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La vague française de 1954:

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Un dimanche en 1954, Colmar, Haut-Rhin:

Référence pour ce cas: Dim-54-Colmar.
Merci de citer cette référence dans toute correspondance avec moi en rapport avec ce cas.

Résumé:

En 2002, sur une chaîne TV du câble, un annonceur indique qu'un documentaire sur les OVNIS "que l'on ne voit plus de nos jours" selon lui, va suivre. Je me rends vite compte que l'émission qui suit, bien qu'elle porte sur les OVNIS, ne correspond pas du tout à ce que l'annonceur présentait, comme si la chaîne s'était trompée de documentaire à diffuser.

L'émission qui suivait était en fait un débat présenté par Valérie Expert, les intervenants étaient François Biraud, radioastronome et directeur de recherches au C.N.R.S., Jean-Jacques Velasco, annoncé comme "responsable au S.E.P.R.A.", le "Service d'Expertise des Phénomènes de Rentrées Atmosphériques", Jean-Claude Ribes, astronome, ancien directeur de l'Observatoire de Lyon, ancien président de la "Société Astronomique", Pierre Lagrange, "sociologue et ufologue", présenté comme "un des rares sociologues à n'avoir pas honte de s'intéresser à... aux OVNIS", et enfin, Edmond Campagnac, annoncé comme ayant vu un OVNI en 1954 à Tananarive.

C'est ce dernier qui rapporte, en présence de tous les participants, le cas qui fait l'objet de ce dossier.

Edmond Campagnac Raconte sa propre observation, évoque son intérêt suscité dès lors pour la question, et explique qu'il y a une source d'information, qui en France malheureusement appartient à l'Armée, c'est la Gendarmerie.

Il explique qu'il a trouvé dans les archives de la gendarmerie des observations très détaillées faites par des pelotons, des équipes de Gendarmes, "qui sont une merveille de description".

Il propose d'en raconter une. Il explique qu'à l'époque où Gaston Palewski était ministre, il avait été convoqué par de dernier parce qu'il était alors président du groupe d'ufologie GEPA. Palewski lui demandait "comment ça se fait qu'en France, votre revue elle fait paraître des trucs comme ça, mais y a pas de bouquin! En Amérique y a des bouquins sur les soucoupes volantes".

Campagnac explique qu'il avait rétorqué "mais monsieur Palewski, c'est parce qu'en France les enquêtes sérieuses sont faites en général par la Gendarmerie, qui appartient à l'Armée. Donc, secret défense."

Edmond Campagnac raconte que Palewski l'a alors chargé d'aller faire un tour dans les archives de la Gendarmerie. Campagnac accepte, demande et reçoit un sauf-conduit, et se rend le lendemain chez le colonel qui "à l'époque surveillait ces... comment, ces... ces rapports, et qui était situé 21 avenue de la tour Maubourg."

Ce colonel lui saute au cou, l'embrasse, et avec son accent de Corse, il explique: "Vous êtes le premier à venir me voir! Comme ça se fait?"

Le Colonel lui montre un premier dossier en disant "ah, celui-là il est formidable!"

Campagnac explique alors "rapidement" ce dossier: un dimanche matin, en 1954, deux motocyclistes, dans la région de Colmar, faisaient "leur petite ballade à moto", et arrivaient à un endroit, un carrefour, avec des arbres, et sur les quatre branches du carrefour, ils ont vu une file de voitures à n'en plus finir.

Au milieu du carrefour, ils ont vu "un espèce de truc". Ils se sont approchés, et ont vu un objet en forme de soucoupe. Voulant s'approcher, ils laissent leurs motos, et à partir d'un certain point, "on dirait qu'il y a un mur, qui les empêche d'avancer."

L'engin a ensuite décollé, et les motocyclistes int arrêté tout le monde, ils ont "demandé à tous, le passeport, dans quel endroits ils... etc.", et ils ont pris "toutes les photos qui avaient été faites, à condition de les rendre, et ensuite, ils sont allés dans tous les villages et ville, interroger les, les... édiles, les commerçants, pour savoir si on avait affaire à des gens honnêtes."

Campagnac explique que le rapport "faisait au moins un mètre de haut".

Il explique que lors d'une émission des "Dossiers de l'Ecran", il avait voulu parler de cette observation formidable, mais il y a eu un capitaine qui lui avait téléphoné et dit: "attention monsieur, secret défense, vous pouvez pas en parler".

Vers 2002, j'ai évoqué cela sur une liste de discussions ufologiques, publié la bande son de l'émission pour sa partie relative à ce témoignage en exergue du présent catalogue. L'affaire a alors été évoquée par certains ufologues, qui n'en indiquaient généralement pas la provenance.

J'ai cherché d'éventuelles mention de ce cas dans la presse de l'époque, et n'ai rien trouvé à ce jour ni dans la presse régionale ni dans la presse nationale, rien non plus dans la littérature ufologique. Un journaliste Alsacien intéressé par le sujet des OVNIS en Alsace, Christian Valentin, indiquait dans un article dans les Dernières Nouvelles d'Alsace du 13 novembre 2004 n'avoir rien trouvé non plus.

Et de toute évidence, j'avais été le seul ufologue à voir cette émission TV...

Par contre, j'ai pu trouver l'enregistrement de l'émission "les Dossier de L'Ecran" à laquelle Edmond Campagnac avait fait allusion. "Les Dossiers de l'Ecran" étaient une émission de télévision française très regardée, créée par Armand Jammot et diffusée à partir de 1967 et jusqu'en 1991 sur la deuxième chaîne de la TV nationale.

L'émission en question avait été diffusée le 10 décembre 1969, présentée par Joseph Pasteur, et consacrée aux "soucoupes volantes", avec un débat portant sur leur "existence" ou "inexistence".

