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ALSACAT:

Comme son nom le suggère, ALSACAT est mon catalogue exhaustif à terme des affaires d'OVNIS en Alsace, qu'elles soient "expliquées" ou "inexpliquées".

Le catalogue ALSACAT donne pour chaque cas un dossier comprenant un numéro de cas, un résumé, des informations quantitatives (date, lieu, nombre de témoins...), des classifications, l'ensemble des sources mentionnant l'affaire, avec leur références, une discussion du cas dans le but d'une évaluation de ses causes, et un historique des changements apportés au dossier. Un index général et des sous-catalogues thématiques donnent accès à ces dossiers Alsaciens.

Cas de la région de Saverne, le 23 novembre 1944:

Numéro de cas:

ALSACAT-1944-11-23-SAVERNE-1

Résumé:

La première observation alsacienne largement rapportée de ce que l'on a vite appelé les "Foo-Fighters" a eu lieu le 23 novembre 1944, vers les 22 heures.

Un chasseur de nuit Bristol Beaufighter du 415ème Escadron de Chasseurs de Nuit de la 8ème Armée Aérienne de l'Armée des Etats-Unis était parti de leur base à Dijon, France. Le pilote était le lieutenant Edward Schlueter, d'Oshkosh, Wisconsin, USA, déjà décoré pour des missions de chasse de nuit. L'opérateur du radar de l'avion était le lieutenant Donald J. Meiers. Avec eux se trouvait le lieutenant Fred B. Ringwald, 33 ans, de Saint Louis, Missouri, USA, officier de renseignement de l'unité, qui volait en tant qu'observateur.

L'avion, un Bristol Beaufighter de fabrication britannique, explorait les deux côtés du Rhin au nord de Strasbourg, avec une bonne visibilité, dans une nuit assez claire, avec quelques nuages et un quartier de lune. Le lieutenant Schlueter volait assez bas, cherchant la vapeur blanche d'une locomotive aux feux éteints ou la silhouette d'un convoi motorisé, mais il devait éviter les cheminées, ballons de barrage, les projecteurs de l'ennemi, et les batteries de DCA. Lui et Ringwald et étaient sur le qui-vive, car il y avait des montagnes à proximité. L'éclairage du cockpit avait été éteint pour assurer une bonne vision nocturne.

A un moment, Ringwald a fait part de son interrogation au sujet de "lumières", au large de leur avion et sur la droite. Schlueter lui a répondu que c'était probablement des lumières sur des collines; il savait de longue expérience que la taille et la nature de lumières sont difficiles à estimer la nuit.

Ringwald a exprimé ses doutes.

Il avait regardé dans cette direction pendant quelques minutes, puis pour indiquer que les lumières se rapprochaient, a plaisanté à l'attention de Schlueter "Eh bien, cette colline est beaucoup plus près de nous maintenant."

Schlueter lui a alors suggéré que cela pourrait être un reflet de leur avion ou dans leur avion, mais Ringwald ne le pensait pas. Il s'est alors rappelé qu'il n'y avait pas de collines là où se trouvaient les lumières.

Les lumières étaient au nombre de huit ou dix, en une rangée, des boules de feu orange se déplaçant dans l'air à "une vitesse fantastique."

Ensuite, Schlueter les a vues au large de son aile gauche. Pour vérifier si c'était des avions de chasse ennemis à sa poursuite, il a immédiatement contacté par radio la station de radar au sol, qui lui a répondu qu'il était le seul à voler dans le secteur. Le radar de bord du lieutenant Meiers ne montrait aucune détection non plus.

Schlueter ne savait pas à quoi il avait affaire, soupçonnant une arme nouvelle des Allemands, et s'est dirigé vers les lumières, prêt à l'action. Elles ont alors disparu, puis ont reparu au loin. Cinq minutes plus tard, elles ont volé au loin et disparu.

L'équipage a poursuivi sa mission, détruisant sept trains de marchandises derrière les lignes allemandes. Quand ils se sont posé de nouveau à Dijon, ils ont décidé de ne rien dire sur les lumières, ne voulant pas risquer d'être mis à pied par quelque médecin de l'Armée pour "fatigue du combattant."

C'est seulement après que d'autres équipages de l'unité aient rapporté des observations de lumières anormales dans le ciel de nuit que cette observation a été connue: Robert C. Wilson, un journaliste était venu interviewer avec sérieux les pilotes témoins de cette observation et d'observations ultérieures, et ce sont ces interviews qui constituent la base du récit de cette observation. Il en a été question dans la presse, et elle est devenue des ufologues quand elle a été trouvée dans le fameux article de décembre 1945 par Jo Chamberlin sur les "Foo-Fighters".

L'observation n'a pas eu d'explication certaine de l'Armée à l'époque, et n'a toujours pas d'explication prosaïque convaincante à ce jour. L'Armée envisageait que globalement, les récits de Foo-Fighters soient causés par des illusions, des feux de Saint-Elme, des lumières au sol, ou des avions à réaction allemands Messerschmitt Me-262 ou avions-fusées Messerschmitt Me-163. Dans les décennies qui ont suivies, le récit de l'observation a été repris dans des livres et sites web sur les OVNIS, avec plus ou moins d'exactitude. L'un a cru que l'avion était un P-61, l'autre parle de "sphères clignotantes", encore un autre met Strasbourg en Allemagne, etc.

Elle a alors été interprétée selon les uns et les autres comme engins extraterrestres, armes secrètes plus ou moins vraisemblables des nazis, feu de Saint-Elme, plasma, foudre en boule, illusions dues à des "vertiges de l'aviateur", etc.

Données:

Données temporelles:

Date: 23 novembre 1944
Heure: ~22:00
Durée: Plusieurs minutes ou plus.
Date du premier rapport connu: 2 janvier 1945
Délai de rapport: 2 mois.

Données géographiques:

Département: Bas-Rhin
Commune: Saverne
Lieu: Depuis un avion de chasse de nuit Bristol Beaufighter au nord de Strasbourg, OVNI dans le ciel.
Latitude: 48.741
Longitude: 7.360
Rayon d'incertitude: 100 km

Données concernant les témoins:

Nombre de témoins allégués: 3
Nombre de témoins connus: 3
Nombre de témoins nommés: 3
Ages des témoins: 33, adultes.
Types de témoins: Un pilote militaire, un opérateur de radar aéroporté, un officier du Renseignement et pilote.

Données ufologiques:

Témoignage apporté via: Article par Jo Chamberlin.
Type de lieu: Depuis un avion de chasse Bristol Beaufighter en vol, OVNI dans le ciel.
Conditions d'éclairage: Nuit.
OVNI observé: ?
Arrivée OVNI observée: Non
Départ OVNI observé: Oui
Entité(s): Non
Photographies: Non.
Dessins par témoins: Non.
Dessins approuvé par témoins: Non.
Sentiments des témoins: Etonnés.
Interprétations des témoins: Inconnu, peut-être nouvelle arme allemande.

Classifications:

Hynek: LN
ALSACAT: Non identifié.

Sources:

[Ref. pd1:] JOURNAL "POST DISPATCH":

De mystérieux "Foo Fighters", des Boules de Feu, suivent les Pilotes de Nuit américains

Pensé d'abord être explosifs, mais aucun n'a encore endommagé un avion

UNE BASE D'UNE UNITE DE CHASSE DE NUIT, France, 2 janvier (AP). -- Des pilotes de chasse américains engagés dans des missions de nuit sur l'Allemagne signalent que les nazis ont mis au point une nouvelle "arme secrète" - de mystérieuses boules de feu qui coursent leurs avions sur des milles.

Les pilotes Yankees les ont surnommé "foo fighters", et ont d'abord pensé qu'ils pourraient exploser, mais jusqu'à présent, rien n'indique qu'ils aient endommagé d'avions.

Certains pilotes ont exprimé la conviction que les "foo fighters" ont été conçus uniquement comme une arme psychologique. Des rapports du renseignement semblent indiquer qu'ils sont radiocommandés et peuvent suivre le rythme des avions qui volent à quelque 300 miles à l'heure.

