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Les Dogons:

Recherches sur un mystère:

Ce que j'ai rassemblé ci-dessous se rapporte au mystère des Dogons, présenté ici en introduction. Ceux qui sont familiarisés avec cette affaire pourront directement passer à mes recherches ci-dessous.

Quand a-t-on découvert Sirius B?

www.astrosurf.com/saviezvous/savoir/siri0007.htm nous dit:

"Un allemand, Friedrich Wilhem Bessel (1784 -1846) et Alvan Clarke (1804 -1887), en 1844 observèrent des irrégularités dans le mouvement propre de cette étoile et on découvrit alors son compagnon, Sirius B qui est une naine blanche 10 000 fois moins lumineuse que Sirius et parcourant son orbite en 49.9 ans."

Le conservatoire d'instruments astronomiques Deller est un peu plus précis sur www.deller.com/newpage6.htm

"On the night of January 31, 1862, while testing the lens of the Dearborn Telescope, Alvan Graham discovered the faint companion to Sirius. The German astronomer Bessel, years before had predicted this companion from the wobbling motion of that brightest star in the sky."

Donc, en 1844, on ne voit aucunement Sirius B. L'astronome Allemand note simplement des irrégularités de Sirius A, qui suggèrent que Sirius A est affecté par un objet proche en rotation autour de cette étoile. C'est en 1862 que l'étoile est effectivement vue.

Peut-on voir Sirius B à l'oeil nu?

www.astrosurf.com/saviezvous/savoir/siri0007.htm nous dit:

"La magnitude de Sirius B avoisine 10 . Même quand le couple est aux alentours de sa séparation maxi, soit plus de 10", Sirius B est difficilement accessible aux instruments d'amateur."

Après nous avoir précisé que Sirius B est 10.000 fois moins lumineuse que Sirius A, on nous précise que Sirius B est difficilement visible avec un télescope d'amateur, donc encore, sans doute encore plus difficilement visible à l'oeil nu. Pour en être certain, j'ai recherché et trouvé le télescope utilisé.

Cette observation visuelle fut effectué avec le télescope Dearborn de 22 pieds de long avec une lentille de 40 pouces montré ci dessous:

Télescope Dearborn

L'appareil semble en effet quelque peu plus performant qu'une simple paire de jumelles ou une lunette amateur. Ce télescope était en fait l'un des meilleurs disponibles. L'astronome Alvan Clarke était le fils de son constructeur.

Physiologiquement, une étoile la magnitude de Sirius B demanderait pour être visible une sensibilité de l'oeil humain 2.6 fois supérieure à celle des meilleurs yeux, observant le ciel par temps clair depuis une montagne élevée. Et comme Sirius B est en outre noyée dans la lumière d'une des étoiles les plus brillantes du ciel, Sirius A, on doit conclure qu'une observation visuelle de Sirius B est totalement exclue - de nos jours (on pourrait imaginer qu'elle ait été plus brillante dans le passé, mais ce n'est aucunement ce que nous disent nos astronomes Dogons).

En outre, gardons nous d'oublier qu'Alan Clarke savait où chercher...

Il y eut une tentative d'un certain Adams en 1983, de dire que les anciens Egyptiens auraient eu des télescopes leur permettant de voir Sirius B, "The Russians have recently discovered a crystal lens, perfectly spherical and of great precision, used in ancient Egypt. It is a short and simple step to place one lens in front of another to make a basic telescope, and chances are that it could have happened and many times."

Le problème, outre l'absence de références dans la découverte alléguée, est qu'une lentille de verre, ou deux, ne peuvent constituer un télescope apte à observer Sirius B. Il faut en fait également un miroir de très grande qualité et d'au moins 18 pouces, et même cela ne constitue toujours pas un télescope.

Enfin, plusieurs auteurs récents proposent que la mélatonine, le pigment cutané qui rend sombre la peau des gens de couleurs, leur conférerait des "talents psi" qui leur auraient permis de "détecter télépatiquement" la présence de Sirius B. Une recherche sur ces prétendues propriétés miraculeuses de la mélatonine semblent suggérer que cette idée est à classer parmi les fariboles.

Qu'en est-il de la période de rotation de 50 ans?

www.astrosurf.com/saviezvous/savoir/siri0007.htm nous dit:

"Pourtant un peuple, les Dogons, du Mali, semblent bien connaître ce couple: Tout les 50 ans, ils célèbrent la fête de "Sigui", afin de régénérer le monde. La date de cette fête (et donc son cycle) est déterminée par "Po Tolo". Po est le nom de la plus petite céréale connue par les Dogons (nom latin : Digitaria exilis), et Po Tolo est une étoile soeur de Sirius que l'on ne peut pas voir. Ces faits étonnants ont été rapportés par l'anthropologue Marcel Griaule, et une de ses collègues, Germaine Dieterlen, alors secrétaire générale de la Société des Africanistes du Musée de l'Homme."

Ici nous est précisé que Sirius B, "Po Tolo," ne peut être vue, et il nous est confirmé le nom des deux anthropologues à l'origine de notre connaissance du fait que les Dogons, eux, en connaissaient la période de rotation.

Les Dogons en savent-ils encore plus au sujet de Sirius B?

www.afribone.net.ml/Editoriaux/99-00/56.html nous apporte un élément de plus:

"Le côté étrange, mystérieux du monde Dogon, c'est assurément la perception astronomique des astres. En effet, les idées que se fait le peuple Dogon de l'astronomie sont des intuitions savantes. Cette étoile invisible des hommes, lourde et extrêmement massive, graviterait en cinquante années autour de Sirius, l'astre le plus brillant du firmament."

