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La vague française de 1954:

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17 septembre 1954, Omont, Ardennes:

Référence pour ce cas: 17-sep-54-Omont. Merci de citer cette référence dans toute correspondance avec moi en rapport avec ce cas.

Résumé:

Le journal régional L'Ardennais du 22 septembre 1954 en page 2 avait publié une histoire d'une "toupie volante" qui se serait posée à Omont le vendredi, donc le 17 septembre 1954.

Le journal assurait que le témoin n'était pas un "petit plaisantin", mais un cultivateur d'Omont, "homme estimé de tous, conseiller municipal", qui avait hésité quelques jours avant de raconter "son incroyable aventure." Le journal disait tout de même publier son récit "sous toutes réserves évidemment", mais que c'était leur "devoir d'informer nos lecteurs de cette 'visite extra-terrestre'."

Le journal racontait que ce cultivateur était allé cueillir des pommes vers 08:30 à quelques centaines de mètres d'Omont, et il a aperçu, sortant des nuages, un objet qu'il a d'abord pris pour un ballon, ensuite pour un parachute. L'objet se serait posé à la lisière d'un bois, dans un pré, masqué aux yeux du témoin par une petite éminence.

Le témoin pressant le pas serait arrivé à une soixantaine de mètres de l'objet et "à sa très grande surprise, se trouva en présence d'un appareil de forme conique, duquel sortit un être bizarre qui gagna la lisière de la forêt située à environ cinquante mètres, n'y demeura que deux ou trois secondes, regagna l'appareil qui dans un mouvement giratoire reprit son ascension" a une vitesse qui ne paraissait pas considérable, pour "disparaître dans les nuages d'où il était sorti quelques minutes auparavant."

Craignant de passer pour un farceur, le témoin aurait gardé le silence "sur ce fait extraordinaire" jusqu'au surlendemain, le dimanche 19, quand il en parlé à plusieurs personnes.

Interrogé sur l'engin, il a dit qu'il était semblable à une toupie métallique, de quatre mètres de diamètre sur 2 m. 50 de hauteur, avec des parois de l'aspect de l'aluminium mat.

Il a dit que l'être aurait aussi bien pu être un homme hirsute qu'un gros singe. Sa face était masquée par de longs poils, son dos était ceint d'une étoffe brun jaune, et il se déplaçait à quatre pattes.

Le journal assure qu'il y a presque eu un second témoin, un Mr. Lebrun, qui se trouvait dans une ses pâtures à quelques mètres du lieu d'atterrissage, mais il était parti une vingtaine de minutes auparavant - on dit qu'il le regrettait énormément.

L'histoire serait paru ensuite dans l'hebdomadaire Samedi-Soir du 14 octobre 1954, puis, en 1970, dans un ouvrage de Peter Kolosimo, un auteur italien fort peu regardant, qui le date du 10 septembre 1954 au lieu du 17, à "Olmont" au lieu d'Omont, mais avec le nom du témoin: Pierre Delvenne. Elle aurait été cataloguée comme canular dans le "HumCat" de David Webb et Ted Bloecher. De son côté, René Fouéré du GEPA avait eu des doutes, exprimés en 1971 dans le magazine Phénomènes Spatiaux de ce groupe d'ufologie.

En 1979, les deux ufologues "sceptiques" Gérard Barthel et Jacques Brucker apprennent que le prétendu témoin était un joyeux plaisantin nommé Pierre Delvenne, conseiller municipal d'Omont. Leur explication comme à l'accoutumée est essentiellement une moquerie, puisqu'ils disent que Mr. Delvenne avait rencontré un "nain hirsute qui ignore l'usage du peigne et qui fait du tourisme en France sur un vieux ballon", et qui était en fait "un clochard 'extra-terrestre'".

Le cas est alors déconsidéré au moins pour les ufologues Michel Figuet et Jean Sider, mais c'est seulement en 1995 pour que Raoul Robé donne les précisions utiles: le même journal L'Ardennais du lendemain 23 octobre 1954, avait annoncé que le prétendu témoin démentait l'affaire comme étant un canular, chose que Barthel et Brucker n'avaient apparemment pas vue.

Trois ans plus tard, Raoul Robé donne une opinion quelque peu différente: il s'agirait d'un "simple cas de méprise" qui aurait été "gonflé" par "des journalistes en mal de copie." Il indique que le démenti du journal indiquait qu'en fait Mr. Delvenne ne savait pas ce qu'il avait vu exactement, "là-bas à l'orée du bois, des campeurs sans doute qui s'amusaient peut-être avec un ballon..."

Tout ceci n'empêchera pas le cas d'être repris en résumé, sans son explication, dans maints catalogue ufologiques des années 2000: celui de Larry Hatch, celui d'Albert Rosales, une "UFO Datenbank", et quelques autres, y compris le catalogue "sceptique" de Peter Rogerson alors même que l'explication était disponible ici.

Enfin, c'est Renaud Leclet du CNEGU qui en 2003 publiera une transcription de l'article de L'Ardennais du 23 septembre 1954. On y apprend alors que le journal était allé trouver Mr. Delvenne, et qu'il assurait qu'il n'était pas un farfelu, prétendant qu'il avait effectivement vu quelque chose, peut-être des campeurs jouant au ballon, à 600 mètres de lui et par temps de pluie, mais pas une "soucoupe volante" car il n'y "croit pas". Mais il en a apparemment parlé, puisque deux jeunes gens du pays fanas de soucoupes volantes l'avaient questionné. Juste pour leur faire plaisir et pour s'amuser, il avait répondu "oui" à toutes leurs questions sur "l'engin" et "l'homme". Les deux jeunes l'avaient cru, et la rumeur s'était vite répandue.

Rapports:

[Ref. ad1:] JOURNAL "L'ARDENNAIS":

Scan

UNE "TOUPIE VOLANTE"

Se serait posée vendredi, à Omont

Décidément, les "soucoupes", "toupies" et autres "cigares" volants se multiplient. Nous nous sommes fait l'écho, dans notre chronique générale, des dernières apparitions de ces mystérieux engins. Dans certains cas, des traces ont été relevées. Il y a donc de quoi troubler les plus sceptiques, d'autant plus que, dans la plupart des cas, les témoins ne sont pas des petits plaisantins.

