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ALSACAT:

Comme son nom le suggère, ALSACAT est mon catalogue exhaustif à terme des affaires d'OVNIS en Alsace, qu'elles soient "expliquées" ou "inexpliquées".

Le catalogue ALSACAT donne pour chaque cas un dossier comprenant un numéro de cas, un résumé, des informations quantitatives (date, lieu, nombre de témoins...), des classifications, l'ensemble des sources mentionnant l'affaire, avec leur références, une discussion du cas dans le but d'une évaluation de ses causes, et un historique des changements apportés au dossier. Un index général et des sous-catalogues thématiques donnent accès à ces dossiers Alsaciens.

Cas en Alsace, en été 1960:

Numéro de cas:

ALSACAT-1960-00-00-ALSACE-1

Résumé:

Budd Hopkins (1931 - 2011) était un artiste américain, qui après sa propre observation d'OVNIS, d'était intéressé à la question et est devenu un pionnier de la recherche sur les "enlèvements extraterrestres" allégués.

En 1981, dans son livre "Missing Time", il fait état d'une complexe histoire d'abduction qui serait arrivée à une femme avocate dans une grande société, au pseudonyme de "Virginia Horton".

C'est une psychologue diplômée, Aphrodite Clamar, qui participait aux recherches de Budd Hopkins, qui lui a fait part d'un appel de "Virginia Horton". Celle-ci avait vu une émission sur les OVNIS à la TV, et ayant vécu une expérience étrange dans son enfance, elle souhaitait en savoir plus par la technique de "régression hypnotique" pratiquée par le Dr. Clamar.

Lors des séances d'hypnoses, il a été "révélé" que dans l'été 1950, peu avant qu'elle ait 7 ans, à la ferme de son grand-père, dans le sud du Manitoba, aux USA, elle se retrouve sans savoir comment dans la cour, avec une démangeaison à la jambe. Elle saignait d'une coupure à l'arrière de son mollet, une coupure large et propre, qui ne causait pas de douleur. Elle ne comprenait pas d'où venait cette coupure, apparue sous son jean qui lui n'était pas coupé. Elle en avait parlé alors à sa famille, mais on n'avait pas trouvé d'explication à la coupure.

Un deuxième épisode fait entrer l'affaire dans ce catalogue, avec toutes réserves: selon le livre de Hopkins, cela se serait passé "en Allemagne près de la vallée du Rhin, à trente ou quarante milles de Francfort". Mais plus loin, Hopkins indique que c'était en France alors qu'elle avait 16 ans.

La famille était en pique-nique, est "Virginia" était revenue des bois couverte de sang. Son père était en train de filmer les enfants, quand elle son frère sont sortis précipitamment du bois, sans se souvenir d'où ils avaient été, ce qui a été considéré comme un épisode de "missing time", ou "temps manquant.". Quelqu'un lui a dit "Tu as du sang sur ton chemisier." Il n'y avait pas de blessure, mais un peu de sang sur sa blouse.

Elle avait dit à ses parents qu'elle se souvenait seulement avoir vu un beau cerf dans les bois: "C'était presque comme un cerf mystique... C'était très étrange... Tout est sur film... moi avec du sang sur ma blouse. J'ai toujours détesté ce film parce que ça a l'air horrible, mais ma mère me l'a rappelé, parce qu'elle a dit que c'était à un moment où j'avais disparue et que personne ne savait où j'étais. A l'âge de six ans, j'avais été toute l'après-midi à jouer, alors ma mère ne savait pas du tout s'il y avait une situation de temps manquant alors je me suis attardée à parler de ce cerf, que j'avais vu."

Il y avait eu deux séances d'hypnose avec le Dr. Clamar en 1980 qui ont "révélé" un contact avec d'apparents extraterrestres qui auraient effectué des "prélèvements" sur elle, à l'intérieur d'un "OVNI", d'où les coupures, et les "temps manquants." Mais elle n'avait aucun souvenir conscient de rencontre d'OVNIS ou d'extraterrestres.

Le sociologue français Bertrand Méheust résume l'histoire dans son livre de 1992 sur les "enlèvements en soucoupes volantes", indiquant que le deuxième incident avait eu lieu en 1966; alors que "Virginia" se trouvait avec ses parents en voyage en France: "La famille s'apprêtait à pique-niquer au bord d'une forêt alsacienne", dans un endroit giboyeux.

On dressait la table, pendant que la jeune fille pénétrait dans le couvert de la forêt avec l'espoir de voir un chevreuil. Elle avait pensé n'être partie que quelques minutes à son retour, mais a réalisé que ses parents affolés par son absence la cherchaient depuis trois quarts d'heure. Elle avait découvert que son tablier était maculé de sang, alors qu'elle n'avait aucune blessure, pas même une écorchure.

Méheust dit que par séance d'hypnose avec le Dr. Clamar, était survenu le souvenir d'un classique enlèvement extraterrestre avec pose d'un implant dans le mollet de "Virginia".

Méheust dit qu'il y avait eu "une autre rencontre seize ans plus tard, en Alsace: c'est à cette occasion qu'aurait été retiré l'implant, ce qui explique la présence de sang sur le tablier."

Données:

Données temporelles:

Date: Eté 1960
Heure: ?
Durée: ?
Date du premier rapport connu: 1979
Délai de rapport: 19 ans.

Données géographiques:

Département: ?
Commune: ?
Lieu: Dans une forêt, dans un OVNI.
Latitude:
Longitude:
Rayon d'incertitude:

Données concernant les témoins:

Nombre de témoins allégués: 1
Nombre de témoins connus: 1
Nombre de témoins nommés: 0
Ages des témoins: 16
Types de témoins: Une adolescente américaine.

Données ufologiques:

Témoignage apporté via: Par sessions d'hypnose.
Type de lieu: Dans une forêt, dans un OVNI.
Conditions d'éclairage: Nuit
OVNI observé: Oui
Arrivée OVNI observée: ?
Départ OVNI observé: ?
Entité(s): Oui
Photographies: Non.
Dessins par témoins: Non.
Dessins approuvé par témoins: Non.
Sentiments des témoins: Etonnés.
Interprétations des témoins: Extraterrestres-

Classifications:

Hynek: RR4
ALSACAT: Possibles effets de suggestion par usage de l'hypnose.

Sources:

[Ref. bh1:] BUDD HOPKINS:

L'affaire Virginia Horton

Quelques jours après le dernier épisode de NBC "News" sur le phénomène OVNI, Aphrodite Clamar a téléphoné pour me parler d'un appel intéressant qu'elle avait reçu d'une femme que nous appellerons Virginia Horton. Ils avaient été présentés par un ami commun qui venait de décrire le segment télévisé filmé dans le bureau du Dr Clamar; cela piquait la curiosité de Virginia. Même si elle en savait très peu sur les OVNIS, elle avait vécu une expérience étrange en tant qu'enfant qui semblait impliquer un laps de temps, et elle était intéressée à poursuivre l'affaire par l'hypnose. La Dre Clamar a suggéré qu'elle prenne contact avec moi d'abord pour une entrevue préliminaire et, le 21 février, elle a téléphoné.

Virginia parlait rapidement et directement, d'une voix ferme et jeune. Elle m'a dit que son amie avait raconté la séance hypnotique filmée et mentionné la théorie que nous avions présentée que beaucoup, beaucoup de gens ont pu avoir des expériences d'enlèvement d'OVNI sans aucun rappel conscient. "Je lui ai dit que je pensais que c'était vraiment incroyable", a-t-elle dit. "Je ne peux pas penser à une seule personne qui... et puis il lui est apparu, à mesure que les mots sont sortis, quelque chose en tête, dit-elle, quelque chose qui lui était arrivé quand elle était enfant. Elle s'était souvenue d'un deuxième incident qui "correspondait aussi au modèle", dans la mesure où les deux incidents semblaient impliquer une perte de mémoire: elle avait tenu le premier événement dans son esprit pendant toutes ces années - depuis qu'elle avait six ans - en pensant "Il y a quelque chose de bizarre et quand je serai grand, je vais le comprendre."

Avant de me donner des détails, elle m'a posé des questions sur le phénomène OVNI et sur mon rôle d'enquêteur. Clairement, elle était soucieuse de protéger son anonymat. Elle est avocate dans une grande société dont la direction pourrait ne pas comprendre ou tolérer sa curiosité pour un sujet aussi exotique. Elle a parlé à son mari de son désir d'explorer ce mystère de l'enfance par l'hypnose, et il était très favorable, mais elle a insisté pour que nous ne révélions pas son identité.

L'incident qui lui était resté si vif était arrivé à l'été 1950, quelques mois avant le septième anniversaire de Virginia. Elle vivait dans la ferme de son grand-père, dans le sud du Manitoba, près du lac Supérieur. Elle avait joué dehors, et s'était ensuite rendue dans la grange pour cueillir des œufs; il y avait seulement quelques poulets, et c'était une corvée de ferme qu'elle a beaucoup appréciée. Puis, elle a dit: "Tout à coup, j'étais dans la cour et je ne me souvenais pas d'aller de la grange dans la cour en direction de la maison, j'avais une démangeaison à la jambe et je me suis penché pour la gratter. Je me suis gratté la jambe et je me suis rendu compte que c'était humide, j'étais couverte de sang, d'une coupure à l'arrière de mon mollet, c'était une coupe large et nette, pas de saleté ou quoi que ce soit. Cela avait au moins un demi-pouce de profondeur et un pouce de long. Cela saignait, mais il n'y avait pas de douleur."

Virginia a expliqué que sa réaction était étrange parce qu'elle et sa famille sont toutes notoirement sensibles à la douleur; cette coupure ne lui a pas fait mal malgré tout le sang qui coulait. C'était doublement étrange parce qu'elle n'avait aucune idée de comment elle s'était coupée, ni comment elle était arrivée dans la cour. Une seconde, elle avait été dans la grange à ramasser des œufs et, la seconde suivante, elle se tenait dans la cour avec une jambe qui saignait. Pour couronner le tout, elle était sur le point de découvrir qu'il n'y avait pas de déchirure dans son jean, malgré le fait que la coupe se trouvait loin de sa jambe, près de l'épaisseur maximale de son mollet. Chaque jeune fille parvient probablement à couper le devant de sa jambe - les tibias abimés étant un insigne d'enfance, comme les genoux écorchés - mais une fente profonde d'un demi-pouce sur le dos de son mollet est un peu plus difficile à réaliser.

"Je suis rentrée à la maison", continua-t-elle, "et je l'ai montré à ma mère: 'Regarde cette coupe que j'ai, je n'ai aucune idée d'où ça vient.' Ma mère et mon grand-père - je me souviens que mon père n'était pas là - ont été alarmés, et ma mère l'a bandée très soigneusement, ce qui est drôle, même à cet âge-là, je me suis rendu compte qu'il y avait quelque chose de très bizarre, et plus tard j'ai arraché le bandage, pensant 'je veux me souvenir de ça'. Cela a laissé une très belle cicatrice droite... la seule cicatrice que j'ai sur mon corps.*

"Il y avait des choses dans la grange qui auraient pu me couper, alors nous sommes tous sortis et nous avons ont regardé autour de nous, mais ils n'ont rien trouvé. La seule façon naturelle d'obtenir cette coupure aurait été que je sois attrapée par quelque chose assez fortement pour que cela fasse remonter mon jean, et qu'ensuite je me coupe avec quelque chose d'autre. faute de quoi mon jean aurait aussi été coupé. Même à ce moment, à l'âge de six ans, j'étais assez maline pour me rendre compte de ce qui se passait. La seule chose que nous avions trouvé était un rouleau de fer-blanc à environ six pieds du sol de la grange, il ne semblait pas y avoir d'explication."

"Nous sommes rentrés et ils m'ont dit de ne pas m'inquiéter, mais, comme je l'ai dit, ça ne m'a jamais fait mal, c'était propre, il n'y avait pas de saleté, pas de déchirure, rien de ce genre, et tout ce avec quoi on peut se couper dans une ferme est rugueux et sale, alors j'ai arraché le pansement et je me suis dit: 'Je veux voir cette blessure, il y a quelque chose de fascinant, de complètement fascinant.' Normalement, je n'aimais pas regarder le sang ou quelque chose comme ça et j'avais toujours beaucoup pleuré quand je me blessait."

J'ai demandé à Virginia si elle avait beaucoup lu sur les OVNIS, elle m'a assuré que non, puis je lui ai demandé s'il avait eu un intérêt quelconque de sa part pour tout ce qui pourrait être lié au phénomène.

"J'ai toujours voulu voler dans l'espace, en fait, même à l'adolescence, je voulais devenir astronaute."

Je lui ai parlé d'Allen Hynek et son nom lui semblait vaguement familier, mais elle ne savait presque rien sur la question des OVNIS; son intérêt, au contraire, semblait concentré sur la NASA et le programme spatial américain, qu'elle connaissait en détail. Toute cette affaire de l'enfance avait surgi seulement à cause du programme télévisé que son ami lui avait décrit.

"J'ai appelé le Dr Clamar et je lui ai dit que je voulais être hypnotisée, que c'était peut-être un produit de mon imagination, mais je voulais vraiment essayer de savoir ce qui s'était réellement passé. J'ai appelé ma mère pour lui demander ce dont elle se souvenait, mais elle ne se souvenait guère de rien et pensait que tout cela était un peu bizarre."

