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La vague française de 1954:

La page d'accueil concernant les cas de la vague française de 1954 se trouve ici.

22 octobre 1954, Lewarde, Pas-de-Calais:

Référence pour ce cas: 14-Oct-54-Lewarde. Merci de citer cette référence dans toute correspondance avec moi en rapport avec ce cas.

Résumé:

Ufologiquement, l'affaire fait son entrée dans le livre de 1963 "Les Apparitions de Martiens" de l'écrivain Louis Couturier, publié sous pseudonyme "Michel Carrouges". Tentant de "classer" les occupants de soucoupes volantes, il note brièvement parmi les cas de pilotes "poilus", "Stawsky, à Lewarde (Nord), 27 oct. 1954".

Il indiquait pour cette affaire, que l'on ne connait pas l'heure, que le témoin a dit que l'être avait 1 mètre de haut, les yeux "bridés et globuleux" selon Paris-Presse du 29 octobre 1954; que le témoin n'a pas vu de soucoupe, et que rien n'établit un rapport avec la question des "mystérieux objets volants".

Puis en 1964, l'ufologue français Jacques Vallée publie dans la Flying Saucer Review britannique un article sur les "entités" associées aux récits d'observation rapprochées de "soucoupes volantes", tentant lui aussi de "mettre de l'ordre". Il racontait le cas ainsi: le témoin était sur le point d'entrer dans la forêt d'Erchin ou le Bois d'Erchin à environ 700 mètres au nord-ouest d'Erchin, quand il a vu tout à coup à 4 mètres de lui un être de "3 pieds 6 pouces" (1m03) de haut avec une grosse tête, portant une calotte brune formant un filet quelques centimètres au-dessus de ses yeux saillants qui avaient avec un très petit iris, et étaient fendus. De longs cheveux tombaient de sous la calotte sur ses épaules, son nez était plat et les lèvres épaisses et rouges.

Vallée ne précisait pas sa source, mais commentait que l'entité d'Erchin est, dans la collection qu'il présente "la seule créature qui rappelle la science-fiction" (!?), mais qu'on ne peut pas rejeter le cas car, dit-il les observations de ce type d'entité "sont comparativement nombreuses et très cohérentes", et "certains des compte-rendus des témoins sont extrêmement bons."

Il explique que si un tel être existe, on comprend que sa soudaine apparition au tournant d'un virage puisse laisser aux témoins une impression difficile à oublier.

Vallée, en fait, ne pensait pas que les "entités" et les "soucoupes" étaient extraterrestres; il essayait de montrer que bien que "réelles", ces apparitions indiquaient un phénomène identique à celui des apparitions d'elfes, gnomes, fées, farfadet autrefois, apparitions qu'il ne considérait pas comme imaginaire mais résultant de l'action de "quelque chose" qui interférait avec le monde "normal" - une idée déjà défendue par le journaliste américain assez farfelu John Keel.

Vallée ne faisait aucune tentative de vérifier le récit qu'il donnait, pas plus que les autres qu'il évoquait, exprimant juste des "précautions d'usage".

Et il se trouve que dans une suite à son article intitulée maintenant "Les 'Entités': Faits et Légendes", paru dans le numéro suivant de la Flying Saucer Review, il disait maintenant qu'après "clarification et amélioration" de son fichier, la créature "d'Erchin" devrait être considéré "avec une prudence renouvelée."

Pourtant en 1965, il raconte à peu près le même affaire dans son livre "Anatomy of a Phenomenon". Cette fois il assure citer l'affaire "uniquement pour son côté pittoresque", et que bien qu'il n'y ait pas de "machine" volante dans ce cas, il ressemble beaucoup à un petit nombre d'autre cas dans lesquels la "machine" est présente.

Il inclura le cas dans son célèbre catalogue des "atterrissages" d'OVNIS en 1969, 1972, 1974; le catalogue est précédé es habituels "avertissement de rigueur", mais le vague avis négatif qu'il portait en 1964 spécifiquement sur ce cas a disparu. Le cas devient:

14 octobre 1954, 15:30, Lewarde (France): Dans le bois d'Erchin (ou "à Bois d'Erchin" selon les versions), un mineur, Mr. Casimir Starovski, a rencontré un être étrange, de petite taille, qui avait une silhouette volumineuse, de grands yeux obliques et le corps couvert de fourrure.

Et la source qu'il donne, "Anatomy 143" est son propre livre de 1965... qui ne donnait pas de source.

Comme à l'accoutumée, ce résumé dans le catalogue Vallée sera recopié maintes fois par d'autres auteurs, dans des livres, revues, et encore aujourd'hui sur le Web, comme on peut le voir dans mon dossier, ce sans aucune valeur ajoutée", sans aucune recherche, et sans aucune précaution. La "source", quand il ne reste une, devient évidemment: "Catalogue Vallée."

Il en est ainsi dans INFO-OVNI d'avril 1975, le catalogue "Intcat" du britannique Peter Rogerson de 1976. Une exception apparaitra d'abord dans le catalogue catalogue de Jader U. Pereira publié dans le magazine d'ufologie Phénomènes Spatiaux du GEPA en 1974: Pereira rejette le cas: "non admis" dans son catalogue, du fait de la "possibilité d'erreur de la part du témoin".

Les choses commenceront à se préciser lorsque le GNEOVNI, un groupe d'ufologie de la région oû l'incident aurait eu lieu, publie son catalogue régional dans son bulletin Recherches ufologiques N° 2 du 3ème trimestre 1977.

Le cas dit "très connu mais bien étrange" y est décrit, nous dit le GNEOVNI, d'après les sources de presse de l'époque compulsées par Dominique Caudron: La Voix du Nord édition de Douai, Nord Matin édition de de Douai, La Croix du Nord, et Nord-Eclair, tous du 27 octobre 1954.

C'était le vendredi 22 octobre 1954 (et donc ni le 14 ni le 27) que vers l5:30, Casimir Stanski (et donc ni "Starovsky ni "Stawsky", mineur, ramassait des châtaignes dans le bois de Lewarde, à 120 m de la lisière et 388m de la route de Roucourt à Erchin, lorsqu'il a entendu "un bruit de branches brisée; il aperçut alors au milieu d'un fourré deux tubes brillant comme du nickel."

Il "pensa d'abord aux canons de fusil du garde-chasse et pensa à se cacher; puis réfléchissant qu'il ne faisait rien de mal il s'approcha pour distinguer une crinière fauve puis un être humanoïde d'un mètre à un mètre dix environ et de forte corpulence. Il était complètement recouvert de poils qui recouvraient aussi les pieds, comme s'il possédait une fourrure brune. Les yeux étaient ovale, le blanc sortant considérablement des orbites. Le nez paraissait écrasé à la base comme celui d'un boxeur. Il avait une sorte de calotte sur la tête avec un bourrelet autour du front duquel s'échappaient de très longs poils. Il ne paraissait pas avoir de doigts et ses mains luisantes et fermées tenaient deux tiges métalliques de 30cm environ. Il s'approcha du témoin sans parler. Celui-ci effrayé s'enfuit à toutes jambes."

Puis dans le magazine d'ufologie Lumières Dans La Nuit N° 169, de novembre 1977, Dominique Caudron publie ces informations, mais avec un nom de témoin qui redevient "Stawski", et la source La Croix du Nord en page 4 mais datée maintenant 24 octobre 1954.

Mais le GNEOVNI ne se relisait apparemment pas, puisque dans un nouveau catalogue publié dans leur bulletin N° 5 du 2ème trimestre 1978, c'est une version "Carrouges" très résumée et même altérée, qui refait son apparition: "27/10/54 LEWARDE - Mr Stawsky aperçoit des petits êtres velus aux yeux bridés, globuleux mais il n'a pas vu d'objet."

Ce sont ensuite les ufologues "sceptiques" Gérard Barthel et Jacques Brucker qui entrent dans le jeu avec leur livre de 1979 "La Grande Peur Martienne". Ils y indiquent que le journal "La Croix Nord" du 24 octobre 1954 rapporte que Mr. Casimir S., un mineur polonais, a eu la mésaventure de rencontrer "un de nos frères poilus venant d'outre-espace", et qu'il lui a parlé dans une langue ressemblant à du chinois, et "à partir de ce jour, Casimir S. est devenu champion de billard." Une version en grande partie très différente des précédentes, donc! Ils avaient tout simplement mélangé les cas de Lewarde et d'Ecaillon...

La lumière rejaillira dans le bulletin du GNEOVNI N° 7 du 1er trimestre 1979, sous la forme d'un article de Philippe Finet. Le témoin est bien Casimir Stanski, la date est le 22 octobre, les faits décrits sont bien ceux donnée par Dominique Caudron. Mais il y avait eu un mélange avec le cas d'Ecaillon, du fait que les témoins sont dans les deux cas des mineurs d'origine polonaise prénommés Casimir!

Mais surtout, il y a eu nu nouveau sur le cas de Lewarde: ayant lu les deux résumés parus dans le bulletin N° 2 et N° 5 du GNEOVNI, un lecteur de Marchienne, Mr. F. Boulogne, a envoyé au Secrétariat du lettre révélant qu'à l'époque, Mr. Boulogne fréquentait la région de Sin-le-Noble et Dechy où Casimir Stanski était honorablement connu. A la même époque, "vivait dans le bois de Lewarde, dans une cabane, un de ces personnages bizarres, mi-farfelus, mi-philosophes, qui sont l'apanage d'à peu près tous les villages de France."

Ce personnage s'appelait "Capote", se vêtait très étrangement "et sa coquetterie était assez surprenante et invraisemblable pour un humain", et "sans doute ne dédaignait-il pas le braconnage substantiel."

Et ce personnage étrange, parlant de l'affaire dans un café, déclara: "Je ne comprends pas qu'il [le témoin Mr. Stanski] ait eu peur de moi!" Ce qui fait de toute l'affaire de Lewarde une méprise.

Mais si l'on excepte les versions correctes de Jean-Pierre D'Hondt, du Groupement Nordiste d'Etudes des Observations Visuelles Non Identifiées, sur le Web vers 2006, celle de Julien Gonzalez dans son livre de 2014, et les rappels trèS détaillés de l'affaire par Dominique Caudron sur son site web dans les années 2017-2019, on continuera à lire la version de Vallée, sans explication, un peu partout.

Rapports:

[Ref. ner1:] JOURNAL "NORD-ECLAIR":

Scan

FAUT-IL EN RIRE?