Tel est le cas d'un cultivateur d'Omont, homme estimé de tous, conseiller municipal, et qui hésite quelques jours avant de raconter son incroyable aventure.

Nous publions ce récit, sous toutes réserves évidemment, mais il nous a paru un devoir d'informer nos lecteurs de cette "visite extra-terrestre".

Tombé des nuages

Allant cueillir des pommes vendredi dernier vers 8 h. 30, à quelques centaines de mètres de la localité, ce cultivateur aperçut, sortant des nuages, un objet qu'il prit au premier abord pour un ballon, ensuite pour un parachute. Cet objet se posa à la lisière d'un bois, dans un pré et se trouve masqué aux yeux du cultivateur par une petite éminence. Pressant le pas, le témoin arriva à une soixantaine de mètres de ce qu'il croyait être un parachute, et, à sa très grande surprise, se trouva en présence d'un appareil de forme conique, duquel sortit un être bizarre qui gagna la lisière de la forêt située à environ cinquante mètres, n'y demeura que deux ou trois secondes, regagna l'appareil qui dans un mouvement giratoire reprit son ascension.

Le témoin le vit disparaître dans les nuages d'où il était sorti quelques minutes auparavant.

Ne voulant pas passer pour un auteur de galéjades ou un menteur, il garda le silence sur ce fait extraordinaire jusqu'au surlendemain, dimanche 19, où il en parla à plusieurs personnes.

Une toupie métallique

Interrogé sur l'aspect de cet engin, le témoin déclare avoir vu un appareil semblable à une toupie métallique, de quatre mètres de diamètre sur 2 m. 50 de hauteur. Les parois ressemblaient à de l'aluminium mat. Sa vitesse ne paraissait pas considérable.

Quant à l'être qui en sortit, c'eut pu être aussi bien un homme hirsute qu'un gros singe. La face était masquée par de longs poils, et l'être progressait à quatre pattes. Le dos était ceint d'une étoffe brun jaune.

Mentionnons qu'il s'en fallut de peu qu'un second témoin ne fut présent, ce qui aurait départagé les croyants et les incrédules. M. Lebrun, qui se trouvait dans une ses pâtures, à quelques mètres du lieu d'atterrissage, s'en alla une vingtaine de minutes auparavant. Il le regrette, dit-on, énormément.

[Ref. ad2:] JOURNAL "L'ARDENNAIS":

L'Ardennais, jeudi 23 septembre 1954. (Page 1)

L'HISTOIRE DES 'SOUCOUPES VOLANTES' NE RESISTE PAS A UNE ENQUETE

Des soucoupes volantes? On en voit (ou du moins on croit en voir) un peu partout, en France et aussi dans les autres pays du globe. La T.S.F. en parle, les journaux aussi bien sur...

Et "L'Ardennais" s'est fait l'écho hier d'une information émanant d'une personne digne de foi, qui prétendait avoir vu à Omont, une soucoupe volante.

Pourquoi pas?

Clostermann, "l'as" français des forces françaises libres y croit bien!

En notre siècle actuel, il n'y a direz-vous, rien d'impossible. Gardons-nous de tout commentaire. "L'Ardennais" a voulu se renseigner à la source même de cette information et a vu M. Delvenne, sympathique conseiller municipal d'Omont, qui prétendait avoir vu la "soucoupe volante".

Nous l'avons surpris hier matin en action de chasse, et grignotant dans un verger une magnifique pomme.

- Soucoupe volante? Qui vous a parlé de soucoupes?

- J'ai eu le malheur de plaisanter avec deux jeunes gens du pays qui m'appellent le "Martien" et ils ont cru à ce que je leur disais.

- Le bruit a été très vite répandu dans ce pays de 100 habitants et des amis m'ont interrogé aussitôt.

Pour rire, ajoute M. Delvenne, j'ai répondu à leurs questions: ils avaient lu dans un journal "le Secret des Soucoupes Volantes". Ils en connaissaient plus que moi.

- Comment était l'engin, est-ce qu'il était comme ça... ou comme ça? et l'homme?

A chaque fois je répondais "oui" pour leur faire plaisir et surtout pour m'amuser...

Ils ont cru à la fable, je le regrette, car je n'y connais rien en matière de "soucoupes volantes". Toutefois, M. Delvenne n'est pas tranquille.

En grignotant sa pomme ramassée dans l'immense verger dans lequel il cherchait, en vain, une pièce à tirer, M. Delvenne nous confie encore:

- Vous m'avez parlé de "soucoupes volantes"? A ce sujet je dis non mais j'ai vu.... Quoi ? je n'en sais rien.

- Là-bas à l'orée du bois, des campeurs sans doute qui s'amusaient peut-être avec un ballon! J'y suis allé, je n'ai rien retrouvé. De l'endroit où je suis il y a bien 600 mètres... Et ce jour là il pleuvait!

M. Delvenne sourit.

- Je ne voudrais surtout pas que l'on me prenne pour un fantaisiste pour avoir vu quelque chose, je l'ai vu. Mais quoi? Je n'en sais rien.

Surtout ne parlez pas de "soucoupes volantes" moi, je n'y crois pas!

Là-dessus M. Delvenne rajuste la bretelle de son fusil.

- J'ai des pommes de terre à arracher, nous dit-il en guise d'adieu En tout cas, les copains m'ont fait une belle farce.

Voilà l'histoire de la "soucoupe volante" d'Omont. Elle est plaisante, et loin d'être méchante. Il vaut mieux en rire qu'en pleurer....

4 photos (portraits) de M. Delvenne avec ces légendes:

- "Comment? une toupie volante?..."

- "Bien sûr j'en ai parlé! mais le plus drôle..."

- "C'est que tout le pays l'a cru!"

- "Comment! Ca pourrait m'attirer des ennuis? Pas avec les Martiens!"

[Note: la source [rl1] est à créditer pour avoir trouvé cet article.]

