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14 octobre 1954, Briançon, Hautes-Alpes:
Référence pour ce cas: 14-oct-54-Briançon.
Merci de citer cette référence dans toute correspondance avec moi en rapport avec ce cas.
Dans les années 1950, Guy Quincy, archiviste français intéressé par les "mystérieux objets célestes" avait noté dans son catalogue, sans source ni détails, qu'il y avait eu des observations le 15 octobre 1954 en journée, dont une à Briançon.
Le bulletin d'ufologie Vaucluse Ufologie N° 18-19 de juin - septembre 1980 donnait le texte d'un article qu'ils disent avoir été publié dans le journal régional Le Midi Libre du 16 octobre 1954; lequel rapporte plusieurs observations de ce qu'ils appellent une "soucoupe" vue le 15 octobre 1954 dans la région.
Il mentionnait, sans plus d'informations, qu'"un engin ressemblant à une grande étoile" a été vu, entre autres, "jeudi après-midi", soit le 14 octobre 1954, dans le ciel de la région de Briançon.
Le journal informait également que cette ou ces "soucoupes" étaient en réalité un ballon-sonde des services météo italiens.
Le journal Le Courrier de Saône-et-Loire du 16 octobre 1954 précisait le sort du ballon: à 16:55, des ouvriers travaillant sur un chantier du hameau du Rozier, commune du Val-des-Prés, à 15 km au Nord-Est de Briançon, dans la vallée de la Guisane, avaient repéré le parachute contenant les appareils, les avaient récupérés et remis à la gendarmerie de Briançon qui avait été alertée, afin d'effectuer les recherches nécessaires. Les appareils étaient en excellent état.
Quant au ballon, il avait continué sa route en direction du Sud-Sud-Ouest de Gap.
Le 15 octobre déjà, le journal national Libération avait indiqué que le parachute de ce fameux ballon italien avait été recueilli à Briançon, à 17:30, le 14 octobre 1954.
[Ref. lin1:] JOURNAL "LIBERATION":
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Deux feuillets détachés d'une brochure du prince du loch par des campeurs vietnamiens ont été pris pour des messages intersidéraux
CONTRAIREMENT à ce qu'impriment certains confrères, le dossier des "soucoupes volantes" n'est pas ouvert en France car il ne contiendrait pour le moment que du vent. Ce qui est ouvert tout grand, c'est le robinet déréglé de ces mêmes confrères et de l'agence de presse qui continue à nous débiter les informations les plus fantaisistes de mêlée de mises au point et de démentis, sans discrimination, en vrac, comme s'il s'agissait des accidents de la route et des "sinistres".
Parmi ce flot incontrôlé, dont nous avons décidé désormais de vous faire grâce, recueillons toutefois pour l'édification de nos lecteurs ces petites perles de l'imagination de quelques-uns de nos contemporains.
Sur un terrain vague de Toulouse, trois témoins - dont un adolescent - ont vu, le 13 octobre à 19 h. 33, un scaphandrier de petite taille, avec une tête grosse par rapport au corps descendre d'un engin sphérique et
Jacques DEROGY.
Suite page 5, Col. 3
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Suite de la P.1-Col.7
rougeâtre. Le scaphandrier brillait comme du verre et roulait deux yeux énormes. C'est là un portrait classique de la littérature dite d'anticipation. Mais cette fois le rayon vert faisait défaut.
Mieux, à Montluçon, un employé de la S.N.C.F. a rencontré en traversant les voies, à proximité du pont du Gers, une torpille de 4 mètres posée à proximité d'un réservoir de gaz oil destiné aux autorails. A côté se trouvait un être terriblement poilu.
"Que faites-vous là? questionna le cheminot, paraît-il intrigué.
- Gas oil", répondit l'inconnu, qui faisait sans doute le plein de son engin puisque quelques minutes après la vision s'évanouissait à la verticale, sans laisser de traces.
