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La vague française de 1954:

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14 octobre 1954, Grenoble, Isère:

Référence pour ce cas: 14-oct-54-Grenoble.
Merci de citer cette référence dans toute correspondance avec moi en rapport avec ce cas.

Résumé:

Un article "anti-soucoupes" du journaliste Jacques Derogy dans le journal national Libération du 15 octobre 1954 narrait les péripéties du fameux ballon italien de haute altitude sur la France, et entre autres à Grenoble ou "on lui attribua la forme d'une ampoule de sérum volant". Derogy indiquait qu'un radio-amateur de Besançon, M. Brunet, avait capté le 14 octobre 1954 à 13:30 le message suivant:

"Université de Padoue, à Milan (Italie), a envoyé ballon pour recherches nucléaires. Par suite avarie radar [!], engin a dépassé frontière prenant direction Grenoble Ou probablement à 17 heures G.M.T. Prévenir population car ballon peut ĂȘtre dangereux [!] atterrissage ou après."

Et vers la fin de la soirée, la préfecture de l'Isère recevait deux télégrammes venant de Milan et de Paris et demandant "aide pour récupération ballon chargé matériel scientifique pour étude rayons cosmiques". L'enveloppe du ballon avait été récupérée vers 22 heures aux portes de Grenoble.

En 2019, la journaliste Sylvaine Romanaz, sur le site Web du journal régional Le Dauphiné Libéré, raconte des événements de la mi-octobre 1954 relatifs aux "soucoupes volantes", puisés sans doute dans les archives de ce journal.

Elle rapporte notamment:

Dans les jardins publics, aux terrasses des cafés, sur les trottoirs, des milliers de gens immobiles les yeux rivés vers le ciel. En ce 14 octobre 1954, alerte à Grenoble: une soucoupe volante traverse le ciel. Pas de doute pour les plus informés, les Martiens débarquent!

Dans l'après-midi le standard du Dauphiné Libéré croule sous les appels. Et à 18h, à la sortie des usines et des bureaux, l'affluence augmente encore dans les rues. "Puisque je vous dis qu'il s'agit d'un ballon sonde!" s'écrie une passante. Peine perdue. Pas un témoin de convaincu.

Mieux, l'hallucination collective des Grenoblois s'étend. [...]

Elle donne l'explication:

Alors, martiens ou pas Martiens? La réponse parvient de façon très terre à terre... de la préfecture de l'Isère. Celle-ci reçoit un message de la part d'un M. Polvani, directeur de l'institut de physique de Milan: "Nous demandons aide identification et récupération ballon stratosphérique chargé de matériel scientifique, passé en France". L'appareil est destiné à étudier les rayons cosmiques. Fin de l'emballement? Pas du tout.

Car les scientifiques offrent une prime de 20000 francs à qui aidera à récupérer le ballon en appelant "Odéon 99-17". De quoi pousser tout le monde à scruter le ciel encore et encore. D'ailleurs à Grenoble, sur le terrain d'aviation, les spécialistes tentent de le repérer et d'estimer sa hauteur quand l'objet leur passe au-dessus de la tête.

Difficile de le rater, le ballon fait 28 mètres de diamètre et pèse 110 kilos. Pouvant monter jusqu'à 33000 m, il est en revanche bien difficile à poursuivre...

Rapports:

[Ref. lin1:] JOURNAL "LIBERATION":

Scan.

A chaque jour son histoire de fou...

Les Martiens sont-ils cousin de Bao Daï?

Deux feuillets détachés d'une brochure du prince du loch par des campeurs vietnamiens ont été pris pour des messages intersidéraux

CONTRAIREMENT à ce qu'impriment certains confrères, le dossier des "soucoupes volantes" n'est pas ouvert en France car il ne contiendrait pour le moment que du vent. Ce qui est ouvert tout grand, c'est le robinet déréglé de ces mêmes confrères et de l'agence de presse qui continue à nous débiter les informations les plus fantaisistes de mêlée de mises au point et de démentis, sans discrimination, en vrac, comme s'il s'agissait des accidents de la route et des "sinistres".

Parmi ce flot incontrôlé, dont nous avons décidé désormais de vous faire grâce, recueillons toutefois pour l'édification de nos lecteurs ces petites perles de l'imagination de quelques-uns de nos contemporains.

Sur un terrain vague de Toulouse, trois témoins - dont un adolescent - ont vu, le 13 octobre à 19 h. 33, un scaphandrier de petite taille, avec une tête grosse par rapport au corps descendre d'un engin sphérique et

Jacques DEROGY.

Suite page 5, Col. 3

Scan.

SOUCOUPES VOLANTES

Suite de la P.1-Col.7

rougeâtre. Le scaphandrier brillait comme du verre et roulait deux yeux énormes. C'est là un portrait classique de la littérature dite d'anticipation. Mais cette fois le rayon vert faisait défaut.