Le film précédant le débat était... "La Guerre des Mondes" film américain des années 1950 inspiré du roman de H. G. Wells, dans lequel des "Martiens" (à tentacules, pas du tout humanoïdes) envahissent la terre, tuant les humains avec un "Rayon de la Mort".

Participaient au débat l'auteur de livres sur les OVNIS et sur la théorie des "anciens astronautes", lui-même témoin, Guy Tarade, et Edmond Campagnac, polytechnicien, ancien pilote, membre du groupe d'ufologie GEPA, qui exposera comme faire se peut au cours du débat son observation à Tananarive en 1954.

Les quatre autres intervenants étaient présentés comme des "scientifiques", leur opinion étant que toutes les "soucoupes volantes" sont des méprises qui ont toutes été expliquées, et quelques canulars à l'occasion: François le Lionnais, de l'Association des Ecrivains Scientifiques de France, Paul Muller, astronome, René Held, psychiatre [!], Jean Leclant... égyptologue [!].

L'ufologue René Fouéré, fondateur du GEPA, était sur la liste des invités dans les programmes TV, mais apprendra que son invitation était annulée.

Vers les deux tiers de l'émission, Edmond Campagnac rapportait exactement ceci:

"Je ferais quand même une petite observation, si vous permettez. J'appartiens au groupe du GEPA, qui est un groupement de recherches sur les phénomènes spatiaux aériens. Nous sommes en communication avec pas mal de gens, et il y a trois ans, j'étais allé voir un conseiller euh, technique au Ministère de la Recherche pour lui dire, "Voilà, l'Amérique est en train de faire ça, les Russe sont, sont en train de faire une commission, est-ce que, de notre côté, il n'y aurait pas une possibilité d'avoir, non pas une commission officielle, mais au moins, d'avoir une possibilité de, d'avoir une collaboration un peu plus, comment dire... un peu plus fournie, avec des spécialistes de diverses disciplines. Lorsqu'on étudie un phénomène, il faut faire appel aux différents spécialistes qui vous disent, 'd'après moi ça peut s'expliquer comme ça' et effectivement illuminer ce qui peut s'expliquer rationnellement par les connaissances que nous avons. Mais également retenir des choses qui se sont passées, quand même, à courte distance. Car tous ce qui se passe très loin, [mot inaudible]."

"Or, on m'a répondu: 'c'est très bien, mais il faudrait nous ramener des documents officiels, car...' Très bien. Alors j'ai demandé une autorisation, on m'a donné une autorisation après avoir consulté le Ministère des Armées, et j'ai eu le loisir de consulter différents dossiers, dont celui de la Gendarmerie Nationale."

"Eh bien, si vraiment les gens de la recherche scientifique voulaient éplucher les dossiers qui est là [sic] des rapports qui sont faits de manière remarquable, avec ensuite des enquêtes qui sont faites sur tous les témoins etc., et bien, il y a quelque chose d'extraordinaire... Il y a un rapport que je peux vous montrer, je vous le dirais simplement, le premier que j'ai vu, qui date de 54, ça commence par une soucoupe, enfin, une soucoupe... un engin barrant la route à des automobilistes et à un carrefour. Et il y a, euh, je sais pas combien de témoins. Donc là on peut..."

Campagnac est alors comme interrompu, mais après un certain silence, par un débateur "sceptique" qui explique que les témoignages n'ont aucune valeur scientifique, si ce n'est qu'au besoin ils peuvent inciter à faire des recherches. Comme le débatteur "réduit" la question en assurant que le problème ne consiste qu'en "témoignages", Campagnac essaie à un moment de préciser qu'il y dans le dossier plus que des "témoignages":

"Attention, il y a là..."

Mais il est tout de suite interrompu avec le propos encore tenu de ce que la question OVNI n'est que faite de "témoignages" qui n'ont aucune valeur scientifique, fussent-ils sincères ("C'est pas la science, ça!").

Campagnac répondait:

"Oui, bon, moi je vous pose une question: euh, j'ai été pilote jusqu'à ces dernières années - j'ai eu un accident de voiture - [inaudible] assez sévère [inaudible], chaque fois que j'ai vu un terrain d'aviation et que je me suis posé dessus, c'était un vrai terrain, et les passagers l'ont vu comme moi. Et quand il s'agit de ces phénomènes-là qui sont quand même extraordinaires, tout d'un coup, et là, le témoignage à l'air de ne plus jouer, c'est-à-dire que ce que l'on verrait ça serait plus ça."

Le débateur lui assure qu'il ne dit pas cela, mais que "les scientifiques ne peuvent pas s'intéresser à ces témoignages", "ils ne disent pas que ça existe, ils ne disent pas que ça n'existe pas".

Campagnac reprenait:

"Attendez, je n'ai pas fini. Dans ces témoignages officiels, qui j'espère paraîtront un jour, car [inaudible], il y a pas mal de photos et de films qui ont été pris."

Le débateur répond: "il faudra les étudier", et l'animateur, Joseph Pasteur, répond que "quand ce rapport sera tout à fait [inaudible, "libre?"] peut-être ferons-nous une autre émission".

Le débat était alors pris en main par le psychiatre, qui expliquait que les "extraterrestres" sont des "phantasmes avec un ph, c'est à dire, des rêveries, des imaginations, que le nourrisson fabrique déjà en lui à l'âge de 6 mois", puisque lesdits "extraterrestres" ont "une tête à la place du pied et un pied à la place de la tête", et qu'en regardant le ciel on utilise "tantôt une bulle d'air plus dense, tantôt le résidu d'un satellite" etc., et que l'on "l'habille de vêtements affectifs coupés sur mesure", ce que Joseph Pasteur a adopté comme "conclusion" du débat.