Mais des traces, il se trouve toujours des "témoins" pour en fournir. Témoins les chasseurs de Saint-Ambroix (Gard) qui, ayant aperçu sept êtres minuscule s'engouffrer dans un engin phosphorescent, ont découvert à l'emplacement de celui-ci des graines d'aspect bizarre qu'aucun grainetier de la région - souligne la dépêche - n'a pu classer dans une espèce connue.
La meilleure de la journée est tout de même cette histoire qui nous vient de la Haute-Garonne, où un mécanicien de Lèguevin, Jean Marty, 42 ans, affirmait hier matin avoir vu se poser au milieu d'un champ, dans la nuit de mardi à mercredi, un disque lumineux de 7 mètres de diamètre et de 2 m. 50 de hauteur.
Lorsque le "témoin" voulut s'approcher, le disque s'éleva dans les airs, sans bruit, verticalement et à une allure vertigineuse. Sur l'herbe, à l'endroit d'où l'engin s'était envolé, M. Marty ramassa deux feuillets de papier glacé, couvert de caractères d'imprimerie, ni souillés, ni froissés, ni humides, comme s'ils venaient d'être déposés à l'instant. Un ancien militaire d'Indochine, retiré dans la région, put déchiffrer le texte écrit en "quoc-ngu", qui est l'écriture romaine de la langue vietnamienne, et traitant de questions intéressant le Vietnam et le Vietminh! De là à embrouiller le dossier des soucoupes volantes et le dossier des "fuites", il n'y avait qu'un pas qu'une enquête rapide empêchera à certaines imagination débordante de franchir. Les investigations aussitôt entreprises par la Sécurité aérienne on fait, en effet, apparaître qu'il s'agissait de deux feuillets arrachés d'une brochure éditée par les services du prince Buu Loc (représentant de Bao Daï en France et cousin de l' "empereur") et abandonnés à Léguevin par des vietnamiens Venus pique-niquer... Il y était question d'entrées de navires dans les ports indochinois et d'arrivages de poissons...
Ainsi se dégonflent les plus belles baudruches. Il suffit de faire l'enquête. De la même manière, le gouvernement militaire de Metz, qui avait ouvert une enquête sur le "mystérieux" cercle lumineux saisi dimanche soir dans le faisceau d'un projecteur, a conclu qu'il n'y avait pas lieu de prendre en considération les informations publiées à ce sujet.
Mais les autorités militaires ne doivent pas être seules habilitées à enquêter sur les observations relatées à droite et à gauche. Si l'on veut vraiment que soit posé le problème des phénomènes observés ces temps-ci dans notre ciel, il faut couper court à cette avalanche de canards, de ragots et de racontars plus ou moins farfelus, soit en interrogeant les prétendus témoins, soit, quand la bonne foi ne fait pas de doute, en se renseignant et en renseignant le public sur les événements qui sont souvent à l'origine d'observations sérieuses.
Ainsi, une mise au point a été faite hier par une habitante de Croth-Sorel, Mme Omonts, au sujet de la "soucoupe" signalée samedi vers 18 h. 30 au-dessus de la région de Saint-André.
- L'objet n'était qu'un vulgaire ballon, qui portait un dessin peint en rouge à son sommet, et une nacelle maintenue par des cordages.
On n'aurait sans doute pas manqué de nous signaler également un étrange phénomène dans le ciel savoyard, aperçu ce matin à Modane, à Saint-Jean-de-Maurienne, à Aiguebelle où cars et autos se sont arrêtés, à Chambéry et à Grenoble ou simultanément on lui attribua la forme d'une ampoule de sérum volant, si un radio-amateur de Besançon, M. Brunet, n'avait à 13 h. 30 de capter le message suivant:
Université de Padoue, à Milan (Italie), a envoyé ballon pour recherches nucléaires. Par suite avarie radar [!], engin a dépassé frontière prenant direction Grenoble Ou probablement à 17 heures G.M.T. Prévenir population car ballon peut être dangereux [!] atterrissage ou après."
