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La vague française de 1954:

La page d'accueil concernant les cas de la vague française de 1954 se trouve ici.

15 octobre 1954, Latrie, Charente:

Référence pour ce cas: 15-oct-54-Latrie. Merci de citer cette référence dans toute correspondance avec moi en rapport avec ce cas.

Résumé:

Le journal régional La Charente Libre, d'Angoulême, avait rapporté en page 3 le 18 octobre 1954, qu'un "étrange champignon a fait son apparition à Ronsenac où on aurait aperçu (aussi) une "soucoupe" volante!".

Le journal rapportait qu'il y avait eu une panne de courant "vendredi" vers 21 heures, à Ronsenac, qui a poussé Mr. Jean Deret, cultivateur au hameau de Latrie, à fermer les commutateurs de son écurie quand le courant est revenu.

A 150 mètres environ de la ferme, propriété de Mr. Rouchaud, directeur de l'hôpital d'Angoulême, Mr. Deret a alors aperçu à l'orée du petit bois voisin, tandis que les chiens des alentours aboyaient à l'unisson, une lueur intense, de couleur orangée, paraissant provenir d'un objet ayant la forme et la grosseur approximative d'une demi-barrique qui paraissait osciller de droite à gauche, à dix mètres environ du sol.

Pour être sûr qu'il n'était pas l'objet d'une hallucination, Mr. Deret avait aussitôt appelé son frère et sa belle-soeur. Mais ils ont tardé à venir. et les minutes s'écoulant, Mr. Deret est revenu en courant à la maison, pout insister; "Venez vite, on n'a jamais vu ça..."

Mme Deret et le beau-frère sont alors arrivés à la grille de la propriété juste à temps pour voir l'étrange lueur descendre brusquement au sol, puis tout est retombé dans la nuit.

Le journal explique que les deux frères Deret, de solides gaillards frisant la quarantaine, ne sont point peureux, mais après avoir fait quelques mètres en direction de l'endroit où était apparue la mystérieuse lueur, ils avaient rebroussé chemin, "car, sait-on jamais!..."

Le samedi, aux premières heures de la matinée, Mr. Jourdain, maire de Ronsenac, qui chassait dans les parages, a été informé de l'observation et est allé sur place avec les frères Deret. Mais il n'a vu que l'herbe foulée par les vaches qui paissent journellement dans ce champ.

Le journal assure que Mr. Deret et sa belle-soeur sont d'une bonne foi absolue et que leur témoignage est formel, et que l'affaire a beaucoup fait parler à Ronsenac.

Le journal rapporte ensuite que "la veille", Mr. Robert Deret, à quelques vingt mètres de l'endroit où disparut la mystérieuse lueur, avait trouvé un champignon d'une forme absolument inconnue dans la région. Il était d'un blanc laiteux, avait la forme et à la grosseur d'une orange, était surmontée d'un cône spongieux de 20 centimètres de long environ dont l'extrémité ressemblait à deux lèvres et comportait une sorte de membrane interne paraissant destinée à happer de petits insectes. L'intérieur de la boule était composé d'une matière visqueuse dégageant une odeur forte et désagréable.

Ce champignon avait été montré à tous les habitants de Ronsenac et "certains ne sont pas éloigné de penser qu'il s'agit là d'une expérience martienne!!!"

Le journal estimait plutôt qu'un botaniste donnerait une autre version de ce "mystère"...

Rapports:

[Ref. lcl1:] JOURNAL "LA CHARENTE LIBRE":

Un étrange champignon a fait son apparition à Ronsenac
où on aurait aperçu (aussi ) une "soucoupe" volante!

Si une panne de courant ne s'était produite vendredi à la tombée de la nuit, à Ronsenac, M. Jean Deret, cultivateur au hameau de Latrie, n'aurait pas eu l'occasion d'apercevoir, vers 9 h. du soir, alors qu'il allait fermer (le courant étant revenu) les commutateurs de son écurie, un étrange phénomène.

A cent cinquante mètres environ de la ferme, qui est la propriété de M. Rouchaud, directeur de l'hôpital d'Angoulême, M. Deret aperçut en effet à l'orée du petit bois voisin, tandis que les chiens des alentours aboyaient à l'unisson, une lueur intense, de couleur orangée, paraissant provenir d'un objet ayant la forme et la grosseur approximative d'une demi-barrique qui paraissait osciller de droite à gauche, à dix mètres environ du sol.