Le Lieutenant Donald Meiers de Chicago, a dit qu'il y a trois types de "foo fighters" - des boules rouges de feu qui volent le long de l'extrémité de l'aile; une rangée verticale de trois boules de feu qui volent devant les avions, et un groupe d'environ 15 lumières qui apparaissent au loin - comme un arbre de Noël en l'air - et s'allument et s'éteignent tout à tour.

Les pilotes de cet escadron de Beaufighters - en activité depuis septembre 1943 - trouvent que ces boules de feu sont la chose la plus étrange qu'ils aient jamais rencontré.

"Un 'foo fighter' est venu me chercher récemment à 700 pieds et m'a poursuivi sur 20 miles sur la vallée du Rhin", a déclaré Meiers. "Je tournai vers tribord et deux boules de feu ont tourné avec moi. J'ai tourné vers le côté bâbord et elles ont tourné avec moi. Nous allions à 260 miles à l'heure et les boules arrivaient à suivre".

"Une autre fois un "Foo-Fighter" est venu nous chercher, j'ai plongé à 360 miles à l'heure. Il est resté juste à côté de nos bouts d'aile pendant un certain temps, puis a filé dans le ciel".

"La première fois que j'ai vu ces choses, j'ai eu l'horrible pensée qu'un Allemand au sol était prêt à appuyer sur un bouton et les faire exploser. Mais elles n'ont pas explosé et ne nous ont pas attaqué. Elles semblent juste pour nous suivre comme des feux-follets".

Le Lieutenant Wallace Gould de Silver Creek, Etat de New York, a déclaré que les lumières ont suivi ses bouts d'aile pendant un moment et puis, en quelques secondes, ont filé à 20.000 pieds en l'air et hors de la vue.

Nombreux au-dessus des grandes villes

Les pilotes ont convenu que les boules de feu étaient plus nombreuses sur les grandes villes allemandes.

De sa première expérience avec elles, Gould a dit: "Je pensais que c'était une nouvelle forme d'avion à propulsion à réaction qui en avait après nous. Mais nous étions très près d'elles et aucun d'entre nous n'a vu la moindre structure sur ces boules de feu".

Le Capitaine Fritz Ringwald, directeur du personnel d'East St. Louis, dans l'Illinois., a accompagné un vol après avoir entendu les nombreux rapports de "foo-fighters."

"J'ai vu des lumières au large à droite et l'ai dit au pilote, qui a répondu: "Oh, ce sont des lumières sur une colline", a indiqué Ringwald, ajoutant: "J'ai regardé dans cette direction quelques minutes plus tard, puis lui ai dit: "Eh bien, cette colline est beaucoup plus près de nous maintenant."

Un "Foo-Fighter" vu par un habitant de l'Est de St. Louis

Parmi ceux qui ont rapporté l'apparition du "Foo-Fighter" était le capitaine. Fred B. Ringwald, fils de 33 ans de M. et Mme A. F. Ringwald, Woodcrest, East St. Louis.

Officier du Personnel des "Chasseurs de Nuit", un groupe de volontaires de l'Army Air Corps organisé pour effectuer des raids de bombardement sur l'Allemagne, Ringwald a écrit à ses parents la semaine dernière qu'il opérait à partir d'une base aérienne française. Il était un pilote privé avant de rejoindre l'armée en septembre 1943, et l'opérateur de la station-service Crescent, Dixième rue et rue de l'Etat.

Il a pris part à l'invasion de l'Afrique et a passé un total de 21 mois de combat sur le théâtre européen.

Son épouse, Mme Emily Ringwald, a rejoint les Waves en septembre dernier et est stationnée à Stillwater, Oklahoma.

DES BOULES DE FEU qui volent avec les chasseurs de nuit américains sur l'Allemagne, dont on pense que c'est une nouvelle arme psychologique allemande ont été signalés par le capitaine. Fred B. Ringwald, (ci-dessus), fils de M. et Mme A. F. Ringwald, Woodcrest, East St. Louis.

[Ref. jc1:] JO CHAMBERLIN:

[... autres cas ...]

A dix heures du soir, un soir de Novembre à la fin de 1944, le lieutenant Ed Schlueter a fait décoller son chasseur de nuit de Dijon, en France, pour ce qu'il pensait devoir être une mission de routine pour le 415ème escadron de chasse de nuit.

Le Lt. Schlueter est un grand jeune pilote compétent d'Oshkosh, dans le Wisconsin, dont le travail dangereux était de fouiller le ciel nocturne pour trouver les avions allemands et les abattre. Il l'avait fait à plusieurs reprises et avait été décoré pour cela. Comme un de nos meilleurs combattants de la nuit, il a été amené à traiter toutes sortes de situations d'urgence. Avec lui, comme observateur radar, il y avait le lieutenant Donald J. Meiers, et le lieutenant Fred Ringwald, officier de renseignement du 415ème, qui volait en tant qu'observateur.

Le trio a commencé leur tournée de recherche, errant dans les cieux nocturnes des deux côtés du Rhin au nord de Strasbourg - qui avait été pendant des siècles la demeure des sirènes, nains , gnomes, et autres personnages surnaturels qui avaient fortement attiré le sens du dramatique de feu A. Hitler. Toutefois, à ce stade de la guerre en Europe, le Rhin n'était pas une scène de théâtre mais un sinistre champ de bataille, où les Allemands menaient leur dernier round.

La nuit était assez claire, avec quelques nuages et un quart de lune. Il y avait une bonne visibilité.

A certains égards, un avion de chasse de nuit fonctionne comme un champion de boxe dont la vue n'est pas très bonne, il doit compter sur d'autres sens pour le guider vers son adversaire. L'armée américaine avait des stations de radar au sol, qui suivaient tous les avions dans le ciel, et signalaient aux avions de chasse de nuit n'importe quelle présence. Le chasseur de nuit y vole, emportant pour l'aider son propre radar jusqu'à ce que généralement il puisse voir l'ennemi, et si l'avion ne s'identifier pas lui-même comme ami, il le descend.

Où bien, c'est lui qui est descendu, puisque les Allemands exploitent leurs aéronefs globalement de la même manière que nous le faisons, comme les japonais également.

Le Lt. Schlueter volait assez bas pour pouvoir détecter la vapeur blanche d'une locomotive aux feux éteints ou la silhouette sinistre d'un convoi motorisé, mais il devait éviter les cheminées, ballons de barrage, les projecteurs de l'ennemi, et les batteries de DCA. Lui et Ringwald et étaient sur le qui-vive, car il y avait des montagnes à proximité. L'intérieur de l'avion était sombre, pour assurer une bonne vision nocturne.

Le lieutenant Ringwald a dit: "Je me demande ce que sont ces lumières, là-bas dans les collines."

"Probablement des étoiles", a déclaré Schlueter, sachant de longue expérience que la taille et la nature de lumières sont difficiles à estimer la nuit.

"Non, je ne le pense pas."

"Etes-vous sûr que ce n'est pas notre propre reflet?"

"J'en suis certain."

Alors, Ringwald s'est rappelé qu'il n'y avait pas de collines là-bas. Pourtant, les "lumières" étaient encore incandescents, il y en avait huit ou dix d'entre en une rangée, des boules de feu orange se déplaçant dans l'air à une vitesse fantastique.

Puis Schlueter les vit au large de son aile gauche. Est-ce que des avions de chasse ennemis étaient à sa poursuite? Il a immédiatement vérifié par radio auprès des stations de radar alliées au sol.

"Personne là-haut, à part vous-même," ont-ils ont signalé. "Etes-vous fou?"

Et aucun avion ennemi ne s'est montré dans le radar du lieutenant Meiers.

Le Lt. Schlueter ne savait pas à quoi il faisait face - peut-être une arme nouvelle et mortelle des allemand - mais il s'est dirigé vers les lumières, prêt à l'action. Les lumières ont disparu, et ont ensuite reparu au loin . Cinq minutes plus tard, elles glissèrent au loin et disparurent.

Les aviateurs perplexes ont poursuivi leur mission, et détruit sept trains de marchandises derrière les lignes allemandes. Quand ils se sont posé de nouveau à Dijon, ils ont décidé de faire ce que n'importe quel autre soldat prudent ferait: se taire pour le moment. Si vous tentiez de raconter toutes les choses étranges qui arrivent dans une guerre, vous ne feriez plus que cela. En outre, Schlueter et Meiers avaient pratiquement achevé leurs missions, et ne voulait pas risquer d'être mis à pied par quelque médecin de l'aviation pour "fatigue du combattant."