[Ref. pk1:] PETER KOLOSIMO:

Cet auteur indique que peu de temps après le cas de Quarouble, Mr. Pierre Delvenne, conseiller municipal d'Olmont, s'est aussi trouvé en présence d'un vagabond de l'espace qui devait être d'une condition assez modeste car il voyageait sur quelque chose ressemblant à un vieux ballon et que lui, ou sa planète, devaient ignorer l'existence ou l'usage des peignes tant il était hirsute.

[Ref. jd1:] J. BERNARD DELAIRE:

10 septembre 1954. heure non notée. Olmont, St-Bonnet (Puy-de-Dôme).

Témoin: Pierre Delvenne.

Réfs: Peter Kolosimo, "Des ombres sur les etoiles" (Albin Michel), 1970, p.352.

[Ref. bb1:] GERARD BARTHEL ET JACQUES BRUCKER:

Selon ces deux ufologues, une observation d'OVNI à Olmont le 17 septembre 1054 est le fait d'un joyeux plaisantin nommé Pierre Delvenne.

Ils écrivent: "Nous n'aurions jamais pu savoir lorsque nous tentions d'obtenir des détails sur ce genre d'observations, ce qui déclenche, chez nos interlocuteurs, le fou rire ..."

Une page avant, ils expliquent que la rencontre de Pierre Delvenne, conseiller municipal d'Omont dans les Ardennes est peu connue mais non moins étrange, car il avait rencontré un "nain hirsute qui ignore l'usage du peigne et qui fait du tourisme en France sur un vieux ballon", et qui était en fait "un clochard 'extra-terrestre".

Ils donnent pour cela comme source "Peter Kolosimo, "Des ombres sur les Etoiles", Albin Michel, 1970.

Ils indiquent que Kolosimo s'est trompé en écrivain "Olmont" au lieu de Omont, et que René Fouéré semblait avoir deviné lorsqu'il écrivait en 1971 dans "Phénomènes Spatiaux", organe du GEPA dont il est le Secrétaire Général: "Ce n'est pas sérieux, Monsieur Kolosimo!"

[Ref. mf1:] MICHEL FIGUET:

Michel Figuet indique dans une liste de RR3 élucidées que le cas à "Olmont" le 17 septembre 1954 est élucidé de cette façon: "M. Pierre Delvenne était un joyeux plaisantin".

Il indique comme source "BB p 76-77", soit [bb1] Barthel et Brucker ci-dessus.

[Ref. mf2:] MICHEL FIGUET:

Cet ufologue a noté:

CAS Nr CLASSIFICATION DATE HEURE LIEU CODE POSTAL CREDIBILITE SOURCE
67 CE3 17 09 1954 08.30 Omont 08 E [= Elucidé] = canular, webb

[Ref. rr1] RAOUL ROBE - CNEGU:

Cas n°7:

Le vendredi 17 septembre 1954, à Omont (08) vers 8 h 30, un conseiller municipal allant cueillir des pommes dans son champ voit tomber un objet. (Ballon, parachute?) L'objet se pose à la lisière du bois. Il s'approche à 60 m. La "toupie" couleur aluminium mat mesure 4 m de diamètre et 2.5 m de haut. Un être bizarre en sort; il ressemble à un singe hirsute ct marche a 4 pattes. Le dos est ceint d'une étoffe brun jaune. Au bout de 3 secondes, il regagne l'engin qui décolle dans un mouvement giratoire.

Explication: canular du témoin avoué dans le journal local du 23/09/1954.

Sources: journal L'Ardennais du 22/09/1944 et du 23/09/1954 (démenti du témoin); journal "L'Alsace" du 24/09/54 page 8; Barthel et Brucker "la grande peur martienne" (1979) pages 76/77 (citant P.Kolosimo et R.Fouéré).

[Ref. js1:] JEAN SIDER:

L'ufologue et auteur Jean Sider a appris par un article du journal L'Ardennais du 23 septembre 1954 en page 2 que Mr. Delvenne, un farceur, avait raconté des histoires au journaliste venu l'interroger.

[Ref. rr3:] RAOUL ROBE - CNEGU:

Le cas n°7: Omont le 17 septembre 1954, réf. le livre de Peter Kolosimo cité par Bartel [sic] et Brucker est "Des ombres sur les étoiles" 1970 page 352. R.Fouéré ne cite pas le cas mais publie une critique du paragraphe de ce livre "archéologie spatiale" page 118 dans "Phénomènes Spatiaux" n°28 juin 1971 pages 2 et 3.

Explication: Le témoin renie le caractère fantastique (S.V.) de son observation mais dit: "A ce sujet je dis non, mais j'ai vu... Quoi? je n'en sais rien. Là-bas à l'orée du bois, des campeurs sans doute qui s'amusaient peut-être avec un ballon..." Serions-nous non pas face à un canular mais encore à un cas de méprise? (voir cas suivant); réf. L'Ardennais du 23/09/1954 page 2.

[Ref. rr2:] RAOUL ROBE - CNEGU:

La [sic] cas d'Omont (08) du 17 septembre serait bien un canular d'après Sider qui cite le journal L'Ardennais du 23 septembre 54 et qui reproche à B & B d'avoir enfoncé une porte ouverte. Or qu'apprend-on de ce journal: "Quoi? Je n'en sais rien. Là-bas à l'orée du bois, des campeurs sans doute qui s'amusaient peut-être avec un ballon..." Serait-ce la définition d'un canular façon Sider et façon B & B? Nous pensons pour notre part qu'il s'agirait peut-être là encore d'un simple cas de méprise "gonflé" par des journalistes en mal de copie.

