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La vague française de 1954:

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14 septembre 1954, Saint-Prouant, Vendée:

Référence pour ce cas: 14-oct-54-Saint-Prouant. Merci de citer cette référence dans toute correspondance avec moi en rapport avec ce cas.

Résumé:

Le premier compte-rendu publié sur cette affaire est un article du journal régional La Résistance de l'Ouest, de Nantes, du 20 septembre 1954.

On y apprend que "cigare et soucoupe" sont apparus au-dessus de Saint-Prouant et de Sigournais, vus par trente témoins, "mardi dernier" - donc le 14 septembre 1954.

Le journal explique qu'il y a eu un tel mutisme qu'il a fallu l'indiscrétion d'un jeune ouvrier qu'ils entendent parler et aille interroger de nombreux témoins "dont la bonne foi et la sincérité ne peuvent être mise en doute".

Ils ont recueilli à La Gabelière de Saint-Prouant, le récit de Mr. Georges Fortin, 34 ans, qui serait:

"- Il était environ 5 heures du soleil, j'étais là dans ce champ, quand tout à coup, du ciel nuageux où montait l'orage, j'ai vu surgir un nuage curieux, bleu-violet et qui avait la forme d'une carotte, venant vers nous la pointe légèrement en avant."

Quand le journal lui demande si "c'était bien un nuage?", il répond:

"- Cela me sembla à moi et à mon domestique comme un nuage, mais il apparaît plutôt qu'il s'agissait d'un engin entouré de vapeur ou d'un nuage artificiel. Arrivé à environ 4 à 500 mètres de nous, et d'une égale hauteur, il prit la position verticale et s'immobilisa. Nous regardions intensément le phénomène."

Le journal lui demande s'il a eu peu:

"- De quoi? D'ailleurs la curiosité l'emportait. Et puis ce n'est qu'après que j'ai réalisé l'étrange de l'évènement."

"Le nuage, ou l'engin, était donc immobilisé quand soudain semblable à la trace que laisse un avion à réaction, une fumée blanche s'est détachée de la "queue" de l'appareil et est montée en spirales, l'entourant de ses orbes. La fumée rendue au sommet redescendue, partit dans l'autre sens et c'est à ce moment qu'un disque très brillant, comme une glace, s'est détaché est venu en tournant et en voletant vers nous, puis vers d'autres points de la vallée, avant de regagner "l'appareil" à une vitesse vertigineuse "plus vite qu'une étoile filante." La "carotte" se mit alors à l'horizontal, pointe en avant et a repris sa course à vitesse accélérée avant de disparaître à nos yeux. Le tout a été visible une demi-heure environ."

Le journal indique que Mr. Louis Grellier, 36 ans, domestique à La Gabellière, confirme en tous points ce récit ajoutant lui aussi quelques détails sur la promenade du fameux disque.

Au village proche, même affirmation de Mr. Mercier, de Mr. Jean Perrocheau, 50 ans, journalier, de plusieurs femmes qui aperçurent le "nuage" depuis la cour des fermes, mais nônt pas pu voir le "disque" en raison des bâtiments.

Mme Pizou, veuve de 67 ans, "alerte cultivatrice qui après avoir perdu son mari, son fils à la guerre, maintient sa ferme en attendant l'arrivée de son petit-fils actuellement mobilisé", a été aussi témoin de l'apparition, et est citée disant:

"- J'étais dans le champ proche de M. Fortin occupée à "curver" les choux quand mon attention fut attirée par ce nuage curieux. Je l'ai regardé avec étonnement pendant tout le temps qu'il fut au-dessus de nous, c'est à dire une demi-heure. Il avait la forme d'une carotte avec une sorte de chapeau au-dessus. J'ai vu une fumée blanche s'en échapper et tracer des dessins autour."

Quand le journal lui demande si elle a remarqué un disque blanc, elle répond:

"- Peut-être, mais les arbres me gênaient car le "nuage" était juste à leur hauteur."

Et:

"- Mais était-ce bien un nuage, sûrement pas, c'était autre chose, mais quoi? je l'ai vu partir ensuite, en se couchant dans le sens de la longueur."

Le journal indique que la fille de Mme Pizou répète la déposition de sa mère, à laquelle viennent se joindre les affirmations du journalier qui travaillait avec elle, et qui lui aussi parle de "cigare" et de spirale de fumée.

C'est ensuite un Mr. Tissot, de La Lègerie, qui est également très affirmatif, et "le jeune Daniel Bornufart" (en fait Daniel Bonifait), électricien qui était occupé au montage d'une ligne à La Gabelière.

Le journal indique qu'à Libaudière, à La Godinière, à La Lègerie, on leur a fait le même récit et partout on nous parle de "carotte" ce qui "rappellerait évidemment les apparitions de "cigares" autrefois signalés."

Le journal assurait: "A nouveau nous attestons de la bonne foi des témoins, dont certains ne s'étaient pas vu depuis mardi, et qui pour certains n'avaient jamais osé parler de leur apparition de peur qu'on les accuse de fantaisistes et de blagueurs."

Des journaux parisiens publieront ensuite des résumés et des dessins du "nuage" ou "cigare", (visibles dans ce dossier).

Dans son livre de 1958, l'ufologue Aimé Michel donnera d'autres informations, assurant d'abord à tort que l'affaire est encore totalement inconnue en 1958, sauf dans la région où elle a eu lieu, parce que seul un journal local en aurait parlé.

il dit ensuite qu'il y a eu des centaines de témoins (le "seul journal local" dont il parle n'a jamais écrit cela) répartis sur une demi-douzaine de village vendéens.

Il explique qu'il a appris l'affaire par une lettre d'un de ses lecteurs, et qu'une enquête a eu lieu (il ne dit ni de qui ni quand), qui a mené aux témoignages suivants:

Georges Fortin, 34 ans au moment de l'observation, et qui était cultivateur au lieu-dit "La Gabelière" près de Saint-Prouant où passe la route nationale 10, a déclaré selon Michel:

"Il était environ 17 heures. Je travaillais dans les champs avec mon ouvrier quand, tout à coup, de l'épaisse couche nuageuse où menaçait l'orage, nous vîmes surgir une sorte de nuée lumineuse d'un bleu violet dont les formes régulières évoquaient celles d'un cigare ou d'une carotte. Le phénomène avait littéralement émergé de la couche de nuages en position horizontale, légèrement incliné vers le sol la pointe en avant (comme un sous-marin en train de plonger)."

"Ce 'nuage' en forme de carotte avait un aspect rigide. Chacune de ses manoeuvres (qui n'avaient aucun rapport avec le mouvement des nuages eux-mêmes) s'opérait d'un bloc, comme s'il se fut agi en réalité d'un gigantesque engin entouré de vapeurs. Il descendit assez rapidement sous la voûte des nuages jusqu'à une altitude qui, par comparaison avec eux, nous parût de 400 à 500 mètres et nous sembla-t-il, à moins d'un kilomètre de nous. Il stoppa alors, tandis que sa pointe s'éleva rapidement dans le ciel. Quand il eut atteint la position verticale, il s'immobilisa."

"Pendant ce temps, les nuages sombres continuaient à courir dans le ciel vaguement éclairés en dessous par la luminosité violette du phénomène."

"C'était un spectacle extraordinaire. Nous regardions intensément. Partout dans la campagne les autres paysans avaient eux aussi laissé tomber leurs outils et faisaient comme nous, les yeux au ciel."

"Tout à coup - nous contemplions depuis plusieurs minutes l'immense chose immobile - de l'extrémité inférieure de la nuée jaillit une fumée blanche exactement semblable à une traînée de condensation. Elle piqua d'abord vers le sol, comme filée par une invisible navette qui serait tombée en chute libre, puis ralentit progressivement en amorçant un redressement et remonta enfin en décrivant autour de l'objet vertical une spirale ascendante qui l'enserrait dans ses orbes. Tandis que l'arrière de la traînée se dissolvait rapidement dans l'air, emportée par le vent, sa pointe s'atténuait et s'affinait de plus en plus, comme tarissant peu à peu dans sa source, sans que l'objet qui la lâchait dans l'air, et que nous ne distinguions toujours pas, perdit de la vitesse, au contraire. Il remonte ainsi en tournoyant jusqu'à la pointe supérieure de l'objet vertical, puis commença à redescendre en tournoyant dans l'autre sens. Et c'est alors que, la traînée ayant totalement fondu, que nous aperçûmes enfin l'objet qui la "semait": c'était un petit disque métallique brillant comme une glace et réfléchissant par éclat dans ses mouvements rapides la lumière du grand objet vertical."

"Débarrassé de sa traînée, le petit disque cessa presque aussitôt de tourner autour de la nuée lumineuse et redescendit vers le sol, mais cette fois en s'éloignant. Pendant de longues minutes, nous le vîmes qui survolait la vallée à basse altitude, se déplaçant à grande vitesse de-ci de-là, tantôt accélérant, tantôt s'arrêtant quelques secondes, puis repartant. Il parcouru ainsi en tous sens la région comprise entre Saint-Prouant et Sigournais, villages distants d'environ sept kilomètres à vol d'oiseau. Enfin, alors qu'il était à plus d'un kilomètre de l'objet vertical, il accéléra une dernière fois dans sa direction, cette fois à une vitesse vertigineuse, et disparut comme une étoile filante dans la partie inférieure dont il était sorti. Une minute après peut-être, la "carotte" s'inclina en démarrant, accéléra, et disparut au loin dans les nuages, ayant repris sa position horizontale primitive, la pointe en avant."

"Le tout avait duré environ une demi-heure."

Aimé Michel note que l'ouvrier de Mr. Fortin, Louis Grellier, qui avait alors 36 ans, et était également de La Gabelière a été interrogé séparément et a donné un récit identique "en précisant quelques détails sur les virevoltes du disque."

Il donne ensuite le récit de Mme veuve Pizou, 67 ans, habitant Saint-Prouant, qui travaillait vers 17:00 dans un champ de chou à environ un demi kilomètre de messieurs Fortin et Grellier:

"Mon attention fut attirée vers 17 heures par l'arrivée d'une curieuse nuée en forme de carotte qui semblait s'être détachée du plafond des nuages, lesquels fuyaient rapidement, emportée par le vent. Elle arriva non loin de nous, la pointe en avant, puis se redressa. Il me sembla que se formait alors au-dessus de la carotte un autre nuage plus petit qui coiffait le premier."

"A un moment, une fumée blanche se détacha comme un fil de la base de la carotte verticale et se mit à tracer des dessins tout autour. Puis la traînée s'éloigna vers la vallée, où ce qui se passa ensuite me fut caché par les arbres: on m'a raconté qu'un disque était sorti de la traînée, mais je ne peux dire que je l'ai vu, à cause de ce rideau de verdure dont la ligne supérieure, depuis l'endroit où je me trouvais, arrivait à peu près à la base du nuage vertical. Etait-ce bien un nuage? Certainement pas à mon avis, car il restait immobile en gardant toujours la même forme alors que les autres glissaient au-dessus de lui à grande allure vers l'horizon."

"Enfin, alors que je le regardais depuis environ une demi-heure, il se coucha et partit rapidement dans le sens où il s'était incliné."

Puis Michel indique que le récit de Mme Pizou a été confirmé intégralement par sa fille et un ouvrier qui travaillaient auprès d'elle, aussi bien pour les manoeuvres du cigare, le dessin compliqué, la durée et ainsi de suite. Il dit qu'au même moment, dans les rues et les cours de fermes de Saint-Prouant, un dizaine de personnes dont Mr. Pérocheau, Mr. Mercier, des femmes travaillant à des tâches domestiques, on tous vu l'arrivée du "nuage" couché et son redressement à la verticale, le jaillissement de la traînée, le parcours tournoyant de la traînée, mais tous ont été empêché par des arbres et des bâtiments de voir ce qui s'est passé à basse altitude dans la vallée, soit l'apparition et le manoeuvres du disque.

Il dit que par contre, les paysans des fermes et hameaux de la vallée, ou ceux dispersés entre Saint-Prouant et Sigournais, ont tous confirmé le récit des premiers témoins indiqués, Mr. Fortin et Mr. Grellier. Ils ont vu le "nuage" arriver, certains décrivant son inclinaison vers la gauche et d'autres vers la droite, selon la position ou eux-mêmes se trouvaient par rapport au "nuage".

Aimé Michel indique qu'il y avait notamment Mr. "Daniel Bornufart" qui montait une ligne électrique à 17 heures à La Gabelière, Mr. Tisot qui se trouvait à La Lègerie avec plusieurs autres personnes qui travaillaient avec lui, et qu'il y avait quelques centaines d'autres témoins, paysans au travail dans les hameaux de la Libaudière, Chassay, au Coudrais, à La Godinière et ainsi de suite.

Michel indique que la météo était dépressionnaire et saturée, et qu'il avait "été avancé qu'il s'agirait d'un cyclone." Il n'y croit pas puisqu'il serait étonnant aucun des paysans vendéens n'auraient jamais vu de cyclones ou ne sauraient les reconnaître, le prenant pour une soucoupe volante, et que cela ne peut pas être l'explication car les météorologues ont été formels: il n'y a pas eu le moindre cyclone dans cette région ni ailleurs en France le 14 septembre 1954.

Il commente: "On aurait aimé en outre connaître d'autres cas de cyclones silencieux, immobiles pendant une demi-heure, se produisant sous une couche uniforme de cumulo-nimbus, se mettant à l'horizontale et lâchant de petits disques à reflets métalliques. De tels cyclones intéresseraient beaucoup les météorologistes."

Il évoque l'explication par hallucination collective, en notant qu'une telle chose intéresserait beaucoup les psychiatres, autant que le cyclone intéresserait les météorologistes, car une telle hallucination serait "proprement miraculeuse." Il ajoute, "mais le vrai sceptique se nourrit de miracles."

Ailleurs dans son livre et dans d'autres de ses écrits, il rattachera ce "cigare" à ce qu'il a appelé le "grand cigare de nuée", une sorte d'OVNI consistant en un objet entouré d'une nuée et lâchant comme un "vaisseau-mère" de plus petits objets qui partent "explorer" les environs.

En 1968, paraît dans la revue Phénomène Spatiaux du GEPA un compte rendu d'enquête mis en forme par l'éditeur et dirigeant du GEPA René Fouéré.

