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ALSACAT:

Comme son nom le suggère, ALSACAT est mon catalogue exhaustif à terme des affaires d'OVNIS en Alsace, qu'elles soient "expliquées" ou "inexpliquées".

Le catalogue ALSACAT donne pour chaque cas un dossier comprenant un numéro de cas, un résumé, des informations quantitatives (date, lieu, nombre de témoins...), des classifications, l'ensemble des sources mentionnant l'affaire, avec leur références, une discussion du cas dans le but d'une évaluation de ses causes, et un historique des changements apportés au dossier. Un index général et des sous-catalogues thématiques donnent accès à ces dossiers Alsaciens.

Cas d'Ensisheim, le 22 avril 1966:

Numéro de cas:

ALSACAT-1966-04-22-ENSISHEIM-1

Résumé:

Le journal régional L'Alsace du 26 avril 1966 rapportait une observation d'un "étrange phénomène céleste aperçu dans le ciel d'Ensisheim", que leur a raconté un jeune homme, un étudiant qui s'intéressait à l'astronomie, qu'ils ont estimé n'avoir rien d'un imaginatif ou d'un mauvais plaisant, d'autant qu'il n'avait jamais prononcé le mot "soucoupe".

Le 22 avril à 21:15 en compagnie d'un sien ami passionné comme lui des choses du ciel, il était dans un chemin rural à deux kilomètres environ au sud d'Ensisheim.

Ils examinaient le ciel et en portant leur regard vers la constellation de l'Hydre, ils y ont vu une lueur blanche qui ne s'y trouvait pas d'ordinaire, et dont l'intensité lumineuse était supérieure à celle de la nébuleuse de la constellation d'Orion.

Cette lueur avait une forme elliptique, et son axe pouvait avoir eu quatre fois le diamètre de la lune. Elle était au sud, à 30 degrés environ au-dessus de l'horizon.

L'objet est resté immobile pendant 3 à 4 minutes, puis dans son centre s'est formé comme un point lumineux qui s'est mis à grossir pour atteindre et dépasser le diamètre de la lune.

Ce point, devenu disque, a alors pris les couleurs de l'arc en ciel, puis a perdu tout éclat par le centre, pour ne plus former qu'un minuscule cercle lumineux, immobile. La lueur elliptique s'était évanouie.

Ensuite le cercle s'est étiré en forme de parabole, prenant la forme d'une queue de comète qui s'effilochait en mèches lumineuses vers la constellation du Navire.

Deux jours plus tard le même journal indiquait qu'ils avaient reçu d'autres témoignages, de Froeningen, et de Staffelfelden.

Données:

Données temporelles:

Date: 22 avril 1966
Heure: 21:15
Durée: 3 à 4 minutes au moins.
Date du premier rapport connu: 26 avril 1966
Délai de rapport: 4 jours.

Données géographiques:

Département: Haut-Rhin
Commune: Ensisheim
Lieu: Chemin rural 2 km au sud d'Ensisheim, OVNI dans le ciel.
Latitude: 47.846
Longitude: 7.345
Rayon d'incertitude: 1 km

Données concernant les témoins:

Nombre de témoins allégués: 2
Nombre de témoins connus: 1
Nombre de témoins nommés: 0
Ages des témoins: Jeune adulte.
Types de témoins: Etudiant et ami masculin, tous deux fans d'astronomie.

Données ufologiques:

Témoignage apporté via: Rapporté à la presse régional.
Type de lieu: Chemin rural, OVNI dans le ciel.
Conditions d'éclairage: Nuit.
OVNI observé: Oui
Arrivée OVNI observée: Non
Départ OVNI observé: Oui
Entité(s): Non
Photographies: Non.
Dessins par témoins: Non.
Dessins approuvé par témoins: Non.
Sentiments des témoins: ?
Interprétations des témoins: ?

Classifications:

Hynek: LN
ALSACAT: Nuage de baryum diffusé par fusée.

