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The French SEPRA:

This interview of Jean Jacques Velasco is an excellent introduction to the work of the french SEPRA Jean Jacques Velasco, member of the french CNES, leads the SEPRA (Service Expertises Phénomènes Rentrées Atmosphérique) which succeeded to the GEPAN in 1988.

An interview of Jean-Jacques Vélasco:

When did the first official UFO investigation begin in France?

Lors d'une cession d'études, l'Institut de la Défense Nationale a recommandé dans ses conclusions, de mettre en place, une cellule spécifique pour étudier le phénomène ovni.

En 1974, le ministre de la Défense Robert Galley, avait déclararé: "S'il y'avait quelque chose, il fallait l'étudier".

Le CNES fut alors désigné pour accueillir cette cellule d'études qui vit le jour le 1 mai 1977 sous le nom de GEPAN (Groupe Etudes Phénomènes Aériens Non identifiés).

Claude Poher fut chargé de le diriger.

J.J. Velasco

Jean-Jacques Velasco, directeur du Service d'Expertise des Phénomènes de Rentrée Atmosphérique (SEPRA), organisme officiel sous tutelle du Centre National d'Etudes Spatiales (CNES).

How was the GEPAN organized?

Claude Poher, ingénieur en Aéronautique et Chef de la Division "fusées-sondes" du CNES, est à l'origine de la demande de création du GEPAN. Après autorisation, il fut chargé d'organiser le travail de cette cellule et lui associa un groupe scientifique. Constitué de douze personnalités, de différentes disciplines, ce groupe avait pour fonction de suivre les activités du GEPAN et de lui assurer l'approche rigoureuse du phénomène.

When did you join GEPAN?

En 1977, lorsque Claude Poher a demandé la collaboration des ingénieurs, techniciens, agents du CNES.

What was your function?

Diplômé d'un brevet de technicien supérieur en optique, j'ai répondu à sa demande. Il m'a alors chargé de développer un projet très particulier qui visait à concevoir un instrument destiné à l'analyse et à la reconstitution des stimuli optiques rapportés par les témoins. Il s'agissait en outre, de reconstitué une observation par ce que l'on appelle aujourd'hui, les images dites virtuelles.

When did you become GEPAN's director?

En 1983, j'ai pris la direction de cette structure après Alain Esterle et Claude Poher.

What is the difference between GEPAN and SEPRA?

Le SEPRA a remplacé le GEPAN en 1988. Le SEPRA s'est fait soustraire les missions d'études et de recherches. Son rôle est la collecte d'informations et expertises des cas. L'innovation des communication a permis de rendre plus efficace la collecte d'informations.

Have you established a classification of the observed phenomenon?

Bien sur, c'était précisément l'objectif des études statistiques réalisées par le GEPAN. Notre classification se compose de différentes catégories. Les catégories A et B représentent les phénomènes parfaitement identifiés ou presque identifiés. La catégorie C englobe les cas inexploitables parce que les informations transmises sont tellement pauvres qu'on ne peut rien en tirer. La catégorie D regroupe les affaires dans lesquelles on ne peut pas assimiler les phénomènes à des manifestations connues et classiques, à simple lecture des procès verbaux.

Cette catégorie regroupe alors des analyses plus approfondir. Cependant, nous sommes face des cas extrêmement variés et il est très difficile de les répertorier.

What specific evidence do you get from field investigation?

Elles nous permettent de mettre en évidence l'existence d'une catégorie d'événements caractérisées par la présence de traces matérielles.

What are the misinterpretations?

A la simple lecture d'un procès-verbal de la gendarmerie, on peut savoir s'il y a erreur ou s'il s'agit bien d'un phénomène particulier.

La grande partie des observations est constitué d'erreurs banales et de confusions.

What other evidence do you get from field investigation?

L'élément le plus important est de confirmer la collération d'un témoignage.

Bien sur, les enquêtes nous permettent de mettre en évidence l'existence d'une catégorie d'événements caractérisés par la présence de traces matérielles.

Dans l'affaire de Trans-en-Provence, avez-vous fait de nouvelles découvertes?