Rapports:

[Ref. ecc1:] EDMOND CAMPAGNAC - "LES DOSSIERS DE L'ECRAN":

"Les Dossiers de l'Ecran" étaient une émission de télévision française très regardée, créée par Armand Jammot et diffusée du 6 avril 1967 sur la deuxième chaîne de l'ORTF - à l'époque il n'y avait que deux chaînes, toutes deux publiques - nommée ensuite "Antenne 2", jusqu'au 6 août 1991. C'était une émission de débats sur des sujets de société, constituée par la diffusion d'un film ou documentaire suivis par le débat en lui-même.

L'émission diffusée le 10 décembre 1969, de 1h14, réalisée par Henri Polage, présentée par Joseph Pasteur, était consacrée aux "soucoupes volantes", le débat devait porter sur leur "existence" ou "inexistence".

Le film précédant le débat était... "La Guerre des Mondes" film américain des années 1950 inspiré du roman de H. G. Wells, dans lequel des "Martiens" (à tentacules, pas du tout humanoïdes) envahissent la terre, tuant les humains avec un "Rayon de la Mort".

Edmond Campagnac aux Dossiers de l'Ecran.

Ci-dessus: Edmond Campagnac aux "Dossiers de l'Ecran".

Le débat met en présence l'auteur de livres sur les OVNIS et sur la théorie des "anciens astronautes", lui-même témoin, Guy Tarade, et Edmond Campagnac, polytechnicien, ancien pilote, membre du groupe d'ufologie GEPA, qui exposera comme faire se peut au cours du débat son observation à Tananarive en 1954.

Les quatre autres intervenants sont présentés comme des "scientifiques", leur opinion étant que toutes les "soucoupes volantes" sont des méprises qui ont toutes été expliquées, et quelques canulars à l'occasion; on trouvait là: François le Lionnais, de l'Association des Ecrivains Scientifiques de France, Paul Muller, astronome, René Held, psychiatre, Jean Leclant, égyptologue.

L'ufologue René Fouéré, fondateur du GEPA, était sur la liste des invités dans les programmes TV, mais apprendra qu'il n'est plus invité.

Vers les deux tiers de l'émission, Edmond Campagnac rapporte:

"Je ferais quand même une petite observation, si vous permettez. J'appartiens au groupe du GEPA, qui est un groupement de recherches sur les phénomènes spatiaux aériens. Nous sommes en communication avec pas mal de gens, et il y a trois ans, j'étais allé voir un conseiller euh, technique au Ministère de la Recherche pour lui dire, "Voilà, l'Amérique est en train de faire ça, les Russe sont, sont en train de faire une commission, est-ce que, de notre côté, il n'y aurait pas une possibilité d'avoir, non pas une commission officielle, mais au moins, d'avoir une possibilité de, d'avoir une collaboration un peu plus, comment dire... un peu plus fournie, avec des spécialistes de diverses disciplines. Lorsqu'on étudie un phénomène, il faut faire appel aux différents spécialistes qui vous disent, 'd'après moi ça peut s'expliquer comme ça' et effectivement illuminer ce qui peut s'expliquer rationnellement par les connaissances que nous avons. Mais également retenir des choses qui se sont passées, quand même, à courte distance. Car tous ce qui se passe très loin, [mot inaudible]."

"Or, on m'a répondu: 'c'est très bien, mais il faudrait nous ramener des documents officiels, car...' Très bien. Alors j'ai demandé une autorisation, on m'a donné une autorisation après avoir consulté le Ministère des Armées, et j'ai eu le loisir de consulter différents dossiers, dont celui de la Gendarmerie Nationale."

"Eh bien, si vraiment les gens de la recherche scientifique voulaient éplucher les dossiers qui est là [sic] des rapports qui sont faits de manière remarquable, avec ensuite des enquêtes qui sont faites sur tous les témoins etc., et bien, il y a quelque chose d'extraordinaire... Il y a un rapport que je peux vous montrer, je vous le dirais simplement, le premier que j'ai vu, qui date de 54, ça commence par une soucoupe, enfin, une soucoupe... un engin barrant la route à des automobilistes et à un carrefour. Et il y a, euh, je sais pas combien de témoins. Donc là on peut..."

Campagnac est alors comme interrompu, mais après un certain silence, par un débateur "sceptique" qui explique que les témoignages n'ont aucune valeur scientifique, si ce n'est qu'au besoin ils peuvent inciter à faire des recherches. Comme le débatteur "réduit" la question en assurant que le problème ne consiste qu'en "témoignages", Campagnac essaie à un moment de préciser qu'il y dans le dossier plus que des "témoignages":

"Attention, il y a là..."

Mais il est tout de suite interrompu avec le propos encore tenu de ce que la question OVNI n'est que faite de "témoignages" qui n'ont aucune valeur scientifique, fussent-ils sincères ("C'est pas la science, ça!").

Campagnac répond:

"Oui, bon, moi je vous pose une question: euh, j'ai été pilote jusqu'à ces dernières années - j'ai eu un accident de voiture - [inaudible] assez sévère [inaudible], chaque fois que j'ai vu un terrain d'aviation et que je me suis posé dessus, c'était un vrai terrain, et les passagers l'ont vu comme moi. Et quand il s'agit de ces phénomènes-là qui sont quand même extraordinaires, tout d'un coup, et là, le témoignage à l'air de ne plus jouer, c'est-à-dire que ce que l'on verrait ça serait plus ça."

Le débateur lui assure qu'il ne dit pas cela, mais que "les scientifiques ne peuvent pas s'intéresser à ces témoignages", "ils ne disent pas que ça existe, ils ne disent pas que ça n'existe pas".