[Ref. lh1] LARRY HATCH - "*U* COMPUTER DATABASE":

3788: 1954/09/17 20:30 2 4:44:00 E 49:36:00 N 3333 WEU FRN ADN 8:5

OMONT,FR:FERMIER:4M MTLC TOUPIE-SOUCP ^:PERS POILU SORTIS vers BOIS:REEMBARQUE+^^:bizarre

RefN°197 WEINSTEIN, D: Coupures de presse française 1954 Page No. 17 : PAYS DE FERMES

[Ref. rl1:] RENAUD LECLET:

L'Ardennais, mercredi 22 septembre 1954. (Page 1)

UNE "TOUPIE VOLANTE" se serait posée vendredi, à Omont

Décidément, les "soucoupes", "toupies" et autres "cigares" volants se multiplient. Nous nous sommes fait l'écho, dans notre chronique générale, des dernières apparitions de ces mystérieux engins. Dans certains cas, des traces ont été relevées. Il y a donc de quoi troubler les plus sceptiques, d'autant plus que, dans la plupart des cas, les témoins ne sont pas des petits plaisantins.

Tel est le cas d'un cultivateur d'Omont, homme estimé de tous, conseiller municipal, et qui hésite quelques jours avant de raconter son incroyable aventure.

Nous publions ce récit, sous toutes réserves évidemment, mais il nous a paru un devoir d'informer nos lecteurs de cette "visite extra-terrestre".

Tombé des nuages

Allant cueillir des pommes vendredi dernier vers 8 h. 30, à quelques centaines de mètres de la localité, ce cultivateur aperçut, sortant des nuages, un objet qu'il prit au premier abord pour un ballon, ensuite pour un parachute. Cet objet se posa à la lisière d'un bois, dans un pré et se trouve masqué aux yeux du cultivateur par une petite éminence. Pressant le pas, le témoin arriva à une soixantaine de mètres de ce qu'il croyait être un parachute, et, à sa très grande surprise, se trouva en présence d'un appareil de forme conique, duquel sortit un être bizarre qui gagna la lisière de la forêt située à environ cinquante mètres, n'y demeura que deux ou trois secondes, regagna l'appareil qui dans un mouvement giratoire reprit son ascension.

Le témoin le vit disparaître dans les nuages d'où il était sorti quelques minutes auparavant.

Ne voulant pas passer pour un auteur de galéjades ou un menteur, il garda le silence sur ce fait extraordinaire jusqu'au surlendemain, dimanche 19, où il en parla à plusieurs personnes.

Une toupie métallique

Interrogé sur l'aspect de cet engin, le témoin déclare avoir vu un appareil semblable à une toupie métallique, de quatre mètres de diamètre sur 2 m. 50 de hauteur. Les parois ressemblaient à de l'aluminium mat. Sa vitesse ne paraissait pas considérable.

Quant à l'être qui en sortit, c'eut pu être aussi bien un homme hirsute qu'un gros singe. La face était masquée par de longs poils, et l'être progressait à quatre pattes. Le dos était ceint d'une étoffe brun jaune.

Mentionnons qu'il s'en fallut de peu qu'un second témoin ne fut présent, ce qui aurait départagé les croyants et les incrédules. M. Lebrun, qui se trouvait dans une ses pâtures, à quelques mètres du lieu d'atterrissage, s'en alla une vingtaine de minutes auparavant. Il le regrette, dit-on, énormément.

L'Ardennais, jeudi 23 septembre 1954. (Page 1)

L'HISTOIRE DES 'SOUCOUPES VOLANTES' NE RESISTE PAS A UNE ENQUETE

Des soucoupes volantes? On en voit (ou du moins on croit en voir) un peu partout, en France et aussi dans les autres pays du globe. La T.S.F. en parle, les journaux aussi bien sur...

Et "L'Ardennais" s'est fait l'écho hier d'une information émanant d'une personne digne de foi, qui prétendait avoir vu à Omont, une soucoupe volante.

Pourquoi pas?

Clostermann, "l'as" français des forces françaises libres y croit bien!

En notre siècle actuel, il n'y a direz-vous, rien d'impossible. Gardons-nous de tout commentaire. "L'Ardennais" a voulu se renseigner à la source même de cette information et a vu M. Delvenne, sympathique conseiller municipal d'Omont, qui prétendait avoir vu la "soucoupe volante".

Nous l'avons surpris hier matin en action de chasse, et grignotant dans un verger une magnifique pomme.

- Soucoupe volante? Qui vous a parlé de soucoupes?

- J'ai eu le malheur de plaisanter avec deux jeunes gens du pays qui m'appellent le "Martien" et ils ont cru à ce que je leur disais.

- Le bruit a été très vite répandu dans ce pays de 100 habitants et des amis m'ont interrogé aussitôt.

Pour rire, ajoute M. Delvenne, j'ai répondu à leurs questions: ils avaient lu dans un journal "le Secret des Soucoupes Volantes". Ils en connaissaient plus que moi.

- Comment était l'engin, est-ce qu'il était comme ça... ou comme ça? et l'homme?

A chaque fois je répondais "oui" pour leur faire plaisir et surtout pour m'amuser...

Ils ont cru à la fable, je le regrette, car je n'y connais rien en matière de "soucoupes volantes". Toutefois, M. Delvenne n'est pas tranquille.

En grignotant sa pomme ramassée dans l'immense verger dans lequel il cherchait, en vain, une pièce à tirer, M. Delvenne nous confie encore:

- Vous m'avez parlé de "soucoupes volantes"? A ce sujet je dis non mais j'ai vu.... Quoi ? je n'en sais rien.

- Là-bas à l'orée du bois, des campeurs sans doute qui s'amusaient peut-être avec un ballon! J'y suis allé, je n'ai rien retrouvé. De l'endroit où je suis il y a bien 600 mètres... Et ce jour là il pleuvait!

M. Delvenne sourit.

- Je ne voudrais surtout pas que l'on me prenne pour un fantaisiste pour avoir vu quelque chose, je l'ai vu. Mais quoi? Je n'en sais rien.

Surtout ne parlez pas de "soucoupes volantes" moi, je n'y crois pas!

Là-dessus M. Delvenne rajuste la bretelle de son fusil.

- J'ai des pommes de terre à arracher, nous dit-il en guise d'adieu En tout cas, les copains m'ont fait une belle farce.

Voilà l'histoire de la "soucoupe volante" d'Omont. Elle est plaisante, et loin d'être méchante. Il vaut mieux en rire qu'en pleurer....