Pour être sûr qu'il n'était pas l'objet d'une hallucination, le cultivateur appela aussitôt son frère et sa belle-soeur.

Ceux-ci tardant à venir et les minutes s'écoulant, M. Deret revint en courant à la maison et se fit plus persuasif:

"Venez vite, on n'a jamais vu ça..."

Mme Deret ne se fit pas prier davantage et en même temps que son beau-frère, arriva à la grille de la propriété juste à temps pour voir l'étrange lueur descendre brusquement au sol, tout retombe alors dans la nuit.

Les frères Deret, deux solides gaillards frisant la quarantaine, ne sont point peureux, mais après avoir fait quelques mètres en direction de l'endroit où était apparue la mystérieuse lueur, ils rebroussèrent chemin, car, sait-on jamais!...

Samedi, aux premières heures de la matinée, M. Jourdain, maire de Ronsenac, qui chassait dans les parages, fut informé de la bizarre apparition et, en compagnie des frères Deret, se rendit sur place. Mais il ne vit que l'herbe foulée par les vaches qui paissent journellement dans ce champ.

Que peut-on en conclure? M. Deret et sa belle-soeur sont d'une bonne foi absolue et leur témoignage est formel. Mais cette version supplémentaire au chapitre des soucoupes volantes a fait, on s'en doute, beaucoup parler à Ronsenac.

UN BIZARRE CHAMPIGNON

On ne peut évidemment faire un rapprochement entre l'apparition de ce "tonneau" orangé et la découverte faite la veille par M. Robert Deret, à quelques vingt mètres de l'endroit où disparut la mystérieuse lueur. En traversant le bois, le fermier de Latrie y avait trouvé en effet un champignon d'une forme absolument inconnue dans la région. Ce cryptogramme [sic, cryptogame] d'un blanc laiteux, à la forme et à la grosseur d'une orange (encore) surmontée d'un cône spongieux de vingt centimètres de long environ dont l'extrémité ressemble à deux lèvres et comporte une sorte de membrane interne paraissant destinée à happer de petits insectes. L'intérieur de la boule est composée [sic, composé] d'une matière visqueuse dégageant une odeur forte et désagréable.

Bien entendu, ce champignon a été montré à tous les habitants de Ronsenac et certains ne sont pas éloigné de penser qu'il s'agit là d'une expérience martienne!!!

Nous croyons plutôt qu'un botaniste donnerait une autre version de ce "mystère"...

[Photo légendée:] M. Deret montrant l'endroit où il a aperçu l'étrange boule lumineuse.

[Ref. jsr1:] JEAN SIDER:

Jean Sider à découvert ce cas dans le journal "La Charente Libre" du 18 octobre 1954 et en donne le résumé:

Le 15 octobre 1954, à 21:00, au hameau de Latrie, près de Ronsenac en Charente, M. Jean Derret a assisté à un quasi-atterrissage d'OVNI qui semble avoir provoqué une panne de courant à sa ferme. Les chiens du secteur se sont mis à aboyer à l'unisson durant l'incident.

A Ronsenac en Charente, Jean Deret et son frère exploitent au hameau de Latrie, la ferme de Mr. Rouchaud, directeur de l'Hôpital d'Angoulême.

Le 15 octobre, à 21:00, à la suite d'une panne de courant, l'électricité étant revenue, Jean Deret sort pour fermer les commutateurs de ses écuries. C'est alors qu'il voit une lueur intense à l'orée d'un petit bois situé à 150 m de sa ferme, tandis que les chiens des alentours aboyaient à l'unisson. La lueur semblait provenir d'un objet de la forme et de la grosseur approximative d'une demi-barrique, qui paraissait osciller de droite à gauche à dix mètres du sol.

Il appela sa femme et son frère qui sortirent à leur tour pour voir l'étrange lueur qui descendait vers le sol. Tout retomba alors dans l'obscurité. Mr. Deret et son frère voulurent aller sur place, mais en cours de route ils jugèrent plus sage de faire demi-tour.

Le lendemain, le maire de Ronsenac, Mr. Jourdain, fut mis au courant et vint sur place en compagnie des frères Deret pour voir s'il y avait d'éventuelles traces mais ils n'en trouvèrent pas.

