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La vague française de 1954:

La page d'accueil concernant les cas de la vague française de 1954 se trouve ici.

9 janvier 1954, Poligny, Jura:

Référence pour ce cas: 9-jan-54-Poligny. Merci de citer cette référence dans toute correspondance avec moi en rapport avec ce cas.

Résumé:

Le journal La République du 12 janvier 1954 a rapporté que 9 janvier 1954 à Poligny, trois jeunes chasseurs chassant à proximité du pont de la Ferté ont soudain vu une boule de feu rouge et ayant l'air de tourner sur elle-même en projetant des étincelles et laissant une traînée bleuâtre. Cet "engin" venant de la direction de Mont Sous Vaudrey s'est dirigé vers Saint-Cyr. Les trois chasseurs ont eu le temps d'observer le phénomène durant 5 à 7 secondes sans entendre de bruit.

Charles Garreau, alors journaliste de La Bourgogne Républicaine et déjà passionné par la question des soucoupes volantes, avait mis les observations de ce jour sur une carte pour montrer que puisque la chose avait zigzaguée, elle n'était pas un météore. Il avait naïvement pris pour argent comptant les heures citées, donnant 07:50 du matin pour celle de Poligny, alors qu'elles n'étaient pour la plupart, évidemment, que des heures approximatives. C'est à cause de cela que certains parlent encore d'un "brusque changement de cap" du phénomène, alors qu'il n'en était rien.

Dans son livre de 1956 "Alerte Dans le Ciel", Garreau indiquait qu'à Poligny, le "Mystérieux Objet Céleste" avait été décrit comme un disque de couleur rouge-jaune, semblant tourner sur lui-même, et suivi d'une traînée bleuâtre.

Cet évident météore a été expliqué comme tel par les ufologues "sceptiques" Gérard Barthel et Jacques Brucker dans leur livre de 1979, mais certains ont continué à citer l'observation comme si elle était "inexpliquée".

Rapports:

[Ref. lre1:] JOURNAL "LA REPUBLIQUE":

[...]

A Poligny, trois jeunes chasseurs chassant à proximité du pont de la Ferté ont la surprise d'apercevoir tout à coup une boule de feu rouge et ayant l'air de tourner sur elle-même en projetant des étincelles et laissant une traînée bleuâtre. Cet engin venant de la direction de Mont Sous Vaudrey s'est dirigé vers Saint-Cyr. Nos trois chasseurs ont eu le temps d'observer le phénomène durant 5 à 7 secondes sans entendre de bruit.

D'autre part Monsieur Formet, commerçant, qui se trouvait être du groupe de chasseurs rapporte qu'en livrant une cuisinière à Molain, le samedi après-midi, les habitants lui ont parlé du même phénomène observé le matin vers 8 h.

[...]

[Ref. bre1:] JOURNAL "LA BOURGOGNE REPUBLICAINE":

Scan.

CHANGEMENTS DE DIRECTION, VARIATIONS D'ALLURE,
ASPECTS DIFFERENTS SELON L'ANGLE D'OBSERVATION

L'objet aérien observé le 9 janvier n'est pas un météore

Serait-ce effectivement une soucoupe volante
qui a longuement survolé notre région?

DES REMARQUES PRECISES, DES ARGUMENTS SERIEUX LE LAISSERAIENT SUPPOSER...

Après le phénomène céleste du 12 août qui, du Jura aux Morvan, eut des milliers de témoins, l'apparition du 9 novembre [sic] semble devoir faire date, à son tour, dans le volumineux dossier des "objets aériens non-identifié".

De tous les points de la région, les renseignements ont afflué.

Nos correspondants, nos lecteurs nous ont communiqué les observations qu'ils ont recueillies.

Observations qui jettent un jour étrange sur l'extraordinaire objet qui, samedi matin, a évolué pendant près de deux heures au-dessus de l'Est de la France.

Les premiers rapports laissaient la porte ouverte à toutes les hypothèses: météore, ballon, avion à réaction... ou soucoupe!

Ceux que nous avons recueillis depuis, permettent de rejeter carrément l'hypothèse d'un météorite [sic], dont la trajectoire est parfaitement régulière en direction et en vitesse, toujours très élevé: environ 40.000 km. à l'heure.

Ils permettent de rejeter également l'hypothèse du ballon, dans la vitesse apparente ne peut dépasser celles des courants les plus violents: 300 km.-heure.

En effet, qu'a-t-on vu samedi?

A LA VITESSE D'UN ESCARGOT...
DE BOURGOGNE
PUIS COMME UN BOLIDE
L'OBJET DECRIT
UN EXTRAORDINAIRE PERIPLE

Samedi matin, 6 h. 15. D'un trait de lumière aveuglante, un engin de forme ronde déchire le ciel de Lunéville. Il vole du Nord vers le Sud. Aucun bruit.

