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La vague française de 1954:

La page d'accueil concernant les cas de la vague française de 1954 se trouve ici.

25 septembre 1954, Joinville-le-Pont, Val-de-Marne:

Référence pour ce cas: 25-sep-54-Joinville-le-Pont. Merci de citer cette référence dans toute correspondance avec moi en rapport avec ce cas.

Résumé:

L'hebdomadaire à sensation Ici-Paris, en sa page 12 le 11 octobre 1954, avait publié dans une rubrique titrée "Petit courrier des soucoupes volantes" une lettre d'un "M. Louis Perret, Industriel à Paris", qui se déclarait "heureux" l' "objectivité" de l'hebdomadaire, et racontait ceci:

"- Vous relatez les faits dont ont été témoins des personnes dignes de foi. Un ami, M. D..., et moi, nous promenions sur les berges de la Marne, à 21 heures 35, le 25 septembre, à Joinville-le-Pont. Un engin descendit à la verticale et se posa sans bruit à vingt mètres de nous... Deux êtres descendirent, deux étranges personnages de 1 mètre 10 environ, le visage couvert de poils. Comme j'étais immobilisé par le rayon, l'un d'eux se précipita sur moi et m'arracha mon pantalon. Cela peut vous paraître invraisemblable et pourtant nous étions deux. Mon ami cria et les deux Martiens remontèrent dans leur engin qui s'éleva à la verticale."

Cette histoire manifestement sans crédibilité, pour dire le moins, a été retrouvée en 1979 par les ufologues "sceptiques" Gérard Barthel et Jacques Brucker, qui n'en connaissent pas la source précise autrement que sous le nom de Le Petit Courrier des Soucoupes Volantes" qui figurerait "au fichier". Ils en narrent les grandes lignes et espèrent que les agresseurs de monsieur Perret ont fait bon usage du pantalon que portait l'industriel parisien ironisant sur le "penchant de connaisseurs pour le prêt à porter" des "explorateurs de l'espace."

La même année 1979, ce sont Michel Figuet et Jean-Louis Ruchon qui citent l'histoire, disant que cela provient d'une rubrique "Petit courrier des soucoupes volantes", source qu'ils datent faussement du 26 octobre 1954.

Figuet donnera une copie de l'article, toujours sans origine, dans le magazine d'ufologie Lumières Dans La Nuit N° 249-250de mars - avril 1985, faisant du récit un exemple de sornettes publiées dans la presse, et notant bien qu'il n'y avait eu nulle enquête. Il classera par la suite l'affaire diversement comme canular ou canular probable dans les publications de son catalogue Francat.

Il faut attendre 1997 pour que l'auteur Jean Sider donne le récit avec sa source correcte, Ici Paris du 11 octobre 1954, page 12. Sider suggère un possible canular mais laisse le lecteur en juger. Il s'étonne - à tort - de ce que, si c'était un canular, il évoque déjà des extraterrestres poilus tels que ceux rapportés par la suite (Sider ne réalise pas que si le cas est daté prétendument du 25 septembre 1954, l'histoire ne paraît que plus trd le 11 octobre, les "Martiens velus" sont déjà apparus largement dans la presse et qu'il n'y a donc aucun étonnement à avoir à ce qu'ils apparaissent dans un canular).

Dans les décennies qui suivent, "tenants" comme "sceptiques" rapportent l'histoire en se basant sur la version de 1979 de Figuet. Ainsi, Larry Hatch, Godelieve van Overmeire, Donald Johnson, Albert Rosales, Luc Chastan, Fabrice et Daniel Kircher, Julien Gonzalez et d'autres continuent à propager sans aucun doute apparent l'histoire des visiteurs extraterrestres voleurs de pantalon de Joinville-le-Pont; et ceci même après la parution de mon dossier sur l'affaire sur le Web à partir de 2005 et de celui de l'ufologue "sceptique" Dominique Caudron sur le Web également à partir de 2017.

