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Autour de Kelly:

Cette page n'a de sens que comme suite d'une précédente que vous trouverez ici.

Il s'agit de la reproduction d'un texte de Renaud Leclet du CNEGU, communiqué par Erick Maillot (Merci!) de la part de Renaut Leclet qui complète ses articles sur http://membres.lycos.fr/cnegu/pages/pagenouveautes.htm

Le texte examine l'idée que le cas de Kelly en 1955 soit une fabulation, c'est à dire qu'il ne se serait rien passé du tout. Renaud Leclet donne ses arguments contre cette thèse, j'ai interrompu le texte par mes propres remarques, lesquelles sont globalement l'expression de mon acceptation des arguments de Laurent Leclet, et eux trois arguments de ma part qui soutiennent également qu'il s'est probablement bien passé "quelque chose" et que la thèse de la pure fabulation, même si elle n'est pas absolument réfutable, me parait moins crédible que la thèse de Laurent Leclet présentée et discutée ici.

Le texte de Laurent Leclet est celui qui est sur un fond plus sombre que le fond de la page.

DERNIERE MINUTE

Certaines questions, posées plus haut, ont trouvé une réponse grâce à Yann Mège qui a récemment contre-enquêté l’affaire de Kelly-Hopkinsville sur place et qui défend la thèse d'un canular (ref.1). Il confirme certains points de mes déductions notamment que les membres de la famille Sutton ont bien parlé du cas de Flatwoods (Virginie occidentale), pendant le repas, juste avant de voir le ou les petit(s) humanoïde(s).

Je trouve très improbable que les Sutton se soient mis spontanément à parler d'êtres extra-terrestres. Qui donc rapporte ceci? Il ne semble pas que ce soit les Sutton. Qui donc était là à épier leur conversation? Ce que le récit dit, c'est que Billy Ray entre dans la maison en déclarant à la famille Sutton qu'il vient de voir une soucoupe volante. Qu'il en ait vu une ou non, il semble évident que c'est sa déclaration, accueillie par les sarcasmes de la famille qui sera la cause de toute discussion sur les soucoupes volantes et extra-terrestres au sein de la famille ce soir là. Si Billy Ray a réellement vu quelque chose, quoi que ce soit, et l'a rapporté, il est bien naturel que la conversation s'oriente vers ce sujet.

Yann Mège dit que Glennie Lankford a présenté à la famille Sutton, peu avant le repas, un article soucoupique provenant d'un éditeur texan avec une photographie d’un singe couvert de peinture argentée (ref.1 p.9). Malgré ses recherches sur place, il n’a retrouvé aucune référence sur cette photo. Le seul cas que je connaisse et qui se rapporte a des photographies (de presse) de singe peint (non pas couleur argent mais en vert) est celui d’Atlanta (Georgie) qui date du 7 juillet 1953. C’est un canular de Edward Waters qui avait écrasé un singe de type rhésus et l’avait placé dans la vitrine de son salon de coiffure (ref.3 pp.16-17).

Il est évident que Billy Taylor, comme je le soupçonnais, a bien influencé les autres membres de la famille en parlant du "monstre de Sutton" et d'une observation personnelle (ref.2 page 16).

La seule vraie question est finalement de savoir si Billy Ray a vu quelque chose, et quoi, ou s'il a simplement inventé son observation. Je ne crois pas que l'on puisse jamais prouver qu'il n'ait rien vu du tout. Que la conversation roule sur les soucoupes volantes et extra-terrestres par la suite est dans tout les cas parfaitement logique. Donc en effet, il est évident que Billy Ray ait influencé la famille, et bien possible que le cas de Flatwoods ait été évoqué, ne serait-ce qu'à cause de la coïncidence quant au nom "Sutton."