Peut-être qu'ils avaient "imaginé des choses."

Mais quelques nuits plus tard, [... autres cas ...]

[Ref. ht1:] HAROLD T. WILKINS:

[... Autres cas ...]

Un pilote, bavardant au mess du 415ème Escadron de Chasse de Nuit U.S., stationné à Dijon, en France, a parlé à d'autres pilotes qui avaient rencontré ces boules, et a été tourné en dérision par le Renseignement après que leurs rapports aient été faits. Ce pilote a eu une idée de génie.

"Appelons ces trucs des Foo Fighters!" a-t-il dit. Ce surnom a été repris et adopté. Il semble qu'il a été suggéré par une bande dessinée dans un journal de New York, à l'époque. Un "Smokey Stover" y disait: "Quand il y a du foo, c'est moi." Probablement que le mot d'argot foo est une déformation du français "feu", ou incendie.

Les Foo-Fighters semblent avoir été d'abord rencontrés par les pilotes de vol de nuit sur le Rhin, au nord de Strasbourg, et en 1944 et 1945. On observera qu'ils ont été rencontrées dans le secteur du front en temps de guerre entre Haguenau et Neustadt. Haguenau est en Alsace-Lorraine, à 35 miles au nord de Strasbourg, Tandis que Neustadt est dans le Palatinat bavarois, à 55 miles au nord de Strasbourg. Les deux endroits sont à l'ouest du Rhin.

C'était à 22 heures le 23 novembre 1944, lorsque le lieutenant Edward Schlüter, pilote du 415ème Escadron de Chasse de Nuit américain, à Dijon, dans le sud-centre de la France, a décollé pour une patrouille de routine pour intercepter les avions allemands dans le ciel, à l'ouest du Rhin, entre Strasbourg et Mannheim. A vol d'oiseau, il a dû faire 150 miles sur une patrouille qui l'amènerait au-dessus des montagnes des Vosges, une chaîne de montagne très isolée et sombre longeant les approches occidentales du Rhin. Schlüter est un homme finement construit, le meilleur en matière d'efficacité aéronautique, et un pilote de chasse de nuit très expérimenté de la seconde guerre mondiale. Il est originaire d'Oshkosh, dans le Wisconsin.

Avec lui dans le cockpit sombre se trouvait l'observateur radar, le lieutenant Donald J. Meiers, et un officier du Renseignement, le lieutenant. F. Ringwald. Rien ne s'est passé jusqu'à ce que leur avion ait traversé les Vosges, et qu'ils ont aperçu les eaux brillantes du Rhin roulant rapidement vers Mayence.

Le ciel, ce soir-là, était clair, avec de légers nuages, la visibilité était bonne, et la lune était dans le premier quartier. Les stations radar américaines couvrant tous les pilotes américains dans ce domaine, ne les avaient pas remarqué ni tout autre avion dans le ciel. Quelque part vers l'Est Schlüter pouvait voir la vapeur blanche jetée de la cheminée d'une locomotive de fret allemand, roulant sous le régime du couvre-feu avec la porte de son foyer fermée, et aveuglée, sur l'un des chemins de fer stratégiques, construit, il y a de nombreuses années, sur les deux rives du Rhin, par ordre du célèbre Graf von Bismarck, le vieux chancelier de fer de l'ancien Reich allemand. (Je connais moi-même bien cette région, m'y étant rendu plus d'une fois pour des missions de journalisme.)

A cette époque, en 1944, l'Allemagne était aux abois, et les Alliés se rapprochaient d'elle. A quelque 20 miles au nord de Strasbourg, le Lieut. Ringwald, l'officier américain du Renseignement, regarda à l'ouest et remarqua huit ou dix boules de feu rouges, se déplaçant à une vitesse incroyable. Elles semblaient être en formation et elles pouvaient être vues clairement dans le cockpit de l'avion de chasse de nuit américain, parce que le poste de pilotage était éteint, pour éviter les éblouissements.

"Dites", a déclaré Ringwald à Schlüter, "Regardez là-bas les lumières sur ces collines, là-bas. Qu'est-ce que c'est?"

Schlüter: "Allons, mon ami, il n'y a pas de collines là-bas! Je pense que c'est des étoiles. Je n'ai pas besoin de vous dire que ce n'est pas facile de deviner la nature de lumières que vous voyez sur les vols de nuit... Pas quand elles sont éloignées, comme celles-là."

Ringwald: "Des étoiles, vous dites? je suis sûr que ce ne sont pas des étoiles. Voyons, Pourquoi, leur vitesse est formidable."

Schlüter: "Peut-être que ce ne sont que des reflets de notre propre avion, puisque nous allons très vite."

Ringwald: "Je suis certain, absolument certain, que ces lumières ne sont pas nos reflets."

Schlüter, maintenant, regardait sérieusement les lumières. Elles étaient, à ce moment-là, au large de son aile gauche. Il est a pris contact par radio avec l'une des stations de radar au sol.

"Il y a une dizaine de chasseurs de nuit Boches ici, dans le ciel. On dirait qu'ils nous poursuivent, et leur vitesse est élevée."

Station de radar américaine: "Les gars vous devez être fous. Il n'y a personne là à part votre propre avion. vous imaginez des choses ou quoi?"

Meiers, dans l'avion, regarda l'écran radar: "Bien sûr, aucun avion ennemi n'apparaissait sur l'écran!" Schlüter manoeuvrait maintenant l'avion pour entrer en action; et se dirigeait vers les lumières. Elles étaient rouge flamboyant. Mais elles ont semblé disparaître dans l'invisibilité! Deux minutes plus tard, elles ont réapparu, mais maintenant au loin. C'était comme si elles étaient conscientes du fait qu'elles allaient être attaquées. Six minutes plus tard, les boules ont fait un vol plané, se sont stabilisées, et ont disparu.

Aucun des occupants de l'avion de chasse de nuit U.S. n'a pu déterminer ce que diable ces boules rouges étaient. Schlueter a envisagé qu'ils pourraient être des engins expérimentaux allemands, comme les fusées rouges, vertes, bleues, et blanches et jaunes qui passaient au milieu de la flak des batteries anti-aériennes quand un raid de bombardier de nuit ennemi se faisait à grande échelle, et qu'on pouvait l'entendre approcher d'assez loin. J'ai vu, moi-même, ces roquettes quand je faisais des patrouilles de nuit dans la périphérie de Londres, ou les chantiers navals des bords de la Tamise, en 1942, et 1943. Les Allemands semblaient avoir eu ces engins mystérieux, comme en avaient les Britanniques; mais je n'ai jamais été en mesure de savoir dans quel but.

Mais les pilotes de chasse de nuit du 415th de l'US Air Force perplexes n'ont pas laissé ce mystère gâcher leur mission. Le Lieut. Schlüter, cette nuit-là, a lourdement bombardé huit trains rapides de marchandises allemands sur les chemins de fer du Rhin.

Mais, de retour à la base, à Dijon, sachant qu'ils ne seraient pas considérées par les gradés du Renseignement, et pourraient être accusés d'hallucinations et de névrose de guerre, Schlüter et les deux autres n'ont pas discuter de la question. Ils ne voulaient pas être mis à pied, et retirés des missions de combat. Donc, ils n'ont pas fait de rapport à la base de Dijon.

[... Autres cas ...]

[Ref. gc1:] GORDON CREIGHTON:


Wilkins continue ensuite en décrivant en détail la première observation des "Foo Fighters" par des pilotes de nuit américains survolant le Rhin, dans la zone au nord de Strasbourg, et en particulier sur le secteur du front d'invasion allié entre Haguenau et Neustadt, ces deux endroits se trouvent à l'ouest du Rhin.