Rapports:

[Ref. ip1:] HEBDOMADAIRE "ICI PARIS":

Petit courrier des soucoupes volantes

M. Louis Perret, Industriel à Paris, est heureux de notre objectivité:

- Vous relatez les faits dont ont été témoins des personnes dignes de foi. Un ami, M. D..., et moi, nous promenions sur les berges de la Marne, à 21 heures 35, le 25 septembre, à Joinville-le-Pont. Un engin descendit à la verticale et se posa sans bruit à vingt mètres de nous... Deux êtres descendirent, deux étranges personnages de 1 mètre 10 environ, le visage couvert de poils. Comme j'étais immobilisé par le rayon, l'un d'eux se précipita sur moi et m'arracha mon pantalon. Cela peut vous paraître invraisemblable et pourtant nous étions deux. Mon ami cria et les deux Martiens remontèrent dans leur engin qui s'éleva à la verticale.

On conçoit que notre correspondant ne soit pas près d'oublier cette aventure.

[Ref. bb1:] JACQUES BARTHEL ET GERARD BRUCKER:

Les auteurs indiquent que selon "Le Petit Courrier des Soucoupes Volantes" de 1954, référence sous laquelle il figure "au fichier" et à propos de laquelle ils ironise quant à sa "notoriété universelle":

"Monsieur Louis Perret et un ami se promènent sur les berges de la Marne. Il est 21 h 35, un engin descend à la verticale et se pose sans un bruit à 20 m d'eux. Deux êtres descendent, deux étranges personnes de 1,10 m environ, le visage couvert de poils."

"- Comme j'était paralysé par un rayon (pas de description), l'un d'eux se précipita sur moi et m'arracha mon pantalon."

"Mon ami cria et les deux êtres remontèrent dans leur engin qui s'éleva à la verticale."

Les auteurs commentent qu'ils espèrent que les agresseurs de monsieur Perret ont fait bon usage du pantalon que portait l'industriel parisien dans sa promenade crépusculaire à Joinville le Pont et qu'il semble que les explorateurs de l'espace aient un penchant de connaisseurs pour le prêt à porter.

[Ref. fr1:] MICHEL FIGUET ET JEAN-LOUIS RUCHON:

Les deux auteurs indiquent qu'à Joinville-le-Pont dans le Val-de-Marne, le 25 septembre 1954 à 21:35, Louis Perret et un ami se promenaient sur les berges de la Marne. Soudain un objet est descendu à la verticale et s'est posé sans bruit à 20 mètres d'eux. Deux petits êtres de 1.10 mètres, le visage couvert de poils, en sont descendu. L'un des témoins a été paralysé par un rayon. Un des êtres s'est jeté sur lui et a essayé de lui arracher son pantalon. L'autre témoin a crié et les deux êtres se sont enfuis pour remonter dans leur engin qui s'est élevé à la verticale et a disparu.

Les deux auteurs notent que le cas est douteux car il n'y a pas eu d'enquête.

Les auteurs indiquent que la source est un "Journal au titre inconnu sous la rubrique: 'Petit courrier des soucoupes volantes' du 26/09/1954."

[Ref. mf3:] MICHEL FIGUET:

JOINVILLE-LE-PONT 25/09/1954

Journal inconnu (article découpé par un enquêteur consciencieux ou un ami de "l'ufologue".)

Petit courrier des soucoupes volantes

M. Louis Perret, Industriel à Paris, est heureux de notre objectivité:

- Vous relatez les faits dont ont été témoins des personnes dignes de foi. Un ami, M. D..., et moi, nous promenions sur les berges de la Marne, à 21 heures 35, le 25 septembre, à Joinville-le-Pont. Un engin descendit à la verticale et se posa sans bruit à vingt mètres de nous... Deux êtres descendirent, deux étranges personnages de 1 mètre 10 environ, le visage couvert de poils. Comme j'étais immobilisé par le rayon, l'un d'eux se précipita sur moi et m'arracha mon pantalon. Cela peut vous paraître invraisemblable et pourtant nous étions deux. Mon ami cria et les deux Martiens remontèrent dans leur engin qui s'éleva à la verticale.

On conçoit que notre correspondant ne soit pas près d'oublier cette aventure.

Note: Michel Figuet montrait que la théorie de soi-disant alignements en triangles isocèles des cas de la vague de 1954 en France défendue par J.C. Fumoux était fausse, car la plupart des cas utilisés par Fumoux était à des dates erronée et / ou ne valaient rien. Figuet donnait ce cas comme exemple de canular tout de même pris en compte par Fumoux.