Il y rapporte ce que deux enquêteurs du GEPA, Dominique Jay, et le révérend Jean Métayer, qui se trouvaient en Vendée, ont entendu de l'affaire en interrogeant d'abord Mr. Fortin. Ils écrivent:

Nous rencontrons le témoin sur la route de La Gabellière, et il nous répond d'abord avec une certaine réticence. A la vue de la carte du G.E.P.A., il réalise que nous ne sommes pas venus pour le tourner en dérision. Il nous raconte alors son observation, bien présente à sa mémoire après plus de dix ans.

"Travaillant dans un champ de haricots, en fin d'après-midi, sous un ciel peu nuageux, le témoin a son attention attirée par un nuage bizarre en forme de carotte, blanc-jaune, qui descend lentement du ciel, incliné à 45°, pointe en bas, et qui s'immobilise à une cinquantaine de mètres du témoin et à environ 6 à 8 mètres du sol. La taille de ce nuage est comparée à celle d'un transformateur de l'EDF que le témoin montre au bord de la route (bâtisse en béton à base carrée de 3 mètres sur 3 et de 10 mètres de haut approximativement).

"Pendant la descente, une sorte de fumée s'échappe de la pointe et s'enroule en montant autour du nuage, dans le sens d'un tire-bouchon. Après son immobilisation, le nuage se dissipe peu à peu et laisse apparaître une boule brillante (ou un disque qui aurait toujours montré le même côté au témoin) de 35 à 40 cm de diamètre. Puis cette boule exécute un nombre important de manoeuvres rapides et saccadées, consistant en un trajet rectiligne de quelques centaines de mètres, suivi d'un arrêt et d'un nouveau trajet rectiligne dans une autre direction, mouvement allant aussi bien de gauche à droite que de bas en haut, suivant une ligne brisée gauche (1). Enfin, la boule monte brutalement à la verticale et se perd en altitude. Le tout a duré vingt minutes.

"Le témoin garde un mauvais souvenir de l'enquête de l'époque, menée par un journaliste "grand, sec et pas commode" qui ne l'a interrogé que superficiellement et semblait savoir mieux que lui ce qu'il avait vu. Il est furieux qu'on ait voulu lui faire dire des choses qu'il n'avait pas vues et qu'on ait déformé ses propos. Depuis, il n'a été questionné qu'une seule fois, par lettre, par un journaliste de La Rochelle. Son observation est confirmée par d'autres personnes, mais qui étaient en des lieux très voisins.

"M. Bonifait, électricien, n'a pas vu le disque, mais juste le nuage bizarre, qu'il a vu venir de loin car il travaillait sur une ligne en hauteur. Ce nuage lui a fait croire un orage soudain, mais il avait été intrigué par le comportement de ce nuage, tout à fait inhabituel. Il n'a que constaté sa descente vers le sol, après quoi le nuage a disparu à ses yeux, caché par des arbres".

"Cette observation de Saint-Prouant n'est donc pas à rattacher à celles du type du grand cigare vertical, suivant la dénomination d'Aimé Michel, mais à celles de petits disques analogues ou des "foo-fighters".

René Fouéré a commenté qu'entre le texte cité par Aimé Michel, texte dont il ne nomme pas l'auteur, et la déposition du témoin recueillie par MM. Jay et Métayer, il y a "des similitudes indéniables, mais aussi de graves désaccords. Dans l'un comme dans l'autre, le disque en mouvement est décrit comme petit et les manoeuvres qu'on lui prête s'accordent sensiblement. Mais alors que, selon le récit proposé par Michel, le "nuage-cigare" reste présent jusqu'à la fin - puisque le disque revient s'y loger en entrant par la pointe dont il était sorti - , dans la déposition de M. Fortin, le nuage commence à se dissiper dès son immobilisation, et ne reparait plus. C'est même la dissipation du nuage qui laisse apparaître le disque, ou la boule. En ce qui concerne le "nuage-cigare", les d'eux descriptions sont donc, sauf dans les tout premiers instants de l'apparition de ce nuage, totalement incompatibles. Si le nuage, supposé initialement solide, ne s'est pas mystérieusement dématérialisé, effacé dans quelque dimension insaisissable, on est enclin à croire que, dénué de toute consistance matérielle dès l'origine, il n'était qu'un effet secondaire de la présence cachée du disque, une sorte d'aura de forme conique que ce disque avait créée autour de lui et qui le dérobait à la vue des témoins."

Et: "On notera que dans le témoignage de M. Fortin rapporté par MM. Jay et Métayer, le "nuage-cigare" est, quand il s'immobilise, beaucoup plus proche du témoin que dans le texte d'Aimé Michel, qui comporte une légère erreur en ce qui concerne le nom de l'électricien, qui est Daniel Bonifait et non Daniel Bornufart."

René Fouéré fait aussi remarquer le propos de M. Fortin "selon lequel le journaliste venu pour l'interroger paraissait mieux savoir que lui-même ce qu'il avait vu!" René Fouré écrit alors des remarques de très bon sens sur le danger guettant les enquêteurs qui se laissent influencer par leurs préconceptions, et le risque d'être en présence de témoins qui n'osent ou ne savent contredire les enquêteurs qui extrapolent.

De Daniel Bonnifait, on apprend une autre observation qu'il a faite plus tard avec son épouse et leur fille.

L'article du GEPA a fait réagir Aimé Michel avec une certaine mauvaise humeur; il a cru à tort que le GEPA insinuait qu'il était lui le journaliste grand et sec et peu commode. Il contestait plus ou moins le nouveau témoignage de Mr. Fortin en attribuant les différences au passage des 15 ans, et n'était dès lors pas d'accord avec l'idée que l'OVNI de Saint-Prouant n'aurait pas été du type "cigare de nuées". Mais Michel ne donnera toujours pas d'indications sur l'auteur ou la nature de "l'enquête" é laquelle il se référait en 1958.

Dominique Jay répondra également à la critique d'Aimé Michel; à cette occasion il a précisé que Mr. Fortin était un homme de la campagne avec peu de vocabulaire, et que les citations entre guillemets sur le mode du "je" qui lui sont attribuées dans le livre de Michel ne peuvent pas du tout être ses réels propos cités tels quels.

Dominique Jay explique encore que le témoin garde un mauvais souvenir, non seulement du journaliste peu amène, mais aussi d'une personne qui voulait lui faire dire qu'il avait vu de petits êtres sur le disque. Il a redit à plusieurs reprises: "Je n'ai vu que ce que je vous dis". De plus, il avait été interrogé 2 ou 3 ans avant la visite du GEPA par lettre par un journaliste de La Rochelle, et n'y a répondu que six mois après: "Visiblement, écrire une lettre est pour lui très inhabituel."

En réponse à la question d'Aimé Michel "pourquoi vos collaborateurs n'ont-ils interrogé qu'un seul des témoins cités dans mon livre?", Dominique Jay explique qu'il a naturellement tenté de le faire, mais Mme Pizou "est morte et sa fille n'est plus là. M. Tissot est mort et son fils, qui loge en son ancienne ferme, n'est pas un témoin de cette affaire. L'ouvrier Grellier n'est plus là non plus, nous n'avons retrouvé que Daniel Bonifait. Il était jeune à l'époque et ne se souvient que du nuage, comme dit dans le compte rendu. Je dois cependant voir son frère qui est maintenant rémois et a vu aussi la manifestation."

Les informations récoltées par le GEPA seront largement ignorées et la version d'Aimé Michel continuera à être publiée, en brefs résumés le plus souvent.

En 1997, on aura droit à un commentaire de Jean Sider bien dans sa manière. Dans ce cas, écrivait-il, "il n'y a pas eu d'abduction, du moins en apparence".

Enfin, en 2007, se basant sur la version d'Aimà Michel de 1958, l'ufologue "sceptique" belge Wim van Utrecht publiera un article expliquant que c'était un "nuage lumineux d'entonnoir", une tornade, "accompagné d'une traînée de condensation filaire et foudre en boule."

Rapports:

[Ref. lro1:] JOURNAL "LA RESISTANCE DE L'OUEST":

Après Les Sables...

Cigare et soucoupe apparaissent
au-dessus de Saint-Prouant
et de Sigournais

Trente personnes ont été témoins du fait

Le fait remonte à mardi dernier, mais un tel mutisme était observé de part et d'autre qu'il a fallu l'indiscrétion d'un jeune ouvrier pour que l'écho en parvienne jusqu'à nous.

Mais pour étrange qu'il soit il n'est pas pour autant isolé, puisqu'il s'agit d'une apparition de soucoupe volante, ou plus exactement de "cigare volant" dans le ciel de Saint-Prouant et de Sigournais. D'ailleurs l'évènement est confirmé par de nombreux témoins que nous avons interrogés et dont la bonne foi et la sincérité ne peuvent être mise en doute.

A La Gabelière de Saint-Prouant, M. Georges Fortin, 34 ans, nous en fait le récit:

- Il était environ 5 heures du soleil, j'étais là dans ce champ, quand tout à coup, du ciel nuageux où montait l'orage, j'ai vu surgir un nuage curieux, bleu-violet et qui avait la forme d'une carotte, venant vers nous la pointe légèrement en avant.

- C'était bien un nuage?

- Cela me sembla à moi et à mon domestique comme un nuage, mais il apparaît plutôt qu'il s'agissait d'un engin entouré de vapeur ou d'un nuage artificiel. Arrivé à environ 4 à 500 mètres de nous, et d'une égale hauteur, il prit la position verticale et s'immobilisa. Nous regardions intensément le phénomène.

- Et vous n'avez pas eu peur?

- De quoi? d'ailleurs la curiosité l'emportait. Et puis ce n'est qu'après que j'ai réalisé l'étrange de l'évènement.

"Le nuage, ou l'engin était donc immobilisé quand soudain semblable à la trace que laisse un avion à réaction, une fumée blanche s'est détachée de la "queue" de l'appareil et est montée en spirales, l'entourant de ses orbes. La fumée rendue au sommet redescendue, partit dans l'autre sens et c'est à ce moment qu'un disque très brillant, comme une glace, s'est détaché est venu en tournant et en voletant vers nous, puis vers d'autres points de la vallée, avant de regagner "l'appareil" à une vitesse vertigineuse "plus vite qu'une étoile filante." La "carotte" se mit alors à l'horizontal, pointe en avant et a repris sa course à vitesse accélérée avant de disparaître à nos yeux. Le tout a été visible une demi-heure environ.

***

- M. Louis Grellier, 36 ans, domestique à La Gabellière, confirme en tous points ce récit ajoutant lui aussi quelques détails sur la promenade du fameux disque.

- Au village proche, même affirmation de M. Mercier, de M. Jean Perrocheau, 50 ans, journalier, de plusieurs femmes qui aperçurent le "nuage" de la cour des fermes, mais ne purent voir le "disque" en raison des bâtiments.

Mme Vve Pizou, 67 ans, alerte cultivatrice qui après avoir perdu son mari, son fils à la guerre, maintient sa ferme en attendant l'arrivée de son petit-fils actuellement mobilisé, a été aussi témoin de l'apparition.

- J'étais dans le champ proche de M. Fortin occupée à "curver" les choux quand mon attention fut attirée par ce nuage curieux. Je l'ai regardé avec étonnement pendant tout le temps qu'il fut au-dessus de nous, c'est à dire une demi-heure. Il avait la forme d'une carotte avec une sorte de chapeau au-dessus. J'ai vu une fumée blanche s'en échapper et tracer des dessins autour.

- Avez-vous remarqué un disque blanc?

- Peut-être, mais les arbres me gênaient car le "nuage" était juste à leur hauteur.

- Mais était-ce bien un nuage, sûrement pas, c'était autre chose, mais quoi? je l'ai vu partir ensuite, en se couchant dans le sens de la longueur.

Là aussi, la fille de Mme Vve Pizou, répète la déposition de sa mère, à laquelle viennent se joindre les affirmations du journalier qui travaillait avec elle, et qui lui aussi parle de "cigare" et de spirale de fumée.

***

M. Tissot, de La Lègerie, est également très affirmatif, comme aussi le jeune Daniel Bornufart [Daniel Bonifait], électricien qui était occupé au montage d'une ligne à La Gabelière.

A Libaudière, à La Godinière, à La Lègerie. Partout on nous fait le même récit et partout on nous parle de "carotte" ce qui rappellerait évidemment les apparitions de "cigares" autrefois signalés.

***

A nouveau nous attestons de la bonne foi des témoins, dont certains ne s'étaient pas vu depuis mardi, et qui pour certains n'avaient jamais osé parler de leur apparition de peur qu'on les accuse de fantaisistes et de blagueurs.

Après Les Fables [sic, les Sables d'Olonne], et d'autres lieux, le ciel vendéen va t-il devenir un lieu de prédilection pour les promenades de cigare, de soucoupe, et d'autres véhicules célestes dont à juste titre il est permis de se demander où est le port d'attache?

[Ref. fde1:] JOURNAL "FRANCE-DIMANCHE":

Vendée

Voici ce qu'a vu, le 14 septembre à 17 h., M. Georges Fortin, cultivateur, entre les villages de Libaudières et de La Gaudinière en Vendée. En (1), un nuage ressemblant à une carotte, se détache des autres. En (2) jaillit du pied du nuage une traînée de fumée blanche, puis un disque brillant en sortit, évolua et remonta vers la carotte, qui s'éleva (3) et disparut. 30 autres personnes ont assisté à cela avec M. Fortin.

[Ref. fde2:] JOURNAL "FRANCE-DIMANCHE":

Ce journal a publié une collection de dessins de troisième main représentant certaines des différentes formes de soucoupes volantes alléguée vues en 1954:

La Gaudinière (Vendée)

Voici une soucoupe originale en forme de carotte. Aime à s'enrober de nuées qui semble adhérer volontiers à ses parois. Réceptacle de disques brillants qui évoluent autour. Observé par M. F... entre autres.

[Ref. aml1:] AIME MICHEL:

Aimé Michel indique que l'affaire de Saint-Prouant est encore totalement inconnue en France, en 1958, sauf dans la région où elle a eu lieu, et que seul un journal local en a parlé.

Le 14 septembre 1954, à Saint-Prouant près de la côte de l'Atlantique en Vendée, le phénomène a été observé en plein jour par des centaines de témoins répartis sur une demi-douzaine de village vendéen.