"Alors elle a dit, 'Mais il y avait eu ce moment plus tard quand nous étions au pique-nique, rappelle-toi, et tu es revenue des bois couverte de sang.' Je l'avais oublié jusqu'à ce qu'elle le mentionne, c'est arrivé quand nous étions en pique-nique en famille, et mon père filmait tous les enfants, et mon frère et moi sommes sortis précipitamment du bois. Mon frère et moi ne nous souvenions pas de l'endroit où j'avais été, et je parlais quand quelqu'un a dit: 'Tu as du sang sur ton chemisier.' J'étais horrifié et j'ai commencé à toucher le bout de mon nez, pour voir si je saignais du nez ou quelque chose comme ça: il n'y avait rien, pas de blessure, mais j'avais un peu de sang sur ma blouse comme si j'avais été éclaboussée."

"J'ai dit que la seule chose dont je me souvenais, c'est que j'ai vu un beau cerf dans les bois... C'était presque comme un cerf mystique... C'était très étrange... Tout est sur film... moi avec du sang sur ma blouse. J'ai toujours détesté ce film parce que ça a l'air horrible, mais ma mère me l'a rappelé, parce qu'elle a dit que c'était à un moment où j'avais disparue et que personne ne savait où j'étais. A l'âge de six ans, j'avais été toute l'après-midi à jouer, alors ma mère ne savait pas du tout s'il y avait une situation de temps manquant alors je me suis attardée à parler de ce cerf, que j'avais vu."

J'ai posé quelques questions sur les circonstances. Virginia avait seize ans à l'époque et le pique-nique eut lieu en Allemagne, près de la vallée du Rhin, à trente ou quarante milles de Francfort. Ma prochaine question était une question habituelle dans les cas qui peuvent comporter un temps manquant ou d'autres indices qui suggèrent un possible enlèvement. J'ai demandé à Virginia si elle avait déjà eu des rêves qui pourraient porter sur le sujet. C'était le cas.

"Je me souviens, quand j'avais environ treize ans, avoir rêvé de voyager dans l'espace et d'aller loin, loin de rencontrer des gens que je connaissais comme si c'étaient de vieux amis, et je leur ai parlé de choses et ils m'ont expliqué et m'ont montré des choses. Je voulais rester là, mais ils ont dit non, je devais rentrer, ils m'ont dit que je pouvais partager ce que je savais avec mes amis, mais que je ne pouvais pas rester."

Je lui ai demandé si elle se rappelait comment elle avait voyagé, s'il y avait une sorte de véhicule impliqué, et elle a répondu qu'elle ne pouvait pas se souvenir d'un véhicule, même si elle rêve souvent de voler. Notre conversation s'est terminée après que je lui en ait dit un peu plus sur la façon dont nous enquêtions sur une observation d'OVNI. J'ai ajouté que, autant que je sache, il n'y avait rien dans la littérature OVNI qui aurait pu servir de précédent pour ses récits, et qu'il était hautement possible qu'il n'y avait, en fait, aucune implication d'OVNI. Je l'ai fortement avertie de ne rien lire sur les OVNIS avant ses sessions hypnotiques, et nous avons pris des dispositions pour entrer en contact avec le Dr. Clamar pour le premier rendez-vous, je dois admettre que j'étais curieux de l'étrange histoire de Virginia, bien qu'elle n'ait pas semblé avoir de rapport avec le phénomène OVNI. Tout d'abord, Virginia elle-même était une femme intéressante et très intelligente, qui avait apparemment réussie de toutes les manières importantes. Elle tenait, comme je devais le découvrir plus tard, une position de haute responsabilité, et était considérée par ses collègues comme assez brillante. Elle était heureusement mariée et entretenait une relation solide et continue avec ses parents.

En me racontant son histoire, elle était précise dans son rappel des détails, et vraiment perplexe quant à ce qui s'était réellement passé. Un ton particulier est apparu dans le récit, un ton que nous avons appris à respecter quand nous l'entendons: les gens qui ont eu des rencontres et ceux qui, par hypnose, se sont rappelé des expériences d'abduction, ont une objectivité particulière qui contient rarement ce que l'on pourrait appelez une "coloration morale". Malgré le fait qu'une partie de cette rencontre, en particulier le début, ait pu être assez terrifiante, ce n'est ni "Les démons m'ont saisie" ni "J'ai été choisie par Dieu". Au lieu de cela, comme nous l'avons vu, la qualité de l'expérience est plutôt celle du laboratoire, une situation presque neutre dans laquelle les ravisseurs enquêtent et semblent exécuter des tests dans lesquels le captif est immobilisé et mis, autant que possible dans ces circonstances, en situation confortable. Un certain nombre de psychologues qui ont interrogé des témoins et lu les transcriptions hypnotiques m'ont dit qu'ils ne détectaient ni paranoïa, ni illusions de grandeur. L'état d'esprit du témoin est mieux décrit comme perplexe, souvent craintif, mais apparemment objectif et curieux quant à ce qui leur est arrivé et pourquoi.

Le deuxième détail qui reliait l'histoire de Virginia à un aspect du phénomène OVNI était le facteur d'un missing time. Les deux fois, à la ferme comme enfant et en pique-nique en France à l'âge de seize ans, Virginia elle-même était consciente d'un temps qu'elle ne pouvait pas expliquer. Elle m'a dit plus tard que, quand elle est sortie des bois juste avant qu'elle ne découvre le sang sur son chemisier, ses parents lui avaient demandé où elle avait été, et elle leur avait dit qu'elle était avec son frère jusqu'à la dernière minute quand il avait vu le cerf. Son frère a insisté sur le fait qu'il l'avait recherchée et l'avait appelée depuis au moins une demi-heure. Cette divergence fut immédiatement oubliée lorsque la mère de Virginia repéra le sang sur sa chemise, et leur inquiétude se porta sur ce nouveau problème.

Un des arguments contre la simple aberration psychologique comme explication adéquate des cas comme celui de Virginia est que les témoins sont apparemment des gens normaux qui ont vécu, disons, trente-cinq années de vie (l'âge de Virginia) sans signe évident de comportement aberrant - pas d'hallucinations, aucun cas d'amnésie, aucun comportement paranoïaque ou quoi que ce soit - un après-midi, par exemple, à l'âge de seize ans, quelque chose s'est passé pendant une courte période que le témoin ne peut se rappeler. Dans l'incident dans les bois français, bien sûr, nous avons comme preuve de quelque chose d'étrange, réel, et non-hallucinatoire, le film de Virginia découvrant le sang sur son chemisier et le témoignage de sa famille qu'elle avait disparue (et rétrospectivement, à partir de divers compte-rendus, la période manquante semble être d'une demi-heure à une heure). La grande majorité des rencontres ou des enlèvements ne sont ni des hallucinations ni des canulars; en fait, dans mes enquêtes, je n'ai jamais rencontré l'un ou l'autre. (Ce n'est pas pour nier que de telles choses peuvent être arrivées de temps en temps, elles sont tout simplement très rares et généralement évidentes dès le début.)

Les enquêtes sur le cas de Virginia se sont déroulées lentement puisque l'équipe d'enquête dans des circonstances normales se composait d'un expert de neuf à cinq ans en informatique, d'un psychothérapeute surmené et d'un peintre professionnel - Bloecher, le Dr Clamar et moi-même. J'ai passé huit jours en tant qu'artiste invité à l'Université du Texas à Austin peu après que Virginia m'ait appelé pour la première fois. En fin de compte, plusieurs semaines se sont écoulées entre cet appel et sa première séance de régression hypnotique avec le Dr Clamar, un délai non atypique. Entre-temps, nous avions parlé à nouveau par téléphone, et encore une fois j'ai été frappé par son intelligence évidente. Cette deuxième conversation était plus large, impliquant une discussion approfondie de l'hypnose et de sa fiabilité en tant que méthode pour découvrir la vérité. Virginia comprenait les problèmes instantanément, choisissant à partir d'un vocabulaire étendu, même technique avec rapidité et précision. C'était comme si ses placards verbaux bien approvisionnés étaient toujours dans un ordre parfait; en une fraction de seconde, elle est capable de mettre le doigt sur n'importe quelle phrase dont elle a besoin pendant que le reste d'entre nous tâtonnent sur des étagères mal rangées.

Son apparence physique est également frappante, et l'on sent qu'elle est le genre de femme qui est inévitablement remarquée partout où elle peut être. Elle est venue, accompagnée de son mari, Mark, pour sa première séance hypnotique. J'étais arrivé quelques minutes auparavant et je bavardais avec le Dr Clamar quand la sonnette retentit et je répondis. Virginia est entrée, une grande et belle femme portant un costume sur mesure et portant, si je me souviens bien, un mince attaché-case. Un demi-souvenir instantané me traversa l'esprit, une image depuis longtemps oubliée d'un film des années 50 d'Alexis Smith dans un costume d'affaires se précipitant à travers une porte tournante, une femme de carrière totalement attrayante et efficace. Le regard de Virginia, quand elle vous fixe, exprime une combinaison de vulnérabilité féminine et d'habileté analytique extrêmement claire. Elle est au-dessus de la moyenne par sa taille, peut-être cinq pieds-huit pouces ou plus, et a le genre de proportions athlétiques qui suggèrent une très bonne santé physique. L'un des aspects touchants des régressions hypnotiques subséquentes était de voir Virginia se détendre sur le canapé dans une transe profonde, une femme d'affaires solide et pleinement mature, parlant lentement avec des locutions propres à la petite fille qu'elle revivifiait à ce moment.

Mark, son mari, était plutôt calme. C'était l'après-midi de Virginia, et l'on ne peut que deviner ce qu'il pensait d'un sujet si bizarre, que sa femme avait l'intention d'explorer. En tout cas, il semblait soutenir ses désirs en la matière, et, puisque l'idée de l'hypnose fait peur à des coeurs même bien éduqués, sa présence était peut-être nécessaire pour les soutenir tous les deux.

Nous sommes entrés dans le petit bureau du Dr Clamar et avons pris nos positions habituelles: le sujet allongé sur le canapé en cuir, le docteur à environ trois pieds, assis sur sa chaise en bois à dossier droit, et moi sur le sol près de la tête du canapé avec mon enregistreur et microphone portatif prêt à l'emploi. Une chaise supplémentaire avait été apportée dans la pièce et Mark la plaça à l'autre bout du canapé. De temps en temps, pendant la séance d'une heure, il tendait la main pour caresser doucement les pieds et les chevilles de Virginia dans un geste calme et apaisant de soutien physique.

Le Dr Clamar a d'abord induit une transe hypnotique en Virginia simplement pour lui faire ressentir la sensation d'une relaxation profonde pendant quelques minutes avant de l'en sortir. C'est la "course sèche" qui prépare le sujet à la prochaine étape, qui est d'introduire un état de transe plus profond, puis de passer à la régression. Aphrodite prend son temps pour faire descendre lentement le sujet dans un état de relaxation profonde. Ensuite, elle définit la scène, décrivant l'heure, le lieu et les circonstances pour déclencher un rappel spécifique.

La transcription textuelle d'une séance hypnotique est, dans sa froide et plate neutralité, assez trompeuse. Virginia était un sujet hypnotique très facile et ses souvenirs se sont développés avec une grande aisance, mais la manière dont les mots, et même les phrases ont été infléchies est cruciale. A moins d'écrire ce qui ressemblerait à des directives de théâtre, il ne semble y avoir aucun moyen satisfaisant d'indiquer ces changements subtils d'accentuation.

On peut détecter au moins trois niveaux distincts de discours. Le plus simple est quand Virginia revit son expérience de longue date au présent: "Je monte la colline, dis-je à ma mère", et ainsi de suite. Dans ces cas, le langage et le phrasé sont souvent plutôt enfantins - ce que l'on peut attendre d'un enfant de six ans précoce - et le sentiment d'immédiateté peut être saisissant.

Le deuxième niveau est celui où Virginia commente ses expériences, parlant plus ou moins au Dr Clamar de ce qu'elle vient de vivre de nouveau. "Je me souviens que j'ai toujours aimé les oeufs, même quand j'étais plus petite", etc., et souvent ce genre de discours au passé s'écoule directement de l'autre. En général, le vocabulaire de ce mode est celui que l'on peut attendre de Virginia à son âge actuel.

Un troisième niveau est plus complexe. Le Dr. Clamar posait occasionnellement une question qui soulevait un sujet légèrement en dehors de ce qui était activement rappelé. A ces moments, Virginia glissait dans son personnage âgé de six ans et essayait de se souvenir, tout en analysant la preuve avec ses facultés adultes actuelles. Ainsi, plusieurs modes sous-tendent le récit, glissant souvent l'un dans l'autre et produisant un mélange psychologique riche.

Le Dr. Clamar induit la transe, un processus qui dure environ quinze minutes. Virginia dispose d'un "nuage" sûr à partir duquel elle peut assister et revivre un événement d'enfance en toute liberté. Elle est ramenée à un après-midi chaud et ensoleillé dans la ferme de son grand-père au Manitoba... "Tu joues dehors dans la cour..." Quand elle commence à parler, le discours de Virginia est légèrement perturbé à cause de son état très détendu. Les phrases se suivent logiquement, mais lentement, et elle parle dans un langage un peu enfantin.