4 photos (portraits) de M. Delvenne avec ces légendes:

- "Comment? une toupie volante?..."

- "Bien sûr j'en ai parlé! mais le plus drôle..."

- "C'est que tout le pays l'a cru!"

- "Comment! Ca pourrait m'attirer des ennuis? Pas avec les Martiens!"

[Ref. ar1:] ALBERT ROSALES:

68.
Lieu. Omont France
Date: 17 septembre 1954
Heure: 0830A

M. Delvenne a indiqué à 2 amis qu'il a vu une toupie métallique de 4 mètres de diamètre et 2,5 mètres de haut descendre des nuages; un être a émergé qui avait un visage velu et a marché à quatre pattes. Il est rapidement rentré dans l'objet et a volé au loin.

Humcat 1954-49
Source: Humcat citant source de Journal
Type: B

[Ref. ud1:] SITE WEB "UFODNA":

Le site web indique que le 17 septembre 1954 à 08:30 à Omont, France, "Histoire dite seulement comme plaisanterie. Explication: Canular."

Et: "Rencontre rapprochée avec un engin non identifié et ses occupants. Un objet en forme de toupie métallique a été observé par un témoin masculin dans un verger (Delvenne)."

Et: "M Delvenne a indiqué à 2 amis qu'il a vu une toupie métallique de 4 mètres de diamètre et 2,5 mètres de haut descendre des nuages; un être a émergé qui avait un visage velu et a marché à quautre pattes. Il a rapidement réintégré l'objet et a volé loin."

Les sources sont indiquées comme "Webb, David, HUMCAT: Catalogue of Humanoid Reports; Hatch, Larry, *U* computer database, l'Auteur, Redwood City, 2002; Rosales, Albert, Humanoid Sighting Reports Database; Poher, Claude, Etudes Statistiques Portant sur 1000 Temoignag, l'Auteur, non daté."

[Ref. pr1:] PETER ROGERSON:

Septembre 10 1954.

OLMONT [sic] (PUY-DE-DOME : FRANCE)

Le conseiller municipal Pierre Delveen [sic] vu un être velu émerger d'un objet sphérique.

Alain Gamard citant Kolisimo [sic] 1970, p.353.

[Ref. ta1:] SITE WEB "THINK ABOUT IT":

Lieu: Omont France

Date: 17 septembre 1954

Heure: 0830A

M Delvenne a dit à 2 amis qu'il a vu une toupie métallique de 4 mètres de diamètre et 2,5 mètres de haut descendre des nuages; un être en avait émergé qui avait un visage poilu et marchait à quatre pattes. Il est rapidement rentré dans l'objet et a volé loin.

Source: Humcat citant source de Journal

[Ref. gz1:] JULIEN GONZALEZ:

L'auteur indique qu'il y a eu une fausse rencontre rapprochée du troisième type à Omont, Ardennes, le 17 septembre 1954, à 08 h. 30:

M. Delvenne, conseiller municipal d'Omont est allé cueillir des pommes dans son verger situé à quelques centaines de mètres du village. En levant les yeux il a découvert dans Je ciel un objet insolite qu'il a d'abord pris pour un ballon de baudruche puis pour un parachute. L'objet est descendu puis a disparu derrière une petite éminence au bas de laquelle se trouvait M. Delyenne. Le "parachute" semblait s'être posé à la lisière de la forêt. Le témoin a pressé le pas et a découvert à 60 mètres de lui non pas un parachute mais une sorte de toupie métallique de 4 mètres de diamètre sur 2,50 mètres de haut, posée sur l'herbe. Le témoin s'est avancé lorsque soudain une porte s'est ouverte dans la toupie et un être bizarre est sorti, qui avait la figure recouverte de poils et était vêtu d'une étoffe brun jaune. L'être s'est déplacé à quatre pattes, est allé jusqu'à la lisière du bois, est revenu précipitamment et est remonté dans la toupie. La porte s'est refermée, l'engin s'est mis à tourner sur lui-même puis a décollé et a disparu dans les nuages.

Les sources sont indiquées comme L'Ardennais du 22 septembre 1954; Samedi-Soir du 14 octobre 1954.

Julien Gonzalez indique qu'en réalité, ce canular a été avoué dès l'époque dans la presse. En effet, M. Delvenne, le farceur, avait raconté des fadaises au journaliste venu l'interroger.

Il indique que les sources pour l'explication sont L'Ardennais du 23 septembre 1954; Jean Sider, Le dossier 1954 et l'imposture rationaliste, page 64.

[Ref. ub1:] "UFO-DATENBANK":

Cette base de données a enregistré ce cas deux fois:

N° de cas Nouveau N° de cas Enquêteur Date d'observation CP Lieu d'observation Pays d'observation Heure d'observation Classification Commentaires Identification
19540917 17.09.1954 Omont France RR III
19540917 17.09.1954 Omont France RR III

[Ref. pr2:] PETER ROGERSON - "INTCAT":

10 ou 17 septembre 1954.

OLMONT [sic] (PUY-DE-DOME : FRANCE)

Le conseiller municipal Pierre Delveen [sic] a vu un être velu émerger d'un objet sphérique de 4 m de diamètre et de 2 m de haut et s'en aller à quatre pattes.

Alain Gamard citant Kolisimo [sic] 1970 p353

Patrick Goss citant Sider 1997 p64 citant L'Ardennais 23 septembre 1954. p2)

Le cas a été enregistré une deuxième fois avec de nombreuses erreurs:

17 septembre 1954. 0830hrs.

DOMONT [sic] (CAL-D'OISE [sic]: FRNACE [sic])

Mr Delvenne a vu un objet en forme de toupie d'apparence métallique, de 4 m de diamètre et de 2,5 m de haut escendre [sic] des nuages. Un être est sorti de la chose et a marché à quatre pattes avant de rentrer dans l'objet qui a rapidement repris son envol.

Rosales 1950/54 p256 citant HUMCAT citant sources de presse

Evaluation - Blague de la presse?

