de Charles Garreau et Raymond Lavier, l'engin est toujours circulaire et de trois mètres de diamètre, le témoin n'a pas quitté le scaphandrier des yeux, celui-ci pénètre dans ce "disque" qui s'élève à une vitesse vertigineuse. Cette affaire figure en plein sur un de leurs "couloirs de vols et d'atterrissages". Leurs références: "coupure de presse, dossiers personnels".

Michel Figuet reprend ces éléments dans son catalogue (16). Mais depuis, il le signale comme mystification dans son nouveau catalogue Francat (17). Le cas figure toujours sur la carte de Lumières dans la nuit consacrée aux observations de 1954 et dans d'autres articles ou livres, mais il serait fastidieux de poursuivre ce "pointage".

Ce charmant petit humanoïde était le seul attesté dans les Deux-Sèvres, avec ceux qui auraient été vus en mars ou avril 1955 dans la forêt de Chizé. Les témoins de ce dernier cas, qui n'a pas laissé de trace dans la presse locale, je l'ai vérifié, sont anonymes. Il n'est connu que par un coup de téléphone à une émission d'Europe n° 1 du 30 mai 1975 (18).

Des ovnis, rien que des ovnis...

L'étude de cette affaire, confrontée à un travail plus large, notamment sur la "vague" de 1954 dans les Deux-Sèvres et la Vienne, com-

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porte 1'essentiel des remarques de MM. Monnerie, G. Barthel et J. Brucker: déformations en tout genre de la presse à l'ufologue, non objectivité, rôle des médias dans la propagation des rumeurs et, ultérieurement, des ufologues dans la diffusion et le développement du mythe.

Il est intéressant, (et la "vague" de 1954, loin d'être complètement exploitée, en est un excellent tremplin), de montrer comment les ufologues ont effectivement procédé et de mesurer, sous tous ses angles, l'aspect sociopsychologique de l'ovni.

Même si l'ufologie est une parascience, il n'en reste pas moins, et plus que jamais, que le travail subsiste. Mais encore faut-il s'entendre sur le contenu, la rigueur et les perspectives de ce labeur.

Frédéric Dumerchat

(*) Réalisé avec Brigitte Dumerchat pour la "vague" de 1954 et pour tous les cas des années 1950 - 1960 répertoriés dans la littérature ufologique (travail qui fera l'objet d'une publication).

Notes:

[Ref. lgs1:] LOREN GROSS:

3 octobre. Bressuire, France. (aube)

Petit personnage en tenue de plongeur.

Michel a écrite:

M. Angelo Girardo, âgé de 55 ans, demeurant à Breuil-Chaussée (Deux-Sèvres), allait en vélo vers Bressuire, à cinq ou six miles de distance, lorsque, comme il approchait du silo à grains de la Ferme Coopérative de Bressuire, il se retrouva presque sur le dessus d'une machine en forme de disque de près de dix pieds de diamètre, reposant sur le sol. M. Girardo s'est arrêté, stupéfait, et remarqué à côté de la machine un petit personnage vêtu d'une sorte de combinaison de plongée. La petite créature a fait comme si elle allait se diriger vers M. Girardo, qui a commencé à pédaler à nouveau, terrifié, mais en regardant le mystérieux visiteur tant qu'il pouvait. Celui-ci se retourna vers sa machine et est monté dedans, et l'objet a décollé à une vitesse vertigineuse." (xx.)

(xx.) Michel, Aime. Flying Saucers and the Straight-Line Mystery. p.130.

[Ref. sdn1:] STEVEN DUNN, OCCUPANTS DATABASE:

DATE DESCRIPTION MICAP_CLAS REF
03.10.1954 Bessuire, FR
3 OCT 54
Un homme de 55 ans qui allait au travail a vu une soucoupe de 10 pieds de diamètre. Un petit personnage en scaphandre est entré dans l'engin qui est alors parti à grande vitesse.
CE-3-103 Lorenzen UTWS, pg 172

[Ref. ars1:] ALBERT ROSALES:

115.