Campagnac reprend:

"Attendez, je n'ai pas fini. Dans ces témoignages officiels, qui j'espère paraîtront un jour, car [inaudible], il y a pas mal de photos et de films qui ont été pris."

Le débateur répond: "il faudra les étudier", et l'animateur, Joseph Pasteur, répond que "quand ce rapport sera tout à fait [inaudible, "libre?"] peut-être ferons-nous une autre émission".

(Le débat est alors pris en main par un psychiatre qui explique que les "extraterrestres" sont des "phantasmes avec un ph, c'est à dire, des rêveries, des imaginations, que le nourrisson fabrique déjà en lui à l'âge de 6 mois", puisque lesdits "extraterrestres" ont "une tête à la place du pied et un pied à la place de la tête", et qu'en regardant le ciel on utilise "tantôt une bulle d'air plus dense, tantôt le résidu d'un satellite" etc., et que l'on "l'habille de vêtements affectifs coupés sur mesure", ce que Joseph Pasteur adopte comme "conclusion" du débat.

[Ref. ecc2:] EDMOND CAMPAGNAC - "PLANETE FORUM":

Lors d'un débat portant que la question des OVNIS sur Planète Forum, une chaîne de TV privée diffusée alors exclusivement sur le "câble", Edmond Campagnac déclare ce qui suit (émission enregistrée par mes soins en 2002).

Un animateur annonce cette émission de la façon suivante:

[...] les extraterrestres n'ont probablement jamais atterri à Nazca. Mais nous les hommes avons une fâcheuse tendance à vouloir absolument leur mettre les chose incompréhensibles est extraordinaires sur le dos. Réunis autour de Jacques Paugam [écrivain et journaliste français], sociologues et astronomes vont justement tenter de faire le point sur les objets volants non identifiés. Comme par hasard, ceux-ci ont en ce moment une fâcheuse tendance à se faire de plus en plus rares, dans le ciel français. Come si entre E.T et nous, il y avait... une petit fâcherie.

Ce qui suit n'était de toute évidence pas le débat annoncé, mais un autre débat, animé non pas par Jacques Paugam, mais par Valérie Expert. Elle introduit l'émission en évoquant le "rapport Cometa" qui "faisant un lien entre les ovnis et les extraterrestres" a, dit-elle, "lancé une vive polémique entre les ufologues".

Valérie Expert présente ensuite les participants à ce débat:

Ces intervenants lors de ce débat:

Francois Biraud

François Biraud

Edmond Campagnac

Edmond Campagnac

Jean-Jacques Velasco

Jean-Jacques Velasco

Jean-Claude Ribes

Jean-Claude Ribes

Pierre Lagrange

Je ne reprend ici que les éléments qui concernent le cas exposé dans ce dossier.

Au moment où Campagnac prend la parole, l'animatrice du débat venait de dire "Moi je voudrais qu'on parle un p'tit peu de, de la vie extraterrestre aussi enfin... de... de...". Il y a classiquement dans ces émissions - débats des mélanges de sujets connexes mais pas identiques, comme le sont "y a-t-il de la vue sur d'autres planètes", "y a-t-il des visiteurs extraterrestres dans les cieux de la terre?" etc.

Une petite remarque auparavant. Bon, si vous voulez, dans ces observations de... je m'en suis occupé après être rentré de Madagascar...

L'animatrice l'interrompt par: "Parce que, juste une question, est-ce que ce, ce phénomène a changé votre vue, enfin est-ce que ça a euh, ça a pas donné une orientation particulière, non, vous étiez déjà euh..."

Edmond Campagnac: "Non, pas du tout, parce que, si vous voulez, étant scientifique d'origine, je crois que j'ai essayé de respecter le fair play scientifique, ce qui n'est pas le cas, malheureusement, de beaucoup de gens. Or, il y a une source d'information, qui en France malheureusement appartient à l'Armée, c'est la Gendarmerie.

"Car à la gendarmerie, je peux vous dire, j'ai rencontré des observations faites par des pelotons, des équipes de Gendarmes, qui sont une merveille de... de description. Parce que... je vais vous en raconter une. En 1900... je me rappelle plus ça doit être en 1965, par là, sous Pa... Palewski. Gaston Palewski qui était le premier ministre je crois, de la recherche, euh... J'ai été convoqué, parce que j'étais président du GEPA à l'époque, le premier, voilà, et il m'a dit, "mais comment ça se fait qu'en France, votre revue elle fait paraître des trucs comme ça, mais y a pas de bouquin! En Amérique y a des bouquins sur les soucoupes volantes, il y en a, y a toutes sortes de bouquins, quoi"; et je dis "mais monsieur Palewski, c'est parce qu'en France les enquêtes sérieuses sont faites en général par la Gendarmerie, qui appartient à l'Armée. Donc, secret défense."

L'animatrice: "Alors ça, ça fait partie euh... du rapport Cometa, non? Euh... excusez-moi, euh, oui, je vous ai coupé..."

Edmond Campagnac: "Et... Et alors il me dit, est-ce que vous pourriez aller voir, faire un tour, aller voir un peu qu'est-ce qu'il y a là dedans. Je dis oui, à condition que j'ai un sauf-conduit pour euh.. aller voir le colonel qui euh... à l'époque surveillait ces... comment, ces... ces rapports, et qui était situé 21 avenue de la tour Maubourg. Le lendemain, j'ai le truc, je vais voir, et je tombe sur le brave colonel, qui regarde ça, il me saute au cou, il m'embrasse. Avec son accent de Corse, il était Corse, il me dit "vous êtes le premier à venir me voir! Comme ça se fait?" Ben je dis ça ce fait que, j'étais, bon. Ah il était heureux, il m'a montré. Le premier cas qu'il m'a montré, il a dit "ah, celui-là il est formidable!" C'est l'histoire suivante, rapidement, un dimanche matin, en 54 d'ailleurs c'est curieux..."

