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La vague française de 1954:

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18 octobre 1954, Frévent, Pas-de-Calais:

Référence pour ce cas: 18-oct-54-Frévent. Merci de citer cette référence dans toute correspondance avec moi en rapport avec ce cas.

Résumé:

Le journal local L'Abeille de la Ternoise, de Saint-Pol-sur-Ternoise, Pas-de-Calais, publiait le 23 octobre 1954 une chronique des "soucoupes" ou "engins étranges" vus dans la région, et mentionnait qu'on avait parlé "également d'objets étranges vu à Frévent".

Rapports:

[Ref. abt1:] JOURNAL "L'ABEILLE DE LA TERNOISE":

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Soucoupes Volantes...

Qu'on le veuille ou non, il y a un problème des soucoupes volantes, est l'affaire semble devenir sérieuse.

Si, au début, bien des journaux ironisaient (et L'Abeille, comme les autres), il est devenu évident, même au plus sceptiques "qu'il y a quelque chose".

Pour ne prendre que des exemples près de chez nous et constatés officiellement par les gendarmeries et les services de sécurité du territoire, comment admettre qu'à Hem-Hardinval, l'engin mystérieux qui intrigua plusieurs cultivateurs, réputés pour leur sérieux, et qui effraya leurs chevaux, soit un produit de l'imagination? A 100 mètres de distance, les gens n'ont tout de même pas pu rêver... Comme n'ont pas pu rêver les habitants de Domart-en-Ponthieu qui virent atterrir une soucoupe près de leur voiture, et en sortir des êtres étranges.

Dans le Ternois, les gens sont plus discrets, et si l'on sait que certains ont vu des engins bizarres (un mineur de Linzeux, une cultivatrice de Buneville, etc) ils se sont bien gardés de faire, à ce qu'ils ont vu, une trop grande publicité.

D'autres habitants du Ternois ont également vu dans le ciel des choses étrangers [sic]: un industriel de Saint-Pol revenant le soir en voiture, des ouvriers agricoles rentrant de leur travail. Lundi soir une dizaine de Saint-Polois voyait vers 20 h. 30 un objet lumineux, suivi d'une queue éblouissante qui prenait la direction de Ramecourt. L'objet fut nettement vu par un conseiller municipal, un médecin et diverses autres personnalités.

On parla également d'objets étranges vu à Frévent, à Auxi, à Wavrans, etc...

Que faut-il en conclure? Il serait évidemment bien difficile de le dire.

Quoi qu'il en soit, nous nous trouvons en présence de deux phénomènes bien distincts: des objets lumineux dans le ciel et des objets d'apparence métallique posé dans les campagnes, où s'y posant.

Certaines objections viennent immédiatement à l'esprit. Pourquoi les occupants de ces objets viendraient-ils se poser dans des chemins creux, dans les plaines désertes, etc. S'ils viennent réellement d'autres planètes et sont en mission d'observation, il serait plus logique pour eux de venir près des usines, des grandes villes, des ports. Etant donné leur puissance et l'influence de leur rayon que l'on dit paralysant, que risqueraient-ils?

L'Abeille n'a évidemment pas la prétention d'apporter à ses lecteurs la solution de ce problème qui pour tout dire semble réellement angoissant. Cependant il nous a semblé intéressant de publier les extraits d'une lettre que vient d'adresser au journal L'Express une éminente personnalité suisse, M. Alfred Nahon, professeur de philosophie et de psychologie à Lausanne.

Voici ce qu'il écrit:

"J'ai été étonné l'autre jour, de constater que vous semblez traiter la question dite des "soucoupes volantes" à la légère.

Etudiant les questions et informations relatives aux "soucoupes volantes", je suis parfaitement au courant depuis sept ans, de tout ce qui s'est dit ou écrit à ce sujet. Je suis membre et correspondant général pour la Suisse de la Commission Internationale d'Enquête "Ouranos".

Il résulte de mes renseignements, recouper par la tournure de certains faits diplomatiques importants, que ces engins viennent de plusieurs planètes et que leurs occupants ont avisé les principaux gouvernement d'avoir à cesser leurs politiques atomiques et militaires en général.