UN "MARTIEN"
(SANS SOUCOUPE)
DESCENDAIT DE
CUBES DE NICKEL

Dans le bois de Lewarde, M. Casimir Stawski, 33 ans, a mis les gendarmes du Douaisis à la recherche d'un martien. Ce mineur, ramassait des chataîgnes lorsqu'il aperçut, dit-il, dépassant d'un fourré deux cubes brillants comme du nickel. S'étant rapproché il se trouva en présence d'un être extraordinaire qu'il a ainsi décrit:

Il mesurait plus d'un mètre, d'une forte corpulence, ses yeux étaient glabeux. La tête était surmontée d'une sorte de crinière aux couleurs vives qui descendanit sur les épaules. Le corps, était couvert de poils jusqu'au pieds. Il portait des bourrelets au-dessus des sourcils, ses mains étaient fermées et luisantes et ne semblaient pas avoir de doigts.

M. Stawski n'a pas engagé de conversation avec le personnage.

Il fut pris de panique et prit la fuite à toutes jambes.

Après avoir alerté le secrétaire de mairie, il prévint les gendarmes qui apssèrent la nuit à patrouiller dans le bois, mais ne découvrirent que quelques gibiers. Faut-il ajouter qu'ils aatachent peu de crédit aux dires de Stawski.

[Ref. cdn1:] JOURNAL "LA CROIX DU NORD":

Scan

Casimir (N° 2) a vu des Martiens
sans soucoupe à Lewarde

Ils ont les yeux globuleux, une crinière fauve et pas de doigts

Toutes les mamans de Lewarde ont dit hier à leurs enfants:

- Vous n'irez plus au bois!

Ce n'est pas le grand méchant loup qu'elles craignent, mais le bois, aujourd'hui, connait de bien curieuses fréquentations.

Qu'on en juge.

Un bon mineur, Casimir Stawski, 33 ans, de la cité du Niveau, y était allé lundi après-midi pour faire provision de champignons.

Pourquoi prit-il peur et la fuite à la vitesse d'un champion de course à pied?

Nous le saurons bientôt en écoutant son récit, mais précisons toute de suite qu'il bondit chez le secrétaire de mairie, lequel alerta les gendarmes, lesquels gendarmes passèrent au bois de Lewarde, une nuit qui leur aurait été beaucoup plus salutaire, la tête sur un mol oreiller.

Mais écoutons M. Stawski:

- "J'étais dans le bois, j'ai vu deux tubes brillants, j'ai d'abord pensé qu'il s'agissait des canons du fusil du garde-chasse.

"Mais je me suis aperçu bientôt que ces tubes étaient dans des mains, et dans les mains de quel individu?

"C'était un être d'un peu plus d'un mètre. Sa corpulence était forte. Sa tête, aux yeux bridés et globuleux sortant des orbites était surmontée d'une sorte de crinière de couleur fauve qui descendait sur ses épaules. Le corps jusqu'aux pieds, était entièrement couvert de poils. Il portait un bourrelet au-dessus des sourcils. Les mains étaient luisantes et fermées, démunies de doigts".

Après cette description on comprend pourquoi les mamans de Lewarde ont interdit à leurs enfants d'aller au bois.

M. Stawski n'ira pas non plus et les gendarmes souhaitent n'y retourner que le moins souvent possible.

[Ref. nmn1:] JOURNAL "NORD-MATIN":

Scan

UN MINEUR VOIT
A LEWARDE
(PRES DE DOUAI)
un être fantastique, velu,
aux yeux étranges...

La gendarmerie assurant le service de la commune de Lewarde (près de Douai), a recueilli la déposition d'un ouvrier mineur, M. Casimir Stawski, 33 ans, demeurant cité du Niveau, allée 31, à Sin-le-Noble. Il a déclaré:

"Vendredi dernier vers 15 h. 30, je me trouvais dans le bois de Lewarde pour y chercher des châtaignes qui y abondent. J'étais baissé en train d'en ramasser lorsque soudain j'entendis un bruit de branches brisées à quelques mètres de moi. Je me suis redressé et à ma stupéfaction j'ai vu à 10 mètres, un genre d'être humain de petite taille - 1 mètre à 1 m.10 environ - mais de forte corpulence. Cet être m'a aperçu et est venu vers moi ce qui m'a permis de le contempler admirablement bien. Il était complètement recouvert de poils comme s'il possédait une fourrure brune. Ses yeux étaient ovales et le blanc sortait considérablement des orbites, le nez paraissait écrasé à la base comme celui d'un boxeur. Il avait une sorte de calotte sur la tête avec un bourrelet autour du front, duquel s'échappaient de très longs poils, ce qui lui donnait l'aspect de posséder une crinière. Il ne paraissait pas avoir de doigts mais des mains pleines dans lesquelles il tenait deux tiges de fer brillantes de 30 centimètres environ. Il n'avait pas de chaussures mais les pieds recouverts de poils. Il ne m'a pas paré et épouvanté, je me suis sauvé à toutes jambes en direction de Bugnicourt".

Un fermier a effectivement vu M. Stawski qui courrait avec l'air effrayé.

Il n'y a aucun cirque dans la région ce qui exclut la possibilité d'un fauve échappé. M. Stawski jouit de la considération générale. Il est formel dans ses déclarations, assurant qu'il n'a pas été victime d'une hallucination.

[Ref. dse1:] JOURNAL "DOUAI SCARPE":

Scan

La commère
a bonne oreille

Le martien n'était qu'un clochard

On a fait grand bruit autour de l'apparition d'un Martien dans le bois de Lewarde. Ce phénomène a trouvé son explication... terre à terre.

Le Martien n'était qu'un clochard, bien connu dans la région, jusqu'à Waziers.

L'être fantasmagorique qui fit si peur à M. Casimir, le ramaseeur de marrons, était poilu parce qu'ul aurait perdu son rasoir au bagne.

Encore une soucoupe... cassée.

[Ref. mcs1:] "MICHEL CARROUGES":

Louis Couturier, sous le pseudonyme "Michel Carrouges", tentant de "classer" les occupants de soucoupes volantes, note brièvement parmi les cas de pilotes "poilus", "Stawsky, à Lewarde (Nord), 27 oct. 1954".

Il indiquait que l'on ne connait pas l'heure, que le témoin a dit que l'être avait 1 mètre de haut, les yeux "bridés et globuleux" selon Paris-Presse du 29 octobre 1954; que le témoin n'a pas vu de soucoupe, et que rien n'établit un rapport avec la question des "mystérieux objets volants".

[Note: j'ai pu consulter Paris-Presse du 29 octobre 1954 et rien n'y a paru sur cette affaire. Michel Carrouges a dû se tromper de journal.]

[Ref. jve5:] JACQUES VALLEE:

L'entité d'Erchin est, de cette série, la seule créature qui rappelle la science-fiction. Nous ne pouvons cependant pas la rejeter, car les observations de ce type d'entité sont comparativement nombreuses et très cohérentes, et certains des comptes-rendus des témoins sont extrêmement bons. Si un tel être existe, on comprend alors que sa soudaine apparition au tournant d'un virage puisse laisser aux témoins une impression difficile à oublier. La meilleure description que nous ayons de cette entité est donnée par le mineur Starovski (33 ans):

Le témoin était sur le point d'entrer dans la forêt d'Erchin (Bois d'Erchin), située à environ 700 mètres au nord-ouest d'Erchin lui-même, quand il vit tout à coup, à une distance de 4 mètres de lui-même un être de 3 pieds 6 pouces, en hauteur, avec une grosse tête, portant une calotte brune formant un filet quelques centimètres au-dessus des yeux. Les yeux étaient saillants, avec un très petit iris, et étaient fendus. De longs cheveux tombaient de sous la calotte sur les épaules. Le nez était plat et les lèvres épaisses et rouges

[Ref. jve6:] JACQUES VALLEE:

Jacques Vallée dit qu'après clarification et amélioration de son fichier OVNI, la créature "d'Erchin" devrait être considéré avec une prudence renouvelée.

[Ref. jve8:] JACQUES VALLEE:

La meilleure description d'un "nain velu", citée ici uniquement pour son caractère pittoresque, a été faite par Starovski à Erchin. C'est spécifique de manière effrayante. Le témoin, un mineur, aurait été confronté à un nain de trois pieds six pouces, avec une grosse tête, coiffé d'une calotte brune formant un filet à quelques centimètres au-dessus des yeux. Ceux-ci étaient protubérants, avec un petit iris, et étaient fendus. De longs cheveux tombaient de dessous el crâne jusqu'aux épaules. Le nez était plat et les lèvres épaisses et rouges. Un détail étrange; le témoin n'a décrit aucun OVNI. Mais son histoire est typique d'une petite catégorie de rapports, dans lesquels des "entités" similaires sont décrites près de leurs "machines".

[Ref. jve4:] JACQUES VALLEE:

252) 14 octobre 1954, 15:30, Lewarde (France):

Dans le bois d'Erchin, un mineur, M. Casimir Starovski, a rencontré un être étrange, de petite taille, qui avait une silhouette volumineuse, de grands yeux obliques et le corps couvert de fourrure (Anatomy 143).

Le catalogue d'où provient cette entrée est précédé de cet avertissement, dans un numéro précédant, par Jacques Vallée:

Nous ne croyons pas devoir présenter d'excuse pour l'inclusion de témoignages qui peuvent avec raison paraître incroyables ou grotesques. Nous ne prétendons pas qu'il existe dans ce Catalogue une seule observation d'un événement physique de nature inconnue.

Ce n'est pas une table de résultats expérimentaux obtenus en laboratoire que nous publions, mais seulement un guide général pour faciliter l'étude de la littérature abondante qui s'est accumulée sur un sujet étonnant.

Ce serait donc une procédure de mauvaise foi et une grave incompréhension de notre dessein, que de traiter tous les cas de ce catalogue comme s'ils avaient le même niveau de validité, ou d'affirmer que la présence de tel ou tel cas particulier renforce ou détruit par elle-même le degré de confiance que l'on peut accorder à un autre cas. NOUS NE POUVONS ACCEPTER LA RESPONSABILITE DES ERREURS DE CEUX QUI IGNORERAIENT CET AVERTISSEMENT.