Concernant l’observation du 21 août à 23h00 d’un policier où je proposais deux explications possibles: soit deux météores ou soit deux avions de chasse en exercices. Yann Mège nous apprend (ref 2 page 15) que le cirque Shrine Circus qui était à Hopkinsville depuis le 18 août, avait tiré un feu d’artifice le 21 août dans la nuit à la fin de sa représentation. Cette dernière explication serait plus apte à confirmer le témoignage du policier à 23h00. Il manque toutefois l'heure à laquelle fut tiré ce feu d'artifice de clôture pour en être certain.

Tout à fait.

La thèse du canular soutenue par Yann Mège (noté plus loin Y.M), thèse qui n'est d'ailleurs pas nouvelle, ne semble pas crédible pour les raisons suivantes:

- Les Sutton ne se seraient pas fait piéger par Billy puisqu’ils devaient être au courant qu’il avait une nette tendance à fabuler. Page 16, l'auteur affirme que les Sutton croyaient plus ou moins fermement à l’existence de ces visiteurs venus d’un autre monde. Comment se fait-il qu’après que Billy Taylor leur ait raconté qu’il venait de voir une soucoupe, personne chez les Sutton ne l’ait cru (cf I. Davis et T. Bloecher)?

Tout à fait. Le milieu sociologique des Sutton ne les prédispose aucunement à croire à des visiteurs d'outre espace. Il convient d'entendre les enquêteurs américains et les gens du terrain qui ont une opinion inverse à ce sujet, et effectivement, il serait très étrange que les Sutton soient des passionnés de petits homme verts, et aient soudainement changé d'avis justement quand un proche leur rapporte qu'il vient de voir une soucoupe volante.

- Pages 7&8, la terreur des témoins décrite par le sergent Pritchett, démontre bien qu’il s’est passé quelque chose d’anormal dans la ferme des Sutton. Ce point dérange Y. M. puisqu'il n'y apporte pas non plus de réponse et croit difficilement à une simulation. Pourquoi les "Sutton attendirent-ils que les policiers terminent la fouille de la maison avant d'y entrer? Il faudrait qu'ils soient de très bons comédiens (même dans les subtilités psychologiques du scénario), chose étonnante pour une famille de fermiers moyens.

Absolument. Ignorer les points dérangeants est une mauvaise façon de rechercher la solution d'un problème. Si l'on s'en tient au récit, l'entière logique du récit est consistant avec une peur véritable et il n'y a pas la moindre raison de suggérer une simulation. Ce n'est pas une chose impossible, mais c'est assurément une chose extrêmement peu probable.

De plus, les Sutton ne se seraient pas adressés à la police pour monter un canular. Trop risqué, même sachant qu'un des policiers (le chef Greenwell) était ouvert à l'idée E.T. La preuve, ce n'est pas sur lui que tombe la famille Sutton mais sur le Sgt Pritchett.

Absolument.

Il suffisait aux Sutton, pour faire un canular sans risque et même exploitable financièrement, d'en parler au voisinage ou à la presse directement. S'ils sont tous partis en catastrophe au poste de police, c'est simplement que pour eux, c'était le lieu le plus sur pour une famille apeurée.

Le fait que les Sutton ont pensé à la police en premier et qu'ils n'ont pas pensé à aller voir un voisin pour téléphoner n'est pas non plus un argument cohérent pour le canular comme le pense Y.M. A qui téléphonez-vous en cas de situation de danger ou d'urgence, aux voisins? Non, évidemment.

Absolument. Que ce soit en matière d'OVNIS ou en d'autre matières, les fabulateurs ne semblent généralement pas s'adresser en priorité aux autorités, mais bien à leur entourage et à la presse. Là encore ce n'est pas une chose impossible, mais ce serait assurément un comportement extrêmement peu vraisemblable. Au contraire, les gens ayant une chose étrange ou inhabituelle à rapporter s'adressent aux autorités quand ils sont sincères.

