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La vague française de 1954:

La page d'accueil concernant les cas de la vague française de 1954 se trouve ici.

Octobre ou début novembre 1954, Lomme, Nord:

Référence pour ce cas: Oct-débNov-54-Santes. Merci de citer cette référence dans toute correspondance avec moi en rapport avec ce cas.

Résumé:

Le journal Liberté, du département du Nord, globalement très sceptique à propos des "soucoupes volantes", publiait en page 5 le 10 novembre 1954 plusieurs histoires de farces soucoupique.

L'une d'elles, comme les autres non datée et sans aucun nom de protagoniste, était qu'à Lomme, une tenancière de café "voulant sans doute atténuer le mauvais effet produit sur les Martiens par le refus du maire de Châteauneuf-du-Pape (*) que les soucoupes se posent dans sa commune", disait à qui voulait l'entendre que si un Martien entrait dans son café, elle lui offrirait de son meilleur vin".

Le journal dit que le soir, un client a décidé de se déguiser en Martien, il est entré dans l'établissement où la patronne était seule.

Horrifiée, la femme s'est évanouie et le farceur avait dû jouer les infirmiers.

(*) Lucien Jeune, maire de cette ville viticole, avait le sens de l'humour: il avait publié un arrêté municipal stipulant que si une soucoupe se garait sur sa commune, elle serait mise en fourrière, mais que le Martien aurait droit à un vin d'honneur. La chose avait été publié dans quasiment tous les journaux de France et beaucoup de journaux étrangers...

Rapports:

[Ref. lib1:] JOURNAL "LIBERTE":

Scan

Toujours des histoires de soucoupes...

A SANTES

Un farceur s'était servi
d'une betterave...

A LOMME

Un autre plaisantin
s'était déguisé en Martien...

Soucoupes volantes et Martiens sont maintenant devenus les meilleurs sujets de plaisanterie.

Il y a quelque temps, les farceurs se contentaient de voir des soucoupes; aujourd'hui, ils en fabriquent. Dans notre région un habitant de Beuvry-lez-Béthune avait montré l'exemple, fabriquant en série les mystérieux engins.

Dans la région de Barlin, soucoupes et cigares fusaient à jets continus dès que tombait la nuit. Jusqu'au jour, où un cycliste aperçut un groupe d'hommes occupés à lancer les objets de leur fabrication.

Mais c'est encore de Santes et de Lomme que nous viennent les meilleures farces.

Un soir, à Santes, l'attention de passants été attirée par d'étranges lueurs, au beau milieu d'un champ de betteraves.

Nul doute: une soucoupe s'était posée là. Prenant leur courage à deux mains, et de solides bâtons par-dessus le marché, nos courageux passants se déployèrent en tirailleurs, progressèrent avec d'infinies précautions et, soudain, se précipitèrent comme un seul homme sur la lueur.

Pan! et Pan! les coups de bâtons tombèrent drus sur... une inoffensive betterave à sucre.

Car la soucoupe n'était qu'une grosse betterave, creusée et garnie d'une bougie!

A Lomme, l'histoire aurait pu mal finir, et son auteur a eu bien peur.

Une cafetière, voulant sans doute atténuer le mauvais effet produit sur les Martiens par le refus du maire de Châteauneuf-du-Pape que les soucoupes se posent dans sa commune, disait à qui voulait l'entendre:

"Si un Martien entrait dans mon café, je lui offrirais de mon meilleur vin".

Le soir, un client résolut de se déguiser. Ressemblant comme un frère au Martien qui embrassait récemment un paysan de la Creuse, il pénétra dans l'établissement où la patronne était seule.

Horrifiée, cette dernière s'évanouit et, au lieu de la bonne bouteille qu'il espérait déguster, en tant que premier visiteur, à Lomme d'une autre planète, notre farceur n'eut plus qu'à quitter son habit martien et son air martial pour se transformer en infirmier.

[Ref. nfr1:] MAGAZINE "NORD-FRANCE":

N'EST PAS MARTIEN QUI VEUT

Dernier sujet de conversation dans les "cafés où l'on cause", les habitants de Mars avaient provoqué à Lomme, chez une généreuse débitante de boissons, l'offre d'une bonne bouteille de vin... Alléché par cette perspective, un habitué de l'établissement, imagina d'endosser un soir une tenue de Martien, plus proche d'ailleurs des costumes de scène des figurants dans un théâtre de sixième zone que des visions scientifiques des magazines de fiction… On ne sait ce que cette apparition horrifique déclencha dans l'esprit de la bonne dame, car elle prit le parti de s'évanouir sans attendre et, notre Martien, déconfit, se vit dans l'obligation, pour pouvoir la soigner, de déposer la soucoupe dont il s'était coiffé… renonçant aussi à toutes celles qu'il espérait voir s'accumuler sur le comptoir.

Explications:

Farce ou invention journalistique.

Il n'y a aucun doute sur le fait que de telles farces avaient eu lieu dans le contexte de la vague de soucoupes de 1954 en France.

Mais il n'est pas toujours évident que ces histoires de farces aient un fondement, il est assez possible que certaines soient de pures inventions de journalistes, particulièrement dans des journaux qui avaient moqué les "soucoupes volantes" dès le début de la vague.

Ici par exemple, on se demande qui a raconté l'affaire au journal: on nous dit que la tenancière était seule dans son établissement. Et il n'il n'y a aucune date, aucun nom, aucun détails sur le déguisement (Le soi-disamt "Martien" du "paysan de la Creuse" - en réalité de la Corrèze - avait été décrit par ce paysan comme totalement humain, portant un blouson et un casque. Le seul côté "Martien" de l'hsitoire de ce pasan était que son homme aurait apparamment décollé dans un engin silencieux en forme de cigare.

Carte

Mots clés:

(Ces mots clés sont uniquement destinés à aider les recherches et ne préjugent pas des faits.)

Lomme, Nord, femme, farce, canular, tenancière, café, Martien, occupant

Sources:

[----] indique des sources que je n'ai pas encore pu consulter.

Historique du document:

Version: Créé/changé par: Date: Description:
1.0 Patrick Gross 2 novembre 2020 Première publication.

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Cette page a été mise à jour le 2 novembre 2020.