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La vague française de 1954:

La page d'accueil concernant les cas de la vague française de 1954 se trouve ici.

31 octobre 1954, Nesle, Somme:

Référence pour ce cas: 31-oct-54-Nesle. Merci de citer cette référence dans toute correspondance avec moi en rapport avec ce cas.

Résumé:

Dans un article en page 3 du journal régional Le Courrier Picard du 5 novembre 1954, plusieurs observations étaient rapportées, dont celle-ci:

Un instituteur du canton de Nesle était venu à leur bureau de Péronne le 4 novembre 1954 dans l'après-midi, pour rapporter qu'avec son épouse et sa fille, qui l'accompagnaient en voiture, "dimanche" donc le 31 octobre 1954, vers 19:55, à la sortie de Péronne, alors qu'il allait atteindre Nesle, il a vu arriver le la direction de Barleux un corps de couleur orange ayant la forme d'un croissant.

Celui-ci n'était pas à haute altitude et il estime que c'était à 500 mètres de distance. Cela avait duré tout au plus une minute, puis soudain, le croissant avait basculé et progressivement, ses deux extrémités se sont rapprochées pour finalement former une espèce de cône.

Ce phénomène se déplaçait de droite à gauche, et s'immobilisa au-dessus de la route nationale, puis repartit très vite en prenant une grande hauteur, en direction d'Amiens, qui serait selon le témoin la direction opposée à celle suivie précédemment.

Le journal concluait:

"L'importance de la masse illuminée était telle et si rapprochée qu'elle ne pouvait être confondue. Notre informateur, qui a d'ailleurs effectué son service militaire dans la météo, ne peut apporter d'autre précision, mais il pense qu'il n'a pas dû être le seul à avoir remarqué ce phénomène."

Rapports:

[Ref. cpd1:] JOURNAL "LE COURRIER PICARD":

Scan

Le Courrier de la Somme

Une "toupie" lumineuse
a survolé les régions de Moreuil
et d'Ailly-sur-Noye

Au dossier des "soucoupes", nous versons aujourd'hui trois témoignages qui ne sauraient être entachés d'exagération ou de fantaisie. Ils émanent de M. Pierre Duval, bijoutier à Montdidier, de son épouse et de la grand-mère de celle-ci, Mme Delorme. Nos concitoyens rentraient d'Amiens, en voiture, dans la nuit de mercredi à jeudi. Il était 23 h. 15 lorsque, à quelques 300 mètres de Moreuil, ils aperçurent, dans le ciel, à faible altitude, une sorte de "toupie" orange, rigoureusement immobile.

La chose éclairait le ciel un peu à la manière du soleil à son coucher. M. Duval stoppa et mit ses phares en veilleuse. La "toupie" s'éloigna alors rapidement dans la direction d'Ailly-sur-Noye. Elle ne fut bientôt plus qu'un point, semblable à un feu rouge, et revint à très vive allure, sensiblement à l'endroit qu'elle avait quitté, et plus bas encore, semble-t-il. Puis elle glissa à une vitesse vertigineuse pour se perdre à l'horizon.

Le phénomène avait duré dix minutes. M. Duval ne peut affirmer qu'il s'agissait d'un engin, mais il est certain, tout comme sa femme, de ne pas avoir été victime d'une hallucination. Quant à Mme Delorme, elle reconnait avoir été vivement impressionnée, surtout lorsque la "toupie" revint vers l'auto.

Aucun des trois témoins n'évalue la grosseur de la masse orangée dont les contours n'étaient pas nets, mais tous trois sont d'accord pour déclarer que la vitesse de propulsion dépasse de très loin celle des avions à réaction.

La "soucoupe" - il faut bien lui donner un nom - a évolué dans la région limitée par Rouvrel Sains-en-Amiénois, Estrées-sur-Noye et Guyencourt, nous a dit M. Duval, carte routière en mains.

Il est possible que d'autres automobilistes aient rencontré la mystérieuse toupie volante.

On nous signalait hier soir que deux habitants de Villers-Tournelle avaient vu eux aussi, hier matin, un engin lumineux.

