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ACUFO:

ACUFO est un catalogue à visée exhaustive des cas de rencontres entre aéronefs et OVNIS, qu'elles soient «expliquées» ou «inexpliquées».

Le catalogue ACUFO donne pour chaque cas un dossier comprenant un numéro de cas, un résumé, des informations quantitatives (date, lieu, nombre de témoins...), des classifications, l'ensemble des sources mentionnant l'affaire, avec leur références, une discussion du cas dans le but d'une évaluation de ses causes, et un historique des changements apportés au dossier.

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A Huldenberg, Belgique, le 23 novembre 1944:

Numéro de cas:

ACUFO-1944-11-23-BELGIUM-1

Résumé:

La première apparition de l'histoire de la «Forteresse Fantôme» de 1944 dans la littérature ufologique se trouve dans l'une des monographies compilées par l'ufologue américain Loren E. Gross.

Dans «Mystery of UFOs - A Prelude», publié à compte d'auteur entre 1971 et 1973, il racontait que le 23 novembre 1944, un B-17 de l'armée de l'air américaine avait effectué un atterrissage d'urgence bâclé près d'une batterie anti-aérienne britannique dans un champ belge. Les artilleurs britanniques se sont précipités vers le bombardier abattu pour sauver l'équipage, mais ont été abasourdis de ne trouver personne à bord. Le bombardier s'était apparemment posé de lui-même, ce qui n'était pas rare de se produire de temps en temps après avoir été abandonné dans les airs si les conditions étaient réunies. Après avoir coupé les moteurs en essayant les commandes, les soldats ont examiné l'intérieur de l'avion et ont découvert que l'équipage avait sauté hors de l'avion alors qu'il était apparemment en bon état. De plus, les soldats furent stupéfaits de découvrir que les dix parachutes de l'équipage étaient toujours dans l'avion.

Vers 1999, l'ufologue belge «sceptique» Godelieve van Overmeire racontait que le 23 novembre 1944, au sud-ouest de Bruxelles en Belgique, selon une lettre écrite par John V. Crisp, faisant partie de l'entourage d'un officier britannique, qui a écrit des notes pendant son séjour à The Cottage, West-End, Essendon, Hertfordshire, Angleterre, transmises aux autorités par l'intermédiaire de l'ambassade américaine à Londres:

«Le 23 novembre 1944, les hommes de l'unité antiaérienne britannique, localisaient à quelques miles au sud-est de Bruxelles, un B-17 Flying Fortress, s'approchant de leur site de tir. Il avait le train d'atterrissage sorti et perdait rapidement de la vitesse. Les britanniques appelaient immédiatement le Troop Commander et quasiment en même temps le B 17 atterrit dans un champ labouré, à proximité des mitraillettes, en rebondissant sur le sol inégal à 30 yards de la position antiaérienne. Au dernier moment le bout d'une aile toucha le sol, s'y enfonça en faisant tournoyer l'avion. L'hélice du moteur le plus proche était projetée en l'air, mais les trois autres moteurs tournaient toujours. Les tireurs attendaient pour voir sortir l'équipage et leur souhaiter la bienvenue, mais personne ne sortit. Ils allaient faire le tour de l'avion et ne remarquaient aucun signe de vie. C'en était à ce point là quand le Troop Commander m'appelait à la salle des opérations à Erps-Kwerps près de Kortenberg. Dans les 20 minutes j'étais sur place et j'examinais le B-17. Jamais je n'avais eu affaire à des avions, mais finalement je pouvais y entrer par une entrée sous le fuselage. L'avion était vide d'occupants pourtant des traces de présence il y en avait partout. Je me mis sur le siège du pilote pour arrêter les trois moteurs qui tournaient toujours, ce qui me réussit après plusieurs essais. Sur le pupitre du navigateur le livre de bord était ouvert et les derniers mots y inscrits furent «Bad Flack» (note de vog: deux traductions possibles «mauvais gilet pare-balles» ou «mauvais tir antiaérien»). Avec curiosité je retraçais l'itinéraire qui devait mener l'avion de la Ruhr (Allemagne) vers Hertfordshire (Angleterre). et je me demandais ce qui avait pu arriver à l'équipage. Nous nous mettions tous à chercher systématiquement et notre trouvaille la plus extraordinaire se fit dans le fuselage ou nous trouvions une douzaine de parachutes bien pliés et prêts à l'emploi. Ceci rendait la question au sujet de l'équipage encore plus mystérieuse. Le Sperry (pour suivre les bombes) se trouvait toujours dans le nez, n'ayant subi aucun dommage et sa housse était soigneusement pliée à côté de lui. Derrière le pupitre du navigateur il y avait le livre des Codes donnant les chiffres et les lettres du jour pour l'identification. Plusieurs vestes fourrées des pilotes se trouvaient dans le fuselage avec quelques barres de chocolat, dont certaines étaient partiellement mangées. Aucun dommage ne put être découvert au B 17 à part celui de l'atterrissage. Je partis donc directement vers le 83e Tactical Air Force d'Everberg pour leur remettre mon rapport et le livre de bord du B 17, plusieurs cartes de navigation, mais l'histoire de l'atterrissage d'un B 17 vide d'occupants est resté un mystère à ce jour. L'équipage n'a jamais été trouvé.»