C'est par une lettre d'un de ses lecteurs qu'Aimé Michel a appris l'affaire, et qu'une enquête a eu lieu, qui a mené aux témoignages suivants:

Georges Fortin, qui avait 34 ans au moment de l'observation, et qui était cultivateur au lieu-dit "La Gabelière" près de Saint-Prouant où passe la route nationale 10, a déclaré:

"Il était environ 17 heures. Je travaillais dans les champs avec mon ouvrier quand, tout à coup, de l'épaisse couche nuageuse où menaçait l'orage, nous vîmes surgir une sorte de nuée lumineuse d'un bleu violet dont les formes régulières évoquaient celles d'un cigare ou d'une carotte. Le phénomène avait littéralement émergé de la couche de nuages en position horizontale, légèrement incliné vers le sol la pointe en avant (comme un sous-marin en train de plonger)."

"Ce 'nuage' en forme de carotte avait un aspect rigide. Chacune de ses manoeuvres (qui n'avaient aucun rapport avec le mouvement des nuages eux-mêmes) s'opérait d'un bloc, comme s'il se fut agi en réalité d'un gigantesque engin entouré de vapeurs. Il descendit assez rapidement sous la voûte des nuages jusqu'à une altitude qui, par comparaison avec eux, nous parût de 400 à 500 mètres et nous sembla-t-il, à moins d'un kilomètre de nous. Il stoppa alors, tandis que sa pointe s'éleva rapidement dans le ciel. Quand il eut atteint la position verticale, il s'immobilisa."

"Pendant ce temps, les nuages sombres continuaient à courir dans le ciel vaguement éclairés en dessous par la luminosité violette du phénomène."

"C'était un spectacle extraordinaire. Nous regardions intensément. Partout dans la campagne les autres paysans avaient eux aussi laissé tomber leurs outils et faisaient comme nous, les yeux au ciel."

"Tout à coup - nous contemplions depuis plusieurs minutes l'immense chose immobile - de l'extrémité inférieure de la nuée jaillit une fumée blanche exactement semblable à une traînée de condensation. Elle piqua d'abord vers le sol, comme filée par une invisible navette qui serait tombée en chute libre, puis ralentit progressivement en amorçant un redressement et remonta enfin en décrivant autour de l'objet vertical une spirale ascendante qui l'enserrait dans ses orbes. Tandis que l'arrière de la traînée se dissolvait rapidement dans l'air, emportée par le vent, sa pointe s'atténuait et s'affinait de plus en plus, comme tarissant peu à peu dans sa source, sans que l'objet qui la lâchait dans l'air, et que nous ne distinguions toujours pas, perdit de la vitesse, au contraire. Il remonte ainsi en tournoyant jusqu'à la pointe supérieure de l'objet vertical, puis commença à redescendre en tournoyant dans l'autre sens. Et c'est alors que, la traînée ayant totalement fondu, que nous aperçûmes enfin l'objet qui la "semait": c'était un petit disque métallique brillant comme une glace et réfléchissant par éclat dans ses mouvements rapides la lumière du grand objet vertical."

"Débarrassé de sa traînée, le petit disque cessa presque aussitôt de tourner autour de la nuée lumineuse et redescendit vers le sol, mais cette fois en s'éloignant. Pendant de longues minutes, nous le vîmes qui survolait la vallée à basse altitude, se déplaçant à grande vitesse de-ci de-là, tantôt accélérant, tantôt s'arrêtant quelques secondes, puis repartant. Il parcouru ainsi en tous sens la région comprise entre Saint-Prouant et Sigournais, villages distants d'environ sept kilomètres à vol d'oiseau. Enfin, alors qu'il était à plus d'un kilomètre de l'objet vertical, il accéléra une dernière fois dans sa direction, cette fois à une vitesse vertigineuse, et disparut comme une étoile filante dans la partie inférieure dont il était sorti. Une minute après peut-être, la "carotte" s'inclina en démarrant, accéléra, et disparut au loin dans les nuages, ayant repris sa position horizontale primitive, la pointe en avant."

"Le tout avait duré environ une demi-heure."

Aimé Michel note que l'ouvrier de M. Fortin se nommait Louis Grellier, avait 36 ans, et était également de La Gabelière. Michel indique qu'il a été interrogé séparément et a sonné un récit identique en précisant quelques détails sur les virevoltes du disque.

Aimé Michel donne le récit de Mme veuve Pizou, âgée de 67 ans et habitant Saint-Prouant qui travaillait vers 17:00 dans un champ de chou à environ un demi kilomètre de messieurs Fortin et Grellier:

"Mon attention fut attirée vers 17 heures par l'arrivée d'une curieuse nuée en forme de carotte qui semblait s'être détachée du plafond des nuages, lesquels fuyaient rapidement, emportée par le vent. Elle arriva non loin de nous, la pointe en avant, puis se redressa. Il me sembla que se formait alors au-dessus de la carotte un autre nuage plus petit qui coiffait le premier."

"A un moment, une fumée blanche se détacha comme un fil de la base de la carotte verticale et se mit à tracer des dessins tout autour. Puis la traînée s'éloigna vers la vallée, où ce qui se passa ensuite me fut caché par les arbres: on m'a raconté qu'un disque était sorti de la traînée, mais je ne peux dire que je l'ai vu, à cause de ce rideau de verdure dont la ligne supérieure, depuis l'endroit où je me trouvais, arrivait à peu près à la base du nuage vertical. Etait-ce bien un nuage? Certainement pas à mon avis, car il restait immobile en gardant toujours la même forme alors que les autres glissaient au-dessus de lui à grande allure vers l'horizon."

"Enfin, alors que je le regardais depuis environ une demi-heure, il se coucha et partit rapidement dans le sens où il s'était incliné."

Aimé Michel indique que le récit de Mme Pizou a été confirmé intégralement par sa fille et un ouvrier qui travaillaient auprès d'elle, aussi bien pour les manoeuvres du cigare, le dessin compliqué, la durée et ainsi de suite.

Aimé Michel indique qu'au même moment, dans les rues et les cours de fermes de Saint-Prouant, un dizaine de personnes dont M. Pérocheau, M. Mercier, des femmes travaillant à des tâches domestiques, tous virent l'arrivée du "nuage" couché et son redressement à la verticale, le jaillissement de la traînée, le parcours tournoyant de la traînée, mais tous ont été empêché par des arbres et des bâtiments de voir ce qui s'est passé à basse altitude dans la vallée, soit l'apparition et le manoeuvres du disque.

Aimé Michel indique que par contre, les paysans des fermes et hameaux de la vallée, ou ceux dispersés entre Saint-Prouant et Sigournais, ont tous confirmé le récit des premiers témoins indiqués soit M. Fortin et Grellier. Il indique qu'ils ont vu le "nuage" arriver, certains décrivant son inclinaison vers la gauche et d'autres vers la droite, selon la position ou eux-mêmes se trouvaient par rapport au "nuage".

Parmi ces témoins, Aimé Michel indique que se trouvaient M. Daniel Bornufart [Bonifait] qui montait une ligne électrique à 17 heures à La Gabelière, M. Tisot qui se trouvait à La Lègerie avec plusieurs autres personnes qui travaillaient avec lui. Michel indique que d'autres témoins étaient quelques centaines de témoins, paysans au travail dans les hameaux de la Libaudière, Chassay, au Coudrais, à La Godinière et ainsi de suite.

Michel indique que la météo était dépressionnaire et saturée.

Michel indique qu'il a été avancé qu'il s'agirait d'un cyclone.

Il note qu'aussi étonnant que cela puisse être qu'aucun des paysans vendéens n'auraient jamais vu de cyclones ou ne sauraient les reconnaître, le prenant pour une soucoupe volante, cela ne peut pas être l'explication car les météorologistes ont été formels: il n'y a pas eu le moindre cyclone dans cette région ni ailleurs en France le 14 septembre 1954.

Il commente:

On aurait aimé en outre connaître d'autres cas de cyclones silencieux, immobiles pendant une demi-heure, se produisant sous une couche uniforme de cumulo-nimbus, se mettant à l'horizontale et lâchant de petits disques à reflets métalliques. De tels cyclones intéresseraient beaucoup les météorologistes.

Il évoque l'explication par hallucination collective, en notant qu'une telle chose intéresserait beaucoup les psychiatres, autant que le cyclone intéresserait les météorologistes, car une telle hallucination serait "proprement miraculeuse." Il ajoute, "mais le vrai sceptique se nourrit de miracles."

[Ref. mcs1:] MICHEL CARROUGES:

Michel Carrouges indique qu'à Saint-Prouant en Vendée, le 14 septembre 1954, en plein jour à 17:00, selon Aimé Michel page 29, Georges Fortin, 34 ans, cultivateur, travaillait aux champs avec son ouvrier Louis Grellier, 36 ans.

Le temps est très couvert et un orage menaçait, quand les deux hommes voient soudain descendre à travers les nuages d'orage ce que Fortin a décrit comme "une sorte de nuée lumineuse d'un bleu violet dont les formes régulières évoquaient celles d'un cigare ou d'une carotte", "un gigantesque engin entouré de vapeurs".

Cet objet a avancé incliné comme un sous-marin en train de plonger, puis a stoppé, s'est redressé et s'est placé en position verticale. Ce "cigare" est resté ainsi immobile pendant plusieurs minutes sous des nuages d'orage. Tout à coup quelque chose a bougé, qui était "une fumée blanche exactement pareille à une traînée de condensation" qui sortait de l'extrémité inférieure du cigare, tombait d'abord vers le sol, "comme filée par une invisible navette qui serait tombée en chute libre", puis s'est redressée et est remontée en décrivant une spirale autour du cigare tandis que l'arrière de la traînée s'est dissoute au fur et à mesure. Une fois arrivée au sommet du cigare, elle est redescendue en décrivant une nouvelle spirale, mais en sens inverse.

A ce moment, la traînée de condensation s'est amincit de plus en plus et on a enfin distingué que ce qui la produisait, que Fortin décrit ainsi:

"La traînée ayant totalement fondu, nous aperçûmes enfin l'objet qui la "semait": c'était un petit disque métallique brillant comme une glace et réfléchissant par éclats dans ses mouvements rapides la lumière du grand objet."

Ce petit disque s'est alors éloigné et a voltigé de tous côtés au-dessus de la campagne environnante, entre Saint-Prouant et Sigournais, sur une distance d'environ 7 km environ, puis est revenu "à une allure vertigineuse" et a disparu "comme une étoile filante" dans la partie inférieure du grand cigare.

Une minute plus tard, le cigare s'est de nouveau incliné, est remonté et a été caché dans les nuages.

L'auteur indique que Fortin et Grellier se trouvaient à 1 km de la chose, mais qu'il y avait également Mr. Pizou, sa fille, et son ouvrier, qui se trouvaient à 500 mètres, dans Saint-Prouant, et Mr. Pérocheau, Mr. Mercier, Mr. Tissot, et Mr. Bomufart, et d'autres, qui étaient dispersés dans les localités avoisinantes.

[Ref. obr1:] OTTO BINDER:

14 septembre 1954, Vendée, France. Un fermier et son ouvrier loué ont regardé vers le haut une couche épaisse de ce qui a ressemblé à des nuages d'orage, pour discerner soudainement une pièce de brume lumineuse bleu-violette de la forme d'un "cigare ou d'une carotte." Le compte-rendu du témoin oculaire continue: "le nuage lumineux a semblé rigide... et ses mouvements n'ont eu aucun lien avec le mouvement des nuages eux-mêmes... comme si c'était réellement une certaine machine colossale entourée par des brumes. Il est descendu... à une altitude que nous avons pensée être peut-être un demi-mile au-dessus de nous. Alors il s'est arrêté, et la pointe est monté rapidement jusqu'à ce que l'objet ait été en position verticale, où il est devenu immobile."

[Ref. aml2:] AIME MICHEL:

1° Le grand cigare de nuées. Il a été décrit dans les mêmes termes des dizaines de fois dans toutes les parties du monde, de la Tasmanie aux U.S.A., et en France comme ailleurs. Voici les dépositions de témoins ayant observé le grand cigare de nuées le 14 septembre 1954 dans la région de Saint-Prouant, petit village de 300 habitants en Vendée (7):

a) M. Georges Fortin, trente-quatre ans (en 1954), cultivateur au lieu dit La Gabelière.

"Il était environ 17 heures. Je travaillais dans les champs avec mon ouvrier quand tout à coup, de l'épaisse couche nuageuse où menaçait l'orage, nous vîmes sortir une sorte de nuée lumineuse d'un bleu violet dont les formes régulières évoquaient celles d'un cigare ou d'une carotte. Le phénomène avait littéralement émergé de la couche de nuages en position horizontale, légèrement incliné vers le sol la pointe en avant comme un sous-marin en train de plonger. Ce "nuage" lumineux en forme de carotte avait un aspect rigide. Chacune de ses manoeuvres (qui n'avaient aucun rapport avec le mouvement des nuages eux-mêmes) s'opérait d'un bloc, comme s'il se fut agi en réalité d'un gigantesque engin entouré de vapeurs. Il descendit assez rapidement sous la voûte des nuages jusqu'à une altitude qui, par comparaison avec eux, nous parut de 400 ou 500 mètres et, nous sembla-t-il, à moins d'un kilomètre de nous. Il stoppa alors, tandis que sa pointe s'élevait rapidement vers le ciel. Ayant atteint la position verticale, il s'immobilisa.

"... Tout à coup, de l'extrémité inférieure de la nuée, jaillit une fumée blanche exactement semblable à une traînée de condensation. Elle piqua d'abord vers le sol, comme filée par une invisible navette qui serait tombée en chute libre, puis ralentit progressivement en amorçant un redressement et remonta enfin en décrivant autour de l'objet vertical une spirale ascendante qui l'enserrait dans son évolution. Tandis que l'arrière de la trainée se dissolvait rapidement dans l'air, emporté par le vent, sa pointe s'atténuait et s'affinait de plus en plus, sans que l'objet qui la lâchait dans l'air, et que nous ne distinguions toujours pas, perdit de sa vitesse, au contraire. Il remonta ainsi en tournoyant jusqu'à la pointe supérieure de l'objet vertical, puis commença à redescendre en tournoyant dans l'autre sens. Et c'est alors que, la traînée ayant totalement fondu, nous aperçûmes enfin l'objet qui la "semait": c'était un petit disque métallique brillant comme un miroir et réfléchissant par éclats dans ses mouvements rapides la lumière du grand objet vertical."

