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Les OVNIS dans la presse quotidienne:

La vague française de 1954 dans la presse:

L'article ci-dessous est paru dans le journal hebdomadaire, Samedi Soir, Paris, France, le 14 octobre 1954.

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"Oumph... Grobezabri.. Trobobranana..."

Les Breloux (Vienne), dimanche 19 septembre 1954, 22 heures.

Yves David, cultivateur (il semble que les cultivateurs soient particulièrement favorisés!) regagne sa ferme à cyclo-moteur. Il roule gaillardement sur la route de Cenon à Vouneuil et la seule chose qui l'ennuie c'est que son phare desserré "pique" vers le sol.

Bast! Il arrivera bien quand même. Pourtant, entre le Poutereau et les Rebotes, il ralentit, car il se soucie peu d'aller dans le fossé. Bien sûr, lorsqu'il va moins vite l'éclat de son phare diminue, car la dynamo débite moins et s'il s'arrête il n'y a plus de lumière du tout.

C'est justement ce qu'il est brusquement obligé de faire, car tout à coup devant lui, au beau milieu de la route, vient d'apparaître "un scaphandrier bardé de métal".

(Suite en page 6.)

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Yves donne un coup de frein brutal. Le scaphandrier, qui mesure environ 1 m. 50, s'avance et, comme le martien de M. Mazaud, prend la main d'Yves. Il est pourtant moins affectueux, car lui, il ne l'embrasse pas. Heureusement, car Yves a ressenti un léger courant électrique et une sensation de froid. Par contre, l'être parle. Un langage incompréhensible bien entendu.

- Oumph... Grobezabri.. Trobobranana!

Puis le scaphandrier bas en retraite vers une masse sombre posée sur la route. Yves va-t-il s'élancer à sa poursuite comme Marius Dewilde? Non, car, comme à Quarouble, un puissant faisceau lumineux vert a jailli de l'engin et immobilise le malheureux dans la posture où il a mise pied à terre, les deux mains sur le guidon, debout, le cadre du vélo entre les jambes. L'engin s'élève alors à la verticale sans émettre le moindre son, le rayon s'éteint, Yves David peut enfin bouger. La scène a duré trente secondes.

Sous le sceau du secret, Yves a confié l'affaire à un ami, après en avoir également parlé à sa femme et à ses parents. Bref. huit jours plus tard, tout le monde le savait. Les gendarmes ont enquêté et les Renseignements généraux aussi. Ils ont enregistré les déclarations du témoin.

Aujourd'hui, notre correspondant particulier nous écrit qu'Yves David est devenu dans sa commune un homme de premier plan. Il y a quelques jours, lors du passage d'un cirque à Chatellerault, Yves, porté de force sur le podium où l'on enregistrait une célèbre émission radiophonique, a raconté dans le détail sa rencontre avec le "scaphandrier" de la soucoupe volante. Il a, paraît-il, été très applaudi.

Sans doute n'a-t-on point pensé a lui demander s'il avait eu connaissance des aventures précédentes de MM. Mazaud et Dewilde dont la sienne représente une synthèse assez saisissante? Et même l'eût-on fait... Peut-on exiger d'un homme dont tout le pays parle, et qui s'adresse au monde par l'intermédiaire de la radio, qu'il reconnaisse sinon une erreur, du moins une exagération? Mettez-vous à la place d'Yves David.

[Légende de la photo:] Yves David, de Les Breloux (Vienne) à reçu à défaut d'un baiser, une poignée de main "martiale". Le scaphandrier a, cette fois, accompagné son "rayon vert" d'un bref discours inintelligible.

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Cette page a été mise à jour le 25 novembre 2014