[Ref. mf2:] MICHEL FIGUET:

Cet ufologue a noté:

CAS Nr CLASSIFICATION DATE HEURE LIEU CODE POSTAL CREDIBILITE SOURCE
77 CE3 25 09 1954 21.35 Joinville-le-Pont 94340 C 5 E.P Canular?

[Ref. mf1:] MICHEL FIGUET - "FRANCAT":

DATE LIEU CREDIBILITE SOURCES
25.09.1954 Joinville le Pont LDLN 249-250 "Heureux ceux qui croient sans savoir" p. 23

[Ref. js1] JEAN SIDER:

Cet ufologue at auteur indique qu'il y a eu une rencontre rapprochée du troisième type à Joinville-le-Pont dans le Val-de-Marne le 25 septembre 1954 à 21:15.

Il indique que Mr. Louis Perret, industriel parisien, en compagnie d'un ami resté anonyme, se promenait sur les berges de la Marne. Un appareil est remarqué venant vers le sol à la verticale, se posant sans bruit à 20 mètres des deux hommes. Deux êtres faisant environ 1m10 en sont descendus, le visage couvert de poils. Mr. Perret s'est senti paralysé par un rayon "(sic)" et l'un des nains velus s'est précipité sur lui pour lui arracher son pantalon "(!)". Puis les deux personnages ont regagné leur machine qui a repris l'air verticalement pour disparaître dans le ciel.

Jean Sider indique que la source est Ici-Paris, Paris, 11 octobre 1954, page 12.

Il commente qu'il s'agit en fait de la lettre d'un lecteur envoyée à l'hebdomadaire parisien, que Figuet, page 86, se réfère à un journal inconnu nanti d'une date fausse. Jean Sider se demande s'il s'agit d'un canular et suggère que lecteur fasse son choix.

Il assure: "Je remarque toutefois que c‘est le premier cas de la vague mettant en scène un petit humanoïde au visage velu, type d'occupant qui apparaîtra plus tard dans d’autres RR3. Par conséquent, si canular il y a, c'est vraiment une coïncidence extraordinaire."

[Ref. lh1] LARRY HATCH - "*U* COMPUTER DATABASE":

3838: 1954/09/25 21:20 3 2:28:00 E 48:49:00 N 3333 WEU FRN VDM A:6

JOINVILLE-le-PONT,FR:SILCX SCP ^:2 OIDES SORTIE:OBS TEMP PARALYS/RAYON:/r30p86

RefN°217 Jean SIDER: Le DOSSIER 1954 (2 vol.) Page No. 168 : VILLE &VILLE

[Ref. go1:] GODELIEVE VAN OVERMEIRE:

L'ufologue belge indique qu'en 1954, le 25 septembre en France à Joinville le Pont "A 21 h 35 Louis Perret de Paris et un ami se promènent le long des berges de la Marne. Un engin descend à la verticale et se pose sans bruit à 20 m d'eux. Deux êtres descendent, 1m 10 de haut, le visage couvert de poils. "Comme j'étais paralysé par un rayon (pas de description) l'un d'eux se précipita sur moi et m'arracha mon pantalon. Mon ami cria et les deux êtres remontèrent dans leur appareil qui s'éleva à la verticale et disparut."

La source est notée comme "M. FIGUET/J.L. RUCHON: 'Ovni, le premier dossier complet..' - éd. Alain Lefeuvre 1979, p. 86".

[Ref. jb1:] JEROME BEAU:

25 septembre, 21h35: A Joinville-le-Pont (Val-de-Marne), Louis Perret et un autre témoin anonyme font une RR3. Le témoin est paralysé par un rayon émis par une soucoupe. (Ici paris, 11 octobre 1954, p.2). Canular possible.

[Ref. dj1:] DONALD JOHNSON:

Ce jour là

25 septembre

[...]

1954 - Un objet en forme de disque est descendu et a atterri le long des rives du fleuve Marne à Joinville-le-Pont, France, à 21:20. Deux humanoïdes d'environ 1,10 mètres de haut sont sortis de la machine. Leurs visages étaient couverts de poils. Un faisceau de lumière a paralysé les deux témoins, et un des humanoïdes approche le témoin dont les initiales sont M.P. et a arraché ses pantalons. Les petits humanoïdes ont alors embarqué dans leur machine, qui s'est élevée verticalement et a disparu à grande vitesse.

