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Les OVNIS dans la presse quotidienne:

LE SEPRA DISPARAIT PEU A PEU, FRANCE 2004:

L'article ci-dessous est paru dans le quotidien La Dépêche du Midi, le 8 juin 2004.

ESPACE. LE SERVICE D'EXPERTISE DES PHÉNOMÈNES RARES AÉROSPATIAUX (SEPRA), BASÉ AU CENTRE NATIONAL DES ÉTUDES SPATIALES (CNES) DE TOULOUSE, A ÉTÉ SUPPRIMÉ. S'IL N'APPARAÎT PAS DANS LE NOUVEL ORGANIGRAMME DU CENTRE, L'ACTIVITÉ SE POURSUIT.

Ovnis: le service minimum

En faisant disparaître le Sepra (service d'expertise des phénomènes rares aérospatiaux) de son organigramme, le Centre national des études spatiales (CNES) de Toulouse, qui rappelle que sa vocation première "est d'exécuter la politique spatiale de la France", est paradoxalement devenu plus terre à terre.

Le service - à l'origine le Groupement d'études des phénomènes aérospatiaux non identifiés (Gepan) lors de sa création en 1977 - se consacrait principalement à l'étude des objets volants non identifiés, recensant et analysant les témoignages des centaines de personnes qui ont vu, ou ont cru voir, un phénomène inexpliqué.

Le CNES n'a pas justifié sa décision, évoquant "une simple réorganisation des services". En réalité, le Sepra a fait les frais des restrictions budgétaires qui touchent l'agence spatiale depuis quelques mois. Pour autant, l'activité de recherche sur les ovnis n'est pas supprimée. Elle se poursuivra, "mais sous une autre forme", précise-t-on. Son directeur emblématique, Jean-Jacques Velasco, un scientifique reconnu surnommé le "M. Ovni français", n'a pas souhaité commenter la décision du Cnes. Désormais "expert rattaché à la direction adjointe du Cnes Toulouse", il va diriger une simple cellule et non plus ce qui fut autrefois l'équivalent d'une sous-direction.

Mais après son départ, restera-t-il une forme de vie extraterrestre au Cnes? Agé de 58 ans, Jean-Jacques Velasco doit partir à la retraite dans quatre ans. Il va donc falloir trouver et former un remplaçant, ce qui ne semble pas être, pour l'heure, une priorité de l'agence française.

Par ailleurs, certains considèrent que le dernier livre de Velasco, "Ovnis, l'évidence", qu'il dissocie pourtant de son activité professionnelle au Sepra, lui aurait valu quelques inimités au Cnes, en raison notamment d'une thèse qui conclut à une concentration d'ovnis à proximité des sites nucléaires stratégiques...

6 000 témoignages

Pourtant, depuis 1977, en appliquant à l'analyse des phénomènes dits extraterrestres la rigueur de la méthode scientifique, le Sepra a contribué à démystifier un sujet qui reste sensible. "Quand on parle d'objets volants non identifiés, l'approche scientifique doit être rigoureuse", souligne Jean-Jacques Velasco, qui vomit les sectes et leurs élucubrations martiennes. "Leur signification ne peut être admise que si on a mesuré physiquement, à l'aide d'un radar par exemple, la présence d'un objet simultanément observé par un témoin."

Dans ce but, le Cnes a conclu des accords avec la gendarmerie (qui a notamment établi 2 200 procès-verbaux en moins de trente ans), l'aviation civile, l'armée de l'air et Météo-France. A ce jour, les "men in black" toulousains ont collecté environ 6 000 témoignages (entre 10 et 20 par an au cours des dernières années), dont 5 850 terrestres. Sur le nombre, seuls 13 % demeurent inexpliqués après enquête.

Comme en 1981, à Trans-en-Provence : un témoin observe un phénomène de forme ovoïde, émettant un léger sifflement, qui se pose brutalement au sol où il reste plus d'une minute avant de repartir. Une analyse met en évidence une modification biochimique des végétaux et un échauffement du sol entre 300° et 600°. Ce cas reste l'un des rares phénomènes inexpliqués du Sepra.