Overmeire a déclaré que les sources sont «GESAG» - un groupe d'ufologie belge - et Martin «Cardin» [sic, Caidin], dans son livre «Flying Forts» de 1968.

L'histoire est bien sûr également apparue dans des sources non ufologiques, et les faits réels sont tout à fait différents, sans aucun lien avec le sujet des OVNI.

Un B-17G, numéro de série 43-38545, du 401e Escadron de bombardement du 91e Groupe de bombardement, basé à Bassingbourn, faisait partie d'un raid le 21 novembre 1944 sur l'usine d'essence synthétique de Merseburg, en Allemagne, lors des fameux raids du «Jeudi Noir» sur l'Allemagne. C'était la 3ème mission de ce B-17G. L'équipage était composé du 1er lieutenant Harry R. DeBolt comme premier pilote de sa 33e mission, du major Klette comme navigateur, d'Osborne Stone, de Bill Dominguez, de Dick Cusson, de Troy Young, de John Alba, de Granville Houchins, de Chas Walker et de Nelson Richardson.

Au cours du raid, avec les portes de la soute à bombes ouvertes, le B-17 a calé et est sorti de la formation, et il a été à cet instant attaqué par des chasseurs ennemis, et a également commencé une course à travers un barrage anti-aérienne très lourd et précis. En raison d'un dysfonctionnement du mécanisme de largage des bombes, les bombes ne sont pas tombées, ce qui provoquait une chute encore plus importante de l'avion hors de la formation. A peu près à ce moment-là, il y a eu une explosion de DCA juste en dessous des soutes à bombes.

L'explosion a provoqué le largage des bombes, mais le moteur N° 2 a été complètement hors d'usage et le moteur N° 3 tournait mal et provoquait des vibrations excessives dans tout l'avion, ceci étant dû aux dommages causés par la flak. A 1500 pieds, les deux autres moteurs sont tombés en panne. L'équipage a commencé à larguer tout l'équipement excédentaire dans le but d'alléger l'avion, tandis que DeBolt mettait le cap sur le chemin du retour. L'avion perdait de l'altitude et était tourné au cap 270° Ouest pour aller vers les lignes Alliées. L'équipage est resté avec l'avion aussi longtemps qu'il le pouvait, et lorsqu'il était descendu à 2 000 pieds, DeBolt a donné le signal à tout le monde de «sauter» et ils l'ont fait, tandis que le B-17 continuait son chemin avec le pilote automatique activé.

Tous les parachutes se sont ouverts et les membres de l'équipage ont atterri dans une partie de la Belgique occupée par les Allemands. Ils se sont cachés dans une école abandonnée pendant quelques jours, puis ont été récupérés par des fantassins britanniques.

Le B-17 endommagé avait continué, perdant de l'altitude et restant dans une assiette d'atterrissage parfaite. Il a étonnamment effectué un atterrissage quasi parfait en trois points, se renversant au sol à l'extrémité d'un champ et y restant avec les moteurs toujours en marche, à Huldenberg, à environ 16 km à l'est de Bruxelles, près de Liège, en Belgique, non loin d'un site d'artillerie anti-aérienne britannique. Un officier britannique, le major John B. Crisp, est accouru pour aider l'équipage, mais il a été stupéfait de ne trouver personne à bord. Il a inspecté le B-17 et a réussi à arrêter les moteurs en fonctionnement.

Le B-17 a été récupéré er remis en service. Le magazine Stars and Stripes a publié l'histoire le 8 décembre 1944 et a qualifié le B-17 de DeBolt de «vaisseau fantôme» ou de «Forteresse fantôme».

Un avion atterrissant presque correctement sans pilote à bord peut paraître une chose extraordinaire. Mais l'avion était en pilotage automatique, comme l'exige la procédure d'abandon, le pilote automatique fait en sorte que l'avion reste à niveau, et bien que cela ne garantisse pas un atterrissage réussi, bien que cela soit bien sûr improbable, il y a eu tellement de situations similaires pendant la Première Guerre mondiale qu'il n'est pas très étonnant que cela se soit produit dans quelques cas: environ 12 731 B-17 ont été construits au cours de sa production, et la plupart d'entre eux ont effectué une douzaine de raids.

Certaines versions racontaient que le Major Crisp avait trouvé les parachutes toujours à bord. Mais une explication a été avancée plus tard: Crisp n'étant pas aviateur, il aurait pu le penser parce qu'il a vu les boîtes des parachutes dans le B-17 et n'a pas remarqué que les parachutes n'étaient plus dans leurs boîtes.

Il a également été constaté que l'incident s'est produit le 21 novembre 1944 et non le 23 novembre 1944.

Il existe encore quelques divergences entre les versions concernant les moteurs encore en marche avant, pendant ou après l'atterrissage. La plupart des versions s'accordent sur le fait qu'un moteur était éteint et que trois moteurs toussotaient avant que l'équipage ne saute en parachute. Dans ce cas, les 3 moteurs toussotant peuvent avoir repris d'eux-mêmes un fonctionnement normal. En tout cas, il n'y avait aucune raison de considérer cet incident comme pertinent pour l'ufologie.

Données:

Données temporelles:

Date: 21 novembre 1944
Heure: ?
Durée: N/A
Date du premier rapport connu: 1973
Délai de rapport: Aucun, décennies.