[Ref. jve1:] JACQUES VALLEE:

252

14 oct. 1954

1815

Lewarde (France). A Bois d'Erchin, Casimir Starovski, un mineur, a rencontré un être étrange de petite taille et de silhouette volumineuse avec de grands yeux inclinés. Son corps était couvert de fourrure. (Anatomy 143; Magonia)

[Ref. jve2:] JACQUES VALLEE:

252) 14 octobre 1954, 15:30, Lewarde (France):

Dans le bois d'Erchin, un mineur, Casimir Starovski, a rencontré un être étrange, de petite taille, qui avait une silhouette volumineuse, de grands yeux obliques et le corps couvert de fourrure. (Anatomy 143)

[Ref. jve7:] JACQUES VALLEE:

L'auteur indique que le 14 octobre 1954, à Lewarde dans le Nord, au bois d'Erchin, un mineur rencontre un être étrange de petite taille et d'allure massive, avec de larges yeux bridés, le corps couvert de fourrure. Aucun appareil n'a été décrit.

[Ref. jve3:] JACQUES VALLEE:

14 octobre 1954, 15 h 30. Lewarde (France):

Dans le bois d'Erchin, un mineur, Casimir Starovski, a rencontré un être étrange, de petite taille, qui avait une silhouette volumineuse, de grands yeux obliques et le corps couvert de fourrure (Anatomy 143).

[Ref. gqf1:] GENEVIEVE VANQUELEF:

317 R) 27 octobre 1954, LEWARDE (Nord - France).

Sont aperçus de petits êtres velus aux yeux bridés, globuleux (Carrouges: "Les apparitions de Martiens).

[Ref. jpa1:] JADER U. PEREIRA:

Jader U. Pereira notait le cas comme "non admis" dans son catalogue des RR3, du fait de la "possibilité d'erreur de la part du témoin":

[Ref. ioi1:] MAGAZINE D'UFOLOGIE "INFO-OVNI":

14/10/1954 Lewarde (Nord)

Vers 15 h. 30, M. Casimir Starowski croisa dans les bois d'Erchin un petit être étrange avec de grands yeux obliques et le corps couvert de poils (Passport to Magonia).

[Ref. prn1:] PETER ROGERSON - "INTCAT":

427 14 octobre 1954 1530 hrs

LEWARDE (FRANCE) Un mineur, Casimir Starovski (33 ans), était sur le point de pénétrer dans la forêt d'Erchin, située à 700 m au nord-ouest d'Erchin lui-même, quand il a vu à 4 m un être d'une hauteur d'environ 1,2 m. Le nain avait une grosse tête, avec des yeux fendus saillants et un très petit iris. Le nez était plat et les lèvres épaisses et rouges. L'être portait une calotte, sous laquelle de longs cheveux tombaient sur les épaules. Le corps était volumineux et recouvert de fourrure. Avant que le témoin puisse penser à l'arrêter, la créature avait disparu. (M252; Anatomy, 153; Magonia, 18; FSR 10,1; Carrouges S, 252)

[Ref. gni1:] GNEOVNI:

Scan

UN CAS TRES CONNU MAIS BIEN ETRANGE: L'HUMANOIDE (?) DE LEWARDE

Le Vendredi 22 Octobre 1954 vers l5h30 Casimir STANSKI, mineur, ramassait des chataignes dans le bois de Lewarde, à 120 m de le lisière et 388m de la route de Roucourt à Erchin, lorsqu'il entendit un bruit de branches brisée; il aperçut alors au milieu d'un fourré deux tubes brillant comme du nickel. Il pensa d'abord aux canons de fusil du garde-chasse et pensa à se cacher; puis réfléchissant qu'il ne faisait rien de mal il s'approcha pour distinguer une crinière fauve puis un être humanoïde d'un mètre à un mètre dix environ et de forte corpulence. Il était complètement recouvert de poils qui recouvraient aussi les pieds, comme s'il possédait une fourrure brune. Les yeux étaient ovale, le blanc sortant considérablement des orbites. Le nez paraissait écrasé à la base comme celui d'un boxeur. Il avait une sorte de calotte sur la tête avec un bourrelet autour du front duquel s'échappaient de très long poils. Il ne paraissait pas avoir de doigts et ses mains luisantes et fermées tenaient deux tiges métalliques de 30cm environ. Il s'approcha du témoin sans parler. Celui-ci effrayé s'enfuit à toutes jambes.

(D'après "LA VOIX DU NORD" édit. de Douai
"NORD MATIN" édit. de Douai
"LA CROIX DU NORD" et "NORD ECLAIR"
tous du 27/10/1954)

Le bulletin indique en outre que c'est l'ufologue Dominique Caudron qui a trouvé l'article de presse.

[Ref. dcn3:] DOMINIQUE CAUDRON:

Le 22 Octobre 1954, dans le bois de Lewarde, un mineur d'origine polonaise, Casimir Stawski, rencontrait un humanoïde velu aux yeux globuleux, tenant deux tubes brillants comme du nickel dans ses mains griffues. C'était vers 15 h 30. Or, quatre heures plus tard, un motocycliste qui roulait sur la route de Douai, à quelques kilomètres de là, aurait été témoin de l'atterrissage d'un engin d'où seraient sortis des humanoïdes nettement moins rébarbatifs qui lui auraient parlé dans une langue ressemblant à du chinois. * * Non seulement ce témoin est lui aussi un mineur d'origine polonaise, mais il se prénomme lui aussi Casimir.

* Vallée cite ce cas à la date du 14 Octobre
* * La Croix du Nord, 24 Octobre 1954, page 4

[Ref. gni2:] GNEOVNI:

Scan

27/10/1954 - LEWARDE 59 type I

Mr Stawsky aperçoit des petits êtres velus aux yeux bridés, globuleux mais il n'a pas vu d'objet.

(Les Apparitions de Martiens Carrouges page 107)

[Ref. jve7:] JACQUES VALLEE:

Jacques Vallée indique que le 14 octobre 1954, le mineur Starovski a prétendu avoir rencontré sur une route de campagne près d'Erchin dans le nord de la France un être étrange de moins de 4 pieds de haut, une figure massive avec de grands yeux inclinés saillants avec des iris très petits sur un grande tête et un corps couvert de fourrure. Les lèvres étaient épaisses et rouges, le nez était plat.

Il portait un couvre-chef brun qui a formé un filet quelques pouces au-dessus de ses yeux et n'avait aucun appareil respiratoire.

Le témoin n'a vu aucune soucoupe. Avant qu'il ne puisse penser à arrêter la créature, elle avait disparu.

[Ref. pft1:] PHILIPPE FINET:

L'ANTI-LEGENDE OU LES CAS "CASIMIR"

Dans le Bulletin n° 6 de "Recherches Ufologiques", nous avions vu ensemble, du moins je l'espère, la naissance d'une légende au Moyen-Age. Naissance engendrée par un fait physique réel et, à priori, inexplicable, même à notre époque, ce qui le classait aussitôt dans l'incroyable, l'impossible, l'imaginaire... Bref, dans la Légende.

Or certains détails, mis à la lumière de l'Ufologie, semblaient étrangement s'assimiler à des détails d'observations contemporaines.

Mais vous allez voir que la Légende n'est pas toujours un récit fiction du Passé; et qu'en 1954, dans le Nord, à Lewarde exactement, une légende moderne, c'est à dire tramée sur une idéologie moderne, est née de deux faits bien distincts, réels l'un et l'autre, mais ayant un tel ascendant l'un sur l'autre, et pour cause! qu'ils formèrent pendant longtemps UN SEUL et même fait de par leur interprétation publique, subissant ainsi la subjectivité collective de l'époque.

Et de ce fait, je crois que cette légende, la légende de l'humanoïde de Lewarde", peut figurer dans cette chronique.

Voici d'abord le premier fait, tel qu'il fut relaté dans les principaux quotidiens régionaux, cinq jours après l'évènement:

"... Casimir STANSKI, mineur, ramassait des châtaignes dans le bois de Lewarde, ... lorsqu'il entendit un bruit de branches brisées; il aperçut alors au milieu des fourrés deux tubes brillant comme du nickel. Il pensa d'abord aux canons de fusil du garde-chasse et pensa se cacher; puis réfléchissant qu'il ne faisait rien de mal, il s'approcha pour distinguer une crinière fauve puis un être humanoïde d'un mètre à un mètre dix environ et de forte corpulence. Il était complètement recouvert de poils qui recouvraient aussi les pieds comme s'il possédait une fourrure brune. Les yeux étaient ovales, le blanc sortant considérablement des orbites. Le nez paraissait écrasé à la base comme celui d'un boxeur. Il avait une sorte de calotte sur la tête avec un bourelet [bourrelet] autour du front duquel s'échappaient de très longs poils. Il ne paraissait pas avoir de doigts et ses mains luisantes et fermées tenaient deux tiges métalliques de trente centimètres environ. Il s'approcha du témoin sans parler. Celui-ci, effrayé, s'enfuit à toutes jambes."

Brrr...! On le comprend! Ceci donc, se passa le vendredi 22 Octobre 1954, vers 15h30. Or, et toujours d'après les journaux, ce même vendredi, à quelques kilomètres de là, mais environ quatre heures plus tard:

"...un autre mineur, Casimir (hé oui!) SZYMURA roulait à motocyclette sur la R.N. 43 quand il vit devant lui un engin fortement illuminé ayant la forme d'un sous-marin. Sa moto s'arrêta subitement, et il put voir à l'intérieur de l'objet quatre occupants de petite taille et l'ameublement. L'un d'eux sortit, s'approcha de lui et lui serra la main. Sa tête mise sur l'épaule du témoin, il parlait dans une langue ressemblant à du chinois.

Ceci dura quelques minutes; le témoin était effrayé et ébloui par l'engin. Le petit être réintégra la soucoupe qui s'envola à une allure vertigineuse. Le témoin rapporte plus tard que la poignée de main du "martien" l'avait électrisé et lui avait donné une vigueur et une vivacité d'esprit telle qu'il se sentait un autre homme: il prouva notamment qu'il était devenu imbattable au billard."

Je ne tiendrai pas compte de la dernière phrase qui sent un peu trop l'humour des journalistes en pareil cas. Quoique... Quoique!