-. D’après un armurier de Monthermé (Ardennes) que j’ai rencontré avec Eric Maillot en juillet 2001, il serait normal qu’une balle de gros calibre, tirée dans de la moustiquaire en tissu (ou fils métal fin:), fasse un trou de forme assez géométrique, ce à cause du filage des mailles carrées du tissu. On notera que le trou suspect dit " carré" (pp8&14) est bien loin de l’être sur les photos d’époque (il est presque " rectangulaire"). Nous devons faire un essai avant fin Août pour voir si nous reproduisons bien des trous carré avec des balles de 22 LR et de calibre 12 ou 20mm tirés à moins de 7m. Nous verrons alors si ce trou carré doit être considéré comme suspect (donc en faveur du canular) ou comme normal (méprise grand-duc) ... On ne peut que regretter que ceux qui ont utilisé ce trou comme argument du canular n'aient pas eu l'idée de vérifier la différence entre un impact de balle et celle d’un piquet à tabac planté à la main pour étayer leurs propos (p.74 I. Davis).

Excellente réflexion et projet de test. De plus, Si l'affaire était un canular, pourquoi diable les Sutton auraient-ils réalisé ce trou autrement qu'en tirant effectivement à travers la moustiquaire? Pourquoi diable auraient-ils fait ce trou à la main ou au couteau alors qu'il se serait agit de convaincre que l'on a bien fait le coup de feu sur des extra-terrestres?

- Page 10, le policier Ferguson confirme qu’il n’accorde "aucun crédit au récit". Puis il déclare "tout le monde a vu quelque chose." Cela montre bien qu’il ne veut pas y croire, mais que les témoins ont bien vu quelque chose. Il dit aussi qu’il a été très impressionné par la sincérité des témoins et qu’ils étaient toujours aussi effrayés quand il est parti; encore un paradoxe dans l'argumentaire favorable au canular. Ferguson déclare (p.13) que c'est une "pure fabrication". On attendrait un peu plus de preuves, surtout de la part d'un policier ...

Tout à fait. Quand j'avais lu cet article, avant de réaliser ma modeste présentation du cas, j'avais relevé tellement de contradictions de cette sorte que cela a formé mon opinion que le canular est très invraisemblable, et qu'il s'est bien passé quelque choses, bien que les preuves physiques en soient absentes.

- Page 11, Ferguson signale qu’ils buvaient ou étaient en train de boire. Il ne dit pas si c'était avant ou après l’observation: Les témoins ont pu se désaltérer après avoir eu la peur de leur vie. Peut-être que Ferguson n’a pas compris cela. Confirmerait-il quand il dit "Je n’ai pas dit qu’ils étaient saouls:"

Si les Sutton avaient pris une cuite et que la "bière coulait à flot" (voir P.16) Les policiers auraient sûrement trouvé un bon nombre de bouteilles vides (la famille est nombreuse). Ce dont Ferguson ne parle pas. P.8, Greenwell et ses hommes qui cherchèrent des traces d’alcool et n’en trouvèrent pas! Une ivresse sans alcool qui ne s'explique pas non plus.

Le lendemain un enquêteur trouva des canettes de bière vides. Ne serait-ce pas celle que Ferguson a vu quand ils les ont bu, donc après l’observation et non avant: pourtant (page 16) Y. M écrit que la bière coulait à flots et que les Sutton étaient un peu éméchés et très excités. Ce qui va contre les constatations des policiers et des enquêteurs qui, eux, ont mis cela sur le compte de la peur.

Tout à fait. Le soupçon d'une ivresse des Sutton avant l'événement va à l'encontre de tous les compte rendus de l'époque et de toutes les enquêtes, ne cadre pas avec la sociologie de la famille, et même, ne pourrait rien expliquer:

Il faudrait imaginer une beuverie générale des hommes, femmes et enfants, et une beuverie telle qu'elle fasse apparaître une hallucination telle que racontée par les témoins, et expliquer comment différentes personnes ivres aient les mêmes hallucinations, si l'on maintient qu'il ne se serait rien passé. Ou, si l'on maintient la thèse de la fraude, expliquer que c'est pris d'ivresse que la famille concocte une telle fraude, et que des ivrognes simulant la terreur soient parvenus à bluffer les policiers.