VH: J'étais assise sur l'herbe... L'herbe est très épaisse et verte. Je souffle sur des pissenlits. Je les aime toujours parce qu'ils sont très doux. Je suis assise sous un grand chêne qui a une grande balançoire, et j'aime me balancer, et j'aime regarder toutes les plantes et fleurs, et j'ai mon propre petit jardin avec des choses qui poussent bien que je sois déçue qu'elles ne poussent pas aussi bien que dans le jardin de Maman. C'est en quelque sorte mélangé et je ne peux pas dire exactement quelles étaient les mauvaises herbes et quelles étaient les fleurs... Mais je m'attends à ce que les mauvaises herbes se transforment en fleurs. Je n'ai rien arraché. C'est mon jardin. Il est supposé grandir... et je marche dans la cour, ramasse la saleté, la terre est humide. Je regarde les cochons... J'aime regarder les petits porcelets, et je monte la colline. Je cherche des pierres intéressantes et parfois je vois des lézards tout autour. Ils font peur, mais je les aime bien. Ils sont comme de petits rochers, mais je n'aime pas les ramasser. Je cherche des pierres intéressantes et je regarde les gros tas de fumier de vache... ils sont vraiment énormes... et j'aime la grange. Nous avions l'habitude d'avoir plus d'animaux. Maintenant, je pense que nous avons juste quelques poulets. Il y a un cheval ou peut-être deux chevaux. Je vais chercher les oeufs. Je me souviens de la sensation de ces beaux estomacs chauds et j'ai mis ma main sous chaque ventre. Ils n'ont pas toujours d'oeufs sous eux... et je dois donc sentir autour de moi... ils ont de gros ventre, donc vous devez en quelque sorte fouiller... et parfois il y a deux œufs. Je ne pense pas que les œufs étaient récoltés tous les jours. Donc je les rassemble, je pense qu'il y en a huit ou neuf et ils étaient bruns.

Je me souviens que j'ai toujours aimé les œufs, même quand j'étais plus petit. Ma grand-mère avait un œuf de porcelaine pour le repriser et j'étais très attaché à cela et j'en ai eu un pour mon anniversaire. J'aime ça. J'aime toujours les oeufs. Ils ont eu un si bon sentiment.

Donc je reçois tous les oeufs que je peux et je vais à la maison et je me souviens que ma jambe me démangeait, ça démangeait quand vous - si vous avez accidentellement aspergé de l'eau... C'est la sensation d'avoir du liquide sur la surface... ce genre de démangeaison- et je me suis penché pour gratter et ça démange toujours, alors je tire sur mon jean et- je ne regardais pas ma jambe, j'ai juste touché ma main et ma main est toute mouillée alors je regarde vers le bas et ma main est toute couverte de sang et je vois du sang sur ma jambe et je suis vraiment surprise parce que j'ai peur du sang et qu'on me coupe et comment pourrais-je être couvert de sang et je pensais bien , Je me demande si c'est quelque chose d'un poulet ou quelque chose. Je ne pensais pas que c'était mon sang au début. Puis je vois que j'ai une coupe et que la coupe est profonde; il saigne et coule ma jambe dans ma chaussette... J'ai du sang très foncé et je suis un peu inquiet à ce sujet. Mais ce n'est même pas comme si c'était mon sang. C'est le sang de quelqu'un d'autre; la coupe de quelqu'un d'autre... et je vais courir dans la maison avec les oeufs. Je fais attention de ne pas les laisser tomber, et je dis: "Maman, regarde. Je me suis coupé.' Elle a dit: "Qu'est-ce que vous vous êtes coupé?" et j'ai dit: "Je ne sais pas. J'ai juste une coupe. Elle l'a regardé. Elle voit beaucoup de sang et elle arrête tout ce qu'elle fait et elle le regarde. Elle dit: "Eh bien, vous devez l'avoir senti..." et je dis: "Je ne sais pas. Tout à coup, il y avait du sang. Je ne sais pas d'où ça vient.

(Virginia utilise un ton de voix légèrement différent quand elle répète les mots de sa mère.)

La mère: Eh bien, où étais-tu?

VH: Je viens de sortir les oeufs de la grange.

La mère: Eh bien, tu ne l'as pas senti?

VH: Non, je ne le sentais pas. Je ne sais pas ce sur quoi je me suis coupée.

VH: Et puis ma mère a dit quelque chose à mon grand-père.

La mère: Il y a quelque chose de pointu dans la grange?

VH: Grand-père a dit: "Pas que je sache. Pourquoi?"

La mère: Virginia s'est coupée.

VH: Et Grand-père l'a regardé et il a dit: "Sur quoi t'es-tu coupéw?" et j'ai dit: "Je ne sais pas. J'ai juste... soudain ça saignait. Je ne sais pas sur quoi je ne suis coupée."

Le grand-père: Ça fait mal?

VH: Non, ça ne fait pas mal.

Le grand-père: C'est une coupure profonde.

VH: Et ils l'ont essuyée avec un chiffon humide et je la regarde fixement et je me demande pourquoi ça ne fait pas de mal et maman a mis un pansement dessus. Cela lui prend un certain temps. Ca n'arrête pas de saigner, cependant. Ca saigne encore, mais pas autant. Ca démange. C'est presque comme si... Ca démange du sang qui touche ma peau mais je ne sens pas la blessure elle-même. Comme si ça ne faisait même pas partie de moi. Comme si je regardais la jambe de quelqu'un d'autre.

AC: Demande à ton esprit de te rappeler comment tu t'es coupée.

VH: Comment je le demande?

AC: Laisse-toi aller en toi-même.

(D'autres instructions du Dr. Clamar.)

VH: Eh bien, j'ai un peu peur de me voir coupée. Ça va me déranger.

(Suit une période de cinq minutes au cours de laquelle VH discute de la douleur, de sa peur et de sa peur de se souvenir de cet incident.) Il est clair pour le Dr Clamar et pour moi qu'il y a une résistance évidente à d'autres souvenirs. Virginia parle à nouveau.)

VH: Je pense que ma jambe a été coupée avec un scalpel. C'était vraiment tranchant et propre... comme si quelqu'un faisait une belle incision rapide et propre... et je ne pense pas que ça faisait mal, mais je pense que je m'attendais à ce que ça fasse mal.

(Et de nouveau, Virginia hésite à se rappeler plus de détails, et donne d'autres exemples de sa peur de la douleur, mais ensuite elle reprend son récit.)

VH: Ils ont fait une petite coupe. Ils ne voulaient pas me blesser.

AC: Où étais-tu quand ça... a eu lieu?

VH: J'étais juste allongé sur le canapé, un petit canapé comme ça. C'était confortable, vous savez, comme un lit ou presque comme une chose médicale, mais c'est... ça n'a pas la qualité d'un cabinet médical. Ce n'est pas chromé et blanc et la lumière est claire, il y a beaucoup de lumière mais je pense que peut-être - il peut être gris pâle ou un vrai gris doux. C'est nacré. Ces sortes de couleurs... Il y avait un sentiment luxuriant à cela. Elégant et simple et riche. J'essaie de penser si ça avait une odeur. Propre. Vraiment une odeur d'ozone. C'était l'odeur. Une sorte d'odeur propre, mais rien de très spécifique.

AC: Comment te sentais-tu?

VH: J'étais vraiment détendue et presque à la maison. Confortable.

Curieux. Comme quand on a été invité par quelqu'un et qu'on est heureux d'être là. Je... ah... il semble qu'on m'avait parlé de la coupure, que ça ne ferait pas mal et qu'il y avait une raison à cela, mais je ne pense pas que la raison en était une qui m'était vraiment claire... quelle que soit l'explication, je n'ai pas vraiment compris.

AC: Qui t'a parlé de la coupure?

VH: Hmm. J'essaie de penser. Qui m'a parlé de la coupure? Je ne sais pas. Je pourrais juste dire que c'était une communication directe avec mon esprit, mais je ne dirais pas nécessairement que c'était télépathique... mais il semblait que le problème n'était pas que je ne comprenais pas les mots mais juste que je n'arrivais pas à comprendre l'idée.

AC: Tu ne le comprenais pas conceptuellement?

VH: Oui, la partie conceptuelle je ne l'ai pas comprise, mais je n'ai eu aucun problème à communiquer. Quoi que l'on me dise, le processus de communication n'était pas difficile, qu'il s'agisse de communication mentale directe ou de mots ou d'anglais... c'était juste qu'à cet âge... la communication était simple et je ne pensais même pas à comment ça marchait... et qui c'était. C'était un peu comme la façon dont mon grand-père m'expliquait les choses, expliquant simplement, une personne amicale qui expliquait les choses; expliquant que nous avons besoin d'un petit morceau de vous pour comprendre... et c'était comme s'ils avaient un puzzle sur lequel ils travaillaient et c'était très important pour eux. Et ils ont demandé ma permission. Je suppose que c'était... c'était comme si quelqu'un donnait l'explication et quelqu'un d'autre était celui qui l'a fait (la coupure). Je n'ai pas une idée précise du nombre de personnes. Je n'ai pas d'image visuelle. J'ai une image visuelle de couleurs douces, de gris perle avec un peu de bleu ou de mauve... mais une sorte de texture, comme le cuir et le velours, vous connaissez ces sortes de textures agréables, lisses et confortables, mais je n'ai pas... il se pouvait que quelqu'un se trouvait dans une pièce différente et me parlait et je savais qu'il y avait quelqu'un qui me parlait mais, euh - c'était comme si j'étais dans une pièce toute seule et pourtant je savais que non. C'est comme s'ils disaient: "Tu ne peux pas nous voir parce que tu ne comprends pas à quoi nous ressemblons. Ça te ferait peur.

Ils n'ont pas dit peur. C'était comme si vous ne compreniez pas, alors c'était plus facile de parler. Tu sais, je pense que ça pourrait être que je n'ai vu personne du tout. Peut-être que tout cela était géré par un équipement automatique, sauf qu'ils m'expliquaient ce que l'équipement allait faire, vous savez, et comment et pourquoi, et le faisait de telle sorte que c'était comme un prolongement de quelqu'un avec qui je communiquais... pas un visage, pas une main, mais il y avait une douceur à ça. Ce n'était pas quelque chose de brusque. Qui que ce soit, c'est quelqu'un avec qui je suis très à l'aise. C'est quelqu'un que j'ai connu, sauf que je pense que ça me rappelle quelqu'un que j'ai connu, comme mon grand-père... quelqu'un de plus âgé et je suis très à l'aise, comme le genre de personne qui explique bien.

C'est comme s'il y avait plus de monde qu'une seule personne, mais je pense que j'en ai parlé à une seule personne. Et je suis plus curieuse de savoir où je suis et plus curieuse de la pièce et de l'environnement immédiat dans lequel je suis que d'où ils viennent et de ce qu'ils signifient ou de ce qu'ils sont. La pièce n'a pas la sensation d'alien; c'est juste différent de ce que j'avais déjà vu - chic, moderne - et cela semble assez grand. On dirait que la chambre est soit sphérique - non, la pièce est comme une pièce ronde ou la moitié d'une pièce ronde. Je ne vois pas derrière moi, mais ce que je regarde est rond, je pense, et c'est comme si les murs étaient aussi ronds. Rond. Cela a une qualité comme le terminal de la TWA à JFK [aéroport John F. Kennedy]- rond, murs incurvés.

Il y a plein de choses qui attirent mon attention: des choses qui brillent, qui sont scintillantes, comme des cristaux ou comme des instruments ou... mais elles sont si jolies qu'elles ne distinguent pas à mes yeux entre elles, ce qu'elles sont, ou de l'art. Juste joli. Comme des perles et comme des cristaux et comme du métal... principalement de l'argent. Cela ne semble pas être doré. Cela semble être argenté. Et c'est grand - il semble que c'est est grand - il semble, il semble - euh - plus grand que votre salon (celui du Dr. Clamar), cela semble peut-être plus grand que mon salon, mais pas aussi grand que mon appartement entier. Mais, bien sûr, j'étais plus petite et la lumière ne vient pas d'un endroit unique et ce n'est pas toujours de la même couleur, ça a changé un peu et il y a des couleurs dans différents endroits, mais juste douces.

AC: Comment est-tu passée du poulailler à là?

VH: Hmm... tu sais, il se pourrait que je sois allé au poulailler après... le poulailler... je ne sais pas. Je ne sais pas (hésitation perplexe). Laisse-moi voir. Comment suis-je arrivé là? Je suis tellement submergée par le fait d'être dans cet endroit que je suis que je ne me souviens même pas d'y être allé. Comment suis-je arrivé là? Doucement. Ce n'était pas difficile.

AC: Ce n'était pas difficile?