Vers la fin de la soirée, la préfecture de l'Isère recevait d'ailleurs deux télégrammes venant de Milan et de Paris et demandant "aide pour récupération ballon chargé matériel scientifique pour étude rayons cosmiques"... Le parachute avait été recueilli à Briançon, à 17 h. 30, et l'enveloppe du ballon vers 22 heures, aux portes de Grenoble.
On voit par ces exemples les possibilités d'une information honnête. Cela ne consiste pas à ouvrir un "dossier" plein de coupures de presse, d'extraits de science-fiction, et de dépêches incontrôlées d'agences ou de correspondants. Encore faudrait-il qu'un "dossier" d'archives de ce genre fut complet. Il est assez piquant de lire dans le "dossier" ouvert depuis quatre jours par "France-Soir" que "le physicien George Adamski qui tient pour acquis que les passagers des soucoupes viennent d'une autre planète, Mars ou Vénus, et ajoute cette précisions décisive que la "Marine" prépare des brigades de spécialistes dont la mission sera d'accueillir les visiteurs d'un autre monde". Notre confrère "Paris-Presse" avait, en effet, il y a dix jours, vendu la mèche et d'autres avant lui: "Enfin un dénommé George Adamski, cabaretier en Californie, a fait fortune en décrivant les splendides éphèbes blonds venus de Vénus dans des soucoupes en forme d'abat-jour et avec lesquels il eut l'avantage de s'entretenir longuement."
L'information a un rôle positif à jouer en soumettant à l'examen des spécialistes les récits vraisemblables, précis, complets, et concordants de témoins de bonne foi, comme les observations signalées hier par cinq toulonnais et par des habitants du Luc, de Cavalaire, et de Saint-Jean-du-Var, qui ont aperçu entre 18 h. 10 et 18 h. 15 une boule de feu venant à vive allure de la mer et disparaissant derrière le Cannet des Maures, en laissant des traces phosphorescentes autour d'elle.
[Ref. csl1:] JOURNAL "LE COURRIER DE SAONE-ET-LOIRE":
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(Suite de la 1re page)
La radio installée à bord des avions et qui était en communication avec la base, annonça que l'engin était en vue, qu'il était pris en chasse mais qu'il s'échappait, car sa vitesse était supérieure à la leur.
De Vaucluse, on pouvait voir nettement le disque s'éloigner en flèche, poursuivi par les deux avions à réaction.
CHAMBERY. -- Les Savoyards ont été longuement intrigué hier par une "soucoupe volante" semblable à une grosse étoile, qui se déplaçait du Sud-Ouest vers le Nord-Ouest.
Cet engin a été aperçu successivement dans le ciel briançonnais, la haute Tarentaise, la vallée d'Albertville et la région de Chambéry. Il s'agissait en réalité d'un ballon sonde en provenance d'Italie, de la région milanaise exactement, et non, comme l'affirmaient de nombreux observateurs, d'un étrange engin téléguidé. Il était même prévu que les appareils scientifiques du ballon seraient lestés automatiquement entre 16 h. 30 et 17 heures.
Effectivement, à 16 h. 55, des ouvriers travaillant sur un chantier du hameau du Rozier, commune du Val-des-Prés, à 15 km au Nord-Est de Briançon, dans la vallée de la Guisane, ont aperçu le parachute contenant les appareils, les ont récupérés et remis à la gendarmerie de Briançon qui avait été alertée, afin d'effectuer les recherches nécessaires. Ces appareils sont en excellent état.
A 19 heures, le ballon continuait sa route en direction du Sud-Sud-Ouest de Gap.
MARSEILLE. -- Deux engins lumineux volant à haute altitude ont été aperçus dans le ciel du Rove au début de l'après-midi. Les observateurs ont noté que ces engins s'immobilisaient quelques instants puis reprenaient leur vol.