La veille, Mr. Robert Deret, frère de Jean Deret, avait trouvé à 20 m du lieu d'atterrissage présumé, un champignon d'une espèce absolument inconnue dans la région, de forme et de grosseur pareilles à une orange, mais d'une couleur blanc-laiteux, surmonté d'un cône spongieux de 20 cm environ, dont l'extrémité ressemble à deux lèvres et comporte une sorte de membrane interne paraissant destinée à happer de petits insectes. L'intérieur de la boule est composée d'une matière visqueuse dégageant une odeur forte et désagréable.

[Ref. lhh1:] LARRY HATCH - "*U* COMPUTER DATABASE":

4150: 1954/10/15 21:00 2 0:15:00 E 45:28:00 N 3333 WEU FRN CHN 6:7

RONSENAC,FR:3 OBS:COUPURE COURANT:CHIEN HURLE:SCP DEMI TONNEAU OSCILLE/10M alt:/LDLNN°320

RefN°217 Jean SIDER: Le DOSSIER 1954 (2 vol.) Page No. 107 : PAYS DE FERMES

[Ref. lcn1:] LUC CHASTAN:

Luc Chastan indique que dans la Charente à Ronsenac le 15 octobre 1954 à 21:00 heures, "Au hameau de Latrie, un témoin a assisté à un quasi-atterrissage qui semble avoir provoqué une panne de courant à sa ferme. Les chiens du secteur se sont mis à aboyer à l'unisson durant l'incident."

La source est indiquée comme mon site web à http://ufologie.net [Ancienne adresse de ma page d'acceuil].

Images:

Photographie de Jean Deret parue dans le magazine Radar en 1954.

Notes:

La région de Ronsenac est connue pour sa production de champignons, il peut être supposé que les frères Deret sont étonnés à juste titre du champignon trouvé qui ne devait pas être très banal, mais probablement sans rapport avec le phénomène de la nuit.

Bovista gigantea et sa famille ont bien la forme d'une boule, mais il n'y a ni cône ni odeur particulière et c'est un champignon très commun et bien connu sous le nom de "vesse de loup":

Lycoperdon foetidum a bien une odeur terrible comme rapporté, est souvent blanchâtre ou beige, mais a un certain pied et se déchire par le haut de manière peu intrigante lors de la sporaison:

L'anthurus d'archer est un champignon en forme de boule, qui est apparu en France en 1920 dans les Vosges, les spores ayant semble-t-il été importées involontairement par les soldats Australiens de l'ANZAC. La description pourrait presque correspondre puisqu'il a une odeur pestilentielle, une base qui est une boule blanche laiteuse, et une "éclosion" en forme d'étoile très rouge de 4 à 7 branches, qui évoque quelque "carnivore." C'est un champignon rare, mais on le trouve en Charente:

Bien que l'on trouve bien des champignons rares et étranges, je n'ai pourtant pas pu identifier exactement l'espèce qui correspondrait vraiment bien à la description donnée dans le journal. Il reste également à vérifier si un certain végétal correspondrait mieux.

Quant à "l'engin", difficile à se représenter, il a pu être la Lune, puisqu'à 21 heures à cette date et ce lieu, elle était visible à l'azimut 61° 5' et la faible élévation de 5° 27'.

Jean Sider évoque que l'engin "semble" avoir provoqué la panne de courant à la ferme, mais rien ne le prouve.

Pour corser le tout, il n'y a pas de "Latrie" près de Ronsenac, mais il y a un lieu-dit avec un hameau nommé "Les Prairies de Latry".

Mots clés:

(Ces mots clés sont uniquement destinés à aider les recherches et ne préjugent pas des faits.)

Latrie, Charente, Ronsenac, Latry, ferme, nuit, Jean Derret, objet, bas, panne, courant, effets, chiens, animaux

Sources:

[----] indique des sources que je n'ai pas encore pu consulter.

Historique du document:

Version: Créé/changé par: Date: Description:
0.1 Patrick Gross 23 octobre 2004 Première publication, [lcl1], [jsr1].
1.0 Patrick Gross 24 avril 2009 Conversion de HTML vers XHTML Strict. Première version formalisée. Addition [lcn1].
1.1 Patrick Gross 29 décembre 2011 Une recherche sur le web n'a peris de trouver aucune nouvelle source.
1.2 Patrick Gross 7 août 2019 Additions [lhh1], Résumé.

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Cette page a été mise à jour le 7 août 2019.