Lieu. Bressuire Deux Sevres France

Date: 3 octobre 1954

Heure: 0545A

M Angelo Girardo voyageait en scooter à moteur vers son travail à Bressuire quand il a remarqué un engin lumineux, "comme un tonneau se tenant droit dans l'herbe." Un homme de petite stature, habillé d'un uniforme foncé sans casque, se tenait près de l'objet; il gesticulait vers Girardo, qui filé au loin. Quand il a regardé en arrière, l'objet et l'homme avaient disparu.

Humcat 1954-17

Source: Jimmy Guieu, Black Out

Type: C

[Ref. rhl1] RICHARD HALL:

TABLE 1. OBSERVATIONS D'OCCUPANTS D'OVNIS, 1954-1963

[...]

3 octobre 1954 Angelo Girardo, Bressuire, France

Un petit personnage en costume du plongeur; le cycliste est tombé sur le disque de 10 pieds au sol, être à côté de lui; l'être entre dans l'et engin et décolle.

[...]

[Ref. djn1:] DONALD JOHNSON:

Donald Johnson indique que le 3 octobre 1954, Angelo Girardo, 55 ans, un employé de parc à matériau, allait travailler à Bressuire, France, à l'aube, quand il a vu un engin circulaire avec un diamètre de trois mètres et un petit personnage portant un costume de plongée, se tenant tout près. L'objet a décollé à une vitesse fantastique.

Donald Johnson indique que les sources sont "Jacques Vallee, Passport to Magonia, page 215; Michel Figeut [Figuet] et Jean-Louis Ruchon, OVNI: Le premier dossier complet des rencontres rapprochees en France, page 111."

[Ref. jbu1:] JEROME BEAU:

Jérôme Beau indique que le dimanche 3 octobre 1954 à l'aube à Bressuire en France, Angelo Girardo se rendait à son travail lorsqu'il a vu un engin circulaire de 3 mètres de diamètre et, à coté, un petit personnage vêtu d'un scaphandre. L'objet s'est éloigné à une vitesse vertigineuse.

Jérôme Beau indique que les sources sont La Croix, France-Soir, Paris-Presse, 3 octobre 1954; Le Figaro, 4 octobre 1954; France-Soir, Libération, La Croix, 5 octobre 1954, et Vallée, J., cas N.45, "Rapport sur l'analyse de 200 observations documentées faites en 1954."

[Ref. rin1] BLOG "RIGOROUS INTUITION":

[... Autres cas ...]

3 octobre: A l'aube à Bresseuir, un employés de parc à matériau de des cinquante-cinq ans allait travailler quand il a vu un petit être portant un costume de plongée se tenant près d'un engin circulaire d'environ dix pieds de diamètre. L'objet a vite décollé.

[... Autres cas ...]

[Ref. uda1:] SITE WEB "UFODNA":

Le site web indique que le 3 octobre 1954 05:45 à "Bressuire Deux Sevres, France M Angelo Girardo voyageait en scooter à moteur vers son travail à Bressuire quand il a remarqué un engin lumineux, 'comme un tonneau se tenant droit dans l'herbe.' Un homme de petite stature, habillé d'un uniforme foncé sans casque, se tenait près de l'objet; il a gesticulé vers Girardo, qui a filé. Quand il a regardé en arrière, l'objet et l'homme avaient disparu."

La source est un lien vers une page web inexistante.

[Ref. uda2:] SITE WEB "UFODNA":

Le site web indique que le 3 octobre 1954 à 04:00 dans "Bressuire N148B 4K, France", il y a eu un "disque type 8,1 10 pieds sur la terre. Le petit personnage portait une tenue de plongée. Quand il s'est tourné vers lui le témoin est parti a vélo. Regardé en arrière, vu entité entrant dans la machine, décollé à grande vitesse. Un disque lumineux, environ 10 pieds de large, a été observé par un témoin masculin de 55 ans sur une route pendant deux minutes (Girardo, A). Un nain de 3 pieds de haut, portant une tenue de plongeur, a été vu."

