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Les OVNIS dans la presse quotidienne:

Les Martiens en France, 1954:

L'article ci-dessous est paru dans le quotidien L'Est Républicain, France, page 7, le 19 octobre 1954.

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Du sommet de la Lorraine jusqu'à la Franche-Comté

Les "Martiens" se font de plus en plus téméraires...
... Quand ils ne prouvent pas aux "Terriens" qu'ils ont l'imagination trop belle!

Walscheid (de notre correspondant). -- Chaque province, pour ne pas dire chaque cité, a eu, qui sa "soucoupe" qui son "cigare" qui son martien (vrai ou faux). Mis a part certaines gracieuses jeunes filles, ces derniers se présentaient sous des formes diverses: petits, velus à souhait ou dépourvus de poids, têtes rondes et disproportionnées, yeux perçants, point d'oreille, bref, des formes qui... à priori... n'attirent pas la sympathie.

A Walscheid (Moselle), pourtant des Martiens d'une autre forme - mais venons en aux faits. La prière s'achevait à peine, certain soir, que la cité fut alertée par des cris enfantins, des cris d'angoisse, de frayeur... de ceux qui créent les atmosphères de romans noirs. Et tout aussitôt les promeneurs accoururent et, avec eux, s'enfla cette nouvelle énorme qui se transmit comme la foudre: des Martiens étaient là, qui s'apprêtaient à attaquer Walscheid...

La résistance s'organise

Et c'est d'un doigt tremblant, le visage ruisselant de larmes, que les bambins, dissimulés derrière les plus braves de leurs aînés, désignaient sur une terrasse là-bas, derrière la maison, un "commando" d'une bonne dizaine de sujets.

Dans la pénombre ambiante, que troublait à peine l'éclairage public, on distinguait en effet les formes assez hautes, anguleuses et tout à la fois volumineuses de ceux qui épiaient avant l'heure H de l'invasion.

La résistance fut vite organisée et les jeunes gens accoururent, équipés de l'armement le plus hétéroclite: bâtons, haches, fourches, tenus d'une main ferme, annonçaient le moment solennel de l'offensive. Et, dans la bruyante ambiance du moment, au milieu des cris et des larmes, plus d'un volontaire sentit monter en lui, avec l'excitation du combat, le sentiment de l'héroïsme et la certitude de la victoire.

Et la paix revint

L'assaut allait être donné. Des renforts avaient surgi, que des enfants, à la hâte, avaient été chercher, quand, dans le tumulte, le propriétaire de la maison se réveilla, enfin et apparut à sa porte. Les yeux encore gonflés de son sommeil interrompu. On l'avertit aussitôt, avec les ménagements d'usage de la présence insolite des Martiens sur sa terrasse. Et sans doute, à Walscheid, on n'entendit jamais plus formidable éclat de rire que celui qui jaillit et déferla sur la foule ébahie.

La stupeur des uns et l'étonnement des autres étaient à peine émoussés que survenait enfin la nouvelle qui allait les détendre.

"Des Martiens, pensez voir, ce sont mes chrysanthèmes... La radio avait annoncé la gelée, alors je les ai couverts , voilà tout!"

Et dans l'apaisement général, peut-être certains, regretteront-ils toujours de n'avoir pas été les valeureux combattants d'une nouvelle guerre à l'échelle, sidérale.

Plus rouge que le soleil couchant

Saint-Loup-sur-Semouse (de notre correspondant). -- Les visions lumineuses nocturnes se multiplient à tel point que nous ne désespérons pas de voir un jour en panne sur notre planète l'un de ces innombrables disques ou cigares dont on signale la présence un peu partout depuis quelque temps. En attendant cette panne, si souhaitée mais très problématique, car selon de nombreux témoignages, ces engins sont extrêmement perfectionnés, nous en sommes réduits à relater les déclarations de ceux qui ont eu la chance d'apercevoir un de ces mystérieux appareils.

Ainsi dimanche, vers 20h30, des personnes de Varigney (Hte-Saône) se rendant au cinéma à Conflans, aperçurent, après avoir franchi le passage à niveau, une sorte de feu plus rouge encore que le soleil couchant, mais de forme à peu près carrée, selon un des témoins (d'autres, cependant, affirment que l'engin était plutôt arrondi). Il était en tout cas immobile à la partie la plus élevée et la plus lointaine de la pâture située en bordure de la route de Conflans à Saint-Loup, contre le jeu de quilles du café Beuclair.

Personne alors ne s'approcha pour voir plus nettement de quoi il s'agissait. Seul M. Jean Beuclair, averti par M. Barrat, garde-barrière, pénétra dans la pâture et resta là en observation, accompagné de sa fille aînée, Jeanne, âgée de 16 ans, qui se tenait à une dizaine de mètres en arrière.

Sans laisser de traces

M. Beuclair devait déclarer avoir vu cette espèce de globe, s'approcher sans bruit, très vite, jusqu'à moins de vingt mètres de lui, en descendant la pente du pré. A ce moment, il lui sembla que l'appareil émettait des radiations blanches et d'autres rouges juxtaposées.

"Ces radiations, dit-il, étaient insuffisantes pour éclairer le pré, mais assez fortes pour influencer ma vue et m'empêcher d'approcher".

Et il poursuit: "Je vis deux sortes de jambes supportant l'appareil qui, à un certain moment, se plièrent. Je criai, mais ne reçu aucune réponse". Sa fille corrobore ses dires en partie, mais elle est moins affirmative et moins précise, ayant vu la "chose" de plus loin.

Sur les objurgations de sa femme et des autres membres de sa famille, très apeurés, bien qu'ils n'aient rien vu de terrifiant, M. Beuclair et sa fille se retirèrent.

Lorsque M. Beuclair ressortit, quelques minutes après, l'apparition s'était évanouie. La manière dont l'engin disparut reste donc mystérieuse.

La gendarmerie de Saint-Loup, qui s'est rendue sur les lieux, n'a relevé aucune trace anormale. Ce témoignage unique, s'il a fortifié les convictions des uns qui croient aux soucoupes volantes, aura également augmenté le scepticisme des autres.

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Cette page a été mise à jour le 7 décembre 2016.