"Débarrassé de sa trainée, le petit disque cessa presque aussitôt de tournoyer autour de la nuée et redescendit vers le sol, mais cette fois en s'éloignant. Pendant de longues minutes, nous le vîmes qui survolait la vallée."

"... 11 parcourut en tous sens la région comprise entre Saint-Prouant et Sigournais (villages distants d'environ 7 kilomètres à vol d'oiseau). Enfin, alors qu'il était à plus d'un kilomètre de l'objet vertical, il accéléra une dernière fois dans sa direction, cette fois à une vitesse vertigineuse, et disparut comme une étoile filante dans la partie inférieure d'où il était sorti. Une minute après peut-être, la "carotte" s'inclina en démarrant, accéléra et disparut au loin dans les nuages, ayant repris sa position horizontale primitive, la pointe en avant. Le tout avait duré environ une demi-heure..."

b) Aux côtés de M. Fortin se trouvait son ouvrier, M. Louis Grellier, trente-six ans. Interrogé séparément, il fait un récit identique, précisant quelques détails sur les virevoltes du disque.

c) Mme Veuve Pizou, soixante-sept ans, sa fille et un ouvrier, qui se trouvaient à un demi-kilomètre de là, derrière un rideau d'arbres et plus haut en altitude, décrivent toute la manoeuvre d'arrivée et de départ, volent les virevoltes de la traînée, mais non les manoeuvres de l'objet débarrassé de sa traînée, car à ce moment-là la pointe inférieure de la nuée était cachée par le rideau d'arbres. Toute la partie commune concorde.

d) Une dizaine de personnes de Saint-Prouant, plus éloignée encore, font la même description que Mme Pizou: la partie basse de l'objet, au moment de son stationnement vertical, était cachée par les arbres et les bâtiments.

e) En revanche, les paysans des fermes et des hameaux de la vallée, ou dispersés dans les champs entre Saint-Prouant et Sigournais, confirment tous le récit des premiers témoins. Les uns ont vu le cigare arriver et s'incliner vers eux, d'autres à droite, d'autres à gauche, selon les lieux où ils se trouvaient. En tout, il y eut plusieurs centaines de témoins à La Libaudière, à Chassay, au Coudrais, à La Godinière, etc...

Tel est le grand cigare de nuées. Il a, je l'ai dit, été décrit un grand nombre de fois dans des termes identiques et dans tous les pays du monde. En France, i1 fut aperçu pendant la vague de 1954 très près de Paris: dans la nuit du 22 au 23 août à Vernon, et le soir du 12 septembre, vers 19 h. 30, en plein jour, par une foule de témoins du sud de Paris, à Saint-Chéron, à Arpajon, sur la nationale 7, à Chailly-en-Bière, etc. La description · est toujours la même. Hors de France, je pourrais citer une foule de cas. Par exemple, le professeur Hynek a un dossier sur un cas observé le 11 avril 1964 aux Etats-Unis. Parmi les témoins. un ancien pilote de l'U.S. Air Force qui put observer avec des jumelles tout le manège décrit dix ans plus tôt par les paysans vendéens.

[Ref. jve1:] JACQUES VALLEE:

Jacques Vallée indique que le 14 septembre 1954, le phénomène qui a commencé par l'observation par Mr. Miserey à Vernon s'est reproduit en plein jour et a été observé par des centaines de témoins dans une demi-douzaine villages à 250 miles au sud-ouest de Paris, et que seulement un journal l'a mentionnée. Il a été enquêté seulement par chance, parce que l'histoire est parvenue à l'attention d'Aimé Michel.

Vallée indique que les témoins étaient essentiellement des fermiers et quelques prêtres et instituteurs, et fournit le rapport d'un des témoins qu'Aimé Michel avait publié dans son livre:

Il était environ cinq heures de l'après-midi. Emergeant de la couche épaisse qui a ressemblé à un orage montant, nous avons vu une sorte de brume bleue violette lumineuse, d'une forme régulière, quelque chose comme un cigare ou une carotte.

En fait, l'objet est sorti de la couche de nuages en position presque horizontale, légèrement inclinée vers la terre et pointant vers l'avant, comme un sous-marin entrant en submersion.

Ce nuage lumineux a semblé rigide. Toutes les fois qu'il s'est déplacé, ses mouvements n'ont eu aucun lien avec le mouvement des nuages, et il s'est déplacé en bloc, comme si c'étaient réellement quelque machine colossale entourée par de la brume. Il est descendu plutôt rapidement du plafond des nuages à une altitude que nous avons pensée être peut-être un demi mile au-dessus de nous. Alors il s'est arrêté, et la pointe est montée rapidement jusqu'à ce que l'objet ait été en position verticale, où il est devenu immobile.

Pendant ce temps les nuages foncés ont continué à courir à travers le ciel, faiblement éclairés au-dessous près de la luminosité violette de l'objet. C'était une vue extraordinaire, et nous l'avons observée attentivement. Partout dans la campagne d'autres fermiers avaient également laissé tomber leurs outils et regardaient vers le haut le ciel comme nous.

D'un seul coup de la fumée blanche exactement comme une traînée de vapeur est venue de l'extrémité inférieure du nuage. D'abord elle s'est dirigée vers la terre mais s'est finalement élevé décrivant autour de l'objet vertical une spirale croissante. Tandis que l'arrière de la traînée se dissolvait dans le ciel et était porté au loin par le vent, la source de la traînée est allée jusqu'au-dessus même de l'objet vertical et a ensuite commencé à descendre à nouveau, tournant dans l'autre direction. Seulement alors, après que la traînée de fumée ait disparu, nous avons pu voir l'objet qui la semait, le disque, reflétant dans ses éruptions rapides des éclairs de lumière de l'objet vertical énorme. Le petit disque a alors cessé de tourner autour du nuage lumineux et est allé vers le bas vers la terre à nouveau, s'écartant cette fois. Durant un certain nombre des minutes nous pouvions le voir voler bas au-dessus de la vallée, filant ici et là à grande vitesse, parfois accélérant, s'arrêtant ensuite pendant quelques secondes, puis continuant encore, volant dans toute les directions entre les villages qui étaient séparés de quatre miles. Finalement, quand il était presque à un mile de l'objet vertical il a fait un bond final vers lui à toute vitesse et a disparu comme une étoile filante dans la partie la plus basse, d'où il était sorti au début. Peut-être une minute plus tard la carotte a penché davantage pendant qu'elle commençait à se déplacer, a accéléré et a disparu dans les nuages dans la distance. La chose entière duré à peu près une demi-heure.

La source de ce rapport est donnée comme le livre d'Aimé Michel dans ses versions françaises et anglo-saxonnes.

[Ref. gep1:] GEPA - DOMINIQUE JAY ET LE R. P. METAYER:

LE "CIGARE" DE SAINT-PROUANT
N'ETAIT-IL QU'UN NUAGE?

Enquête rétrospective et Observation récente

par Dominique JAY et le R.P. METAYER

Alors que nous le pensions toujours à Reims, notre ami Dominique Jay - qui, sur le problème de l'orthoténie, a fait avec François Toulet des recherches approfondies dont nous avons fait état dans le no 12 de "Phénomènes Spatiaux" - nous a fait la surprise de nous adresser de La Rochelle une lettre nous apprenant qu'il résidait maintenant en Vendée et que lui-même et un autre de nos adhérents, le R. P. Métayer, s'étaient livrés à une enquête qui les avait conduits à Saint-Prouant, théâtre d'une observation ancienne et les avait mis sur les traces d'une observation récente.

Cette enquête est du plus grand intérêt, car elle parait bien remettre en question l'interprétation devenue presque "classique" de l'incident de Saint-Prouant.

Cet incident, survenu le 13 septembre 1954, dans cette localité située sur la N 160 bis, presque à mi-chemin entre Chantonnay et Pouzauges, est bien connu. On peut même dire qu'aux U.S.A., en France et en Angleterre les ouvrages d'Aimé Michel l'ont rendu célèbre. L'objet principal observé au cours de cet incident a été considéré par l'auteur de "A propos des soucoupes volantes" comme l'une des illustrations typiques et frappantes de ce qu'il a appelé "le grand cigare vertical de nuées", et qui parait bien être un gigantesque "porte-disques", se mettant à la verticale lorsque les disques volants s'en échappent ou le réintègrent et s'entourant,

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dans cette position, d'un nuage qu'il créerait et en lequel on pourrait voir, en accord avec les vues de Jean Plantier, un "cumulus d'ascendance".

Or, selon le rapport que nous ont adressé Dominique Jay et l'abbé Métayer, rapport au bas duquel ils ont apposé leurs signatures et qu'ils ont rédigé d'après les propos qu'ils ont recueillis de la bouche même de l'un des principaux témoins, M. Fortin, il apparait maintenant que le "cigare" de Saint-Prouant n'a jamais existé, si l'on entend par "exister" le fait de présenter une nature dense, solide et matérielle. Mais, avant tout autre commentaire, donnons d'abord la parole à Dominique lay et au R. P. Jean Métayer.

L'affaire de Saint-Prouant, Vendée, du 13 septembre 1954

"Témoignage de M. Georges Fortin, agriculteur à "La Gabellière", par Saint-Prouant, Vendée."

"Nous rencontrons le témoin sur la route de La Gabellière, et il nous répond d'abord avec une certaine réticence. A la vue de la carte du G.E.P.A., il réalise que nous ne sommes pas venus pour le tourner en dérision. Il nous raconte alors son observation, bien présente à sa mémoire après plus de dix ans.

"Travaillant dans un champ de haricots, en fin d'après-midi, sous un ciel peu nuageux, le témoin a son attention attirée par un nuage bizarre en forme de carotte, blanc-jaune, qui descend lentement du ciel, incliné à 45°, pointe en bas, et qui s'immobilise à une cinquantaine de mètres du témoin et à environ 6 à 8 mètres du sol. La taille de ce nuage est comparée à celle d'un transformateur de l'EDF que le témoin montre au bord de la route (bâtisse en béton à base carrée de 3 mètres sur 3 et de 10 mètres de haut approximativement).

"Pendant la descente, une sorte de fumée s'échappe de la pointe et s'enroule en montant autour du nuage, dans le sens d'un tire-bouchon. Après son immobilisation, le nuage se dissipe peu à peu et laisse apparaître une boule brillante (ou un disque qui aurait toujours montré le même côté au témoin) de 35 à 40 cm de diamètre. Puis cette boule exécute un nombre important de manoeuvres rapides et saccadées, consistant en un trajet rectiligne de quelques centaines de mètres, suivi d'un arrêt et d'un nouveau trajet rectiligne dans une autre direction, mouvement allant aussi bien de gauche à droite que de bas en haut, suivant une ligne brisée gauche (1). Enfin, la boule monte brutalement à la verticale et se perd en altitude. Le tout a duré vingt minutes.

"Le témoin garde un mauvais souvenir de l'enquête de l'époque, menée par un journaliste "grand, sec et pas commode" qui ne l'a interrogé que superficiellement et semblait savoir mieux que lui ce qu'il avait vu. Il est furieux qu'on ait voulu lui faire dire des choses qu'il n'avait pas vues et qu'on ait déformé ses propos. Depuis, il n'a été questionné qu'une seule fois, par lettre, par un journaliste de La Rochelle. Son observation est confirmée par d'autres personnes, mais qui étaient en des lieux très voisins.

"M. Bonifait, électricien, n'a pas vu le disque, mais juste le nuage bizarre, qu'il a vu venir de loin car il travaillait sur une ligne en hauteur. Ce nuage lui a fait croire un orage soudain, mais il avait été intrigué par le comportement de ce nuage, tout à fait inhabituel. Il n'a que constaté sa descente vers le sol, après quoi le nuage a disparu à ses yeux, caché par des arbres".

"Cette observation de Saint-Prouant n'est donc pas à rattacher à celles du type du grand cigare vertical, suivant la dénomination d'Aimé Michel, mais à celles de petits disques analogues ou des "foo-fighters" (2).


Entre le texte cité par Aimé Michel ("A propos des soucoupes volantes", pages 32 à 34), texte dont il ne nomme pas l'auteur, et la déposition du témoin recueillie par MM. Jay et Métayer, il y a des similitudes indéniables, mais aussi de graves désaccords. Dans l'un comme dans l'autre, le disque en mouvement est décrit comme petit et les manoeuvres qu'on lui prête s'accordent sensiblement. Mais alors que, selon le récit proposé par Michel, le "nuage-cigare" reste présent jusqu'à la fin - puisque le disque revient s'y loger en entrant par la pointe dont il était sorti - , dans la déposition de M. Fortin, le nuage commence à se dissiper dès son immobilisation, et ne reparait plus. C'est même la dissipation du nuage qui laisse apparaître le disque, ou la

  • (1) Géométriquement, une figure gauche est une figure dont tous les points ne sont pas contenus dans un même plan, c'est-à-dire non plane (NDLR)
  • (2) Rappelons que les "foo-fighters" ou "chasseurs fantômes" ou "bolides Kraut" étaient de petits objets lumineux de forme sphérique ou discoïdale dont les manoeuvres déconcertantes furent signalées par des pilotes des deux camps vers la fin de la seconde guerre mondiale (voir "Les Phénomènes Insolites de l'Espace", pp. 147 à 149) - NDLR.

boule. En ce qui concerne le "nuage-cigare", les d'eux descriptions sont donc, sauf dans les tout premiers instants de l'apparition de ce nuage, totalement incompatibles. Si le nuage, supposé initialement solide, ne s'est pas mystérieusement dématérialisé, effacé dans quelque dimension insaisissable, on est enclin à croire que, dénué de toute consistance matérielle dès l'origine, il n'était qu'un effet secondaire de la présence cachée du disque, une sorte d'aura de forme conique que ce disque avait créée autour de lui et qui le dérobait à la vue des témoins.

On notera que dans le témoignage de M. Fortin rapporté par MM. Jay et Métayer, le "nuage-cigare" est, quand il s'immobilise, beaucoup plus proche du témoin que dans le texte d'Aimé Michel, qui comporte une légère erreur en ce qui concerne le nom de l'électricien, qui est Daniel Bonifait et non Daniel Bornufart.