Sources:

[Ref. la1:] JOURNAL "L'ALSACE":

Un étrange phénomène céleste aperçu dans le ciel d'Ensisheim

Dès les premiers mots nous comprimes qu'il ne pouvait s'agir d'un imaginatif ou d'un mauvais plaisant. Le jeune homme nous expliqua qu'il était étudiant, qu'il s'intéressait à l'astronomie, et que vendredi dernier, à 21h15, il avait observé, en compagnie d'un sien ami, passionné comme lui des choses du ciel, un étrange phénomène. Notre interlocuteur ne devait à aucun moment prononcer le mot de «soucoupe». Et c'est avec la précision d'un homme habitué à explorer l'infini du firmament (nous possédions, nous dit-il une lunette spéciale) qu'il situa ce qu'il avait vu.

"Nous nous trouvions dans un chemin rural, mon compagnon et moi, à deux kilomètres environ au sud d'Ensisheim. Nous examinions le ciel et c'est en tournant le regard vers la constellation de l'Hydre que nous y vîmes une lueur blanche qui ne s'y trouvait pas d'ordinaire, et dont l'intensité lumineuse était supérieure à celle de la nébuleuse de la constellation d'Orion. La lueur avait une forme elliptique. L'axe pouvait en atteindre quatre fois le diamètre de la lune. L'apparition se situait au sud, à 30 degrés environ au-dessus de l'horizon.

L'objet resta immobile pendant 3 à 4 minutes, puis se forma dans son centre comme un point lumineux qui se mit à grossir pour atteindre et dépasser le diamètre de la lune. Ce point, devenu disque, prit alors les couleurs du spectre, puis perdit tout éclat par le centre, pour ne plus former qu'un minuscule cercle lumineux, immobile. La lueur elliptique s'était évanouie. Puis le cercle s'étira en forme de parabole, prenant la forme d'une queue de comète qui s'effilochait en mèches lumineuses vers la constellation du Navire".

[Ref. cv2:] CHRISTIAN VALENTIN:

L'ancien journaliste Christian Valentin a publié en 2012 un très intéressant livre retraçant l'histoire des observations d'OVNIS et autres soucoupes volantes en Alsace, des origines jusqu'en 1980.

Dans ce livre, il relate que L’Alsace du mardi 26 avril 1966 avait publié ce qui suit:

Un étrange phénomène céleste aperçu dans le ciel d'ENSISHEIM

Dès les premiers mots nous comprimes qu'il ne pouvait s'agir d'un imaginatif ou d'un mauvais plaisant. Le jeune homme nous expliqua qu'il était étudiant, qu'il s'intéressait à l'astronomie, et que vendredi dernier, à 21h15, il avait observé, en compagnie d'un sien ami, passionné comme lui des choses du ciel, un étrange phénomène. Notre interlocuteur ne devait à aucun moment prononcer le mot de «soucoupe». Et c'est avec la précision d'un homme habitué à explorer l'infini du firmament (nous possédions, nous dit-il une lunette spéciale) qu'il situa ce qu'il avait vu.

"Nous nous trouvions dans un chemin rural, mon compagnon et moi, à deux kilomètres environ au sud d'Ensisheim. Nous examinions le ciel et c'est en tournant le regard vers la constellation de l'Hydre que nous y vîmes une lueur blanche qui ne s'y trouvait pas d'ordinaire, et dont l'intensité lumineuse était supérieure à celle de la nébuleuse de la constellation d'Orion. La lueur avait une forme elliptique. L'axe pouvait en atteindre quatre fois le diamètre de la lune. L'apparition se situait au sud, à 30 degrés environ au-dessus de l'horizon.

L'objet resta immobile pendant 3 à 4 minutes, puis se forma dans son centre comme un point lumineux qui se mit à grossir pour atteindre et dépasser le diamètre de la lune. Ce point, devenu disque, prit alors les couleurs du spectre, puis perdit tout éclat par le centre, pour ne plus former qu'un minuscule cercle lumineux, immobile. La lueur elliptique s'était évanouie. Puis le cercle s'étira en forme de parabole, prenant la forme d'une queue de comète qui s'effilochait en mèches lumineuses vers la constellation du Navire".

Il fournit ensuite l'article de l'Alsace du surlendemain avec les observations à Froeningue, and from Staffelfelden.

Christian Valentin commente que les deux jeunes gens avaient sur eux des jumelles de théâtre, mais n'avaient pas vu plus de détails en s'en servant que ce qu'ils avaient vu à l'oeil nu.