[Ref. dc1:] DOMINIQUE CAUDRON:

Pas de martien à Omont

L'affaire d'Omont n'a pas duré longtemps dans la presse française de 1954. Aussitôt apparue, aussitot démystifiée. La presse nationale ne semble pas en avoir parlé (mais il faudrait avoir tout lu), et c'est au point qu'on se demande, comment, en 1966, Peter Kolosimo a pu en avoir connaissance.

Omont est un petit village, d'à peine une centaine d'habitants. Il n'est donc pas tellement surprenant que le témoin ait été conseiller municipal. L'affaire nous est connue par le journal local, L'Ardennais.

UNE 'TOUPIE VOLANTE'
se serait posée vendredi, à Omont

Décidément, les "soucoupes", "toupies" et autres "cigares" volants se multiplient. Nous nous sommes fait l'écho, dans notre chronique générale, des dernières apparitions de ces mystérieux engins. Dans certains cas, des traces ont été relevées. Il y a donc de quoi troubler les plus sceptiques, d'autant plus que, dans la plupart des cas, les témoins ne sont pas des petits plaisantins.

Tel est le cas d'un cultivateur d'Omont, homme estimé de tous, conseiller municipal, et qui hésita quelques jours avant de raconter son incroyable aventure.

Nous publions ce récit, sous toutes réserves évidemment, mais il nous a paru un devoir d'informer nos lecteurs de cette « visite extra-terrestre ».

Tombé des nuages

Allant cueillir des pommes vendredi dernier vers 8 h. 30, à quelques centaines de mètres de la localité, ce cultivateur aperçut, sortant des nuages, un objet qu'il prit au premier abord pour un ballon, ensuite pour un parachute. Cet objet se posa à la lisière d'un bois, dans un pré et se trouva masqué aux yeux du cultivateur par une petite éminence. Pressant le pas, le témoin arriva à une soixantaine de mètres de ce qu'il croyait être un parachute et, à sa très grande surprise, se trouva en présence d'un appareil de forme conique, duquel sortit un être bizarre qui gagna la lisière de la forêt située à environ cinquante mètres, n'y demeura que deux ou trois secondes, regagna l'appareil qui, dans un mouvement giratoire reprit son ascension.

Le témoin le vit disparaître dans les nuages, d'où il était sorti quelques minutes auparavant.

Ne voulant pas passer pour un auteur de galéjades ou un menteur, il garda le silence sur ce fait extraordinaire jusqu'au surlendemain, dimanche 19, où il en parla à plusieurs personnes.

Une toupie métallique

Interrogé sur l'aspect de cet engin, le témoin déclare avoir vu un appareil semblable à une toupie métallique, de quatre mètres de diamètre sur 2 m. 50 de hauteur. Les parois ressemblaient à de l'aluminium mat. Sa vitesse ne paraissait pas considérable.

Quant à l'être qui en sortit, c'eut pu être aussi bien un homme hirsute qu'un gros singe. La face était masquée par de longs poils, et l'être progressait à quatre pattes. Le dos était ceint d'une étoffe brun jaune.

Mentionnons qu'il s'en fallut de peu qu'un second témoin ne fut présent, ce qui aurait départagé les croyants et les incrédules. M. Lebrun, qui se trouvait dans une de ses pâtures, à quelques mètres du lieu d'atterrissage, s'en alla une vingtaine de minutes auparavant. Il le regrette, dit-on, énormément.

(L'Ardennais, 22 septembre 1954.)

Le lendemain, L'Union, de Reims, reproduit l'information.

Un habitant d'Omont aurait aperçu une « toupie volante » pilotée par un être bizarre.

Mézières. - Un cultivateur d'Omont a déclaré avoir aperçu vendredi matin alors qu'il allait cueillir des pommes, une « toupie volante » qui se posa à la lisière d'un bois.

L'engin, selon le témoin, était de forme cônique et il en sortit un être bizarre qui marchait « à quatre pattes » et avait le visage couvert de long poils. La toupie ne demeura que peu de temps a terre ( deux ou trois secondes a peine ) et, dans un mouvement giratoire reprit son ascension. Le cultivateur, qui la suivit des yeux la vit disparaître derrière les nuages.

Craignant d'être pris pour un farceur, le cultivateur attendit jusqu'a dimanche matin pour faire part à plusieurs personnes de ce qu'il avait vu. Interrogé sur l'aspect du mystérieux appareil, il déclara qu'il avait la forme d'une toupie de quatre mètres de diamètre environ et d'une hauteur de 2 m 50. L'engin semblait construit en alluminium.

Inutile d'ajouter que cette annonce « sensationnelle » a fait causer dans le petit village d'Omont

(L'Union, 23 septembre 1954, page 2)

Mais ce même jour, L'Ardennais publie un démenti.

L'HISTOIRE DES 'SOUCOUPES VOLANTES' NE RESISTE PAS A UNE ENQUETE

Des soucoupes volantes? On en voit (ou du moins on croit en voir) un peu partout, en France et aussi dans les autres pays du globe. La T.S.F. en parle, les journaux aussi bien sur...

Et "L'Ardennais" s'est fait l'écho hier d'une information émanant d'une personne digne de foi, qui prétendait avoir vu à Omont, une soucoupe volante.

Pourquoi pas?

Clostermann, "l'as" français des forces françaises libres y croit bien!

En notre siècle actuel, il n'y a direz-vous, rien d'impossible. Gardons-nous de tout commentaire. "L'Ardennais" a voulu se renseigner à la source même de cette information et a vu M. Delvenne, sympathique conseiller municipal d'Omont, qui prétendait avoir vu la "soucoupe volante".

Nous l'avons surpris hier matin en action de chasse, et grignotant dans un verger une magnifique pomme.

- Soucoupe volante? Qui vous a parlé de soucoupes?

- J'ai eu le malheur de plaisanter avec deux jeunes gens du pays qui m'appellent le "Martien" et ils ont cru à ce que je leur disais.

- Le bruit a été très vite répandu dans ce pays de 100 habitants et des amis m'ont interrogé aussitôt.