(Source: Jean Sider, Dossier 1954 et l'Imposture Rationaliste, p. 168).

[Ref. ar1:] ALBERT ROSALES:

75.
Lieu. Joinville-le-Pont, France
Date: 25 septembre 1954
Heure: 2135

Marchant le long des rives de la Marne, MP et ami voient un objet descendre et atterrir tout près sans faire le moindre bruit. Deux humanoïdes d'environ 1,10 m de hauteur avec leurs visages couverts de poils sortent de la machine. Un faisceau de lumière paralyse les deux témoins pendant qu'un des humanoïdes approche MP et déchire son pantalon (!). Les deux humanoïdes embarquent dans leur machine, qui s'élève verticalement et disparaît à grande vitesse.

Addendum HC
Source: Michel Figuet
Type: B

[Ref. em1:] ERIC MAILLOT:

Eric Maillot, recherchant des cas de "rayons verts" de la vague française de 1954, indique que sur la page web
http://www.astrosurf.com/lombry/ovni-rencontre-2type3.htm
il est noté:

"25 septembre, 21 h 35 : A Joinville-le-Pont (Val-de-Marne), Louis Perret et un autre témoin anonyme font une RR3. Le témoin est paralysé par un rayon émis par une soucoupe. (Ici paris, 11 octobre 1954, p.2). Canular possible."

Maillot note que la couleur du rayon n'est pas précisée.

[Ref. lc1:] LUC CHASTAN:

Luc Chastan indique que dans le Val de Marne à "Joinville le pont" le 25 septembre 1954 à 21:35 heures "Deux personnes se promènent sur les berges de la Marne. Soudain un objet descend à la verticale et se pose sans bruit à 20 mètres d'eux. Deux êtres petits 1m10 le visage couvert de poils en descendent. L'un des témoins a été paralysé par un rayon. Un des êtres se jette sur lui et essaye de lui arracher son pantalon. L'autre témoin cri et les deux êtres s'enfuient pour remonter dans leur engin qui s'élève à la verticale et disparaît. Cas douteux car Pas d'investigations."

La source est indiquée comme "Ovni, Premier dossier complet... par Figuet M./ Ruchon J.L. ** éd. Alain Lefeuvre 1979".

[Ref. ud1:] SITE WEB "UFODNA":

Le site web indique que le 25 septembre 1954 à 21:20 à Joinville-le-Pont, France, "Disque silencieux atterrir, deux humanoïdes sortent. Observateur temporairement paralysé par le rayon."

Et: "Un objet en forme de disque est descendu et a atterri le long des rives de la Marne à Joinville-le-Pont, France à 21:20. Deux humanoïdes d'environ 1,10 mètres de haut sont sortis de la machine. Leurs visages étaient couverts de poils. Un faisceau de lumière a paralysé les deux témoins, et un des humanoïdes approche le témoin dont les initiales étaient M.P. et a arraché ses pantalons. Les petits humanoïdes ont alors embarqué dans leur machine, qui s'est élevée verticalement et a disparu à grande vitesse. "

Et: "On a observé un objet. Des effets physiologiques ont été notés. On a observé un objet dans une ville."

Et: "marchant le long des rives de la marne, MP et un ami voient un objet descendre et atterrir tout près sans faire le moindre bruit. Deux humanoïdes d'environ 1,10 m de hauteur avec leurs visages couverts de poils sortent de la machine. Un faisceau de lumière paralyse les deux témoins pendant qu'un des humanoïdes approche MP et l'extirpe de son pantalon (!). Les deux humanoïdes embarquent dans leur machine, qui s'élève verticalement et disparaît à grande vitesse."

Les sources sont indiquées comme Hatch, Larry, *U* computer database, l'Auteur, Redwood City, 2002; et Rosales, Albert, Humanoid Sighting Reports Database.