Il semble que la première rencontre a eu lieu à 22 heures le 23 Novembre 1944, sur le Rhin, près de Mayence, lorsque le Lieut. Edward Schluter, un pilote de chasse du 415th Night-Fighter Squadron US basé à Dijon, a remarqué quelques huit ou dix boules de feu, volant en formation à une vitesse énorme. Le ciel était dégagé, avec de légers nuages, la lune était dans son premier quartier, et la visibilité était bonne. Schluter et ses compagnons, l'Officier Radar Lieut. Donald J. Meiers et l'Agent de Renseignement Lieut. F. Ringwald, ont pu les voir avec



grande facilité, en particulier parce qu'ils volaient avec le cockpit non éclairé afin d'éliminer l'éblouissement. Entrant en contact tout de suite avec l'une des stations de radar au sol américaine, Schluter a rapporté qu'il semblait y avoir environ dix avions de chasse de nuit allemands à sa poursuite. Mais le radar US a répondu: "Vous devez être fous les gars! Il n'y a personne là-haut, seulement votre propre avion. "Vous rêvez ou quoi?"

Le Lieut. Schluter et ses compagnons ont réalisé que leur histoire ne serait pas crue, mais serait attribué à des hallucinations ou de la névrose, et donc ils ont fait pas de rapport officiel à ce sujet lors de leur retour à leur base à Dijon.

[Ref. gl1:] GORDON LORE ET HAROLD DENNEAULT:

Les "foo-fighters"

Une nuit en novembre 1944, un lieutenant Ed Schlueter, son observateur radar, le lieutenant Donald J. Meiers, et le lieutenant Fred Ringwald, un officier de renseignement, tous membres du 415ème Escadron de Chasse de Nuit, croisaient dans la région du Rhin au nord de Strasbourg à la recherche d'avions nazis. Croisant suffisamment bas pour détecter des convois ennemis ou des trains de troupes aux lumières éteintes, ils ont accordé une attention spéciale aux montagnes devant eux.

Peu de temps après leur décollage à 22 heures, l'officier du renseignement regarda à travers le cockpit sombre, complètement stupéfait. Au loin, plusieurs lumières semblaient se déplacer dans l'air. Il a alerté le pilote.

Les objets, qui étaient au nombre de huit à dix, étaient incandescents, orange vif. Ils ont vérifié s'il y avait des reflets dans le cockpit. Ce n'était pas une illusion. Quelques instants plus tard, Schlueter les a aperçu au loin de son aile gauche, incapable d'estimer leur taille et leur distance. Les "boules de feu" fonçaient à travers le ciel à une vitesse énorme.

Schlueter a averti son opérateur radar et le radar au sol. Il n'y avait aucun signe des objets étranges sur les radar au sol ni sur le radar de l'avion. Schlueter s'est dirigé vers les lumières, anticipant un combat aérien. En une fraction de seconde, elles ont disparu complètement, réapparaissant quelques secondes plus tard plus loin. Le spectacle déroutant s'est poursuivi. Cinq minutes plus tard, la rangée de lumières s'est lancée dans un vol plané plat et a disparu.

Les "boules de feu" n'ont pas été revues, ce soir-là, et Schlüter et son équipage ont terminé leur mission derrière les lignes allemandes, attaquant sept trains de marchandises. De retour à Dijon, leur base dans l'est de la France centrale, les aviateurs ont gardé le silence à propos de l'expérience, craignant d'être mis à pied pour fatigue du combat. Convaincre leurs supérieurs qu'une formation de globes de lumière fantomatiques avait été vue, cela prendrait un certain temps.

[Ref. hd1:] "HENRI DURRANT":

- 23 novembre 1944 - 22 h: Autre histoire de "Kraut-Bolid". Le lieutenant pilote Edward Schluter, de la 415e escadrille des chasseurs de nuit de l'armée de l'air américaine basée en Angleterre, observa une véritable formation d'une dizaine de disques lumineux se déplaçant ensemble à une vitesse effrayante. La formation, signalée au sol, fut suivie au radar par le lieutenant radariste Donald J. Meiers, et à bord par le lieutenant du service de renseignement F. Ringwald, observateur. Ces "chasseurs fantômes" se sont souvent manifestés au cours de la dernière guerre entre Haguenau (Alsace) et Neustadt an der Weinstrasse (Rhénanie); les pilotes alliés les baptisèrent "foo-fighters" ou "Kraut-bolids"; les bombardiers américains, opérant au-dessus de l'archipel japonais, en virent aussi et les signalèrent.

[Ref. cf1:] JEROME CLARK ET LUCIUS FARISH:

Environ huit ou 10 lumières de couleur orange vive ont étonné l'équipage d'un avion américain lié au 415ème Escadron de Chasse de Nuit alors que l'avion croisait dans la zone du Rhin au nord de Strasbourg une nuit de novembre. Curieusement, les lumières, qui se déplaçaient dans le ciel à une vitesse énorme, ne se présentaient ni au radar aérien ni au radar au sol. Le pilote, le lieutenant Ed Schlueter, a viré vers eux en espérant un combat aérien, mais à son grand étonnement les objets ont complètement disparu, pour réapparaître quelques secondes plus tard. Après cinq minutes, les lumières ont disparu.

[Ref. mb1:] MICHEL BOUGARD:

L'auteur indique que le 23 décembre 1944 le Lieutenant Edward Schlüter, pilote de la 415e Escadrille de chasse de l'US Air Force stationnée à Dijon, a décollé pour une mission de routine au-dessus des Vosges. Il était natif d'Okosch dans le Wisconsin et avait l'expérience de ces vols de nuit.

Il y avait avec lui dans le cockpit le lieutenant Donald J. Meiers, contrôleur radar, et un officier de renseignement, le lieutenant F. Ringwald.

Le ciel était pur et les radars américains n'avaient décelé aucune présence ennemie dans le ciel des Vosges qu'ils survolaient pour l'instant.

A environ 30 kilomètres de Strasbourg, Ringwald a aperçu vers l'ouest une formation linéaire de 8 ou 10 boules de feu rouges qui se déplaçaient à grande vitesse.

[Ref. ld1:] MAGAZINE "LUMIERES DANS LA NUIT":

23.11.44 au nord de Strasbourg (France)

Un chasseur de nuit américain du 415th Night Fighter Squadron patrouille, vers 22h00, à une trentaine de kilomètres au nord de Strasbourg.

Il a décollé de Dijon-Longvic, et l'équipage se compose des lieutenants Edward Schlüter (pilote), Donald Meiers (radariste) et F. Ringwald (cet avion était probablement un P 70, le 415th NFS n'ayant reçu ses premiers P-61 que 4 mois plus tard à Saint-Dizier).

Regardant vers l'ouest, Ringwald remarque un certain nombre de sources lumineuses qu'il ne peut identifier. Il signale leur présence à Schlüter et Meiers, et une conversation s'engage entre eux, concernant la nature de ces lumières.

Par radio, le pilote demande à la station radar au sol si elle a un écho du phénomène. La réponse est négative, et Meiers n'obtient aucun écho non plus sur le scope du radar du bord.

L'avion vire pour se rapprocher du phénomène et l'équipage peut distinguer de plus en plus nettement ces globes lumineux dont la phosphorescence pulsante est complètement incompréhensible. Il se rapproche très vite d'eux, lorsque le phénomène s'éteint brusquement, pour réapparaître quelques instants plus tard, dans une tout autre direction, avant de s'effacer définitivement.

[Ref. dw1:] DOMINIQUE WEINSTEIN:

DATE HEURE PAYS LIEU TYPE D'AVION ET DE TEMOINS DESCRIPTION DE L'OVNI Radar CODES SOURCES
G X E
23.11.44 22:00 France 30 km nord-est de Strasbourg M l'équipage d'un chasseur P-70 de l'USAAF (415ème NFS) plusieurs sphères lumineuse avec des lumières pulsantes 303/352/357 405/03
03/352/357

Les codes de sources semblent renvoyer à:

[Ref. rs1:] RONALD STORY:

Le premier rapport fiable des apparitions fantomatiques est venu d'un pilote et d'un équipage appartenant au 415th Nuit Fighter Squadron basé à Dijon, France. Le 415th surveillait les deux côtés du Rhin, au nord de Strasbourg, en Allemagne de l'Est [sic], à la recherche d'avions allemands de la région avec l'aide de stations de radar au sol de l'armée américaine. Le lieutenant Ed Schlueter (pilote), le lieutenant Donald J. Meiers (observateur radar) étaient sur une telle mission dans la nuit du 23 novembre 1944, quand Ringwald a aperçu en premier ce qui semblait être des étoiles dans la distance. Au bout de quelques minutes, les points ressemblant à des étoiles sont devenus des boules de lumière orange (huit ou dix d'entre elles) "se déplaçant dans l'air à une vitesse fantastique." Les "objets" n'ont pas pu êtres captés par radar, ni au sol ni depuis l'avion. Les lumières ont ensuite disparu, reparaissant plus loin, et en quelques minutes ont disparu de la vue.