Pour rire, ajoute M. Delvenne, j'ai répondu à leurs questions: ils avaient lu dans un journal "le Secret des Soucoupes Volantes". Ils en connaissaient plus que moi.

- Comment était l'engin, est-ce qu'il était comme ça... ou comme ça? et l'homme?

A chaque fois je répondais "oui" pour leur faire plaisir et surtout pour m'amuser...

Ils ont cru à la fable, je le regrette, car je n'y connais rien en matière de "soucoupes volantes". Toutefois, M. Delvenne n'est pas tranquille.

En grignotant sa pomme ramassée dans l'immense verger dans lequel il cherchait, en vain, une pièce à tirer, M. Delvenne nous confie encore:

- Vous m'avez parlé de "soucoupes volantes"? A ce sujet je dis non mais j'ai vu... Quoi ? je n'en sais rien.

- Là-bas à l'orée du bois, des campeurs sans doute qui s'amusaient peut-être avec un ballon!

J'y suis allé, je n'ai rien retrouvé. De l'endroit où je suis il y a bien 600 mètres... Et ce jour là il pleuvait!

M. Delvenne sourit.

- Je ne voudrais surtout pas que l'on me prenne pour un fantaisiste pour avoir vu quelque chose, je l'ai vu. Mais quoi? Je n'en sais rien. Surtout ne parlez pas de "soucoupes volantes" moi, je n'y crois pas!

Là-dessus M. Delvenne rajuste la bretelle de son fusil.

- J'ai des pommes de terre à arracher, nous dit-il en guise d'adieu. En tout cas, les copains m'ont fait une belle farce.

Voilà l'histoire de la "soucoupe volante" d'Omont. Elle est plaisante, et loin d'être méchante. Il vaut mieux en rire qu'en pleurer...

(L'Ardennais, 23 septembre 1954, p. 1)
(copié d'après Les Mystères de l'Est, N° 8, p. 45-46 )

On pourrait croire que l'affaire est alors définitivement enterrée, et bien non, car en 1966 Peter Kolosimo cite cette affaire, outrageusement déformée, ce qui implique qu'il ne l'ai connu que par des intermédiaires.

Voici la version qu'il en donne dans la traduction française de 1970.

Un paysan, nommé Antoine Mazaud, rencontre un petit être à tête énorme, à la peau froide de reptile qui se promène le 10 septembre 1954 autour de sa ferme de Millevaches.

Note: A part le nom du témoin et la date, tout le reste est faux.

La même nuit, un ouvrier, Marius Dewilde, surprend deux tout petits individus enfermés dans un scaphandre qui ne laisse libres que leurs jambes. « Des boules qui marchent », dit-il.

Note: Marius Dewilde n'a rien dit de tel. Kolosimo interprète outrageusement l'illustration que Rino Ferrari a réalisé pour la couverture de Radar

Les Martiens de Dewilde se comportent comme des gens sans éducation en installant sur la voie ferrée de Quarouble leur disque qui dégage un rayon qui paralyse tout le monde.

Note: Nous sommes ici en pleine science-fiction.

Peu de temps après, M. Pierre Delvenne, conseiller municipal d'Olmont, se trouve en présence, lui aussi, d'un vagabond de l'espace qui devait être d'une condition assez modeste car il voyageait sur quelque chose ressemblant à un vieux ballon, et qu'il semblait ignorer - ou plutôt sa planète devait ignorer - l'usage ou l'existence des peignes tant il était hirsute.

Note: Puisque Kolosimo cite le nom du témoin, et le ballon, c'est que sa source a puisé dans L'Ardennais du 23, mais alors pourquoi ignore-t-il la réfutation, et pourquoi nous sort il un vagabond de l'espace?

(Peter Kolosimo, Des ombres sur les étoiles, Albin Michel 1970, p 352)

Il faut attendre 1979 pour voir ce cas réapparaitre dans la littérature ufologique française.

Moins connue peut-être, mais pas moins étrange, est la rencontre de Pierre Delvenne, conseiller municipal d'Omont dans les Ardennes, avec le nain hirsute qui ignore l'usage du peigne et qui fait du tourisme en France sur un vieux ballon 9...; en fait un clochard « extra-terrestre ».

Signalons cependant que si le visiteur des Ardennes ignore l'usage du peigne, ceux qui ont rapporté ces faits ignorent la géographie! Monsieur Delvenne, décédé aujourd'hui, était un joyeux plaisantin, ce qui n'était pas incompatible avec ses fonctions à la mairie d'Omont - pas d'Olmont comme semble le croire M. Kolosimo!

9. Peter KOLOSIMO, « Des ombres sur les étoiles », Albin Michel, 1970

(Gérard Barthel et Jacques Brucker, La grande peur martienne, Nouvelles éditions rationalistes, Paris 1979, page 76-77)

En 1986 Michel Figuet se contente de citer l'opinion de Barthel et Brucker.

RR3 ELUCIDÉES

DATE LIEU CRÉDIBILITÉ SOURCE
17.09.1954 Olmont M. Pierre Delvenne était un joyeux plaisantin B.B. p. 76-77

(Michel Figuet, Catalogue Francat des rencontres rapprochées en France., Lumières dans la nuit, Juillet-Aout 1986, n° 265-266, p. 18)

Et bien évidemment, Jean Sider raille les deux découvreurs.

33 - Cas d'Omont, Ardennes.

Page 79, B & B mentionnent: "Nous n'avons jamais pu savoir, lorsque nous tentions d'avoir des détails sur ce genre d'observation, ce qui déclenche, chez nos interlocuteurs, le fou rire..."

Ils l'auraient su en consultant L'Ardennais du 23 septembre 1954, page 2. On y explique que Mr. Devenne, le farceur, avait effectivement raconté des fadaises au journaliste venu l'interroger. Enquêter sur un canular plus de vingt ans après son admission peut facilement provoquer le fou rire, j'en suis totalement convaincu!