Mieux, à Montluçon, un employé de la S.N.C.F. a rencontré en traversant les voies, à proximité du pont du Gers, une torpille de 4 mètres posée à proximité d'un réservoir de gaz oil destiné aux autorails. A côté se trouvait un être terriblement poilu.

"Que faites-vous là? questionna le cheminot, paraît-il intrigué.

- Gas oil", répondit l'inconnu, qui faisait sans doute le plein de son engin puisque quelques minutes après la vision s'évanouissait à la verticale, sans laisser de traces.

Mais des traces, il se trouve toujours des "témoins" pour en fournir. Témoins les chasseurs de Saint-Ambroix (Gard) qui, ayant aperçu sept êtres minuscule s'engouffrer dans un engin phosphorescent, ont découvert à l'emplacement de celui-ci des graines d'aspect bizarre qu'aucun grainetier de la région - souligne la dépêche - n'a pu classer dans une espèce connue.

"Les Martiens écrivent en quoc-ngu"

La meilleure de la journée est tout de même cette histoire qui nous vient de la Haute-Garonne, où un mécanicien de Lèguevin, Jean Marty, 42 ans, affirmait hier matin avoir vu se poser au milieu d'un champ, dans la nuit de mardi à mercredi, un disque lumineux de 7 mètres de diamètre et de 2 m. 50 de hauteur.

Lorsque le "témoin" voulut s'approcher, le disque s'éleva dans les airs, sans bruit, verticalement et à une allure vertigineuse. Sur l'herbe, à l'endroit d'où l'engin s'était envolé, M. Marty ramassa deux feuillets de papier glacé, couvert de caractères d'imprimerie, ni souillés, ni froissés, ni humides, comme s'ils venaient d'être déposés à l'instant. Un ancien militaire d'Indochine, retiré dans la région, put déchiffrer le texte écrit en "quoc-ngu", qui est l'écriture romaine de la langue vietnamienne, et traitant de questions intéressant le Vietnam et le Vietminh! De là à embrouiller le dossier des soucoupes volantes et le dossier des "fuites", il n'y avait qu'un pas qu'une enquête rapide empêchera à certaines imagination débordante de franchir. Les investigations aussitôt entreprises par la Sécurité aérienne on fait, en effet, apparaître qu'il s'agissait de deux feuillets arrachés d'une brochure éditée par les services du prince Buu Loc (représentant de Bao Daï en France et cousin de l' "empereur") et abandonnés à Léguevin par des vietnamiens Venus pique-niquer... Il y était question d'entrées de navires dans les ports indochinois et d'arrivages de poissons...

Soucoupes et ballons

Ainsi se dégonflent les plus belles baudruches. Il suffit de faire l'enquête. De la même manière, le gouvernement militaire de Metz, qui avait ouvert une enquête sur le "mystérieux" cercle lumineux saisi dimanche soir dans le faisceau d'un projecteur, a conclu qu'il n'y avait pas lieu de prendre en considération les informations publiées à ce sujet.

Mais les autorités militaires ne doivent pas être seules habilitées à enquêter sur les observations relatées à droite et à gauche. Si l'on veut vraiment que soit posé le problème des phénomènes observés ces temps-ci dans notre ciel, il faut couper court à cette avalanche de canards, de ragots et de racontars plus ou moins farfelus, soit en interrogeant les prétendus témoins, soit, quand la bonne foi ne fait pas de doute, en se renseignant et en renseignant le public sur les événements qui sont souvent à l'origine d'observations sérieuses.

Ainsi, une mise au point a été faite hier par une habitante de Croth-Sorel, Mme Omonts, au sujet de la "soucoupe" signalée samedi vers 18 h. 30 au-dessus de la région de Saint-André.

- L'objet n'était qu'un vulgaire ballon, qui portait un dessin peint en rouge à son sommet, et une nacelle maintenue par des cordages.

On n'aurait sans doute pas manqué de nous signaler également un étrange phénomène dans le ciel savoyard, aperçu ce matin à Modane, à Saint-Jean-de-Maurienne, à Aiguebelle où cars et autos se sont arrêtés, à Chambéry et à Grenoble ou simultanément on lui attribua la forme d'une ampoule de sérum volant, si un radio-amateur de Besançon, M. Brunet, n'avait à 13 h. 30 de capter le message suivant:

Université de Padoue, à Milan (Italie), a envoyé ballon pour recherches nucléaires. Par suite avarie radar [!], engin a dépassé frontière prenant direction Grenoble Ou probablement à 17 heures G.M.T. Prévenir population car ballon peut être dangereux [!] atterrissage ou après."