Mais restons en à l'interprétation, qui en 1954, fit de ces deux cas pourtant différents un seul et même fait qui fut traduit au public sous la légende de l' "humanoïde de Lewarde". Car, à l'époque, il ne subsista aucun doute: une soucoupe volante avait atterri au bois de Lewarde, un mineur polonais, Monsieur Casimir X, qui était venu là en motocyclette ramasser des champignons avait été surpris par les Martiens (Ah, ces martiens!), qui sont des petites créatures couvertes de poils fauves, (pas verts, tiens!) et qui parlent le chinois mais qui ont le pouvoir d'insuffler une vigueur nouvelle aux Terriens rien que par l'imposition des mains. Et puis repartent, comme ça, dans leur drôle de machine, à une vitesse vertigineuse, rejoindre les espaces interstellaires encore vierges de Terriens.

Quelle belle et magnifique légende! J'imagine les petits et arrière-petits enfants des deux Casimir écoutant au coin du feu leurs bons vieux pépés qui ont vécu ces belles années 50...

Et certains ironisent sur les "histoires" du Moyen-Age??

Bien sûr, à la décharge des gens de l'époque, il faut avouer que le piège était facile: on pouvait confondre les noms du fait de la similitude des prénoms, similitude de la profession et de la nationalité; on pouvait également marié [sic] les lieux et les heures. Oui, le piège était facile. Sauf pour les ufologues avertis, comme les archivistes du GNEOVNI. Car si le premier cas se révélait à priori comme un atterrissage, j'allais écrire classique, le cas de monsieur STANSKI était rapidement mis en doute mais faute de détails supplémentaires restait en suspend et présentait un énorme point d'interrogation qui ne faisait qu'infirmer la Légende.

MAIS... Suite à la publication des deux cas dans le "Catalogue des Observations Régionales" de monsieur Leborgne (Bulletin R.U. no 5) et dans "En Fouinant dans les Archives" de Monsieur Caudron (Bulletin R.U. n°2) un lecteur de Marchienne, Monsieur F. Boulogne, a envoyé au Secrétariat une lettre qui, si elle n'apporte rien au cas de l'atterrissage de Monsieur SZYMURA, clôt le débat de l'autre cas et... détruit la légende de Lewarde.

Monsieur Boulogne nous révèle ceci: A l'époque, il fréquentait la région de Sin-le-Noble/Dechy où Monsieur STANSKI était honorablement connu. A la même époque, vivait dans le bois de Lewarde, dans une cabane, un de ces personnages bizarres, mi-farfelus, mi-philosophes, qui sont l'apanage d'à peu près tous les villages de France.

Celui de Lewarde s'appelait "Capote". Il se vêtissait [sic] très étrangement et sa coquetterie était assez surprenante et invraisemblable pour un humain. (Il n'y a qu'à se reporter à la description que fit Monsieur STANSKI!) Et sans doute ne dédaignait-il pas le braconnage substanciel [sic].

Et ce personnage étrange, parlant de l'affaire dans un café, déclara: "Je ne comprends pas qu'il ait eu peur de moi!". Peut-être bien que "Capote", ne lisant que peu les journaux, ignorait qu'autour de

lui, et de ses semblables, des ovni menaient une joyeuse sarrabande [sic] restant dans les anales [sic] ufologiques comme "vague énorme de 1954"!

Voyez-vous, maintenant, chers lecteurs, comment se fait et se défait une Légende!

Si le cas de Casimir SZYMURA reste une réalité, jusqu'à preuve du contraire, le cas de Casimir STANSKI, c'est à dire la légende de l'humanoïde de Lewarde, a perdu tout son mystère.

Et nous remercions Monsieur F. BOULOGNE de son intervention et de sa participation.

C'était une belle et magnifique légende comme on les aime chez nous, n'est-ce pas...

Qui a dit "dommage!" ?

ph. F.

Bibliographie:

La Voix du Nord édit. de Douai, 27/10/1954
NORD MATIN, édit. de Douai, 27/10/1954
NORD ECLAIR, édit. de Douai, 27/10/1954
LA CROIX DU NORD, 27/10,24/11 et 6/12 1954
Bulletin "Recherches Ufologiques" du GNEOVNI n° 2 & 5.

[Ref. bbr1:] GERARD BARTHEL ET JACQUES BRUCKER:

Les deux auteurs indiquent que le journal "La Croix Nord" du 24 octobre 54 rapporte que Mr. Casimir S., un mineur polonais, a eu la mésaventure de rencontrer "un de nos frères poilus venant d'outre-espace", et qu'il lui a parlé dans une langue ressemblant à du chinois, et à partir de ce jour, Casimir S. est devenu champion de billard.

[Ref. fru1:] MICHEL FIGUET ET JEAN-LOUIS RUCHON:

Ces deux ufologues rappellent l'affaire, indiquent que la date est le 22 octobre 1954, le témoin est Casimir Stawski, un mineur, l'être était complètement recouvert de poils, avait les yeux ovales, le blanc sortant considérablement des orbites, le nez écrasé à la base. Il avait une sorte de calotte sur la tête avec un bourrelet autour du front, duquel s'échappaient de très longs poils. Il ne semblait pas avoir de doigts et ses mains luisantes et fermées tenaient deux "tiges métalliques" de 30 cm environ. "Casimir Stawski [en fait, Starovski] entendit un bruit de branches brisées: il aperçoit alors au milieu d'un fourré deux tubes brillant comme du nickel. Il s'approche et distingue alors la crinière fauve, puis l'humanoïde qui s'approche sans parler. Casimir s'enfuit à toutes jambes."

Les auteurs notent que Jacques Vallée se trompe de nom et de date, et indiquent comme sources "La Voix du Nord" édition de Douai du 27 octobre 1954, "Nord-Matin" édition de Douai du 27 octobre 1954, "Nord-Eclair" du 27 octobre 1954 et le bulletin du GNEOVNI N.2.

[Ref. agd1:] ALAIN GAMARD:

22 octobre 1954: de nuit (heure exacte non notée). Lewarde (Nord).

Témoin: Casimir "S."

Réfs: La Croix du Nord, 24.10.l954.

[Ref. mft1:] MICHEL FIGUET:

Cet ufologue a noté:

CAS Nr CLASSIFICATION DATE HEURE LIEU CODE POSTAL CREDIBILITE SOURCE
249 CE3 22 10 1954 15.30 Bois de Lewarde 59287 E4 E, T Casimir Stans

[Ref. cnu1:] GROUPE D'UFOLOGIE "CNEGU":

Les cas élucidés de Francat:

22.10.54 : Bois de Lewarde

[Ref. cnu2:] GROUPE D'UFOLOGIE "CNEGU":

9-2: A.GAMARD cherche une copie de l'article: cas de Lewarde et Ecaillon paru dans le bulletin No 2 du GNEOVNI.

[Ref. jsr1:] JEAN SIDER:

Jean Sider se réfère à Michel Figuet et indique que le 22 octobre 1954 à 15:30 dans le bois de Lewarde, département du Nord, Casimir Stawski était occupé à ramasser des châtaignes à 300 mètres de la route qui va de Roucourt à Erchin, et à environ 120 mètres de la lisière du bois de Lewarde.

Son attention a été soudainement attirée par un bruit, et s'en inquiétant, il a remarqué au beau milieu d'un fourré un être pouvant faire 1 mètre 10 de haut, de forte corpulence, dont le corps était entièrement recouvert de poils; son nez semblait aplati à la base comme celui d'un boxeur. Il portait sur la tête une sorte de calotte, et autour de son front il y avait comme un bourrelet duquel pendaient de longs poils.

Cet être tenait dans ses mains luisantes deux espèces de tubes ou tiges métalliques de trente centimètres de long environ. Lorsqu'il a tenté de s'approcher du témoin, celui-ci a été tellement effrayé qu'il s'est enfuit sans chercher à en savoir plus.

Jean Sider note également que Jacques Vallée, dans son catalogue, orthographiait le nom du témoin comme "Starovski."

[Ref. jrr1:] JEAN-PAUL RONECKER:

L'auteur indique que le 14 octobre 1954, près de Lewarde, le mineur Casimir Starovski a rencontré un être de petite taille, à la silhouette épaisse, avec de grands yeux obliques et un corps couvert de fourrure.

[Ref. lhh1:] LARRY HATCH - "*U* COMPUTER DATABASE":

4245: 1954/10/22 15:30 3 3:10:00 E 50:20:00 N 3333 WEU FRN NRD 9:4

BOIS D'ERCHIN S/LEWARDE,FR:MINEUR:SML OIDE POLU AVC/CASQUETTE BRUNE:PAS D'OVNI VU

RefN° 30 FIGEUT[sic]&RUCHON: OVNI: Le 1er Dossier Page No. 195 : VILLE &VILLE

[Ref. goe1:] GODELIEVE VAN OVERMEIRE:

L'ufologue belge indique qu'en 1954, le 22 octobre en France à Lewarde, "Dans le bois d'Erchin Casimir Starovsk [sic] a rencontré à 15 h 30, un être étrange, de petite taille, qui avait une silhouette volumineuse, de grands yeux obliques et le corps couvert de fourrure."

Les sources sont notées "Anatomy 143", "Jacques Vallée: 'Chronique des apparitions ET' - DENOEL 1972 - COLL. J'AI LU - p. 280" avec la remarque: "qui datent au 14 octobre".

Un autre version est donnée: "complètement recouvert de poils, les yeux ovales, le blanc sortant considérablement des orbites. Le nez écrasé à la base. Il avait une sorte de calotte sur la tête avec un bourrelet autour du front, duquel s'échappaient de très longs poils. Ils [sic] ne semblait pas avoir de doigts et ses mains luisantes et fermées tenaient deux "tiges métalliques" de 30 cm environ. Casimir Stawski entendit un bruit de branches brisées: il aperçoit alors au milieu d'un fourré deux tubes brillant comme du nickel. Il s'approche et distingue alors la crinière fauve, puis l'humanoïde. qui s'approche sans parler. Casimir s'enfuit à toutes jambes."

La source en est notée "M. FIGUET/ J.L. RUCHON: 'Ovni, Premier dossier complet...' éd. Alain Lefeuvre 1979, p. 195.

[Ref. ars1:] ALBERT ROSALES:

161.

Lieu. Leward-Erchin [sic] France

Date: 14 octobre 1954

Heure: 1530

Un mineur, Casimir Starovski, a rencontré sur une route de campagne un être étrange de petite taille et large figure avec de grands yeux inclinés et une fourrure qui lui couvrait le corps. Le petit être, de moins de quatre pieds de haut, avait une grande tête et a portait un dessus de tête brun, qui formait un trait de quelques pouces au-dessus des yeux. Les yeux étaient protubérants, avec des iris très petits, le nez était plat, et les lèvres étaient épaisses et rouge. Le témoin n'a pas prétendu avoir vu la créature émerger d'une soucoupe volante ou y rentrer. Il s'est juste avéré rencontrer cet être étrange, qui n'a porté aucun genre de dispositif respiratoire. Avant qu'il n'ait pu penser à l'arrêter, la créature avait disparu.