"Sigui, c’est cette grande fête que les Dogons organisent tous les cinquante ans, périodicité déterminée par les notations supposées de l’étoile invisible en question. Chose curieuse, les travaux astronomiques et l’Américain Alvan Clarke (issus de ceux de l’astronome allemand en 1844) ont confirmés en 1862 l’existence d’un compagnon de Sirius, appelé depuis sa découverte Sirius b, invisible de la Terre. Et effectivement, "Sirius b tourne autour de Sirius suivant une orbite d’environ 51 ans". De nos jours, nous savons (et cela conformément à la cosmogonie Dogon) que cette étoile, petite, est très lourde."

Effectivement, il y a là une indication supplémentaire: la notion que les Dogons sauraient donc également que Sirius B est une étoile massive, comme astrosurf.com nous l'explique:

"Sirius B qui est une naine blanche 10 000 fois moins lumineuse que Sirius et parcourant son orbite en 49.9 ans. Il faut préciser que la densité de Sirius A est de 0.42 comparé au Soleil. Par contre Sirius B possède une densité de 27 000!"

The Dogon said to Marcel Griaule in the 1930 that Sirius B is made of a material called "sagala" (translation: "strong") "so heavy that all earthly beings combined cannot lift it."

Il convient bien entendu de noter que l'on a déterminé que Sirius B est une naine blanche dans les années 1920. Sirius B was actually the first white dwarf star discovered, a type of star "first" understood by Subrahmanyan Chandrasekhar in 1930.

Qu'en est-il de la période de rotation?

Emile Breton sur www.regards.fr/archives/1999/199905/199905cre10.html écrit:

"Cette cérémonie du "Sigui" dure dans chaque village quelques jours et commence en juin, le jour de l'occultation par Sirius, de l'une de ses planètes, invisible à l'oeil nu."

Le Malien Hadi Ousmane nous apprend que la prochaine cérémonie du Sigui aura lieu en 2027 et que les Sigui se déroule tous les 60 ans. Ceci ne coïncide donc pas avec une période de rotation mesurée comme étant de 49.9 années.

Emile Breton écrit également que l'ethnologue Marcel Griaule, qui a travaillé avec les Dogons depuis les années trente, apprit peu avant sa mort en 1956 les dates des Siguis de 1907 et 1967, ce qui confirme que la cérémonie se déroulerait tous les 60 ans et non tous les 50 ans, périodicité de rotation de Sirius B.

Pour compliquer encore l'affaire, il suffira de citer Marcel Griaule & Germaine Dieterlaine, in "Un systeme Soudanais de Sirius", in journal de la Société des Africanistes, tome XX, fasc. II, Musée de l’homme, Paris, 1950:

"The planet Sirius is named Sigu Tolo (The Star of Sigui), and the festivity of the renewing of the World, permits the nomination of a new Sigui priest, each 60 years."

Nous avons ici une confirmation de ce que "Sigui" désigne bien Sirius A pour les Dogons. Sirius B est nommé "Pô." Pourquoi donc cette apparente erreur de 10 ans? N'est-ce pas là une indication claire que les "connaissances astronomiques" des Dogons sont entachées au moins d'une grave erreur?

L'explication existe. En réalité les connaissances astronomiques des Dogons sont simplement encore plus riches que ce que l'on est conduit à penser de prime abord du fait du "simplisme" de l'esprit logique.

Les 60 années ne sont aucunement pour les Dogons la période de rotation de Sirius B autour de Sirius A. Il s'agit en réalité de la périodicité à laquelle ils choisissent un nouveau prêtre, et cette périodicité est celle à laquelle Sirius B, Jupiter et Saturne sont alignés.

Autrement dit, il y a bel et bien une connaissance astronomique de cycles ayant cours et impliquant Sirius.

Cette information provient du "World Heritage Site" de l'Unesco, 1995. Malheureusement, la page d'information en question a été mise à jour en 2001 et le texte ne s'y trouve plus. Il figure à l'état de copie sur http://www.geocities.com/sqmk5/MaliTour/Dogon.html

Il ne m'a pas fallu cinq minutes pour trouver de nombreuses indications d'origine diverses (touristes, astronomes amateurs, astrologues) montrant que l'on a le souci des alignements impliquant Saturne, Jupiter et des étoiles particulières comme Orion, Sirius, jouant un rôle dans des fêtes Egyptiennes, Maya, et laissant des traces dans toutes sortes de traditions ésotériques.

"Our tour reached Luxor in the daylight and we drove around the complex. The walking tour took place in the evening and we were able to take some interesting pictures of Luxor at night. The evening was on December 30, 2000 and the night sky was beautiful with the moon almost at first quarter with Jupiter and Saturn together with the star Aldebaran in the East at dusk. Off Low in the South East was the star Sirius which was very important to Egyptian astronomy since its' rising with the sun in the morning of June 17th was the signal that summer had begun and that the annual flooding of the Nile would begin. Sirius today is still known as the "Dog Star." Sirius is the brightest star in the constellation Canis Major (The Great or Big Dog). In fact, Sirius is one of the brightest stars in our night sky! The term "Dog Days Of Summer" has its roots in this Egyptian tradition!" (un touriste)

"Approximately every couple of decades, Jupiter and Saturn are in conjunction - they appear to move near to each other. Next month, Jupiter and Saturn will be even closer together than they are now (visible before sunrise), but after this they won't be in such proximity again until December of 2020. Even though these planetary sashays are not all that uncommon, this is the most compact gathering of Jupiter, Saturn and Mars since December 1901, and they won't be so close again until November of 2080.

