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Des scientifiques se battent:

Voici la déclaration faite par le Dr James E. McDonald devant le Groupe des Affaires Spatiales (Outer Space Affairs Group) de l'O.N.U. et de la lettre, préalable à cette déclaration, adressée par le scientifique américain à Mr U. Thant, secrétaire général des Nations Unies.

James E. McDonald a reçu son Ph.D. en Physique à l'Université d'Etat de l'Iowa en 1951, puis a travaillé là en tant que professeur auxiliaire en météorologie. Il a ensuite travaillé en tant que physicien dans la recherche au Département de Météorologie de l'Université de Chicago de 1953 à 1954, puis en 1954, il a rejoint l'Université de l'Arizona, d'abord en tant que professeur associé de 1954-1956, puis en tant que professeur au Département de Météorologie de 1956 1971. McDonald était également un physicien senior à l'Institut Universitaire de Physique Atmosphérique, dont il a été le directeur d'associé (1954-56) et le directeur scientifique (1956-57). Il a également conseillé de nombreuses agences fédérales américaines, y compris la National Science Foundation, le Bureau de la Recherche Navale, la National Academy of Sciences, et l'Administration des Service de Science Environnementale.

Au milieu des années 60, McDonald s'est intensivement impliqué dans la recherche ufologique, interviewant des centaines de témoins d'OVNIS et parlant largement sur ce sujet aux sociétés professionnelles. Ses entretiens ont souligné le besoin d'étude scientifique sérieuse, ajoutant qu'il a conclu que les meilleurs rapports n'ont pas de meilleure explication que celle de visites extraterrestres. Il a également joué un rôle important dans des auditions congressionnelles au sujet des OVNIS en 1968.

En privé, McDonald a analysé tous les dossiers de cas du projet Blue Book, ce qui l'a convaincu que l'Armée de l'Air avait effectué une recherche largement insuffisante, qui a semblé se soucier plus de politique interne plutôt que de vraie science. Il a également passé en revue les cas traités par le projet Colorado qui a abouti au rapport Condon, et a conclu que plusieurs de leurs explications n'étaient pas bonnes ou sans fondement. McDonald n'a publié aucun livre mais a en privé publié de nombreuses monographies basées sur ses présentations en conférence, dont certains sont disponibles dans la section science de mon site.

La déclaration du Dr. James E. McDonald:

Le Dr James E. McDonald, doyen de l'Institut de Physique Atmosphérique et professeur à la Section de Météorologie de l'Université de l'Arizona, n'est pas un inconnu.

Le Dr. James E. McDonald avait compris et déclaré que la commission Fédérale de l'Energie tentait de dissimuler les indications concernant le rôle d'OVNIS dans la grande panne d'électricité qui avait paralysé le Nord Est des Etats Unis le 13 juillet 1975, et osa l'affirmer devant une commission du Congrès.

Cet homme éminent et courageux est assurément, aux Etats-Unis et dans le monde, un des meilleurs défenseurs de la cause de l'existence réelle des soucoupes volantes. Luttant depuis des années à visage découvert contre l'attitude des services américains à l'égard de ces manifestations insolites, il n'a pas hésité, après une étude approfondie des dossiers du Project Blue Book, de Wright Patterson, à faire publiquement le procès des méthodes d'enquête sur les ovnis, et de traitement des informations qui s'y rapportent, mises en oeuvre par cet organisme, dépendant de l'U.S. Air Force. Il n'a pas craint de dire que l'enquête de l'Armée de l'Air américaine avait été très superficielle et menée "à un très bas niveau de compétence scientifique".