On ne manquera pas de retenir le propos de M. Fortin selon lequel le journaliste venu pour l'interroger paraissait mieux savoir que lui-même ce qu'il avait vu! C'est le danger qui, à quelque degré, guette tous les enquêteurs: celui d'aborder les témoins avec, dans l'esprit, un schéma intellectuel, une préfiguration de ce qu'ils escomptent découvrir. Et, si leurs interlocuteurs sont des hommes simples, ne disposant que d'un vocabulaire trop fruste pour pouvoir rendre toutes les finesses sensibles de leurs observations, les enquêteurs parviendront toujours à solliciter quelque peu, dans le sens de leurs images préalables, les témoignages qui leur seront offerts. Ils rempliront avec leurs propres déductions à priori les lacunes inévitables de la description qui leur sera faite. Leurs lecteurs eux-mêmes trouveront dans les comptes rendus publiés par ces enquêteurs une agréable cohérence qu'ils n'auraient pas découverte dans les propos directs des témoins, mais la vérité pourra y perdre beaucoup, et même en sortir dénaturée. D'autant plus que, confiants dans leurs schémas logiques, lesdits enquêteurs auront, devant le témoin, souvent décontenancé par une vision totalement insolite pour lui, sinon même inquiétante, une assurance qui l'intimidera et lui en imposera. Il n'osera pas les reprendre autant qu'il le faudrait lorsqu'ils s'aventureront à faire des extrapolations qui ne lui paraîtront pas justifiées, à donner à ses paroles des prolongements ne débouchant sur rien qu'il soit en mesure de confirmer ou d'infirmer, même en faisant appel au meilleur de ses souvenirs. S'agissant d'une recherche où le témoignage humain joue un si grand rôle et où la matière à étudier est si insolite, la tâche de l'enquêteur est l'une des plus difficiles qui soient. Elle impose une discipline et une lucidité constantes.

Mais l'enquête menée par Dominique Jay et le R. P. Métayer devait les amener à rencontrer un second témoin de l'incident de 1954, l'électricien Daniel Bonifait, et ce dernier leur fit la surprise de leur parler d'une nouvelle et récente observation insolite. Voici le rapport, dûment signé, qu'ils nous ont adressé à ce sujet.

Simon-la -Vineuse, 24 juillet 1967, entre 22 h 00 et 22 h 30

"Observation de M. Daniel Bonifait, électricien à Mouchamps, Vendée, avec sa femme et sa fille".

"Nous rencontrons le témoin chez lui pour l'interroger sur l'affaire de Saint-Prouant. Il nous reçoit froidement, mais paraît très soulagé d'apprendre l'existence du G.E.P.A., et nous avoue qu'il ne savait pas à qui s'adresser pour faire part d'une observation plus récente qui l'a profondément marqué ainsi que sa femme et sa fille qu'il nous fait interroger.

"Le 24 juillet 1967, M. et Mme Bonifait et leur fille roulent en voiture sur la route entre Mareuil et Ste Hermine, rentrant de chez des amis où ils n'ont pas bu d'alcool (1). Il est entre 22 h 00 et 22h30, et il n'y a pas de nuages. Mlle Bonifait pousse alors un cri qui attire l'attention des autres, et tous voient un énorme disque rouge, de la dimension d'un immeuble, qui semble tomber sur la route à 200 ou 300 mètres devant la voiture. Mme et Mlle Bonifait remarquent des formes noires sur ce disque rouge étincelant mais qui n'éblouit pas. Mlle Bonifait s'évanouit et Mme Bonifait se met à crier de peur. M. Bonifait nous dit qu'ils se seraient peut-être arrêtés pour en voir davantage s'il y avait eu un autre homme avec lui mais que, dans les circonstances où il se trouvait, il prit peur également et fit rapidement demi-tour. Pendant ce temps, le disque était à moitié caché par un repli de terrain, comme le montre un croquis tracé par le témoin.

  • (1) Mareuil-sur-Lay se trouve au sud-est de La Roche-sur-Yon et à 32 km de cette ville, sur la N 746. Cette localité est reliée à Ste Hermine par la D 19 et la N 148. Simon la Vineuse est à l'intersection de ces deux routes. (NDLR)

En s'éloignant de l'endroit, le témoin regarde fréquemment dans son rétroviseur et voit la forêt comme illuminée par des flammes, différentes de celles d'un incendie (le témoin est pompier de son village). Le témoin remarque alors que la lune est bien visible sur sa droite, dans une autre direction. La famille regagne ensuite son domicile par une autre route. Ils n'en ont parlé à personne, par crainte des moqueries, et sont visiblement soulagés d'avoir déposé leur témoignage et de savoir que notre organisme s'intéresse à de telles observations.

"M. Bonifait nous semble un homme tout à fait équilibré et qui, de par son métier, possède certaines connaissances techniques. La famille nous laisse l'impression d'une parfaite bonne foi. Tous sont anxieux de savoir ce qu'ils ont vu ce jour-là".

Le visible mouvement de chute de l'objet et le fait que la lune ait été vue par le témoin dans une direction différente interdisent absolument de penser que l'objet observé pouvait être notre satellite, fût-il déformé par tout l'arsenal des réfractions insolites que le Dr Menzel utilise pour identifier à tout prix tout ce qu'on lui présente. D'autre part, le Dr McDonald s'accorderait avec nous pour dire que la taille gigantesque du disque étincelant - taille attestée en quelque sorte par la peur qui a saisi Mlle Bonifait, qui s'en est évanouie; Mme Bonifait, qui a crié, et jusqu'au conducteur lui-même - ne permet pas d'y voir, surtout en si basse atmosphère, une de ces manifestations de la foudre en boule qu'invoque, souvent de manière abusive, Philip Klass. Non seulement la dimension du disque, mais encore les "formes noires et sombres" vues à sa surface, s'opposent à cette identification.

Les propos de M. Bonifait montrent à quel point le discrédit officiellement jeté sur ce genre de phénomènes met un bâillon sur la bouche des témoins et soustrait à notre connaissance des informations précieuses, nous laissant devant une vision tronquée de ce qui se passe sur notre planète. Un dommage est ainsi causé qui pourrait être grave.

Inutile de dire que nous faisons entièrement confiance aux enquêteurs, dont l'un est un mathématicien de nos amis et l'autre, un ecclésiastique. Nous leur disons toute notre gratitude pour leur envoi.

[Ref. gep2:] GEPA - RENE FOUERE, AIME MICHEL DOMINIQUE:

UNE LETTRE D'AIMÉ MICHEL
SUR SAINT-PROUANT

par René FOUERE

Nous avons reçu d'Aimé Michel la lettre suivante: (23-1-69.)

"Mon cher Fouéré,

"Quand on est aussi sensible aux critiques que vous l'êtes, il faut être très objectif et se garder de toute provocation. Et, en particulier, il faut s'abstenir de brosser comme vous le faites un portrait de l'enquêteur malhonnête ou obsédé dont on ne sait pas qui il est, mais pour lequel on constate que le seul nom proposé est celui d'Aimé Michel. Je n'aime guère les demi-teintes de l'insinuation. Si vous avez quelque chose de clair à dire, faites-le. Et alors nous verrons.

"En attendant, et comme je suis mis en cause dans cet article (1), je vous demande de publier la réponse que voici:

"Votre article sur Saint-Prouant m'inspire quelques réflexions:

"1) Sur le "cigare de nuées", il semble que vous confondiez Aimé Michel avec Georges Adamski. Je ne sache pas avoir jamais dit qu'il s'agissait d'un "gigantesque porte-disques" présentant une "nature dense, solide et matérielle". Où avez-vous lu cela? Je vous renvoie à la définition que j'en donne (M.O.C., p. 354 ; A propos des SV, p. 254): "Un phénomène d'aspect nébuleux, de vastes dimensions, de forme allongée, lumineux la nuit, vertical à l'arrêt, s'inclinant au départ, restant incliné en cours de déplacement, émettant ou "absorbant" parfois un ou plusieurs objets (...)"

"Si vous aviez relu ce texte, avant d'écrire le vôtre, vous auriez remarqué la distinction entre "phénomène" et "objet", ce dernier mot étant réservé aux autres manifestations soucoupiques présentant, elles, une "nature solide et matérielle".

"Le cigare de nuées est le phénomène nébuleux qui accompagne l'apparition sur place et parfois la disparition des objets matériels. La définition que j'en ai donnée jadis décrit sa manifestation maximum, c'est-à-dire développant tous ses sous-phénomènes. C'est pourquoi la classification de Vallée prévoit plusieurs sous-classes (II A, B, C), selon les sous-phénomènes observés (Phén. Insol. de l'Espace, p. 286, etc.). Onze ans après mon livre, je n'ai qu'une modification à apporter à ma définition: "vertical ou non à l'arrêt". L'immobilité oblique a en effet été observée depuis.

"2) Il semble, à vous lire, que j'aie été le seul à décrire ce type de phénomène. N'auriez-vous lu ni Vallée ni McDonald? (Bloecher and McDonald: Report of the UFO. Wave of 1947, introduction, p. IX, dernier paragraphe). Je n'ai été que le premier.

"3) La contre-enquête quinze ans après peut être intéressante. Mais l'enquêteur expérimenté se garde de courir à des conclusions supposant résolu le problème de savoir, en cas de variation des témoins après un intervalle de 15 ans, si et quand ils dirent vrai. C'est une précaution élémentaire qui fait partie du B, A, BA du métier d'enquêteur. Vous serez surpris, dans 15 ans, de découvrir ce que racontent les témoins interrogés par vous maintenant. Vous seriez surpris de savoir ce que parfois, déjà, ils en disent.

"4) Le témoin est notre bien le plus précieux. Il est aussi le plus délicat à utiliser. Par définition, il est statistiquement un homme quelconque, avec ses faiblesses. Il faut être attentif à tout ce qu'il dit, le noter avec soin, et n'en pas croire un mot: le fait que M. Fortin ne se rappelle qu'un "journaliste grand, sec et pas commode" et le questionnaire d'un autre journaliste de La Rochelle aurait dû retenir votre attention. Le doute méthodique doit du reste viser l'enquêteur lui-même autant que le témoin:

"M. X ... dit que M. Y .. . lui a dit".

"5) Pourquoi vos collaborateurs n'ont-ils interrogé qu'un seul des témoins cités dans mon livre?

"6) En tout état de cause, les différences entre les deux témoignages à 15 ans de distance ne changent rien à la classification du cas de Saint-Prouant: c'est un II B de la classification Vallée. Quant aux foo-fighters, phénomènes nocturnes, ils n'étaient pas associés à un phénomène nébuleux".

"Je vous demande de publier cette mise au point dans votre prochain Bulletin.

"Veuillez croire à mes meilleurs sentiments"

"A. M."

"(Fin de citation)

Nous avouons que la lecture de cette lettre nous a laissé pantois et navré. Aimé Michel nous y prête des intentions désobligeantes qui n'ont jamais été nôtres. Nous n'avons pas le goût des insinuations, et moins encore de celle que

  • (1) NDLR: article paru dans le No 18 de "Phénomènes Spatiaux", page 26.

nous attribue notre correspondant et qui serait, à la réflexion, absurde.

Comment aurions-nous pu en effet penser et, qui plus est, laisser entendre - dans une revue lue par un certain nombre de ses amis ou de gens qui l'ont personnellement approché - qu'il pouvait être ce "journaliste" décrit comme "grand, sec et pas commode" par M. Fortin? Qui pourrait reconnaître Aimé Michel dans un pareil portrait?

C'est justement parce que nous n'avons pas un instant pensé qu'il pouvait être ce journaliste que nous ne l'avons pas expressément dit ! Ce qu'Aimé Michel est en droit, du reste, de nous reprocher. Car ceux qui ne l'ont pas vu ne peuvent pas savoir que son apparence physique ne s'accorde pas avec les indications du témoin . Nous aurions dû le spécifier et, puisqu'Aimé Michel a pu nous soupçonner d'avoir laissé planer délibérément un doute, nous avons préféré citer sa lettre en entier et dissiper toute équivoque, dans le cas où d'autres auraient pu commettre cette erreur d'interprétation.

En écrivant notre article, nous n'avons pas eu la présence d'esprit, et nous le regrettons, de nous aviser que ce qui était évident pour nous pouvait ne pas l'être pour autrui. Nous sommes tombé là dans une illusion psychologique banale, mais nous n'avons péché que par omission et n'avons jamais eu à l'égard d'Aimé Michel les intentions perfides qu'il nous prête si désagréablement.

Nous avons certes dit également que Michel n'avait pas cité le nom du journaliste enquêteur - et cela pouvait, à notre insu, accentuer l'équivoque, mais qui se surprendra qu'après avoir lu le compte rendu des propos de M. Fortin nous ayons cherché à découvrir dans "Mystérieux Objets Célestes" le nom de ce journaliste? Au moment même de procéder à cette recherche, et ne doutant pas de la sincérité de M. Fortin, nous pensions même qu'Aimé Michel avait dû être abusé par l'enquête maladroite de ce journaliste et que c'était bien dommage. N'ayant trouvé aucun nom dans le livre, nous avons simplement fait état de cette lacune. Un point, c'est tout.

Qu'on nous permette de dire ici qu'en fait de franchise, nous ne pensons guère avoir besoin de leçons, et ceux qui ont suivi d'année en année nos articles nous accorderont que, dans cette revue, nous avons décerné à Aimé Michel beaucoup plus d'éloges que nous ne lui avons adressé de critiques, en particulier de critiques visant, non telle ou telle de ses idées, mais sa personne.

Il se peut que nous soyons sensible aux critiques, mais il semble que notre correspondant lui-même ait lu notre texte avec quelque précipitation irritée, car il s'en est donné des interprétations qu'une lecture attentive et impartiale de ce texte ne nous paraît pas justifiée.

Nous avons sans conteste écrit que c'était Aimé Michel qui avait baptisé "cigare vertical de nuées" un certain type d'objet insolite qui, avons-nous dit textuellement, "paraît bien être un gigantesque porte-disques". Mais nous n'avons pas dit: "qui lui paraît bien être". En lisant de près notre texte, on n'est pas en droit de dire que nous avons formellement prêté cette opinion - d'ailleurs nullement catégorique, comme en témoigne l'emploi du verbe "paraître" - à Aimé Michel. Il ne peut donc, à strictement parler, nous accuser d'avoir voulu le confondre avec Adamski. Comme si Adamski avait été le seul à formuler cette hypothèse!

