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La vague française de 1954:

La page d'accueil concernant les cas de la vague française de 1954 se trouve ici.

3 novembre 1954, Camon, Somme:

Référence pour ce cas: 3-oct-54-Camon. Merci de citer cette référence dans toute correspondance avec moi en rapport avec ce cas.

Rapports:

[Ref. cpd1:] JOURNAL "LE COURRIER PICARD":

Scan

Le Courrier de la Somme

Une "toupie" lumineuse
a survolé les régions de Moreuil
et d'Ailly-sur-Noye

Au dossier des "soucoupes", nous versons aujourd'hui trois témoignages qui ne sauraient être entachés d'exagération ou de fantaisie. Ils émanent de M. Pierre Duval, bijoutier à Montdidier, de son épouse et de la grand-mère de celle-ci, Mme Delorme. Nos concitoyens rentraient d'Amiens, en voiture, dans la nuit de mercredi à jeudi. Il était 23 h. 15 lorsque, à quelques 300 mètres de Moreuil, ils aperçurent, dans le ciel, à faible altitude, une sorte de "toupie" orange, rigoureusement immobile.

La chose éclairait le ciel un peu à la manière du soleil à son coucher. M. Duval stoppa et mit ses phares en veilleuse. La "toupie" s'éloigna alors rapidement dans la direction d'Ailly-sur-Noye. Elle ne fut bientôt plus qu'un point, semblable à un feu rouge, et revint à très vive allure, sensiblement à l'endroit qu'elle avait quitté, et plus bas encore, semble-t-il. Puis elle glissa à une vitesse vertigineuse pour se perdre à l'horizon.

Le phénomène avait duré dix minutes. M. Duval ne peut affirmer qu'il s'agissait d'un engin, mais il est certain, tout comme sa femme, de ne pas avoir été victime d'une hallucination. Quant à Mme Delorme, elle reconnait avoir été vivement impressionnée, surtout lorsque la "toupie" revint vers l'auto.

Aucun des trois témoins n'évalue la grosseur de la masse orangée dont les contours n'étaient pas nets, mais tous trois sont d'accord pour déclarer que la vitesse de propulsion dépasse de très loin celle des avions à réaction.

La "soucoupe" - il faut bien lui donner un nom - a évolué dans la région limitée par Rouvrel Sains-en-Amiénois, Estrées-sur-Noye et Guyencourt, nous a dit M. Duval, carte routière en mains.

Il est possible que d'autres automobilistes aient rencontré la mystérieuse toupie volante.

On nous signalait hier soir que deux habitants de Villers-Tournelle avaient vu eux aussi, hier matin, un engin lumineux.

***

Hier, vers 16 h. 50, neuf ouvriers de la firme Galland, route de Rouen à Amiens, aperçurent, très haut dans le ciel, un "objet" rond et lumineux qui se déplaçait d'Est en Ouest.

Le mystérieux engin stoppa pendant quelques instants et reprit sa course pour disparaître à l'horizon.

Un mystérieux engin
dans le ciel de Camon

Voici, d'autre part, une série de témoignages dignes de foi qui bouleversent actuellement toute la petite cité de Camon.

Il y avait mercredi soir à la mairie de la commune réunion du conseil Municipal qui devait examiner la multiplicité rituelle des réclamations d'impôts.

C'est vers 21 h. 45 que cette réunion prit fin. Or, lorsque les assistants se retrouvèrent sur le perron de la mairie, ils virent tous, sans exception, le phénomène suivant:

Quatre boules rouges, veinées comme des agathes, étaient "installées" dans le ciel à quelques cent mètres de hauteur. Elles semblaient désigner les quatre coins d'un rectangle suspendu, les petits côtés en haut et en bas.

Tout d'abord immobilisés, les boules se mirent à descendre lentement au-dessus du jardin du presbytère. A ce moment certains des témoins virent sous le reflet de la lune un dôme blafard qui couvrait les feux rouges. Puis les deux feux inférieurs, restant à égale distance l'un de l'autre semblèrent se détacher et s'abaisser davantage vers le sol dont elles parurent tâter le relief.

La manoeuvre durait depuis cinq minutes quand un des témoins invita les autres à "foncer" vers l'endroit des feux rouges. Ce témoin était M. Brunel, ancien maire de Camon, qui était en compagnie du maire actuel, M. Garçon, de MM. Masse, adjoint, de M. Pertuisot, garde-champêtre, et de MM. Blanquart et Lottin, répartiteurs.

M. Brunel frappa à l'huis de l'épicerie d'en face et le fils du commerçant se précipita dans son jardin qui borde l'endroit où les feux opéraient.

Grimpant sur les murs de clôture il vit à son tour les feux rouges qui, à son arrivée, remontèrent de quelques mètres et s'enfuirent à l'horizontale en direction d'Amiens, à une vitesse vertigineuse telle qu'il leur fallut quelques secondes à peine pour disparaître.

