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Les OVNIS dans la presse quotidienne:

La rentrée atmosphérique du 5 novembre 1990 dans la presse française:

L'article ci-dessous est paru dans le quotidien Sud Ouest, France, le 8 novembre 1990.

(Se rapporte aux observations du 5 novembre 1990 vers 19:00, de ce qui était des débris d'une fusée russe.)

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OVNIS

Toutes les hypothèses

Face à la marée des témoignages; les experts demandent un peu de temps pour donner une explication fiable

Les experts du Centre national des études spatiales (CNES) ont besoin de plus d'une semaine pour tenter de donner une réponse scientifique au phénomène lumineux observé lundi soir dans le ciel européen.

Ils ont été frappés par "la cohérence, la concordance et la multiplicité" des témoignages recueillis par la gendarmerie et la police sur ces "lumières orange, Jaune et verte disposées en triangle".

Le service d'expertise pour les phénomènes de rentrée dans l'atmosphère atmosphérique [sic] (SEPRA), dépendant du CNES a été chargé de mener l'enquête.

Contrairement à l'observatoire de Munich, qui a annoncé que les étranges lumières avaient été provoquées par l'explosion d'un [sic] météorite, le SEPRA n'écarte aucune hypothèse.

De son côté, afin de mieux cerner la nature du ou des phénomènes possible, la Banque internationale de données ufologiques (1) invite les témoins à lui adresser une "description précise et détaillée des faits".

Cette banque de données, créée en 1986 par le secrétariat aux recherches et études spéciales existant lui-même depuis une vingtaine d'années, demande aux témoins de lui faire part de tout indice direct ou indirect, lié à l'apparition de ces "points lumineux en déplacement": la date, l'heure, la durée, le lieu précis et la nature détaillée de l'observation, avec si possible, un dessin coloré ainsi que la description d'éventuelles réactions animales anormales, perturbations du réseau électrique local, arrêt de moteur sans raison connue, etc.

(1) Banque internationale de données ufologiques,BP 10, 92323 Châtillon Cedex

Landes: rien au radar, mais...

Dominique Andrieux

L'espace aérien français fait l'objet de la surveillance attentive et permanente des militaires. Or, lundi soir, un étrange objet lumineux a été remarqué dans le ciel, à des altitudes variant selon les témoignages. Contactée par nos soins, l'école de spécialisation de l'aviation légère de l'armée de terre (ESALAT), à Dax, indiquait "sur le cahier d'événements, il est noté qu'un pilote a remarqué des lumières curieuses. Aucune trace n'a été décelée au radar". Le capitaine Muville, chargé des relations extérieures n'en dira pas plus. Version officielle.

Une autre diffère. Elle est chuchotée. Dans le milieu militaire dacquois, où l'on parle d'un avion ravitailleur de type KC 135, en mission secrète volant entouré d'avions chasseurs. Dans ces conditions, pourquoi le dispositif radar, en fonctionnement vers 19 heures, en raison d'un vol de nuit, des Alouettes dacquoises, ne les aurait-il pas détectés. Une chose est sûre, même si elle n'est pas clamée sous tous les toits. Des pilotes de l'ESALAT ont bien vu une immense masse les survoler, équipée de lumières blanches, disposées de façon anarchique, à quelques dizaines de mètres au-dessus de leurs "hélices". Soit à environ 1 500 mètres. En direction nord, vers Mont-de-Marsan. Où l'on sait que le même constat a été fait par des militaires à qui la hiérarchie aurait fortement préconisé le silence. Un aviateur montois a été un peu plus précis encore. Le militaire, qui était en vol a remarqué la forme ronde de la partie inférieure de "l'appareil".

"JE N'Y CROIS PAS"

Ces descriptions sont proches de celle d'un témoin. M. Georges Henon, militaire retraité de l'ESALAT expose "satellite ou météorite, zéro. Je n'y crois. Je pêchais sur la plage de Saint-Girons. J'ai vu deux épaisses fumées apparaître à environ 10 000 mètres d'altitude, à la verticale du coucher de soleil." Et d'ajouter: "Quelques instants plus tard, le même phénomène apparaissait mais cette fois à 200 mètres. Là, j'ai distingué des éclairages rouges et orange." Il n'était pas seul. M. Henon enfonce bien le clou. "M. Guérin, pilote de ligne à la retraite a cru que c'était un gros-porteur. Il a cru que l'appareil était en difficulté et qu'il voulait atterrir à Mont-de-Marsan. L'angle pris par l'engin lui a fait penser qu'il se crasherait avant".

On est loin de la thèse de la météorite explosant lors de son entrée dans l'atmosphère. Une hypothèse à laquelle ne veulent pas croire Mme. Renée Fonsegrive, de Capbreton. "Avec mon fils, nous avons distingué les contours de cette chose. Ils brillaient. Nous avons aussi entendu du bruit. Comme des crachotements Un son proche de celui émis par une Mobylette".

A Saint-Paul-lès-Dax, Stéphane Penicaut apporte son témoignage: "Les lumières clignotaient. Il y avait plus de blanches que de rouges. J'ai eu l'impression que cette chose piquait. Elle a disparu en direction de Mont-de-Marsan." Effectivement.

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Cette page a été mise à jour le 7 mars 2018.