Il y a longtemps que la population aurait dû être informé loyalement de la vérité : nature extraterrestre ces appareils, mission Pacifique de ses autres humanité, éventualité de plusieurs atterrissage dans un avenir immédiat, précisions sur les aides atterrissage passé 1948 et 1952 aux Etats-Unis, 1952 et 1954 en France, etc.

Ces jours derniers, des phénomènes identiques se multiplient, en France notamment, et le public, qui se moquait naguère, semble s'inquiéter aujourd'hui.

Cette inquiétude n'est pas justifié. Elle est due à l'ignorance dans laquelle on a tenu la population sur toutes les phases et particularité de ces prodigieuses préfaces à l'aire interplanétaires.

Par conséquent, je pense qu'il faut, sans tarder, formé le public à l'idée de cette réalité, l'informer de tout l'historique de la question, de nos propres préparatifs en vue d'aller dans les planètes voisines et lui fournir des directives en cas de contact ou de simples atterrissage sans suite.

Alfred Nahon
Professeur de Philosophie
et de Psychologie

Lausanne

[Ref. abt1:] JOURNAL "L'ABEILLE DE LA TERNOISE":

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La "Soucoupe" du 18 Octobre

Nous avons signalé, dans notre dernier numéro, le passage d'une soucoupe le lundi 18 octobre, entre 8 h. et 9 h. du soir d'abord à l'est de Doullens, puis sur Frévent et St-Pol, d'où le phénomène (ou engin?) prit la direction de la mer. Son itinéraire de Hem-Hardinval à Frévent est aujourd'hui établi. Elle passa à Montigny-les-Jongleurs, puis à Beauvoir-Rivière (Somme) à la limite du Ternois. Il semble qu'elle ait effectué une pause d'une demi-heure à trois quarts d'heure dans cette dernière commune, soit au sol, soit à très faible altitude. Elle y a permis, en tout cas de très instructives constatations, qui paraissent infirmer certaines hypothèses et tendre à en confirmer d'autres, sur la nature et les moyens de direction de ces engins mystérieux.

Un cultivateur de Beauvoir-Rivière, homme déjà d'un certain âge, et très sérieux, s'était attardé dans les champs à couvrir un silo de betteraves. Il vit soudain la soucoupe venir vers lui, à très basse altitude quatre ou cinq mètres et volant très lentement. "Sa vitesse ne dépassait sans doute pas, nous a-t-il dit 10 kms heure. J'eus l'impression qu'elle cherchait à se poser. Elle avait la forme d'une cloche avec un feu rouge au-dessous. Elle me parut être remarquablement pilotée: un petit bosquet étant sur sa route elle le contourna lentement, bien que sa hauteur lui aurait permis de passer au-dessus.

"Il se produisit ensuite un fait extrêmement curieux. La soucoupe continuait à venir sur moi. Entre elle et moi, se trouvait une pâture close de fil de fer ronce et piquets de fer. Dans le soir tombant cette clôture était pratiquement invisible. Il fallait connaître son existence. Or, en arrivant à celle –ci, la soucoupe fit un [virage] à droite à angle droit pour la longer, et ensuite, arrivé au piquet d'angle, un à gauche pour longer son autre face, en reprenant ainsi la direction générale nord-sud qu'elle suivait avant.

"A noter qu'elle eut pu aisément survoler ces clôtures, sans risque étant donné sa hauteur.

Un rideau ou crête se trouvait alors à sa gauche, elle le longea un moment. Puis appuyant de ce côté, elle prit un peu plus de hauteur pour le franchir. Elle survola alors, en direction nord-ouest, des champs en pente montante, en augmentant à mesure sa hauteur, en sorte qu'elle continuait à rester à la même distance du sol.

"Elle franchit ensuite une seconde crête, de la même manière que la première. Celle-ci la cacha ensuite à ma vue. Je supposais qu'elle s'était ensuite posé dans la plaine au-dessus.