Humcat 1954-95

Source: Jacques Vallee, Passport to Magonia

Type: E

[Ref. jbo1:] JAVIER GARDIA BLANCO:

L'auteur indique que le 14 [sic] octobre 1954 un mineur nommé Starovski a assuré avoir vécu une rencontre extraordinaire près d'Erchin dans le nord de la France. Il s'est retrouvé confronté à un petit être trapu aux yeux obliques et au corps couvert de poils. Ce qui était curieux est que le témoin n'a vu aucun objet, il a seulement décrit sa rencontre avec un être étrange.

[Ref. dcn1:] DOMINIQUE CAUDRON:

De toutes façons, il suffit souvent d'aller aux vraies sources pour comprendre. Par exemple le "martien" du bois d'Erchin vu par Casimir Stawski de Lewarde, n'a jamais été qu'un clochard surnommé "capote". Les habitants du coin le savaient d'ailleurs, comme l'ont constaté ceux qui sont allé enquétes sur place.

[Ref. jdt1:] JEAN-PIERRE D'HONDT:

Cet ufologue indique que le 22 octobre 1954, à Lewarde, Nord, a eu lieu un cas vraisemblablement identifié, mais mis dans son catalogue pour information, dont la source est LDLN 103 de décembre 1969 page 5.

Le vendredi 22 octobre 1954 vers 15h30, Mr Casimir Stawski, mineur, ramassait des châtaignes à environ 120 mètres de la lisière du bois de Lewarde et à environ 300 mètres de la route de Roucourt à Erchin 59, lorsqu'il a entendu un bruit de branche brisée. Il a alors aperçu au milieu d'un fourré deux tubes brillant comme du nickel. Il a d'abord pensé au fusil du garde chasse et a pensé à se cacher, puis réfléchissant qu'il ne fait aucune faute il s'est approché et a distingué un être de forte corpulence de petite taille complètement couvert de poils de couleur fauve. Des yeux ovales semblant sortir des orbites, le nez écrasé comme celui d'un boxeur. Il avait une sorte de calotte sur la tête avec un bourrelet autour du front d'ou sortaient de longs poils et il semblait avoir des mains puissantes tenant deux tiges métalliques de 30 cm environ. Cet être s'est approché du témoin sans parler, alors Casimir Stawski effrayé s'est enfui à toutes jambes.

Les sources sont données comme les journaux "La Voix du Nord" du 27-10-54 édition de Douai, "Nord Matin" du 27-10-54 édition de Douai, "La croix du Nord" du27-10-54, "Nord Eclair" du 27-10-54, Bulletin du GNEOVNI N° 2.

L'auteur ajoute que suite à la publication de ce cas dans le bulletin du GNEOVNI "Recherches Ufologiques" N° 2, un de ses lecteurs, Mr Boulogne de Marchiennes dans le 59, leur a fait parvenir un courrier précisant qu'à l'époque il fréquentait la région de Sin-le-Noble/Dechy dans le 59 où Mr Stawski était honorablement connu. Mais à la même époque vivait dans le bois de Lewarde dans une cabane, un de ces personnages bizarres, mi-farfelu, mi-philosophe, qui sont l'apanage de beaucoup de villages. Celui de Lewarde s'appelait "Capote". Il se vêtait très étrangement et son accoutrement était souvent assez surprenant et invraisemblable pour un être humain et il ne dédaignait pas le braconnage substantiel.

Un soir dans un café, ce personnage étrange parlant de 'l'affaire Stawski', a déclaré: "Je ne comprends pas qu'il ait eu si peur de moi!" Et Mr Boulogne concluait que selon lui "Capote" ne lisant que peu les journaux, ignorait la vague d'observations d'ovni qui se produisait en cette fin d'année 1954 dans la région. L'auteur note que cette information permet d'éliminer vraisemblablement "l'affaire Stawski" de ses dossiers.

[Ref. jbu1:] JEROME BEAU:

Jeudi 14 octobre 1954

Près d'Erchin (France), rencontre de Starovski.

Il n'y a pas de source indiquée.

Jeudi 14 octobre 1954

15:30 A Lewarde (France), dans le bois d'Erchin, Casimir Starovski (mineur) rencontre 1 être étrange, de petite taille, à la silhouette volumineuse, avec de grands yeux obliques et le corps couvert de fourrure.

Jérôme Beau indique que la source est "Vallée, Anatomy 143".

[Ref. jbu2:] JEROME BEAU:

Exemples de témoignages rapportant des êtres poilus

[... Autres cas ... ]

Lewarde le 14 octobre 1954

[... Autres cas ... ]

[Ref. lcn1:] LUC CHASTAN:

Luc Chastan indique que dans le Nord à Lewarde le 22 octobre 1954 à 15:30 heures "Le témoin ramasse des châtaignes à 120 m de la lisière du bois de Lewarde et à 300 m de la route de Roucourt à Erchin, lorsqu'il entend un bruit de branches brisées; il aperçoit alors au milieu d'un fourré deux tubes, brillant comme du nickel. Il pense d'abord au fusil du garde-chasse et pense à se cacher, puis réfléchissant qu'il ne fait aucune faute, il s'approche et distingue une crinière fauve, puis un être humanoïde de forte corpulence d'un mètre dix environ de haut, complètement recouvert de poils. Les yeux ovales, le blanc sortant considérablement des orbites. Le nez paraissait écrasé à la base comme celui d'un boxeur. Il avait une sorte de calotte sur la tête, avec un bourrelet autour du front, duquel s'échappaient de très longs poils. Il ne semblait pas avoir de doigts et ses mains luisantes et fermées tenaient deux "tiges métalliques " de 30 cm environ. Cet être s'approche du témoin sans parler. Alors ce dernier, effrayé, s'enfuit à toutes jambes."

Luc Chastan indique que la source est "Ovni, Premier dossier complet... par Figuet M./ Ruchon J.L. ** éd. Alain Lefeuvre 1979."

[Ref. djn2:] DONALD JONHSON:

Donald Johnson indique que le 14 octobre 1954, "à 15:30 dans le bois d'Erchin à Lewarde, France nordique un mineur appelé Casimir Starovski a rencontré un personnage trapu court avec de grands yeux inclinés. Son corps était couvert de fourrure. Il a également eu un nez plat et des lèvres épaisses. "

Les sources sont notées "Jacques Vallee, Anatomy of a Phenomenon, p. 143; Jacques Vallee, Passport to Magonia, cas N.252; David F. Webb & Ted Bloecher, HUMCAT: Catalogue of Humanoid Reports, case # A0301."

[Ref. prn2:] PETER ROGERSON:

22 octobre 1954. 1530hrs.

LEWARDE (NORD : FRANCE)

Un mineur, Casimir Starovki, était sur le point d'entrer dans la Forêt Erchin à 700m au nord-ouest du Village Erchin, quand il vit, à 4 mètres, un être d'environ 1,2 m de haut, avec une grosse tête, des yeux proéminents en fentes, qui avait un très petit iris, un nez épaté et des lèvres rouges épaisses. La chose portait calotte, sous laquelle de longs cheveux pendaient jusqu'à ses épaules. Son corps était massif et couvert de fourrure. Avant que Casimir ne puisse penser à l'arrêter, il avait disparu.

Vallee cas 252.
Vallee 1966a, p.143.
Vallee 1969, p1.8.
Heiden citant Carrouges 1967 p.252.
Vallee in FSR 10, 1, p.10.
Alain Gamard citant Nord Éclair + Nord Matin + La Voix du Nord + La Croix du Nord tous du 27 octobre 1954 + La Croix du Nord 24 octobre 1954 (cette dernière source dit que l'être a parlé dans une langue inconnue, et que Casimir a vu quatre autres êtres à l'intérieur d'un objet (qui avait atterri))

[Ref. nip1:] "THE NICAP WEBSITE":

* 14 oct. 1954 - A 15h30 dans le Bois d'Erchin à Lewarde, département du Nord, France Casimir Starovski, un mineur, a rencontré un être étrange de faible hauteur et à la figure volumineuse avec de grands yeux bridés. Son corps était couvert de fourrure. Son nez était plat, et il y avait des lèvres épaisses. (Sources: Jacques Vallée, Anatomie d'un phénomène, p 143; Jacques Vallée, Passport to Magonia, cas N°252; David F. Webb et Ted Bloecher, HUMCAT:. Catalogue of Humanoid Reports, le cas n° A0301)

[Ref. tai1:] SITE WEB "THINK ABOUT IT":

Lieu: Leward-Erchin France

Date: octobre 14 1954

Heure: 1530

Un mineur, Casimir Starovski, a rencontré dans une route de campagne un être étrange de faible hauteur et de visage volumineux avec de grands yeux bridés et un corps couvert de fourrure. Le nain, de moins de quatre pieds de haut, avait une grande tête et portait une calotte brune, avec [sic, "qui"] formait un filet de quelques centimètres au-dessus des yeux. Les yeux proéminaient, avec de très petites iris, le nez était plat, et les lèvres étaient épaisses et rouges. Le témoin n'a pas prétendu avoir vu la créature sortir d'une soucoupe volante ou y entrer de nouveau. Il lui est juste arrivé de rencontrer l'être étrange, qui ne portait aucune sorte d'appareil respiratoire. Avant qu'il ne puisse penser à l'arrêter, la créature avait disparu.

Source: Jacques Vallee, Passport to Magonia 252

[Ref. jgz1:] JULIEN GONZALEZ:

L'auteur indique qu'il y a eu une fausse rencontre rapprochée du troisième type au Bois de Lewarde, Nord, le 22 octobre 1954, à 15 h 30:

Un mineur, M. Casimir Stawski, ramassait des châtaignes à la lisière du bois de Lewarde lorsqu'il a rencontré un être de forte corpulence de petite taille complètement couvert de poils de couleur fauve. Des yeux ovales semblaient sortir des orbites, le nez était écrasé comme celui d'un boxeur, il avait une sorte de calotte sur la tête avec un bourrelet autour du front d'où sortaient de longs poils et il semblait avoir des mains puissantes tenant deux tiges métalliques de 30 cm environ. Cet être s'est approché du témoin sans parler, lequel effrayé s'enfuit à toutes jambes.