Le plus curieux d'ailleurs, en cette affaire, c'est que le directeur scientifique de la commission de Wright Patterson, le Dr Hynek, était, en fait, d'accord avec les critiques portées par le Dr McDonald contre cette commission et, se plaignant de la modicité des crédits qui lui étaient alloués, il demandait lui-même que l'enquête fût menée à un niveau scientifique plus élevé. Assez paradoxalement, dans son effort pour obtenir la création d'une commission d'enquête scientifique hautement qualifiée et indépendante des pressions éventuelles de l'U.S. Air Force, le Dr Hynek put même bénéficier de l'assaut du Dr McDonald. On sait qu'il eut gain de cause et que la création, dans l'Université du Colorado, d'une commission d'enquête sur les ovnis présidée par le Dr Edward U. Condon, fit sensation et donna lieu à de nombreux commentaires dans la presse du monde entier.

A un moment où l'U.S. Air Force essayait de noyer les soucoupes dans la foudre en boule et le plasma atmosphérique, le fait que le Dr McDonald, doyen de l'Institut de Physique Atmosphérique de l'Université de l'Arizona et expert reconnu en matière de radar, soit dans le camp de ceux qui, dans le monde entier, font effort pour sensibiliser l'opinion scientifique au problème, peut-être très grave, que posent ces apparitions, apporte à ces personnes de grandes et précieuses raisons d'espérer. L'affirmation, par un homme de sa réputation, que l'hypothèse selon laquelle les soucoupes volantes seraient des sondes spatiales d'origine extraterrestre apparaît comme la plus vraisemblable, est de nature à inspirer quelque prudence à des scientifiques trop enclins à faire fi, en les traitant de balivernes, d'innombrables témoignages dont une fraction, déjà importante, émane de scientifiques et de techniciens qui, professionnellement entraînés à l'observation rapide et précise, sont parfaitement aptes à porter un jugement valable sur ce qu'ils ont vu ou constaté.

La lettre:

Le 5 juin 1967, le professeur James E. McDonald écrivait à U. Thant, secrétaire général de l'O.N.U., la lettre suivante:

Cher Monsieur,

Je veux encore vous remercier de me permettre de me présenter le 7 juin devant le Groupe des Affaires Spatiales des Nations Unies pour y parler des aspects scientifiques internationaux du problème des objets volants non identifiés.

Ci-inclus vous trouverez une copie de la déclaration que je vais soumettre le 7 juin au Groupe des Affaires Spatiales. Il résume brièvement les raisons que j'ai d'exhorter les Nations Unies à une action immédiate en ce qui concerne le problème des ovnis. Ce problème est un problème très vaste, en sorte qu'un bref résumé de ce genre ne peut présenter qu'une esquisse très sommaire de la nature apparente du problème des ovnis et de ses modes d'attaque scientifique possibles. Je crois qu'un effort sérieux et résolu de la part des Nations Unies pour rassembler des informations au sujet de ce problème et pour encourager une attention scientifique immédiate à son égard parmi toutes les nations membres serait un pas considérable vers la suppression de ce "couvercle de ridicule" qui, présentement, s'oppose de façon si puissante à la publication de nombreuses observations d'ovnis. Beaucoup d'autres actions des Nations Unies pourraient et devraient être entreprises en vue d'accroître l'intérêt que porte le monde scientifique au problème des ovnis.

Comme je l'ai indiqué dans ma déclaration, incluse, au Groupe des Affaires Spatiales, je crois qu'il y a lieu de prendre en très sérieuse considération l'hypothèse que ces objets insolites constituent une certaine forme de sondes extraterrestres. Jusqu'à ce que j'eusse entrepris une étude personnelle du problème, je n'étais pas disposé à accorder crédit à une telle hypothèse. Après un an d'étude intensive, je dois encore ne la considérer que comme une hypothèse, mais je dois souligner que mes recherches me poussent fortement à admettre que cette hypothèse est la seule présentement acceptable si l'on veut rendre compte du nombre tout à fait étonnant d'observations à basse altitude et à faible distance qui sont maintenant enregistrées dans le monde entier et qui portent sur des objets ayant l'apparence de machines.