A 21 h. 40, M. Batellino, plâtrier, qui demeure à côté de la Mairie, avait de son côté vu les quatre globes rouges passer au-dessus d'une maison voisine. Mais à ce moment, les boules lumineuses qui pouvaient avoir un mètre cinquante de diamètre à la distance difficilement appréciable où elles étaient vues, se trouvaient à la queue-leu-leu.

***

Un instituteur du canton de Nesle est venu faire part, hier après-midi, à notre bureau de Péronne, d'un étrange phénomène qu'il a constaté, de même que son épouse et sa fille, qui l'accompagnaient en voiture, dimanche, vers 19 h. 55, à la sortie de Péronne.

Alors qu'il allait atteindre Nesle, il vit arriver le la direction de Barleux, un corps de couleur orange ayant la forme d'un croissant. Celui-ci n'était pas à haute altitude et l'automobiliste estime à 500 mètres la distance qui l'en séparait. Cette apparition dura tout au plus une minute, puis soudainement le corps en question bascula et progressivement les deux extrémités se rapprochèrent pour faire finalement un espèce de cône.

Ce phénomène, qui se déplaçait de droite à gauche, s'immobilisa au-dessus de la route nationale, puis repartit très vite en prenant une grande hauteur, en direction d'Amiens. C'est-à-dire, selon le témoin, dans la direction opposée à celle suivie précédemment.

L'importance de la masse illuminée était telle et si rapprochée qu'elle ne pouvait être confondue. Notre informateur, qui a d'ailleurs effectué son service militaire dans la météo, ne peut apporter d'autre précision, mais il pense qu'il n'a pas dû être le seul à avoir remarqué ce phénomène.

[Ref. nmn1:] JOURNAL "NORD-MATIN":

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SOMME

De mystérieux engins évoluent
à nouveau dans le ciel picard

Depuis quelques temps les apparitions de soucoupes, disques ou cigares lumineux avaient cessé dans le ciel picard. Leur absence n'aura pas été de bien longue durée puisqu'à nouveau on signale de récentes incursions de ces étranges appareils en différents points de la Somme. Deux séries de témoignages dignes d'attention viennent en effet d'être recueillis.

Les premiers émanent de M. Pierre Duval, bijoutier à Montdidier, de sa femme et de la grand'mère de celui-ci, Mme Delorme. Tous trois rentraient d'Amiens en auto, dans la nuit de mercredi à jeudi. Vers 23 h. 45, à environ 500 mètres de Moreuil, ils remarquèrent dans le ciel, à faible hauteur, une espèce de "toupie" orange absolument immobile. La toupie éclairait le ciel à peu près comme le fait le soleil au couchant.

M. Duval stoppa et mit ses phares en veilleuse. La "toupie" alors s'éloigna rapidement en direction d'Ailly-sur-Noye.

Après n'être plus devenue qu'un point rouge à l'horizon, l'engin revint à grande vitesse à peu près au même endroit qu'il avait quitté un instant auparavant, et un peu plus bas. Puis il disparut dans les profondeurs du ciel à une vitesse vertigineuse.

Tout cela avait duré une dizaine de minutes. Aussi M. Duval et les personnes qui l'accompagnaient ont pu observer la "toupie" tout à leur aise. Ils ne peuvent affirmer qu'il s'agit réellement d'un appareil mais certifient n'avoir pas été victimes d'une hallucination. Et tous trois déclarent que la vitesse de la "toupie" est certainement supérieure à celle des avions à réaction.

Des "boules rouges"
au-dessus de Camon

Mercredi soir également, un étrange phénomène a pu être longuement observé à Camon, commune de la banlieue d'Amiens.

Vers 21 h. 45, la réunion du conseil municipal venait de se terminer. Sortant sur le perron de la mairie, les assistants purent tous voir quatre boules rouges qui paraissaient "installées" dans le ciel, à une centaine de mètres de hauteur. Elles semblaient se trouver aux quatre coins d'un rectangle suspendu, les petits côtés en haut et en bas.

Jusque là immobiles, les "boules" se mirent à descendre lentement au-dessus du jardin du presbytère. C'est alors que les témoins remarquèrent une sorte de dôme blafard qui couvrait les feux rouges. Puis les deux feux inférieurs parurent se détacher et s'abaisser jusqu'à vouloir toucher le sol.

Il y avait cinq bonnes minutes que le "spectacle" durait lorsqu'un des témoins, M. Brunet, ancien maire de Camon, invita ses compagnons à foncer vers les feux rouges. On frappa à l'épicerie d'en face et le fils de l'épicier se précipita dans son jardin qui borde l'endroit où se trouvaient les feux. Le jeune homme grimpa sur le mur de clôture mais, à son arrivée les "feux" remontèrent de quelques mètres puis s'éloignèrent vers Amiens à l'horizontale et à une vitesse vertigineuse.

Vers 21 h. 40, un autre habitant de Camon, M. Barrelino, plâtrier, avait, lui aussi, vu les quatre boules rouges passer au-dessus des maisons, mais à ce moment, les boules, qui lui parurent avoir un mètre de diamètre, se trouvaient en file indienne.