J'ai récemment repris l'empreinte mécanique qui avait été mesurée par les gendarmes et par nous-même sur le site de Trans-en Provence, puis j'ai essayé de modéliser et d'interpréter la masse qui avait atterri sur le site, en tenant compte de la dureté des sols. Nous avons comparé les effets de l'ovni avec ceux d'un hélicoptère et du LEM lunaire atterrissant au même endroit. Aujourd'hui, on peut estimer la masse de l'objet entre 250 kilos et une tonne. L'objet était métallique, puisque nous avons prélevé des traces de zinc.

Que sait on réellement aujourd'hui du phénomène ovni?

Ce que je peux dire, c'est que la réalité physique des phénomènes ovnis est pratiquement établie.

Et cela pour deux raisons ; depuis 1994, nous détenons un cas aéronautique de première importance, et puis nous avons des cas d'observations rapprochés avec effets physiques.

28 janvier 1994, l'Airbus A300 du vol Air France AFR 3532 en provenance de Nice à destination de Londres survole la région parisienne. Il est 13 h 14 quand un membre d'équipage signale à ses coéquipiers un étrange objet. L'engin est une sorte de cloche sombre, qui se détache distinctement sur le ciel. Quelques secondes plus tard, l'objet prend la forme d'un oeuf. Sa trajectoire demeure rectiligne, croisant à la perpendiculaire celle de l'Airbus.

Au total, l'observation n'aura duré qu'une minute. Mais les radars militaires ont pu enregistrer le phénomène pendant près de six minutes! corrélées aux témoignages de l'équipage, les données des radars ont permis au SEPRA d'estimer la vitesse, la direction et la taille de l'engin (plusieurs dizaines de mètres).

Si l'on crut dans un premier temps que le changement de forme était du à une modification de la trajectoire et de la perspective, les enregistrements radars montrent qu'il n'en est rien.

Dans 20 % des cas des observations faites par les pilotes professionnels, militaires ou civils, celles-ci sont confirmées par l'observation des radars. Je pense qu'il s'agit de quelque chose ressemblant bigrement aux déclarations du général Twining dans un mémorandum secret de novembre 1947.

Lorsque l'on superpose le travail de nos propres recherches aux conclusions de Twining, qui dirigeait l'Air Matériel Command de l'US Air Force, nous avons de quoi être interloqué, Twining avance que nous avons à faire à des objets réels.

Quelles sont vos hypothèses?

Dans l'affaire de Trans-en-Provence, l'objet vient se poser sur une plate-forme presque tangentiellement à un mur de deux mètres de hauteur, alors qu'il n'ya même pas vingt centimètres d'écart entre l'objet et ce mur.

Pour manier un objet d'environ 2,80 m de diamètre, de masse importante et avec une vitesse relativement élevée, cela implique une précision de pilotage étonnante.

J'ai interrogé des militaires... bien entendu, ils ne savent pas comment l'engin a pu être manouvré.

Si nous ne savons pas faire cela à notre époque, il en faut en conclure que l'engin vient d'ailleurs.

Certains évoquent la théorie de l'infra-terre mais pour ma part, je pense que cela vient de l'espace.

Nous pouvons donc avancer l'hypothèse extraterrestre en toute sérénité, au même titre que nous avançons d'autres types d'hypothèse dans d'autres domaines.

Il est clair que si nous avions d'avantage d'événements mesurable, nous pourrions sans doute apporter d'autres réponses. Pour l'instant, ce n'est pas le cas.

Ceci étant, je considère qu'il ne faut pas rejeter l'hypothèse extraterrestre, il faut même la prendre avec beaucoup de sérieux, d'autant plus qu'il semble que du coté américain, ils aient modifié le point de vue des institutions pour tenter maintenant de faire une recherche plus sérieuse; non seulement ils désirent savoir s'il y a de de la vie dans le cosmos, mais également si d'éventuelles civilisations, extraterrestres existent.

Ce projet coûte un milliard de dollars sur cinq ans et consiste à reprendre et à développer des programmes comme le télescope spatial Hubble et à placer des antennes sur des satellites pour détecter des systémes planétaires autour d'étoiles.

Peut-t-on parler d'un mariage entre la bioastronomie et l'étude des ovnis?

Bien sur! Ce serait passionnant de le faire. Mais le problème, c'est que les savants sont comme tout le monde... impatients! Ils voudraient avoir découvert immédiatement la réponse à leurs interrogations. Il faut, au contraire, continuer à faire ce travail de fourmi et rejeter toute affaire douteuse.

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This page was last updated on January 11, 2001