Les sources sont indiquées comme La Voix du Nord, édition de Douai, du 27 octobre 1954; Nord Matin édition de Douai du 27 octobre 1954; La Croix du Nord du 27 octobre 1954; Nord Éclair du 27 octobre 1954; Michel Figuet et Jean-Louis Ruchon, "OVNI: le premier dossier complet des rencontres rapprochées en France", page 195; Jean Sider, "Le dossier 1954 et l'imposture rationaliste", page 215.

Julien Gonzalez indique qu'en réalité, suite à la publication de ce cas dans le bulletin du GNEOVNI Recherches Ufologiques n° 2, un lecteur, M. Boulogne de Marchiennes, a fait parvenir un courrier nous précisant qu'à l'époque il fréquentait la région de Sin-le-Noble / Dechy où M. Stawski était honorablement connu. Mais à la même époque vivait dans le bois de Lewarde dans une cabane, un de ces personnages bizarres, mi-farfelu, mi-philosophe, qui sont l'apanage de beaucoup de villages. Celui de Lewarde s'appelait "Capote". Il se vêtait très étrangement et son accoutrement était souvent assez surprenant et invraisemblable pour un être humain et il ne dédaignait pas le braconnage substantiel. Un soir dans un café, ce personnage étrange parlant de "l'affaire Stawski" a déclaré: "Je ne comprends pas qu'il ait eu si peur de moi!". Mr. Boulogne concluait que selon lui "Capote" ne lisant que peu les journaux ignorait la vague d'observations d'ovni qui se produisait en cette fin d'année 1954 dans la région, et que cette information vraisemblablement, "permet d'identifier 'l'affaire Stawski'".

Julien Gonzalez indique que la source de cette explication est une communication personnelle de M. Jean-Pierre d'Hondt du 03 septembre 2010.

[Ref. ubk1:] "UFO-DATENBANK":

Cette base de données a enregistré ce cas dix fois au lieu d'une:

N° de cas Nouveau N° de cas Enquêteur Date d'observation CP Lieu d'observation Pays d'observation Heure d'observation Classification Commentaires Identification
19540914 14.09.1954 Erchin France
19541014 14.10.1954 Bois Erchin France CE III
19541014 14.10.1954 Erchin Forest France 15.30 CE III
19541014 14.10.1954 Erchin Bois France 15.30 CE III
19541014 14.10.1954 Erchin France CE III
19541014 14.10.1954 Lewarde France 15.30 CE III
19541014 14.10.1954 Lewarde France 15.30 CE III
19541014 14.10.1954 Lewarde France 15.30 CE III
19541014 14.10.1954 Lewarde France
19541027 27.10.1954 Lewarde France CE III

[Ref. dcn2:] DOMINIQUE CAUDRON:

Dominique Caudron, ufologue "sceptique" dans le Nord, indique que plusieurs catalogues, dont "un siècle d'atterrissages" de Jacques Vallée font état de la rencontre d'un mineur polonais, Casimir S... (l'orthographe de son nom varie suivant les sources), avec un petit être effrayant, couvert de fourrure, qui est interprété comme un "ufonaute" un occupant d'OVNI.

Il entend montrer qu'aucun mineur polonais prénommé Casimir n'a jamais vu d'ufonaute, qu'il y a en fait il y a deux Casimir S., l'un ayant vu un vrai faux ufonaute, un être qui existait réellement mais n'était pas un ufonaute, et l'autre un faux vrai ufonaute, un être qui aurait été un ufonaute s'il avait existé.

Il indique que Gérard Barthel et Jacques Brucker, dans "La grande peur martienne", Nouvelles éditions rationalistes, Paris 1979, page 78, avaient écrit: "le journal 'La Croix du Nord' du 24 octobre 1954 rendait compte de la mésaventure survenue à un mineur polonais, Monsieur Casimir S... Lui aussi a rencontré un de nos frères poilus venant d'outre-espace. Mieux même ! Ce dernier lui a parlé dans une langue ressemblant à du chinois. Mais à partir du jour où Casimir eut conversé avec cet 'ouranien',... il est devenu champion de billard."

Il signale le problème suivant avec la version de Barthel et Brucker: dans son édition du 24 octobre 1954, La Croix du Nord ne parlait absolument pas d'un homme d'outre espace poilu; l'article de La Croix du Nord, édition de Lille, 24 octobre 1954, page 4, disait en fait:

La soucoupe à Casimir

Quatre martiens sont venus serrer la main à un Somainois et lui ont parlé... en chinois.

La région de l'Ostrevent est en émoi depuis Vendredi dernier, à 19h 30: Une soucoupe volante a atterri sur la route nationale de Douai et il y avait quatre occupants dedans. Le nom du « spectateur » étant cité, nous sommes allé le voir

Il s'agit de Casimir Szymura, mineur à la fosse Sainte-Marie, demeurant à Ecaillon, rue des hallots, 125.

Voici ce qu'il déclare:

Je circulais Vendredi, vers 19h 15, à moto, sur la route nationale de Douai à Valenciennes, sur le territoire d'Ecaillon, quand je vis arriver devant moi un engin fortement illuminé ayant la forme d'un sous marin.

A l'approche de cet engin, ma moto s'est arrêtée subitement. J'ai pu voir à l'intérieur quatre occupants petits de taille et l'ameublement. L'un deux est sorti et s'est approché de moi: il m'a serré la main, le haut de sa tête m'arrivait à l'épaule. Inutile de vous dire que j'étais pris de frayeur surtout que je n'ai rien compris de ce qu'il a raconté « on aurait dit du chinois » et de plus j'étais ébloui par la clarté de l'engin. Ceci a duré quelques minutes. L'occupant regagna la soucoupe qui s'envola à une allure vertigineuse.

Dominique Caudron montre qu'il n'est absolument pas question d'être poilu ici; mais trois jours plus tard, indique-t-il, un autre article du même journal mentionnait un autre Casimir, lui aussi mineur polonais, ayant vu un être poilu, mais cette fois sans soucoupe et sans parler chinois:

Casimir (N° 2) a vu des Martiens sans soucoupe à Lewarde

Ils ont les yeux globuleux, une crinière fauve et pas de doigts.

Toutes les mamans de Lewarde ont dit hier à leurs enfants:

- Vous n'irez plus au bois!

Ce n'est pas le grand méchant loup qu'elles craignent, mais le bois, aujourd'hui, connaît de bien curieuses fréquentations.

Qu'on en juge

Un bon mineur, Casimir Stawski, 33 ans, de la Cité du Niveau, y était allé lundi après midi pour faire provision de chataignes.

Pourquoi prit il peur et la fuite, à la vitesse d'un champion de course à pied?

Nous le saurons bientôt en écoutant son récit, mais précisons tout de suite qu'il bondit chez le secrétaire de mairie, lequel alerta les gendarmes, lesquels gendarmes passèrent au bois de Lewarde, une nuit qui leur aurait été beaucoup plus salutaire, la tête sur un mol oreiller.

Mais écoutons M. Stawski:

- "J'étais dans le bois, j'ai vu deux tubes brillants, j'ai d'abord pensé qu'il s'agissait des canons du fusil du garde chasse

Mais je me suis aperçu bientôt que ces tubes étaient dans des mains, et dans les mains de quel individu?

C'était un être d'un peu plus d'un mètre, sa corpulence était forte. Sa tête, aux yeux bridés et globuleux sortant des orbites était surmontée d'une sorte de crinière de couleur fauve qui descendait sur ses épaules. Le corps jusqu'aux pieds était entièrement recouvert de poils. Il portait un bourrelet au dessus des sourcils. Les mains étaient luisantes et fermées, dépourvues de doigts.»

Dominique Caudron précise que l'article ci-dessus est de La Croix du Nord, 27 octobre 1954, page 5. Il commente:

Ah bon! Il y avait donc deux Casimir, tous deux mineurs polonais, qui, à quelques kilomètres de distance, ont vu un être mystérieux, immédiatement traité de "Martien" par les journalistes.

Il porte sur une carte les domiciles et les lieux d'observation de ces Casimir, soit:
1) Domicile de Casimir Stawski.
2) Lieu de l'observation de Casimir Stawski
3) Domicile de Casimir Sczymura.
4) Lieu de la prétendue observation de Casimir Sczymura

Il indique que si l'observation de Casimir Szymura n'est relatée que par La Croix du Nord, celle de Casimir Stawski est également relatée par La Voix du Nord, édition de Douai, Nord Matin, édition de Douai, et Nord Eclair, ces journaux donnant d'autres renseignements:

Sans sa soucoupe....

Un «Martien» se promenait dans le bois de Lewarde

...

L'autre après midi, à 15h 30, il se trouvait dans le bois de Lewarde, situé à 300 m de la route de Roucourt à Erchin.

A 120 mètres de la lisière, il ramassait paisiblement des chataignes, lorsqu'il aperçut, dépassant d'un fourré, deux tubes brillants comme du nickel. M. Stawski pensa que le garde s'était mis en embuscade, et se cacha derrière un arbre. Puis il réfléchit qu'il ne faisait rien de mal, et quitta sa cachette pour avancer. Il vit alors une sorte de crinière et crut avoir affaire à une bête ou un vieux vagabond.

Il donne la source comme La Voix du Nord, édition Douai, 27 octobre 1954, page 5, et fait remarquer que la première impression du témoin est et que c'était un vagabond, ce qui est la bonne explication, comme il va le montrer.

Il donne ensuite copie de l'article de Nord Matin, édition de Douai, 27 octobre 1954, page 4:

A LEWARDE (PRES DE DOUAI) Un être fantastique, velu, aux yeux étranges...