L'animatrice: "Grande année! Grande année!"

Edmond Campagnac: "... deux motocyclistes, dans la région de Colmar, font leur petite ballade à moto, et ils arrivent à un endroit, un carrefour, avec des arbres, et sur les quatre branches du carrefour, une file de bagnoles à n'en plus finir. Et au milieu, ils voient un espèce de truc, alors ils s'approchent et ils voient quelque chose qui a le... la forme d'une, euh, soucoupe. Alors ils veulent s'approcher, ils laissent leurs motos, et là, phénomène qui a été observé par la suite, c'est que, à partir d'un certain truc, on dirait qu'il y a un mur, qui les empêche d'avancer. Bien, alors là-dessus, les... engins décollent, ils ont arrêté tout le monde, ils ont demandé à tous, le passeport, dans quel endroits ils... etc., bon, ils ont pris toutes les photos qui avaient été faites, à condition de les rendre, et ensuite, ils sont allés dans tous les villages et ville, interroger les, les... édiles, les commerçants, pour savoir si on avait affaire à des gens honnêtes. Vous voyez jusqu'où c'est allé. Alors le rapport il faisait au moins un mètre de haut. Voilà ce que je voulais dire. Mais c'est formidable ça. Alors ça, une fois il y a eu une émission de... des Dossiers de l'Ecran, et j'ai voulu parler de cette observation, qui était formidable, il y a un capitaine qui m'a téléphoné, "attention monsieur, secret défense, vous pouvez pas en parler".

L'animatrice: "Alors est-ce que c'était du fantasme ou pas c'est euh vous, vous avez... vous, vous, justement, dans le rapport Cometa il y a un peu un amalgame entre on nous cache tout, euh, y a une sorte de complot euh..."

Pierre Lagrange: "Oui non non, mais aux Etats-Unis, c'était le même problème! Ce sont les militaires qui avaient pris en charge le dossier. Et pas n'importe quels militaires, ceux du renseignement technologique."

[Ref. cvn1:] CHRISTIAN VALENTIN:

Appel à témoins

Ainsi, le phénomène décrit ci-dessus n'a apparemment fait l'objet d'aucune parution ou information avant sa révélation par Edmond Campagnac en 2001. Cet ancien responsable du GEPA (Groupement d'Etudes des Phénomènes Aériens) raconte sur une chaîne du câble qu'en 1954, une soucoupe volante aurait atterri à l'intersection de deux routes près de Colmar, devant plusieurs automobilistes et deux motards de la gendarmerie. L'objet, en forme de soucoupe, aurait occupé le milieu du carrefour, et un mur invisible empêchait quiconque de l'approcher. Après le décollage de la soucoupe, les gendarmes auraient relevé l'identité de tous les témoins et récupéré les photos prises par certains automobilistes (**).

Toute information susceptible d'étayer ou de contredire les faits relatés sera la bienvenue. Les témoins éventuels sont invités à prendre contact avec Christian Valentin par l'intermédiaire du journal, ou par courriel adressé à alsacovni@[---].fr

(**) Information reprise sur le net et dans un récent article de Gildas Bourdais paru dans un numéro Hors Série Paranormal d'un hebdomadaire à grand tirage (VSD).

Note 1: le "le phénomène décrit ci-dessus" cité en introduction ici n'a probablement aucun rapport avec le cas traité dans ce dossier. Peut-être le journal a-t-il confondu des choses différentes lors du processus d'édition?

Note 2: "Information reprise sur le net" est évidemment l'enregistrement audio de la "chaîne du câble" que je proposais alors en entête de mon catalogue, lequel est aussi la source non référencée du "récent article de Gildas Bourdais" (voir le Résumé).

[Ref. ckr1:] CHRISTIAN KIEFFER:

Dernières Nouvelles

Dans le V.S.D. Hors Série consacré au Paranormal, août 2004, page 33, Edmond Campagnac, responsable d'Air France à Madagascar a relevé, lors d'une émission de télé de Planète Forum en 2001 à laquelle participait [sic] M. Velasco et M. Lagrange, une observation d'ovni spectaculaire prés de Colmar en 1954. Une soucoupe aurait atterri sur une route, vue par plusieurs dizaines de témoins, et par la Gendarmerie dépêchée sur place. Les Gendarmes avaient "débriefés" [sic] tous les témoins et confisqués [sic] les photos qu'ils avaient prise [sic], toujours selon Campagnac. Ce dossier d'enquête n'a jamais été divulgué, et l'on peut se demander, s'il y a beaucoup d'autres du même calibre en France.

[Ref. spa1:] BULLETIN D'UFOLOGIE "SPICA NEWS":

Scan.

Derniere Nouvelle

V.S.D. Hors Serie Paranormal aout 2004 Page 33.

Edmond Campagnac, responsable d'Air France a Madagascar a relevé [sic, révélé], lors d'une émission de télé de Planète Forum en 2001 à laquelle participait [sic] M. Velasco et M. Lagrange, une spectaculaire observation d'ovni près de Colmar en 1954. Une soucoupe aurait atterri sur une route, vue par plusieurs dizaines de témoins, et par la Gendarmerie dépêchée sur place. Les gendarmes avaient "débriefé" tous les témoins et confisqué les photos qu'ils avaient prises, toujours selon Campagnac.

Ce dossier d'enquête n'a jamais été divulgué, et l'on peut à bon droit se demander s'il y a beaucoup d'autres du même calibre en France.