Je suis tout disposé à vous offrir, à vous-même ou à vos collègues, tous les conseils ou l'aide personnels que je puis tirer de ma propre expérience dans l'étude de ce problème. Le problème des ovnis est un problème scientifique éminemment international. Les Nations Unies ont, je crois, tout à la fois la responsabilité et l'obligation d'accélérer l'étude sérieuse et scientifique du problème des ovnis dans le monde entier. A de nombreux étudiants sérieux du phénomène OVNI il apparaît concevable que quelque chose comme une surveillance du globe par les ovnis a été mis en oeuvre au cours de ces dernières années. S'il y a quelque chance, même vague, que cette vue soit exacte, alors notre présente ignorance de l'intention et du plan d'une telle surveillance doit être rapidement remplacée par une compréhension aussi complète que possible de ce qui se passe. Si le phénomène total est de quelque autre nature, il nous faut aussi le savoir. L'ignorance présente, la négligence présente et la présente raillerie, tout cela constitue de regrettables traits de nos attitudes collectives à l'égard de ce qui peut être, pour tous les peuples du monde, une affaire d'une importance pressante.

Un examen attentif de ces questions par les Nations Unies est, à mon avis, une nécessité urgente.

Respectueusement vôtre,

James E. McDonald
Professeur.

La déclaration:

Voici maintenant, traduit par Mme Fouéré, comme celui de la lettre précédente, le texte de la déclaration du Dr McDonald:

DECLARATION SUR LES ASPECTS SCIENTIFIQUES INTERNATIONAUX DU PROBLEME DES OBJETS VOLANTS NON IDENTIFIES, PRESENTEE LE 7 JUIN 1967 AU GROUPE DES AFFAIRES SPATIALES DE L'ORGANISATION DES NATIONS UNIES, PAR JAMES E. MC DONALD, PROFESSEUR A L'UNIVERSITE DE L'ARIZONA.

Pendant vingt ans, il y a eu un flot persistant et intrigant de rapports, provenant de pays situés dans toutes les parties du monde, concernant ce qu'on a finalement appelé les objets volants non identifiés (ovnis). Dans tous ces rapports, quelle qu'en soit l'origine géographique, la nature des objets signalés paraît être essentiellement semblable.

Pendant les douze mois passés, j'ai poursuivi un examen intensif des aspects scientifiques du problème des ovnis, d'après les rapports établis dans les limites des Etats-Unis. Après avoir interviewé les témoins clés de douzaines de cas importants répartis sur toute la période 1947-1967; après avoir étudié, avec le personnel de l'U.S. Air Force, les méthodes d'enquête officielles; et après avoir vérifié personnellement un grand nombre d'autres sources d'information, je suis arrivé à la conclusion que, loin d'être un problème stupide, le problème des ovnis est un problème d'un extraordinaire intérêt scientifique.

C'est ma conclusion qu'aucun groupe officiel de mon pays n'a procédé à une étude adéquate de ce problème. Cette conclusion est contraire à l'impression gardée par beaucoup de personnes, à la fois à l'intérieur et hors des Etats-Unis, qu'un examen scientifique compétent des rapports américains a été entrepris. Je crains que cette fausse impression, largement répandue, ait longtemps détourné l'attention scientifique d'un problème d'un grand intérêt scientifique international. J'ai sollicité la présente occasion de paraître devant le Groupe des Affaires Spatiales parce que je veux demander instamment que toutes les démarches possibles soient immédiatement faites par l'Organisation des Nations Unies, par l'intermédiaire de son état-major scientifique et des établissements scientifiques dont disposent toutes les nations qui en sont membres, pour qu'une étude systématique du problème des ovnis, à l'échelle du monde, soit entreprise sans délai.