Il note que l'observation ainsi rapportée se recoupe de façon très précise avec celles qui furent faites le même soir, mais à Oberhergheim, par le maire, l'instituteur et le curé de ce village.

Il se demande donc si cela est à verser au dossier des objets célestes non identifiés, autrement dit au chapitre des fameuses soucoupes volantes, ou si c'était un phénomène météorologique explicable, ou un ballon sonde ou d'une fusée.

Il pense que son interlocuteur, malgré sa jeunesse, ne se serait sans doute pas trompé à une apparition de ce genre. Il n'émet pas d'hypothèse mais a voulu nous décrire ce qu'il a vu, comptant que d'autres personnes encore ont aperçu le phénomène, ce qui permettrait peut-être de réunir de nouvelles précisions.

Sur les indications de M. Léonard Saur, l'un des témoins d'Oberhergheim que Christian Valentin a rencontré en mai 2008, il a pris contact avec M. Jean Krust, d'Ensisheim, qui avec ses deux frères, avait également été témoin du phénomène.

Passionnés par l'aéronautique sous toutes ses formes, ils avaient fondé en 1967 l'association Rozanoff, du nom du pilote d'essai français célèbre dans les années 1960.

A l'époque, les frères Krust avaient développé artisanalement plusieurs modèles réduits de fusée "Diane" qui ont valu à leur association de remporter plusieurs prix nationaux, et leur ont permis de développer leur passion avec l'aide du Centre National des Etudes Spatiales, lors des campagnes de lancement organisées sur le terrain militaire de la Courtine dans la Creuse.

Par ces contacts avec le CNES, ils ont appris que le spectacle auquel ils avaient assisté avec de nombreux alsaciens le soir du 22 avril 1966 aurait été les explosions dans les plus hautes couches de l'atmosphère de la tête d'une fusée destinée à l'étude de la propagation du champ magnétique terrestre.

Alors que Christian Valentin s'en remettait au souvenir de M. Krust et à ses connaissances scientifiques, fin octobre 2012, l'ancien maire d'Oberhergheim, Léonard Saur, lui avait confié le courrier adressé en mai 1966 à son oncle féru d'astronomie par la société d'astronomie de Vienne, en Autriche, également témoin du phénomène. Celle-ci précise que les deux explosions se sont produites à 2000 km d'altitude au-dessus du Sahara.

Discussion:

A propos de l'ouvrage de Christian Valentin:

Je n'ai pas du tout l'habitude de faire de la "publicité", et je n'ai pas de relation particulière avec l'auteur, mais je tenais tout de même à dire un mot sur le livre de Christian Valentin, "Mythes et Réalités des Phénomènes Aériens Non Identifié", (couverture ci-contre), réf. [cv2], qui comme son sous-titre l'indique, traite des cas alsaciens.

Je pense que les ufologues Alsaciens et généralement les personnes intéressés par la question des OVNIS, ou par l'histoire de l'Alsace, ma région, aimeraient ce livre.

Le livre de Christian Valentin, de 144 pages, est sobre mais bien présenté, sans parti pris, richement documenté et illustré, et c'est là le premier ouvrage sur papier traitant spécifiquement des récits d'observations alsaciennes. (Il en a bien eu un autre quelques années auparavant, mais il recopiait purement et simplement, sans les citer comme sources, des portions de mon site web, particulièrement les cas Alsaciens que j'avais traités quasi-exhaustivement dans mon catalogue des OVNIS en France en 1954, et d'un autre site web, les explications triviales que je proposais ou indiquais quand il y avait lieu y étant presque systématiquement tues!)

L'auteur ne s'attache pas à prouver ou réfuter la possibilités de visites extraterrestres ou autre explication dite "extraordinaire", il propose plutôt une revue chronologiquement ordonnée des affaires d'OVNIS en Alsace, partant des origine et s'arrêtant à 1980, se basant sur des sources ufologiques connues, sur des articles de la presse régionale et sur des cas moins connus voir inédits qu'il a recueillir directement. Ses propres commentaires sont en une couleur distincte, les références de ses sources sont toujours données. Un beau travail dans mon opinion!

L'auteur a actuellement un blog, où il indique quelles librairies de la région disposent de l'ouvrage, voir: christian.valentin.overblog.com

Un tel événement se devait d'être "transnational", pas seulement vu en Alsace.

