L'article ci-dessous est paru dans le quotidien L'Union, Reims, France, page 4, le 1 novembre 1954.
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MONTLUÇON. -- Les gendarmes d'Huriel sont venus recueillir le témoignage d'une fermière de Mesples, Mme Gentil, dans la maison de laquelle avait cherché refuge, samedi, un écolier de 14 ans, en s'écriant: "Venez vite voir, j'ai peur: une soucoupe me poursuit".
Mme Gentil sortit sur le pas de sa porte ne vit tout d'abord rien. Cependant, scrutant le ciel, elle aperçut à son tour un disque "trois fois gros comme le soleil, teinté de rouge et de violet". L'engin tourna rapidement sur lui-même puis il disparut.
Le jeune Jean-Pierre Coubret, demeurant à Saint-Palais, se rendait à cyclomoteur au cours complémentaire d'Huriel lorsque, selon ses affirmations, il aperçut, à la sortie du bourg de Mesples, un grand disque qui, soudain, se mit en mouvement, se rapprochant à grande vitesse de la terre.
Le garçonnet, intrigué, s'arrêta pour observer le phénomène. La "soucoupe" se tenait verticalement non dans une position horizontale. Elle se présentait sous la forme d'un grand disque de couleur argentée, auréolé tantôt de rouge, tantôt de violet et laissant dans son sillage une traînée lumineuse.
Le jeune écolier, de plus en plus inquiet, eut alors la nette impression que l'engin piquait sur lui. Terrorisé, il enfourcha son cyclomoteur et fit demi-tour, se dirigeant sur Mesples où il rentra dans la première ferme.
Un "comité de réception pour les premiers Martiens" vient d'être constitué par M. Marcel Rubens, ingénieur bruxellois.
M. Rubens décida la formation de ce comité après avoir lu que les autorités de Châteauneuf-du-Pape avaient interdit l'atterrissage de soucoupes volantes sous peine de confiscation.
Ce n'est pas du tout est une manière raisonnable d'accueillir des visiteurs, a dit M. Rubens. Nous devons être gentils avec eux, sinon ils risquent de ne pas être gentils avec nous.