L'article ci-dessous est paru dans le quotidien L'Union, de Reims, France, page 4, le 4 octobre 1954.
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La valse des soucoupes volantes ou autres engins mystérieux se poursuit de plus belle. Des quatre coins de la France, on les aperçoit, tantôt étranges appareils de forme ovale, pourvus ou non de béquilles, tantôt "cigares volants" se déplaçant sans bruit, laissant ou non des traînées lumineuses. Cette hallucination collective n'a pas manqué d'émouvoir un de nos parlementaires, en l'occurrence M. Jean Nocher, député de la Loire qui, dans une question écrite, fait part au secrétaire d'Etat à l'air de l'émotion suscitée dans le public par les nombreux et divers témoignages concernant les "soucoupes volantes".
Il lui demande "si ces prédécesseurs au secrétariat d'Etat à l'air s'étaient préoccupés, comme aux Etats-Unis et en U.R.S.S. depuis de longues années, d'ouvrir une enquête sur la présence dans notre atmosphère d'objets volants non identifiés.
"Si oui, il lui demande des résultats publiables de ces investigations. Sinon, et lui demande de constituer une commission largement étendue à toutes les branches scientifiques intéressées afin d'étudier objectivement ce phénomène en dégageant la vérité des erreurs ou des mystifications possibles".
Les derniers renseignements fournis en cette matière sont ceux fournis par M. Bernard Goujon, 30 ans, qui travaillait en compagnie de plusieurs cantonniers des Ponts et Chaussées en bordure de la route Coulommiers-Meaux, non loin du terrain d'aviation de Quincy-Voisins, et qui ont déclaré avoir aperçu une soucoupe volante.
Plus loquace que les autres, M. Goujon a affirmé avoir vu de dans un champ, à gauche de la route, à environ 200 mètres de lui, aux pieds d'un bocqueteau de peupliers, un étrange appareil de forme ovale, mesurant environ 3 mètres de diamètre, et d'une hauteur de 2 m. 50. Il était, dit-il, posée sur le sol à l'aide de trois béquilles assez hautes. Sa partie supérieure comportait une petite coupole translucide semblant faite de matière plastique. L'ensemble de l'engin était d'un métal brillant comme l'aluminium.
M. Goujon a raconté qu'il avait voulu s'approcher de l'engin, mais qu'arrivé à environ 150 mètres, il fut pris de picotements comme si un rayon électrique invisible était dardé sur lui.
"Je me sentais, a-t-il dit, paralysé, et ma vue se brouillait légèrement. J'aperçus alors la soucoupe s'élever très lentement, sans bruit, à la manière d'une "feuille morte", jusqu'à 25 mètres du sol. Elle s'immobilisa un instant, puis, toujours sans bruit et sans aucune traînée lumineuse, disparut à vive allure.