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La vague française de 1954:

La page d'accueil concernant les cas de la vague française de 1954 se trouve ici.

19 octobre 1954, Ygrande, Allier:

Référence pour ce cas: 19-oct-54-Ygrande. Merci de citer cette référence dans toute correspondance avec moi en rapport avec ce cas.

Rapports:

[Ref. mf1:] FRANCAT, MICHEL FIGUET:

Dans sa liste de non-OVNIS, Michel Figuet a noté:

19.10.1954

Ygrande

Publicité pour les vêtements "Duracuir". Enquête de M. J. Giraud. Eric Zuercher p. 138.

[Ref. bb1:] GERARD BARTHEL ET JACQUES BRUCKER:

Les deux auteurs indiquent que le journal "Le Dauphiné Libéré", 2 octobre 1954, a fait paraître le texte qui suit:

"On nous signale que l'instituteur d'Ygrande, Gustave Rivet, se promenait dans la campagne vers 15:00, accompagné de sa jeune classe comprenant 19 élèves pour le cours de botanique expliqué."

"Au moment où ils étaient sur le point d'arriver sur le lieu dit "Les deux Passages", leur attention fut attirée par un bruit inaccoutumé. Un sifflement léger et alternatif vrillait l'air de la campagne ensoleillée et sans vent. Les enfants peu rassurés demandèrent à leur maître ce qu'il en était. Celui-ci se trouvait dans l'impossibilité de leur répondre. Le bruit cessa tout à coup. Oubliant cet incident, la jeune classe continua sa promenade studieuse. Environ une demi-heure plus tard, à nouveau le bruit se fit entendre et qu'elle [sic] ne fut pas la stupéfaction de toute la classe que de découvrir que ce bruit provenait du milieu du champ caché par un rideau d'arbres."

"Un engin métallique dont l'apparence métallique d'un rouge foncé, leur fit aussitôt penser à une soucoupe volante. Cet instrument comportait deux parties, la partie inférieure d'environ un mètre à un mètre cinquante de haut, sphérique et garnie de hublots ovales; la seconde, supérieure paraissant être un disque d'environ 0,50 mètres d'épaisseur tournant et émettant un léger sifflement, reposait sur des blocs carrés."

"Monsieur Gustave Rivet put tout à loisirs avec un esprit calme, observer cette étrange vision. Autour de l'appareil il y avait trois formes qui semblaient être les passagers de cette machine. Ces formes étaient composées d'un tronc d'homme à peu près normal muni de deux bras dont les proportions étaient humaines mais terminées par un crochet s'ouvrant et se refermant. Une seule jambe terminée par un socle sphérique permettait des déplacements par petits sauts. La tête, très petite et conique semblait avoir trois yeux situés en triangle et permettant de voir dans toutes les directions à la fois."

"Le point le plus curieux reste leur costume qui semblait être une veste de cuir d'une couleur gris acier. Le jeune Chatelin, 14 ans, fils du marchand de confection d'Ygrande, certifie avoir reconnu un vêtement "Duracuir", la maison qui habille Louison Bobet le champion du monde chic et toujours bien habillé... !!! ?"

Les deux auteurs indiquent que si les ufologues avaient de l'humour au lieu d'être bêtes à cause de leur fanatisme ils riraient à cette lecture.

Ils disent ensuite que cette affaire peut être "éliminée sans aucun doute."

Ils racontent ensuite qu'ils ont fait une enquête sur cette affaire, par des lettres et des coups de téléphones et "quelques journées de travail pour être sûrs que nous ne faisons par d'erreur de jugement."

Ils disent ensuite que c'est un canular et que Mr. Rivet et le jeune Chatelin n'ont pas existé mais que "dans le reste des observations la nature du récit ne permet pas toujours de soupçonner une éventuelle plaisanterie."

[Ref. pr1:] PETER ROGERSON:

Octobre 19 1954. 1500hrs

YGRANDE (ALLIER : FRANCE)

L'instituteur Gustav Rivet et 19 écoliers partaient pour une promenade botanique dans le pays, quand à "les deux passages" ils ont entendu un sifflement léger qui s'arrêta brusquement. 30 minutes plus tard ils ont entendu le même bruit et ont vu un objet métallique de couleur rouge profond. Il comprenait une partie inférieure sphérique, d'un diamètre de 1,5 m, avec des hublots ovales, surmontés d'un disque rotatif de 50cm d'épaisseur, d'où provenait le son. Il se tenait sur?des blocs carrés. Autour de l'objet il y avait trois personnages avec des troncs d'humanoïdes, mais une seule jambe qui se terminait en un support sphérique. Ils avaient des crochets comme mains et des petites têtes coniques avec trois yeux en triangle. Ils portaient des vestes en cuir.

Alain Gamard, citant Le Dauphine Libre [sic] 20 octobre 1954.