7 h. 20: à Neuvelle-les-Champlitte, une lueur rouge jette un reflet de sang sur la campagne enneigée. Très haut, un objet assez long, suivi d'une traînée incandescente, décrit un immense arc de cercle et file vers le nord.

De Lunéville à Neuvelle: 130 km, à vol d'oiseau, que l'engin a parcouru en une heure.

7 h. 40: à Nancy, un disque jaunâtre file dans le ciel bas, traînant derrière lui, un faisceau lumineux. Sa grosseur semble approximativement celle du quart de la lune.

De Neuvelle à Nancy: 125 kilomètres, couverts en 20': l'allure, quoique toujours réduite, augmente 375: km.heure.

7 h. 45: Chaumont-Montigny-le-Roy-Langres-Gemeaux. En quelques dizaines de secondes, à une altitude qui semble relativement basse aux témoins, un engin fulgurant, à la trajectoire capricieuse, zèbre le jour naissant de sa lumière intense, rouge à l'avant, plus clair à l'arrière, avec des reflets verdâtres formant comme un faisceau triangulaire.

A Gemeaux, changement de direction: l'engin oblique franchement vers l'est. On le voit à à Oisilly, Vesoul, où un témoin a donné l'heure exacte de son passage: 7 h. 46.

Discordance des montres ou ralentissement temporaire? On ne le voit à Besançon que 4 minutes plus tard.

Nouveau changement de direction, moins accentué: Dole est survolé. Depuis Chaumont, l'objet a parcouru environ 250 kilomètres, en 5 minutes. L'escargot du matin a fait place à un véritable bolide: 3.000 km.heure! (approximativement).

Et l'extraordinaire périple se poursuit: Poligny, où on le voit comme un disque de couleur rouge jaune, semblant tourner sur lui-même, et suivi d'une traînée bleuâtre. Lons-le-Saulnier, où il évolue lentement, s'arrêtant presque complètement pendant une dizaine de secondes, avant de démarrer brutalement vers la Suisse, laissant derrière lui, au moment de son accélération, un énorme panache rougeoyant.

Quel météorite, quel ballon se serait livré à de si ahurissantes évolutions, et, pour un ballon, à de telles vitesses?

Pourtant, pour ne laisser subsister aucun doute, nous avons interrogé les différentes station de météo de la région.

"Aucun ballon n'a été lâché" nous a-t-on répondu.

Même réponse à la base américaine de Semoutiers: ce n'était ni un appareil de chez nous, ni un ballon lancé par nous!".

L'observatoire de Besançon n'a rien vu, et pour cause: les employés ne prennent le service qu'à partir de 8 h. 30!

Donc, pas question de ballons, même si on cherchait à admettre une erreur d'approximation de vitesse, vitesse ailleurs confirmée par les chiffres.

LES AUTRES HYPOTHESES

Ces deux hypothèses éliminées, que reste-t-il?

Il ne reste plus en présence que deux explications possibles: engin terrestre téléguidé... ou soucoupe.

Or, à notre connaissance, depuis la suppression de la station s'essai de Mailly, il n'y a plus ni en France, ni en Europe de l'Ouest, aucune base de lancement de tels engins.

Nous voici donc, une fois de plus, devant un beau point d'interrogation: qu'était-ce alors?

UNE FORMATION
DE SOUCOUPES VOLANTES
A-T-ELLE SURVOLE LA REGION?

Un autre point troublant, vient s'ajouter au problème. En même temps que la Haute-Marne, le Doubs, la Côte-d'Or, le Jura étaient survolés, la région de Beaujeu et de Mâcon voyaient également passer un objet circulaire, jaunâtre, se déplaçant rapidement dans la direction N.N.O-S.S.E., et semblant évoluer à assez faible altitude.

Il semble peu probable que ce soit le même objet. En effet, une triangulation simplifiée détermine assez approximativement les conditions "nécessaires et suffisantes" pour que l'engin ait été vu à la fois de Nancy et de Beaujeu, distant de 350 kilomètres à vol d'oiseau!

Altitude requise: 30.000 mètres, en contradiction formelle avec les estimations données par les témoins, et qui varient entre 1.500 et 3.000 mètres.

Diamètre minimum pour que l'objet ait été aperçu comme un simple point (en supposant que le pouvoir séparateur de l'oeil soit égal à 1°) et non comme "une grosse mandarine" ou un disque gros comme le quart de la lune: une centaine de mètres.

Et ces conditions sont toutes théoriques. Elles requièrent, en effet, une visibilité parfaite, ce qui n'était pas le cas, de nombreux amas nébuleux couvrant certains points de la région.