Il y a maintenant une nette indication que le nombre de rapports d'observations, à faible distance et à basse altitude, d'objets aériens absolument insolites, ayant l'apparence de machines et dont les performances présentent des caractéristiques inexplicables, s'est accru dans les quelques années qui viennent de s'écouler. C'est certainement apparent à l'intérieur des Etats-Unis. J'ai la forte impression que le même accroissement se manifeste dans de nombreux territoires étrangers. Mes propres études m'ont conduit à rejeter l'opinion selon laquelle il ne s'agit que de phénomènes atmosphériques naturels ou de phénomènes astronomiques mal interprétés; à cet égard nombre d'explications officielles sont presque absurdement erronées. Il n'est pas davantage possible d'expliquer toutes ces observations avec des hypothèses invoquant les produits d'une technologie d'avant-garde ou des véhicules expérimentaux secrets, avec des hypothèses de mystification, de fraude ou de supercherie, ou avec des hypothèses psychologiques. Chacune de ces hypothèses intervient effectivement dans un grand nombre de cas, mais il reste encore un nombre étonnant d'autres rapports, faits par des observateurs hautement dignes de foi durant les deux décades passées, dont on ne peut de cette manière se donner une explication satisfaisante. Je crois que ce vaste résidu de rapports, qui se chiffre maintenant par des centaines et peut-être des milliers de cas, requiert l'attention des scientifiques les plus éminents du monde. Cependant, en raison de la raillerie officielle, journalistique, et même scientifique, largement répandue, presque aucune attention scientifique n'est communément accordée à ce problème. Cette situation doit, j'y insiste, être au plus vite transformée, car le dossier - dès qu'on l'examine de près comme j'ai tenté de le faire ces derniers mois - oriente irrésistiblement vers un certain phénomène au sujet duquel chacun de nous devrait rapidement acquérir une bien meilleure information. La raillerie officielle doit être remplacée par un examen scientifique minutieux et de haute précision de ce problème. En raison de la nature mondiale du phénomène, il tombe immédiatement dans des secteurs où l'Organisation des Nations Unies doit prendre ses responsabilités pour encourager un relèvement immédiat du niveau de l'examen scientifique du problème.

C'est mon opinion présente, basée sur ce que je crois être un examen scientifique suffisant d'hypothèses s'excluant mutuellement, que l'hypothèse la plus probable pour rendre compte du phénomène des ovnis est que ceux-ci sont un certain type de sondes spatiales de surveillance, d'origine extraterrestre.

Je souligne que, présentement, ceci ne peut être considéré que comme une hypothèse contre laquelle se dressent, naturellement, beaucoup d'idées scientifiques préconçues, qui sont évidentes. Je mets aussi l'accent sur le fait qu'il y a d'innombrables facettes des phénomènes OVNI que je ne puis décrire que comme suprêmement déroutantes et inexplicables dans les termes du savoir scientifique et technologique d'aujourd'hui. J'aimerais aussi faire remarquer que, si ces objets ne sont pas d'origine extraterrestre, alors les hypothèses mutuellement exclusives qu'il faudrait prendre en considération seraient encore plus bizarres, et peut-être d'un plus grand intérêt scientifique pour l'humanité. En conséquence, quelle que pourra être l'explication finale des phénomènes OVNI, l'indifférence et la raillerie scientifiques présents devront être remplacées par un intérêt et une étude scientifique intensifs. Ma recommandation au Groupe des Affaires Spatiales, c'est qu'il cherche tous les moyens possibles d'obtenir l'attention mondiale à l'égard de ce problème.

Ce qui est en premier lieu nécessaire c'est de mettre un terme à cette raillerie qui, de toute évidence, s'oppose à ce qu'on fasse ouvertement état des observations d'objets insolites dans l'air et au sol. Je suis personnellement tout à fait au courant de ses effets inhibiteurs dans mon propre pays. Mes conversations avec des scientifiques et d'autres personnes de l'étranger m'ont convaincu que la dérision et la moquerie sont comparables dans les pays étrangers à celles qu'on trouve aux Etats-Unis, et que seule une minime fraction de l'ensemble des rapports parvient à passer par les canaux officiels. Il faut porter rapidement remède à cette déplorable situation, puisque toutes les tentatives pour découvrir des structures significatives de la distribution spatiale et temporelle des observations sont présentement bloquées par une évidente difficulté: on ne sait jamais si une structure qu'on discerne n'est pas simplement et fortuitement en rapport avec quelque réduction locale et transitoire de la raillerie avec laquelle les rapports sont si fréquemment accueillis. Un intérêt sérieux à l'égard d'un problème inconnu et potentiellement très important doit devenir la dominante du traitement officiel de ces observations d'ovnis à travers le monde si l'on veut mettre un terme à la raillerie qui fait présentement obstacle à une information complète.