VH: Non, c'était doux. C'était comme si je jouais et je faisais juste quelque chose et puis tout à coup je suis ailleurs. Rien de dur à ce sujet. Pas rugueux du tout. Je pense, cependant, c'est juste que j'arrive là ou quelque chose, mais je ne comprends pas. Juste, "je suis là." Ensuite, je pense que tout va bien. Calme aussi. Il n'y a pas beaucoup de son... peut-être un bourdonnement tamisé, doux et faible comme un humidificateur, mais il n'y a pas beaucoup de bruit. Ce n'est rien d'étincelant ou lumineux ou bruyant, ou brutal, comme peut-être je suis juste dans la cour et puis je suis ailleurs doucement, rien de bruyant ou d'étincelant à ce sujet. C'est presque comme si c'était un rêve. (Longue pause.) En fait, peut-être que je pensais que c'était un rêve sauf, sauf que je n'avais jamais eu un rêve comme ça! (Emphatique.) Il y a aussi une forte sensation de personne à personne à qui je parle. Une qualité très grand-père à son sujet, une qualité qui me rappelle mon grand-père, qui est très affectueux et très patient... il aime expliquer et partager des choses avec moi et il est amusant... L'endroit est comme un rêve, sauf la personne qui n'est pas comme un rêve. La communication est très réelle.

Qu'est-ce qu'il m'a dit d'autre? Je... pense qu'il a expliqué les choses. Eh bien, vous savez, c'est presque comme si c'était quelqu'un que je connaissais. Vous savez, comme 'Comment allez-vous? Comment vont les choses ici et comment ça va?' Ce n'est pas nécessairement quelqu'un que je connaissais spécifiquement, mais il a une qualité. Comme quelqu'un que je connais. 'Salut comment allez-vous? Comment ça va?' Ca va bien. Ils vont bien. C'est un endroit si agréable.

Et... euh... (longue pause) Je suppose que nous avons parlé des étoiles. C'est comme s'il disait: "Vous savez, vous regardez le ciel. Vous voyez toutes ces étoiles. Oui, j'ai fait ça. Et chacune de ces étoiles est un endroit comme le soleil qui a ses propres endroits, comme votre lieu. Et toutes ces étoiles ont leur place. Il y a beaucoup de choses là-bas, beaucoup de maisons différentes, et nous sommes loin de l'un de ces endroits", et il semble qu'il ait passé un certain temps à m'expliquer qu'il y a différents types de lieux, vous savez, certains qui sont comme où je vis et certains qui sont très différents et certains qui sont très gentils et certains qui ne le sont pas et certains qui sont modernes et d'autres qui ne le sont pas. Et c'est donc un très grand endroit passionnant à explorer. Vous aimeriez aller voir beaucoup d'endroits différents, à quoi ils ressemblent... Certains de ces gens se connaissent et d'autres non, et il en connaît beaucoup. C'est une question de fait. Je veux dire... c'est comme si quelqu'un vous décrirait en train de visiter l'Europe, vous savez, qu'il y a différents pays et qu'ils font des choses différentes dans différents pays, et vous pouvez voyager entre eux comme si vous aviez à expliquer ces endroits à un enfant. Et aussi que les gens qui y vivent sont tous très différents et certains d'entre eux savent des choses et peuvent faire des choses très différentes, surtout amicales, mais pas toutes. Sorte de longue description de la diversité de la vie, des lieux où les gens vivent et des aventures de visiter différents endroits et d'en apprendre davantage à ce sujet. Et j'imagine qu'il explique pourquoi je suis là (dans l'engin)... que je fais partie de cette aventure de découverte d'un nouvel endroit et que ça (la Terre) semble être un endroit sympa, et je dis: "Oui, ça l'est. C'est un joli endroit." Et je suppose que je lui demande aussi quelle est sa place, et, qu'est-ce qu'il a dit? Il dit que sa place est différente, que cela me paraîtrait étrange, mais pas très étrange, et, il était très heureux. Il était très content de me rencontrer et de me rendre visite, de me parler. C'est comme si le tout était un grand bonheur pour lui, comme s'il... vous savez, j'ai ce sentiment que... c'est une grande affaire, une chose heureuse pour eux de simplement me parler et il essaie de partager leur excitation avec moi.

Et je ne suis pas tant excitée que juste contente de ça et - voyons voir - il est en quelque sorte... il ne m'en dit pas trop sur lui-même; c'est comme - euh - l'être a des mains, dit qu'il a des mains, c'est comme si ses doigts étaient plus longs. Eh bien, je veux dire, peut-être pas plus longs, mais c'est comme s'ils étaient plus maigres. Il me rappelle... Je ne sais pas s'il pense à lui ou à sa description... peut-être que les grenouilles des arbres qui ont, vous savez,... et je ne me souviens pas s'il dit combien (de doigts). Cependant, combien il y en a, ce n'est pas comme s'ils étaient très différents. peut-être quatre, peut-être six. Ce n'est pas très différent. Et, euh, je pense qu'il dit qu'ils sont un peu plus gris de couleur que nous le sommes et il dit qu'il me faudrait un certain temps pour m'habituer à son apparence.

Je ne ressens aucune curiosité compulsive accablante spécifiquement à ce sujet. C'est comme s'il était là, juste en train de communiquer. Euh, quand j'étais petite, j'ai toujours eu un rapport très facile avec les personnes âgées, mes grands-parents et d'autres personnes... il est comme un autre d'entre eux. Tu sais, comme découvrir un autre vieil ami. J'ai toujours eu des personnes plus âgées, des amis, qui m'expliquent des choses, et je les accepte comme ce genre de chose.

Et quoi d'autre?... Ils ont des yeux. Les yeux sont différents des nôtres. Je ne me souviens pas exactement comment. Ils pourraient ne pas avoir de paupières... et ils pourraient ne pas avoir deux yeux; ils pourraient en avoir trois ou en avoir deux. Je ne suis pas sûr de cela, mais ils ont des yeux, et je pense qu'ils se tiennent debout; je pense qu'ils ont un corps qui est debout comme le nôtre. Grand. Un corps de type mince. Ils peuvent se promener... et les yeux sont au sommet. Voyons voir. J'essaye de décrire les parties de lui qui sont comme les parties de nous. Voyons voir s'il dit quelque chose de différent. Ah... la peau est différente. Les os sont différents. Je suppose qu'il dit que ses entrailles sont différentes, et je pense qu'il dit quelque chose au sujet du cerveau est un pourcentage de leur corps total... c'est une plus grande partie d'entre eux. Hmm. Maintenant, qu'est-ce qu'il a dit d'autre? Je pense aux cheveux [ou poils]. Je ne me souviens pas s'ils n'ont pas de cheveux ou si les cheveux sont différents ou quelle que soit leur surface, c'est un peu différent. Plus lisse, je pense. Peut-être comme du cuir doux et perlé. Il semble que leurs os sont différents.

Je ne pense pas qu'il ait dit s'il était un homme ou une femme, mais il semble que quoi que ce soit, cela me rappelle une chose masculine, grand père. Du genre grand-père. Il est vieux. Oui, il est définitivement vieux et il ne me dit pas quel âge il a. Il est juste vieux. Et cela me rappelle aussi mon grand-père, qui avait l'habitude de mentir à propos de son âge, et il disait qu'il avait cent trois ans, ce qu'il n'avait pas, mais il le disait simplement parce qu'il me disait qu'il était vieux, et cette personne m'a dit qu'il était très vieux aussi, mais il ne voulait pas me dire quel âge.

Je pense que je viens de parler à une personne. Cela semble être long. Il semble que tout un après-midi, vous savez, un après-midi long et détendu.

AC: (Question inaudible à propos de l'incision.)

VH: C'est presque comme si le canapé avait une chose dessus qui l'a fait toute seule, et je n'ai pas vu la personne qui l'a fait. C'est comme si c'était fait à distance. Vous savez, avez-vous vu ces choses où vous mettez vos mains quand ils manipulent des matières radioactives? Vos mains entrent et vous manipulez des instruments, puis, dans un endroit éloigné, quelque chose se passe. C'est comme ça. Je ne pense pas qu'ils aient eu un contact direct avec moi, physiquement. C'est comme si partout où je suis ils sont de ce côté de moi derrière le mur, ou peut-être c'est d'où vient le son. C'est comme si je leur parlais là-bas dans la pièce voisine. Je suppose que c'est parce qu'ils me disent ça, tu sais, je respire mon air. Je suppose qu'ils respirent de l'air différent. Je ne suis pas sûr de ça, mais c'est comme si, bon, peu importe ce que c'est pour mon confort. Tout ça, c'est comme si tu trouvais ça si naturel. En fait.

(Rupture la continuité quand la bande a été changée. VH discute de vouloir les revoir, mais comment peuvent-ils la trouver?)

VH: C'est une chose facile. C'est presque comme s'ils pouvaient m'identifier... c'est comme si j'affichais qui je suis, tu sais, comme il peut dire où je suis.

AC: Comment peut-il dire qui tu es?

VH: Euh, comme il peut reconnaître une voix. C'est comme, dit-il, je peux reconnaître votre voix. C'est un peu comme reconnaître les ondes cérébrales, ou quelque chose... c'est comme si tout le monde avait son propre modèle, sa propre marque, de sorte qu'il n'a aucun problème à ce sujet. Quand j'y pense, je n'ai pas... (expliquer?). Il semble que je viens d'accepter cela. Il a dit: "C'est comme reconnaître votre voix."

AC: La blessure a-t-elle une quelconque fonction dans votre capacité à vous "reconnaître"?

VH: Je pense (pause)... euh. Ils n'ont pas parlé de sang. Ils ont juste dit: "On emmène un tout petit morceau de toi chez nous. C'est comme si, comme ils me l'ont décrit, c'est comme une combinaison d'un souvenir et d'un moyen de mieux me connaître... Ouais, je suppose que c'est le cas... une combinaison d'un souvenir et d'une façon de mieux me connaître. Et ils m'ont demandé ma permission et ils m'ont dit que c'était très important et que ça ne ferait pas de mal. Et je dis, 'Bien.' Donc je ne regarde pas. C'est comme s'il y avait des trucs de chrome là-bas, tu sais. Et donc je ne regarde pas. Je ne pense pas - je ne pense pas que ça fasse ressentir quelque chose de plus que lorsque tu te frottes l'ongle sur ta peau ou... (pause) peut-être, je ne sais pas si ça fait mal, et ils m'ont dit que ça ne serait pas de blessure. Depuis que j'ai décidé de faire cela (l'hypnose) et j'y ai pensé - c'est comme si je pouvais ressentir des sensations dans ma jambe. C'est comme s'il y avait peut-être de la douleur là-bas, mais on m'a dit que ça ne ferait pas mal et je ne l'ai pas ressenti. C'était comme si la douleur était à l'intérieur et que la douleur voulait sortir - euh - mais je ne pense pas que ça faisait mal à l'époque, et je pense que j'ai demandé 'N'allez-vous pas mettre un pansement dessus?' et ils ont dit: 'Non, nous allons simplement l'empêcher de saigner.' Donc, quoi qu'ils fassent, ils le font, vous savez, comme ça, et puis ça se ferme et ça arrête de saigner, comme ça fait partie de ce qu'ils me touchent, vous savez, juste comme (bruit)... mais il n'y a pas de pansement. OK, donc c'est bien. Oui, je suppose qu'ils me laissent attachée. Je veux dire à côté de moi comme si c'était juste contre moi, et ouais, c'est contre ma jambe. Doux, comme ça, et (pause) il doit m'expliquer que dans un moment je ne pourrais plus me souvenir de lui... ouais... et 'Tu ne pourras te souvenir que si tu me revois.' J'ai du mal à comprendre pourquoi. Il dit, vous savez, les gens seront fâchés, et je dis: "Pourquoi? Il dit parce que c'est différent de ce qu'ils font. C'est une de ces choses... les enfants - vous savez - pourquoi? Pourquoi? Pourquoi?' C'est juste gentil, tu sais. Ma mère ne sera pas fâchée. J'en suis certain! Ils disent: 'Eh bien, c'est possible, mais d'autres le seront et tu ne voudrais pas qu'ils te traitent comme si tu étais bizarre juste parce que tu m'as rendu visite.'

'Non. Pourquoi feraient-ils cela?'

Parce que les gens font juste ça.

"Maintenant, je ne le pense pas, je ne le pense tout simplement pas."

"Oui, ils le font."

C'est un peu comme si je ne le crois pas, mais il me dit que c'est comme ça... parce que je n'ai pas de sentiment d'étrangeté à ce sujet, donc je ne peux pas imaginer pourquoi quelqu'un d'autre l'aurait.

Nous rions de certaines choses. Je ne me souviens plus de quoi. Certaines choses sont drôles. Une sorte de rire sous cape - oh, c'est marrant. Il semble que nous rions des poulets. Je ne sais pas. C'est juste que nous nous moquons de la façon dont les choses étaient drôles. Je ne sais pas vraiment quoi.

Oui, il m'a juste demandé si je voulais lui rendre visite chez lui, et j'ai dit: "Oui, je veux bien." Et c'est un autre peut-être. Je lui demande si c'est bien [chez lui], et il dit: "Oui, ça l'est. Tu ressens beaucoup ce que tu ressens en ce moment, et, euh, il semble apprécier à quel point j'aime les choses brillantes. Cela ne signifie pas qu'ils ont beaucoup de choses brillantes chez eux.

AC: (Question inaudible sur le but de sa visite.)