Sur Dijon, et ses environs, par exemple, on notait deux huitièmes couverts, à 1.000 mètres, au moment de l'observation. A Besançon: cinq huitièmes à 400 mètre. A Nancy, pas de plafond. Partout, le vent était calme.

On peut donc raisonnablement supposer que ce n'est pas un seul, mais plusieurs objets non identifiés, qui ont sillonné le ciel samedi matin.

[Légende carte:] De Lunéville (en haut, à droite) à Lons-le-Saulnier, voici, reconstitué approximativement d'après les témoignages recueillis, l'extraordinaire périple qu'aurait accompli, samedi matin, l'étrange "objet non identifié". Mieux que de longs commentaires, ce croquis fait ressortir les changements de direction et les variations d'allure notée par les témoins. Un point d'interrogation: était-ce un autre engin qui a été vu à la même heure en Saône-et-Loire?

Et ces objets n'étaient pas des illusions d'optique. Trop de témoins dignes de foi (parmi eux des professeurs, des directeurs d'écoles, des ingénieurs) en trop d'endroits différents, ont donné des détails qui situent nettement un objet matériel:

Que reste-t-il alors comme explication?

Ceux qui ont vu ont leur opinion à peu près arrêtée: ils ont aperçu l'une de ces mystérieuses soucoupes, dont les apparitions en tous les points du globe, ont déchaîné les controverses les plus passionnées.

Aux autres, je laisse le soin de tirer les conclusions qui leur sembleront les plus satisfaisantes.

De toute façon, voilà une belle pièce supplémentaire au volumineux dossier des "objets aériens non identifiés!".

Ch. GARREAU.


Que sait
l'U.S. Air Force?

Après l'Amérique, la France voit de plus en plus fréquemment apparaître dans son ciel d'étranges objets...

Que sont-ils? D'où viennent-ils? La question, jusqu'ici, est restée sans réponse.

Mais l'Armée de l'air des Etats-Unis, la première, a ouvert une enquête qui se prolonge depuis sept ans.

Très prochainement, sous la signature d'un expert américain [Donald Keyhoe] notre journal commencera la publication d'une passionnante série d'articles, qui révèleront à nos lecteurs quelques-uns des dossiers secrets de l'U.S. Air Force.

[Ref. cgu1:] CHARLES GARREAU:

Le journaliste et pionnier de l'ufologie française Charles Garreau a dessiné la carte ci-dessous pour tracer des observations qui se sont toutes produites le 9 janvier 1954, entre 06:15 du matin et 7:50 du matin dans l'Est de la France.

Bien qu'aucune narration ne soit jointe, il est évident par la carte que slon lui une observation d'une certaine sorte s'est produite le 9 janvier 1954, à 07:50 du matin à Poligny.

[Ref. cgu2:] CHARLES GARREAU:

Le journaliste, auteur et ufologue pionnier indiquait que samedi le 9 janvier 1954 à l'aube, il y a eu une "incursion fulgurante" sur l'est de la France, qui selon lui "semble devoir faire date dans le volumineux dossier des 'soucoupes volantes'".

Garreau indiquait que de "tous les points" de la région, les renseignements ont afflué à sa rédaction, sur un objet qui "évolua pendant près de deux heures au-dessus de l'Est."

Il disait que les premiers rapports laissaient la porte ouverte à toutes les hypothèses, météore, ballon, avion à réaction, "ou soucoupe!", mais que les rapports qui lui sont parvenus par la suite élimineraient toutes les hypothèses sauf celle de la soucoupe volante.

Il rappelait que les météores ont toujours une trajectoire parfaitement rectiligne, une vitesse constante relativement élevée de 30 à 40000 km/h, et que les ballons, ont une vitesse apparente qui ne peut dépasser celle des courants stratosphériques les plus violents, de 3 à 400 km/h.

Il indiquait qu'à Poligny, le "Mystérieux Objet Céleste" a été décrit comme un disque de couleur rouge-jaune, semblant tourner sur lui-même, et suivi d'une traînée bleuâtre.

Il expliquait qu'aucun météore ou ballon n'aurait pu se livrer au "zigzag" montré selon lui par les observations de ce matin, et qu'aucun avion du moment n'aurait été capable "de s'immobiliser puis de foncer à plus de 3 000 à l'heure", performances qu'il déduit de certaine des observations et des distances entre points d'observations en se basant sur les heures d'observations rapportée.

Garreau ajoutait que "pour ne laisser subsister aucun doute", il avait interrogé les différentes stations de météo régionales, et qu'on lui avait dit qu'aucun ballon n'avait lâché.

A la base américaine de Semoutiers, près de Chaumont, on lui avait dit "Ce n'était ni un ballon, ni un avion, de chez nous."