[Ref. jbo1:] JUAN-VICENTE BALLESTER OLMOS:

Rumeur ou information extraordinaire

Je mentionne ici une autre affaire avec l'espoir qu'elle suscite l'intérêt des deux premières que et le lecteur en tant que grand spécialiste puisse confirmer ou de rejeter ce qui va suivre. Tout a commencé quand Edmond Campagnac, responsable d'Air France à Madagascar, a déclaré dans un débat télévisé (Planète Forum) en 2001, avec la présence de Jean-Jacques Velasco (chef du GEPAN) et Pierre Lagrange. Il a relaté une observation OVNI extraordinaire près de Colmar en 1954, où une "soucoupe volante" allait atterrir sur une route avec plusieurs dizaines de témoins oculaires, dont certains ont pris des photographies. Selon son témoignage, lorsque la gendarmerie est arrivée sur place, les témoins ont été interrogés et leurs photos ont été confisquées.

J'en ai parlé à Lagrange, qui "n'a qu'un vague souvenir de ce qu'a dit Campagnac". J'ai également consulté d'autres chercheurs français comme Claude Maugé: "désolé, cette historie ne me rappelle rien", répondit-il. Un autre ufologue français, Gilles Munsch, a fourni un lien où les relevés originaux peuvent être écoutés: http://www.ufologie.net/1954/snd/colmar1954campagnac.mp3 [Ancienne adresse]

J'ai aussi consulté le journaliste de l'aviation THOUANEL Bernard, directeur de VSD Hors série, qui a confirmé l'information et a ajouté: "l'affaire est hautement classifiée, de nombreux témoins, des photographies et une pile de documents"

Personne d'autre dans le camp des ufologues français ne semblent pourtant connaître l'événement, même les chercheurs les plus avertis et je voudrais savoir si on peut remettre en question le témoignage de M. Campagnac. Qui est sa source, où est la documentation en question, où est le rapport de gendarmerie?

D'autre part, peut-être est-il encore possible de mener l'enquête auprès de vieux habitants de Colmar pour voir si quelqu'un se rappelle de quelque chose de ce genre.

Ce type d'histoires au contenu explosif sont souvent racontées par des personnes qui ne peuvent bien souvent pas nous fournir aucune preuve de ce qu'ils avancent. Sans aucune preuve entre la corroboration des témoins et la piste journalistique, cela devient une rumeur ni plus ni moins. Je lance un appel afin de tenter d'en découvrir davantage.

[Ref. jbo2:] JUAN-VICENTE BALLESTER OLMOS:

Date Approx UFO Nation Photo Film Media DuréE Blue Book
01-01-54 M.D OVNI (atterrissage) Colmar, Haute-Rhin [sic] (France) FRA 68 PHOTO RR Gendarmerie Edmond Campagnac http://www.ufologie.net/1954/colmar1954campagnac.mp3 VSD Hors Série, Août 2004, p 33, Bernard Thouanel 1954

Explications:

Carte.

A propos d'Edmond Campagnac:

Certaines sources ufologiques l'on présenté comme "le directeur du GEPA" ou "directeur du GEPA à cette époque".

Edmond Campagnac a été l'un des vice-présidents du GEPA au plus tard à partir de 1968, il a été nommé par le Bureau président du GEPA en 1971 après le décès du président précédent, le général Lionel Chassin.

Il est né le 12 mai 1918 à Toulouse (Haute-Garonne) et décédé le 11 juillet 2009 à l'Hay-les-Roses (Val-de-Marne) à l'âge de 91 ans. Il était un ancien élève de Polytechnique, ancien pilote pionnier de "l'aviation de brousse", ancien pilote Air France, ancien directeur technique Air France notamment à Tananarive, Madagascar en 1954, et en 1969, il est ingénieur-conseil en automation et en recherche opérationnelle.

Scan.

Ci-dessus: Edmond Campagnac en 1954.

Compléments concernant l'émission TV "Les Dossiers de l'Ecran de 1969:

Bien que ces compléments ne concernent pas intrinsèquement le cas qui est l'objet de ce dossier, ils donneront quelques idées sur le contexte de l'époque, contexte qui ne changera d'ailleurs guère par le suite.

Le débat a suscité les protestations de bien des ufologues à l'époque. Voici quelques réactions expliquant pourquoi:

Pour beaucoup de téléspectateurs qui assistèrent au long débat des "Dossiers de l'Ecran", le mercredi 10 décembre 1969, sur la 2ème chaine, il existe à l'O.R.T.F., une sorte de conspiration du silence qui s'est manifestée au grand jour, lors de la discussion sur les Objets Volants Non Identifiés, qui suivit la présentation du film "La Guerre des Mondes".

La liberté de l'information chère à Monsieur Le Président de la République [Georges Pompidou] n'a pas été respectée. EN AUCUN CAS, LA RESPONSABILITE DE CET ETAT DE FAIT NE PEUT ETRE REJETEE SUR MESSIEURS ARMAND JAMMOT ET GUY DARBOIS LES REALISTEURS. En effet, avant l'ouverture du débat, Messieurs Jammot et Darbois affirmèrent devant Messieurs Paul MULLER, astronome, Jean Laclant, professeur d'histoire en Sorbonne, René Held, psychiatre, Le Lyonnais [sic], journaliste scientifique, Edmond Campagnac, polytechnicien pilote et moi-même, que des pressions avaient été exercées sur eux, pour que Monsieur René Fouéré du Groupement d'Etudes des Phénomènes Aériens ne participe pas à cette émission.

QUI A EU INTERET A FAUSSER AINSI LA QUALITE MEME DE CETTE RENCONTRE, EN OPPOSANT QUATRE NEGATEURS DU "PHENOMENE SOUCOUPE" A DEUX CHCRCHEURS, PARTISANS CONVAINCUS DE L'EXISTENCE DES O.V.N.I.?