[Ref. ki1:] FABRICE ET DANIEL KIRCHER:

Les auteurs indiquent comme exemple "d'activités des ufonautes" que le 25 septembre 1954, monsieur Ferret, industriel parisien, a été victime d'une mésaventure scabreuse alors qu'il se promenait avec un ami sur les berges de la Marne à Joinville le Pont vers 21:15. Il a remarqué un appareil qui s'est posé sans bruit à 20 mètres environ, deux êtres d'à peu près 1.10 mètres de haut en sont sortis, Mr. Perret a été paralysé par un rayon. Un des êtres s'est approché, le visage couvert de poil, il a déculotté sa victime, a regagné sa machine qui a repris l'air verticalement et a disparue.

[Ref. my1:] FORUM "LES MYSTERES DES OVNI":

Sam 25 21:35 A Joinville-le-Pont (Val-de-Marne), Louis Perret et un autre témoin anonyme font une RR3. Le témoin est paralysé par un rayon émis par une soucoupe (48) 5.

Liste: http://www.rr0.org/data/1/9/5/4/10/index.html

[Ref. gz1:] JULIEN GONZALEZ:

Cet auteur indique qu'il y a eu une rencontre rapprochée du troisième type à Joinville-le-Pont, dans le Val-de-Marne, le 25 septembre 1954, à 21 h 15:

Mr Louis. Perret, industriel parisien, en compagnie d'un ami (anonyme), se promenait sur les berges de la Marne. Un appareil a été remarqué venant vers le sol à la verticale, qui s'est posé sans bruit à 20 mètres des deux hommes. Deux êtres faisant environ 1.10 m en sont descendus, le visage couvert de poils. Mr. Perret s'est senti paralysé par un rayon et l'un des nains velus s'est précipité sur lui pour lui arracher son pantalon. Puis les deux personnages ont regagné leur machine qui a repris l'air verticalement pour disparaître dans le ciel.

Julien Gonzalez indique que les sources sont "Ici-Paris du 11 octobre 1954; Jean Sider, Le dossier 1954 et l’imposture rationaliste, page 169."

[Ref. ni1:] "THE NICAP WEBSITE":

*25 sep. 1954 - Un objet en forme de disque est descendu et a atterri le long des rives de la Marne à Joinville-le-Pont, France à 21:20. Deux humanoïdes d'environ 1.10 mètres de haut sont sortis de la machine. Leurs visages étaient couverts de poils. Un rayon de lumière a paralysé les deux témoins, et l'un des humanoïdes approche le témoin ayant les initiales M.P. et a déchiré son pantalon. Les petits humanoïdes sont ensuite entrés dans leur machine, qui s'est élevée verticalement et a disparu a grande vitesse. (Source: Jean Sider, Dossier 1954 et l'Imposture Rationaliste, p. 168).

[Ref. ta1:] SITE WEB "THINK ABOUT IT":

Lieu: Joinville-le-Pont, France

Date: 25 septembre 1954

Heure: 2135

Marchant le long des rives du fleuve Marne MP, et un ami voient un objet descendre et atterrir à proximité sans faire de bruit. Deux humanoïdes d'environ 1,10 m de hauteur avec leurs visages couverts de poils sortent de la machine. Un faisceau de lumière paralyse les deux témoins alors que l'un des humanoïdes approche MP et arrache son pantalon (!). Les deux humanoïdes montent à bord de leur machine, qui s'élève verticalement et disparaît à grande vitesse.

Source: Michel Figuet

[Ref. dc1:] DOMINIQUE CAUDRON:

Pas de martien à Joinville le pont.

Pour le cas de Joinville le pont, l'histoire est aussi invraisemblable que la source est peu crédible. Qu'on en juge: Monsieur Louis Perret et un ami se promènent sur les berges de la Marne. Il est 21 h 35, un engin descend à la verticale et se pose sans un bruit à 20 m d'eux. Deux êtres descendent, deux étranges personnes de 1,10 m environ, le visage couvert de poils. "- Comme j'étais paralysé par un rayon, l'un d'eux se précipita sur moi et m'arracha mon pantalon."

(Ici Paris, Petit courrier des soucoupes volantes, 11 octobre 1954)

Mais bien sûr! Ici Paris est une source d'un niveau scientifique hors norme! Pour croire à une fable pareille, autant croire au père Noël.

Note: un bouton cliquable dans cette source web mène à un article détaillé sur ce cas par cet ufologue, voir [dc3] plus bas.

[Ref. dc2:] DOMINIQUE CAUDRON:

Pas de martien à Joinville le pont.

