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Les OVNIS dans la presse quotidienne:

LA VAGUE FRANCAISE DE 1954 DANS LA PRESSE:

L'article ci-dessous est paru dans le quotidien Ouest-France, de Rennes, France, page 9, 14 octobre 1954.

CIGARE OU SOUCOUPE VOLANTE?

une boule de feu reposait sur une prairie

"REGARDEZ MAIS NE TOUCHEZ PAS!"
a déclaré le pilote au jeune Gilbert LELAY, d'Herbray

ERBRAY (de notre envoyé spécial: P. DOUCET).

Sans prétendre jouer aux esprits forts, nous étions sceptiques. Extrêmement sceptiques.

Enfin, à son tour, Châteaubriant avait, tenait "sa" soucoupe volante!...

Le héros de l'affaire, le "voyant" était un adolescent, il était encore à cet âge où l'innocence est la plus magnifique auréole dont se parent volontiers les plus belles légendes, c'était un enfant bien de chez nous, un élève de l'école primaire, d'un milieu modeste et estimé. Puis surcroît d'intérêt, notre petit visionnaire se doublait d'un aimable et déférent auditeur. Non seulement il avait "vu" l'engin mystérieux, non seulement il l'avait contemplé tout à son aise, mais encore l'étrange pilote lui avait parlé, et en français et à la deuxième personne du pluriel, ainsi qu'il convient entre gens éduqués.

La bonne blague! Que la chose est donc cousue de fil blanc!...

Ou bien l'enfant a été victime de son imagination et d'un mirage, ou bien il a voulu épater ses petits camarades, ou bien encore il a eu affaire à un souriant mystificateur.

Le tableau ne manquerait plus d'ailleurs d'une certaine teinte romantique: cette boule de feu dans une verte prairie, sous un clair de lune.

UN PETIT PLAISANTIN?

Voilà à peu près bien résumé le flot de pensées qui nous occupait durant ce court trajet qui nous menait à l'école publique d'Erbray, où nous étions assuré de rencontrer le jeune élève du cours du Certificat d'Etudes: Lelay Gilbert, 13 ans.

Nous étions bien décidés à mettre un terme à ces balivernes, à confondre le jeune plaisantin ou tout au moins à lui faire entendre qu'il avait été le jouet d'une farce très bien ordonnée.

Ce qui signifie que nous nous sentions bien cuirassé, qu'à nous au moins, on ne nous la conterait pas!

UNE HISTOIRE TROUBLANTE

Comment se fait-il, alors? Comment se fait-il que nous voilà complètement désarmés, face à ce petit garçon qui nous raconte ce qu'il a vu et ... entendu, face à cet enfant timide, presque craintif, qui baisse continuellement la tête, est réputé d'une intelligence très moyenne, d'une imagination plutôt restreinte, qui ne lit pas les journaux ou si peu, n'est jamais allé au cinéma?

C'est que, voyez-vous, sous son aspect a priori des plus simpliste, cette "histoire" que nous raconte l'enfant possède plus d'un côté troublant, et par les qualités, le comportement général du conteur, et par certaines de ses déclarations.

"UN BONHOMME ME MIT LA MAIN SUR L'EPAULE"

Il parle le langage de son âge et de sa condition:

- C'était samedi soir, dit-il. Il était 22 h. 30. Il faisait clair de lune. J'étais à bicyclette. Je revenais de chez un oncle, à la Rousselière. Mes parents étaient devant en 4 CV. J'arrivais près du village des Garrelières, lorsque dans un pré, sur ma gauche, je vis un objet bizarre.

- Décris-nous cet objet?

- C'était comme une boule de feu posée sur l'herbe. Lorsque je m'arrêtais et que je la vis de face, elle était toute en longueur; puis, de côté je la vis toute ronde. Je franchis la barrière du pré et j'étais à une dizaine de mètres de la "boule" lorsqu'un "bonhomme" vint à moi, me mit la main sur l'épaule et me dit: "Regardez mais ne touchez pas!"

- Et ce "bonhomme", comment était-il fait?

- Grand, veste et pantalon gris chapeau gris aussi mais plus foncé. Il tenait dans une main une boule, grosse comme une grosse pomme, lançant des reflets violets. Il avait des bottes.

EN FRANCAIS AVEC L'ACCENT ... BRETON

- Ainsi, il t'a parlé en français?

- Oui, très vite et avec un fort accent!

- Quelle sorte d'accent?

- Celui des bretons qui viennent chez nous vendre des chevaux!

- Il ne t'a rien dit d'autre?

- Non! Seulement au moment de partir mais je n'ai pas compris...

- Et comment est-il parti?

- Il a ouvert une espèce de porte qu'il a refermée ensuite avec bruit.

- As-tu vu l'intérieur de l'appareil?

- Oui, il y avait deux sièges de couleur rouge et en face d'eux de nombreux boutons de toutes les couleurs.

- Alors l'engin s'est envolé?

- Des gerbes de feu sont parties de toutes les directions, en haut, en bas, sur les côtés. "Il" est monté tout doucement dans le plus grand silence à la verticale. Arrivé à une cinquantaine de mètres, il a tourné deux fois en rond puis il a disparu comme une "étoile filante."

- Et tu n'as rien remarqué encore de particulier?

- Si, pendant qu'il s'élevait, un cercle tournait à toute vitesse dans sa partie inférieure!

- Alors tu es rentré chez toi?

- Oui, mais j'avais de la peine à pédaler et je ne pouvais plus parler. J'étais comme paralysé par la peur.

- Tu as dit à tes parents ce que tu venais de voir?

- Ils m'ont traité de ... fou!

A CHACUN SA CONCLUSION

Que dire de plus? Quels commentaires apporter?

Durant tout cet entretien, nous avons mis en garde l'enfant contre toute tentative de supercherie de sa part, le prévenant de la portée, du sérieux de son témoignage.

P. DOUCET

Dossier sur ce cas ici.

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Cette page a été mise à jour le 5 septembre 201