DRAGUIGNAN. -- Plusieurs habitants de Draguignan ont observé vers la fin de l'après-midi, un objet lumineux traversant le ciel à la vitesse d'un météore.
CASABLANCA. -- Des ouvriers des subsistances militaires de Casablanca, ont déclaré avoir aperçu hier après-midi, au-dessus de la ville, une sorte de cigare phosphorescent qui, après être descendu doucement comme une feuille morte a repris sa course horizontale à une vitesse vertigineuse pour finalement disparaître.
ANGERS. -- Un habitant du bourg de Méral (Mayenne) a déclaré avoir vu dans le ciel une boule brillante de couleur orange qui se posa sur le sol. Le disque, aplati et en forme de dôme, d'un diamètre de cinq à six mètres, dégageait une lueur aveuglante, éclairant la compagnie dans un rayon de 200 mètres.
L'engin était transparent et de l'intérieur on observait une forme noire. Le disque resta ainsi une dizaine de minutes, rougit, et disparut rapidement vers le Nord. L'observateur se rendit alors à l'endroit où l'objet s'était posé. Il y avait, assure-t-il, une sorte de nuage brillant qui tombait lentement sur le sol. L'arrivée à son domicile il s'aperçut que ses vêtements étaient recouverts d'une couche blanche d'une matières un peu collante, comme de la paraphine [sic].
NIMES. -- Deux personnes ont aperçu, la nuit dernière, en regagnant leur domicile, à quelques kilomètres au nord de Nîmes, une lueur verdâtre dans un Champ. Elles s'approchèrent et constatèrent la présence d'un engin en tous points identiques à un ballon de rugby et paraissant reposer sur des béquilles. L'étrange appareil s'éleva soudain dans les airs en émettant un faible bruit et en prenant progressivement une teinte orange.
GRAULHET. -- Un mégissier de Graulhet a déclaré avoir aperçu en fin d'après-midi, à haute altitude, un engin argenté se dirigeant vers le Nord-Ouest, qu'il prit d'abord pour un avion à réaction. Mais ne distinguant aucune traînée de condensation le Mégissier alla chercher une paire de jumelles et aperçut distinctement un large disque flexible, qui ondulait sur lui-même, tout en se déplaçant à une grande vitesse.
C'est alors que l'engin sembla exploser en plein vol. Une boule argentée, de un mètre de diamètre environ, s'échappa de la masse et continua sa route, disparut bientôt aux regards, tandis que le reste de l'engin tombait en plusieurs morceaux semblables à des draps de diverses dimensions qui planait dans le ciel et dont certains s'accrochèrent au fils télégraphiques. Une quinzaine de personnes ont été témoins de ce cas singulier et des fragments de matières ont été recueillis. Ils se présentent sous la forme de filaments argentés agglomérés et qui s'effritent lorsqu'on les touche.
MELUN. -- Près de Montargis sur la route nationale numéro 7, un habitant de cette ville, a déclaré avoir vu dans le ciel une masse jaune de forme arrondie et très brillante.
[Ref. gqy1:] GUY QUINCY:
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15 octobre [1954]
[... autres cas...]
journée: France méridionale:Briançon,Digne,Le Puy,Lyon,Murat,Saint Céré,Toulouse,Tulle,Ardèche,Aveyron,Basses-Alpes
[... autres cas...]
[Ref. vue1:] BULLETIN D'UFOLOGIE "VAUCLUSE UFOLOGIE":
Paris 15 Octobre - La psychose des Soucoupes continue à se développer en apportant plus d'éléments négatifs que de précisions positives. Et il n'est bientôt plus un coin de France qui ne puisse se targuer d'avoir été survolé par quelque machine inconnue, venue d'on ne sait où.
L'Aveyron et la Lozère connaissent aussi les "Soucoupes" depuis ce matin.
A Rodez, c'est dès l'aube qu'un engin mystérieux qui changea plusieurs fois de formes et de couleurs, put être repéré. Il évolua ainsi jusque sur le coup de onze heures, pour disparaître en direction du Sud.