Au contraire, il est bien possible que la famille voire les policiers aient consommé quelque alcool après l'événement, et en effet, Ferguson semble très ambigu à ce niveau. Là encore, j'ai un sentiment que quelque chose "ne va pas" en ce qui concerne les déclaration de Ferguson.

- Page 11, Ferguson dit qu’il n’a vu aucune balle dans la cour. Pourtant environ une dizaines de douilles ont bien été trouvées dans la maison (Isabell Davis & Ted Bloecher) et non dans la cour. Ces douilles ont été ramassées le lendemain après que Ferguson soit parti (à 02h00).

On peut s'étonner qu’il dise ne pas être au courant que des douilles ont été récupérées (confirmation du Madisson Messenger, qui cite “2 cartouches de 22 ont été trouvées par les enquêteurs”). On constate à l'évidence que les informations de R.N Ferguson sont pour le moins partielles et partiales...

Je ne peux que me citer: "Là encore, j'ai un sentiment que quelque chose "ne va pas" en ce qui concerne les déclarations de Ferguson."

Autre constatation, les Sutton ont tiré la (ou les) première(s) balle(s) entre 19h00 et 20h00 sous le auvent puis une balle dans la moustiquaire à 22h30 quand Mme Lankford a vu l’être pour la première fois derrière la fenêtre. Les autres balles ont été tirés dans la moustiquaire vers 02h30 alors que les policiers avaient quitté la ferme aux environs de 02h00 du matin. Il serait donc normal que les policiers n’aient vu qu’un seul trou dans celle-ci. Voilà probablement pourquoi Ferguson dit n’avoir vu qu’un trou dans le grillage (gros calibre, noté C dans la ref. I.Davis p71). De ce fait, il est normal que les enquêteurs arrivés le lendemain aient vu plusieurs trous (1 gros calibre noté D et 5 de 22LR notés B). Ce qui semble indiquer que Ferguson n’est pas retourné sur place puisqu’il dit lui même qu’il n’était pas au courant.

Bonne observation. Ceci ne m'était pas apparu.

- Page 13, le fait que, le lendemain, les hommes de la famille soient tous partis serait pour Y.M un argument en faveur du canular. Vu le monde qui a envahi les lieux et ayant déjà subi les questions des policiers une partie de la nuit, au contraire, il est probable qu’ils ont ainsi essayé d'éviter les milliers de questions des enquêteurs privés, ou curieux ainsi que les railleries des gens. De plus, essayez de dissuader un chasseur d'aller à la chasse... Nombre d'entre eux manquent parfois même les réunions familiales exceptionnelles ou occasionnelles pour ce loisir.

Il me semble que personne n'a demandé à la famille pourquoi les hommes ne sont pas restés sur place toute la journée, et on ne peut exclure qu'il aient eu une explication satisfaisante. Par ailleurs, l'argument est souvent cité contre d'autres cas. Le fait demeure: tout témoin d'observation d'OVNI ou de phénomène bizarre ne passe pas forcément les jours qui suivent autrement qu'en suivant leur routine ordinaire. J'ai eu l'occasion de prendre connaissance moi-même d'un tel cas, ayant deux témoins confrontés ensemble au même phénomène OVNI: si le cours de l'existence de l'un deux a été tout de suite fortement déterminé par son expérience, l'autre au contraire s'est contenté de la rapporter et n'a en aucune manière changé ses habitudes.

- Page 14, les journalistes ont-ils voulu faire du sensationnel en disant que tout le monde avait vu la soucoupe. Ce ne serait pas la première fois que la presse déformerait un tantinet les faits ou les propos. On peut aussi penser que Glennie a voulu se valoriser ou a cédé devant les questions répétées sur l'ovni par les journalistes en déclarant qu'elle l'avait observé.

Les journalistes tantôt sont fiables, tantôt racontent n'importe quoi, tantôt exagèrent et tantôt minimisent. En l'occurrence, nous savons bien qu'il y a eu des exagérations innombrables dans tous les sens: les êtres vus à Kelly n'ont-ils pas été décrits comme "de couleur verte" par certains articles?