S'ils ne pouvaient la voir mais en connaissaient la nature d'étoile lourde, et étaient en outre capable de repérer des cycles d'alignements astronomiques entre trois corps céleste dont l'un invisible, alors, en adoptant le point de vue sceptique, force nous est faite de démontrer que quelqu'un leur avait apporté cette connaissance "impossible" pour eux. Il suffit a priori de suggérer qu'ils aient entendu parler avec précision suffisante des recherches sur Sirius de Friedrich Wilhem Bessel (1784 -1846) et Alvan Clarke (1804 -1887) aboutissant en 1844 à la découverte que quelque corps en rotation avec une période de 50 ans existe sans doute autour de Sirius.

Cette supposition a naturellement un coût très élevé en terme de bon sens: peut-on vraiment imaginer comme le fait le "debunker" d'OVNIS James Oberg, ainsi que l'écrivain scientifique Ian Ridpath et l'astronome Carl Sagan, que, entre 1844 et 1947, quelqu'un se soit rendu en territoire Dogon au Mali pour leur expliquer qu'il y a sans doute une étoile très lourde et invisible, et que cette étoile est dans l'alignement de Jupiter et Saturne tous les 60 ans?

Aussi invraisemblable que cela paraisse, il n'est évidemment pas légitime de l'exclure de façon absolument formelle. Nous pourrions estimer que c'est presque impossible, mais nous n'avons pas le droit de dire que c'est impossible.

Cependant, il apparaît déjà une difficulté supplémentaire pour cette thèse là. Il est tout simplement étrange que les Dogons aient reçu leurs connaissances astronomiques d'une source leur ayant rapporté les travaux de Friedrich Wilhem Besse entre 1844 et 1947 (au plus tard, car en 1947, Marcel Griaule avait déjà 16 ans de contacts avec les Dogons), et établissent alors une fête cyclique se renouvelant tous les soixante ans, la première date d'un "Sigui" dont nous ayons connaissance par Marcel Griaule remontant à 1907.

On peut dès lors se poser une question simple et décisive: depuis quand les cérémonies du "Sigui" existent-elle? La réponse est encore à lire chez Marcel Griaule: Les fêtes du Sigui existent au moins depuis 240 ans, probablement 480 ans, et peut-être même 1200 ans avant 1907, ainsi que Marcel Griaule l'a appris des Dogons, qui lui ont également montré les masques rituels utilisés. L'âge de ces masques n'est pas établi au Carbone 14: Griaule extrapolated the age of the masks by counting the number of masks in shelters and multiplying by 60 years per mask because a new mask was made for each 60-year sigui ceremony. Most shelters had 3 or 4 masks taking the ceremony back to 1720-1760 (Griaule, 1938, pages 242-244; Temple 1976, page 38). A single location had 8 masks, the remains of another and 3 piles of dust, which Griaule interpreted as possibly three further masks.

Si l'on prend 1907 comme date du masque le plus récent, si on admet qu'après 1907 le masque suivant ait déjà été prêt pour 1967, si l'on oublie les restes et tas de poussières, et que l'on s'en tient à 8 masques, alors il y a eu un Sigui en 1487. Si l'on s'en tient à 4 masques, alors il y a eu un sigui en 1667. Si on commet l'audace de considérer que les masques ne sont pas préparé à l'avance, que l'on prend les 8 masques, les restes d'un autre, et les trois "piles de poussières" alors, on obtient 1907-(1+8+1+3)*60 soit l'idée que le premier de 21 Sigui daterait de 647.

Il semble dès lors particulièrement difficile de penser qu'une cérémonie, aussi centrale, dont tout indique qu'elle soit plusieurs fois centenaire et dont la régularité ne fait pas de doute depuis 1907 ait été mise en place par les Dogons dans leur propre culture, au plus tôt en 1844, ait été inspirée par un occidental qui serait aller pour on ne sait quelle raison possible discuter de l'existence possible de Sirius B avec un peuple au moins considéré comme "primitif" à une telle époque.

Mais il faut bien comprendre que cette cérémonie ancienne et régulière en rapport avec Sirius A n'est pas en elle-même un quelconque mystère astronomique: Il n'est aucunement question de Sirius B ici. Elle indique par contre que les traditions Dogons semblent précisément liées à l'astronomie, anciennes, et indiquent que l'idée que les Dogons se soient mis à s'intéresser à Sirius du fait d'une visite récente de quelque "missionnaire" prêchant des spéculations mathématiques sur les étoiles n'est pas si évidente.

Il ne faut pas oublier que le "mystère Dogon" n'est aucunement le fait de Marcel Griaule ou Germaine Dieterlen, ces ethnologues n'ont pas relevé comme anomalies les connaissances Dogons, et n'ont aucunement diffusé la moindre idée de ce genre. Le "mystère" a en fait comme date de naissance 1976, et est le fait de Robert K. Temple, un astronome respecté, membre de la Royal Astronomical Society anglaise, qui l'expose dans son ouvrage "The Sirius Mystery." Il est donc absolument déraisonable de proposer que les ethnologues auraient "suggéré" des notions d'astronomie aux Dogons dans le but de faire naître quelque "mystère" des années plus tard, quand un astronome ferait des rapprochements le conduisant à rédiger un ouvrage de son côté.

Pour y répondre, le Canadien Michael Ovenden propose dans les années 1970 l'hypothèse que les Dogons ont acquis leurs données astronomiques, cette fois au XVIIème siècle, par l'université musulmane de Tombouctou, dépositaire du savoir des anciens Grecs, Egyptiens et Sumériens.

Mais quand bien même cela s'avérerait correct, ne change rien à l'affaire: nous aurions simplement une indication que d'autres peuples antiques auraient donc eu des connaissances astronomiques "impossibles" avant les Dogons.