En second lieu, l'existence d'un système de détection déjà disponible sous la forme des équipements de radars doit être reconnue comme extrêmement heureuse. Présentement, la plupart des observations radar des ovnis ne parviennent pas entre les mains des scientifiques, dans une large mesure parce que la plupart des équipements radar sont utilisés par des groupes militaires qui n'ont pas admis l'existence d'un problème réel des ovnis et qui, dans presque tous les pays du monde, tendent à passer sous silence les rapports relatifs à l'observation au radar de cibles inexplicables à vitesse élevée ou bien dérobent ces rapports à l'attention scientifique. Si compréhensible que soit, de prime abord, cette attitude, elle doit être rapidement transformée. Aucune autre technique actuellement disponible ne peut se comparer au radar s'agissant d'obtenir des données objectives sur les mouvements et les caractéristiques de fonctionnement des objets volants non identifiés. On espère que des appareils de détection supérieurs seront élaborés dès que le problème des ovnis sera considéré avec le sérieux qu'il mérite largement. Mais, dans l'avenir immédiat, les équipements radar, plus qu'aucun autre équipement disponible, nous offrent la plus grande promesse de nous fournir sur ce problème des données scientifiques.

Une grande variété de perturbations électromagnétiques accompagnant le passage à faible distance ou le stationnement en vol des objets volants non identifiés a été présentement enregistrée à travers le monde - en dépit du fait que cet enregistrement n'ait pas encore été admis à faire partie de ce qu'on appellerait communément "l'enregistrement scientifique". Des perturbations dans le fonctionnement des moteurs à combustion interne coïncidant avec le passage à courte distance d'objets insolites en forme de disque ou de cylindre ont été observées dans au moins plusieurs centaines de cas. Je connais personnellement des douzaines de cas de ce phénomène rapportés par des gens dignes de foi, dans les seules limites des Etats-Unis et au cours des dernières années. Souvent les perturbations sont accompagnées par un large spectre de bruits électromagnétiques recueillis par les appareils de radio. En de nombreux cas, les compas, sur les navires et les avions, ont été perturbés. Des magnétomètres et même des montres ont été affectés. Tous les rapports sur ces faits, beaucoup trop nombreux pour qu'on puisse les citer en détail, font penser à quelque "bruit" électromagnétique ou à des effets électromagnétiques secondaires grâce auxquels ou pourrait espérer concevoir de nouveaux appareils de détection. Mais ces derniers appareils ne pourront être élaborés que lorsque des ingénieurs et des physiciens compétents prendront au sérieux la masse rapidement croissante des rapports d'observation à courte distance et à basse altitude des objets volants non identifiés. Dans l'immédiat, le radar doit être utilisé mais de nouveaux appareils devront être élaborés pour renforcer les moyens de poursuite et les techniques de détection des objets. Les variations temporelles et spatiales à l'occasion des mouvements des ovnis doivent être constatées sans que, comme actuellement, n'interviennent les effets déroutants de ces facteurs psychologiques qui exercent une action inhibitrice même sur la fraction de toutes les observations qui est ouvertement rapportée. Quelques étudiants sérieux des phénomènes OVNI ont affirmé depuis des années qu'on peut discerner chez les ovnis des structures, des tracés, de reconnaissance, d'exploration. Je suis disposé à donner l'assurance que quelques-uns de ces tracés apparaissent dans les rapports, mais je ne suis pas enclin à tenter de tirer de ce fait des conclusions fermes quelconques, car j'ai eu connaissance par trop de témoignages que seule nous parvient une mince fraction de toutes les observations ouvertement, ou même confidentiellement, signalées.