[Ref. nc1] NICK COOK:

L'histoire ne dit pas l'état d'esprit des membres de l'équipage du Northrop P-61 Black Widow qui patrouillait le ciel au-dessus de la Rhénanie cette nuit-là, mais les indices disponibles suggèrent qu'ils étaient tout sauf heureux. Un équipage de chasse de nuit était une unité des plus soudées que vous pourriez trouver au sein des escadrons du front qui se lançaient contre l'Allemagne à la fin de 1944. Le succès - leur survie même quand on y pense - dépend d'un haut niveau de confiance, d'une formation intense, et aussi de la fiabilité d'une pièce d'équipement encore dans ses balbutiements - le radar - et d'une concentration sans failles.

La dernière chose que le lieutenant Ed Schlueter de l'Armée de l'Air de l'armée américaine aurait voulu cette nuit était un passager. Pire, Ringwald n'était même pas un membre des équipages, mais un officier de renseignement.

Le lieutenant Fred Ringwald était assis derrière et au-dessus de Schlueter, le pilote du P-61, dans la position normalement occupée par le tireur. L'unité de Schlueter, le 415ème escadron de chasse de nuit de la 9ème Armée de l'Air des Etats-Unis, avait récemment remplacé leurs Bristol Beaufighters britanniques par des Black Widows. Ils venaient aussi d'être transférés du théâtre des opérations italien en Angleterre et de là de l'autre côté de la Manche, se déployant vers l'est, dans les courts trajets à travers Nord de la France alors que les Alliés repoussaient les nazis vers le Rhin et en Allemagne même.

Schlueter pilotait son aéronef au sud le long du Rhin, à la recherche de la "bagarre". Le Black Widow était un chasseur lourd; plus grand que le Beaufighter et beaucoup plus menaçant en apparence. Alors que ses principales cibles étaient les chasseurs de nuit allemands envoyés pour intercepter les vagues de bombardiers britanniques se allant et repartant d'Allemagne, il y avait toujours la possibilité, à condition que Schlueter ait de bons yeux, de frapper un train ou un convoi de véhicules nazi, d'autant que les Allemands déplaçaient hommes et matériel sous le couvert de l'obscurité à cause de la supériorité aérienne écrasante des Alliés. Cela a été à peu près incontestable depuis le débarquement cinq mois plus tôt.

Mais les opérations de mitraillage nocturne avaient apporté leurs propres risques. Sur le territoire incertain de la Rhénanie, pris en sandwich entre les falaises du fleuve large et sinueux et les hautes terres accidentées de la Forêt-Noire, il y avait des chances élevées de suivre la trajectoire de ses obus et de s'écraser au sol.

Il n'y avait aucune trace officielle expliquant pourquoi l'officier du renseignement Ringwald était à bord de ce vol, mais sachant comment les mystères ont l'habitude de défier l'intelligence de ceux qui en ont le plus besoin, j'ai eu le sentiment que Schlueter et son opérateur radar auraient été laissé tout autant dans le noir.

Dans le ciel noir au-dessus de la Rhénanie, après une longue période d'activité de routine, ce fut Ringwald qui rompit le silence. "Que sont ces lumières là-bas?" a-t-il demandé par la radio. "Probablement des étoiles," a dit Schlueter, en se concentrant sur ses instruments. "Je ne pense pas," répondit Ringwald. "Elle viennent droit sur nous."

Maintenant, Schlueter leva les yeux et regarda hors du cockpit. Dans la nuit noire de son environnement, la formation d'aéronefs au large de son aile droite se présentait comme un constellation de petits soleils brillants. Instinctivement, il tordit le manche, ce qui porta les quatre canons du Black Widow et les quatre mitrailleuses de calibre .50 vers eux. En même temps, il a appelé radar au sol.

La station au sol était censée être les yeux et les oreilles de Schlueter, à tout moment, mais si chaque point de la lumière pulsante représentait les panaches de gaz d'échappement d'un chasseur de nuit allemand, il n'y avait pas moins de dix avions se rapprochant de lui et il n'avait pas entendu un murmure venant d'eux. Quelqu'un avait dû foirer. Plus tard, il serait en colère. Maintenant, il était tout simplement effrayé et dans la confusion. Il a instamment demandé des informations. "Négatif", fut la réponse. "Il n'y a pas de bogies dans votre secteur. Vous êtes seuls."

L'opérateur de radar de Schlüter, le lieutenant Don Meiers, qui était accroupi sur l'écran radar d'interception aéroportée (AI) SCR540 dans un puits derrière Ringwald, lui dit la même chose. Le ciel devant eux était dépourvu de toute activité aérienne.

Mais les lumières étaient toujours là et elles ont continué à venir. Au lieu de courir, Schlueter a stimulé les manettes des gaz et a mis le nez du Black Widow vers l'aéronef en tête de la formation.

Comme les moteurs jumeaux refroidis par air de chaque côté de lui grondaient, la lueur des échappements de ses adversaires s'est estompée; et puis ils se sont éteints.

Perplexe et inquiet d'avoir perdu les contacts, et sans l'aide de Meiers et de son radar de bord, du Black Widow, Schlueter a maintenu l'appareil stable et l'équipage s'est préparé à un engagement.

Schlueter a lancé le chasseur de nuit dans le noir du ciel où il avait vu la dernière fois les contacts. Il tendit le cou pour avoir un aperçu de quelque chose, n'importe quoi, qui aurait signalé la présence d'un autre aéronef, inclinant ses ailes gauche et droite pour vérifier ses angles morts.

Toujours rien.

Ce n'est que quand il a commencé à exécuter un demi-tour vers la base que Ringwald lui a dit que les lumières étaient de retour.

Schlueter a suivi la ligne indiquée par Ringwald et les vit au loin. Impossiblement loin, en fait, mais encore à la portée du radar. Il a appelé Meiers, mais l'opérateur de radar avait maintenant des problèmes techniques avec son ensemble AI.

Schlueter se préparait nouveau à engager l'ennemi, mais les lumières avait déjà commencé à glisser au loin au nord, faisant ensuite retraite loin derrière les lignes allemandes et disparaissant.

Personne ne dit rien jusqu'à peu de temps avant que le Black Widow n'atterrisse. Bien Schlueter et Meiers ont convenu que les Allemands devaient avoir fait des expériences avec une nouvelle sorte d'arme secrète, ils n'ont pas voulu hasarder une hypothèse quant à ce que cette arme aurait pu être. Ils ne connaissaient rien dans leur propre arsenal qui a approchait les performances étranges de l'aéronef qu'ils venaient juste de voir.

Craignant de devenir la cible de l'humour peu désiré de l'escadron sur le sujet prévisible qu'ils étaient "en train de perdre les pédales", ils ont décidé de ne pas signaler l'incident. Et Ringwald, l'espion, a fait de même.

Des rapports de cet incident existent dans un certain nombre de livres sur les OVNIS, livres que je n'avais pas rencontré avant parce que pour quelqu'un imprégné du reportage sobre du journalisme technique "écrous et boulons", ils n'étaient jamais entrés dans mes centres d'intérêts. Le rapport montre que presque trois ans avant la note du général Twining au général Schulgen, des objets aériens non conventionnels étaient apparus dans le ciel allemand avant leur manifestation à travers les Etats-Unis en 1947.