EN ISOLANT CES DERNIERS, ON ESPERAIT TOURNER EN DERISION, LEURS AFFIRMATIONS.

DANS UN SOUCI D'INTEGRITE ET AFIN D'ASSURER AUX TELESPECTATEURS UNE PRESENTATION EXACTE DU PHEMOMENE DEBATTU, IL AURAIT ETE NECESSAIRE ET JUSTE DE REMPLACER MONSIEUR FOUERE, NON PAS PAR MONSIEUR FRANCOIS LE LYONNAIS, MAIS PAE UN AUTRES SPECIALISTE DU PROBLEME OVNI: AIME MICHEL, FERNAND LAGARDE ou RAYMOND VEILLITH.

Source: Extrait, texte de Guy Tarade, dans le bulletin d'ufologie Vimana de janvier 1970.

Nous sommes scandalisés de la façon dont cette émission fut présentée et il est inadmissible de composer une équipe, afin de débattre d'un problème, devant plus d'un million de téléspectateurs, en l'occurrence le problème des soucoupes volantes, en ne présentant que deux spécialistes en la question opposés à quatre scientifiques.

Nous avons été surpris des explications et des affirmations que nous présenta Mr. Le Lionnais, journaliste scientifique, à propos des observations. En effet, il affirma, au cours de l'émission, que tous les cas avaient été identifiés, peut-être n'a-t-il pas lu le rapport Condon dont nous contestons la façon par laquelle les analyses ont été faites mais qui, toutefois, demeure l'étude scientifique la plus sérieuse du monde. Même ce rapport laisse inexpliquées près de 5 % des observations.

Nous ne conseillons pas à Monsieur Le Lionnais, si celui-ci désire continuer à présenter ces affirmations, de prendre connaissance des rapports du Projet Blue Book, qui renferme plus de 10.000 dossiers dont plus de 700 restent classés non identifiés.

Source: Extrait, texte de Gérard Lebat, dans le bulletin d'ufologie Vimana de janvier 1970.

De fait, Mr. Le Lionnais avait affirmé d'emblée dans le débat que "100% des observations ont été expliquées" comme méprises ou canulars, d'une part, et que ce serait le rapport Condon qui permettrait de l'affirmer puisqu'il expliquait "100%" des observations; ce qui est faux et donc de sa part soit un mensonge flagrant, soit un "ouï dire" qu'il a repris sans le vérifier de lui-même.

M. Campagnac et moi-même devions figurer [dans le débat] et nos noms avaient été publiés, dès le mercredi 3 décembre, dans les organes de presse spécialisés [programmes TV].

Le jeudi 4 décembre, M. Darbois m'a téléphoné, pour me dire que, d'ordre de la direction générale de l'O.R.T.F. [TV d'état], il m'était interdit de participer à l'émission pour laquelle j'étais convoqué. Des notabilités scientifiques étaient intervenues, selon M. Darbois, près de la direction.

La tête de M. Campagnac, toujours selon M. Darbois devrait également tombait essais, paraît-il, M. Jammot, qu'il aurait sauvé d'extrême justesse, en faisant état, En haut lieu, des titres scientifiques et plus encore, de la qualité de témoin de l'invité qu'on avait décidé de sacrifier.

Un ou deux jours avant ces mesures d'expulsion, il avait été demandé à un ingénieur-docteur, M. Troublé, de prendre part à l'émission. On n'osa pas, tout d'abord, l'exclure, car il avait été présenté, par un organisme officiel qui avait peut-être cru, à tort, qu'il ferait partie de l'équipe des "contres". On parvint, vendredi 4, à lui faire notifier, par sa propre administration, l'interdiction de paraître rue Cognacq-Jay [au studio de l'émission].

Nous avons maintenant de bonnes raisons de penser que c'est sur les instances d'un membre notoire de l'Union Rationaliste que ces mesures d'expulsion furent prises. [...]

Aucune explication réelle ne me fut donnée par l'O.R.T.F., et aucune notification écrite ne me fut adressé par cet organisme.

Comble d'ironie, M. Darbois, é qui des candidats antérieurs venaient de refuser leur concours, m'avait dit au début: "vous, au moins, vous n'allez pas m'abandonner!"

Quant à ma complète disponibilité, elle pourrait être attesté par M. Darbois lui-même que j'ai vu le soir de l'émission, et aussi, par M. Le Lionnais auquel j'ai vivement reproché, rue Cognacq-Jay, à sa sortie du studio, des indications grossièrement inexactes qu'il avait présentées aux téléspectateurs, à propos du rapport Condon.

Source: Extrait, texte de René Fouéré, Secrétaire Général du G.E.P.A., Directeur de la revue Phénomènes Spatiaux, dans le bulletin d'ufologie Vimana de janvier 1970.

L'EMISSION TELEVISEE
du 10 décembre 1969

Le film américain "La Guerre des Mondes" dont le scénario s'inspire du roman de Wells, a été projeté le 10 décembre dernier sur la 2e chaîne de télévision, dans le cadre des émissions "Les Dossiers de l'Ecran", d'Armand Jammot. Dans la réalisation de son film, datant de 1952, le metteur en scène Byron Haskin avait substitué aux machines tripodes conçues par Wells des engins volants ressemblant aux "soucoupes" décrites dans les observations américaines de l'époque.

[...]

Notre candidature avait été retenue pour ce débat et nous avions proposé à M. Guy Darbois d'y faire participer deux autres personnalités du G.E.P.A.

Mais, peu de jours avant l'émission. et alors que des noms avaient déjà été publiés dans la presse spécialisée, il y eut un retournement brutal de la situation qui aboutit, entre autres, à notre éviction personnelle du débat.