VH: Nous avions... c'est l'aventure. Vous savez, c'est le plaisir et l'aventure. Il explique à propos de tous ces endroits merveilleux et intéressants à visiter. Quelle est la différence entre la vie dans différents endroits et... les différents types d'animaux, de plantes et de personnes et les différentes manières de faire les choses, et que c'est si intéressant de voir et d'apprendre à leur sujet. Alors il l'explique comme une aventure.

C'est marrant. Quand je suis allé à l'école d'études supérieures. Je me souviens que les gens me demandaient ce que je voulais faire. J'ai dit que je voulais être une aventurière, et j'ai été très enthousiaste pour l'idée de l'aventure, et de voyager et voir des choses ordonnées et essayer des choses ordonnées, rencontrer des gens intéressants. Ça avait l'air très amusant, et il a dit que c'était très amusant, et c'est pourquoi il était venu me voir et c'est pourquoi il essayait de revenir une fois de plus pour me revoir s'il le pouvait.

Oui, il a dépeint une magnifique image de tout ce qu'il y a à voir. De belles choses, des choses incroyables... et pas de fin pour eux. Peu importe combien de temps vous avez regardé ou jusqu'où vous êtes allé, vous n'arriveriez jamais à la fin de ça.

AC: Vous a-t-il dit comment vous pourriez visiter ces lieux?

VH: Oui, il a dit qu'il pouvait m'emmener là-bas, mais que ça prendrait du temps et que nous n'avions pas le temps maintenant. Peut-être une autre fois il le ferait. Et, ah, tu sais, comme, 'ta mère serait fâchée si on partait un moment, tu sais.' Ça ne semblait pas être des années, tu sais, ça aurait pu durer des mois, mais ça allait prendre du temps, ce qui semblait naturel, bien sûr, et, oui, il ne pouvait pas faire cela sans demander la permission de ma mère. Et j'ai dit que j'étais sûre qu'elle s'en ficherait. J'ai dit que je lui demanderais. "Non, nous ne pouvions pas faire ça tout de suite." Il n'a pas dit qu'il le ferait et il n'a pas dit qu'il ne le ferait pas, mais c'était juste quelque chose que nous ne pouvions pas faire à ce moment-là, alors peut-être que nous le ferions une autre fois.

AC: L'a-t-il fait pour d'autres? A-t-il emmené d'autres gens chez lui?

VH: Je ne pense pas que je lui ai demandé. Je ne pense pas - tu sais que la lumière aurait pu être très brillante. Il semble que mes yeux me font mal. (Virginia se frottait les yeux.) Peut-être que la lumière était très brillante, jolie mais brillante. (Revenant à la question.) En a-t-il emmené d'autres? Eh bien, quand nous en avons parlé, il n'en parlait pas comme si c'était une nouvelle idée ou quelque chose qui était une question étrange: vous demandiez à votre grand-père s'il vous emmènerait en ville pour aller voir un film, et ce n'était pas une idée de roman ou quoi que ce soit. C'était comme s'il en avait envie, il pouvait ou voulait, et je ne pense pas avoir posé de questions sur quelqu'un d'autre.

Il me semblait que c'était juste une relation spéciale avec moi, mais vous voyez que c'était vrai comme de la façon dont je parlais aux personnes âgées, donc je ne sais pas si c'était - je veux dire, j'étais particulièrement proche de mes grands-parents et surtout proche des tantes et oncles et c'était toujours une relation très spéciale pour moi. Ils étaient plus proches de moi - c'était juste ce genre de chose. Nous étions de bons amis et cela me semblait tout à fait naturel, mais... il parlait de l'aventure comme s'il n'était pas la seule personne à l'avoir faite. Les gens l'ont fait parce que c'était une bonne chose à apprendre, et une chose amusante que de regarder autour de soi, et il ne semblait pas inhabituel que plus d'une personne le fasse. La chose est, vous savez, ce n'était pas comme si je parlais à des étrangers - c'est ce qui rendait cela si intéressant. Vous auriez pensé, vous savez, quand je suis arrivée là-bas, je veux dire que ce n'était pas un endroit inconfortable, mais vous auriez pensé que, quand j'ai commencé à parler à quelqu'un, ça aurait semblé... c'est presque comme s'il n'y avait pas grand-chose, même en termes de présentations.

AC: Comme si vous vous connaissiez d'un endroit ou d'un autre auparavant?

VH: Soit que nous nous connaissions, soit que nous avions sur des choses l'un sur l'autre, ou que nous étions simplement le genre de personnes qui trouvaient facile de se comprendre. Ce n'était tout simplement pas - ce n'était pas comme quand vous rencontrez un étranger.

Nous avions atteint une étape logique dans ce qui s'était révélé être une session remarquable. Je le signalais au docteur Clamar et elle hocha la tête. Après une minute ou deux d'instruction sur la façon dont elle se sentirait détendue, et comment elle pouvait être à l'aise avec ce qu'elle avait appris, Virginia est sorti de la transe. Elle bâilla, s'étira, sourit et la tension se rompit; nous avons tous réalisé à ce moment-là à quel point notre concentration avait été profonde, et à quel point notre implication psychologique dans son aventure en cours était intense.

Il était largement l'heure du dîner, alors nous sommes partis rapidement. Je savais à peine quoi dire après les révélations de l'heure passée, mais je marmonnai au revoir et je les remerciai de leur temps; puis je suis retourné chez moi à Chelsea pour réfléchir à ce que nous avions appris. Tant de choses ont coïncidé avec d'autres cas d'enlèvement; en fait, tout au long de la session hypnotique, de petits signaux de rappel ont retenti dans mon esprit, comme détail familier après détail familier ont fait surface. Quand j'ai finalement eu le temps de réexaminer certains des cas, j'ai trouvé les parallèles spécifiques que je cherchais dans d'autres récits, dont la plupart sont complètement inconnus du public, ou du moins extrêmement obscurs.

La description générale des murs circulaires et l'éclairage étrange et sans source de la salle d'examen correspondent naturellement au modèle. Mais il y avait un détail intéressant sur la couleur de la lumière. Virginia avait dit que "ça pourrait être gris pâle, ou un vrai gris tendre... nacré... ce genre de couleurs". "Gris" ou "nacré" semblait étrange pour décrire la lumière vive, mais dans le comté de Casey en 1976, au Kentucky, l'enlèvement de trois femmes, sous l'hypnose, Elaine Thomas, décrivait également la salle d'examen comme étant éclairée par une lumière grise. Barney Hill, sous hypnose en 1964, a décrit la pièce dans laquelle il a subi une sorte d'examen physique comme étant "remplie de cette lumière bleutée... qui ne jetait pas d'ombres". David Stephens, enlevé avec un compagnon dans le Maine en 1975, pensait que les murs incurvés de la salle d'examen étaient gris et que les planchers brillaient. Nous avons donc une bande étroite de couleurs utilisées pour décrire l'atmosphère - pâle, gris tendre, nacré, bleuâtre - dénotant une gamme fraîche et spécifique éloignée du blanc, auquel on pourrait s'attendre, ou d'une gamme incandescente normale.

Virginia a décrit cette lumière grise comme étant très brillante; en fait, elle se frottait fréquemment les yeux pendant la période hypnotique. Dans sa deuxième session, elle s'est même plainte que l'éclairage tamisé dans le bureau du Dr. Clamar était trop lumineux, et finalement nous avons dû éteindre les lampes et continuer presque dans l'obscurité. Carl Higdon, qui a été enlevé dans le Wyoming en 1974, s'est plaint plus tard des lumières dans la chambre d'hôpital où il a été emmené après son épreuve. Elles étaient trop brillantes, a-t-il dit. Ses yeux étaient extrêmement injectés de sang et déchirés constamment. Mona Stafford, une autre femme de l'affaire du comté de Casey, a souffert d'une grave brûlure et d'une déchirure des yeux. Ses deux compagnons ont également eu des problèmes avec leurs yeux, bien que le problème de Mme Stafford ait été si grave qu'elle avait consulté un médecin. Betty Hill, décrivant sa position sur une table d'examen comme elle se l'est rappelé à travers l'hypnose, a dit: "... la lumière est très très brillante, donc mes yeux ne sont pas toujours ouverts, j'ai un peu peur aussi. Je ne suis pas particulièrement intéressée à les regarder (les humanoïdes qui effectuent l'examen)." Le jeune Gerry Armstrong a été enlevé à l'âge de douze ans dans l'enceinte de l'école qu'il fréquentait en Angleterre. Quand il a été retrouvé sept heures plus tard, il se souvient qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas avec ses yeux, bien qu'il ne sache pas exactement quel était le problème; il sent qu'on lui aurait dit que ses yeux étaient dilatés. Cet enlèvement d'un enfant de douze ans en 1953 crée un parallèle supplémentaire intéressant - la prise très précoce d'un enfant - mais à travers plusieurs de ces rencontres - les cas du Wyoming, du Kentucky, du New Hampshire et de l'Angleterre que je cite comme échantillons - les réactions oculaires sont extrêmement fréquentes.

Avant sa deuxième séance hypnotique - qui fut plus surprenante que la première - Virginia discuta avec le Dr Clamar et moi-même d'autres détails spécifiques qu'elle s'était consciemment rappelés. L'hypnose est un processus étrange dans lequel le plus souvent après que le sujet sort de la transe, il ou elle continue à se souvenir des choses. C'est un peu comme éteindre le tuyau d'arrosage; le flux ralentit immédiatement, l'eau coule encore et a finie par s'arrêter - le tour de la vanne ne produit pas un résultat instantané. Dans une conversation qui était, bien sûr, enregistrée à l'époque, Virginia a dit ceci au sujet de l'équipement qui a fait la coupure sur sa jambe:

"C'était quelque chose comme de l'équipement dentaire, mais beaucoup plus lisse, il ne ressemblait pas à quelque chose d'abrasif ou d'effrayant, mais plutôt à la moitié de la taille de votre torse, presque lisse comme une boîte métallique avec des contours rectangulaires arrondis, et avec des appareils qui pourraient se retirer, vous savez, pour faire des choses comme des implants dentaires. Il est rétractable mais rien de plus tranchant et brut que cela... plus comme des contours doux, plus comme un tentacule. Je me sentais comme avec un masseur, comme ces masseurs électriques, les longs, juste quelque chose de simple, presque tubulaire, qui s'étendait sur ma jambe et qui semblait tout en métal. Il n'y avait aucune preuve concrète de l'instrumentation fine, vous savez, coupant les bords, arrachant les bords ou abrasant les bords. Juste un objet tubulaire simple qui est sorti d'un instrument en forme de boîte à l'extrémité d'un bras rétractable." Je lui ai demandé si elle avait remarqué un son.

"Une vibration douce, peut-être... Je pense que je l'ai ressenti, mais je ne pense pas l'avoir entendu."

David Stephens, dont j'ai déjà parlé de l'enlèvement de 1975 dans le Maine, a dit qu'il était allongé sur une table près d'une machine qui "avait l'air carrée, avec des lumières sur le côté gauche du devant et un bras qui sortait", "comme une sorte de machine à rayons X ou quelque chose comme ça". Betty Hill a décrit un dispositif qui ressemblait à un ouvre-lettre par sa forme qui grattait son bras. L'une des abductées du Kentucky se souvient d'un objet allongé en forme de balle d'environ un pouce et demi de diamètre placé sur sa poitrine. Il me semble que ces témoins essaient de décrire le même équipement en utilisant diverses images simples, avec plus ou moins de succès. L'image de "masseur allongé" de Virginia décrit un objet d'environ six ou sept pouces de long sur environ un pouce et demi de diamètre, ce qui correspond bien à l'objet cylindrique en forme de balle d'Elaine Thomas "d'un demi-pouce de diamètre"; cette forme, bien sûr, n'est pas sans rappeler celle d'un ouvre-lettre. Et le plus intéressant est la "neutralité" persistante de la description - un objet qui semble efficace et totalement dépourvu d'apparence. Il constitue l'exact opposé des gadgets complexes façon Star Wars si incontournables dans la culture populaire. La "machine" de Virginia se paraît valide en raison de sa simplicité et de sa simplicité.

Lorsque Ted Bloecher a écouté l'enregistrement de la session hypnotique de Virginia, nous avons pu discuter longuement des nouveaux facteurs qu'il présentait. Tout d'abord, comme je l'ai déjà mentionné, l'affaire Hill de 1961, apparue seulement en 1964, a été pendant de nombreuses années le premier cas d'enlèvement qui a été étudié de manière satisfaisante et finalement accepté par la plupart des enquêteurs ovnis. Mais nous étions ici avec un cas qui l'a précédé de onze ans! Quelques autres cas antérieurs à 1961 avaient été mis au jour dans les années qui suivirent le livre de John Fuller sur Betty et Barney Hill, et quelques-uns avaient été plutôt sommairement étudiés, bien que très peu aient été explorés par l'hypnose. Ici, nous avons eu un cas en cours avec un témoin éminemment intelligent et crédible, qui portait une trace physique - la cicatrice très visible de Virginia, (voir la section illustration)

Encore plus important était notre réalisation à ce moment que Virginia, comme Steven Kilburn, n'avait aucun souvenir conscient d'une observation d'OVNI. Lorsque ces deux cas que nous avons découverts ont été replacés dans le contexte de l'affaire "Patty Price" de 1973 11 et de l'affaire Judy Kendall, nous savions qu'il existait un sous-groupe dans le spectre des enlèvements d'OVNI: cas d'enlèvement de personnes et toutes les traces de souvenirs d'une observation d'OVNI sont supprimées. Quand Steven s'est demandé à voix haute sur la présentation d'OVNI de NBC, combien de personnes ont pu avoir cette expérience sans le savoir? Et depuis combien d'années cela se passe-t-il?