D'ordinaire, le service conclut à des ballons sondes, des avions, des fusées, des débris de satellite, la foudre etc. En 1990, un agriculteur repère un cratère de grande dimension dans son champ de maïs. Il s'agit en fait d'une bombe ensevelie depuis la Seconde guerre mondiale qui a attendu 45 ans pour exploser... L'ensemble de ces faits, expliqués ou non, figure désormais parmi les archives du Sepra que les ovnimaniaques espèrent consulter au plus tôt puisqu'officiellement, le service n'existe plus.

Sébastien Marti

Il se trouve que je suis l'ovnimaniaque initial auquel l'article fait allusion.

Dès l'apparition des rumeurs et d'un article de Ciel et Espace mentionnant la réduction ou disparition du SEPRA, j'avais donné ma réaction d'ovnimaniaque comme suit:

Comme vous le savez déjà, le CNES semble avoir pris la décision de supprimer le SEPRA.

TOUTE la documentation, papiers, études, photos, témoignages (anonymisés), graphiques, listings, dossiers, prélèvements du GEPAN/SEPRA constituent un BIEN PUBLIC rassemblé grâce aux impôts payés par nous tous.

Du moment que ce bien public n'est plus exploité, du fait de la suppression du service qui en assurait l'exploitation (quelle que soit la qualité de ce service ou ses conclusions), cette documentation devrait être accessible à tous, sans délai, gratuitement, pour le bénéfice de QUICONQUE voudrait se faire sa propre opinion ou conforter son opinion sur des questions ayant trait aux OVNIS, au GEPAN/SEPRA et au CNES.

Un mécanisme au moins aussi simple que la réglementation américaine FOIA devrait être mise en place sans délai.

Un lieu d'archivage ouvert au public devrait être organisé au plus tôt, à l'instar de ce qui fut fait dès 1977 aux Etats-Unis avec la National Archives and Records Administration, Washington DC, qui tient à la disposition de TOUT citoyen américain l'intégralité ou presque des vingt-deux mètres cubes de documentation réunie ou créée par le Projet Bluebook sur les OVNIS, tout en offrant également des facilités de reproduction à prix coûtant.

Il serait moralement et scientifiquement scandaleux que cette documentation disparaisse, à l'instar des travaux du projet Colorado ayant donné lieu au rapport Condon, aux Etats-Unis, lesquelles données devaient être publiques mais ont été, en lieu et place, emmenées par le directeur de l'étude à son domicile personnel où celui-ci finit par les jeter au feu.

Je pense fermement que l'ensemble de la communauté ufologique française devrait avoir en tête maintenant cette exigence d'accès à cette documentation dans son intégralité.

La réponse ou l'absence de réponse du CNES à cette exigence prouverait ou démentirait leur bonne foi.

Si les ufologues français, quelles que soient leurs opinions, n'ont d'autre souci que de gloser maintenant encore et encore, sans fin, sur telle rentrée atmosphérique de 1990, telle incompétence ou dissimulation, ou telle tendance conspirationniste de leurs collègues, ils n'auront que ce qu'ils méritent:

rien.

Une pétition a été très rapidement organisée. Une chose remarquable est que beaucoup d'ufologue en France ont partagé mon souci et ont signé la pétition. Beaucoup ont compris que la question n'est pas tellement de spéculer sur la teneur des archives non publiées du SEPRA ou de la réalité d'OVNIS et pas même de spéculer sur la qualité des archives du SEPRA / GEPAN ou de la personnalité de Jean-Jacques Velasco, mais qu'il est très important que chacun obtienne finalement la possibilité de lire la documentation par lui-même sans complication et de pouvoir se faire SON PROPRE AVIS sur ce travail et ces archives. C'est pourquoi la pétition a recueilli les signatures d'ufologues qui ont des positions parfois totalement antagonistes à propos des OVNIS, du SEPRA: le but est que les archives ne soient pas perdues ni enferméEs dans une armoire quelconque, elles doivent être anonymisées et ouvert à tous sans conditions compliquées.

Si vous avez la même demande, s'il vous plait visitez le site web de la pétition et signez-là.

La pétition et plus d'information et de commentaires est à:

http://ovniland.com

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Cette page a été mise à jour le 5 septembre 201