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Les OVNIS dans la presse quotidienne:

La vague française de 1954 dans la presse:

L'article ci-dessous est paru dans le quotidien Libre Artois, Arras, Pas-de-Calais, France, page 4, le 10 octobre 1954.

Voir le dossier de cette affaire.

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Le Beuvrygeois facétieux a-t-il commis
des infractions au Code
qui n'avait point prévu
le problème des soucoupes?

La découverte des généreuses distributions de (fausses) soucoupes volantes par un retraité beuvrygeois a fait gros bruit et les services de la police, comme ceux de la gendarmerie, se sont évertués à chercher hier les troubles qu'aurait pu causer la persistante facéties de M. D'Oliveira.

Combien de personnes ont-elles pu prendre pour de mystérieux envoyés de Mars les montgolfières de papier, habilement ajusté par le portugais? On ne le sera sans doute jamais.

Il était possible que les nombreuses apparitions de dimanche dans tout le nord de la France ait eu le Beuvrygeois pour auteur. Mais non. Il faut pour celles-là, le trouver une autre explication. Car, ce dimanche, M. D'Oliveira n'avait pas consacré à son passe-temps favori. Ce point a pu être rapidement vérifié. Qu'a donc bien plus troublées le brave fantaisiste?

Certes, si un de ces engins avait percuté contre une meule, il courait le risque de provoquer un incendie. M. D'Oliveira proteste d'ailleurs avec force: il emploie, dit-il, de l'amiante, prenant ainsi toutes précautions. Et, pourtant, la montgolfière atterrie à Sailly-Labourse commençait bel et bien à brûler, à trois mètres d'une meule de paille d'ailleurs.

Et c'est pourquoi M. D'Oliveira « bénéficiera » d'une contravention.

Sera-ce à la tout le terme de son invention? Une vieille loi, du 31 mai 1924, régit l'utilisation des aéronefs, établissant qu'on ne pourra en lancer dans le ciel qu'avec l'autorisation du préfet, sur avis du maire.

Et les prescriptions légales définissent que doit être considérée comme aéronefs tout objet capable de s'élever dans les airs.

Ce sont donc à 3000 aéronefs que M. D'Oliveira a livré aux nuages.

Qu'il se rassure, is ne sera pas contrevenant pour la totalité. Il a commencé ses exploits avant 1914, à une époque où la loi en question n'existait pas. Et il y a prescriptions pour les délits antérieurs à 1951.

Ceci énoncé fort sérieusement, bien sûr.

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Cette page a été mise à jour le 7 juin 2020.