Ted Bloecher, s'appuyant sur ses fichiers de stockage mental, a souligné qu'un nombre important de cas humanoïdes au cours des dernières décennies impliquaient des observations d'enfants, et beaucoup d'entre eux se déroulaient en milieu rural. Dans des dizaines de cas, des enfants ont rapporté que, pendant qu'ils jouaient dehors, un ou deux petits hommes portant d'étranges costumes argentés ou gris s'approchaient d'eux et partaient aussi soudainement qu'ils étaient apparus. Combien de ces cas, nous nous sommes demandés, auraient pu impliquer des écarts de temps qu'une fille de six ans ou un garçon de dix ans, jouant seul dans l'après-midi, n'auraient jamais remarqué? Quelles étaient les dimensions du problème? C'était comme si notre type classique de cas d'abduction - l'automobile étant arrêtée la nuit alors qu'un objet rougeoyant descendait - peut représenter seulement un aspect étroit du phénomène.

Et qu'est-ce qu'ils "faisaient" avec un enfant de six ans, et pourquoi avaient-ils besoin de prendre un "petit morceau" d'elle? Quel était le problème ou "puzzle" sur lequel ils travaillaient? La plupart des cas d'enlèvement enregistrés impliquaient une sorte de prise d'échantillon pendant l'examen, si ce dernier terme est en effet même vaguement précis; échantillons de peau, des échantillons de sang, des échantillons de cheveux, 12 presque tout ce que l'on pouvait imaginer, mais cela semblait en quelque sorte plus grave un morceau de sa chair, une incision profonde à travers de nombreuses couches de peau et de muscle.

L'une des différences entre la rencontre de Virginia et les autres rapports d'enlèvement que nous avons examinés est son manque apparent de peur. Il est important, tout d'abord, de se rappeler que son histoire commence quand elle est déjà dans la salle d'examen de l'OVNI. Le lecteur se rappellera que le moment le plus effrayant est au début de l'expérience quand l'abducté est simultanément paralysé et approché par les ravisseurs. Même après sa deuxième séance hypnotique (le sujet du chapitre 8), Virginia ne s'était toujours pas souvenue en détail de cette partie de sa rencontre, de sorte que l'on peut supposer que son esprit inconscient censurait effectivement la "mauvaise partie". L'enfant de six ans qui a subi cette aventure extraordinaire l'a probablement traité différemment de beaucoup d'adultes - et aurait pu aussi avoir été traité différemment par ses ravisseurs. Évidemment, ces deux ensembles de variables existent dans chaque expérience d'enlèvement.

[Ref. pr1:] PETER ROGERSON:

Mais des motifs de fées plus gentils et plus traditionnels peuvent être trouvés, même dans les compte-rendus de Hopkins. Prenez Virginia Horton, qui rencontre un cerf qui peut être une fée déguisée dans une forêt enchantée, et sous hypnose se rappelle d'une fée imparfaitement modernisée. "En réalité" nous pourrions suggérer que le sang qui la couvrait venait du cerf, qui était blessé: qu'elle tenait et réconfortait un chevreuil mourant, que la qualité féerique était soit un déni des faits brutaux de la mort et du sang, soit un vision de la transcendance - en fonction de ses propres croyances. Quoi qu'il en soit, l'histoire de Virginia et de son cerf est profondément émouvante, et sa réduction par Hopkins à "rien d'autre" qu'une histoire de couverture pour un examen médical par des Gris est un signe de la perte d'âme de l'ufologie américaine.

[Ref. bm1:] BERTRAND MEHEUST:

L'amnésie pure, avec apparition postérieure d'une thématique ovni

Enfin, depuis peu, avec les enquêtes de Budd Hopkins, un nouveau syndrome vient de faire son apparition, où toute référence directe à la thématique ovni est absente". Le schéma est à peu près le suivant: une personne constate un trou dans son emploi du temps, éventuellement associé à une " dis-location * .ou à la phobie d'un lieu spécifique (en général une section de route isolée, un champ, etc.). Aussitôt après, le sujet découvre sur son corps une cicatrice ou une plaie fraiche, Cette expérience va rester pour lui associée à quelque chose d'inquiétant et il n'aura de cesse qu'elle n'ait été élucidée. C'est ainsi qu'il aboutit parfois chez un psychiatre qui songe à utiliser l'hypnose, faisant alors apparaitre le classique scénario d'enlèvement.

La jeune femme qui témoigne sous le pseudonyme de Virginia Horton est actuellement une brillante avocate new-yorkaise d'une quarantaine d'années. Son aventure remonte à l'été 1950, alors qu'elle avait huit ans. Comme chaque année, elle passait l'été dans la ferme de ses grands-parents au Canada, dans le Manitoba. Soudain, alors qu'elle jouait dans une grange, elle se retrouva à plusieurs centaines de mètres de là, dans la cour de la ferme, sans comprendre comment elle avait bien pu arriver en cet endroit, Elle sentit alors un liquide chaud couler le long de sa jambe. Retroussant son pantalon elle découvrit à mi-mollet une plaie profonde, nette propre et absolument indolore. Un lambeau de chair avait disparu, La blessure mesurait 2.5 centimètres de long, et plus d'un centimètre de profondeur; elle saignait abondamment. Or, curieusement, son pantalon n'était pas déchiré. La fillette arriva en pleurs chez ses grands-parents, qui cherchèrent en vain l'objet susceptible de causer une pareille blessure. Virginia fut tellement stupéfaite par cette blessure inexplicable, qu'elle se souvient avoir défait le soir même le pansement pour regarder la plaie.

Adolescente, Virginia expérimenta une mésaventure analogue. C'était en 1966; elle se trouvait avec ses parents en voyage en France. La famille s'apprêtait à pique-niquer au bord d'une forêt alsacienne, dans un endroit giboyeux. Pendant qu'on dressait la table la jeune fille pénétra dans le couvert avec l'espoir de voir un chevreuil. Il lui sembla n'être partie que quelques minutes; mais, à son retour, elle réalisa que ses parents, affolés par son absenœ la cherchaient depuis trois quarts d'heure. Elle découvrit alors que son tablier était maculé de sang, Or, son corps ne portait aucune blessure, pas même une écorchure. L'incident marqua d'autant plus la jeune fille qu'elle n'avait pas oublié le précédent. Elle essaya à plusieurs reprises de dissiper le mystère de cette aventure, sans jamais établir, au moins consciemment, de relation avec le contexte ovni, En 1980, elle rencontra l'enquêteur Budd Hopkins qui l'envoya chez la psychothérapeute new-yorkaise Aphrodite Clamar. Sous hypnose, Virginia Horton raconta un scénario d'enlèvement très classique: conduite à bord d'un ovni, elle subit un examen chirurgical au cours duquel les entités pratiquèrent l'ablation d'une partie de chair sur son mollet, et implantèrent quelque chose dans son nez. Un autre rencontre eut lieu seize ans plus tard, en Alsace: c'est à cette occasion qu'aurait été retiré l'implant, ce qui explique la présence de sang sur le tablier.

[Ref. js:] JIM SCHNABEL:

Il y avait d'autres aspects intéressants du phénomène d'enlèvement qui avaient commencé à faire surface. Par exemple, l'affaire Virginia Horton: après que NBC ait diffusé une émission sur les enlèvements dans son leur Nightly News à la fin de 1979, mettant en vedette Hopkins, Clamar et Mike Bershad, Horton avait téléphoné au Dr Clamar pour raconter son histoire. Elle était avocate d'entreprise, vivant sur la côte est, avec un mari, une famille et une vie ordinaire. Elle avait toujours été fascinée par la possibilité de voyager dans l'espace, mais les voyages spatiaux strictement humains - la NASA et les astronautes, ce genre de chose - et n'avaient jamais été très intéressés par des phénomènes étranges tels que les OVNIS. Un de ses amis, qui connaissait aussi Clamar, avait vu l'émission de NBC et lui en avait parlé, et maintenant Virginia se souvenait que des choses étranges lui étaient arrivées quand elle était enfant. A l'été 1950, alors qu'elle avait six ans, elle était allée à la ferme de son grand-père au Manitoba, et elle était allée dans une grange pour ramasser des oeufs des poules - et la chose suivante qu'elle se rappelait était d'être de nouveau dans la cour avec une démangeaison sur le dos de son mollet. Elle releva la jambe de son jean et vit qu'elle saignait d'une blessure de type chirurgical. Son jean n'était pas endommagé, et elle ne pouvait trouver aucune raison pour la blessure, ni se rappeler comment elle était retournée dans la cour. Après que son ami [ou amie] lui a parlé de l'histoire d'enlèvement sur NBC, Virginia a appelé sa mère pour lui demander si elle se souvenait de l'incident. Elle ne s'en souvenait pas, mais elle s'est souvenue d'un moment où la famille avait fait un pique-nique quelque part en France. Virginie, alors âgée de seize ans, et son frère, exploraient une forêt voisine mais s'étaient séparés. Son frère la cherchait depuis au moins une demi-heure mais ne la retrouvait pas et quand elle reparut enfin, sa robe était mystérieusement éclaboussée de sang, elle prétendit avoir été avec son frère jusqu'à ce qu'elle soit sortie des bois; sinon, tout ce dont elle pouvait se souvenir était que dans les bois elle avait rencontré un beau cerf.

Sous hypnose il s'est avéré que quand elle avait six ans au Manitoba, elle avait été emmenée dans une pièce brillante dans un vaisseau spatial par des extraterrestres gris qui avaient expliqué qu'ils venaient de loin, des étoiles, et qu'ils voulaient seulement ramener chez eux un morceau d'elle, et qu'il serait mieux pour elle de ne se souvenienne de rien après. A un moment donné, une grosse boîte, attachée à un bras rétractable, semblable à ce que Bershad avait vu, descendit du plafond et émit un instrument en forme de tube qui a frotté le dos de sa jambe à l'endroit où elle trouva plus tard l'incision. Et quand elle avait été dans les bois en France, et avait vu le cerf - et bien, le cerf s'est avéré être une sorte de cerf particulièrement gris, avec des yeux noirs particulièrement grands, et à l'intérieur du vaisseau spatial ses vieux amis (car c'était le même groupe) lui a montré ses cartes stellaires et lui a dit qu'ils venaient d'une autre galaxie et ont parlé de l'importance de la diversité biologique et de la préservation des espèces, telles que l'espèce humaine... et elle leur a demandé de faire quelques tours À une centaine de kilomètres, on l'étendit doucement sur une table et on inséra un instrument en forme d'aiguille dans sa narine gauche, lui donnant un léger saignement de nez qui expliquait le sang sur sa robe.

L'idée d'extraterrestres qui collaient des choses dans les narines des abductés n'était pas trop nouvelle; Un certain nombre de cas d'enlèvements qui avaient été étudiés et publiés par d'autres chercheurs sur les OVNIS dans les années 1970 se sont avérés inclure ce genre de chose. Parfois, le témoin se souvenait avoir vu quelque chose à l'extrémité de l'aiguille qui n'était pas là lorsque l'aiguille est ressortie, comme si une sorte de moniteur neurologique avait été implanté dans le cerveau antérieur. L'affaire Horton a simplement confirmé que le motif de l'implant nasal était commun. Mais l'affaire a également suggéré des choses nouvelles et intéressantes sur le phénomène des enlèvements. D'abord, il y avait la cicatrice sur sa jambe. Ce genre de chose n'apparaissait pas trop souvent dans la littérature, mais il semblait arriver à un grand nombre d'abductés que Hopkins considérait. Une cicatrice "inexpliquée" indiquait non seulement ce que les extraterrestres pouvaient faire; cela a également fourni le temps manquant, qui a suggéré qu'une personne donnée avait été précédemment enlevée.

Une autre nouveauté de la phénoménologie de l'abduction a été suggérée par le fait que le cerf de Virginie dans les bois en France avait clairement été un "souvenir écran", mis là par les extraterrestres ou par la propre perception effrayée de Virginia. Le concept de "souvenir écran" suggère que de nombreux autres cas pourraient également être masqués par de tels souvenirs prosaïques.

Enfin, le fait que Virginia ait été enlevée au moins deux fois suggérait que les enlèvements en général n'étaient peut-être pas isolés, une fois dans la vie pour les abductés. Chaque enlèvement pourrait représenter une partie d'un programme de recherche en cours, tout au long de la vie, impliquant par exemple l'échantillonnage de tissus et de cellules, dans un but ultime dont seuls les extraterrestres connaissaient.