- Page 15, M. R. Mc Cord dit n’avoir rien entendu durant cette nuit. Est-il si rare de ne rien entendre en plein sommeil: Un exemple, le jeudi 02/08/01 nous avons eu dans les Ardennes des pointes de vent très fortes, de la pluie avec orage de 21h15 à 21h35. Je n’ai rien entendu alors que je me suis couché a 21h00 et que j’habite au dernier étage, sous le toit. Je ne m’en suis rendu compte que lorsque je suis parti à 04h30 du matin et qu’il y avait des branches d’arbres sur la route tout le long de mon trajet. Le quotidien belge la Meuse titrait le 04/08/01 "Orage: les éclairs font des ravages 21 000 impacts au sol". En suivant le raisonnement de Y.M, il me faudrait donc douter de l'existence de l'orage. Y.M ne s'interroge pourtant pas sur le fait que ce voisin n'a pas entendu le feu d'artifice qui est bien censé avoir eu lieu ... Faut-il remettre aussi en cause l'existence du feu d'artifice:

Contradictions finement relevées en effet.

A la question posée: "est-il si rare de ne rien entendre en plein sommeil?" je peux assurément ajouter mon propre témoignage. Ma famille sait parfaitement que quand je dors (5-7 heures par nuit), rien ne me réveille. Ainsi même le hurlement puissant de la sirène intérieure de mon système d'alarme, prévue pour alerter mon voisinage, ne me réveille pas. Je cherche encore quel type de réveil matin serait approprié à mon cas, car aucun de fonctionne et il faut croyez-moi chaque matin une énergie considérable à ma compagne pour me sortir des limbes. Et pour me persuader qu'il y a du tonnerre aussi la nuit, il faudrait que je m'en remette à un magnétophone.

-Page 16, Rachel Greenwell signale d’après l’opinion de son mari, "que Glennie Lankford n’était pas du genre à raconter des histoires et n’aurait pu mentir aux policiers." Plus loin l'auteur dit qu'elle a été obligée de faire comme tout le monde et a raconté la même chose que les autres. Il est à souligner que les enquêteurs ont constaté le rôle dominant de Mme Lankford au sein de la famille. Ce qui confirme les dires de Rachel Greenwell ainsi que ses deux autres fils Tilman et Franck qui pensèrent a une blague de Billy et Elmer mais changèrent d’avis aussitôt qu'ils apprirent que leur mère avait vu les entités le soir même.

Absolument. Voilà encore un bon relevé de certaines prises de liberté étonnante avec le bon sens.

Glennie Langford, une vénérable et religieuse grand mère à la morale stricte du monde rural américain, aurait-elle prit part à une telle falsification? Je ferme les yeux un instant et tente de m'imaginer ma propre grand-mère donner son accord à ma proposition imaginaire d'aller tromper la police au beau milieu de la nuit avec une histoire d'extra-terrestres ... Mieux, je tente d'imaginer ma grand-mère proposer et organiser une telle chose... Je demande à ceux qui envisagent cette possibilité de faire le même effort d'imagination.

Je ne peux imaginer une telle chose. Elle n'est pas impossible, mais je ne peux y croire.

Pour nous la méprise avec un ou des hiboux grands-ducs colle très bien (Kelly-Hopkinsville) avec la description des témoins et va dans le sens contraire de l’hypothèse du canular, vers celle de l'influence soucoupique ambiante.

(1)- SOS OVNI "Phénomèna" n° 45, mai 2001.

(2)- H. Durrant "Premières enquêtes sur les humanoïdes extraterrestres" pages 16 - 17, Ed R. Laffont 1977.

(3)- Isabel Davis et Ted Bloecher " Close encounter at kelly and others of 1955", CUFOS.