La thèse de James Oberg est la suivante:

"There is no archaeological evidence that the specific references to the twin hidden companions of Sirius are anywhere near that old. Furthermore, most Dogon symbology already has multiple levels of meaning; the sketches used to illustrate the Sirius secrets are also used in puberty ceremonies. Clearly the Dogons (in common with many other cultures) were fascinated by Sirius, probably because its position in the sky was crucial to successful agriculture (it's the only star they have a name for.) Inevitably one must ask, if the Dogons had heard good stories about Sirius from other sources, would they ignore them or would they quickly adopt them into their own cultural myths?"

Nous avons vu que cette thèse est coûteuse. James Oberg n'est nullement anthropologue et nullement expert en ce qui concerne les Dogons. Qu'en pensent les gens compétents?

Germaine Dieterlen, who had lived among the Dogon for most of her life and many years at the same time than Marcel Griaule called this idea "absurd" when asked about it by a reporter for BBC-TV’s Horizon program. She brought and displayed for the show’s audience a Dogon object crafted 400 years earlier, which clearly indicated Sirius and its companion stars (*). So, there are all the evidence we need.

(*) Nous aborderons la question de la 3ème étoile plus loin.

Cette thèse ne tient donc plus du tout. La preuve de l'antériorité de leurs connaissances est établie par le fait que la fête du "Sigui" qui est comme son nom l'indique, en rapport avec Sirius, est célébrée depuis des siècles, ainsi qu'en atteste les masques décrits par Marcel Griaule, et les objets anciens montrant le système de Sirius (de trois étoiles, comme nous en discuterons plus loin).

Il nous reste donc à envisager que l'anthropologue Marcel Griaule, et une de ses collègues, Germaine Dieterlen, alors secrétaire générale de la Société des Africanistes du Musée de l'Homme auraient inventé toute l'histoire et fabriqué de faux objets. C'est là encore une hypothèse encore plus coûteuse, et nous allons voir qu'elle ne tient pas.

Il convient également de préciser que la culture Dogon ne se limite aucunement à une vague tribu de quelques âmes, mais concerne deux millions de personnes qui partagent la même cosmologie et les mêmes rites, notamment la fête du "Sigui."

Une autre source, Kenneth Brecher du Massachusetts Institute of Technology nous apprend que ces connaissances datent du 13ème siècle. Il nous explique également, se référant à Marcel Griaule, que les Dogons décrivent la Lune comme sèche et morte, qu'ils savent que Jupiter possède quatre satellites, que Saturne a des anneaux, qu'il y a une troisième étoile autour de Sirius, et qu'ils savent que notre galaxie a une structure en spirale.

Voyons donc ces autres données astronomiques impossibles.

La troisième étoile de Sirius:

Dans l'ouvrage de Marcel Griaule et Germaine Dieterlen, in "Un système Soudanais de Sirius", in journal de la Société des Africanistes, tome XX, fasc. II, Musée de l’homme, Paris, 1950:

"There is another star, Emma Ya, in the language of the Dogons, greater, lighter, with a more vast trajectory, in the same direction, at the same time..."

Voici donc une troisième étoile autour de Sirius.

Quand cette troisième étoile a-t-elle été découverte?

Des recherches pour déterminer si cette troisième étoile était connue des astronomes avant que le Dogons ne la mentionnent à Marcel Griaule indiquent fermement que cette troisième étoile est totalement indétectée à ce moment, cependant en 1995, des astronomes Français écrivent que les spéculations sur la possibilité d'une troisième étoile datent du début du siècle.

Une personne sceptique bien connue discutant récemment de cette affaire avec un ami ufologue qui a motivé les présentes recherches, lui a indiqué que cette troisième étoile, d'après une référence qu'il aurait connue mais dont il a oublié l'origine, aurait été découverte en 1921.

En réalité, il est question de soupçons et spéculations de l'existence d'une troisième étoile autour de Sirius dans les années 1894. Ces soupçons étaient effectivement déjà basés sur des oscillations de Sirius B qui permettaient cette spéculation. Dans les années 1920, des observations de cette troisième étoile auraient été faites, mais elles ont été contestées, nous indiquent Duvent et Benest, qui précisent que ces observations sont erronées car leurs simulations contredisent les orbites de 2 puis 4 ans proposées alors. Mieux, en 1978, une étude photographique sur 6 ans établit qu'il n'y a pas de Sirius C autour de Sirius A du tout.

In 1995, however, two French researchers, Daniel Benest and J.L. Duvent, authored an article in the prestigious journal Astronomy and Astrophysics with the title "Is Sirius a Triple Star?" and suggested (based on observations of motions in the Sirius system) there is a small third star there. They thought the star was probably of a type known as a "red dwarf" and only had about .05 the mass of Sirius B.

Les derniers travaux menés par les astronomes Jean-Louis Duvent et Daniel Benest de l'observatoire de Nice qui utilisèrent des simulations numériques d'ordinateurs, semblent renforcer l'hypothèse de l'existence du 3ème corps d'une masse très faible, de 0,5 fois au plus la masse solaire et de magnitude apparente de 5 à 10 fois plus faible que Sirius A. (Voir la Revue "Ciel et Espace," août 1995, article d'Olivier Fèvre "L'énigme de Sirius.")

Voici donc la publication scientifique originale de 1995 de Duvent et Benest: http://adsbit.harvard.edu/cgi-bin/nph-iarticle_query?1995A%26A...299..621B et en voici une copie (NASA Astrophysics Data System (ADS), au sein de l'Université de Harvard).

Autrement dit, les Dogons semblent conserver leur avance dans les connaissances du système de Sirius jusqu'au moins en 1995, mais il n'y a pas encore là de preuve absolument nette que personne n'avait avant 1946 soupçonné ce que nous disent les Dogons, car les soupçons de trois étoiles existent bien depuis 1894, et des observations - erronées - de la troisième étoile existent depuis 1920. Cependant nous n'avons pas encore fait le tour de la question.