Données géographiques:

Pays: Belgique
Département/état: Brabant
Commune ou lieu: Huldenberg

Données concernant les témoins:

Nombre de témoins allégués: Plusieurs.
Nombre de témoins connus: ?
Nombre de témoins nommés: 1

Données ufologiques:

Témoignage apporté via: Ufologue Loren E. Gross.
Conditions d'éclairage: ?
OVNI observé: Non.
Arrivée OVNI observée: N/A.
Départ OVNI observé: N/A.
Actions OVNI: N/A.
Actions témoins:
Photographies: Non.
Dessins par témoins: Non.
Dessins approuvé par témoins: Non.
Sentiments des témoins:
Interprétations des témoins:

Classifications:

Senseurs: [ ] Visuel:
[ ] Radar aéronef:
[ ] Radar sol directionnel:
[ ] Radar sol altitude:
[ ] Photo:
[ ] Film/vidéo:
[ ] Effets EM:
[ ] Pannes:
[ ] Dégâts:
Hynek: N/A
Armé / non armé: Armé, 5 mitrailleuses de 7.62 mm.
Fiabilité 1-3: 2
Etrangeté 1-3: 1
ACUFO: Expliqué, sans rapport avec les OVNIS.

Sources:

[Ref. lgs1:] LOREN GROSS:

Scan.

Le 23 novembre 1944, un B-17 américain s'est abattu pour effectuer un atterrissage d'urgence bâclé à proximité d'une batterie anti-aérienne britannique dans un champ belge. Les artilleurs britanniques se sont précipités vers le bombardier abattu pour sauver l'équipage, mais ont été très perplexes de ne trouver personne à bord. Le bombardier s'était apparemment posé de lui-même, ce qui n'était pas rare de se produire de temps en temps après avoir été abandonné dans les airs si les conditions étaient réunies. Après avoir longuement essayé d'éteindre les moteurs en expérimentant les commandes, les soldats ont examiné l'intérieur de l'avion pour comprendre pourquoi l'équipage avait sauté d'un avion apparemment en bon état. Les Tommies ont été stupéfaits de découvrir les dix parachutes de l'équipage encore dans l'avion. 27

La source «27» n'a pas de référence dans ce document.

[Ref. gvo1:] GODELIEVE VAN OVERMEIRE:

1944, 23 novembre

BELGIQUE, au sud-est de Bruxelles

(source GESAG, GS 1049) Lettre écrite par John V. Crisp, faisant partie de l'entourage d'un officier britannique, qui a écrit ces notes pendant son séjour au The Cottage, West-End, Essendon, Hertfordshire, Angleterre. Les notes furent transmises aux autorités par l'intermédiaire de l'ambassade des USA à Londres: «Le 23 novembre 1944, les hommes de l'unité antiaérienne britannique, localisaient à quelques miles au sud-est de Bruxelles, un B-17 Flying Fortress, s'approchant de leur site de tir. Il avait le train d'atterrissage sorti et perdait rapidement de la vitesse. Les britanniques appelaient immédiatement le Troop Commander et quasiment en même temps le B 17 atterrit dans un champ labouré, à proximité des mitraillettes, en rebondissant sur le sol inégal à 30 yards de la position antiaérienne. Au dernier moment le bout d'une aile toucha le sol, s'y enfonça en faisant tournoyer l'avion. L'hélice du moteur le plus proche était projetée en l'air, mais les trois autres moteurs tournaient toujours. Les tireurs attendaient pour voir sortir l'équipage et leur souhaiter la bienvenue, mais personne ne sortit. Ils allaient faire le tour de l'avion et ne remarquaient aucun signe de vie. C'en était à ce point là quand le Troop Commander m'appelait à la salle des opérations à Erps-Kwerps près de Kortenberg. Dans les 20 minutes j'étais sur place et j'examinais le B-17. Jamais je n'avais eu affaire à des avions, mais finalement je pouvais y entrer par une entrée sous le fuselage. L'avion était vide d'occupants pourtant des traces de présence il y en avait partout. Je me mis sur le siège du pilote pour arrêter les trois moteurs qui tournaient toujours, ce qui me réussit après plusieurs essais. Sur le pupitre du navigateur le livre de bord était ouvert et les derniers mots y inscrits furent «Bad Flack» (note de vog: deux traductions possibles «mauvais gilet pare-balles» ou «mauvais tir antiaérien»). Avec curiosité je retraçais l'itinéraire qui devait mener l'avion de la Ruhr (Allemagne) vers Hertfordshire (Angleterre). et je me demandais ce qui avait pu arriver à l'équipage. Nous nous mettions tous à chercher systématiquement et notre trouvaille la plus extraordinaire se fit dans le fuselage ou nous trouvions une douzaine de parachutes bien pliés et prêts à l'emploi. Ceci rendait la question au sujet de l'équipage encore plus mystérieuse. Le Sperry (pour suivre les bombes) se trouvait toujours dans le nez, n'ayant subi aucun dommage et sa housse était soigneusement pliée à côté de lui. Derrière le pupitre du navigateur il y avait le livre des Codes donnant les chiffres et les lettres du jour pour l'identification. Plusieurs vestes fourrées des pilotes se trouvaient dans le fuselage avec quelques barres de chocolat, dont certaines étaient partiellement mangées. Aucun dommage ne put être découvert au B 17 à part celui de l'atterrissage. Je partis donc directement vers le 83e Tactical Air Force d'Everberg pour leur remettre mon rapport et le livre de bord du B 17, plusieurs cartes de navigation, mais l'histoire de l'atterrissage d'un B 17 vide d'occupants est resté un mystère à ce jour. L'équipage n'a jamais été trouvé. (Martin Cardin [sic], Cape Kennedy, Floride, «Flying Forts» Ballantine Books inc. éd. 1968, pages 10-12).