La gendarmerie assurant le service de la commune de Lewarde (près de Douai), a recueilli la déposition d'un ouvrier mineur, M. Casimir Stawski, 33 ans, demeurant cité du Niveau, allée 31, à Sin-le-Noble. Il a déclaré:

"Vendredi dernier vers 15h 30, je me trouvai dans le bois de Lewarde pour y chercher des chataignes qui y abondent. J'étais baissé en train d'en ramasser lorsque soudain j'entendis un bruit de branches brisées à quelques mètres de moi. Je me suis redressé et à ma stupéfaction j'ai vu à 10 mètres, un genre d'être humain de petite taille - 1 mètre à 1 m. 10 environ - mais de très forte corpulence. Cet être m'a aperçu et est venu vers moi, ce qui m'a permis de le contempler admirablement bien. Il était complètement recouvert de poils comme s'il possédait une fourrure brune. Ses yeux étaient ovales et le blanc sortait considérablement des orbites, le nez paraissait écrasé à la base comme celui d'un boxeur. Il avait une sorte de calotte sur la tête avec un bourrelet autour du front duquel s'échappaient de très longs poils, ce qui lui donnait l'aspect de posséder une crinière. Il ne paraissait pas avoir de doigts mais des mains pleines dans lesquelles il tenait deux tiges de fer brillantes de 30 centimètres environ. Il n'avait pas de chaussures, mais les pieds recouverts de poils. Il ne m'a pas parlé et épouvanté, je me suis sauvé à toutes jambes en direction de Bugnicourt."

Un fermier a effectivement vu M. Stawski qui courait avec l'air effrayé.

Il explique alors son enquête, le 2 mars 1979, dans diverses administrations et chez diverses personnes:

Il a découvert qu'à la mairie d'Aniche, ni Casimir Stawski, ni Casimir Sczymura ne sont inscrit sur les listes électorales de l'époque, mais qu'on lui a confirmé que Casimir est bien un prénom courant chez les polonais.

Au commissariat d'Aniche, il n'y a pas de dossier sur Casimir Stawski, ou Casimir Sczymura, mais on lui a confirmé que pour ramasser des chataignes, c'est bien dans le bois de Lewarde qu'il faut aller.

A la mairie d'Ecaillon, le secrétaire de mairie, en poste depuis 1951, se rappelle de l'affaire Sczymura, et lui confirme dans la soirée du 2 mars 1979 que le témoin est mort.

Casimir Sczymura est né le 16/02/1912 en Allemagne, et décédé en 1972 à Douai. L'adresse de M. Sczymura donnée par le journal est exacte. D'après le secrétaire, Casimir Sczymura passait souvent par la route nationale de Douai à Aniche. Le secrétaire le connaissait, le décrit comme un brave homme, vieux célibataire, qui allait souvent jouer aux cartes dans les cafés d'Aniche, et aurait eu de l'imagination. Il se rappelle avoir pensé à une blague à l'époque.

Pour l'observation de Casimir Stawski, il a pu interroger Mme Stawski, qui lui a donné de nombreux renseignements inédits: elle gardait un souvenir ému de feu son mari dont la photo montrait un homme à l'air solide et travailleur, avec une moustache bien droite, et pas du tout l'air d'un plaisantin ni d'un timoré.

Mme Stawski a indiqué à Dominique Caudron que Casimir Stawski était né en 1921 en Pologne, et habitait 31 cité du niveau, à Sin le Noble. Excellent père et forte nature, il était colombophile dans une association de Dechy et bien connu à Sin le Noble. Mineur, il partait au travail à 4 heures du matin et revenait chez lui vers 13 heures 30. Au mois d'octobre 1954, il partait presque tous les jours ramasser des chataignes.

Mme Stawski a confirmé le récit du journal. M. Stawski voyant l'être approcher s'est trouvé comme "électrisé". Il s'est enfui sans même se rendre compte qu'il avait perdu une chaussure en route bien que ce soit une chaussure à lacets. En arrivant à la maison, c'est sa femme qui le lui a ftit remarquer; il était hagard et parlait à mots hachés. A son arrivée chez lui, il avait la gorge tellement serrée qu'il pouvait à peine avaler le café que lui servait sa femme. M. Stawski a vu un médecin qui l'a trouvé commotionné.

Aussitôt son observation connue, de nombreux amis vinrent lui faire raconter son observation, ce qui le mettait très mal à l'aise car il ne voulait plus y penser. Il n'a plus mis les pieds au bois de Lewarde et était tellement apeuré pendant un certain temps qu'un soir il a mis 1/2 heure avant d'ouvrir à sa propre femme. Il a été atteint de troubles du sommeil pendant près d'un mois à un mois et demi, et sa montre ne marchait plus. Le bijoutier la déclarant irréparable, il ne la portait plus bien qu'elle soit neuve. Le bijoutier n'aurait pu ouvrir le boitier de la montre qui était comme soudé. Casimir Stawski est décédé le 19 septembre 1974.

M. Stawski aurait entendu un grand bruit d'hélice et vu un objet se poser et en descendre un petit être vétu d'un vêtement brillant qui s'approcha de lui.

Il donne ensuite l'explication de l'observation de Casimir Stawski, notant que les ufologues ont l'habitude de se recopier les uns les autres sans remonter aux sources les plus proches de l'affaire:

Dans "un siècle d'atterrissage", de 1969, Jacques Vallée se cite lui-même, avec son "Anatomy of a Phenomenon" de 1965, où il ne donne pas sa source.

En 1963, Michel Carrouges, donne comme source "Paris Presse", qui ne fait que recopier un journal régional.

Il note que si ces ufologues avaient consulté l'édition hebdomadaire du journal local, Douai Scarpe, 31 octobre 1954, page 2, ils auraient trouvé ceci:

Le martien n'était qu'un clochard.

On a fait grand bruit autour de l'apparition d'un Martien dans le bois de Lewarde.

Ce phénomène a trouvé son explication... terre à terre.

Le Martien n'était qu'un clochard, bien connu dans la région, jusqu'à Waziers.

L'être fantasmagorique qui fit si peur à M. Casimir, le ramasseur de marrons, était poilu parce qu'il avait perdu son rasoir au bagne.

Encore une soucoupe... cassée.

Il note que cette explication est confirmée 24 ans plus tard par une lettre adressée au GNEOVNI le 15 juillet 1978 par un lecteur du bulletin qui fréquentait la région de Lewarde à l'époque:

"Un homme simple, n'ayant pas été favorisé par la vie et portant le nom ou surnom de CAPOTE, demeurant dans une cabane à Lewarde, déclarait un jour, dans un café à Lewarde, parlant de cet incident: "Je ne comprends pas qu'il ait eu peur de moi" Il faut dire que notre simple Capote était parfois vétu d'objets les plus invraisemblables. Cette histoire ne fait plus rire personne et les anciens de Lewarde pourront vous confirmer cette anecdote."

Il indique que cette explication est également précisée par M. Henneuse, chez qui il a enquêté dans la soirée du 2 mars 1979, qui est un ancien garde et Agent d'enquète à Lewarde depuis 1955, habitant Lewarde à l'époque et confirmant qu'il connait l'histoire du clochard pris pour un martien. Le clochard s'appelait Henri Foveau, et habitait chez un autre chiffonnier nommé Hary, surnommé "capote", qui habitait lui-même une cabane. M. Foveau a été surnommé par la suite "le martien". M. Henneuse ne se rappelait pas du témoin Stawski, mais c'est peut être normal s'il n'était à Lewarde que depuis 1955, alors que "le martien" y vivait toujours, mais que Casimir Stawski n'y venait plus depuis son aventure.

Il note qu'à l'inverse de M. Henneuse, Mme Stawski, qui habitait Sin le Noble, et pas Lewarde, ne semble jamais avoir entendu parler de l'explication par un clochard.

Dominique Caudron commente que cette méprise est finalement très intéressante par l'éclairage qu'elle donne sur les symptômes associés aux observations d'OVNI. Voila qu'à la vue d'un simple clochard, habillé de façon hétéroclite, Le témoin panique, s'enfuit sans même se rendre compte qu'il a perdu une chaussure, il a la gorge serrée, il est commotionné, subit des troubles du sommeil pendant plus d'un mois, il a sa montre qui ne marche plus. Autant de symptômes qu'on retrouve dans les observations d'ufonautes supposées réelles.

Il indique que le témoin reconstruit plus tard son observation,...

avec un atterris[s]age d'engin, et un petit être en vêtement brillant, alors que nous connaissons dans le détail la description de l'être qu'il a vu, à la fois par les journaux de l'époque, et par le fait que le pseudo martien était connu. Pourtant, aucun ufologue n'est venu lui bourrer le crane avec des histoires de soucoupe. Le simple fait d'en reparler avec des amis, qui connaissaient ce qu'avait dit la presse des nombreux atterrissages de l'époque, avait peut-être suffi.

Il ajoute que pour les différentes versions de l'affaire Stawski selon les ufologues, on peut consulter le site de Patrick Gross (cette page).

Il ajoute que peu d'ufologues mentionnent le clochard, alors que cette explication était fournie par un journal dès le 31 octobre 1954.

Il note que par contre, on mentionne l'explication par un hibou, hypothèse qui pourrait rendre compte de l'aspect du haut de la tête, mais pas du corps velu, et des mains tenant deux tubes brillants. De plus, il est bizarre que le témoin n'ait pas reconnu un hibou à moins de 10 mètres de distance et en plein jour, d'autant que les hiboux sont plutôt nocturnes.

[Note: il s'agit d'une possibilité que j'avais évoquée dans cette page initialement: "Non encore recherchée. Pourrait être le clochard signalé par D. Caudron, ou une chouette ou un hibou. La description correspond de manière absolument confondante avec un de ces oiseaux. Il n'y a pas d'OVNI."]

Pour l'observation de Casimir Sczymura, il indique que ce n'était qu'un canular; que le secrétaire de mairie d'Ecaillon, qui connaissait le témoin, pensait à une blague.

Il indique que de fait, ce joyeux célibataire en rajouta dans son histoire:

Dernièrement, quelques-uns de ses amis qui étaient plutôt sceptiques, s'étaient rassemblés pour entendre son récit. Il s'est exécuté de bonne grace. La poignée de main du martien, m'a électrisé, dit-il, et m'a donné une vigueur, une vivacité d'esprit qui font de moi maintenant un autre homme. Tenez, au billard, par exemple, de joueur honnête que j'étais, je suis devenu imbattable.

Des défis furent aussitôt lancés, et pendant quelques heures, Casimir joua en grand champion. Son grand ami, dont nous tairons le nom, fut le seul à le tenir en échec.

Il indique la source de ce qui précède: Nord Matin, édition Douai, 7 novembre 1954, page 4.

Il commente que Casimir Sczymura s'était donc amélioré au billard, mais pas au point d'être invincible ce qui pouvait être l'effet de la confiance en lui que lui donnait son aura de témoin privilégié.