***

Hier, vers 16 h. 50, neuf ouvriers de la firme Galland, route de Rouen à Amiens, aperçurent, très haut dans le ciel, un "objet" rond et lumineux qui se déplaçait d'Est en Ouest.

Le mystérieux engin stoppa pendant quelques instants et reprit sa course pour disparaître à l'horizon.

Un mystérieux engin
dans le ciel de Camon

Voici, d'autre part, une série de témoignages dignes de foi qui bouleversent actuellement toute la petite cité de Camon.

Il y avait mercredi soir à la mairie de la commune réunion du conseil Municipal qui devait examiner la multiplicité rituelle des réclamations d'impôts.

C'est vers 21 h. 45 que cette réunion prit fin. Or, lorsque les assistants se retrouvèrent sur le perron de la mairie, ils virent tous, sans exception, le phénomène suivant:

Quatre boules rouges, veinées comme des agathes, étaient "installées" dans le ciel à quelques cent mètres de hauteur. Elles semblaient désigner les quatre coins d'un rectangle suspendu, les petits côtés en haut et en bas.

Tout d'abord immobilisés, les boules se mirent à descendre lentement au-dessus du jardin du presbytère. A ce moment certains des témoins virent sous le reflet de la lune un dôme blafard qui couvrait les feux rouges. Puis les deux feux inférieurs, restant à égale distance l'un de l'autre semblèrent se détacher et s'abaisser davantage vers le sol dont elles parurent tâter le relief.

La manoeuvre durait depuis cinq minutes quand un des témoins invita les autres à "foncer" vers l'endroit des feux rouges. Ce témoin était M. Brunel, ancien maire de Camon, qui était en compagnie du maire actuel, M. Garçon, de MM. Masse, adjoint, de M. Pertuisot, garde-champêtre, et de MM. Blanquart et Lottin, répartiteurs.

M. Brunel frappa à l'huis de l'épicerie d'en face et le fils du commerçant se précipita dans son jardin qui borde l'endroit où les feux opéraient.

Grimpant sur les murs de clôture il vit à son tour les feux rouges qui, à son arrivée, remontèrent de quelques mètres et s'enfuirent à l'horizontale en direction d'Amiens, à une vitesse vertigineuse telle qu'il leur fallut quelques secondes à peine pour disparaître.

A 21 h. 40, M. Batellino, plâtrier, qui demeure à côté de la Mairie, avait de son côté vu les quatre globes rouges passer au-dessus d'une maison voisine. Mais à ce moment, les boules lumineuses qui pouvaient avoir un mètre cinquante de diamètre à la distance difficilement appréciable où elles étaient vues, se trouvaient à la queue-leu-leu.

***

Un instituteur du canton de Nesle est venu faire part, hier après-midi, à notre bureau de Péronne, d'un étrange phénomène qu'il a constaté, de même que son épouse et sa fille, qui l'accompagnaient en voiture, dimanche, vers 19 h. 55, à la sortie de Péronne.

Alors qu'il allait atteindre Nesle, il vit arriver le la direction de Barleux, un corps de couleur orange ayant la forme d'un croissant. Celui-ci n'était pas à haute altitude et l'automobiliste estime à 500 mètres la distance qui l'en séparait. Cette apparition dura tout au plus une minute, puis soudainement le corps en question bascula et progressivement les deux extrémités se rapprochèrent pour faire finalement un espèce de cône.

Ce phénomène, qui se déplaçait de droite à gauche, s'immobilisa au-dessus de la route nationale, puis repartit très vite en prenant une grande hauteur, en direction d'Amiens. C'est-à-dire, selon le témoin, dans la direction opposée à celle suivie précédemment.

L'importance de la masse illuminée était telle et si rapprochée qu'elle ne pouvait être confondue. Notre informateur, qui a d'ailleurs effectué son service militaire dans la météo, ne peut apporter d'autre précision, mais il pense qu'il n'a pas dû être le seul à avoir remarqué ce phénomène.