Sur la question de savoir si le fameux "cigare de nuées" est fait ou non de matière dense, Michel semble bien s'être lui-même interrogé puisque, dans son ouvrage "A propos des soucoupes volantes", il écrit, à la page 36: "Que peuvent signifier ces nuées entourant (ou formant) le cigare?".

De toute façon, dans le texte incriminé, c'est notre point de vue sur le "cigare de nuées" que nous avons prudemment exprimé, et il nous a paru, à tort ou à raison, constituer une interprétation plausible et naturelle des faits rapportés, interprétation que nous n'entendons pas nous interdire sous prétexte qu'Adamski l'a lui-même présentée comme un fait. Imposer une telle restriction à notre pensée nous paraît naïf: une idée vaut ce qu'elle vaut, quel que soit l'usage que d'autres peuvent en faire.

A Vernon, M. Bernard Miserey ("A propos des soucoupes volantes" p. 30) voit cinq disques sortir d'un cigare lumineux (1) que Michel assimile aux cigares de Gaillac et d'Oloron - pour lesquels, sans objection de sa part, autant que nous sachions, Plantier envisage une structure solide (2) - , de Saint-Prouant (p. 32) et de Ponthierry-Fontainebleau (p. 82). Or, au cours de son observation de Fontainebleau, Mme Gamundi voit, comme M. Miserey à Vernon, des objets lumineux plus petits sortir de l'objet principal.

Devant ces faits, et d'autres analogues, n'est-il pas naturel de se demander, sans

  • 1) On notera que dans "France-Dimanche" (No du 5 au 11 septembre 1954), dont un reporter avait interviewé et photographié Bernard Miserey, sur un dessin exécuté "selon les indications du témoin", le cigare est horizontal et les soucoupes se détachent de l'avant de l'objet, cette dernière précision étant donnée dans le texte.
  • (2) Le schéma du "cigare" pourrait être "celui d'une carlingue à l'intérieur de laquelle un disque médian ou deux disques en bout assureront propulsion et sustentation" ("La propulsion des soucoupes volantes", page 39). Voir aussi l'ouvrage d'Aimé Michel "Lueur sur les soucoupes volantes" page 247 (légende de la figure 5).

se réclamer pour autant d'Adamski, si ces phénomènes nébuleux à contours relativement stables n'enveloppent pas des structures dans lesquelles sont logées ou emmagasinées des soucoupes? D'autant que si les "visiteurs" de notre planète viennent de très loin, on peut imaginer sans anthropomorphisme excessif, que de gros engins effectuant la traversée spatiale puissent contenir des engins d'exploration locale plus petits.

Ajoutons que nous ne comprenons pas pourquoi Aimé Michel nous renvoie à d'autres auteurs à propos du cigare de nuées. Nous n'avons jamais nié l'existence de cet objet, nous nous sommes borné, après lecture du rapport de l'enquête de MM. Jay et Métayer, à penser, comme ces enquêteurs, que, dans le cas particulier de Saint-Prouant, l'objet observé ne paraissait pas être un tel cigare. D'autre part, si nous avons dit qu'Aimé Michel avait baptisé le phénomène, nous n'avons aucunement soutenu qu'il avait été le seul à le signaler.

Nous tenons aussi à faire remarquer que nos propos sur l'enquêteur venu pour interviewer M. Fortin dépassaient de loin son cas particulier. Nous avons parlé, à juste titre nous semble-t-il, d'un danger très grave dont nous avons dit qu'il guettait, à quelque degré, "tous les enquêteurs". Nous n'entendions nous exclure en aucune façon du nombre de ses victimes potentielles, et nous pensons avoir mis en lumière, dans notre commentaire, un certain nombre de points auxquels tous les enquêteurs devraient accorder la plus sérieuse attention.

Nous avons eu aussi le souci de défendre des témoins. De ce point de vue - et quelle que puisse être notre admiration pour Aimé Michel, l'éloge que nous pouvons faire de sa contribution éminente à la position et à l'étude mondiale du problème des soucoupes volantes - , nous devons dire que les termes dont s'est servi l'auteur de "A propos des soucoupes volantes" au sujet des témoins, nous ont, personnellement, quelque peu heurté.

Pour notre part, nous ne voudrions pas écrire: "Le témoin est notre bien le plus précieux. Il est aussi le plus délicat à utiliser". Un tel langage nous paraît regrettable et quelque peu inhumain. A nos yeux, le témoin n'est pas un "bien" qui nous serait donné et que nous aurions à "utiliser". C'est d'abord un homme avec lequel nous nous efforçons de nouer des relations humaines, et non une machine à détecter et à décrire les soucoupes volantes, un instrument de nos recherches qui serait dépourvu de réalité intime et de conscience propre.

Ne recevant aucun salaire de notre labeur et ne tirant aucune ressource publicitaire de la revue que nous éditons, nous pensons qu'on ne peut nous refuser le droit de dire ce que, sincèrement et honnêtement, nous pensons. Et, même sans y mettre aucune malice, nous pouvons ne pas partager sur tel ou tel point les vues d'un ami. Mais peut-on obliger autrui à voir exactement le monde comme soi, et quelle amitié résisterait à une telle entreprise?

Nous menons une enquête avec tous ceux qui, à l'intérieur ou en dehors du G.E.P.A., ont le même souci de la vérité que nous. Nous ne cherchons pas à nous attribuer un rôle privilégié, à nous faire le maître à penser de qui qve ce soit, mais à accomplir aussi correctement que possible la tâche qui nous a été confiée. Nous faisons ce que nous pouvons, avec nos mérites et démérites.

Nous cherchons une vérité dont l'accès est bien difficile et nous ne prétendons à aucune infaillibilité ni exclusivité. Nous proposons, mais nous n'imposons à personne une interprétation du contenu de tel ou tel rapport d'observation et, inversement, nous nous refusons à adopter systématiquement, à accepter aveuglément, comme une vérité de foi, l'interprétation divergente qu'autrui peut se donner des mêmes faits. La coopération n'est pas l'abdication.

Nous estimons qu'en une matière si neuve et déconcertante, les critères de classification peuvent être d'une application délicate et malaisée, souvent incertaine, et qu'il est prudent de conserver à nos appréciations un caractère ouvert et provisoire.

[Légende photo:] (Reproduction de l'illustration parue dans "France-Dimanche", N° du 5 au 11 sept. 1954)

Il serait vain de nous en prendre à un certain dogmatisme scientifique si nous devions verser à notre tour dans un autre dogmatisme.


Nous avons communiqué la lettre d'Aimé Michel à notre ami Dominique Jay et nous avons reçu de ce dernier une réponse dont voici l'essentiel:

La Rochelle, le 31 janvier 1969.

Cher ami,

Merci de me communiquer la lettre d'Aimé Michel. J'avoue que je suis fort surpris de sa réaction et de l'interprétation qu'il fait de notre compte rendu.

Vous savez quelle admiration j'ai par ailleurs pour Aimé Michel dont les livres furent ma première lecture sérieuse sur le sujet des soucoupes volantes. Par la suite, j'ai travaillé sur l'orthoténie, qu'il fut le premier à dé>couvrir, que j'ai personnellement vérifiée et tenté d'interpréter par les probabilités avec l'aide de François Toulet.

Il n'était pas dans mon idée de dénigrer en quoi que ce soit Aimé Michel que, je l'avoue, je n'avais pas reconnu non plus dans ce journaliste "grand, sec et pas commode"... ce furent pourtant les paroles exactes de M. Fortin.

Revenons à cette enquête: M. Fortin est un homme simple, un paysan, dont le vocabulaire est très limité. Mon rapport d'enquête est une mise en forme des notes que j'ai prises pendant qu'il me parlait, vous vous en étiez rendu compte.

Les propos exacts sont cités entre guillemets, et il n'y a malheureusement que la phrase précédente...

A relire le livre "M.O.C.", page 32 et suivantes de la nouvelle édition, où l'on trouve "Mais laissons parler quelques témoins" et où les paragraphes suivants sont consacrés au récit de M. Fortin, on pourrait croire que ce sont les propos mêmes du témoin qui sont cités, par l'emploi du "je" qui y est fait. Or, M. Fortin n'a pu s'exprimer ainsi: il y a trop de mots dont il ne connaît pas la signification ("spirale ascendante qui l'enserrait dans ses orbes") et une construction de phrases qui ne peut être de lui. Il suffit de lui avoir parlé pour le savoir.

Avant l'enquête, j'avais bien relu en détail le passage en question, et je n'ai pas manqué de me faire préciser toutes les différences que j'ai remarquées: la distance entre le témoin et la "carotte", la taille du disque (mal précisée dans le livre), la disparition du nuage qui se dissipe comme une fumée et laisse apparaître le disque, les mouvements saccadés du disque, son départ rapide en altitude.

Je vous précise à nouveau que le témoin garde un mauvais souvenir, non seulement du journaliste, mais aussi d'une personne qui voulait lui faire dire qu'il avait vu de petits êtres sur le disque... Il nous a redit a plusieurs reprises: "Je n'ai vu que ce que je vous dis".

Il a été interrogé il y a 2 ou 3 ans par lettre par un journaliste de La Rochelle, et n'y a d'ailleurs répondu que six mois après. Visiblement, écrire une lettre est pour lui très inhabituel.

Vous vous doutez bien que nous avons cherché les autres témoins. Mme Pizou est morte et sa fille n'est plus là. M. Tissot est mort et son fils, qui loge en son ancienne ferme, n'est pas un témoin de cette affaire. L'ouvrier Grellier n'est plus là non plus, nous n'avons retrouvé que Daniel Bonifait. Il était jeune à l'époque et ne se souvient que du nuage, comme dit dans le compte rendu. Je dois cependant voir son frère qui est maintenant rémois et a vu aussi la manifestation.

Mes conclusions me semblent justes, dans la mesure de ce que j'ai appris du témoin. Le phénomène de Saint-Prouant n'est pas à rattacher au grand cigare vertical, suivant l'appellation d'Aimé Michel, puisqu'il se dissipe sous les yeux du témoin. Je l'ai comparé aux foofighters pour la taille.

Je sais que les récits peuvent varier à quinze ans d'intervalle. Je crois avoir rapporté honnêtement les propos de Mr. Fortin, en présence de Monsieur l'abbé Métayer, auquel j'ai montré vos lettres et qui contresigne la mienne.


Nous remercions très vivement notre ami Dominique Jay de sa lettre, qui est effectivement contresignée par M. l'abbé Métayer.

Dominique Jay donne une raison pour laquelle, à son jugement, l'objet observé à Saint-Prouant ne serait pas à classer dans la catégorie des cigares de nuées. Le témoin ayant comparé la taille du nuage de Saint-Prouant à celle d'un transformateur de l'E.D.F. mesurant quelque 10 m de haut, on peut, à supposer cette estimation correcte, se demander en outre si, en la circonstance, on peut parler d'un objet "de vastes dimensions". Nous nous garderons bien de toute conclusion définitive!

Nous pourrions dire, transposant un vieux proverbe: "A quelque chose, malentendu est bon". Et celui-ci aura donné à nos lecteurs l'occasion d'obtenir, de la plume même d'Aimé Michel - auquel nous restons redevable des appréciations favorables qu'il a bien voulu porter en public ou dans le privé sur notre groupement - un exposé de ses vues les plus récentes sur le cigare de nuées.

[Ref. jgd1:] JEAN GIRAUD:

Jean Giraud indique que le "cigare de nuées" est un des éléments les plus intéressants du phénomène "soucoupes volantes" et qu'il a été observé entre autres à Saint Prouant le 14 septembre 1954.

Il indique que vers 17 heures, des dizaines de témoins avaient pu observer une nuée lumineuse en forme de carotte qui a surgi en dessous de la couche de nuages en position horizontale, légèrement inclinée vers le bas.

Ce nuage lumineux bleu violet avait un aspect rigide. Il est descendu rapidement vers le sol et a stoppé alors que sa pointe s'élevait vers le ciel. Quand il a atteint la position verticale, il s'est immobilisé.

La source est donnée comme "A. Michel".

[Ref. mcs2:] "MICHEL CARROUGES":

Michel Carrouges rappelle qu'à Saint-Prouant, en 1954, il y a eu un cas très frappant car la relation entre les deux éléments, "boules" et "tuyau" y apparaît nettement: les témoins ont vu sortir un seul petit disque de l'extrémité inférieure du cigare, parcourir capricieusement 7 kms et revenir à son point de départ pour rentrer dans la même extrémité inférieure du cigare.

[Ref. bbr1:] GERARD BARTHEL ET JACQUES BRUCKER:

Dans leur livre de 1979 "La Grande Peur Martienne", ces deux ufologues devenus "sceptiques" défendent l'idée qu'il n'y a pas un seul cas en France en 1954, après leurs enquêtes, qui ne soit pas une invention ou une méprise. En fin de leur livre, ils publiaient une liste de témoins qu'ils remerciaient. On y trouve "M. Georges Fortin". Il n'y a cependant pas un mot de ce dont il aurait témoigné auprès d'eux dans leur livre.

[Ref. ldl1:] MAGAZINE D'UFOLOGIE "LUMIERES DANS LA NUIT":

Le magazine fait remarquer que les ufologues "sceptiques" Gérard Barthel et Jacques Brucker, qui affirmaient n'avoir eu aucun témoingnage intéressant pour la vague de 1954 en France, avaient publié en fin de leur livre une liste de témoins qu'ils remercient, mais dont ils ne parlent pas du tout dans leur livre, alors que ce sont des témoins qui confirment encore leurs observation. Dans cette liste apparaissait le nom de Georges Fortin, du cas de Saint-Prouant.