Vers la fin de la soirée, la préfecture de l'Isère recevait d'ailleurs deux télégrammes venant de Milan et de Paris et demandant "aide pour récupération ballon chargé matériel scientifique pour étude rayons cosmiques"... Le parachute avait été recueilli à Briançon, à 17 h. 30, et l'enveloppe du ballon vers 22 heures, aux portes de Grenoble.

Cabaretier-physicien

On voit par ces exemples les possibilités d'une information honnête. Cela ne consiste pas à ouvrir un "dossier" plein de coupures de presse, d'extraits de science-fiction, et de dépêches incontrôlées d'agences ou de correspondants. Encore faudrait-il qu'un "dossier" d'archives de ce genre fut complet. Il est assez piquant de lire dans le "dossier" ouvert depuis quatre jours par "France-Soir" que "le physicien George Adamski qui tient pour acquis que les passagers des soucoupes viennent d'une autre planète, Mars ou Vénus, et ajoute cette précisions décisive que la "Marine" prépare des brigades de spécialistes dont la mission sera d'accueillir les visiteurs d'un autre monde". Notre confrère "Paris-Presse" avait, en effet, il y a dix jours, vendu la mèche et d'autres avant lui: "Enfin un dénommé George Adamski, cabaretier en Californie, a fait fortune en décrivant les splendides éphèbes blonds venus de Vénus dans des soucoupes en forme d'abat-jour et avec lesquels il eut l'avantage de s'entretenir longuement."

L'information a un rôle positif à jouer en soumettant à l'examen des spécialistes les récits vraisemblables, précis, complets, et concordants de témoins de bonne foi, comme les observations signalées hier par cinq toulonnais et par des habitants du Luc, de Cavalaire, et de Saint-Jean-du-Var, qui ont aperçu entre 18 h. 10 et 18 h. 15 une boule de feu venant à vive allure de la mer et disparaissant derrière le Cannet des Maures, en laissant des traces phosphorescentes autour d'elle.

[Ref. lde2:] SITE WEB DU JOURNAL "LE DAUPHINE LIBERE":

LE WEB REMONTE LE TEMPS

L'histoire du dimanche: Alerte aux soucoupes volantes!

Chaque dimanche, le Dauphiné plonge dans ses archives et vous fait revivre un évènement du passé. Ce week-end, retour en 1954, quand le Sud Est voyait des extraterrestres partout...

Par Sylvaine ROMANAZ - 11 août 2019 à 06:05 - mis à jour le 18 avr. 2020 à 11:07 - Temps de lecture: 4 min

Dans les jardins publics, aux terrasses des cafés, sur les trottoirs, des milliers de gens immobiles les yeux rivés vers le ciel. En ce 14 octobre 1954, alerte à Grenoble: une soucoupe volante traverse le ciel. Pas de doute pour les plus informés, les Martiens débarquent!

Dans l'après-midi le standard du Dauphiné Libéré croule sous les appels. Et à 18h, à la sortie des usines et des bureaux, l'affluence augmente encore dans les rues. "Puisque je vous dis qu'il s'agit d'un ballon sonde!" s'écrie une passante. Peine perdue. Pas un témoin de convaincu.

Mieux, l'hallucination collective des Grenoblois s'étend. De Chambéry à Gap, de Fontaine-de-Vaucluse à Faucigny, mêmes récits. "Un gros cigare vertical" pour certains, rouge flamboyant ou vert et gris, orangé ou brillant, un objet non identifié parcourt le Sud-Est.

A Fontaine de Vaucluse, l'affaire prend de l'ampleur. Ce disque blanc qui plane au-dessus de la ville, voilà qui est quand même étrange... Les témoins qui l'observent aux jumelles y vont de leurs précisions: le disque est surmonté d'une calotte sphérique, et ressemble à un chapeau melon argenté. Et de décrire dans le Dauphiné Libéré, une "bordure circulaire inférieure qui porte par intermittence des feux puissants, variant du blanc au violacé en passant par le rouge". L'objet commence tellement à intriguer que vers 14h, deux avions à réaction décollent de la base aérienne de Caritat. Mais la "soucoupe" va trop vite, et disparaît dans le ciel...

Alors, martiens ou pas Martiens? La réponse parvient de façon très terre à terre... de la préfecture de l'Isère. Celle-ci reçoit un message de la part d'un M. Polvani, directeur de l'institut de physique de Milan: "Nous demandons aide identification et récupération ballon stratosphérique chargé de matériel scientifique, passé en France". L'appareil est destiné à étudier les rayons cosmiques. Fin de l'emballement? Pas du tout.

Car les scientifiques offrent une prime de 20000 francs à qui aidera à récupérer le ballon en appelant "Odéon 99-17". De quoi pousser tout le monde à scruter le ciel encore et encore. D'ailleurs à Grenoble, sur le terrain d'aviation, les spécialistes tentent de le repérer et d'estimer sa hauteur quand l'objet leur passe au-dessus de la tête.