Les jours d'arrêt de travail et le week-end, j'avais commencé a pêcher dans les archives publiques pour trouver des preuves corroborant cette observation. Ce que j'ai trouvé était plus de détails sur le 415ème Escadron de chasse de nuit et l'avion qu'avait piloté Schlueter au moment de la rencontre; détails qui m'ont permis de remplir les lacunes du compte rendu publié et de visualiser le sens d'égarement et la crainte que Schlueter et son équipage auraient connu cette nuit-là. Mais en chemin, j'ai découvert que l'observation de Schlueter était loin d'être unique. Tout cet hiver de 1944-1945, des équipages alliés rapporté de petits aéronefs en forme de boules oranges éclatantes, rouge et blanche, sur le territoire du Troisième Reich. Alors que certains attribuaient les lumières à des phénomènes naturels tels que la foudre en boule ou le feu de Saint-Elme, d'autres ne pouvaient pas rejeter les observations si facilement. Les engins semblaient être en mesure de se rapprocher des avions alliés comme s'ils étaient téléguidés ou avaient un système de pilotage intégré.

[Ref. ni1:] "THE NICAP WEBSITE":

Nov. 1944; France

Un pilote du 415th Night Fighter Squadron a vu une formation d'objets ronds. (NICAP UFO Evidence, 1964, Hall, III)

[Ref. lc1:] LUC CHASTAN - "BASE OVNI FRANCE":

Saverne (67) le 23 novembre 1944

Caractéristiques générales

Num Base: 1205
Département: Bas Rhin (67)
Lieu d'observation: Saverne
Latitude: 48.733
Longitude: +7.366
Date d'observation: 23 novembre 1944
Heure: 22:00 heures
Durée (HH:MM:SS): N.C.
Météo: Pas d'indication météo
Type d'observation: Visuel: proche
Nbre de témoin(s): 1
Enquète officielle: Non

Caractéristiques de l'objet

Nbre d'objet: nombre indéterminé
Type d'objet: Sphère
Taille: Non précisée
Couleur: non définie
Luminosité: Brillant
Caractéristique visuelle: feux clignotants
Vitesse: non définie
Mouvement/Déplacement: Non précisée
Objet au sol: Non
Disparition instantanée: Non

Observation

Le mécanicien d'un P70 Fighter de l'USAAF à observé plusieurs sphères lumineuses ayant des lumières pulsantes.

Sources

UNIDENTIFIED AERIAL PHENOMENA EIGHTY YEARS OF PILO [sic] par Weinstein Dominique

[Ref. jr1:] JOHN B. RINGER:

Des lumières étranges poursuivent nos pilotes.

Un rapport typique de boules de lumière venait de l'équipage d'un bombardier B-29 appartenant au 415ème Escadron de Chasse de Nuit basé à Dijon, France. Le 23 novembre 1944, les lieutenants Ed Schlueter, pilote; Donald J. Meiers, observateur radar; et Fred Ringwald, officier de renseignement, ont vu ce qui semblait être des étoiles, mais ces étoiles sont vite devenues des boules de lumière orange. "Il y en avait huit à dix se déplaçant dans l'air à grande vitesse." Ces objets n'ont pas pu être captés par le radar, ni au sol ni de l'avion. Les lumières ont ensuite disparu, pour réapparaître plus loin.

La source est indiquée comme "Story, Ronald D. (Editeur), The Encyclopedia of UFOs. Dolphin Books – Doubleday & Company, Inc., Garden City, NY. 1980.

[Ref. jb1:] JEROME BEAU:

Novembre - undefined 23 Le lieutenant Ed Schlueter, un jeune, grand et compétent pilote de Oshkosh (Wisconsin), décolle dans son chasseur depuis Dijon (France) pour une mission de routine du 415ème Escadron de Chasseurs Nocturnes : scruter les ciel à la recherche d'avions allemands à abattre (il a déjà fait cela quelques fois et a été décoré pour cela). Avec lui se trouve le lieutenant observateur radar Donald J. Meiers, ainsi que le lieutenant Fred Ringwald, officier de renseignement de l'escadron, volant en tant qu'observateur. Le trio comme sa recherche, parcourant le ciel nocturne plutôt dégagé, avec seulement quelques nuages et un quart de Lune, allant de chaque côté du Rhin au Nord de Strasbourg. A un moment Ringwald dit : "Je me demande ce que sont ces lumières, là-bas au-dessus des collines". "Probablement des étoiles" répond Schlueter. "Non, je ne pense pas, répond Ringwald. Es-tu sûr que ce n'est pas un reflet chez nous ? Tout à fait." Ringwald se souvient -- il n'y a pas de collines à cet endroit. Mais les "lumières" brillent toujours — 8 ou 10 alignées — des boules de feu orange traversant l'air à une vitesse ahurissante. Schlueter les voit alors loin au bout de son aile gauche. Il vérifie immédiatement par radio avec les stations radar alliées. « Il n'y a là personne d'autre que vous », répondent-elles. « Vous êtes fous ? » Et aucun avion ennemi n'est non plus visible sur le radar de Meiers. Schlueter vire vers les lumières, prêt à l'action. Celles-ci disparaissent, puis réapparaissent plus loin. 5 minutes plus tard elles semblent s'amincir et disparaissent pour de bon. Les aviateurs poursuivent leur mission, et détruisent 7 trains de fret derrière les lignes allemandes. Lorsqu'ils reviennent à Dijon, ils décident de garder l'histoire pour eux pour le moment. Une observation typique de foo-fighters.

La source est indiquée comme "McClure, K.: Fortean Studies 7, 2001".

[Ref. su1:] SITE WEB "SATURDAY NIGHT UFORIA":

Ce fut plus tard ce mois-là qu'un équipage aérien du 415ème ferait la première observation de "foo fighters" selon l'article de décembre 1945 par Jo Chamberlin. Le vol comprenait le Lt. Ed Schlueter, pilote, le lieutenant Donald J. Meiers, opérateur radar, et le lieutenant Fred Ringwald, officier de renseignement du 415e, qui volait à titre d'observateur...

Le Lt. Schlueter volait assez bas pour pouvoir détecter la vapeur blanche d'une locomotive dans le black-out ou la grosse masse d'un convoi motorisé, mais il devait éviter les cheminées, ballons de barrage, projecteurs de l'ennemi, et les batteries de DCA. Lui et Ringwald étaient en état d'alerte, car il y avait des montagnes à proximité. L'intérieur de l'avion était sombre, pour une bonne vision de nuit.

Le Lt. Ringwald a dit: "Je me demande ce que ces sont ces lumières, là-bas dans les collines."

"Probablement des étoiles", a déclaré Schlueter, sachant de longue expérience que la taille et la nature des lumières sont difficiles à estimer, la nuit.

"Non, je ne pense pas."

"Etes-vous sûr que ce n'est pas un reflet de nous?"

"J'en suis certain."

Puis Ringwald s'est rappelé - il n'y avait pas de collines là-bas. Pourtant, les "lumières" étaient encore incandescentes - huit ou dix d'entre elles dans une rangée - des boules de feu orange se déplaçant à travers l'air à une vitesse fantastique.

Puis Schlueter les vit au large de son aile gauche. Etaient-ce des combattants ennemis qui le poursuivaient? Il a immédiatement vérifié par radio auprès des stations de radar au sol alliées.

"Personne là-bas, à part vous-même." ont-ils signalé. "Etes-vous fou?"

Et aucun avion ennemi ne s'est montré sur le radar du lieutenant Meiers.

La version de Chamberlin variait légèrement du rapport original de janvier 1945 rapports par Robert C. Wilson, qui indiquait que c'était le lieutenant Schlueter qui avait pensé que les lumières étaient sur une colline. Dans l'édition du 2 janvier 1945 de l'Evening Telegraph de Dixon, Illinois...

"J'ai vu les lumières sur la droite et l'ai dit au pilote, qui a dit: 'Oh, ce sont des lumières sur une colline,' rapportait Ringwald. Il a ajouté: "Je regardais dans cette direction quelques minutes plus tard, puis, lui ai dit: 'Eh bien, cette colline est beaucoup plus près de nous maintenant'."

[Ref. cc1:] CHRISTOPHE CANIONI:

L'auteur dit que le 23 novembre 1944, le lieutenant Edward Chluter [sic] de la 415e escadrille des chasseurs de nuit de l'US Air Force basée en Angleterre observe une formation d'une dizaine de disques lumineux se déplaçant selon ses termes à une vitesse effrayante, et que cette formation sera suivi depuis le sol par le radariste Donald Meiers.