Le cas de Joinville le pont, aurait eu lieu, s'il avait vraiment eu lieu, le 25 septembre 1954. Ce serait donc la première histoire de passagers de soucoupe volante à visage couvert de poils qu'on aurait raconté dans la presse nationale.

On a cherché longtemps la source de ce cas, qui n'était connu que comme "Petit courrier des soucoupes volantes", ce qui dénotait d'un registre pour le moins anecdotique.

Finalement, on a retrouvé cette fichu[e] source. C'est une revue tellement crédible qu'on comprend que les ufologues n'avait pas pensé à chercher dedans. Ce cas sort en fait d'une lettre de lecteur adressée à Ici-Paris. Et l'histoire est aussi invraisemblable que la source est peu crédible.

Note: un bouton cliquable dans cette source web mène à un article détaillé sur ce cas par cet ufologue, voir [dc3] plus bas.

[Ref. dc3:] DOMINIQUE CAUDRON:

Pas de martien à Joinville le Pont

On a peine à croire qu'on ait pu accorder du crédit à la plaisante lettre d'un lecteur à Ici-Paris. Et pourtant...

Petit Courrier des soucoupes volantes

M. Louis Perret, industriel à Paris, est heureux de notre objectivité:

- Vous relatez les faits dont ont été témoins des personnes dignes de foi. Un ami, M. D..., et moi, nous promenions sur les berges de la Marne, à 21 heures 35, le 25 septembre, à Joinville-le-Pont. Un engin descendit à la verticale et se posa sans bruit à vingt mètres de nous... Deux êtres descendirent, deux étranges personnages de 1 mètre 10 environ, le visage couvert de poils. Comme j'étais immobilisé par le rayon, l'un d'eux se précipita sur moi et m'arracha mon pantalon. Cela peut vous paraître invraisemblable et pourtant nous étions deux. Mon ami cria et les deux Martiens remontèrent dans leur engin qui s'éleva à la verticale...

On conçoit que notre correspondant ne soit pas près d'oublier cette aventure.

(Ici Paris, 11 octobre 1954)

Ce simple titre, "Petit courrier", indique déja que le rédacteur ne prend pas cette affaire très au sérieux.

Par contre, l'auteur de la lettre semble fort désireux d'être pris au sérieux. Après s'être présenté comme un industriel parisien, il explique qu'il s'agit d'un récit de témoins "dignes-de-foi", et qui auraient été deux (pour qu'on ne soupçonne pas la lettre d'un plaisantin)

Mais bien sûr!

Malheureusement, le témoignage de M. D...., l'autre témoin n'est pas cité.

Malheureusement, alors que les vrais témoins décrivent l'engin comme ils peuvent, il n'y a ici aucune description.

Malheureusement, cette histoire de rayon paralysant semble sortie tout droit d'un article journalistique décrivant l'affaire de Quarouble.

Malheureusement, les canulars mis à part, les rencontres rapprochées avec des pilotes de soucoupes volantes n'ont jamais lieu en milieu urbain.

Malheureusement, aucun autre article de journal ne vient corroborer cette histoire extravagante, au contraire des cas bien moins extravagants de Quarouble, Mouriéras ou Loctydy [sic].

Et curieusement, l'heure est indiquée à la minute près!

Conclusion: Cette histoire a exactement le profil d'un canular, et non d'une véritable observation.


Ce cas est inconnu d'Aimé Michel, de Charles Garreau, de Michel Carrouges, de Jacques Vallée, et n'apparait dans la littérature ufologique qu'en 1979, avec des doutes.

1979 Michel Figuet regrette l'absence d'enquête

[Est ici reprise la source [fr1].]

Note: la date est fausse, c'est en fait le 11/10/1954.

(Michel Figuet, OVNI: Le premier dossier complet des rencontres rapprochées en France., Alain Lefeuvre 1979, p 86)

1979 Barthel et Brucker récusent l'autorité de la source.

Faisons ici notre mea culpa. Parmi tous les récits que nous possédions, nous nous étions promis de tout soumettre à enquête; pourtant la narration de l’incident qui va suivre, nous ne l’avons pas vérifiée, d'une part, parce que le témoin Louis Perret habite Paris, sans plus de détails, d’autre part, parce que cette affaire a été révélée par un journal de « notoriété universelle » et connu par chacun: Le petit courrier des soucoupes volantes du 26 septembre 54 (sic) 14.