Il note que le récit de son observation ne tient pas debout: d'abord sa description d'un objet en forme de sous-marin, dans lequel, bien qu'ébloui par la clarté de l'engin, le témoin voit quatre occupants et l'ameublement, est invraisemblable. Ensuite l'observation aurait eu lieu plusieurs minutes sur la route de Douai à Valenciennes, sans être interrompue par le passage d'un véhicule, ni que personne d'autre ne signale cet engin si lumineux. Dominique Caudron dit être allé sur les lieux à la même heure compter les véhicules qui passaient, et il y en avait plusieurs dizaines à la minute; il est donc invraisemblable que la route ait été déserte pendant plusieurs minutes.

Constatant ainsi que la prétendue observation de Casimir Sczymura est aussi incohérente qu'impossible, à l'inverse de celle de Casimir Stawski, il conclut que cette histoire est manifestement inventée.

Il observe que que non content de croire à cette histoire, Jean Sider, dans "Le dossier 1954 et l'imposture rationaliste", Ramuel, 1997, page 216, l'imagine encore plus riche:

"Ce cas reste intéressant dans la mesure où il implique un possible changement de comportement du témoin, et une relative amélioration de son état physique et mental. Ce constat pourrait donner l'idée que cette RR3 dissimule en fait une RR4, autrement dit: une "abduction", ou expérience de type "enlèvement"."

Dominique Caudron commente:

Ben voyons! Ce joyeux célibataire blagueur n'aurait pas tout dit. Il aurait caché qu'il avait été enlevé dans la soucoupe. Sacré Jean Sider...

[Ref. prn2:] PETER ROGERSON - "INTCAT":

22 octobre 1954. 1530hrs.

ERCHIN, LEWARDE (NORD :FRANCE)

Un mineur, Casimir Starovk [sic] ou Stawski, ramassait des marrons à environ 120 m de la forêt d'Erchin, à 700 m de la route, au nord-ouest du village d'Erchin, quand il a entendu une rupture de branche puis a vu le reflet de tubes métalliques. Il a pensé que c'était un garde-chasse et s'est caché, à 4 m, un être d'environ 1,1 m, avec une grosse tête, des yeux fendus saillants, qui avait un très petit iris, un nez plat et des lèvres épaisses et rouges. La chose portait une calotte avec un devant perlé, sous lequel de longs cheveux pendaient jusqu'à ses épaules. Son corps était trappu et recouvert de fourrure. Il portait deux tiges de métal. Avant que Casimir puisse penser à l'arrêter, il avait disparu ou Cssimir [sic] s'était enfui.

Vallée cas 252

Vallée 1966a p14

Heiden citant Carrouges 1967 p252

Vallée dans FSR 10,1 p10

Alain Gamard citant Nord Éclair + Nord Matin + La Voix du Nord + La Croix du Nord tous du 27 octobre 1954.+ La Croix du Nord 24 octobre 1954.(cette dernière source dit être a parlé dans une langue inconnue et que Casimir a vu quatre autres êtres à l'intérieur d'un objet (atterri)

Fouguet et Ruchon 1979 p195 citant La Voix du Nord + Nord Matin + Nord Éclair tous du 27 octobre 1954. + GNEOVNI2

Sider 1997 p215

J. pD'Hondt [sic] citant Lumieres dans le [sic] Nuit 103 p5

Evaluation - Une histoire plutôt confuse, peut-être une fausse perception d'un clochard local, ou même d'un hibou

[Ref. dcn5:] DOMINIQUE CAUDRON:

Pas de martiens velus en 1954

On se demande aujourd'hui, comment, si les occupants de soucoupe volante étaient supposés être des martiens, on a pu accepter comme martiens des êtres entièrement velus, alors qu'on s'attendait à voir débarquer des êtres en scaphandre.

C'est oublier qu'en 1954, "martien" était un terme genérique pour désigner tous les êtres extraordinaires qu'on pouvait rencontrer, tout comme "soucoupe volante" en était un autre pour désigner tout objet céleste mystérieux.

D'autre part, les journalistes, qui privilégiaient les informations sensationnelles, répercutaient plus facilement ces histoires de martiens invraisemblables, dont ils ne croyaient pas un mot. Un pilote de soucoupe en scaphandre aurait eu moins de succès.

Par contre, les premiers "soucoupistes" (on ne parlait pas d'ufologues à l'époque), ne dédaignèrent pas de collecter aussi ces témoignages de martiens poilus. Après tout, ils faisaient partie de la vague, et, même en [sic, sans] scaphandre, des "martiens" n'en étaient pas moins fantastiques.

[...]

Donc, il n'y avait pas de quoi rire. Les martiens moustachus-poilus-velus, faisaient partie du problème des soucoupes volantes. Leurs observations furent donc examinées, avec celles des autres pilotes de soucoupes, plus tard baptisés "ufonautes"

Voyons les observations retenues par Michel Carrouges:

[... autres cas...]

Stawsky, à Lewarde (Nord), 27 oct. 1954,

[... autres cas...]

C'est l'aspect le plus cocasse de notre problème. Passe encore que le Martien soit imberbe et présenté sous cellophane, mais barbu, non, c'est trop.

Le fait est que la notion de « Martien » barbu, si elle n'est pas tout à fait incompatible avec le port de scaphandre, paraît peu en harmonie avec lui. Même sous la transparence, la pilosité n'est pas au premier plan et ne devrait pas demeurer majeure dans l‘impression du témoin.

[... Caudron présente ensuite quelques-unes des "classifications des ufonautes" en types, par des ufologues..., et commente:]

Mais ces classifications sont assez arbitraires, et chaque nouvelle observation révèle un type qui n'est jamais rigoureusement identique à un type déja connu. Il est seulement possible de classer ces types d'occupants de soucoupe, ou ufonautes, en familles. En 1979, Alain Gamard recense déja 2500 cas et Eric Zurcher ne peut que classer les types en 8 groupes, chacun comportant des variantes, sauf le groupe 3 réservé aux ufonautes couverts de poils.

De fait ce groupe est extrèmement spécifique. Des 1975 Jean Giraud le remarque:

Au milieu de plusieurs dizaines d'apparitions d'humanoîdes à peu près également réparties entre des deux types se promenaient huit descriptions qui ne s'intégraient pas du tout avec le reste du phénomène mais qui n'en constituaient pas moins un-ensemb1e parfaitement cohérent. Un ensemble tellement cohérent qu'il paraissait difficilement réfutable malgré son aspect nettement grand-guignolesque. Il s'agissait du type "Martiens-Poilus" qui se manifestèrent dans les circonstances suivantes.

[... autres cas...]

14/10/54 Lewarde (Nord) ...

[... autres cas...]

(INFO OVNI n° 0, Avril 1975, septième page)

[...]

Voyons donc ce groupe ["Martiens poilus"] de plus près. Nous allons faire la synthèse des cas français présentés par Carrouges, par Giraud et par Zurcher (qu'ils soient supposés vrais ou faux)

Date Heure Lieu Témoin
[... autres cas...]
22/10/1954 15h30 Lewarde (59) Casimir Stawski
[... autres cas...]

[... autres cas...]

Nous allons voir qu'à l'analyse, il n'y a pas un cas pour racheter l'autre. Comme d'habitude les ufologues se sont recopiés les uns les autres, et les premières sources utilisées n'étaient pas des journaux locaux.

[...]

Pas de martien à Lewarde.

[Bouton cliquable menant à la source [dcn2] ci-dessus.]

Pour l'affaire de Lewarde, nombre d'ufologues ont embrayé sur la citation du catalogue de Jacques Vallée, pourtant là aussi l'explication se trouvait déja dans la presse de l'époque: Le martien n'était qu'un clochard.

Et d'ailleurs, à Lewarde même, tout le monde le savait. Mais il faut tout de même préciser que la solution ne se trouvait que dans l'édition locale d'un hebdomadaire, en sorte que seule une recherche exaustive de la presse pouvait la dénicher.

Néanmoins, une enquête sur place révélait le pot-aux-roses.

[...]

Après avoir constaté qu'aucune de ces observations ne permet de conclure à l'existence objective d'ufonautes poilus, nous pouvons conclure que le type 6 de Pereira, qui est le groupe 3 de Zurcher, est illusoire, et en pratique, vide.

[...]

Explications:

Voir [dcn2], [dcn5]:

En fait deux affaires, un canular et une méprise.

Mots clés:

(Ces mots clés sont uniquement destinés à aider les recherches et ne préjugent pas des faits.)

Lewarde, Pas-de-Calais, bois d'Erchin, bois, forêt, mineur, Casimir Starovski, être, humanoïde, chouette, hibou, animal, fourrure, yeux

Sources:

[----] indique des sources que je n'ai pas encore pu consulter.

Historique du document:

Version: Créé/changé par: Date: Description:
0.1 Patrick Gross 21 décembre 2005 Première publication.
1.0 Patrick Gross 14 janvier 2010 Conversion de HTML vers XHTML Strict. Première version formalisée. Additions [goe1], [jdt1], [lcn1].
1.1 Patrick Gross 28 février 2010 Addition [djn2].
1.2 Patrick Gross 3 juillet 2010 Additions [jve6], [jve7].
1.3 Patrick Gross 30 octobre 2011 Additions [jbu2].
1.4 Patrick Gross 14 août 2013 Addition [prn1].
1.5 Patrick Gross 17 septembre 2014 Additions [gqf1], [nip1].
1.6 Patrick Gross 9 octobre 2014 Addition [tai1].
1.7 Patrick Gross 3 décembre 2016 Addition [ubk1].
1.8 Patrick Gross 17 février 2017 Additions [jbo1], [jpa1], [jgz1], [dcn2]. Explications changées, étaient: "Non encore recherchée. Pourrait être le clochard signalé par D. Caudron, ou une chouette ou un hibou. La description correspond de manière absolument confondante avec un de ces oiseaux. Il n'y a pas d'OVNI."
1.9 Patrick Gross 28 décembre 2018 Additions [jve5], [ioi1], [prn1], [dcn3], [mft1], [lhh1], [prn2].
2.0 Patrick Gross 25 janvier 2020 Additions [mcs1], [gni1], [gni2], [pft1], [agd1], [cnu1], [cnu2], [dcn5], Résumé.
2.1 Patrick Gross 10 mars 2020 Addition [dse1].
2.1 Patrick Gross 22 mars 2020 Addition [ner1].
2.2 Patrick Gross 3 mai 2020 Addition [nmn1].

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Cette page a été mise à jour le 3 mai 2020.