[Ref. lhh1:] LARRY HATCH:

517: 1944/11/23 00:00 1 4:50:00 E 50:20:00 N 3331 WEU BNL BLG A:7
BELGIQUE lieu.inc:BRIT.AA ARTILLEURS:B17 US ATTERRIT:PAS D'EQUIPAGE!:TOUS LES 10 PARACHUTES A BORD
Ref#129 GROSS, Loren: CHARLES FORT & UFOS Page No. 56: BASE MIL.

[Ref. chh1:] CHRISTOPHER HOITASH:

Fortress fantôme: l'atterrissage sans équipage d'un B-17

Seconde Guerre mondiale

29 janvier 2019 Christopher Hoitash, auteur invité

Le 23 novembre 1944, une unité antiaérienne de la Royal Air Force stationnée à l'extérieur de Cortonburg, en Belgique, a observé un B-17 Flying Fortress volant vers eux. L'énorme bombardier de l'armée de l'air américaine s'est approché à grande vitesse avec ses trains d'atterrissage sortis.

En l'absence d'atterrissage prévu, le personnel de la base a présumé qu'il s'agissait d'une situation d'atterrissage d'urgence et a réagi en conséquence. La Forteresse volante a procédé à cet atterrissage d'urgence en labourant un champ voisin.

Après avoir évité de justesse de s'écraser sur les canons de l'unité, l'atterrissage de l'avion a été si rapide et incontrôlé que les hélices se sont cassées et les deux ailes ont heurté le sol pendant la descente. Trois moteurs continuaient de gronder et le personnel de la base attendait ce qui serait clairement un équipage secoué.

Pendant plus de quinze minutes, les soldats au sol ont attendu l'arrivée de l'équipage du bombardier, mais personne n'a quitté l'avion endommagé. Après vingt minutes sans rien, le major John V. Crisp s'est approché prudemment du B-17.

Ne connaissant pas l'avion, il lui fallut un moment pour trouver une trappe d'entrée. Finalement, trouvant la trappe sous le fuselage, le Major l'ouvrit et entra seul dans le bombardier. Ses propres mots décrivent le mieux ce qu'il a trouvé:

Nous avons maintenant effectué une recherche approfondie et notre découverte la plus remarquable dans le fuselage était une douzaine de parachutes soigneusement emballés et prêts à être attachés. Cela a rendu la localisation de l'équipage encore plus mystérieuse. Le viseur de bombe Sperry est resté dans le nez en Perspex, en bon état, avec son couvercle soigneusement plié à côté. De retour sur le bureau du navigateur se trouvait le livre de codes donnant les couleurs et les lettres du jour à des fins d'identification. Diverses vestes de vol doublées de fourrure gisaient dans le fuselage, ainsi que quelques barres de chocolat, partiellement consommées dans certains cas.

Etonnamment, l'équipage du B-17 n'était nulle part en vue. Même leurs cadavres ne sont pas restés dans le bombardier. Le seul indice significatif semblait être la dernière note du livre de codes: «mauvaise flak». Malgré un tel message, les seuls dégâts subis par le bombardier provenaient de son atterrissage. Plus précisément, les parachutes sont restés, ce qui signifie que si quelqu'un a sauté, il a dû le faire vers une mort certaine.

Le B-17 est devenu connu sous le nom de «Forteresse fantôme», et il a fallu un certain temps pour se faire une idée de ce qui aurait pu se produire. Il a été confirmé que le bombardier lui-même appartenait au 91e groupe de bombardement. La dernière mission du Fantôme consistait à bombarder des raffineries de pétrole à Merseburg, en Allemagne. Au cours de cette mission, quelque chose s'est mal passé.

Etonnamment, l'équipage a été retrouvé vivant et retrouvé en Belgique. Selon eux, la soute à bombes avait développé un problème. Lorsqu'ils se sont éloignés du groupe pour résoudre le problème, ils ont essuyé les tirs ennemis, ce qui a encore endommagé la crémaillère et détruit l'un des moteurs.

L'équipage a ensuite décidé de se diriger vers l'Angleterre, mais lorsqu'il est devenu évident que le bombardier n'y arriverait pas, ils ont changé de cap vers Bruxelles, en Belgique. En cours de route, ils ont largué l'excès de poids pour maintenir le B-17 en l'air. Le Fantôme a continué à patauger, alors l'équipage a mis l'engin en pilote automatique et a sauté.

Le récit de l'équipage ne correspondait pas aux preuves, car le bombardier ne semblait avoir subi aucun des dommages décrits. Les tentatives pour relier les deux sont raisonnablement plausibles, bien qu'elles restent étranges.

Les moteurs se sont peut-être remis en état de marche d'eux-mêmes après l'abandon de l'équipage. Les enquêteurs initiaux, manquant de connaissances sur les avions et ne connaissant que les dégâts de DCA provenant de l'extrémité sortante, auraient pu confondre les dégâts de combat avec ceux d'un crash.