"Monsieur Louis Perret et un ami se promènent sur les berges de la Marne. Il est 21 h 35, un engin descend à la verticale et se pose sans bruit à 20 m d’eux. Deux êtres descendent, deux étranges personnes de 1,10 m environ, le visage couvert de poils.

- Comme j'étais paralysé par un rayon (pas de description), l'un d’eux se précipita sur moi et m'arracha mon pantalon.

Mon ami cria et les deux êtres remontèrent dans leur engin qui s'éleva à la verticale".

Nous espérons que les deux agresseurs de Monsieur Perret en ont fait bon usage, et se sont inspirés de la coupe, probablement parfaite, du pantalon que portait cet industriel parisien pour cette promenade crépusculaire à Joinville-le-Pont.

(Gérard Barthel et Jacques Brucker, La grande peur martienne, Nouvelles éditions rationalistes, Paris 1979, page 83-84)

1985 Michel Figuet reproduit l'article original

Les gens qui enquêtaient et qui cherchaient à cette époque, et que M. J.F. GILLE nomme pompeusement des « ufologues », ne pullulaient pas sur l'ensemble du territoire français. Ils réalisaient la plupart du temps une enquête comme peut la faire un journaliste en mal de copie ou en quête d'un bouche-trou dans la rubrique des chats écrasés et dans l'intarissable "PETIT COURRIER DES SOUCOUPES VOLANTES"

Note: ici Figuet reproduit la photocopie de l'article d'Ici-Paris, cité plus haut, avec la mention: journal inconnu (article découpé par un enquêteur consciencieux ou un ami de "l'ufologue".)

(Michel Figuet, Heureux ceux qui croient sans savoir, Lumières dans la Nuit N° 249-250, Mars-Avril 1985, p. 20)

1997 Jean Sider invoque la récurrence du visage velu.

- 25 septembre, 21h15, Joinville-le-Pont, Val-de-Marne.

Mr. Louis Perret.

Mr. Perret, industriel parisien, en compagnie d'un ami (anonyme), se promène sur les berges de la Marne. Un appareil est remarqué venant vers le sol à la verticale, qui se pose sans bruit à 20m des deux hommes. Deux êtres faisant environ 1m10 en descendent, le visage couvert de poils. Mr. Perret se sent paralysé par un rayon (sic) et l'un des nains velus se précipite sur lui pour lui arracher son pantalon (!). Puis les deux personnages regagnent leur machine qui reprend l‘air verticalement pour disparaître dans le ciel.

Source : Ici-Paris, Paris, 11 octobre 1954, p. 12.

Nota : Il s'agit en fait de la lettre d'un lecteur envoyée à l'hebdomadaire parisien. Figuet, p. 86, se réfère à un journal inconnu nanti d'une date fausse !! S'agit-i1 un canular ? Le lecteur fera son choix. Je remarque toutefois que c‘est le premier cas de la vague mettant en scène un petit humanoïde au visage velu, type d'occupant qui apparaîtra plus tard dans d’autres RR3. Par conséquent, si canular il y a, c'est vraiment une coïncidence extraordinaire.

Note: Pas besoin d'invoquer une coincidence. Si le prétendu témoin affirme que son observation eut lieu le 25 septembre, rien ne nous indique qu'il rédigea sa lettre le 26. Si cela avait été le cas, elle aurait probablement été publiée dans l'édition du 4 octobre. Par contre s'il l'avait rédigée le 7 octobre, elle aurait été reçue le 8, et publiée le 11. Or le 7 octobre, la France entière apprenait que dans le Finistère, on avait observé le 5, un martien au visage couvert de poils. Il n'y a donc pas besoin d'évoquer une prescience du prétendu témoin.

(Jean Sider, Le dossier 1954 et l'imposture rationaliste, Ramuel, 1997, page 169)

2014 Julien Gonzalez prend l'affaire pour argent comptant

Joinville-le-Pont, Val-de-Marne, 25 septembre 1954, 21 h 15.

