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En 1954, en France:
Référence pour ce cas: 54-Bcd1.
Merci de citer cette référence dans toute correspondance avec moi en rapport avec ce cas.
Le magazine Semaine du Monde du 5-11 novembre 1954 avait publié un article sur les activités et observations de Jacques Baccard, et son groupe de recherches sur les "soucoupes volantes" affilié à Jimmy Guieu et sa "Commission internationale d'enquête pour l'étude des soucoupes volantes et problèmes connexes".
Il y était mentionné entre autres observations que ce groupe avait effectuée que "dernièrement", ils avaient noté la présence d'un objet lumineux se déplaçant dans le ciel à une allure qui ne correspondait à aucun appareil connu auparavant, et se profiler "sur la silhouette de l'astre" (?).
Le magazine indiquait que les témoins avaient pensé que l'engin, qui se déplaçait dans le sens de la marche de la Terre et n'émettait aucune lueur (!), pouvait être un satellite artificiel.
[Ref. sme1:] MAGAZINE "SEMAINE DU MONDE":
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Ne riez pas! Ce document est à classer pour le moment avec les 12 à 15 % de témoignages concernant les "Soucoupes volantes" et pour lesquels il n'y a pas jusqu'à présent d'explication satisfaisante.
Le négatif, qui est actuellement soumis à des expertises, ne semble pas avoir été maquillé ni truqué. Il est dû à M. Jacques Baccard, radioélectricien de Grenoble. Voici les renseignements et la déclaration recueillis par notre correspondant particulier.
Fils d'un observateur d'aviation, actuellement propriétaire d'un magasin de radio, 2, rue de Crepu, à Grenoble, Jacques Baccard, 34 ans, consacre ses loisirs à l'étude du ciel. Aussi, les premières apparitions de ce qu'on devait baptiser, faute de mieux, les "soucoupes volantes", allaient susciter chez lui un intérêt tout particulier.
C'était en 1949. Réunissant autour de lui quelques techniciens qui partageaient la même curiosité, Jacques Baccard fonda un groupe de recherches, qui devait s'affilier bientôt à la "Commission internationale d'enquête pour l'étude des soucoupes volantes et problèmes connexes".
Cet organisme a déjà recueilli plusieurs communications importantes émanant de correspondants grenoblois. L'an dernier, c'était un disque lumineux, observé sur la route d'Annecy, par Baccard et plusieurs automobiles se rendant à la station. Plus récemment encore, ce fut un point rouge qu'on put suivre pendant plusieurs secondes au-dessus du ciel du massif de Moucherotte. Dernièrement, le groupe grenoblois avait également noté la présence d'un objet lumineux se déplaçant dans le ciel à une allure qui ne correspondait à aucun appareil connu auparavant, se profiler sur la silhouette de l'astre. Nos chercheurs ont émis l'hypothèse
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que l'engin, qui se déplaçait dans le sens de la marche de la Terre et n'émettait aucune lueur, pouvait être un satellite artificiel.
Encouragés par ces diverses observations, Baccard et ses amis décidèrent de forcer le hasard en multipliant les observations systématiques du ciel.
Vendredi, 24 septembre, Jacques Baccard était posté sur le balcon de sa villa sur la route d'Eybens dans la banlieue de Grenoble, qu'il a transformé en un véritable petit observatoire. Installé avec ses planches de mesure et les deux lunettes de fort calibre qui servent aux travaux du groupe, il avait gardé à portée de sa main l'appareil photographique qui l'accompagne en pareil cas. Assoupie par les dernières chaleurs de la belle saison, la ville qui s'étendait aux pieds de l'observateur en était à l'heure du digestif lorque la "chose" se produisit, ce qui explique le petit nombre de ses témoins.
"Il était exactement 18 h. 10, raconte Jacques Baccard, quand mes regards furent attirés par une silhouette qui venait d'apparaître dans la trouée que la vallée de l'Isère creuse à la sortie de Grenoble, entre le massif du Vercors et celui de la Chartreuse. Tout d'abord, je pris la chose pour un avion. Ce passage est en effet celui qu'utilisent les appareils venant du Nord pour aborder le terrain de Grenoble.
"Quinze secondes s'étaient à peine écoulées que déjà l'engin arrivait aux abords de Grenoble. Intrigué par cette vitesse fantastique, tout comme par le fait que ce déplacement n'était accompagné d'aucun bruit de moteur, je braquai la plus petite de mes lunettes d'observation. En même temps, l'engin qui se trouvait alors au-dessus de la ville marquait une brusque accélération, suivie d'un fort dégagement lumineux semblable à la lumière d'un arc électrique. En outre, il laissait derrière lui une traînée gris clair, plus sombre dans sa partie axiale, et légèrement lumineuse sur les bords.
"Ayant appelé ma mère et ma femme auprès de moi, je tins pendant une dizaine de secondes l'appareil dans le champ de ma lunette (dont le grossissement est de vingt). Sa forme, qui m'apparaissant en perspective comme celle d'un fuseau - ou d'un cigare - était en réalité celle d'un disque devenant légèrement ovoïde vers l'arrière et comportant en son centre une sorte de carlingue sphérique dont les deux hémisphères se trouvaient également répartis de part et d'autre du plan du disque. Autour de celui-ci, un halo lumineux de forte intensité qui en rendait imprécis les contours. Le corps de l'engin était d'un gris métallique très sombre.
"Voyant que la "soucoupe", qui survolait maintenant Grenoble, amorçait un virage en direction de la Chartreuse, j'abandonnai alors mon observation et saisis mon appareil photo pour prendre ce cliché, qui a été réalisé au cinq centième de seconde. Quelques instants plus tard, l'engin s'élevait à la verticale, dans une accélération véritablement foudroyante. Il mit environ six à sept secondes pour disparaître à notre vue. D'après mes calculs, le diamètre de l'engin était d'environ 80 mètres, sa distance par rapport à moi de 2 kms, son altitude de 1.000 à 1.200 mètres."
Jacques Baccard est formel: il ne pouvait s'agir ni d'un ballon sonde, ni d'un vol d'oiseau, ni d'un phénomène atmosphérique connu.
Que penser d'un tel témoignage? Parmi tous les récits que la presse publie quotidiennement, il semble être de ceux qui présentent une apparence de sérieux et de bonne foi. En fait, la plupart des dépositions les plus intéressantes ne voient pas le jour; elles sont emvoyées à des organismes scientifiques ou à des journaux comme le nôtre par des correspondant qui demandent la discrétion par crainte du ridicule.
Informations totalement insuffisantes.
Le magazine n'avait pris aucun soin à rédiger l'article, ainsi l'objet vu est d'abord décrit comme lumineux, puis qu'il "n'émettait aucune lueur," et quat à "l'astre" sur lequel il se profile, on peut juste supposer que le magazine parle de la lune.
La supposition des témoins selon laquelle cela pouvait être un satellite articifiel suggère qu'ils n'étaient pas totalement omnubilé par les explications "extraterrestres", mais ne tient pas. Le premier satellite artificiel, Sputnik, a été mis en orbite en octobre 1954 seulement.
(Ces mots clés sont uniquement destinés à aider les recherches et ne préjugent pas des faits.)
France, Jacques Baccard, objet, lumineux
[----] indique des sources que je n'ai pas encore pu consulter.
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| 1.0 | Patrick Gross | 27 avril 2026 | Première publication, [sme1]. |