Bien que plausibles, aucune de ces théories ne tient compte du fait que les parachutes de l'équipage soient restés à bord. Elles ne peuvent pas non plus expliquer comment le bombardier a réussi l'aspect le plus difficile du vol: atterrir en quelque chose qui ressemble à un seul morceau. L'atterrissage en catastrophe sans pilote du Fantôme était une première et beaucoup se demandaient comment cela s'était produit.

La meilleure théorie développée se résume à une coïncidence. Le bombardier, perdant de l'altitude à la vitesse et à l'angle appropriés pour une descente, s'est écrasé d'une manière que seul un bombardier aussi légendairement robuste pouvait théoriquement faire.

De nombreuses théories et peu de réponses entouraient la Forteresse Fantôme. Aucune d'entre elles n'a été entièrement expliquée, et l'atterrissage sans pilote du bombardier reste l'une des nombreuses choses étranges et mystérieuses qui se cont produites pendant la guerre.

[Ref. bdg1:] BRIAN DUNNING:

La Forteresse Fantôme

Ce B-17 aurait accompli une mission et serait retourné à la base, le tout sans équipage

par Brian Dunning

Classé sous Histoire et amp; Pseudohistoire, Paranormal, Légendes Urbaines

La Seconde Guerre mondiale a été, entre autres choses, à l'origine de certaines des plus grandes histoires du monde. Mais parmi ces récits d'aventure, d'héroïsme, de sacrifice et de terreur, il existe quelques autres types d'histoires qui sont passées entre les mailles du filet, notamment des histoires de fantômes. L'une d'elles concernait un célèbre bombardier, un B-17 Flying Fortress, qui serait revenu d'une mission au-dessus de l'Allemagne, serait rentré en Grande-Bretagne avec son escadron, puis aurait effectué un atterrissage parfait. Il n'y a rien d'inhabituel à cela; mais lorsque les équipes au sol ont constaté que personne ne descendait de l'avion, elles sont allées le vérifier elles-mêmes et l'ont trouvé vide. Le B-17 avait apparemment effectué sa mission sans équipage. Des livres de contes fantomatiques racontent désormais l'histoire de la Forteresse Fantôme, et aujourd'hui nous allons y jeter un regard sceptique, et nous découvrirons dans quelle mesure l'histoire de la Forteresse Fantôme est constituée de faits et dans quelle mesure elle est faite de fiction.

Normalement, dans un épisode de Skeptoid, c'est ici que je raconterais l'histoire telle que nous l'entendons aujourd'hui. C'est un peu difficile, car il existe plusieurs versions de l'histoire qui circulent. Dans certains cas, l'avion fantôme atterrit en Belgique; dans d'autres, il atterrit en Grande-Bretagne. Dans certains cas, l'équipage saute en parachute en toute sécurité; dans d'autres, ils atterrissent derrière les lignes allemandes. Nous avons même des versions où les repas se retrouvent à moitié consommés à bord de l'avion atterri, rappelant les échos du Mary Celeste.

J'ai trouvé un lien qui relie apparemment les différentes versions de l'histoire, et on le trouve dans le livre de Martin Caidin de 1991, Ghosts of the Air: True Stories of Aerial Hauntings - ce n'est pas un titre encourageant lorsque vous essayez de rechercher des informations historiques factuelles. La majeure partie de son chapitre sur cette histoire est tirée d'une lettre qu'il a reçue dans les années 1980 d'un homme nommé John T. Gell, qui était un garçon pendant la Seconde Guerre mondiale. Le jour peut-être le plus mémorable de la guerre pour lui, lui et sa famille se trouvaient devant leur maison à Riseley, un petit hameau du North Bedfordshire, en Angleterre, observant le spectacle familier des bombardiers américains B-17 revenant de la mission de la journée au-dessus de l'Allemagne. Cependant, un bombardier, dont les moteurs toussotaient de manière incertaine, tomba bas et se dirigea droit sur eux; quelques instants plus tard, il s'est écrasé contre les arbres de leur jardin! Le père de Gell est entré en action, fouillant l'épave à la recherche de membres d'équipage blessés. Au grand étonnement de la famille, il n'y avait personne à bord. Gell a écrit:

Ce B-17 appartenait au 303rd Bomb Group, puis nous avons confirmé que tout l'équipage avait sauté au-dessus de la Belgique. Pourtant, cette forteresse, désormais entièrement sans pilote, avait volé en formation avec les autres B-17, tournant et faisant tout ce qui était nécessaire pour descendre et tourner, directement vers son terrain d'origine avant de s'écraser dans notre jardin. Les pilotes avec lesquels j'en ai discuté ont d'abord catégoriquement refusé d'y croire, mais la réalité de tout cela est devenue encore plus évidente lorsque nous avons découvert que non seulement tout l'équipage avait sauté en parachute, mais qu'ils s'étaient tous échappés du territoire occupé par les Allemands et dix jours plus tard, ils étaient de nouveau dans les airs à bord d'un autre B-17!

Bien que l'histoire de Gell se termine par un crash plutôt que par un atterrissage parfait, elle inclut la partie la plus incroyable de l'histoire: le bombardier volant seul avec son escadron depuis la Belgique, un exploit qui serait impossible à quiconque interprétation pratique. Sommes-nous obligés de conclure qu'une force surnaturelle a dû jouer? Ou est-il possible de chercher plus en profondeur?