La population de Camon est encore bouleversée par ces fort étranges apparitions.

[Ref. cpd2:] JOURNAL "LE COURRIER PICARD":

Les soucoupes n'étaient que plaisanteries

Les engins mystérieux aperçus dans le ciel de Camon le 3 novembre, par diverses personnes, engins qui ont fait l'objet d'un article dans nos éditions antérieures, n'étaient que l'oeuvre de plaisantins.

Leur supercherie a été dévoilée grâce à la ténacité des gendarmes de BOVES.

Il s'agissait tout simplement d'une plaisanterie dont les auteurs sont de jeunes habitants de Camon.

L'engin en question était composé d'un croisillon en fer, muni à chaque extrémité d'ampoules rouges alimentées par une pile de lampe de poche, le tout maintenu dans l'air par des ballonnets.

Certains de ses auteurs ont reconnu les faits lors de l'enquête de la gendarmerie.

[Ref. uda1:] SITE WEB "UFODNA":

Le site web indique que le 3 novembre 1954 à Camon, France, "un objet qui a volé en ligne droite à travers le ciel a été rapporté."

La source est indiquées comme "Vallee, Jacques, Computerized Catalog (N = 3073)".

[Ref. ca1:] SITE WEB "CAMON PASSIONEMENT":

Le site indique qu'en novembre 1954, à Camon, a eu lieu une "série de témoignages dignes de foi" qui "bouleversent actuellement toute la petite cité de Camon."

Il y avait eu "mercredi soir", à la mairie de la commune (l'ancienne mairie), une réunion du conseil municipal pour examiner la multiplicité rituelle des réclamations d'impôts. La réunion a pris fin vers 21:30, et lorsque les conseillers se sont retrouvés sur le perron de la mairie, ils ont tous vu, sans exception, "quatre boules rouges veinées comme des agates étaient installées dans le ciel à quelque cent mètres de hauteur. Elles semblaient dessiner les quatre coins d'un rectangle suspendu, les petits côtés en haut et en bas."

Les boules d'abord immobiles se sont mise à à descendre lentement au dessus du jardin du presbytère. A ce moment certains des témoins ont vu sous le reflet de la lune, un dôme blafard qui couvrait les feux rouges. Puis les deux feux intérieurs à égale distance l'un de l'autre, ont semblé se détacher et s'abaisser davantage vers le sol "dont elle parurent tâter le relief."

Après cinq minutes de cette manoeuvre, un des témoins invita les autres à "foncer" vers l'endroit des feux rouges. Il s'agissait de Gaston Brunel, ancien maire de Camon, qui était en compagnie du maire actuel M. Garçon, de M. Masse, adjoint, de M. Pertuisot, garde-champêtre et de messieurs Blanquart et Lorrin, appariteurs.

Grimpant sur les murs de clôture, Gaston Brunel a vu à son tour les feux rouges, qui, à son arrivée, sont remontés de quelques mètres et s'enfuirent à l'horizon.

Après ce récit qui semble venir du Courrier Picard, le site web explique que 15 jours plus tard, dans ce journal, on apprenait:

"Les soucoupes n'étaient que plaisanteries. Les engins mystérieux aperçus dans le ciel de Camon le 3 novembre, par diverses personnes, engins qui ont fait l'objet d'un article dans nos éditions antérieures, n'étaient que l'oeuvre de plaisantins."

Le site indique que leur supercherie a été dévoilée grâce à la ténacité des gendarmes de Boves, et qu'il s'agissait "tout simplement d'une plaisanterie dont les auteurs sont de jeunes habitants de Camon."

Ils auraient fabriqué "l'engin en question" avec un croisillon en fer, muni à chaque extrémité d'ampoules rouges alimentées par une pile de lampe de poche, le tout maintenu dans l'air par des ballonnets. Certains de ses auteurs ont reconnu les faits lors de l'enquête de la gendarmerie.

[Ref. ubk1:] "UFO-DATENBANK":

N° de cas Nouveau N° de cas Enquêteur Date d'observation CP Lieu d'observation Pays d'observation Heure d'observation Classification Commentaires Identification
19541103 03.11.1954 Camon France

Explications:

Canular de type "candle on a stick", alias "lanternes thaïlandaises".

Ci-dessus:

Une lanterne thaïlandaise.

Mots clés:

(Ces mots clés sont uniquement destinés à aider les recherches et ne préjugent pas des faits.)

Camon, Somme, multiple, canular, candle on a stick

Sources:

[----] indique des sources que je n'ai pas encore pu consulter.

Historique du document:

Version: Créé/changé par: Date: Description:
0.1 Patrick Gross 27 décembre 2004 Première publication.
1.0 Patrick Gross 4 mars 2009 Conversion de HTML vers XHTML Strict. Première version formalisée. Additions [uda1].
1.1 Patrick Gross 15 mars 2010 Addition [ca1].
1.2 Patrick Gross 2 février 2017 Addition [ubk1].
1.1 Patrick Gross 15 mars 2020 Addition [nmn1].

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Cette page a été mise à jour le 15 mars 2020.