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Les OVNIS dans la presse quotidienne:

LES SOUCOUPES DU DR. CONDON, 1966:

L'article ci-dessous est paru dans le quotidien The New York Times, New York City, USA, le 16 novembre 1966.

L'ETUDE DES SOUCOUPES GAGNE DE L'ACCEPTATION

Condon dit que beaucoup de gens cherchent à aider le travail de l'Université du Colorado

Par EVERETT CLARK
Spécialement pour le New York Times

GAITHERSBURG, Maryland, 15 nov. -- Un plan de l'Armée de l'Air pour faire étudier à des experts universitaires les objets volants non identifiés obtient une "bonne acceptation" dans le monde académique, a dit le Dr. Condon aujourd'hui.

Le Dr. Condon, professeur de physique à l'Université du Colorado, mène l'effort dans le cadre d'un contrat de recherches de 313.000$ de l'Armée de l'Air annoncé au début du mois dernier.

Maintenant que les élections sont terminées - Le Dr. Condon s'est présenté comme Régent de l'Université en tant que démocrate et perdu - il approche sa tâche éthérée avec sérieux.

"Je faisais campagne comme un fou et au diable les soucoupes volantes," a-t-il dit aujourd'hui.

Un joyeux homme de 64 ans, le Dr. Condon est arrivé ici aujourd'hui portant un chapeau de cow-boy blanc pour l'inauguration du nouveau complexe de laboratoires à 120 millions de Dollars du Bureau National des Normes en cette ville, qui est à 20 miles au nord-ouest de Washington. De 1945 à 1951, il a dirigé le Bureau à son ancien emplacement à Washington.

Aucune tendance à Ridiculiser

Dans une interview à la nouvelle librairie du bureau, le Dr. Condon a dit qu'il avait reçu 300 ou 400 lettres depuis que sa nouvelle tâche a été annoncée, notant qu'un grand nombre de gens voulaient un emploi ou voulaient aider le projet d'une autre manière.

"La chose importante est qu'un bon nombre de gens é la fois en sciences physiques et psychologiques à d'autres universités sont intéressés," a-t-il dit. "Il n'y a aucune tendance à ridiculiser le projet à ce niveau."

Les lettres ont également apporté un certain abus de personnes qui croient que les soucoupes portent des visiteurs de l'espace, mais pensent que l'Armée de l'Air ne laissera jamais le Dr. Condon dire cela, même s'il en devenait convaincu.

"Ils disent des choses comme, 'celui qui paye dicte sa conclusion'", dit le Dr. Condon. "Je suis sûr que nous ne pourrons pas les persuader du contraire."

"J'admets que je ne m'attends pas à ce que nous trouvions des visiteurs de l'espace mais je ne suis pas contre ça," a-t-il dit. "Après tout, ça serait la découverte du siècle - la découverte de plusieurs siècles - ou du millénaire, je suppose."

Puis, avec ses yeux bruns pétillants derrière des verres bordés d'or, il a rappelé qu'il avait par le passé été un journaliste lui-même et a dit qu'il voyait peu de danger qu'il néglige une telle histoire.

"Je l'écrirai moi-même," a-t-il insisté, "je ne vous laisserais pas en avoir la primeur!"

La tâche la plus difficile jusqu'ici avait été de planifier comment étudier des phénomènes aériens. Le Dr. Condon a dit que l'Armée de l'Air voudrait des équipes pour enquêter sur le terrain partout où une soucoupe est rapportée vue.

Mais ceci pose de difficiles problèmes de "gestion du temps", a dit le Dr. Condon.

"La plupart de ces choses sont tellement fichtrement élusives et évanescentes que vous n'êtes pas en mesure de pouvoir arriver avec des types avec l'équipement que vous voudriez avoir," a-t-il dit.

Des équipes de secours, telles celles des services de santé publique qui aident à traiter les épidémies ont été suggérées. Mais un médecin a précisé "qu'une épidémie reste là à attendre que vous arriviez," a dit le Dr. Condon.

L'essentiel de l'étude, qui durera jusqu'à environ février 1967, pourrait devoir consister en interviews très prudentes. Cependant, le Dr. Condon a dit que lui et ses associés exploreraient toutes les voies.

Ce que l'US Air Force avait demandé était que le programme universitaire de recherche mène des enquêtes sur le terrain, en mettant à contribution les autres universités, d'où ces lettres proposant de l'aide.

Ce que fait le Dr. Condon ici, après avoir montré qu'il avait envoyé les soucoupes "au diable" parce que sa campagne électorale était plus importante, c'est de freiner des quatre fers en argumentant que les enquêtes sur le terrain ne seraient pas possible au motif spécieux que quand les enquêteurs arrivent, la soucoupe est déjà partie.

Pour comprendre les dessous du programme du Dr. Condon, voir ici.


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Cette page a été mise à jour le 17 avril 2007