Il y a, encore étudiés de façon inadéquate, pour qu'on puisse en tirer avec sécurité des conclusions fermes, des témoignages selon lesquels des objets insolites, apparemment plutôt semblables en nature à ceux qui ont été signalés dans notre espace planétaire au cours des deux dernières décades, ont été vus (en nombre beaucoup plus faible) avant l'époque de 1947, qui fut celle d'une élévation marquée du nombre des observations. Si c'est vrai, c'est, en ce qui concerne notre interprétation finale de ce qui se passe dans le phénomène OVNI, d'une immense portée. Il faudrait qu'un examen scientifique de ces témoignages fût entrepris par des personnes versées dans une grande variété de disciplines, par des scientifiques ayant une connaissance familière des divers aspects historiques de la technologie et des domaines qui s'y rattachent. Je ne tenterai pas ici de développer la chose en détail, mais je veux seulement souligner qu'un certain nombre d'étudiants du problème ont rassemblé des témoignages dont il ressort de façon convaincante que le phénomène OVNI remonte à au moins un demi-siècle, si ce n'est davantage. Consécutivement à cette remarque, on doit alors mettre l'accent sur ce point quelque peu troublant que la fréquence des observations s'est accrue de deux ou trois ordres de magnitude soit en 1946 soit en 1947 - pour des raisons dont nous n'avons pas présentement la moindre compréhension. Il se peut que cette ignorance ne soit pas facile à surmonter; mais, à moins que nous ne commencions l'étude scientifique sérieuse du problème des ovnis, nous persisterons dans une complète ignorance de ce qui est peut-être, pour l'humanité entière, un sujet d'exceptionnelle préoccupation.

En résumé, je dirai de nouveau tout le prix que j'attache à l'occasion qui m'a été donnée de vous rencontrer pour parler avec vous de ce problème. J'insiste pour que l'Organisation des Nations Unies entreprenne immédiatement l'examen du problème des ovnis, peut-être par l'intermédiaire du Groupe des Affaires Spatiales. Et j'espère que toutes les nations membres seront encouragées à créer des bureaux de recherche et des commissions d'étude en vue de l'examen des observations d'ovnis dans leur propre pays, et afin d'obtenir un rapide accroissement de l'attention scientifique mondiale à l'égard de ce problème.

Si, sur la base de mes recherches scientifiques récentes au sujet de ce problème fascinant, je puis vous aider, personnellement, en quelque manière, j'espère que votre Groupe fera appel à moi. Beaucoup d'autres que je connais seraient également prêts, je crois, à offrir leur assistance dans ce domaine, avec l'espoir que ce problème longtemps négligé puisse être rapidement élevé à la condition d'un problème auquel une haute priorité scientifique serait accordée. Je ne connais aucun autre problème scientifique dont le caractère soit plus intrinsèquement international que ce problème de la nature et de l'origine des objets volants non identifiés. En conséquence, il semble indispensable d'obtenir que les Nations Unies s'engagent dans l'étude de ce problème, dont l'importance mondiale peut être vraiment énorme.

Références:

Ces textes du Dr McDonald, avec d'autres de ses écrits, ont été rassemblés dans un numéro spécial de la revue Phénomènes Spatiaux:

OBJETS VOLANTS NON IDENTIFIÉS
Le plus grand problème scientifique de notre temps?

Il semble encore possible (2002) de se procurer ce document en écrivant à l'adresse suivante:

Madame Francine Fouéré
"PHÉNOMÈNES SPATIAUX"
69, rue de la Tombe-Issoire
75014 Paris (France)

Pour d'autres textes et papiers du Dr. McDonald, voir la section sciences de ce site.

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Cette page a été mise à jour le 19 janvier 2002.