[Ref. ba1:] CHRIS BADER:

La deuxième révélation surprenante dans Missing Time apparaît dans l'un des derniers chapitres, qui raconte les rencontres d'une Virginia Horton. Horton, semblait-il, revendiquait deux rencontres d'enlèvement, ce qui indiquait que, pour une raison inconnue, les extraterrestres suivaient sa vie. L'idée que quelqu'un pourrait être enlevé deux fois était une idée entièrement nouvelle et effrayante qui commençait tout juste à être rapportée. Betty et Barney Hill, Travis Walton et la plupart des autres anciens enlevés, à l'exception de Betty Andreasson [canular], dont les rencontres ressemblaient davantage à celles des premiers contactés, n'avaient qu'une seule expérience d'enlèvement. Les abductés semblaient être des gens qui étaient simplement au mauvais endroit au mauvais moment; les extraterrestres les avaient ramassés, avaient fait des tests et les avaient laissés partir. L'affaire Horton, cependant, a indiqué que les extraterrestres pourraient choisir certains humains pour l'enlèvement et ensuite surveiller ces humains sur une période de temps.

Le premier étrange souvenir de Horton remonte à l'été 1950, à l'âge de six ans, dans la ferme de ses grands-parents, près du lac Supérieur. Horton était entrée dans une grange pour ramasser des oeufs, quand tout d'un coup, elle s'est retrouvée debout dans la cour avec une grosse coupure sur sa jambe. Sa deuxième expérience s'est produite lors d'un pique-nique familial lorsqu'elle avait seize ans. Elle se souvient avoir suivi un beau cerf "presque... mystique" dans les bois. La prochaine chose dont elle se souvenait était de sortir des bois avec un nez horriblement ensanglanté. Sur la base des souvenirs de Horton, elle subit une régression hypnotique avec Hopkins. Sous hypnose, Horton a dit rencontrer des êtres gris qui l'ont examinée. Hopkins accorda beaucoup d'importance au second incident, avec le cerf mystique. Il pensait que le cerf était une ruse mise en place par les extraterrestres pour attirer Virginia loin de sa famille. Une fois qu'Horton était dans les bois, les extraterrestres ont inséré une "sonde" dans sa narine gauche, ce qui a provoqué le nez ensanglanté dont Horton se souvenait.

[Ref. mt1:] MARIE-THERESE DE BROSSES:

Budd est fasciné. Certains témoins se rappellent avoir observé un ovni, d'autres possèdent des bribes d souvenirs de leur aventure à l'intérieur d'un vaisseau, mais Bershad, lui, ne se souvenait de rien : il ne se rap-. pelait même pas avoir observé un objet lumineux ! L'absence de souvenir ne prouve donc rien, remarque' Hopkins. Le chercheur n'a pas fini d'en découdre avec' les méandres et les caprices de la mémoire. Un peu plus' tard, il découvre que ses témoins font état, avec la meilleure foi du monde, de faux souvenirs. Ils se rappellent avoir rencontré un animal aux grands yeux: hibou, cerf', loup, daim... L'hypnose révélera que, derrière l'apparence mémorisée de cet animal, se cache... un alien. Avec Virginia, ce sera un cerf.

A six ans, Virginia Horton, qui ramassait des oeufs dans une grange, s'était soudain retrouvée dans une cour de ferme avec une jambe qui saignait abondamment. Ses parents ne comprirent pas comment elle avait pu s'infliger une blessure aussi profonde, propre et nette, comme lai Le avec un instrument bien affûté. Détail invraisemblable, son jean n'était pas abîmé et la fillette assurait qu'elle n'avait pas retiré son pantalon.

Dix ans plus tard, Virginia passe ses vacances en France. Lors d'un pique-nique, elle disparaît pour réapparaître, près de deux heures plus tard, en affirmant qu'elle ne s'était pas éloignée. Son chemisier est taché de sang comme si elle avait saigné du nez. Dans la forêt, elle 11 vu un cerf magnifique qui, elle en était sûre, lui a dit télépathiquement au revoir. A l'âge adulte, Virginia (devenue avocate) décide d'explorer ces deux heures dont elle 11'a gardé aucun souvenir. Sous hypnose, le Dr Aphrodite ( 'lnnrar lui demande de décrire ce cerf. Virginia parle d'un petit humanoïde aux très grands yeux. Le Dr Clamar revient à la charge:

- Je vous demande de me décrire l'animal que vous avez vu.

- Mais oui! Il est de la taille d'un enfant de dix ans, il a une grosse tête, des bras très longs, d'énormes yeux très noirs, mais... ce n'est pas un cerf, c'est un petit être...

Et Virginia embraye sur un récit d'enlèvement au cours duquel les aliens se sont livrés sur elle à ces multiples examens et opérations dont ils semblent si friands, en la prévenant aimablement avant de lui prélever un peu de muqueuse nasale : « On va rapporter chez nous un tout petit bout de toi."

Virginia ne se souvenait que du cerf dont l'image - rassurante et ne pouvant guère susciter de questions - jouait le rôle d'un souvenir-écran* implanté dans son esprit comme pour lui cacher d'autres événements inquiétants.

Cette intrusion du souvenir-écran, sous forme de descriptions d'animaux dont le comportement pendant l'abduction n'est pas plausible, est notée par la plupart des thérapeutes. Lorsque le ravi doit fournir davantage de précisions, il finit par découvrir qu'il s'agissait d'aliens. Juste avant de se faire enlever, un patient du Dr David Gotlib I vit trois chevaux. Le psychiatre lui demanda de les dessiner : le ravi crayonna trois « Gris » et se troubla lorsque son « erreur » lui fut signalée. Il affirma avoir représenté ce qu'il avait vu et était persuadé qu'il s'agissait de chevaux! Sous hypnose, cet homme confirma son observation de trois «Gris».

[Ref. go1:] GODELIEVE VAN OVERMEIRE:

1966, été

FRANCE, Alsace

(cfr 1950, été, Canada, Manitoba) En voyage avec ses parents, la jeune femme pénétra dans le couvert d'une forêt alsacienne, dans un endroit giboyeux dans l'espoir d'apercevoir un chevreuil. Il lui semblait n'être resté que quelques minutes: or ses parents la cherchaient depuis 3/4 d'heure. Son tablier était maculé de sang pourtant elle n'avait aucune blessure, ni même une écorchure. (en 1980 sous hypnose elle révèle être conduite dans un Ovni, où l'on opéra l'ablation de chair à son mollet et où l'on implanta quelque chose dans le nez - en Alsace cet implant lui aurait été retiré). (Bertrand MEHEUST: "En soucoupes volantes" - Imago 1992 - p. 43, 44)

[Ref. bh2:] BUDD HOPKINS:

M.-T. DE BROSSES – Virginia...

B. HOPKINS –...se souvenait d'avoir vu un cerf, Virginia Horton; le cerf avait de très beaux yeux sombres, et sous hypnose il s'est transformé en un extraterrestre gris ! La seule chose qui soit aussi trompeuse que les extraterrestres est certainement le gouvernement et la manière dont il traite ce problème! Ne croyez jamais ce que vous dit un officiel d'un gouvernement sur ce sujet, et ne croyez jamais ce que peut vous dire un Alien à propos de ce qu'ils sont là pour faire ! Le plus sûr est d'être légèrement cynique.

[Ref. gv1:] ERICH GOODE ET D. ANGUS VALL:

La première révélation de Hopkins est née des sessions d'hypnose dans les années 1970 avec une abductée nommée Virginia Horton. Horton, semblait-il, affirmait avoir eu deux rencontres d'abduction, ce qui indiquait que, pour une raison quelconque, les extraterrestres suivaient sa vie. L'idée que quelqu'un pourrait être enlevé deux fois était entièrement nouvelle à l'époque. Betty et Barney Hill, Travis Walton et la plupart des autres abductés ont eu une seule expérience d'enlèvement. Les personnes enlevées semblaient être des personnes qui se trouvaient simplement au mauvais endroit au mauvais moment. L'affaire Horton suggérait que les "Gris" choisissaient certaines victimes.

Le premier souvenir étrange de Horton remonte à l'âge de six ans, dans la ferme de ses grands parents, près du lac Supérieur. Elle était entrée dans une grange pour y cueillir des oeufs; tout à coup, elle se retrouva dans la cour avec une large entaille sur la jambe. Puis, quand elle avait 16 ans, Horton a suivi un cerf dans les bois. La prochaine chose dont elle se souvint fut de sortir de ces bois avec un nez terriblement ensanglanté. Sous hypnose, elle a récupéré des souvenirs de chaque incident, qui ont impliqué l'examen par des êtres de couleur grise. Au cours du deuxième incident, les créatures ont inséré une "sonde" dans sa narine gauche qui a causé le nez ensanglanté de Horton.

[Ref. cb1:] CLAUDE BURKEL:

1950- Le cas Virginia Horton

Par Tyron29 dans Ovni & Extraterrestres - Les RR4 le 2 Janvier 2009 à 10:29

LA PETITE FILLE QUI A SERVI DE COBAYE AUX EXTRATERRESTRES

En 1950, trente-sept enfants, tous âgés de sept ans, furent capturés par des occupants d'OVNI ! Etudiés sous toutes les coutures, soumis à toute sorte d'examens et à des prélèvements de tissus organiques, puis relâchés avec un conditionnement tel qu'ils n'en conservèrent aucun souvenir.

En 1959, ils furent à nouveau capturés et relâchés dans les mêmes conditions, comme si les mystérieux voyageurs de l'espace étaient venus constater le résultat d'expériences tentées sur eux neuf ans auparavant. Telle est la stupéfiante révélation faite par l'ufologue américain Budd Hopkins dans son livre Missing Time (temps perdu) qui vient de ressortir aux Etats-Unis. Parmi les dix-neuf cas sur lesquels il a personnellement enquêté, celui d'une jeune femme qui tient à conserver l'anonymat en raison de son emploi de légiste dans une importante société, et qu'il désigne sous le nom d'emprunt de Virginia Horton.

Virginia, donc, puisque Virginia il y a, se souvenait d'une légère blessure qu'elle s'était faite peu de jours avant son septième anniversaire, alors qu'elle vivait dans la ferme de son grand-père, dans la partie méridionale de la province canadienne de Manitoba. Elle se trouvait près d'une grange quand elle s'aperçut qu'il y avait une tâche de sang frais sur la jambe de son blue-jean, à la hauteur du mollet. Retroussant son pantalon, elle vit une entaille profonde de près d'un centimètre et demi sur deux centimètres de long qui ne lui faisait aucun mal. Mais ce qui l'étonna le plus, et qui surprit également sa famille, c'est que son jean n'était pas déchiré. Cette aventure inexplicable la travailla quelque temps, puis, le temps passant, elle l'oublia. En 1979, Virginia regarda à la télévision un reportage sur un enfant qui avait retrouvé des détails sur sa vie, inconnus à l'état conscient, alors qu'il était placé sous hypnose par un psychologue renommé de New York, le docteur Aphrodite Clamar.

Se remémorant son aventure et désireuse de tirer l'affaire au clair, Virginia écrivit au docteur Clamar pour lui proposer de tenter sur elle une régression hypnotique. Le praticien accéda à son désir et, quelques semaines plus tard, au cours d'une séance, elle commença à faire d'une voix monotone, sous hypnose profonde, l'étrange récit suivant: "Je suis allongée sur un lit...ou sur quelque chose qui ressemble à une table d'opération… ma jambe est entaillée avec un scalpel…quelqu'un me dit que je ne sentirai rien…je ne vois aucun visage près de moi, juste des couleurs pâles, gris perle avec du bleuâtre… je ne sais comment je suis venue ici… une voix me dit ne pas m'affoler… puis elle me dit…ou plutôt elle ne me dit rien de distingue, mais j'ai eu l'impression qu'elle me parlait, qu'elle me disait qu'elle venait de très loin…qu'elle avait un corps à peu près comme nous, mais que dedans ce n'était pas pareil… qu'elle désirait voir comment j'étais faite."

Et, au fil des séances, ce fut le même type de récit, avec à chaque fois, des détails supplémentaires. Puis Virginia raconta comment une aventure lui était arrivée pour ses seize ans. Au fil des séances, le docteur Clamar put reconstituer toute son aventure. Elle avait bien joué le rôle d'un cobaye pour des humanoïdes disposants de connaissances biologiques et médicales bien supérieures aux nôtres. En confrontant ce témoignage à d'autres du même type, Budd Hopkins en est arrivé à la conclusion que la Terre a réellement fait l'objet d'une exploration minutieuse dans les années 1950. L'ufologie contemporaine a enregistré bien d'autres cas d'hommes et de femmes revivant sous hypnose des examens auxquels des extraterrestres les auraient soumis. Certes, il n'y a jamais la preuve formelle et tout dépend de la crédibilité des récits dans un état de régression hypnotique. Cela pose à nouveau la question de savoir si des rencontres du troisième type peuvent être dangereuses, sujet auquel j'ai déjà consacré un dossier. Il semble que des troubles enregistrés par des témoins de telles rencontres aient été involontairement provoqués par les occupants des O.V.N.I. par méconnaissance de la physiologie humaine.

Cependant, même dans le cas inverse, pourrait-on accuser nos visiteurs de cruauté ?

Je réponds par la négative en toute sincérité, bien que la sincérité n'ait rien à faire ici.