[Ref. cv2:] CHRISTIAN VALENTIN:

L'ancien journaliste Christian Valentin a publié en 2012 un très intéressant livre retraçant l'histoire des observations d'OVNIS et autres soucoupes volantes en Alsace, des origines jusqu'en 1980.

Dans ce livre, il écrit un chapitre concernant les "Foo Fighters" avec une présentation générale de la question, puis une chronologie de cas.

Il indique que de fin septembre à fin novembre 1944, le 415ème escadron de chasse de nuit (415th NFS) américain était stationné sur la base de Dijon Longvic, avant de se déplacer sur l'ancienne base aérienne de Toul sur le plateau d'Ochey, réaménagée par le Génie américain avec une piste artificielle de 1200 mètres.

Une première observation rapportée était au 23 novembre 1944 vers 22h00, et il cite:

Au nord de Strasbourg, une patrouille composée des Lieutenants Schlüter, Meyer et Ringwald survole le Rhin en fouillant systématiquement des yeux chacune des rives. La visibilité est bonne, avec une nuit relativement claire, quelques nuages épars et une lune au quart.

C'est le Lt Ringwald qui aperçoit le premier un alignement d'une dizaine de lumières rougeoyantes, pareilles à des boules de feu. Le Lt Schlüter les voit se déplacer au loin sur son aile gauche, à très grande vitesse. Malgré son expérience, l'équipage n'est pas en mesure d'identifier le phénomène. Le radar au sol ne détecte rien et le Lt Meyer n'a aucun écho sur son radar de bord. La patrouille se dirige donc vers ces singulières lumières, qui disparaissent subitement à leur approche pour réapparaître plus loin, avant de s'évanouir définitivement.

Il indique que ceci est un extrait traduit et résumé de Jo Chamberlin: the Foo Fighter Mystery - The American Legion Magazine - décembre 1945.

[Ref. ta1:] SITE WEB "THINK ABOUT IT":

Date: Fin novembre (peut-être le 28-30), 1944

Lieu: Strasbourg, Allemagne

Heure:

Résumé: Huit à dix lumières en une file, oranges luminescentes, et se déplaçant à une vitesse terrifiante..

Source:

[Ref. sp4:] ASSOCIATION UFOLOGIQUE "SPICA":

Commune Date et heure d'observation Forme générale
Identification
Couleur générale
Hypothèse
Conclusion
SAVERNE jeudi 23 novembre 1944 à 22h00 boule, balle ou melon (3D)
Non Identifié
information non communiquée
Néant
Non résolu -manque d'info

Discussion:

Insigne de veste du 415th NFS
montrant l'avion britannique Bristol Beaufighter
qu'ils utilisaient à ce moment.

Des équipages du 415th Night Fighter Squadron de l'U.S. Army Air Force ont rapporté leurs observations nocturnes de ce qu'ils ont appelé des "Foo Fighters" au-dessus de la vallée du Rhin alors occupée par les allemands, entre novembre 1944 et avril 1945, leur base étant à Dijon et à Ochey en France.

Leurs observations ont apparemment cessées lorsque les allemands ont perdu l'Alsace.

Un Bristol Beaufighter du 415th NFS.

Le lieu ou les lieux sont assez mal définis. Selon les sources, on parle de Saverne, du Nord de Strasbourg, de l'Ouest de la vallée du Rhin. Comme première observation de "Foo-Fighters", apparemment passée sous silence par l'équipage jusqu'à ce que d'autres aient parlé des observations ultérieures, elle semble ne figurer dans aucun rapport officiel. On peut considérer que cela a eu lieu dans la zone montrée par la carte ci-dessous. La frontière avec l'Allemagne est en jaune, la frontière Est longe le Rhin.

Nick Cook [Ref. nc1] et LDLN [Ref. ld1] se trompent quand ils affirment que l'Escadron volait sur P-61 Black Widow lors de cette opération. Le 415th NFS a reçu ses premiers P-61 le 20 mars 1945 seulement. On peut donc sourire à l'évocation par Nick Cook, de fait entièrement imaginaire, de la position de Ringwald derrière et au-dessus du pilote, réaliste pour un P-61, mais pas pour le Beaufighter lors de l'observation.

L'officier de renseignement Ringwald, l'un des témoins de cette observation, jouera un rôle essentiel dans l'affaire Foo-Fighters, puisqu'il recueillera et enregistrera de prochains rapports d'observation d'autres équipages du 415ème NFS.

C'est le major en retraite Donald Keyhoe des U.S. Marines qui a été le premier ufologue à voir un lien entre les "foo fighters" et la question des OVNIS ou soucoupes volantes telle qu'elle s'est posée après 1947. Les "Foo Fighters" sont maintenant diversement considérés: soit ce seraient de "véritables OVNIS" avec les explications diverses qu'on leur donne (extraterrestres, méprises, soit ce serait des "engins secrets" fantasmés de la Luftwaffe, thèse qui a court dans les milieux conspirationnistes et néo-nazi depuis des décennies. En 1944 et 1945, il n'était nullement question de voir en ces choses des engins extraterrestres; on pensait à quelque nouvelle arme allemande, tout en notant que son "efficacité" a semblé tout à fait nulle, puisqu'aucun avion allié n'a jamais été "descendu" par un "Foo Fighter" pour autant qu'on le sache.

Le "Panel Robertson" mis en place en janvier 1953 par la CIA pour donner une explication définitive aux observations d'OVNIS, a spéculé que cela pourrait être un phénomène électrostatique semblables aux feux de Saint-Elme, ou quelque phénomène électromagnétiques non précisé, ou tout simplement des réflexions de lumière sur des cristaux de glace. Beaucoup de "sceptiques" disent que c'étaient des méprises causées par Vénus, par exemple.

Force m'est de constater que dans la plupart des affaires de "Foo Fighters", le caractère d'étrangeté est plutôt modéré, voir presque absent; il n'a généralement pas de "manoeuvres impossibles", il n'y a généralement aucune autre description que celle de "boules lumineuses". Pour certaines de ces affaires en Alsace, j'ai pu envisager un temps, comme l'Armée US l'avait fait à l'époque, que les pilotes auraient bien vu des engins allemands, mais guère "secrets", comme le Messerschmitt Me-163 "Komet", un avion fusée, conçu tardivement par les allemands et avec peu de succès opérationnel, qui pourrait bien produire visuellement l'apparence d'une "boule lumineuse".

Ainsi par exemple ce rapport:

"Observé un objet rouge brillant filant droit vers le haut. Il a changé soudainement à une vue de plan de l'avion faisant une passe au-dessus et partant en piqué et disparaissant."

Mais pour d'autres observations, il est moins probable que cela soit une observation d'un Me-163 ennemi:

"La 1ère patrouille a vu 2 séries de 3 lumières rouges et blanches. L'une est apparue sur le côté bâbord, l'autre sur le côté tribord à 1.000 à 2.000 pieds à l'arrière et se rapprochant. Le Beau [l'avion Bristol Beaufighter de pilote] a accéléré et les lumières se sont éteintes, rien sur le GCI [station de radar au sol] à ce moment."

(Citations du War Diary du 415th NFS, pages 1 et 2 de décembre 1944, retrouvés dans les National Archives, USA, par Barry Greenwood et publiées sur le web par le CUFON (Computer UFO Network), Seattle Washington, USA.)

La raison d'être de ce dossier est que le cas est en Alsace, donc il intègre ce catalogue Alsacien. Mais il va de soi qu'il y a eu d'autres rapports de "Foo Fighters", plus ou moins semblables, dans la même période, de l'autre côté du Rhin, hors Alsace, voir ailleurs dans le monde. De ce fait, mes commentaires sur les cas Alsaciens tels celui-ci ne sauraient être interprétés comme des commentaires sur la question des "Foo-Fighters" dans leur totalité. Je commente et évalue autant que faire se peut pour moi ici un des cas, et n'entends pas prétendre à une explication générale.