Note: C'est une hypothèse vraisemblable. Il n'empèche que divers cas, présentés, puis démystifiés dans la presse, se sont bel et bien retrouvés dans des catalogues ufologiques. Ici en particulier L'Union présentait l'histoire de l'atterrissage, mais pas sa démystification, en sorte que le cas d'Omont aurait tout aussi bien pu se retrouver dans les livres d'Aimé Michel, Jacques Vallée, etc. Donc, fou rire ou pas, il n'y avait rien que de normal à se renseigner sur place.

(Jean Sider, Le dossier 1954 et l'imposture rationaliste, Ramuel, 1997, page 64)

En 2014 Julien Gonzalez entérine le canular.

Omont, Ardennes, 17 septembre 1954, 08 h 30.

L'anecdote: M. Delvenne, conseiller municipal d'Omont va cueillir des pommes dans son verger situé à quelques centaines de mètres du village. Levant les yeux, il découvre dans le ciel un objet insolite qu'il prend d'abord pour un ballon de baudruche puis pour un parachute. L'objet descend puis disparaît derrière une petite éminence, au bas de laquelle se trouve M. Delvenne. Le « parachute » semble s'être posé à la lisière de la forêt. Le témoin presse le pas et découvre à 60 mètres de lui, non pas un parachute, mais une sorte de toupie métallique de 4 mètres de diamètre sur 2,50 mètres de haut, posée sur l'herbe. M. Delvenne s'avance lorsque soudain une porte s'ouvre dans la toupie et en sort un être bizarre, à la figure recouverte de poils, vêtu d'une étoffe brun jaune. L'être se déplace à quatre pattes, va jusqu'à la lisière du bois, revient précipitamment et remonte dans la toupie. La porte se referme, l'engin se met à tourner sur lui-même puis décolle et disparaît dans les nuages.

Sources: L'Ardennais du 22 septembre l954; Samedi-Soir du l4 octobre 1954.

Note: Samedi soir a bien publié le 14 octobre un article intitulé :"la grande farce des martiens". Mais en le lisant sur le site https://fr.scribd.com/doc/39039902/ovni54 [Il s'agit d'un fichier PDF par "Benzemas" qui a tout simplement copié ma collection de coupures de presse de 1954], on n'y trouve pas le cas d'Omont.

La réalité: Ce canular fut avoué dès l'époque dans la presse. En effet, M. Delvenne, le farceur, avait raconté des fadaises au journaliste venu l'interroger!

Sources: L'Ardennais du 23 septembre 1954; Jean Sider, Le dossier 1954 et l'imposture rationaliste, page 64.

Note: Manifestement, l'auteur n'a pas lu L'Ardennais, mais recopie l'erreur de Jean Sider. En effet, si M. Delvenne avait bien raconté des fadaises à deux jeunes gens venus l'interroger, il avait, au contraire, dévoilé le pot aux roses au journaliste venu l'interroger.

(Julien Gonzalez, RR3 - Le Dossier des Rencontres du Troisième Type en France, Le Temps Présent, 2014, pp 426)

Analyse

Il est curieux que Peter Kolosimo donne le nom du témoin, alors que ni l'Ardennais du 22 septembre, ni L'Union du 23 ne le donnaient. Preuve qu'il y a bien eu des sources intermédiaires que nous ne connaissons pas encore, entre l'Ardennais du 23, et lui.

Il est également curieux que Jean Sider, grand pourfendeur des abominables rationalistes, affirme que selon L'Ardennais du 23, le témoin avait raconté des fadaises aux journaliste, ce qui semble indiquer qu'il n'a pas lu lui même l'article en question.

On sait donc que le témoin avait vu quelque chose, qu'à 600 m de distance, il n'a pas pu identifier, et qu'ensuite il avait raconté à deux curieux intéressés par les soucoupes, ce que ceux ci voulaient entendre, d'où la toupie volante, d'où l'occupant velu, etc..

Mais au journaliste, il a expliqué l'affaire, et si canular il y a, il n'est pas le fait du témoin.

Le canular viendrait plutôt de ceux qui ont déformé son histoire, Jean Sider y compris.

Donc, le témoin a bien fait une observation d'objet non identifié, pour laquelle les renseignements sont insuffisants, mais il n'y a jamais eu de martien velu, humain ou simiesque, à Omont.

Explications:

Je ne pense pas que Mr. Delvenne ait vu quoi que ce soit. En effet, à une distance de 600 mètres, il n'est absolument pas possible de voir un ballon avec lequel des gens joueraient, encore moins par temps de pluie. Et son récit a si peu à voir avec une telle explication qu'on ne peut que parler d'invention pure, probablement de la part du prétendu témoin, et non de la part du journal L'Ardennais.

Je pense qu'en réalité, Mr. Delvenne avait tout inventé pour s'amuser au dépend des deux jeunes amateurs de "soucoupes", et que cela a pris un ampleur qu'il n'avait pas prévu.

Mots clés:

(Ces mots clés sont uniquement destinés à aider les recherches et ne préjugent pas des faits.)

Omont, Olmont, Ardennes, Pierre Delvenne, agriculteur, conseiller municipal, canular, invention, blague, farce, singe, brun, jaune, ballon, parachute, rotation, lent, aluminium, occupant, quadrupède, poilu, atterrissage, décollage, toupie, métallique

Sources:

[---] indique des sources que je n'ai pas encore pu consulter.

Historique du document:

Version: Créé/changé par: Date: Description:
0.1 Patrick Gross 30 septembre 2006 Première publication.
1.0 Patrick Gross 15 juin 2009 Conversion de HTML vers XHTML Strict. Première version formalisée. Addition [ud1].
1.1 Patrick Gross 13 août 2013 Addition [pr1].
1.2 Patrick Gross 15 novembre 2014 Addition [ta1].
1.3 Patrick Gross 12 janvier 2017 Additions [ad1], [ub1].
1.4 Patrick Gross 20 février 2017 Addition [gz1].
1.5 Patrick Gross 9 février 2019 Additions [ad2], [jd1], [mf2], [rr1], [rr2], [lh1], [rl1], [pr2], Résumé. Explications changées, étaient "Probable canular."
1.6 Patrick Gross 25 juin 2019 Additions [pk1], [rr3], [dc1].

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Cette page a été mise à jour le 9 février 2019.