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Les OVNIS dans la presse quotidienne:

La vague française de 1954 dans la presse:

L'article ci-dessous est paru dans le quotidien La Bourgogne Républicaine, pages 1 et 10, le 7 octobre 1954.

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UN ENGIN MYSTERIEUX
s'est posé, lundi soir
à Poncey-sur-L'Ignon (Côte-d'Or)

L'un des témoins lui assigne la forme d'un cigare

Des traces très nettes d'atterrissage
ont été relevées

(DE NOTRE ENVOYE SPECIAL CHARLES GARREAU)

De la fenêtre de sa chambre à coucher, Mme Thérèse Fourneret me montre le pré qui s'étend au fond d'un vallon.

"C'est là, à droite du prunier que j'ai vu la chose. Affolée, je me suis enfuie chez ma voisine, Mme Bouiller, en emmenant mon petit Yves..."

Dans sa précipitation, Mme Fourneret a laissé grandes ouverts volets et fenêtres; à peine a-t-elle pris soin de fermer la porte à clé derrière elle.

La "chose", c'est en effet une étrange apparition qui a surpris Mme Fourneret, une sympathique jeune femme de 23 ans, au moment où elle fermait ses volets, lundi soir, vers 8 heures.

Elle habite avec son mari, une maison attenante à l'usine d'amiante de Poncey-sur-l'Ignon, où travaille M. Fourneret. L'usine s'étend

Suite page 10, sous le titre
ENGIN

[Légende photo 1:] "C'est au-dessus du bois que j'ai aperçu l'étrange phénomène", explique Mme Gainet, qui, avec son mari, sa fille et de nombreux voisins, avait aperçu, samedi, un objet lumineux cylindrique.

En médaillon: M. François Bouiller, qui aperçut, lundi, le "cigare" au moment où il s'envolait.

[Légende photo 2:] Mme Thérèse Fourneret montre les traces laissées par l'engin à l'endroit où il s'est posé. Une surface d'un mètre carré a été décapée. Sur les bords de l'empreinte, la terre a été comme aspirée sous l'herbe, ainsi que le montre la position de la main de notre collaborateur. (Photo B. R.)

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ENGIN

entre les deux versants boisés des collines, à quelques centaines de mètres du village.

Lundi soir, Mme Fourneret était seule. Elle s'apprêtait à coucher son bambin, et ouvrit la fenêtre.

Ce qu'elle vit la cloua sur place.

A une vingtaine de mètres un corps lumineux se balançait doucement en l'air à hauteur du prunier, comme s'il se préparait à se poser.

Ses dimensions? "A peu près trois mètres de diamètre", me précise Mme Fourneret.

C'est tout ce qu'elle peut donner comme précision. A peine se souvient-elle que l'objet était de couleur jaune orange, éclairant faiblement le feuillage du prunier voisin.

Pendant une heure, Mme Fourneret et Mme Bouiller restent bouclées chez elles à double tour.

C'est alors que deux voisins arrivent, MM. Girardot et Vincent. Mis au courant, ils s'arment de leurs fusils et se dirigent vers le pré.

DES TRACES DANS LA TERRE

Il n'y a plus rien, ni engin, ni "Martien" en maraude. Mais, à moins de trois mètres du tronc de l'arbre, une empreinte toute fraîche atteste que Mme Fourneret n'a pas rêvé.

Formant un trapèze, au côté assez irréguliers, de 1 m. 50 environ de hauteur, 0 m. 50 à sa petite base et 0 m. 70 à la grande, toute une surface du pré a été comme décapée, mettant la terre à nu. Sur l'écorchure toute fraîche, des vers blancs s'agitent encore, coupés en deux.

L'herbe est retombée en mottes dans un rayon de trois à quatre mètres, suivant une ligne vaguement ovoïde, qui épouse "grosso modo" la forme de la déchirure.

Sur les bords de celle-ci, la terre est "fouillée" sous l'herbe. Il semblerait que cette partie de pré a été aspirée avec une violence extraordinaire, au moment du départ de l'engin, et que les motte soulevée sont retombées en gerbes, comme les gouttes d'un jet d'eau. Détail curieux: une plante à racines profondes est restée, seule, au centre de la terre nue.

Pas de traces de brûlures. Pas d'empreintes aux alentours.

UN SECOND TEMOIN
A VU L'ENGIN S'ELOIGNER

Pourtant l'engin est resté au moins une demi-heure à la même place. En effet, rentrant de son travail, un jeune homme de 18 ans, François Bouiller l'a aperçu alors qu'il prenait de l'altitude, s'en allant en direction du sud.

"J'ai eu une frousse terrible, me dit le jeune François. J'ai vu cet engin qui filait dans la nuit, prenant une teinte jaune verdâtre à mesure qu'il s'éloigner. On aurait dit un fuselage d'avion sans ailes."

François est rentré chez lui, la mine défaite. Ce qu'il a vu vient confirmer les déclarations de Mme Fourneret.

D'autres personnes de la région ont, elles aussi, aperçu le cigare lorsqu'il est reparti.

Prévenus, les gendarmes de la brigade de Saint-Seine sont venus effectuer une enquête sous la direction du capitaine Millet, commandant de la section de Semur.

Photo et prélèvements ont été faits.

Mais permettront-ils d'identifier l'objet qui selon toute vraisemblance, s'est posé lundi soir dans le pré de l'usine?

UN PRECEDENT
SAMEDI SOIR

La région serait-elle à son tour l'objectif des étranges rôdeurs du ciel, qui sont signalés chaque jour un peu partout?

Nous avons appris, au cours de notre enquête, que plusieurs personnes dignes de foi, dont l'ancien maire, M. Guainet avait aperçu, samedi soir, une étrange apparition lumineuse.

"Je finissais de traire les vaches, me raconte Mme Guainet. Les chiens qui, habituellement, reste auprès de moi, était sorti quelques secondes plus tôt en aboyer en en direction du bois. L'un d'eux, Grignousse, revint vers moi, "tout capon", au moment où je sortais dans la cour.

"Un fait bizarre me frappa: la cours était doucement éclairée comme par la lune à son déclin.

"La lune est bien drôle, ce soir, pensais-je. Levant les yeux, j'ai aperçu alors, au-dessus du bois, un étrange engin lumineux, une sorte de cylindre se déplaçant verticalement et paraissant voler à basse altitude. Il se déplaçait vers l'est, à peu près à la vitesse d'un gros avion.

"Terrorisée, j'ai appelé mon mari et ma fille Yvette. Une voisine s'est jointe à nous".

Tous ont vu l'extraordinaire apparition, dont la masse orange et était cerclé de vert, disparaître lentement derrière la colline.

Plusieurs autres habitants furent témoins du phénomène, ainsi que M. Boucherot, qui se trouvait, lui, à Pelbrey.

***

Mme Fourneret, qui ne croyait pas aux "soucoupes volantes", ne s'explique pas ce qu'elle a vu.

Mais elle n'a pas changé d'avis.

M. et Mme Guainet, par contre, qui n'y croyaient pas non plus, sont maintenant persuadés de leur existence.

Chacun sa vérité!

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Cette page a été mise à jour le 27 janvier 2021.