Comme je l'ai déjà indiqué, j'ai quelques réserves quant à l'explication par des oiseaux de nuits, mais je rejoins totalement l'argumentation et la conclusion proposée contre la vraisemblance du canular. L'hypothèse du canular me paraît bien plus improbable que celle des hiboux grands-duc.

SUTTON-FLATWOODS 1952

Jacques Scornaux, que je remercie ici vivement, m’a fait parvenir l’enquête de M. Joe Nickell du CSICOP’s à Sutton-Flatwoods. Ce dernier explique le cas de Sutton, non pas par un extraterrestre mais par une chouette effraie certaine pour l’être et les traces sur la montagne par un 4x4 pick-up. Ceci confirme pleinement mes déductions faites à grande distance, outre-atlantique.

Je tiens à signaler en ourte que ce n'est aucunement le CSICOP qui a suggéré l'explication pour le monstre de Flatwoods. C'est en fait le Shériff Carr, qui a mené l'enquête au moment des faits, qui a estimé qu'il y avait eu d'une part un possible accident d'avion qui a été vite interprété plutôt comme un météore, d'autre part, les yeux réfléchissant la lumière d'un animal tel qu'une chouette ou un raton laveur dans un arbre dans la brume, qui avaient causé grande frayeur à ... des enfants, ce qui se comprend. Là encore il n'y a pas fraude.

Comme je l'ai rappelé précédemment, le Major Donald Keyhoe en retraite avait également dès l'époque réalisé et affirmé le manque de substance de cette affaire, et des affaires similaires d'occupants d'OVNIS qu'il avait examinées.

Il m'était connu que le CSICOP évoque chouette ou cervidé pour le monstre de Flatwoods. Je souhaite cependant ajouter que le même CSICOP présente non loin une "étude" sous forme d'un tableau des morphologies d'extra-terrestres censées montrer une "évolution" de leur représentation (laquelle ne se montre aucunement dans leur tableau) censée prouver l'inanité des témoignages, et étonnamment, le CSICOP ne trouve pas étrange d'y inclure tant les êtres décrits dans le cas de Kelly, que le "monstre" de Flatwoods, ce dernier n'étant bien entendu pas représenté par une chouette ou un cervidé ou autre. Ceci participe d'une manie étrange chez bien des intervenants en matière d'OVNI d'inclure à fin de décisions sur l'hypothèse extra-terrestre des cas considérés par ailleurs comme non-extra-terrestres par ces mêmes intervenants.

Comme par hasard, cet été le magazine VSD de juillet 2001 éditait un hors série "OVNI aux USA". Parmi les rares cas choisis, comme les plus représentatifs des cas américains, se trouve justement celui de Flatwoods. Malgré deux explications d'auteurs différents et pourtant concordantes, il faut craindre que ce cas soit à nouveau cité comme non identifié dans une certaine presse, grand public ou ufologique, qui n'est guère regardante sur la vérité. Bernard Thouanel, rédacteur en chef de ces n° de VSD, avec son troisième hors série sur les ovnis de par le monde et l'édition du pseudo rapport "confidentiel défense" du COMETA (fait par des retraités de l'IHEDN), nous avait déjà habitué à des publications polluées de méprises évidentes et connues. Il n'est donc pas surprenant de voir un cas comme Flatwoods y faire une double page de pur mystère.

Source:

-Joe Nickell "The Flatwoods UFO Monster" pages 15 à 19, Skeptical Inquirer, novembre/décembre 2001.

Le cas de Flatwoods est cité tantôt comme non identifié, tantôt comme identifié, avec des identifications différentes, ici ou là, d'autres expriment leurs incertitudes, des explications divergentes existent, certains s'attribuent à tort la paternité d'une explication antérieure. C'est regrettable, il serait merveilleux qu'il y ait un consensus, que tout le monde soit honnête et capable de discerner une vérité incontournable, mais force est de constater que ce n'est pas le cas.