Selon les Dogons, quelles sont les caractéristiques de cette troisième étoile?

Cette troisième étoile n'est pour nos astronomes, avant 1995, qu'une simple hypothèse et des observations qui semblent erronées. Mis à part son existence extrêmement probable, sa masse devrait être très faible, de 0,5 fois au plus la masse solaire et sa magnitude apparente de 5 à 10 fois plus faible que Sirius A, nous n'avons aucune autre information au début 2001.

Voyons ce que diraient les Dogons à son sujet: sa périodicité et sens de rotation autour de Sirius A serait identique à celles de Sirius B, ce qui se traduirait peut-être par le fait que Sirius C orbiterait autour de Sirius A.

Le fait que contrairement à Sirius A et B, C appelée "Emme Ya" n'est pas désigné par le terme "tolo" tend à indiquer que pour les Dogons, il ne s'agirait pas exactement pour eux du même genre d'objet que sont Sirius A, Sirius B et Jupiter.

En outre, ils croient fermement que Sirius C "émet deux paires de faisceaux" représentant "une figure féminine," à ses pôles, et que c'est selon eux la seule étoile qui émette de tels rayons. C'est ce que montre la représentation ci-dessous provenant de Marcel Griaule:

Sirius C, iconographie Dogon

Il est intéressant de noter que certain des temples Egyptiens les plus anciens tel que le temple d'Hathor à Denerah auraient été construit de telle manière qu'une ligne partant de la trajectoire légèrement hélicoïdale de Sirius voyagerait au dessus du corridor principal du temple de façon à ce que sa lumière tombe sur l'autel du sanctuaire. Il semblerait que des légendes indiquent que ce rayon tombant de Sirius créerait la déesse-étoile Sothis.

D'un autre côté il n'y a pas la moindre indication que les Egyptiens auraient jamais pensé ou su que Sirius ne soit pas une étoile mais un triplet d'étoiles. Il se trouve également que les Babyloniens étaient en contact étroit avec les Egyptiens.

Ce qui est éminemment intéressant, c'est que nous avons là une chance de valider éventuellement l'aspect mystérieux des connaissances des Dogons: va-t-on découvrir que Sirius C aurait quelque caractéristique non encore connue de nous ayant un rapport avec l'émission de deux faisceaux de rayonnements à chacun de ses pôles? Oui. Si j'avais quelque notion sur les pulsars, émettant un rayonnement à chaque pôle d'un axe, j'étais cependant intrigué par l'idée d'une étoile émettant deux rayonnements à ces pôles. Une recherche dans des papiers d'astrophysiciens divers m'a permis de comprendre que cela n'était aucunement fantaisiste, comme l'explique Joanna Rankin, Ph.D. (University of Iowa):

"We certainly know that pulsars do not emit over their entire surface; instead their emission is more like an aircraft beacon - beams of emission associated with their magnetic poles (which are not aligned with their axes of rotation) are aimed toward and away from us periodically as they rotate. The characteristics of these emission beams have much to tell us about the manner in which pulsars generate their radio emission, and the Empirical Theory developed by Joanna Rankin uses careful studies of the average and individual-pulse radio beams of many pulsars to delineate the beaming geometry for most of the known pulsars. For instance, it is not easy to determine the angle between a pulsar's magnetic and rotation axes or that between its rotation axis and our sight line. However, once these angles are known, it is possible to work out the form and angular dimensions of each pulsar's emission beams."

"A major result of this work has been the understanding that pulsars emit two different types of emission, which have different beam shapes: Conal beams have a hollow-conical form concentric with the magnetic axis and are emitted at heights of some 100-200 kilometers above the stellar surface, while the core emission has the form of a pencil beam and is emitted very close to the surface of the star. It is remarkable that almost all pulsar profiles can be accounted for on the basis of a core beam and two (an inner and outer) conal beams. All these beams have angular dimensions which scale as the size of the pulsar's magnetic polar caps, or as the inverse square root of the rotation period."

Il y a donc des étoiles, les pulsars, émettant deux rayonnements, l'un aux pôles magnétiques et l'autre aux pôles de l'axe de rotations, lesquels ne coïncident pas forcément.

Si nous prenons donc la description de Sirius C par les Dogons, nous pouvons éventuellement proposer qu'il s'agisse par exemple d'un type d'étoile, pulsar ou autre, dont les pôles de rotation et magnétiques soient à un angle assez resseré pour que l'on puisse dire que les rayonnements émis soient quasiment, mais pas tout à fait, parallèles.

Bien entendu il n'y a ici aucune "démonstration." Les pulsars par exemple sont des étoiles à neutron également très petites et denses. Mais supposons que dans les années qui viennent, on en arrive à localiser Sirius C, et à décrire ainsi sa nature. Nous aurions là encore une preuve de "connaissance impossible" ou alors, en restant sceptique, une coïncidence extraordinaire encore renforcée, atteignant les limites du possible.

Sirius B en rotation autour de son axe?

Sur http://www.geocities.com/sqmk5/MaliTour/Dogon.html#Amazing j'ai trouvé le texte suivant:

"Two French Anthropologists, Marcel Griaule and Germaine Dieterlen, lived and worked with the Dogon from 1931 to 1956 and eventually became so loved and trusted that they were initiated into the tribe. After 16 years of stage by stage initiations, the Dogon called a conference and revealed to these Europeans their intimate secret knowledge of the solar system that was eventually recorded in a book entitled The Pale Fox."