[Ref. lhh1:] LARRY HATCH - "*U* COMPUTER DATABASE":

3772: 1954/09/14 17:00 30 0:58:00 W 46:43:40 N 3333 WEU FRN VND 7:A

pr St.PROUANT,FR:30+OBS:CAROTTE-NUAGES CRACHENT FUMEE BLNC:DISQUE >> SORTENT+RENTRENT:/r138N°8

RefN°193 PHENOMENES SPATIAUX Trimestriel, Paris Numéro No. 18 : PATURAGE

[Ref. lgs1] LOREN GROSS:

Le journal français France Dimanche a publié de brefs récits de diverses observations d'OVNI accompagnées de dessins dans son numéro du 10 octobre 1954. Ceux-ci ont été inclus dans la monographie UFOs - A History 1954 Septembre, pages 31-33. Les traductions de "ADM" du texte français existent dans les fichiers du NICAP et sont fournies ici pour les yeux du lecteur (voir ci-dessous).

N° 1 Vendée.

C'est ce que M. Georges Fortin, ouvrier agricole, vit le 14 septembre à 5 heures du matin, entre les villages de Libaudières et de La Gaudiaière, en Vendée. (1) Un "nuage" en forme de carotte a émergé d'autres nuages. (2) Une traînée de fumée blanche jaillit de la base du nuage, puis un disque brillant émergea et rentra dans le nuage qui s'élança et disparut. 30 autres personnes ont vu cela avec M. Fortin.

[... Autres cas...]

Ces cas français se trouvent à la page 75 de la monographie OVNI: A History 1954 September. Les traductions du texte français ont également été effectuées par le "ADM" [Alexandre Mebane] du NICAP.

[Ref. goe1:] GODELIEVE VAN OVERMEIRE:

L'ufologue belge indique qu'en 1954, le 14 septembre, en France à Saint Prouant en Vendée,"Vers 17 heures Georges Fortin travaillait au [sic] champs quand de l'épaisse couche nuageuse sortit une nuée lumineuse bleu violet dont les formes régulières évoquaient celles d'un cigare ou d'une carotte. Cette forme avait l'aspect rigide et ses mouvements s'opéraient en bloc: comme un gigantesque engin entouré de vapeurs, à 400 ou 500 m d'altitude. Partout dans la campagne les autres paysans avaient laisser tomber l'outil pour regarder. Tout à coup, la chose était immobile depuis plusieurs minutes, jaillit de l'extrémité inférieure une fumée blanche qui piqua d'abord vers le sol, comme en chute libre, puis ralentit progressivement en amorçant un redressement pour inscrire une spirale ascendante autour du phénomène. Après d'autres manoeuvres il apparut un petit disque métallique brillant qui réfléchissait comme un miroir les éclats du grand objet. (...) durée totale: plus d'une demi-heure. Autres témoins : Louis Grellier, Mme Vve Pizou, MM. Pérochau, Mercier et leurs femmes, Daniel Bonifait (suite au 24-7-67: Simon la Vineuse) etc."

Les sources sont indiquées comme "Aimé Michel: 'M.O.C.' Ed. Seghers, p. 33 à 35" et "Aimé MICHEL: 'Apropos des Soucoupes Volantes', éd. PLANETE, 1966, p. 29."

[Ref. htr1:] HERBERT S. TAYLOR:

CIGARES-NUEES LORS DE LA VAGUE FRANCAISE DE 1954

[...]

Un autre événement de nuage-cigare d'importance considérable s'est produit vers la fin de l'après-midi du 14 septembre près de Saint-Prouant (maintenant Talmont-Saint-Hilaire dans le département de Vendée) sur la côte atlantique, à environ 250 miles au sud-ouest de Paris. En raison de la nature plutôt longue du compte-rendu, je mentionnerai juste quelques brefs détails ici. L'objet primaire était en forme de cigare (certains l'ont comparé à une carotte) et quand il était en position verticale il a déchargé un petit disque. Après manoeuvre au-dessus d'un secteur large, il est revenu au cigare et s'y est réintroduit. Il y avait eu des centaines de témoins dispersés à travers une demi-douzaine de villages et les champs environnants. En dépit de ce que seulement un journal local l'a mentionné, un lecteur a informé Michel par la poste de cet événement et une enquête a été menée.

[...]

[Ref. lcn1:] LUC CHASTAN:

Luc Chastan indique qu'en Vendée à St Prouant le 14 septembre 1954 "Vers 17 heures le témoin travaillait au [sic] champs quand de l'épaisse couche nuageuse sortit une nuée lumineuse bleu violet dont les formes régulières évoquaient celles d'un cigare ou d'une carotte. Cette forme avait l'aspect rigide et ses mouvements s'opéraient en bloc: comme un gigantesque engin entouré de vapeurs, à 400 ou 500 m d'altitude. Partout dans la campagne les autres paysans avaient laisser tomber l'outil pour regarder. Tout à coup, la chose était immobile depuis plusieurs minutes, jaillit de l'extrémité inférieure une fumée blanche qui piqua d'abord vers le sol, comme en chute libre, puis ralentit progressivement en amorçant un redressement pour inscrire une spirale ascendante autour du phénomène. Après d'autres manoeuvres il apparut un petit disque métallique brillant qui réfléchissait comme un miroir les éclats du grand objet. Durée totale: plus d'une demi-heure. Sept autres témoins."

La source est indiquée comme "M.O.C. par Michel Aimé ** Arthaud 1958".

[Ref. wvu1:] WIM VAN UTRECHT:

L'ufologue belge indique que certains rapports de "cigares de nuée" nocturnes peuvent être expliqués comme erreurs de perception [d'interprétation] du croissant de lune vu à travers des nuages semi-transparents, mais il suspecte que plusieurs des piliers de lumière artificielle verticales rapportées aient été déclenchées en réalité par des piliers de lumière artificielle créés par des flammes, des feux et des projecteurs, et que la douzaine environ d'observations de jour ont une autre explication.

Comme exemple de ces derniers, il dit que la plus intrigante est dans le second livre sur les OVNIS d'Aimé Michel, Mystérieux Objets Célestes, publié en 1958, où des centaines de témoins, dispersées sur une demi-douzaine de villages en France occidentale ont observé un "cigare de nuée" au-dessus de quelques champs l'après-midi du 14 septembre 1954.

Van Utrecht explique qu'Aimé Michel a parlé d'un type particulier de phénomènes aériens non identifiés qui a ensuite été désigné comme "le grand cigare de nuée". Michel voulait dire: un grand objet ou lumière en forme de cigare, souvent en position verticale, et d'aspect nuageux, ou entouré par des structures nuageuses. L'idée est que l'OVNI produit ces nuages afin de se camoufler, une technique qui, considérant le grand nombre de tels incidents, ne semble pas très bien fonctionner... Des cigares de nuée sont parfois accompagnés de petites lumières, en forme de disque, les prétendus "soucoupes d'exploration" qui sembler émerger de ou entrer dans l'objet parent - le prétendu "vaisseau-mère".

Il dit qu'un des témoins de l'événement de Saint-Prouant était Georges FORTIN, alors âgé de 34 ans. FORTIN travaillait alors à une ferme à un endroit appelé La Gabellière, un petit village de 300 habitants près de Saint-Prouant dans le département de Vendée, au sud-ouest d'environ 400 kilomètres de Paris. Fortin est cité:

"Il était environ cinq heure de l'après-midi. Je travaillais dans les champs avec mes hommes quand d'un seul coup, émergeant de la couche épaisse de nuages qui ont ressemblés à un orage se préparant, nous avons vu une sorte de brume bleu-violette lumineuse, d'une forme régulière quelque peu comme un cigare ou une carotte. En fait, l'objet est sorti de la couche de nuages en position presque horizontale, légèrement inclinée vers la terre et dirigé en avant (comme un sous-marin qui plonge)."

"Ce nuage lumineux a semblé rigide. Toutes les fois qu'il s'est déplacé (et ses mouvements n'ont eu aucun lien avec le mouvement des nuages eux-mêmes) il l'a fait d'une pièce, comme si c'étaient réellement une certaine machine colossale entourée par des brumes. Il est descendu plutôt rapidement du plafond des nuages à une altitude que nous avons pensé être peut-être un demi mile au-dessus de nous. Alors il s'est arrêté, et la pointe est monté rapidement jusqu'à ce que l'objet ait été en position verticale, où il est devenu immobile."

"Pendant ce temps, les nuages ont continué à défiler à travers le ciel, faiblement éclairé par la luminosité violette de l'objet. C'était un spectacle extraordinaire, et nous l'avons observé attentivement. Partout dans la campagne d'autres fermiers avait également laissé tomber leurs outils et regardait vers le haut le ciel comme nous."

"Il a ainsi continué vers le haut, se retournant, jusqu'au-dessus même de l'objet vertical, et a alors commencé à descendre à nouveau, tournant dans l'autre direction. Seulement alors, après que la traînée de fumée ait disparu entièrement, avons-nous pu voir l'objet qui l'avait "semé", un petit disque métallique brillant comme un miroir et reflétant, dans ses mouvements rapides, des éclairs de lumière de l'objet vertical énorme."

"Le petit disque a presque immédiatement cessé de tourner autour du nuage lumineux et est allé vers le bas vers la terre à nouveau, cette fois s'écartant. Pendant un certain nombre de minutes nous pouvions le voir voler bas au-dessus de la vallée, filant de ci de là à grande vitesse, parfois accélérant, s'arrêtant alors pendant quelques secondes, continuant alors à nouveau. De cette manière il a volé dans toutes les directions au-dessus de la région entre St-Prouant et Sigournais, villages à environ quatre miles de distance. Finalement, quand il était presque à un mile de l'objet vertical, il a fait un vol final vers lui à une vitesse terrible, et a disparu comme une étoile filante dans la partie la plus basse d'oì il était sorti la première fois. Peut-être une minute plus tard, la "carotte" s'est penchée alors qu'elle commençait à se déplacer, a accéléré, et a disparu dans les nuages dans la distance, ayant repris sa position horizontale originale, pointe en avant. La chose entière avait duré à peu près une demi-heure."

Van Utrecht indique que pendant une enquête effectuée en 1968 par deux membres du groupe français alors fortement renommé le GEPA (Groupement d'Etude de Phénomènes Aériens), Mr. FORTIN a fourni aux investigateurs une version légèrement différente des faits: "l'objet" a été maintenant décrit comme "un nuage bizarre, de la forme d'une carotte, blanc-jaune en couleurs, descendant lentement du ciel, s'inclinant à 45°". La description de la "fumée blanche" est identique, mais la disparition de l'objet et du petit disque est décrite légèrement différemment, Mr. Fortin disant:

"Après s'être immobilisé, le nuage s'est dissout pièce par pièce et une boule brillante de lumière, de 35 à 40 centimètres de large, est devenue visible (...) à la fin, la boule s'est élevée brutalement dans le ciel où elle a disparu de la vue".

Van Utrecht indique que des témoignages d'autres témoins ont été également rassemblés, et tous donnent un récit similaire excepté le détail du disque brillant; lequel a été observé seulement par Mr. FORTIN et son ouvrier agricole.

Les sources sont indiquées comme MICHEL, Aimé, A propos des soucoupes volantes - Mystérieux Objets Célestes, Editions Arthaud, Paris, 1958, pp. 32-37, publié aux USA en 1958 sous le titre Flying Saucers and the Straight Line Mystery; JAY, Dominique et METAYER, R.P., "Le 'cigare' de Saint-Prouant n'était-il qu'un nuage ?" dans Phénomènes Spatiaux N.18, décembre 1968, pp. 26-28. Phénomènes Spatiaux était publié par le GEPA maintenant dissout; TAYLOR, Herbert S., "Cloud cigars: A further look" dans International UFO Reporter Vol. 30, N.3, Mai 2006, pp. 10-12.

Van Utrecht de Wim explique alors le cas en notant que tous les témoins qui ont été interviewés décrivent un cigare ou objet en forme de carotte émergeant d'une couche épaisse de nuage, une description parfaite d'un nuage en entonnoir, un terme employé pour indiquer une tornade qui n'est pas en contact avec le sol.

Il note qu'Aimé Michel rejette cette explication évidente en arguant du fait que "il n'y a pas eu de cyclone dans cette région le 14 septembre 1954, ni nulle part en France, mais que Michel confond un cyclone avec une tornade: une tornade est une colonne tournante localisée d'air émergeant de la base d'un nuage cumulonimbus, tandis que le terme "cyclone" est employé pour indiquer un secteur beaucoup plus grand de basse pression atmosphérique caractérisée par les vents se développant en spirales centripètes. Il a pu ne pas y avoir eu un cyclone au-dessus de l'Europe de l'Ouest ce jour, mais un une tornade locale terre ne doit jamais être exclue.

Van Utrecht indique que la fumée blanche, "exactement comme une traînée de vapeur" était probablement exactement cela: le typique nuage allongé de vapeur d'eau qui tourbillonne souvent autour de l'entonnoir principal de condensation d'une tornade. Il note que de telles traînées de vapeur, également désignées sous le nom de "tornades satellites", ont été filmées et photographiées en de nombreuses occasions, que le mouvement descendant puis ascendant de la fumée blanche est expliqué par le fait que la circulation d'air à l'intérieur de l'entonnoir est dirigée en bas, alors que dans la couche externe - souvent transparente - l'air se développe en spirales vers le haut.

Il note que la "brume bleu-violette lumineuse" qui a entouré l'objet est expliquée parce qu'il existe plusieurs descriptions de tornades nocturnes [ici l'observation est de jour] ayant un net aspect bleuâtre ou bleu-blanc ou ayant une aura bleue autour d'elles.

Il note que les "éclairs de lumière" qui sont venus de l'objet ou le nuage sont un autre élément en faveur plutôt que contre l'hypothèse de la tornade. Dans la rencontre rapprochée avec des tornades, les témoins ont souvent décrit des filets ou des éclairs de foudre à l'intérieur des tornades.

Il note que le "petit disque métallique" qui a brillé "comme un miroir" et est décrit comme "boule brillante de lumière" dans l'interview de 1968, pointe vers à un phénomène rare mais non sans précédent qui accompagne parfois des tornades, à savoir la foudre en boule, et que la littérature scientifique mentionne plusieurs cas dans lesquels les témoins décrivent des "flammes" ou des "boules de feu" qui sont éjectées de la base des entonnoirs de tornade.

Il note que l'on ne doit pas oublier que l'incident à Saint-Prouant a eu lieu au milieu [non] d'une vague importante de "soucoupe volantes" qui a frappé la France en septembre et octobre 1954, et que "l'identification erronée grotesque de phénomènes naturels et d'objets aéroportés ordinaires étaient quotidienne dans cette période."