Nous avons un avantage singulier lorsque nous recherchons des histoires sur la Seconde Guerre mondiale, et c'est la documentation abondante sur la guerre - aucune partie n'est mieux documentée que l'histoire des escadrons de bombardiers. Chaque groupe a une association, un site Internet, des historiens qui lui sont propres; nous connaissons l'historique quotidien de chaque avion, de chaque membre d'équipage et de chaque mission effectuée; et les bombardiers de cette histoire de Phantom Fortress ne sont pas différents. Gell a enregistré les marques sur le bombardier qui s'est écrasé contre ses arbres, ce qui a facilité la recherche de son histoire réelle. Il s'agissait d'un B-17F numéro de série 42-5482, nommé Cat o' 9 tails, attaché au 359e Escadron de bombardement du 303e Groupe de bombardement (connu sous le nom de Hell's Angels), et a été enregistré comme ayant subi des dégâts de DCA au-dessus de l'Allemagne le 14 octobre 1943 et finalement s'écraser sur le chemin du retour à Riseley. Les archives de l'escadron incluent même le détail selon lequel il s'est écrasé contre des arbres et s'est brisé et a été déclaré irréparable, c'est-à-dire détruit au-delà de toute réparation rentable.

En ce qui concerne son équipage ayant sauté au-dessus de la Belgique, c'est une autre histoire. En fait, en recherchant un tel événement, j'ai découvert que c'était littéralement une autre histoire. L'histoire la plus populaire d'un équipage de B-17 renfloué au-dessus de la Belgique s'avère être arrivée à un autre avion - une histoire qui s'est déroulée plus d'un an plus tard, mais qui a eu une fin beaucoup plus conforme à notre histoire de fantômes. Le 21 novembre 1944 (souvent donné à tort comme le 23 novembre), un équipage antiaérien britannique derrière les lignes alliées en Belgique repéra un bombardier - ses moteurs crachotant - arrivant pour atterrir dans un champ voisin. Il a atterri presque parfaitement, mais a touché le sol d'un bout d'aile et s'est retourné, un type d'atterrissage loin d'être idéal appelé boucle au sol, subissant ainsi des dommages mineurs. Le major britannique John Crisp, craignant qu'il ne s'agisse d'une sorte de piège allemand, monta prudemment à bord alors même que ses moteurs tournaient encore. Il la trouva absolument déserte et coupa lui-même les moteurs. Celui-ci était un B-17G, numéro de série 43-38545, rattaché au 401e Escadron de Bombardement du 91e Groupe de Bombardement, un groupe célèbre surnommé les Ragged Irregulars.

Il semble donc que nous nous retrouvions avec deux histoires similaires mais distinctes: des années différentes, des avions différents, des pays différents; mais cela semble s'être intégré en un seul récit, une fois que nous quittons les textes historiques faisant autorité et entrons dans le domaine des publications grand public. Ce lien publié dans le livre d'histoires de fantômes de Caidin semble être la clé.

Quand John Gell a écrit sa lettre à Caidin avec son récit de l'avion sans équipage volant de la Belgique à l'Angleterre, une quarantaine d'années s'étaient écoulées. L'histoire de l'avion qui a atterri en boucle en Belgique avait été publiée dans le journal Stars & Stripes et de là avait été diffusée dans tous les pays alliés. C'était devenu une légende assez connue, surnommée tour à tour le «vaisseau fantôme» ou la «Fort fantôme» par la presse. Quarante ans plus tard, il est tout à fait raisonnable pour Gell de supposer que le célèbre avion qui s'est écrasé sans personne à bord était celui-là même qui s'était réellement produit sous ses yeux lorsqu'il était enfant - et, pour être clair, l'accident survenu chez les Gell est un fait historique absolu, puisque c'est là que les Américains étaient venus récupérer l'épave, au 170 High Street à Riseley. Gell n'a rien inventé, mais il semble avoir confondu, de manière compréhensible et accidentelle, ces deux événements; et ainsi entrelacés, le début de l'histoire d'un avion greffé sur la fin de celle de l'autre était une histoire de fantômes si bonne que Caidin ne pouvait s'empêcher de l'inclure dans son livre de 1991.

L'avion qui s'est écrasé dans la cour des Gell venait de participer à un raid de bombardement connu sous le nom de Jeudi Noir, à la fois pour le nombre d'équipages perdus à cause de l'action ennemie et pour ceux perdus à cause du mauvais temps au-dessus des bases britanniques. Le B-17F Cat o' 9 tails, commandé par le 2Lt de 21 ans Ambrose G. Grant a été considérablement endommagé, mais pas mortellement, par la DCA allemande, et Grant a pu le ramener à travers la Manche jusqu'à leur base de Molesworth avec le reste de l'escadron. Cependant, ses instruments avaient tous été détruits et il était incapable de trouver les lumières de Molesworth dans le brouillard dense, et ils manquaient cruellement de carburant. Grant est monté à 7 500 pieds et les dix membres d'équipage ont sauté, et lorsque l'avion s'est écrasé dans les arbres des Gell à 18h40, tous les dix se sont posés en toute sécurité à environ six kilomètres de là. C'était en fait un événement bien trop courant à l'époque; aucun fantôme n'était nécessaire pour l'expliquer. Ironiquement, à peine trois semaines plus tard, Grant et son équipage furent abattus au-dessus de l'Allemagne et passèrent le reste de la guerre dans un camp de prisonniers de guerre de la Luftwaffe.