"However, no aspect of Dogon knowledge has created more astonishment than their description of the properties of the star known as Sirius B (po tolo to the Dogon). It is incomprehensible to modern scientists how the Dogon could know so much about Sirius B, an invisible star to the naked eye, located 51 trillion miles away. The Frenchmen were told that Sirius B is the sky's tiniest and yet heaviest star and has a 50 year elliptical orbit around Sirius A, the brightest star in the sky. The Dogon said that this dwarf star (Sirius B) is the most important star and the origin of all other stars and that it is composed of a metal heavier and brighter than iron. Although Sirius B is invisible to the naked eye, the Dogon have chosen a new astronomer-priest every 60 years when the orbits of Sirius B, Jupiter, and Saturn come into synchronization. A ceremony called the "sigui" is held and a mask is carved to celebrate this 60-year event. Griaule and Dieterlen said they were shown a cave in Ibi, Mali that contained 12 sigui ceremonial masks, which would date the ceremonies back to the 13th century. The first Western report of Sirius B was not until 1862 by Alvan Clark who observed the companion star through his new telescope. The Dogon told of several other companion stars around Sirius A that were not confirmed by modern astrophysicists until 1979 with the "Einstein" orbiting observatory. The Dogon also have an annual "bado" celebration that honors the one year period in which Sirius B rotates on its own axis. Modern scientists still can not confirm this one-year rotation on its own axis."

"The advanced scientific knowledge of the Dogon makes them the most astonishing and enigmatic people in all Africa. Unfortunately, most agree with Robert Temple of the Royal Astronomical Society of Great Britain that "space-beings from the Sirius star-system must have brought this marvelous knowledge down to the Africans."

"Le point de départ de la création est l'étoile qui tourne autour de Sirius, celle que l'on nomme "L'étoile Digitaria"; les Dogons la considèrent comme la plus petite et la plus lourde des étoiles; elle contient les germes de toutes choses. Son mouvement sur son propre axe et autour de Sirius soutient toute création spaciale."

(Griaule/Dieterlen)

It should be noted that the Dogon tradition 54 includes a full awareness that planets orbit suns , a knowledge that contains a rough awareness of our solar system. The Dogon legends even includes information about our moon, which they describe as "dry and dead" - information shared in the 1940s.

It doesn't seem to explain a 400-year old Dogon artifact that apparently depicts the Sirius configuration nor the ceremonies held by the Dogon since the 13th century to celebrate the cycle of Sirius A and B. It also doesn't explain how the Dogons knew about the super-density of Sirius B, a fact only discovered a few years before the anthropologists recorded the Dogon stories.

Sigui, where "all knowledge lies (Griaule/Dieterlen 1950: 284­285).

Perhaps the most interesting thing that the elders told Griaule was their cosmology. They told him of their knowledge that the moon is dry and barren, that Saturn - the star of limiting place - has rings around it and that Jupiter - dana tolo - has four large moons. They knew that the Milky Way is a spiral galaxy of stars, and that the planets move in elliptical orbits around the Sun.

L'ethnologue Griaule a-t-il influencé les Dogons?

J'ai déjà montré que s'il l'avait fait, on pourrait se demander pourquoi, puisque ce n'est aucunement Griaule ou sa collègue Dieterlen qui ont fait connaître quelque mystère que ce soit. On peut cependant trouver plusieurs auteurs qui examinent ces questions. J'ai examiné leur propos et trouver qu'il n'y a rien de déterminant permettant de suggérer que Griaule aurait "injecté" des informations à propos de Sirius B ou C dans la culture Dogon. J'ai trouvé que ceux qui maintiennent ce genre de thèses sont largement spéculatifs et capables de dire une chose et son contraire. Voici un exemple:

"Van Beek points out that Griaule's data was developed in long intense sessions with one primary informant, Ambara. In this process, Griaule probably reinterpreted statements from his informant in the light of his own knowledge about Sirius and its heavy companion, which had been much in the news at the time he began his field work. In turn, the Dogon, because Griaule was extremely respected and liked and because the Dogon culture places enormous importance on consensus and in avoiding contradictions, would have accepted his analysis as if it were theirs (van Beek 1991: 152-155). As an example of the process, van Beek points out a Dogon tale which explains the differences between white people and the Dogon, but which, in fact, is taken from the Bible. "Thus the story of the drunken Noah [Genesis 9: 21-27] has found its way into the stories of the se Dogon, who emphatically denied that this was a 'white' story." Traditionalists and Christians unanimously declared it to be Dogon: it belonged to them."

Si vous avez lu attentivement, Van Beek dit d'abord que les Dogons sont toujours d'accord avec ce qu'on leur dit "car ils sont une culture du consensus."

Mais quelques lignes plus loin, Van Beck nous raconte que les Dogons "nient énergiquement" une affirmation qu'on leur fait. Où donc est passé la "culture du consensus?"

Notez également au passage que les Dogons donnent ici une indication claire qu'ils ont une connaissance propre d'événements passés dans leurs propres traditions, ainsi du désastre du Bosphore lors duquel la Méditerranée s'est déversée dans la Mer Noire, événement connu sous nos cultures comme le Déluge. Ainsi Van Beck voit là une "contamination" des Dogons par la Bible, alors que les Dogons le démentent, et que nous savons bien que d'autres auteurs font remonter les connaissances Dogons précisément à des sources qui ont elle-même été sources d'histoires bibliques.

De même, Van Beek affirme qu'ayant revisité les Dogons avec une équipe d'anthropologues en 1991, il n'a pas pu entendre de leur part le moindre récit se rapportant à Sirius ou à un contact extraterrestre; mais Griaule indique bien que ces traditions Dogons lui ont été dites suite à ce qui s'apparente à une initiation, suite à sa longue présence parmi les Dogons, et après qu'il ait établi avec le dignitaire Dogon qui lui a révélé ces traditions des relations de confiance. Il n'est pas du tout évident qu'un groupe d'anthropologues venu "interroger" des Dogons puissent légitimement affirmer que ces récits n'existent pas. Van Beek en conclut que Griaule a inventé les récits; mais, encore une fois, dans quel but, puisqu'il n'a lui même fait aucun effort pour les propager comme preuve ou indication d'un contact extraterrestre quelconque.