Et en effet nous avons d'autres observations à cette date et heure.

Le 22 avril 1966, quatre observations sont rapportées d'Allemagne selon le catalogue "UFO-Datenbank":

19660422Bad WimpfenAllemagne21.15
19660422GöppingenAllemagne21.15
19660422HarthaAllemagne21.15
19660422Hartha21.15
19660422Frauenfeld21:13NLIFOBariumdampfwolke [Nuage de vapeur de baryum].

Noter que le dernier cas est muni de l'explication, mais que le rapprochement, pourtant évident, n'a pas été fait avec les autres cas.

Pour l'ancien catalogue UFOCAT, nous avons parmi les observations du 22 avril 1966:

21:00Figueira da FozPortugalSphère orange au-dessus de la côte.
21:00MequinenzaEspagneDes lumières nocturnes ont été rapportées.
21:10LisboaPortugalDes lumières nocturnes ont été rapportées.
21:10Sao Bras de AlportelPortugalDes lumières nocturnes ont été rapportées.
21:14ViennaAutricheDes lumières nocturnes ont été rapportées (Mucke).
21:15Bad WimpfenAllemagneDes lumières nocturnes ont été rapportées.
21:15GoppingenAllemagneDes lumières nocturnes ont été rapportées.
21:15HarthaAllemagne(Lieu ambigü - plus d'un lieu porte ce nom).
21:30Ciudad RealEspagneDes lumières nocturnes ont été rapportées.
21:30ChauvignyFranceCigare de 10m de long plane verticalement, deux rayon de lumière solide cohérente se retirent. File vite.

Et donc, sans Christian Valentin, toutes ces observations alsaciennes faites indépendamment serait restées ignorées:

21:152 km au sud d'EnsisheimLes deux jeunes hommes.
21:15Entre Froeningen et Spechbach-le-BasUne personne.
21:15A Staffelfelen à la mine Marie-LouiseMr. H. K., de Staffelfelden et de nombreux mineurs et employés de la mine - ce cas.
21:15A OberhergheimLe maire Léonard Saur, l'instituteur.
~21:20A OberhergheimLe maire Léonard Saur, l'instituteur, et l'abbé K., curé du village.
~21:15?A OberhergheimLa femme de l'instituteur et le sculpteur J. S.

Et sans ALSACAT, celles-ci et toutes ces observations transnationales seraient restées toutes non identifiées, sauf celle identifiée dans UFO-Datenbank.

Concernant la fusée, et les nuages de baryum:

Les ouvrages spécialisés (*) permettent de trouver que le 22 avril 1966, la France a effectué depuis Hammaguir près de Colomb-Béchar en Algérie, son troisième tir d'une fusée-sonde Rubis. Rubis 03 a permis de "vaporiser" des ions de Baryum et d'oxyde de cuivre dans la haute atmosphère afin d'étudier les particules à haute énergie envoyé par le soleil ainsi que les vents solaires. Le nuage de baryum permet également à des observateurs au sol de distinguer la direction des lignes de force du champ magnétique terrestre.

Ce tir d'une fusée-sonde Rubis 03 avait élevé le record français d'altitude de fusée à 2035 km.

Le VE-210 "Rubis" était conçu pour expérimenter en vol le largage de la coiffe, la séparation et la mise en rotation du 3ème étage du lanceur "Diamant". Il avait la partie haute du lanceur Diamant sur un premier étage VE-110 Agate.

(*) Par exemple "History of the French Sounding Rocket Programmes", de Christopher Rothmund, mars 1991.

Ci-dessous: quelques images de nuages de baryum.

Evaluation:

Nuage de baryum diffusé par fusée.

Références des sources:

* = Source dont je dispose.
? = Source dont l'existence m'est signalée mais dont je ne dispose pas. Aide appréciée.

Historique du dossier:

Rédaction

Auteur principal: Patrick Gross
Contributeurs: Aucun
Reviewers: Aucun
Editeur: Patrick Gross

Historique des changements

Version: Créé/changé par: Date: Description:
0.1 Patrick Gross 5 avril 2016 Création, [la1], [cv2].
1.0 Patrick Gross 5 avril 2016 Première publication.

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Cette page a été mise à jour le 5 avril 2016