Non, pour deux raisons : 1) Nous ignorons si les prélèvements d'échantillons humains sont opérés dans une intention hostile délibérée, dans le but manifeste de faire du mal à des êtres de cette planète ; aucun de « prélevés » n'est revenu, jusqu'à aujourd'hui, pour l'affirmer ; 2) Nous avons des témoignages sérieux, concernant des faits contrôlés par la suite, qui nous incitent à penser le contraire. »

De toute manière nous ne sommes loin de comprendre l'intelligence qui nous domine...

[Ref. gb1:] GILDAS BOURDAIS:

L'auteur indique que Virginia Horton (il précise que c'est un pseudonyme) était une jeune femme menant une vie bien remplie, entre son mariage et son métier de cadre, mais qui se souvenait de deux incidents bizarres avec "temps manquant", l'un à l'âge de six ans, l'autre à seize ans, qu'elle avait désiré éclaircir sous hypnose. Ses séances avec le Dr Clamar ont dévoilé toute une histoire de "relations" étranges, toujours avec de mystérieux visiteurs, avec deux enlèvements et peut-être plus.

Gildas Bourdais inique que l'affaire mérite une attention spéciale car elle suggère une relation moins sombre que celle du modèle courant qui va émerger au fil des années. Virginia se remémore des dialogues et des descriptions merveilleuses d'autres mondes, contées par le visiteur, comme "Oui, il m'a dépeint un tableau merveilleux de tout ce qu'il y a à voir. Des choses belles, des choses incroyables... et qui n'ont pas de fin. Aussi longtemps que vous cherchiez et aussi loin que vous alliez, vous n'en verriez jamais la fin."

Gildas Bourdais note qu'il y avait tout de même l'aspect inquiétant d'opérations sur le corps humain: une coupure assez large et profonde au mollet quand elle avait six ans et une probable extraction d'implant, qui lui avait provoqué un saignement de nez, lors de sa deuxième expérience, à seize ans au cours d'une promenade dans les bois.

Il note le phénomène de la "mémoire-écran", quand elle a cru voir un cerf qui la regardait et lui a dit au revoir télépathiquement.

[Ref. gh1:] GRAHAM HANCOCK:

L'auteur dit que juste avant son enlèvement par de petits humanoïdes, Virginia Horton se souvenait avoir parlé avec un "cerf gris intelligent" et elle a ajouté qu'il "y avait une personne à l'intérieur de ce cerf".

[Ref. bb1:] CHRISTOPHER D. BADER, F. CARSON MENCKEN, JOSEPH O. BAKER:

Les auteurs disent que le deuxième cas d'enlèvement dans le livre de Budd Hopkins "Missing Time" était le cas de Virginia Horton: elle a subi l'hypnose avec Hopkins et a produit des souvenirs de rencontre d'un alien gris quand elle était une enfant dans les années 1950. Lors d'une séance ultérieure, elle a retrouvé des souvenirs d'une abduction différente survenue lors d'un pique-nique familial des années plus tard. Hopkins pensait que les deux épisodes distincts montraient qu'elle était en quelque sorte spéciale pour les extraterrestres car elle était le sujet d'expériences extraterrestres tout au long de sa vie, une chose inédite à l'époque.

[Ref. sm1:] SEAN F. MEERS:

Cet auteur dit que c'était entre le 1er février 1979, quand le documentaire sur les OVNIS de NBC a été filmé dans le bureau de Dr. Aphrodite Clamar, et le 21 février 1979, quand Virginia Horton a contacté Budd Hopkins pour la première fois, que "Vigrginia Horton" a été présentée à Clamar par l'intermédiaire d'un ami commun.

Cette ami [ou amie] avait décrit à "Virginia" ce qui avait été filmé dans le bureau de Clamar et cela avait éveillé sa curiosité. La discussion entre Horton et son ami ont amené Horton à établir un lien entre le sujet de leur discussion et deux incidents qui lui étaient arrivés dans son enfance. C'est la perte de mémoire et le temps manquant dans ses deux derniers incidents qui ont amené Horton à faire le lien. C'est après que Horton a pris contact avec Clamar qui lui a suggéré d'entrer en contact avec Hopkins, ce qu'elle a fait pour la première fois le 21 février 1979.

[Ref. mg1:] MICHEL GRANGER:

C/ C'est un cas franco-canadien développé par B. Hopkins dans son livre (18) ; il concerne Virginia Horton (pseudonyme) chez qui des séances d'hypnose régressive effectuées en 1979 réactivèrent des souvenirs oubliés, notamment concernant une rencontre inquiétante lors d'un séjour en France, en Alsace, en juin 1960, quand elle avait 16 ans. Lors d'un pique-nique familial, pour jouer avec son frère, elle était entrée dans les bois et y était restée 30 minutes à une heure, ce qui avait inquiété sa famille d'autant qu'à son retour il y avait du sang sur son chemisier.

Incapable d'en préciser la cause, elle se souvenait seulement d'un cerf qui l'avait regardée drôlement ! Or les régressions par hypnose jusqu'à son personnage 19 ans plus tôt auraient révélé (!) que l'image du cerf faisait écran à un véritable contact ovni où elle avait rencontré une famille de créatures grisâtres dans un engin volant posé dans la forêt : Ils célébraient quelque chose. Du sang lui avait été prélevé par l'intérieur du nez et la cérémonie visait à fêter le résultat d'une expérience effectuée sur elle 10 ans plus tôt lorsqu'elle avait déjà été enlevée par ces mêmes êtres alors que, gamine, elle ramassait les œufs dans la grange de la ferme de son grand-père, dans le Manitoba, au Canada. Elle avait, à cette occasion, fait un voyage à bord de l'ovni et été auscultée dans un cabinet médical. Les étrangers avaient de longs doigts et des yeux sans paupières...

Cas pas vraiment français, l'unité de lieu n'étant guère respectée.

[Ref. mg2:] MICHEL GRANGER:

3/ C'est un cas franco-canadien cité par Budd Hopkins, spécialiste américain des « abductions ». Dans son livre « Enlèvements extraterrestres : les témoins parlent » (1995) où il passe sept cas en revue de réminiscences d'enlèvement, l'un touche à Virginia Horton (pseudonyme) chez qui des séances d'hypnose régressive « réveillèrent » des souvenirs oubliés, notamment concernant une rencontre inquiétante lors d'un séjour en France, en Alsace, en juin 1960, quand elle avait 16 ans. Lors d'un pique-nique familial, pour jouer avec son frère, elle était entrée dans les bois et y était restée 30 minutes à une heure, ce qui avait inquiété sa famille d'autant qu'à son retour elle avait du sang sur son chemisier.

Incapable d'en préciser la cause, elle se souvenait seulement d'un cerf qui l'avait regardée drôlement. En lui faisant réintégrer son personnage 19 ans plus tôt par hypnose, on s'était aperçu que l'image du cerf faisait écran à un véritable contact ovni où elle avait rencontré une famille de créatures grisâtres dans un engin volant posé dans la forêt : « Ils célébraient quelque chose ». Du sang lui avait été prélevé par l'intérieur du nez et la cérémonie visait à fêter le résultat d'une expérience effectuée sur elle 10 ans plus tôt lorsqu'elle avait déjà été enlevée par ces mêmes êtres alors que, gamine, elle ramassait les œufs dans la grange de la ferme de son grand-père, dans le Manitoba, au Canada. Elle avait, à cette occasion, fait un voyage à bord de l'ovni et été auscultée dans un cabinet médical. Les étrangers avaient de longs doigts et des yeux sans paupières…

Discussion:

Elliot "Budd" Hopkins (1931 - 2011) était un peintre et sculpteur américain à succès, faisant partie du cercle des artistes de New York dans les années 1950 et 1960. Avec d'autres personnes, il a été témoin d'un OVNI à Cape Cod en 1964, et s'est donc intéressé à la question. Il est devenu une figure importante pour ce qui concerne les phénomènes dits d'enlèvements extraterrestres et la recherche sur les OVNIS.

Après la publication de son livre "Missing Time" en 1981, ses recherches sur les OVNIS ont primé sur sa carrière d'artiste. Hopkins voyait son travail sur les victimes d'enlèvements extraterrestres alléguées comme un moyen d'attirer l'attention sur un problème de société marginalisé. Son livre suivant, "Intruders: The Incredible Visitations in Copley Woods", publié en 1987, établit Hopkins comme un auteur éminent sur la question des enlèvements extraterrestres. Il défendait la thèse que parfois les gens sont enlevés par des extraterrestres, qui effacent leurs souvenirs, laissant un "missing time" ("temps manquant"), mais les techniques de régression hypnotique permettraient de retrouver ces souvenirs.

A partir des récits qu'il a recueillis, il a conclu que les extraterrestres pratiquent une forme d'eugénisme extraterrestre, visant à consolider leur espèce déclinante par des croisements avec Homo sapiens.

Aphrodite J. Clamar, PhD, est une psychologue américaine, membre de l'Association Américaine pour l'Avancement Des sciences, membre de l'American Psychological Association et de l'Authors Guild. Elle a participé aux recherches de Budd Hopkins sur les "enlèvements extraterrestres", agissant en tant que psychologue professionnel et praticienne de la régression hypnotique.

Erreurs sur les circonstances:

Le rapport par Budd Hopkins est la source de première main pour cette affaire. Méheust [bm1] en change plusieurs éléments. Tout d'abord, ce ne serait pas Budd Hopkins qui envoie "Virginia Horton" chez le docteur Clamar, mais le contraire! Ensuite, il semble bien que "Virginia Horton" ait pensé par elle-même, ayant entendu parler "d'enlèvements extraterrestres" par un ami, et non à cause d'une quelconque suggestion par Budd Hopkins, que son histoire ait un rapport avec les OVNIS avant, et non pas après avoir rencontré Clamar et Hopkins!

Ces deux inversions étonnantes ne vont guère dans le sens de la thèse présentée par Bertrand Méheust, à savoir, schématiquement, que les récits d'abduction seraient un folklore moderne sans aucune base réelle. Bien entendu, cela ne prouve pas que cette thèse est fausse, mais cela montre une absence de rigueur dans la documentation du cas.

Erreur sur l'année:

Budd Hopkins, source initiale, indique que le premier incident "qui lui était resté si vif était arrivé à l'été 1950, quelques mois avant le septième anniversaire de Virginia." Ceci est fort clair.

Pour le deuième incident, selon Hopkins: "Virginia avait seize ans à l'époque". A aucun moment, l'année n'est indiquée.

Il serait donc logique d'en conclure que le deuxième indicent a lieu 10 ans après le premier, donc en 1960.

Mais Méheust écrit que c'était en 1966... A-t-il tout simplement calculé par erreur 1950 + 16 au lieu de 1950 -10? Cela ne semble pas être l'explication puisqu'il donne son âge comme 8 ans - Hopkins indiquait qu'elle approchait les 7 ans, elle avait donc 6 ans. Toujours est-il que la date de 1966 est reprise par Van Overmeire et d'autres depuis lors.

Si le deuxième incident avait eu lieu en 1666, "Virginia" aurait eu alors 22 ans; elle n'est plus une adolescente mais une adulte et les détails de l'histoire du pique nique avec ses parents ne font alors plus sens.

Le lieu:

Il y a ensuite la question du lieu. Si un épisode à lieu en Alsace, mon inclusion de ce cas dans ce catalogue portant sur l'Alsace est justifiée, sinon, il ne l'est pas, si ce n'est pour signaler un cas soi-disant alsacien comme étant non alsacien. Hopkins, source primaire, dit d'une part:

"...en pique-nique en France à l'âge de seize ans..."

Et d'autre part:

"Virginia avait seize ans à l'époque et le pique-nique eut lieu en Allemagne, près de la vallée du Rhin, à trente ou quarante milles de Francfort."

Trente ou quarante miles de Francfort, cela ne peut pas être en France, c'est forcément en Allemagne. La mention de l'Alsace, elle, n'apparaît que chez Méheust. à ma connaissance.

Jamais Hopkins ne mentionne l'Alsace; mais il mentionne la France. Il est possible que Méheust air estimé que l'endroit situé dans le secteur de Frankfort mais étant aussi donné comme étant en France par Hopkins lui a fait penser, à tort, que ce devait donc être en Alsace. Comme pour l'erreur de l'année, ceci est ensuite recopié par Overmeire et autres.

Au final, ce serait là un cas de 1960 et non 1966, et un cas allemand, non alsacien.

Pour ce qui est de l'explication du cas, comme de nombreux ufologues, je ne souscris en rien à l'idée que des séances de session d'hypnose puissent amener quoi que ce soit de probant en la matière. Dire cela ne suffit cependant pas à rejeter l'affaire - les blessures semblent inexpliquées - qui demeure pour moi plutôt indécidable.

Evaluation:

Possibles effets de suggestion par usage de l'hypnose.

Références des sources:

* = Source dont je dispose.
? = Source dont l'existence m'est signalée mais dont je ne dispose pas. Aide appréciée.

Historique du dossier:

Rédaction

Auteur principal: Patrick Gross
Contributeurs: Aucun
Reviewers: Aucun
Editeur: Patrick Gross

Historique des changements

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