Un an plus tard et à 250 miles de là, le 1er Lt de 28 ans Harold R. DeBolt commandait un B-17G presque neuf, n'ayant effectué que deux missions précédentes et qui n'avait pas encore reçu de nom. Il s'agissait de son premier vol avec cet escadron, venant tout juste d'être transféré du 324e. Mais sa nouveauté ne le protégeait pas de l'artillerie anti-aérienne allemande. DeBolt n'avait pas pu terminer son bombardement au-dessus de Merseburg, en Allemagne, en raison des portes de la soute à bombes endommagées et d'une explosion massive de flak juste en dessous. Avec deux moteurs en panne et une forte vibration menaçant de détruire la cellule, DeBolt s'est vite rendu compte qu'il serait impossible de retourner en Grande-Bretagne et s'est plutôt dirigé vers les lignes alliées en Belgique. Ils ont réussi à maintenir une altitude de sécurité de 2 000 pieds au moment où ils ont traversé le territoire ami, et les neuf membres d'équipage ont été parachutés en lieu sûr et ont été rapidement secourus par les troupes britanniques. DeBolt avait laissé le B-17 mortellement touché sur pilote automatique, comme c'était la procédure standard lorsqu'on quittait les commandes pour sauter. Le pilote automatique l'a maintenu en ligne droite et à niveau tout en continuant sa descente, puis il a effectué un atterrissage brutal dans le champ où le major Crisp l'a trouvé. L'atterrissage sans équipage a été plutôt soigné, mais il n'était guère bizarre ou inexplicable.

Prenez un morceau de l'histoire de Grant et un autre de celle de DeBolt, reliez-les ensemble et fabriquez une nouvelle histoire qui raconte une sensation miraculeuse et inexplicable, et vous obtenez l'histoire de la Phantom Fortress d'aujourd'hui.

L'histoire de la Forteresse Fantôme, présentée dans les médias et sur Internet comme un mystère qui ne peut être expliqué, est typique. Il a fallu relativement peu de recherches pour découvrir que le récit de Gell tel que publié dans le livre d'histoires de fantômes de Caidin contenait des erreurs évidentes. Cette même recherche a donné les éléments de base à partir desquels la version Caidin a été assemblée, et ces blocs étaient chacun estampillés des numéros de série révélant de quel B-17 ils provenaient. Si vous prenez une histoire «étonnante» similaire de la culture pop, il y a de fortes chances que vous trouviez également une erreur ou une erreur de ce type dans ses éléments constitutifs. Les événements réels ne peuvent jamais être inexplicables, par définition; s'ils se sont réellement produits, il y a une explication, même si elle n'est pas immédiatement apparente.

Même si une histoire incroyable comme celle d'un B-17 fantôme qui accomplit une mission et atterrit tout seul sans personne aux commandes est cool, cela ne devrait guère être satisfaisant de s'arrêter là et de ne pas vouloir en savoir plus. Appliquez les outils de la pensée critique et vous aurez le plaisir commun d'apprécier l'histoire mystérieuse, ainsi que le bien trop rare bonus de la résoudre.

Références & Lectures Complémentaires

303rdbg.com. «303rd BG (H) Combat Mission No. 78.» Hell's Angels: 303rd Bomb Group (H). 303rdbg.com, 10 May 2006. Web. 18 Aug. 2020. http://www.303rdbg.com/missionreports/078.pdf

91stbombgroup.com. «The Ghost Ship.» 91st Bomb Group (H). 91st Bomb Group.com, 25 Nov. 2011. Web. 14 Aug. 2020. http://www.91stbombgroup.com/91st_tales/58_the_ghost_ship.pdf

Caidin, M. Ghosts of the Air: True Stories of Aerial Hauntings. New York: Bantam Books, 1991. 139-149.

Hoitash, C. «Phantom Fortress: The Crewless Landing of a B-17.» War History Online. Timera Media, 29 Jan. 2019. Web. 16 Aug. 2020. https://www.warhistoryonline.com/instant-articles/phantom-fortress-b-17.html

Osborne, D. B-17 Fortress Master Log. London: Dave Osborne, 2011. 124.

Zhou, J. «B-17 42-5482 / Cat-O-Nine Tails.» B-17 Flying Fortress. Jing Zhou, 16 Mar. 2018. Web. 18 Aug. 2020. https://b17flyingfortress.de/en/b17/42-5482-cat-o-nine-tails

Zhou, J. «B-17 43-38545.» B-17 Flying Fortress. Jing Zhou, 27 Sep. 2019. Web. 18 Aug. 2020. https://b17flyingfortress.de/en/b17/43-38545

[Ref. aye1:] ALVA YAFFE:

L'histoire du bombardier fantôme qui s'est posé tout seul... ou l'a-t-il vraiment fait?