De nombreuses personnes dont quelques-unes au cours même de l'émission ont protesté contre le fait qu'on ait exclu sans explication un participant dont le nom avait été communiqué à la presse et qu'on ait déséquilibré le débat en mettant en ligne quatre partisans du "contre" en face de deux partisans du "pour", ce qui plaçait d'emb1ée ces derniers dans une position d'infériorité qu'on a encore aggravée en laissant parler interminablement leurs adversaires, ajoutant ainsi à la disproportion du nombre celle des temps de parole.

[...]

Comme l'a dit avec pertinence René Barjavel [écrivain de SF français bien connu, dans le Journal du Dimanche du 14 décembre 1969, page 14]: "Il n'y eut qu'une assemblée d'esprits assurés qui niaient tout en bloc et, en face d'eux, deux malheureux qui n'apportaient que leur bonne foi et qui se firent traiter avec un tel mépris qu'au bout de quelques minutes ils n'osaient plus respirer."

[...]

Heureusement, comme nous l'ont apprit des échos de cette singulière émission qui nous sont parvenus, des téléspectateurs réfléchis, ou techniciens, furent sensibles aux propos de M. Campagnac et au caractère manifestement insolite de son observation, qui fut celle d'un témoin hautement qualifié.

A travers le rideau de fumée tendu par ses détracteurs, ils surent percevoir la solidité et la valeur significative de son témoignage et ne tombèrent pas dans le piège verbal et verbeux où on voulait les attirer. Pour ces auditeurs, M. Campagnac, sans élever la voix, fut tout de même entendu.

Source: Extraits, article de René Fouéré, dans Phénomènes Spatiaux N° 24, pp 3-5, décembre 1969.

Les déclarations d'Edmond Campagnac en 1969:

C'est à ma connaissance, et pour le moment, la première source pour le cas qui nous occupe ici.

Je publiais ci-dessus les réactions à l'émission TV de 1969 afin d'éclairer les points suivants:

Gaston Palewski:

Selon Edmond Campagnac, c'est le ministre Gaston Palewski qui lui fournit une accréditation permettant de consulter les dossiers de la Gendarmerie.

Gaston Palewski (1901 - 1984), avait été volontaire dans l'Armée de l'Air durant la deuxième guerre mondiale, il avait rejoint le général De Gaulle dès 1940, et a été son directeur de cabinet à Londres puis à Alger. Il était littéralement couvert de décorations.

En 1954, il avait donc probablement entendu par trois fois un député demandant publiquement à l'Assemblée Nationale ce qu'il en était des "mystérieux engins" que l'on voyait alors abondamment: René Dejean (Ariège), Jean Nocher (Loire), Pierre de Léotard (Seine).

Palewski a ensuite été ambassadeur de France en Italie, puis du 14 avril 1962 au 22 février 1965, il a été ministre d'Etat chargé de la Recherche Scientifique et des Questions Atomiques et Spatiales dans le gouvernement de Georges Pompidou, il est le premier à occuper ce poste. Il a ensuite été président du Conseil Constitutionnel entre 1965 et 1974.

Campagnac estime avoir eu la discussion sur les OVNIS avec le ministre Palewski en 1965. C'est bien une date conforme au poste de Palewski de 1962 à 1965.

Les sources militaires françaises sur les OVNIS:

En 2021, le Service Historique de la Défense (SHD), à Vincennes, permet la consultation d'archives militaires sur les OVNIS couvrant la période 1954 à 1983, intitulée "Collection OVNI - SHD GD 2007 ZM1", qui comprend des télex, des rapports et procès-verbaux de gendarmerie. Ces archives ne sont consultables que sur place avec rendez-vous et les copies ne sont pas autorisées. Une partie des rapports de gendarmerie ont été déclassifiées après anonymisation par le journaliste Jean-Claude Bourret dans son livre "OVNI: l'Armée Parle" en 1979, puis par le GEIPAN, successeur du GEPAN et du SEPRA, suite à la création de leur site Web en 2006. Sur le site du GEIPAN, aucun élément relatif à cette affaire n'existe en date de 2025, mais seule une faible proportion des documents de 1954 y est publiée à ce jour; les documents de 1954 y apparaissent peu à peu.

Pour résumer: En date de 2025, il n'existe à ma connaissance aucune trace de document officiel concernant l'affaire présentée ici; d'un autre côté, il serait incorrect de prétendre que de ce fait, il n'y en a jamais eu aucun.

Sources de presse en 1954:

Je n'ai moi-même rien trouvé sur cette affaire dans les archives de journaux alsacien ou français dont je dispose à ce jour - je n'ai pas encore lu toute la presse alsacienne de 1954, mais je n'en suis pas loin. Le journaliste alsacien Christian Valentin indique n'avoir rien trouvé non plus, sachant qu'il a exploré la presse alsacienne de 1954 notamment.

Je ne suis par ailleurs pas certain que l'année de l'incident soit forcément l'année 1954; Edmond Campagnac a pu se tromper d'année.

De plus, j'ai trouvé à plusieurs reprises des articles "découpés" dans les archives de presse, par exemple en page 1 des Dernières Nouvelles d'Alsace du 9 août 1952.

Scan.

Mots clés:

(Ces mots clés sont uniquement destinés à aider les recherches et ne préjugent pas des faits.)

Colmar, Haut-Rhin,

Sources:

[----] indique des sources que je n'ai pas encore pu consulter.

Historique du document:

Version: Créé/changé par: Date: Description:
1.0 Patrick Gross 28 avril 2026 Première publication, [ecc1], [ecc2], [cvn1], [ckr1], [spa1], [jbo1], [jbo2].

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Cette page a été mise à jour le 28 avril 2026.