Il ajoutait que l'observatoire de Besançon n'avait rien vu, et que les radars de Contrexéville et de Dijon ainsi que le goniomètre de Perrogney en Haute-Saône n'avaient rien vu, puisque leurs spécialistes ne prenaient leur service qu'à huit heures.

Il ajoutait que le "Bureau scientifique" avait hésité à prendre position, disant que la seule explication "naturelle" possible serait celle d'un météore, mais "le périple décrit par l'objet est tel qu'il ne pourrait s'agir d'un seul météore. Il faudrait donc admettre que c'est un essaim de météorites qui a traversé "(sous les nuages!!!)" le ciel de l'Est de la France en suivant des trajectoires différentes."

[Ref. bbr1:] GERARD BARTHEL ET JACQUES BRUCKER:

Les auteurs donnent deux schémas, celui de gauche est le trajet de la soucoupe volante selon Charles Garreau, celui de droite est la trajectoire du météore selon eux:

Les auteurs fustigent [à juste titre] les ufologues qui comme Charles Garreau ont pris littéralement les heures d'observations données dans les journaux [comme si les gens étaient alors munis de chronomètres! Ces heures ne sont généralement qu'approximations faites a postériori] et ont alors cru à un trajet compliqué de soucoupe volante là où un météore était passé.

Barthel et Brucker précisent que la trajectoire Nord-Ouest - Sud-Est du météore de 7:50 est confirmée par des témoignages venant de l'étranger.

[Ref. lgs1:] LOREN GROSS:

[... Autre cas...]

La France aussi.

De la même manière, un OVNI a été rapporté errer dans les environs au-dessus de la campagne de France. La chose a donné un sacré spectacle pendant deux heures 6-8 heures du matin le 9 janvier.

Selon un enquêteur du groupe OVNIS civil Ouranos, Charles Garreau, l'objet céleste en question est d'abord apparu au-dessus de la communauté de Luneville [sic, Lunéville] où il a été vu luisant d'un écarlate brillant. Le même objet était ensuite au-dessus de Nancy brillant en jaune, et ensuite au-dessus de Montigny-le-Roy et deux autres villes, Langres et Gemeaux, où l'objet est apparu rouge avec des bandes vertes. Finalement, la chose a été visible se déplaçant au-dessus de Poligny montrant une couleur jaune-rouge et laissant une traînée bleue derrière elle. Garreau ne fait pas mention de la couleur de l'OVNI quand il est passé au-dessus de deux villes de plus mais a dit quelque chose au sujet de manoeuvres de l'objet. Tandis que la chose a accéléré au-dessus de Chaumont elle a changé de cap pendant qu'on l'observait, faisant un virage brusque et quand elle est arrivée à Lons-le-Saulnier la chose a plané pendant un moment avant d'accélérer en laissant derrière un immense panache de fumée rouge. Généralement, la vitesse de l'OVNI avait variée tout comme son altitude tel que l'indiquent les déclarations des témoins, et la taille apparente de l'objet allait de celle d'une orange à celle de la pleine lune. 43.

[... Autre cas...]

[Ref. lcn1:] LUC CHASTAN:

Luc Chastan indique que dans le Jura à Poligny le 9 janvier 1954 à 07:50 heures "Observation d'un objet discoïdal d'une luminosité aveuglante rouge jaune avec trainée bleue. Direction Nord Sud."

La source est indiquée comme "Les soucoupes volantes viennent d'un autre monde par Guieu Jimmy ** Fleuve Noir 1954".

Explications:

Le météore du 9 janvier 1954 à 07:48.

Carte.

Mots clés:

(Ces mots clés sont uniquement destinés à aider les recherches et ne préjugent pas des faits.)

Poligny, Jura, multiple, la Ferté, chasseurs, boule, feu, rouge, rotation, étincelles, bleu, traînée, durée, rapide, silencieux

Sources:

[----] indique des sources que je n'ai pas encore pu consulter.

Historique du document:

Version: Créé/changé par: Date: Description:
0.1 Patrick Gross 5 octobre 2005 Première publication.
1.0 Patrick Gross 10 janvier 2010 Conversion de HTML vers XHTML Strict. Première version formalisée. Addition [lcn1].
1.1 Patrick Gross 2 novembre 2016 Addition [lgs1].
1.2 Patrick Gross 26 janvier 2019 Addition du Résumé.
1.3 Patrick Gross 4 février 2020 Addition [cgu2]. Dans le Résumé, addition du paragraphe "Dans son livre de 1956..."
1.4 Patrick Gross 9 janvier 2020 Addition [bre1].

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Cette page a été mise à jour le 9 janvier 2021.