L'article ayant paru dans VSD en Juillet 2001 se trouve devant mes yeux, et j'y note un grand nombre de points qui, s'ils étaient exacts, rendraient douteuse l'explication par un animal mal interprété pour l'ensemble du cas. Je ne me suis moi-même pas attardé sur le cas de Flatwoods pour la raison qu'un examen antérieur très superficiel m'a appris que le cas est expliqué notamment par Bluebook. Si je ne vois dans l'article aucune prétention à conclure, j'accorde cependant que le sous titre "Terrifiant Humanoïde" en milieu d'article, et quelques formulations telles "incroyable rencontre," sont des effets journalistiques. Il en est de même de la manière dont l'article s'abstient prudemment de proposer clairement que le cas serait effectivement d'origine extra-terrestre. L'article donne l'information que pour Bluebook, le cas est identifié, mais laisse penser que ceci est sommaire et contestable. Je verrais cela à l'occasion, en attendant, je ne suis convaincu de rien.

VSD est un magazine. A priori, l'objectif est le profit commercial. Ce contexte permet effectivement de soupçonner des prises de liberté avec les faits, des présentations tendancieuses, des omissions, voire l'invention et le mensonge pur et simple. C'est déplorable, mais c'est ainsi, ce n'est nullement particulier à des publications commerciales traitant du phénomène OVNI, nullement l'apanage se ceux qui entendent soutenir que des OVNIS aient une origine extra-terrestre. J'achèterais le prochain hors série OVNIS de VSD, car dans les précédentes parutions, j'ai trouvé un grand nombre d'articles dont j'ai pu examiner le sens et le contenu et qui m'ont appris des choses que j'ignorais.

Le rapport Cometa en soi n'est aucunement un pseudo-rapport. Je le vois ici posé sur mon bureau, de ce fait je crois en son existence, et il se présente bien comme un rapport, et non un recueil de poésie, un roman ou quelque autre forme d'écrit.

Je suis parfaitement au fait du statut de retraités de leurs auteurs ou commanditaires, et s'il doit être redit que le rapport n'est ni officiel, ni confidentiel, je le dis ici encore. Mais il me semble douteux qu'il y ait une corrélation forte entre les ufologues inclinés à penser qu'il existe des OVNIS qui sont d'origine extra-terrestre et l'ensemble des gens qui croient que le rapport COMETA est un rapport officiel et/ou confidentiel-défense. Si c'était tout de même le cas, je le déplorerai.

Il me semble qu'il faut être particulièrement naïf pour imaginer que le rapport COMETA, qui fut en vente dans de nombreux kiosques à journaux, soit un document confidentiel-défense. S'il s'avérait que les acquéreurs du rapport pensent en nombre qui le soit, je le regretterais, mais sans entrer nécessairement dans des états émotionnels de colère ou tristesse ou des attitudes de mépris. Je constate que COMETA n'est aucunement responsable de croyances en quelque officialité ou confidentialité du rapport, et que toutes les informations sur le statut des personnes de l'association son claires, dès la couverture ("Préface du Général Bernard Norlain, ancien directeur de l'Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale"), dès le dos, "un comité français constitué d'anciens auditeurs du très sérieux" IHEDN, "des hommes, dont certains ont occupé de très hautes fonctions"), également dans le préambule ("André Lebeau, ancien président" du CNES) et ainsi de suite.

Il convient toutefois de ne pas passer sous silence le fait que parmi les personnes remerciées pour leur témoignage ou contribution, en page 6 du rapport, la plupart sont en exercice (par exemple Jean-Jacques Vélasco, qui n'est pas l'ancien responsable mais effectivement l'actuel responsable du SEPRA au sein du CNES et ainsi de suite.)

Il me semble également fort peu probable que les membres de l'association COMETA aient acquis les convictions, les idées, les conclusions, exprimées dans le rapport seulement le lendemain de leur départ à la retraite.

La page 6 nous apprend effectivement qu'un comité de l'IHEDN présidé par le Général Blanchard, en exercice, aurait ouvert le dossier des OVNIS en 1976, aboutissant à la création du GEPAN.

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Cette page a été mise à jour le 8 mai 2002.