Le Messerschmitt Me-163 "Komet", conçu par Alexander Lippisch, a été le seul avion-fusée de chasse opérationnel pendant la seconde guerre mondiale. Il a fait son premier vol le 13 août 1941 mais n'a été en service que de mai 1944 à février 1945, officiellement. Il était capable d'atteindre les 960 km/h, avec une vitesse ascensionnelle de 3666 mètres par minutes, mais avec un rayon d'action très réduit, un temps de vol de seulement 8 minutes. Son bilan opérationnel est mince: il aurait abattu 16 bombardiers américains, mais encore plus de Me-163 ont été détruits dans des accidents - il était particulièrement dangereux de le mettre en oeuvre, son carburant à base de peroxyde d'hydrogène le rendait explosif. Il était également corrosif, causant des brûlures sévères et décès de pilotes et d'homme d'entretien. Sa haute vitesse le rendait pratiquement invulnérable, mais était aussi un handicap: il allait si vite qu'il n'avait pas vraiment le temps d'ajuster ses cibles, les bombardiers américains. Les avions de chasse alliés attendaient l'extinction de son moteur fusée et son vol plané de retour, plus lent quoiqu'encore rapide, pour l'attaquer.

Le Heinkel He-162 "Volksjäger" ou "Salamander" avait fait son premier vol en 6 décembre 1944, 320 exemplaires ont été construits. C'était un avion à réaction à turboréacteur BMW 003E-1 ou E-2 (dont dérivera le SNECMA Atar français), monoplace, dont la vitesse maximale de 840 km/h surclassait largement celle de ses adversaires. Il était destiné à pouvoir être piloté par des pilotes inexpérimentés, il pouvait décoller depuis les autoroutes allemandes. Quelques unités en ont été équipées, mais seulement en avril 1945. Son bilan opérationnel a été nul: pas un seul avion allié n'aurait été abattu par cet engin.

D'autres "candidats" peuvent être cités, et généralement éliminés, dont:

Il ne manque donc pas de projets plus ou moins abouti d'engins volants allemands qui par leur réacteur ou fusée pourraient être visible comme "boule de lumière", ou même intriguer par leurs performances, mais on voit que dans la pratique, presque aucun n'aurait été susceptible d'être en opération de nuit le long du Rhin sur la frontière entre l'Alsace et l'Allemagne.

Pour tous ces engins, les questions à se poser sont: ont-ils volé là à cette période? Y ont-ils volé de nuit? Quelle était couleur de la flamme de leur fusée ou réacteur? Les services de l'US Army Air Force ont-ils envisagé, nié ou confirmé l'un ou l'autre de ces avions comme explication de l'une ou l'autre observation?

Reste encore d'autres affirmations relatives à des engins secrets allemands: dès les années 1950, divers auteurs aux titres souvent invérifiés ou même usurpés, souvent allemands, ou italiens, avaient écrit au sujet d'engins bien plus avancés encore, de véritables "soucoupes volantes" à réaction, aux noms tels que "V-7", "Vril", "Haunebu" etc. Rien de tout cela n'a existé. Ce n'est pas ici le lieu pour l'exposer, mais on pourra se référer à l'un ou l'autre de mes essais critique de telles affirmations.

Pour le Me-163, le 2ème Escadron du Jagdgeschwader (JG) 400, première et seule unité de combat utilisant le Me-163, était basé sur le terrain de Venlo en Hollande et n'a mené que peu d'action avant d'être déplacé vers Brandis, près de Leipzig en juillet 1944. A Brandis, le JG 400 a connu sa plus forte activité opérationnelle le 28 septembre 1944 quand il a été capable de faire décoller 9 Me-163 pour intercepter des bombardiers américains. C'était de jour, et l'histoire montre qu'il ne semble y avoir eu aucun essai de cet avion de nuit. Le seul terrain d'essais de nuit de la Luftwaffe était Estelle Retime.

Mano Ziegler, pilote d'essai puis pilote de Me-163 au JG 400 avait été interrogé sur la possibilité de vols de nuit du Me-163 et avait répondu: "Essayer d'atterrir dans la nuit vous mettrait en petit morceaux dans toutes la campagne!" (Ziegler p.113) De fait le "Komet" n'a aucun phare d'atterrissage, ce qui équivaut, compte tenu de ses caractéristiques, à une mort certaine dans le cas d'une tentative d'atterrissage de nuit.

De plus, le rayon d'action du Me-163 était de seulement 25 miles dans de bonnes conditions, et le JG 400 ne volait donc que dans la région de Leipzig.

Un chasseur de nuit allemand "moins pire candidat" serait le Me-262 "Schwalbe" dans sa version chasseur de nuit, équipée d'un radar "Neptun", biplace dérivé de la version biplace d'entraînement du Me-262. Il a été évoqué par l'Armée US comme possible explication des "Foo-Fighters":


SECRET

QUARTIER GENERAUX DU PERSONNEL AERIEN
FORCE EXPEDITIONNAIRE ALLIEE

REF: - SHAEF / A / TS.37153 / A.2.

18 mars 1945

SUJ: - Phénomènes de nuit.

A: - Première Force aérienne tactique (Prov.), APO 374, US ARMY.

1. En ce qui concerne les rapports transmis par le XIIe Commandement aérien tactique par l'intermédiaire de votre Siège au sujet des phénomènes nocturnes et à la suite de la lettre de ce Siège datée du 11 février, une réponse a été reçue du Ministère de l'Air qui disent que les équipes du Commandement de bombardiers ont signalé depuis quelque temps un phénomène semblable.

2. Selon le ministère de l'Air, quelques-uns des avions allégués auraient pu être des Me.262 et pour le reste, des fusées de la flak sont suggérées comme l'explication la plus probable.

3. On regrette qu'aucune information plus précise ou plus précise ne puisse être donnée.

Pour le commandant suprême

[Signé]

CM. GRIERSON,
Commodore aérien
A.C. de S., A-2

SECRET

Mais il y a plusieurs problèmes avec cette explication. J'ai visionné nombre de vidéos de vols de Me-262 en temps de guerre ou après, et il apparaît que ses turbines à gaz ne dégageaient aucune lumière visible. Je pense qu'il y avait certainement une très faible lueur blanc-bleutée visible exactement dans l'axe et de près de la turbine, certainement pas rouge ou orange. Au mieux visible avec une vue de l'arrière dans l'axe de l'avion, la lueur éventuelle ne peut en aucun cas faire voir un groupe de Me-262 se rapprochant d'observateurs comme des boules orangées ou rouge.

Il n'y aurait également aucun sens à ce que plusieurs Me-262 en opération, s'approchant guidé par leur radar Neptun d'une cible aussi facile pour eux qu'un Beaufighter, n'aient pas ouvert le feu.

Le 10/NJG11 (10e Gruppe) a débuté sa carrière sous le nom de Kommando Welter comme unité d'évaluation de Me-262 dans le rôle de "Nachtjäger", chasseur de nuit. Mais, à partir de novembre 1944, l'unité juste formée opérait depuis la base de Lärz sur la région de Berlin, défendant la ville contre les attaques de "Mosquitos". Elle y reste jusqu'à fin janvier 1945. Il n'y a pas la moindre trace d'opérations de nuit du Me-262 dans la vallée du Rhin le long de la France.

(On peut oublier le "Kommando Nowotny" et ses Me-262 basés dans le nord-ouest de l'Allemagne à cette époque: ses appareils ne volaient pas de nuit et n'opéraient pas dans la partie française de la vallée du Rhin).

Me-262 night fighter version

Evaluation:

Non identifié.

Références des sources:

* = Source dont je dispose.
? = Source dont l'existence m'est signalée mais dont je ne dispose pas. Aide appréciée.

Historique du dossier:

Rédaction

Auteur principal: Patrick Gross
Contributeurs: Aucun
Reviewers: Aucun
Editeur: Patrick Gross

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0.1 Patrick Gross 24 mars 2017 Création, [pd1], [rw1], [jo1], [mb1], [ht1], [gc1], [gl1], [hd1], [cf1], [jp1], [jc1], [dw1], [rs1], [km1], [nc1], [ni1], [lc1], [jr1], [jb1], [su1], [cc1], [cv2], [ta1], [sp4].
1.0 Patrick Gross 24 mars 2017 Première publication.

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Cette page a été mise à jour le 24 mars 2017.