On apprenait dans la soirée qu'il s'agissait d'un ballon-sonde des services de la Météorologie italienne, provenant de l'institut de MILAN. Ce ballon d'un diamètre de 28 mètres,serait susceptible d'atteindre 50 000 mètres d'altitude. Il comporterait, dans sa nacelle, des appareils destinés à l'étude des rayons cosmiques.
Jeudi après midi, un engin ressemblant à une grosse étoile était aperçu successivement dans le ciel Briançonnais, la Hte-Tarentaise, la vallée d'Albertville et la région de Chambéry.
Il s'agissait en réalité d'un ballon sonde provenant de la région Milanaise.
Vers 17h, des ouvriers travaillant sur un chantier, à une quinzaine de kilomètres de Briançon, récupérèrent les appareils scientifiques de ce ballon et les remettaient à la Gendarmerie. Quand à l'aéronef, il continuait sa route en direction de Gap, dans la soirée.
En Avignon, l'alerte devait être plus chaude. Vers 11 heures, le secrétaire de la mairie de Fontaine-de-Vaucluse téléphonait à la base aérienne d'Orange pour signaler, entre autres, une "Soucoupe",à la verticale de sa mairie. Les précisions étaient telles que le chef d'une des escadrilles téléphona au maire de Fontaine.
Celui-ci, non seulement confirma les indications de son secrétaire, mais précisa que la Soucoupe restait immobile à 400 mètres à la verticale de la localité.
2 pilotes qui décollaient pour un vol d'entraînement survolaient quelques instants plus tard Fontaine de Vaucluse sans discerner la moindre Soucoupe.
Dans la soirée, le secrétariat d'état à l'Air indiquait que les deux aviateurs de la base d'Orange, "officiers expérimentés", n'avaient observé aucun engin inconnu au cours de leurs recherches et que leur compte rendu était formel.
Il s'agissait, là encore, d'un ballon sonde, utilisé par les services de la Météorologie.
MIDI LIBRE du Samedi 16 OCTOBRE 1954 - N° 3412 -
[...]
Les articles de Midi Libre reproduits ici nous ont été communiqués par notre ami Daniel Vidal. Ils illustrent de façon précise l'énorme travail de recherche d'archives que réalise Daniel. Un exemple à suivre qui devrait être repris systématiquement dans chaque région.
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Ce cas peut être considéré comme ce que les ufologues appellent un cas "négatif", c'est-à-dire un cas qui a trouvé une explication ordinaire sans que des ufologues aient eu besoin de la fournir - ici, les journalistes ont résolu le cas.
Le ballon auquel il est fait référence n'était pas exactement un ballon des services météorologique italiens; c'était un ballon scientifique de haute altitude lancé par une équipe de l'Université de Padoue pour étudier les rayonnements cosmiques.
Comme on peut le voir dans mon catalogue, ce ballon peu ordinaire avait provoqué un grand nombre d'observations dans le sud-est de la France les 15 et 16 octobre 1954.
Il a été tantôt identifié comme tel, tantôt qualifié de "soucoupe volante" par les témoins, ou la presse, ou même par des ufologues.
Il avait été photographié à l'Observatoire de Haute-Provence le 16 octobre 1954:
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(Ces mots clés sont uniquement destinés à aider les recherches et ne préjugent pas des faits.)
Briançon, Hautes-Alpes, cas négatif, engin, grand, étoile, après-midi, jour, ballon
[----] indique des sources que je n'ai pas encore pu consulter.
| Version: | Créé/changé par: | Date: | Description: |
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| 1.0 | Patrick Gross | 11 avril 2022 | Première publication. |
| 1.1 | Patrick Gross | 21 mai 2025 | Addition [csl1]. Dans le Résumé, addition d'informations de [csl1]. |
| 1.2 | Patrick Gross | 3 avril 2026 | Addition [lin1]. Dans le Résumé, addition d'informations de [lin1]. |