M. Louis Perret.

M. Perret, industriel parisien, en compagnie d‘un ami (anonyme), se promène sur les berges de la Marne. Un appareil est remarqué venant vers le sol à la verticale, qui se pose sans bruit à 20 mètres des deux hommes. Deux êtres faisant environ 1.10 m en descendent, le visage couvert de poils. M. Perret se sent paralysé par un rayon et l’un des nains velus se précipite sur lui pour lui arracher son pantalon. Puis les deux personnages regagnent leur machine qui reprend l’air verticalement pour disparaître dans le ciel.

Sources: Ici-Paris du 11 octobre 1954; Jean Sider, Le dossier 1954 et l’imposture rationaliste, page 169.

Note: Alors que Julien Gonzalez a réservé un chapitre pour les cas démystifié, il n'émet aucun réserve sur ce cas, et passe sous silence celles de Jean Sider.

(Julien Gonzalez, RR3 - Le Dossier des Rencontres du Troisième Type en France, Le Temps Présent, 2014, pp 91)

Ce cas, évoqué en 1979, n'a vu son texte complet publié qu'en 1985, et sa source originale mentionnée qu'en 1997, soit 43 ans après.

Il n'empêche que, comme nous l'avons montré plus haut, ce cas a tout à fait la structure d'un canular, d'autant qu'il a été publié dans un hebdomadaire "people", et que le prétendu témoin y a ajouté un détail invraisemblable: Comment le "martien" aurait il pu lui arracher son pantalon, s'il était immobile, les pieds rivés au sol?

Notons aussi que le témoin ne dit pas qu'il a été paralysé par un rayon, mais paralysé par "le" rayon. Comme si l'action d'un rayon paralysant était devenue rituelle dans les atterrissages de soucoupes volantes.

Il semble donc qu'après avoir lu que le témoin de Quarouble avait été paralysé par un rayon, et que celui de Loctudy avait vu un martien au visage couvert de poils, M. Perret se soit amusé à inventer une histoire réfutable, destinée à un lectorat crédule.

Car enfin, qu'est ce qui est le plus probable? Que des extraterrestres fassent des milliards de kilomètres pour venir arracher son pantalon à un promeneur parisien sur les berges de la Marne, ou qu'en pleine vague d'histoires de soucoupes, un plaisantin écrive une histoire cocasse?

[Illustration humoristique]

Explications:

Note 1: Ce cas ne figure pas, ou ne figure plus, ou je ne le trouve pas, sur la page http://www.astrosurf.com/lombry/ovni-rencontre-2type3.htm indiquée par Eric Maillot en [em1].

Note 2: Barthel et Brucker ([bb1]) publient en 1979 avant Figuet et Ruchon ([fr1]) cette même année puisque Figuet et Ruchon y citent à l'occasion de l'un ou l'autre cas le livre de Barthel et Brucker.

Note 3: Ici-Paris, créé en 1945, est le pls ancien hebdomadaire "people" français. Le siège était à Levallois-Perret, rappelant comme par hasard le nom du prétendu témoin "Louis Perret". Est-ce signe d'une invention journalistique?

Bien entendu ce cas est un simple canular.

Mots clés:

(Ces mots clés sont uniquement destinés à aider les recherches et ne préjugent pas des faits.)

Joinville-le-Pont, Val-de-Marne, Louis Perret, multiple, soucoupe, rayon vert, vert, paralysé, canular, occupant, occupants, humanoïdes, humanoïde, poils, cheveux, deux, atterrissage, canular

Sources:

[---] indique des sources que je n'ai pas encore pu consulter.

Historique du document:

Version: Créé/changé par: Date: Description:
0.1 Patrick Gross 6 novembre 2005 Première publication.
1.0 Patrick Gross 10 février 2010 Conversion de HTML vers XHTML Strict. Première version formalisée. Additions [go1], [lc1], [ud1], [ki1].
1.1 Patrick Gross 15 novembre 2014 Additions [ni1], [ta1].
1.2 Patrick Gross 23 janvier 2019 Additions [ip1], [mf3], [mf2], [lh1], [js1], [gz1], [my1], [dc1], [dc2], [dc3]. Addition du Résumé. Explication changée, était "Non encore recherchée. Canular." et la "Note 1"

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Cette page a été mise à jour le 23 janvier 2019.