Les sources sont indiquées comme "Webb, David, HUMCAT: Catalogue of Humanoid Reports; Guieu, Jimmy, Flying Saucers Come from Another World, Citadel, New York, 1956; Michel, Aime, Flying Saucers and the Straight-Line Mystery, S. G. Phillips, New York, 1958; Lorenzen, Coral E., UFOs: The Whole Story, Signet T3897, New York, 1969; Bowen, Charles, The Humanoids: FSR Special Edition No. 1, FSR, Londres, 1966; Pereira, Jader U., Les Extra-Terrestres, Phenomenes Spatiaux, Paris, 1974; Vallee, Jacques, Computerized Catalog (N = 3073); Vallee, Jacques, Challenge to Science: The UFO Enigma, Henry Regnery, Chicago, 1966; Vallee, Jacques, Preliminary Catalog (N = 500), (dans JVallee01); Vallee, Jacques, A Century of Landings (N = 923), (dans JVallee04), Chicago, 1969; Schoenherr, Luis, Computerized Catalog (N = 3173); Carrouges, Michel, Les Apparitions de Martiens, Fayard, Paris, 1963; Delaire, J. Bernard, UFO Register Volume 7 (1976), Data Research, Oxford, 1976; Coupures de Journaux; Hall, Richard H., The UFO Evidence, Volume II: A Thirty-Year Report, Scarecrow Press, Lanham, 2000, ISBN:0-8103-3881-8; Hatch, Larry, *U* computer database, l'Auteur, Redwood City, 2002."

[Ref. uda3:] SITE WEB "UFODNA":

Le site web indique que le 13 octobre 1954 pendant la journée à Bressuire, France, il y a eu "une rencontre rapprochée avec un engin non identifié et ses occupants. Un témoin (Dinardeau) a observé un disque lumineux."

La source est indiquée comme Wilkins, Harold T., Flying Saucers Uncensored, Citadel, 1955; et "Coupures de Journaux".

[Ref. djn2:] DONALD JONHSON:

Donald Johnson indique que le 3 octobre 1954, à l'aube, Angelo Girardo, un ouvrier de parc à matériau de 55 ans, allait travailler à Bressuire, Deux-Sevres, France. Il a vu un engin circulaire d'un diamètre de trois mètres avec un petit personnage portant une tenue de plongée se tenant à côté. L'objet est parti à une vitesse fantastique.

Les sources sont notées comme "Vallee, Jacques, Passport to Magonia: A Century of Landings, p. 215; Michel Figuet & Jean-Louis Ruchon, OVNI: Le Premier Dossier Complet des Rencontres Rapprochees en France, pp. 111."

[Ref. prn2:] PETER ROGERSON:

3 octobre 3 1954. 0545hrs.

BRESSUIRE (DEUX SEVRES: FRANCE)

Angelo Girardo (55), un employé de parc de stockage allait travailler, lorsque, près du silo de la ferme coopérative Bressuire, il a vu un objet circulaire de 3m de diamètre, et, se tenant à proximité, un petit personnage, portant un cotsume de plongée, qui marchait vers lui. Comme Angelo pédalait loin terrorisé, le petit homme rentra dans l'engin, qui a décollé à une vitesse fantastique. Des années plus tard, sa veuve a affirmé que l'histoire était un canular sur ses amis.

Michel 1958 p.130
Vallee cas 182 citant La Croix + France Soir + Liberation tous 5 octobre 1954 + Figaro 4 octobre 1954 + Guieu 1956b, p.131.
Richard Heiden citant Carrouges 1967, p.158 + Perrira 1966 p.193.
Alain Gamard citant Pacaut 1978 p 177 et une communication personelle.

[Ref. tai1:] SITE WEB "THINK ABOUT IT":

Lieu: Bressuire Deux Sevres France

Date: 3 octobre 1954

Heure: 0545A

M. Angelo Girardo se rendait en scooter à son travail à Bressuire quand il a remarqué un engin lumineux, "comme un tonneau debout dans l'herbe." Un homme de petite taille, vêtu d'un uniforme noir, sans casque, se tenait à côté de l'objet; il gesticulait vers Girardo, qui a filé au loin. Quand il se retourna, l'objet et l'homme avaient disparu.