"Cette supposition me parut être confirmé quand, rentrant trois quarts d'heure plus tard chez moi, ma femme dit qu'en revenant de traire, peu avant mon retour, elle avait vu une vive lueur rouge dans la direction où la soucoupe avait disparu pour moi.

Le cultivateur ne nous a fait ces déclarations que sous la promesse expresse de ne pas le nommer. Il ne veut pas passer pour un "voyeur de soucoupes". Et cela l'avait incité à se taire pendant huit jours, sans raconter à personne son aventure.

Nous lui avons posé les questions supplémentaires suivantes, qui nous ont paru d'intérêt.

- Les contours de la soucoupe était-il nets?

- Non, flous.

- Pourtant un objet métallique se détachant sur le ciel du crépuscule doit donner des arêtes nettes.

- Ce n'était pas le cas.

- Le bord inférieur se détachait-il plus nettement sur le feu rouge?

- Non plus.

- Quelle était l'aspect de ce feu? Celui d'une lumière? D'une lanterne? D'un feu de pot d'échappement? Etait-il net? ou diffus.

- Diffus; une sorte de luminosité plutôt.

- Avez-vous observé l'aspect des parois?

Impossible dans le crépuscule pour l'ensemble de la masse, qui faisait noir. Je pouvais seulement [sic] toile grise effilochée de la partie supérieure ne cadrent pas du tout avec la silhouette d'un aéronef métallique, ou d'autres matières, même dans le crépuscule. Par contre ce flou cadrerait très bien avec une formation nébuleuse gazeuse.

Nous pensons ici à la théorie selon laquelle les soucoupes "pourraient être" des tourbillons d'électrons groupés, et prenant forme de soucoupe, autour d'un "noyau de condensation" fourni, soit par une particule cosmique, soit par une particule radioactive parmi les millions qui en ont été projetés dans la haute atmosphère par les explosions nucléaires.

A noter que cette théorie cadrerait avec l'épisode des fils de fer ronce, les tourbillons d'électrons étant connus être repoussée par le métal.

Quant au feu rouge diffus, il est admis que de tels tourbillons d'électrons peuvent créer des luminosités phosphorescentes, au contact du gaz de néon flottant dans les basses couches de l'atmosphère de la même manière que le courant électrique, le fait dans un tube d'éclairage néon. Les expériences faites montrent que cette coloration varie selon l'intensité de l'agent radio électrique qui les provoque: rouge pour les intensités faibles fréquences et voltage pour le courant électrique puis orange, brun, violet, voire tirant sur le vert, quand elles augmentent.

A propos de cette question de luminosité notons encore qu'à Beauvoir-Rivière où elle allait très lentement, la soucoupe ne présentait qu'une luminosité rouge à sa partie inférieure, tandis que la dizaine de Saint-Polois qui ont vu la soucoupe un peu plus tard (indiscutablement la même) lui ont remarqué une queue éblouissante. L'émission lumineuse prend donc une intensité croissante avec la vitesse, la queue s'expliquant par le déplacement même de l'objet dans l'air. Infirmation péremptoire de la théorie de lieutenant Plantier, selon laquelle les soucoupes seraient entourées d'une ceinture d'air se déplaçant avec elle: dans ce cas il ne saurait en effet y avoir de traînée lumineuse, formant queue.

Ajoutons que l'engin fut aperçu le même jour et presque à la même heure à Hesdin, Montreuil et Etaples.

Explications:

Informations totalement insuffisantes.

A noter toutefois qu'une partie des autres observations mentionnées concernent en fait un météore passé sur la région le soir du 18 octobre 1954.

Carte

Mots clés:

(Ces mots clés sont uniquement destinés à aider les recherches et ne préjugent pas des faits.)

Frévent, Pas-de-Calais, objet

Sources:

[----] indique des sources que je n'ai pas encore pu consulter.

Historique du document:

Version: Créé/changé par: Date: Description:
1.0 Patrick Gross 22 juin 2020 Première publication.
1.1 Patrick Gross 29 octobre 2020 Addition [abt2].

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Cette page a été mise à jour le 29 octobre 2020.