Seemingly, Van Beek actually spoke to the original informants of Griaule, and they stated:

"Though they do speak about Sigu Tolo, they disagree completely with each other as to which star is meant; for some, it is an invisible star that should rise to announce the Sigu [festival], for another it is Venus that through a different position appears as Sigu Tolo."

I have somehow the impression that the anthropologists lead by Van Beek did not correctly understand what the Dogon said. For example, the Sigui is indeed announced, not when "Venus appears a Sigu Tolo," but when "Venus appears at the location of Sigu Tolo." Quite possibly, because of this misunderstanding, the anthropologists concluded that the name "Sigu Tolo" applies to Venus rather than Sirius.

Moreover, Ven Beek claims that the Dogon are of course aware of the brightest star in the sky, "which they do not, however, call sigu tolo, as Griaule claimed, but Dana Tolo."

But here again, there seems to be a confusion: Dana Tolo is clearly the dogon name for Jupiter, not Sirius. Of course, Jupiter also is quite visible in the sky.

Je propose à ce stade que les Dogons ont dans leurs traditions des éléments anciens et importants, voire historiques, qu'il s'agit d'étudier de près, et non pas de prétendre qu'il ne s'agisse que de suggestions faites par Griaule.

Récapitulatif:

Dogons: Astronomes: Date:
Sigu Tolo - Sirius A
Il existe une étoile, Sirius A. Il existe une étoile, Sirius A. Temps immémoriaux.

Po Tolo - Sirius B

Il existe une étoile Sirius B autour de Sirius A. Elle orbite Sirius A en 50 ans. Nous calculons qu'il existe une étoile Sirius B autour de Sirius A. Elle orbiterais Sirius A en 49.9 à 51 ans. 1844, Friedrich Wilhem Bessel
Nous observons une étoile Sirius B autour de Sirius A. 1862, Alvan Clarke
Sirius B est extrêmement lourde, "beaucoup plus lourde que le fer," et très blanche Sirius B possède une densité de 27 000 par rapport au soleil. Que les Dogons sachent cela est inexpliqué. 1914, Walter Adams
Ralph Fowler uses Fermi-Dirac statistics to explain white dwarf stars. Il s'agit d'une nouveau type d'étoile, la première naine blanche découverte, nous comprenons maintenant sa nature. 1926, Ralph Fowler, 1930, Subrahmanyan Chandrasekhar
Emma Ye - Sirius C
Il existe un troisième corps dans le système de Sirius. Des irrégularités de mouvement suggèrent qu'il pourrait y avoir une troisième étoile autour de Sirius A. 1894
Des observations controversées affirment qu'il y a une troisième étoile autour de Sirius A. 1920-1930, 1978
Des observations controversées affirment qu'il y n'y a pas de troisième étoile autour de Sirius A. 1920-1930, 1978
Nous calculons par simulation informatique qu'il pourrait bien exister un troisième corps dans le système de Sirius. La perturbation de Sirius A et B est un cycle de 6 ans. 1995, Daniel Benest et J.L. Duvent
Ce troisième corps orbite également Sirius A, également de façon elliptique et également en 50 ans. La troisième étoile est probablement en orbite autour de Sirius A et non B. L'orbite est probablement de 6 ans. Les progrès de la coronographie stellaire pourraient dans l'avenir permettre une détection directe, donc une mesure de sa luminosité et masse. 1995, Daniel Benest et J.L. Duvent
Ce troisième corps est plus grand et plus léger que Sirius B. (NdE: Sirius B étant particulièrement petite et lourde, il est peu mystérieux que les dogons affirment ceci.)
Ce troisième corps émet deux rayonnements à chacun de ses deux pôles, cela lui donne l'allure d'une "figure féminine," c'est le seul corps céleste (connu d'eux) qui aurait cette particularité. Découverte des pulsars, d'abord soupçonnées être des sources radio d'extraterrestres. 1967, Jocelyn Bell et Anthony Hewish
Autres
La Lune est sèche et désolée. La Lune est sèche et désolée. 1940
Jupiter a quatre satellites. Jupiter a des satellites. (il y en a 16, mais quatre nettement plus importants). 1610, Gallilée
Saturne a des anneaux. Galileo Galilei voit les anneaux de Saturne mais ne comprend pas que ce sont des anneaux. 1610
Christian Huygens identifie les anneaux de Saturne. 1656
La Terre tourne autour du Soleil. La Terre tourne autour du Soleil. Découvert, oublié, redécouvert 1522
La galaxie a une forme en spirale. La galaxie a une forme en spirale. ?

Conclusion provisoire et proposition (Rédigé en 2002):

Selon Griaule et Dieterlen, les Dogons connaissaient Sirius B et C avant sa découverte. Mais lorsque des Dogons en ont parlé à ces deux ethnologues, ces deux étoiles étaient déjà soupçonnées. La raison pour laquelle on voit là un mystère tient à ce que les trois étoiles seraient connues des Dogons longtemps avant qu'on les soupçonne, et une confirmation de ceci ne tient qu'à l'existence ou non d'objets fabriqués par les Dogons et représentant les trois étoiles. Germaine Dieterlen nous dit que de tels objets existent.

Il reste un aspect vérifiable dans le futur: Sirius C est-il un corps stellaire émettant deux rayons à chacun de ses pôles, ce qui est par exemple le cas de certain pulsars?