[Ref. gz1:] JULIEN GONZALEZ:

L'auteur indique qu'il y a eu une fausse rencontre rapprochée du troisième type à Ygrande, Allier, 19 octobre 1954, à 15:00:

L'instituteur d'Ygrande, M. Gustave Rivet, se promènait dans la campagne accompagné de sa jeune classe de 19 élèves pour le cours de botanique. Au moment d'arriver sur le lieu-dit "Les Deux Passages", leur attention a été attirée par un bruit inaccoutumé, un sifflement léger et alternatif. Le bruit a cessé tout à coup. Une demi-heure plus tard, le son s'est fait à nouveau entendre et toute la classe a découvert son origine: au milieu d'un champ un engin d'apparence métallique, rouge foncé, composé de deux parties, une partie inférieure d'environ 1 m à 1,50 m de haut, sphérique et garnie de hublots ovales; une partie supérieure discoïdale d'environ 0,50 m d'épaisseur, tournant et émettant un léger sifflement, reposant sur des blocs carrés. Autour de l'appareil il y avait trois formes composées chacune d'un tronc d'homme à peu près normal muni de deux bras de proportions humaines mais terminés par un crochet s'ouvrant et se refermant. Une seule jambe terminée par un socle sphérique leur permettait des déplacements par petits sauts. La tête, très petite et conique semblait avoir trois yeux situés en triangle permettant une vision dans toutes les directions à la fois. Le jeune Chatelain, 14 ans, fils d'un marchand de confection d'Y grande, avait certifié avoir reconnu dans le costume des entités qui semblait être une veste de cuir de couleur gris acier, un vêtement "Duracuir", la maison qui habille Louison Bobet, le champion du monde toujours chic et bien habillé!

Les sources sont indiquées comme Le Dauphiné Libéré du 20 octobre 1954.

Julien Gonzalez note qu'après contre-enquête, Mr. Jean Giraud a conclut qu'il n'y a jamais eu aucun Gustave Rivet instituteur à Ygrande; qu'il n'y a jamais eu aucun Chatelain, marchand de confection à Ygrande et qu'aucun lieu-dit "Les Deux Passages" n'existe sur la commune d'Ygrande.

La source pour cette explication est donnée comme INFO-OVNI n° spécial "Catalogue d'atterrissages en Auvergne".

Explications:

En tant qu'ufologue, donc "bête" et "sans humour" selon Gérard Barthel et Jacques Brucker, j'ai néanmoins ri, mais de Jacques Barthel et Gérard Brucker plutôt que des ufologues.

En effet, la lecture seule du dernier paragraphe de l'article de journal qu'ils reproduisent suffit à comprendre qu'il s'agit d'une publicité pour les vêtements Duracuir, présentés sous forme de récit d'atterrissage de martien, comme cela se faisait à cette période.

Il semble que Gérard Barthel et Jacques Brucker prennent leur monde pour imbécile en racontant ensuite qu'ils ont fait une enquête comprenant "quelques journées de travail."

Premièrement, il n'y avait aucun risque "d'erreur de jugement" avec cette histoire-là: une veste Duracuir, comme celle qui habille le très élégant champion cycliste Louison Bobet!

Deuxièmement, il n'y a pas la moindre raison d'insulter les gens qui seraient "sans humour", "fanatiques" et "bêtes". Ce cas, quand il figure dans la littérature ufologue, n'est évidemment pas cité comme un cas de soucoupe volante! La seule mention de ce cas que j'ai trouvée est celle de Michel Figuet qui indique bien "Publicité pour les vêtements Duracuir."

Quand à Gustave Rivet "qui n'existe pas", il était en réalité un politicien républicain décédé depuis longtemps, qui avait eu des fonctions dans l'enseignement, chef de cabinet du secrétaire d'Etat à l'Instruction publique en 1879, et dont le nom a été donné à une certain nombre de places et de rues de France, d'où probablement l'inspiration de l'auteur de la publicité.

Quant au champion cycliste Louison Bobet, vainqueur du tour de France trois fois consécutives en 1953, 1954 et 1955, il était effectivement un homme élégant, il a été réellement le premier sportif français qui avait été sollicité pour faire de la publicité.

Mots clés:

(Ces mots clés sont uniquement destinés à aider les recherches et ne préjugent pas des faits.)

Ygrande, Allier, instituteur, publicité, Duracuir, Gustave Rivet, enfants, Chatelain, pinces, trois yeux, occupant, sifflement, carré

Sources:

[---] indique des sources que je n'ai pas encore pu consulter.

Historique du document:

Version: Créé/changé par: Date: Description:
0.1 Patrick Gross 1 septembre 2005 Première publication.
1.0 Patrick Gross 3 janvier 2010 Conversion de HTML vers XHTML Strict. Première version formalisée. Additions [1].
1.1 Patrick Gross 14 août 2013 Addition [pr1].
1.2 Patrick Gross 17 févrire 2017 Addition [gz1].

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Cette page a été mise à jour le 17 février 2017.