Et: "dans ces circonstances, un phénomène météorologique rare et impressionnant va forcément exciter l'imagination. Dans ce cas-ci pas tellement l'imagination des témoins (qui semblent pour avoir décrit ce qu'ils ont vu sincèrement et au meilleur de leurs capacités), mais plutôt l'imagination des journalistes et écrivains sur les soucoupes volantes qui ont rendu compte des événements."

Il conclut:

"Notre avis: Un nuage lumineux d'entonnoir, accompagné d'une traînée de condensation filaire et foudre en boule."

Des images et des références de lectures complémentaires sont fournies: un croquis de la tornade jumelle vue à Toledo, en Ohio, avril 11, 1965, à partir du numéro du 9 septembre 1966 de la revue "Science"; selon le témoin qui a fait le croquis, des boules de feu et stries oranges de foudre ont été éjectés de la base des entonnoirs. Les entonnoirs eux-mêmes étaient entourés par "une belle lumière bleue électrique". Des images peuvent également être trouvées dans les références donné: VONNEGUT, & DE B.; Weyer, James R., "Phénomènes lumineux dans des tornades de nocturnes" dans Science, vol. 153, 9 septembre 1966, pp 1213-1220; Vaughan, Jr. D'Otha H., & VONNEGUT, Bernard, "Phénomènes électriques lumineux associés aux tornades de nocturnes à Huntsville, alabama, 3 avril 1974" dans le bulletin de la société météorologique américaine, vol. 57, numéro 10, octobre 1976, pp 1220-1224. Un bel exemple d'un impressionnant nuage en forme de cigare d'entonnoir qui a persisté environ 40 minutes et a eu des entonnoirs de condensation (jets d'eau) se développant et se délitant autour de lui, a été photographié dans les eaux du Skagerrak, au sud de la Norvège, le 8 septembre 1986. Voir Weather vol. 42, numéro 8, août 1987, p. 241.

Wim Van Utrecht fournit cette vue d'artiste de l'objet observé par Georges FORTIN et commente: "En (1) le nuage en forme de carotte qui émerge des nuages, en (2) la traînée de fumée blanche qui est éjectée hors de la base du "nuage", et en (3) le nuage revient en position plus horizontale avant de disparaître." Il indique que le schéma est scanné du numéro de mai 2006 de l'International UFO Reporter, et a été initialement publié dans le journal français France-Dimanche pas longtemps après les événements.

[Ref. jcx1:] SITE WEB "LES MYSTERES DE VENDEE":

Dans sa liste de cas "Les OVNIS en Vendée", l'auteur note celui-ci:

Saint-Prouant, 14 septembre 1954

[Ref. jsr1:] JEAN SIDER:

Jean Sider discute du cas de Saint-Prouant, Vendée, France, le 13 septembre 1954. Il indique que le témoin est Georges Fortin, que l'enquête est de Dominique Jay et l'abbé Métayer, pour le groupe GEPA.

Il indique qu'au hameau de La Gabelière en fin d'après-midi sous un ciel peu nuageux, le témoin travaillait dans un champ de haricots quand son attention a été soudainement est attirée par un petit nuage bizarre blanc jaune en forme de carotte descendant lentement du ciel, incliné à 45° avec le côté en pointe vers le bas.

Le phénomène s'est arrêté à 50 mètres du témoin et à environ 6 à 8 mètres du sol, détails indiquant déjà qu'il ne pouvait s'agir d'un nuage naturel.

La taille de la petite masse gazeuse étrange est comparée à celle d'un transformateur de l'EDF que le témoin a montré aux enquêteurs, une bâtisse en béton à base carrée de 3x3 m, et 10 m de haut environ.

Pendant la descente une fumée s'est échappée de la pointe et s'est enroulée autour du phénomène tout en montant dans le sens d'un tire-bouchon.

Peu après son immobilisation, cette petite masse gazeuse s'est dissipée peu à peu et a laissé apparaître une boule ou un disque brillant qui aurait toujours montré la même face au témoin, estimée de 35 à 40 cm de diamètre.

Cet objet a exécuté un nombre important de manoeuvres rapides et saccadées, qui consistaient en un trajet rectiligne dans une autre direction, avec mouvements à gauche, à droite, en haut, en bas, sur une ligne brisée non plane. A la fin l'objet est monté brutalement à la verticale et s'est perdu en altitude.

L'observation a duré à peu près vingt minutes et a été confirmée par d'autres personnes qui se trouvaient en des lieux différents du voisinage.

M. Bonifait, électricien, n'a pas vu le disque, seulement le nuage bizarre qu'il a remarqué venir de loin car il travaillait en hauteur sur une ligne électrique. Ce nuage lui a fait croire qu'un orage allait éclater, mais il a surtout été intrigué par le comportement du phénomène, tout à fait inhabituel. Il n'a pu que constater sa descente vers le sol, après quoi il a disparu à ses yeux, caché par les arbres.

Jean Sider indique que la source est Phénomènes Spatiaux, revue du GEPA, n° 18, 1968, pp. 26-28.

Il commente que "Ici il n'y a pas eu abduction, du moins en apparence, car à cette époque personne ne soupçonnait qu'il puisse y avoir ce type d'incident", et se demande dès lors, à quoi a servi le spectacle offert au témoin.

[Le livre de Sider est a propos des "enlèvements par des extraterrestres" et ce cas est dans un chapitre sur des "fluides gazeux paranormaux" qu'il estime liés à ce que l'on appelle des "enlèvements extraterrestres".]

[Ref. nip1:] "THE NICAP WEBSITE":

*14 sep. 1954 - A 17:00 plus de 200 témoins à St.-Prouant, département de Vendée, France, ont regardé un OVNI en forme de cigare ou de carotte alors qu'il émergeait d'un nuage, se penchait vers le sol, planait, puis s'élevait de sa pointe avant rapidement vers une position verticale. Il a émis de la vapeur depuis son extrémité basse. Ensuite, un engin métallique en forme de disque s'est envolé, a virevolté autour du cigare, et ensuite a réintégré le vaisseau-mère. (Sources: Aime Michel, Flying Saucers and the Straight Line Mystery, p. 23, Richard Hall, The UFO Evidence, p. 16; Thomas M. Olsen, The Reference to Outstanding UFO Reports, cas n° 44).

[Ref. ubk1:] "UFO-DATENBANK":

Cette base de données a enregistré ce cas 12 fois au lieu d'une:

N° de cas Nouveau N° de cas Enquêteur Date d'observation CP Lieu d'observation Pays d'observation Heure d'observation Classification Commentaires Identification
19540913 13.09.1954 St. Prouant France
19540913 13.09.1954 St. Prouant France
19540914 14.09.1954 St. Prouant France Fin de jour DD
19540914 14.09.1954 St. Prouant France 17.00
19540914 14.09.1954 Vendee France
19540914 14.09.1954 Dep. Vendeé France
19540914 14.09.1954 Departement Vendee France
19540914 14.09.1954 Vendee France
19540914 14.09.1954 Sigournais France 17.00
19540914 14.09.1954 Sigournais France 17.00
19540914 14.09.1954 Libaudieres France 17.00
19540914 14.09.1954 Gaudihiere France 17.00

Explications:

Non encore recherchée. Tornade.

Au sujet de la "foudre en boule" dans les tornades:

Les phénomènes de "foudre en boule" ne sont pas la cause ordinaire des lumières vues dans les tornades. Les documentaires récents et nombreux sur ces phénomènes météo (les tornades sont maintenant un sujet tout à fait populaire) montrent la cause très simple pour ces lumières tout à fait clairement: les tornades arrachent des lignes à haute tension, des transformateurs, causent des explosions de gaz, et ceci apparaît comme éclairs de lumière.

Dans le cas de Saint-Prouant cependant, il n'y a aucune mention du tout de tels dommages ou dégâts. Ainsi le vortex de tornade doit avoir frappé des terrains sans maisons habitées. Des dommages "mineurs" sur des lignes à haute tension pourraient avoir eu lieu sans avoir été rapportés dans le journal - les caractéristiques spectaculaires, le "cigare" et le "disque" étaient seulement rapportés tardivement aussi bien.

Tornades et débris volants:

Additions au 14 septembre 2019:

Michel n'a pas dit un mot sur sa ou ses sources; cependant, il semble évident que ce qu'il cite correspond assez étroitement à la version du journal, avec quelques ajouts. Je subodore que la lettre qu'il a dit avoir reçue d'un lecteur venait du journaliste qui avait écrit l'article de ce journal.

Ci-dessous: les lieux mentionnés, dans ma première tentative de localisation. La ligne jaune représente 10 kilomètres. La distance en ligne droite entre La Libaudière et Sigournais est de presque 18 kilomètres.

Les rapports publiés sont malheureusement d'une incomplétude criante, notamment sur les emplacements des témoins. Aucune carte n'a été dressée, aucune triangulation n'a été effectuée, il n'y a même aucune direction d'observation indiquée. Des lieux dits être des "villages" par Aimé Michel ne sont que des fermes ou hameaux.

Sur ma carte, j'ai par exemple noté "La Légerie". Mais 14 km plus à l'ouest, il y a "La Lègerie". Mon point est donc probable, mais pas certain. Certains lieux sont des lieux-dit ou des hameaux exsitant à plisueurs endroits de la région, comme La Libaudière, La Gaudinière, tous deux à une trentaine de km au Nord-Ouest de Saint-Prouant, alors que le "La Libaudière" que j'ai écarté est à 12 kilomètres.

J'ai fini par retrouver ce que je pense être l'essentiel et composer la carte ainsi:

Je constate que de Saint-Prouant au Coudrais, il y a de 3.6 à 2 km à vol d'oiseau. La diagonale La Légerie au Coudrais est d'environ 2 km. Ma ligne jaune représente 1 km, la photo n'étant pas prise à la verticale et comportant un effet de perspective.

Cela me laisse avec un secteur d'observation qui serait un cercle de 4 à 2 km de rayon environ, ce qui est tout à fait compatible avec une tornade (et certainement aussi avec un engin extraterrestre, bien entendu). Le "tuba" d'une tornade mesure de quelques dizaines de mètres à plusieurs kilomètres de long. Ici, ce serait donc une petite tronade, évidamment.

(Note: au sens strict on parle "d'entonnoir nuageux", et de "tornade" seulement si l'entonnoir nuageux touche le sol.)

Les tornades ne sont guère fréquentes en France, mais le secteur le plus touché est le quart nord-ouest du pays.

A noter au passage les erreurs d'Aimé Michel en météorologie:

La première est celle signalée par Van Utrecht, celle de parler d'explication par un cyclone au lieu d'une tornade. Mais peut-être est-le mot qu'on lui a donné ou que les tenants de l'époque, inconnus, de cette explication, avaient utilisé; son erreur alors serait de ne pas avoir compris qu'il fallait penser à une tornade et non à un cyclone. Les cyclones sont par ailleurs propices aux tornades.

La deuxième erreur en découle peut-être: il nous assure qu'un cyclone "se produisant sous une couche uniforme de cumulo-nimbus" émerveillerait les météorologues... Mais justement, ce que savent les météorologues est que ce sont le tornades qui se produisent en général sous un cumulo-nimbus.

Cette affaire est extrêmement frustrante par la mauvaise qualité de reportage. Mais il semble évident, vu les descriptions, vu le lieu, ma carte, qu'il s'agissait d'une tornade.

Je ne crois pas que les paysans du coin auraient forcément su ce qu'était une tornade. Elle ne sont pas si fréquentes, assez localisées, "on" n'en parle pas souvent, la plupart des rares "témoins de tornades" n'en voient qu'une dans leur vie entière, en France. Les témoins de 1954 peuvent tous avoir eu affaire à la première et dernière tornade de leur vie.

Ce qui pourrait paraître incompréhensible, est que pas un seul des témoins n'aurait dit mot du moindre dégât ni dans les biens ni dans les champs, pas une seule allusion n'est faite à du vent ou une absence de vent. Pas une seule allusion au moindre fracas. (Nous avons juste Mr. Fortin qui en 1954 évoque une montée d'un orage).

Mais cela peut être dû à une incapacité, probable, du journaliste initial à seulement poser les questions appropriées à ce sujet. Cela se serait reproduit avec le GEPA, qui ne semble avoir posé aucune des questions pertinentes qui auraient permis de trancher définitivement. Quant au "silence" évoqué par Michel, d'où sortait-il cette information?

Mots clés:

(Ces mots clés sont uniquement destinés à aider les recherches et ne préjugent pas des faits.)

Saint-Prouant, Vendée, multiple, carotte, cigare, disque, nuages, fumée, La Gabelière, Georges Fortin, Louis Grellier, orage, Pizou, Mercier, Jean Perrocheau, Daniel Bonifait, manoeuvres, Tissot, Libaudière, La Godinière, La Lègerie

Sources:

[----] indique des sources que je n'ai pas encore pu consulter.

Historique du document:

Version: Créé/changé par: Date: Description:
0.1 Patrick Gross 2 juillet 2004 Première publication.
1.0 Patrick Gross 25 mai 2009 Errata: j'indiquais en note que "La commune de Saint-Prouant a été renommée Talmont-Saint-Hilaire le 1er janvier 1974". Un lecteur m'informe que "la commune de St Prouant, en Vendée, porte toujours ce nom. Talmont-Saint-Hilaire existe bien, mais cette bourgade est située sur la côte Atlantique, toujours en Vendée, à au moins 70 kms à vol d'oiseau de St Prouant."
1.0 Patrick Gross 25 mai 2009 Conversion de HTML vers XHTML Strict. Première version formalisée. Additions [goe1], [lcn1], [wvu1].
1.1 Patrick Gross 2 mars 2010 Addition [jcx1].
1.2 Patrick Gross 17 juin 2010 Addition [jve5].
1.3 Patrick Gross 22 octobre 2011 Addition [jsr1].
1.4 Patrick Gross 2 novembre 2014 Addition [nip1].
1.5 Patrick Gross 7 décembre 2016 Additions [jgd1], [ubk1].
1.6 Patrick Gross 16 décembre 2016 Additions [lgs1].
1.7 Patrick Gross 14 septembre 2019 Additions [aml2], [mcs2], [gep2], [bbr1], [ldl1], [lhh1], Résumé.

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Cette page a été mise à jour le 14 septembre 2019.