Robert Temple:

Nous pouvons d'abord vérifier la personnalité qui a propagé l'idée que les Dogons auraient quelque chose à voir avec un contact extraterrestre dans un passé lointain. On aurait pu s'attendre à voir apparaître ici quelque Von Daniken voyant dans chaque poterie ancienne un modèle réduit de soucoupe volante. En fait il semble que Robert K.G. Temple, l'auteur de l'ouvrage qui a fait connaître l'affaire, ait peu en commun avec ce genre de personnages.

Temple est en fait un astronome respecté, membre de la Royal Astronomical Society anglaise. Son ouvrage "The Sirius Mystery" a semble-t-il été pris très au sérieux, beaucoup plus au sérieux que tous les ouvrages traitant du thème des "anciens Astronautes," jusqu'au moment ou Ian Ridpath et Carl Sagan, reprenant les thèses de Oberg dont j'ai montré les faiblesses, et obtenant un large écho, ont réussi à jeter le doute sur l'affaire, qui devint donc une autre "histoire ridicule à la Von Daniken."

Temple a eu beau répondre point par point à toutes les critiques, il n'obtint jamais de réponse et ses arguments furent tout simplement ignorées.

D'un autre côté, il est absurde de parler de preuves scientifiques à ce propos. Oui, Temple est un scientifique, mais non, son ouvrage ne l'est pas. Le premier point, et la lecture de l'ouvrage ne laisse que peu de doutes à ceux qui sont familiers avec ce type d'écrits, et que l'approche de la question par Temple est celle de l'ésotérisme, non de la science. L'ouvrage n'est pas dénué de logique, mais s'attache à la recherche de signes significatifs, de symboles, et en explore les facettes à la lumière des traditions ésotériques.

Les auteurs Lynn Picknett et Clive Prince ont publié dans leur livre "The Stargate Conspiracy" que Temple avait été fortement influencé dans sa pensée par son mentor, Arthur M. Young, un une personne qui croyant en un "Conseil des Neufs", un groupe de gens qui prétendent êtres des extraterrestres et les dieux de créateur de l'Egypte antique. Ils ont précisé que Temple a entendu le compte rendu sur les Dogons à l'âge de 21 ans, et a été influencé en ce jeune âge par son mentor. Picknett et Prince ont expliqué que les arguments de Temple sont souvent basés sur "des lectures incorrectes des textes encyclopédiques et de fausses déclarations concernant la mythologie égyptienne antique."

Il y a la bien sur un gouffre profond entre d'une part l'approche symbolique des choses, ce que les Picknett et Prince de ce monde ne pourront jamais appréhender, et la démarche scientifique. Ce gouffre ne sera pas franchi par ceux qui comme moi exigent une approche scientifique stricte de ce genre de question; c'est pourquoi il est illégitime de considérer que Temple apporte la moindre preuve scientifique pour soutenir les idées de son livre, mais aussi qu'il est inutile d'y chercher la moindre telle preuve. Toutefois, ce qui est à rejeter ici, ce n'est pas tant les légendes Dogons ou Sumériennes, mais les liens nombreux qui sont tissés entre ces légendes et d'autres par Temple.

Références:

Outre les références indiquées au cours de cette page à des fins de vérifications croisées, vous pouvez consulter les références initiales suivantes:

Réactions:

Reçu en 2006:

Après lecture de votre intéressante page sur les Dogons (étymologiquement, les émigrés du Do, région du pays Mandingue située dans la région de Bamako, alors que les actuels Dogons vivent dans la région de Mopti, 600 Km plus au Nord), je souhaitais vous faire part des réflexions suivantes:

  • La parenté, tant ethnique, que linguistique ou culturelle entre les Dogons et les Egyptiens de la période pharaonique est évidente - comme pour tous les autres négro-africains d'ailleurs, les Egyptiens étant eux-même, contrairement à la falsification historique encore en vigueur aujourd'hui des "nègres"). Voir par ex. le nom du Dieu Dogon: "Amma" (="Amon", cf l'"Amen" des "Religions du Livre")

    Vous pouvez utilement vous référer aux écrits de Cheik Anta DIOP, de Théophile OBENGA et d'autres auteurs traitant du même sujet, vous y trouverez certainement beaucoup d'intéret. Celà fait voir l'histoire de l'humanité sous une autre perspective que celle courrament admise en occident et ne remet en rien en cause (bien au contraire) les interrogations que celle ci suscite en rapport avec l'Ufologie.

  • Les Dogons ont toujours été présentés comme une nation étrange et mystérieuse pleine de mythes et de traits culturels spécifiques. Un îlot de "nègres savants et étranges" au milieu d'une mer de "nègres barbares et incultes". En fait, comme l'éthymologie de leur nom le laisse supposer, les Dogons ne sont en fait que des mandingues (peuple formant la majorité des nations d'Afrique de l'ouest) comme les autres, ayant simplement mieux conservé leurs coutumes, leurs savoirs et leurs traditions du fait de leur isolement dans les montagnes de Bandiagara. Ce que savent encore les dogons, c'est tout simplement ce que les Bambara, les Malinkés et autres ouest-africains ont oublié (souvent du fait de l'Islam, peu présent dans les falaises du pays Dogon) ou voir même n'ont tout simplement pas révélé aux ethnlogues toubabs (tous ne furent pas Griaule ou Dieterlen ! La majorité étaient plus des chiens de garde du colonialisme, aussi racistes et méprisants que les gouverneurs et chefs de cercles... C'est à certains de ces tristes personnages que l'on doit, par exemple, la division de la nation Hututsi en Hutus et Tustsi...).

Les connaissances Africaines en sciences, qu'elles soient médicales, physiques, astronomiques ou occultes sont sans aucune commune mesure avec ce qu'un conditionnement raciste de 400 ans peut nous laisser envisager.

Sincèrement bravo pour votre site.
[Signé]

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Cette page a été mise à jour le 15 juin 2006.