Source: Jimmy Guieu, Black Out

[Ref. nip1:] "THE NICAP WEBSITE":

*3 oct. 1954 - Angelo Girardo, 55 ans, un employé du parc de stockage, allait travailler à Bressuire, France, à l'aube, quand il a vu un engin circulaire d'un diamètre de trois mètres et un petit personnage vêtu d'un costume de plongée, se tenant tout près. L'objet a décollé à une vitesse fantastique. (Sources: Jacques Vallee, Passport to Magonia: A Century of Landings, p. 215, cas n° 182; Michel Figuet & Jean-Louis Ruchon, OVNI: Le premier dossier complet des rencontres rapprochees en France, p. 111).

[Ref. jgz1:] JULIEN GONZALEZ:

L'auteur indique qu'il y a eu une fausse rencontre rapprochée du troisième type à Bressuire, Deux-Sèvres, le 3 octobre 1954, à 05h45:

Angelo Girardo, 55 ans, employé aux abattoirs, se rendait à son travail à bicyclette quand arrivant près du silo à blé de la coopérative agricole de Bressuire, il s'est trouvé nez à nez avec un engin circulaire de 3 mètres de diamètre environ, posé au sol, près duquel se tenait un être vêtu d'une sorte de scaphandre.

L'être s'est alors dirigé vers le témoin qui épouvanté a pris le large. Peu après, l'engin s'est envolé à très grande vitesse.

Les sources sont indiquées comme Jimmy Guieu, "Black-Out sur les Soucoupes Volantes", page 131; Aimé Michel, "Mystérieux Objets Célestes", page 221; Michel Carrouges, "Les Apparitions de Martiens", page 119.

Julien Gonzalez indique qu'en réalité, René Pacaut, 17 ans plus tard, a retrouvé la veuve du témoin qui lui a confié que son défunt époux avait à l'époque inventé cette histoire de toutes pièces pour faire marcher ses copains.

Il indique que la source de l'explication est René Pacaut, "Ils ont rencontré des extraterrestres", page 178.

[Ref. dcn1] DOMINIQUE CAUDRON:

Dominique Caudron indique que le catalogue de 800 cas publié en 1970 par Maurice Santos, est un bel exemple de ce qu'il ne faut pas faire; il indique en extraire la liste des cas du 3 octobre 1954, qu'il connaît bien pour avoir enquêté sur ces cas de sa région du nord. Pour chaque cas, en dessous du texte du catalogue Santos, il indique ce qu'il aurait fallu écrire, et l'explication après analyse quand il y en a une.

Santos écrivait que pour ce cas N° 548 du 3 octobre 1954, d'atterrissage, il y avait eu à Bressuire un Objet Volant Inconnu signalé au sol avec son pilote.

Dominique Caudron indique qu'à l'aube, Bressuire, 79, un cycliste a vu un engin de trois mètres au sol, et un petit être en scaphandre qui y monta et s'envola à une vitesse vertigineuse. ( en fait, après enquète de René Pacaut: Canular )

Il note que la numérotation des cas par Santos semblait une bonne idée, mais qu'en fait elle empêche l'évolution du catalogue, dont la numérotation devient incohérente à la première mise à jour: "Par exemple, ce catalogue ne contient que 10 cas pour la région du Nord, alors que nous en connaissons 48. Comment placer les 38 autres?"

[Ref. ubk1:] "UFO-DATENBANK":

Cette base de données a enregistré ce cas 18 fois!

N° de cas Nouveau N° de cas Enquêteur Date d'observation CP Lieu d'observation Pays d'observation Heure d'observation Classification Commentaires Identification
19540927 27.09.1954 Bressuire France
19541002 02.10.1954 Bressuire France Aube
19541003 03.10.1954 Bressuire France Aube RR III
19541003 03.10.1954 Bressuire France Aube RR III
19541003 03.10.1954 Bressuire France Aube RR III
19541003 03.10.1954 Bressuire France Matin RR III
19541003 03.10.1954 Bressuire France Aube RR III
19541003 03.10.1954 Bressuire France RR III
19541003 03.10.1954 Bressuire France 04.00 RR III
19541003 03.10.1954 Bressuire France
19541003 03.10.1954 Bressuire France 06.00
19541003 03.10.1954 Bressuire France Aube RR III
19541003 03.10.1954 Bressuire France Aube RR III
19541003 03.10.1954 Bressuire France
19541003 03.10.1954 Bressuire France 04.00 RR III
19541003 03.10.1954 Bressuire France Fin de jour RR III
19541013 13.10.1954 Bressuire France RR III
19541013 13.10.1954 Bressuire France Aube RR III