Explications:

Quand on se rappelle ce qui s'était passé le 3 octobre 1954 dans cette région, on ne peut qu'être frappé par la ressemblance très forte avec ce cas plus tardif:

Le 3 octobre 1954, des dizaines de témoignages, documentés dans mon catalogue, essentiellement dans le Nord de la France, avaient été causés par une Lune rousse basse en croissant qui avait été "barrée" par un nuage, et avait été interprétée comme un "engin" qui s'était "séparation en deux".

Ce 31 octobre 1954 à 19:55 depuis cette région de Nesle et Péronne, la Lune état bien là, dans la direction 227°, et justement à la basse élévation de 2°, et elle était bien un croissant, avec 21.3% de sa surface éclairée.

On peut aller plus loin:

L'automobiliste roulait à la sortie de Péronne et "allait atteindre Nesle" et a alors vu la chose "arriver" de la direction de Barleux. Voici ces lieux:

Du point "à la sortie de Péronne" qui est celle la plus logique pour aller à Nesle, que j'ai marqué sur la carte, Barleux est à 250°, ce qui "colle" assez avec les 227° de la Lune puisque l'on se pas exactement ce que le témoin appelait la "sortie de Péronne". La Lune n'était en tout cas pas "derrière lui" mais bien, globalement, dans la direction qu'il indiquait.

On nous dit ensuite que la chose se déplaçait de droite à gauche. On ne sait pas exactement sur quelle route il se déplaçait, mais on sait qu'il "allait atteindre Nesle" donc qu'il roulait en direction de Nesle qui se trouve au Sud, et que toutes les routes envisageables ont quelques virages. On peut donc parfaitement interpréter les choses ainsi: ce n'est pas l'objet qui se déplaçait de gauche à droite, c'est le témoin en voiture qui changeait de direction. L'illusion est classique.

On nous dit que l'objet "s'immobilisa au-dessus de la route nationale"; alors, une autre sortie de Péronne semble plus logique, non pas le point rouge, mais le point vert:

Il se trouve justement que depuis la sortie de Péronne marquée du point vert, la route pointe vers 228° sur la portion que j'ai soulignée de bleu. C'est droit vers la Lune.

On nous dit qu'ensuite l'objet "repartit très vite en prenant une grande hauteur, en direction d'Amiens".

Amiens est exactement à l'Ouest de Barleux; cela suggère que l'objet "remontait visuellement" vers le Nord. Le témoin roule vers le Sud, la Lune - l'objet - est sur sa droite, et l'objet semble se déplacer de son avant vers son arrière. Il suffit donc que la route où le témoin se déplace fasse virage vers la gauche pour créer cette impression.

Comme le témoin va de la sortie de Péronne à Nesle qui est au Sud, qu'il roulait d'abord face à la Lune qui est au Sud-Ouest, lorsqu'il va ensuite vers le Sud, vers Nesle, la Lune semble forcément "voler" de son avant gauche vers son arrière droit, comme si elle partait pour Amiens. Tout concorde donc assez bien jusqu'ici, sauf:

"en prenant une grande hauteur"...

La lune en effet est très basse, un peu moins de 2+, et elle se couche.

Mais cet effet peut s'expliquer également: le terrain, quelle que soit la route qu'il ait empruntée, n'est pas plat, il y a de légers valonnement. Il suffit donc qu'il passe par une pente descendante pour que l'objet semble "monter rapidement". L'espression "prendre une grande hauteur" n'est pas quantifiée, La Lune prise pour un objet à 500 mètres pourrait causer une telle description.

Il fait bien entendu rappeler que le témoin parle d'un objet en forme de croissant au-dessus de sa route, et qu'il ne dit pas un mot de la Lune, qui était en forme de croissant et au-dessus de sa route. Il devait la voir, et la mentionner en plus de l'objet, s'il y avait une à la fois la Lune et l'objet qui a cru voir.

Mots clés:

(Ces mots clés sont uniquement destinés à aider les recherches et ne préjugent pas des faits.)

Nesle, Somme, Lune, croissant, plane, déplacement, route, voiture, cône, séparation

Sources:

[----] indique des sources que je n'ai pas encore pu consulter.

Historique du document:

Version: Créé/changé par: Date: Description:
1.0 Patrick Gross 8 février 2020 Première publication.

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Cette page a été mise à jour le 8 février 2020.