Difficile de le rater, le ballon fait 28 mètres de diamètre et pèse 110 kilos. Pouvant monter jusqu'à 33000 m, il est en revanche bien difficile à poursuivre...

A peine les Grenoblois lèvent la tête que c'est à Bourg-Saint-Maurice ou Modane, puis plus loin dans l'Ubaye, que les gendarmes sont alertés par des citoyens plus ou moins apeurés, plus ou moins curieux. Et quand tout le monde commence à se rallier à l'explication scientifique, patatras, un deuxième engin est aperçu simultanément. Cette fois les témoins signalent plutôt une "boule de feu". Mais toujours pas de Martiens. L'observatoire Saint-Michel près de Digne est formel, ça c'est une météore. Et pour le premier, même certitude, c'est un ballon.

Pourtant deux apparitions en même temps, voilà qui est trop louche pour beaucoup d'esprits. Alors les langues se délient. Et l'on recoupe tous les témoignages des quatre coins du pays.

Dans la Dombes c'est un agent d'assurance qui se rappelle avoir vu "un engin très court qui descendait lentement". A Moulins, c'est un instituteur et sa classe qui ont aperçu dans un champ "un engin à l'apparence métallique" avec autour "trois formes qui semblaient être les passagers de cette machine". A quoi ressemble [sic] les extraterrestres? "Un tronc d'homme à peu près normal muni de deux bras terminés par un crochet. Une seule jambe terminée par un socle sphérique". Et la tête? "Conique avec trois yeux en triangle". Quant aux vêtements un des enfants fut très précis: ils avaient la même veste en cuir que Louison Bobet! Inutile de nous demander la photo, cette invasion n'a jamais été immortalisée. Pas assez photogéniques ou trop timides les Martiens...

Plus timides en tout cas que les témoins qui tout au long des années 50' et 60' semblent heureux de se faire filmer ou d'être interrogés par des journalistes pour décrire ce qu'ils ont vu...

Autant d'histoires qui firent boule de neige au point que le débat finit par arriver à l'Assemblée. Faisant fi du ballon scientifique (qui continua sa route dans la vallée du Rhône, notamment au-dessus de Crest puis de l'Ardèche), le député de l'Ariège M. Dejean adressa une question au président du Conseil pour savoir si "il a été créé un service chargé de rassembler la documentation existante et d'étudier la nature et l'origine des dits engins". Service qui existe de nos jours.

Le Geipan est chargé très officiellement de se pencher sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés. Si lors de votre balade dominicale les extraterrestres vous font coucou, vous pouvez le contacter. Restez prudents quand même. En octobre 1954, des ouvriers d'un chantier près de Naples l'affirmèrent haut et fort: voir une soucoupe pouvait être dangereux. Le chien Pékinois qui était avec eux au moment de l'apparition regarda la soucoupe, aboya un coup... et tomba raide mort.

Explications:

Carte.

Il s'agissait du ballon de haute altitude de l'Université de Padoue. Voir également la note de Raymond Veillith de 1968 à ce sujet.

La photo de ce ballon par l'observatoire de Haute-Provence:

Scan.

Sylvaine Romanaz décrit l'incident comme une "hallucination collective", qui se répand; bien entendu ce n'était absolument pas une hallucination collective - elle a dû reprendre là un expression du journal de l'époque.

Le cas à Grenoble est au moins partiellement un "cas négatif": au moins une personne a tout de suite assuré que c'était un ballon, et la préfecture l'a ensuite également appris.

Par ailleurs, je me demande encore s'il n'y avait pas eu deux ballons. Je vois un indice ici: on le voit à Grenoble le 14 octobre 1954, puis "les scientifiques" de Paris ("Odéon 99-17") ont le temps d'apprendre l'événement, de l'expliquer et d'offrir une prime, et des "spécialistes" sur le terrain d'aviation de Grenoble "tentent de le repérer et d'estimer sa hauteur quand l'objet leur passe au-dessus de la tête."

Je pense qu'il y a peu de chance que toute ceci se soit passé dans la même journée, et j'ai documenté des observations de ballon dans la région jusqu'au 16 octobre 1954; alors soit le même ballon est "revenu" au-dessus de Grenoble, ce qui est possible, soit il y a eu deux ballons, ce qui est possible également.

Mots clés:

(Ces mots clés sont uniquement destinés à aider les recherches et ne préjugent pas des faits.)

Grenoble, Isère, cas négatif, ballon, multiple, scientifiques, prime, spécialistes

Sources:

[----] indique des sources que je n'ai pas encore pu consulter.

Historique du document:

Version: Créé/changé par: Date: Description:
1.0 Patrick Gross 17 mars 2021 Première publication, [lde2].
1.1 Patrick Gross 3 avril 2026 Addition [lin1]. Dans le Résumé, addition des informations de [lin1].

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Cette page a été mise à jour le 3 avril 2026.