[Ref. prn3:] PETER ROGERSON - "INTCAT":

3 Octobre 1954. 0545hrs.

BRESSUIRE (DEUX SEVRES : FRANCE)

Angelo Girardo (55), un employé de lieu de stockage allait au travail, quand, près du silo de la coopérative fermière de Bressuire, il a vu un objet circulaire de 3m de diamètre, et, debout près de lui, un petit personnage, portant une tenue de plongée, qui marchait vers lui. Tandis qu'Angelo pédalait pour s'éloigner terrifié, le petit homme est entré de nouveau dans l'engin, qui a décollé à une vitesse fantastique.

Evaluation - Des années plus tard, après son décès des amis de Giraldo [sic] ont dit à l'ufologue Rene Pacaut que l'histoire était un canular pour impressionner ses collègues de travail. Il apparaît que La Nouvelle République du Centre-Ouest 4 octobre 1954, p2 et p3 de l'édition des Deux-Sèvres expliquerait que c'était un canular.

Notes:

Deux articles du quotidien régional La Nouvelle République du Centre-Ouest du 4 octobre 1954, p. 2 et 3 de l'édition des Deux-Sèvres expliqueraient qu'il s'agissait d'un canular. mais malgré cela, malgré René Pacaut, Barthel et Brucker, et des sources facilement accessibles: Godelieve van Overmeire avant moi et moi-même tant en Français qu'en Anglais depuis 2002 lorsque j'ai ouvert ce dossier, l'information de la nature farcique du cas n'a pas été répercutée sur les sites Internet, presque tous continuant à mentionner tel quel le résumé de Vallée ou celui de Guieu.

Explications:

Canular.

Mots clés:

(Ces mots clés sont uniquement destinés à aider les recherches et ne préjugent pas des faits.)

Bressuire, Deux-Sèvres, Angelo Girardo, engin, objet, soucoupe, circulaire, occupant, humanoïde, scaphandre, atterrissage, vitesse, farce, canular

Sources:

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Historique du document:

Version: Créé/changé par: Date: Description:
0.1 Patrick Gross 3 août 2007 Première publication.
1.0 Patrick Gross 9 janvier 2009 Conversion de HTML vers XHTML Strict. Première version formalisée. Additions [uda1], [uda2], [uda3].
1.1 Patrick Gross 28 février 2010 Addition [djn2].
1.2 Patrick Gross 12 mars 2010 Addition [mcs1].
1.3 Patrick Gross 4 juin 2010 Addition [lae1].
1.4 Patrick Gross 20 juin 2010 Addition [jve5].
1.5 Patrick Gross 7 juillet 2010 Addition [rin1].
1.6 Patrick Gross 29 juillet 2010 Addition [ler1].
1.6 Patrick Gross 13 août 2013 Addition [prn2].
1.7 Patrick Gross 3 octobre 2014 Additions [jve7], [lgs1], [tai1], [nip1].
1.8 Patrick Gross 14 octobre 2016 Addition [dcn1].
1.9 Patrick Gross 10 décembre 2016 Additions [gbr1], [tbr1], [ubk1].
2.0 Patrick Gross 17 février 2017 Additions [lpv1], [jgz1].
2.1 Patrick Gross 2 novembre 2019 Additions [jdc1], [ads1], [ous1], [agd1], [mft1], [fdt1], [lhh1], [prn3], Résumé.
2.2 Patrick Gross 6 janvier 2020 Addition [ppe1].
2.3 Patrick Gross 29 février 2020 Addition [nnm1].
2.4 Patrick Gross 25 avril 2020 Addition [jps1].

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Cette page a été mise à jour le 25 avril 2020.