Histoires humaines | Par Alva Yaffe

Certaines des plus grandes batailles de l'histoire ont eu lieu pendant la Seconde Guerre mondiale, et parmi ces batailles certaines se sont déroulées dans les airs. L'histoire de l'incident du B-17 «Ghost Bomber» était sans aucun doute unique en son genre, et son explication est encore débattue aujourd'hui. Le Ghost Bomber était un avion de combat américain qui s'est posé tout seul. Et lorsque les enquêteurs ont finalement pu monter à bord du mystérieux avion, ils se sont retrouvés avec plus de questions que de réponses. Rien ne les préparait à ce qu'ils allaient découvrir. Cette histoire du mystérieux avion de combat a conduit à d'autres événements inexplicables qui restent encore à expliquer.

Quelque chose s'est produit le 23 novembre 1944 dans une base alliée à Cortonburg, en Belgique, qui n'a pas encore été entièrement élucidé. C'est ce jour-là qu'un bombardier américain B-17G se dirigeait vers trois positions de canons anti-aériens alliés et, à première vue, il allait s'écraser directement sur elles. Les soldats au sol ont constaté que le train d'atterrissage du bombardier était sorti et, selon la manière dont il volait, ils ont supposé que l'avion était endommagé ou que certains membres de l'équipage étaient blessés. L'avion de 35 000 livres descendait rapidement, tombant littéralement du ciel, et donc, les soldats au sol se sont préparés à l'impact.

Mais personne n'en est sorti

L'avion a à peine touché les positions des canons et a touché le sol. La force était si forte qu'elle a fait rebondir le bombardier géant, l'avion s'est déréglé et l'une des ailes a fini par s'écraser sur le sol. Les hélices se sont brisées et elles ont été violemment projetées dans les airs.

Le bombardier s'est finalement arrêté à environ 100 pieds de la position du canon. Les moteurs de l'avion qui fonctionnaient continuaient de tourner et les témoins qui regardaient retenaient leur souffle par anticipation, attendant que l'équipage sorte de l'avion et se révèle. Ils ont attendu que les membres de l'équipage descendent, mais personne n'en est sorti. Les soldats n'avaient qu'une seule question: où est l'équipage?

Décider d'enquêter

Les témoins qui étaient sur le terrain et regardaient tout ce qui se déroulait sous leurs yeux ne savaient pas quoi penser ni comment aider. Que pourriez-vous faire dans une situation pareille? Courir vers l'avion qui s'écrase? Aucun appel d'urgence n'a été émis pour annoncer son arrivée. Après que le temps ait passé et qu'aucun membre de l'équipage n'ait émergé, les gens ont compris que quelque chose n'allait pas.

L'avion se tenait là dans le champ, ses trois moteurs restants continuant de tourner et de faire énormément de bruit. Puis, après environ 20 minutes, le major britannique John V. Crisp a décidé d'aller de l'avant et d'enquêter sur les lieux. Mais Crisp était certes nerveux et extrêmement prudent lorsqu'il s'est approché de l'avion.

Entrer dans l'avion

L'anticipation grandissait alors que les gens regardaient le major John V. Crisp s'approcher de l'avion. Il n'y avait toujours aucun mouvement et aucun signe de vie. Le major Crisp a commencé son enquête en fouillant l'extérieur de l'avion. Comme il n'était en aucun cas aviateur, il lui fallut un moment pour trouver l'entrée de l'avion.

Le major Crisp, officier de l'armée britannique, a décidé que cela allait prendre un certain temps, alors il a installé son camp à proximité avec le reste de son unité. Il partit seul pour enquêter. Il lui fallut quelques instants pour localiser la trappe d'entrée sous le fuselage. Il n'était pas du tout conscient de ce qui allait arriver à ce moment...

Pas âme qui vive

Le major Crisp était inquiet de ce qui s'était passé dans l'avion et il s'attendait à trouver des hommes morts ou mourants à l'intérieur. C'était sa seule explication pour le fait que personne n'était sorti de l'avion. Il a continué à regarder à travers l'avion qui transportait habituellement la plupart des dix membres d'équipage d'un B-17G typique.

Le Major a trouvé des signes de vie, même s'il ne s'agissait que de barres de chocolat à moitié mangées. Il a déclaré plus tard qu'il avait pu trouver partout «des preuves d'une occupation assez récente», mais qu'il n'avait trouvé aucun être humain à l'intérieur. Ce qu'il a trouvé dans l'avion, cependant, ce sont douze sacs de parachute qui n'avaient pas été utilisés. Cette partie de l'énigme n'a fait qu'ajouter au mystère d'un avion sans homme.

«La Forteresse Fantôme»

Le Major Crisp était la seule personne à monter à bord alors qu'il cherchait des indices sur ce qui était arrivé à ce mystérieux avion. Il s'est frayé un chemin à travers le bombardier jusqu'au cockpit mais n'a rien remarqué de suspect. Il semblait au Major Crisp que l'avion avait réussi d'une manière ou d'une autre non seulement à voler tout seul dans les airs, mais aussi à atterrir!

Le major Crisp a finalement réussi à éteindre les moteurs de l'avion, car ils étaient toujours en marche. Il a trouvé le journal de bord de l'avion et a remarqué des gribouillages dessus. Mais le manque d'équipage à bord du bombardier restait la partie la plus déroutante. Où était l'équipage? Que leur est-il arrivé? Comment un avion atterrit-il tout seul?

L'enquête allait finalement donner lieu à des gros titres sur «La Forteresse Fantôme» qui circulaient partout...

Une inspection immédiate

L'incident et son mystère inhérent ont été transmis à la chaîne de commandement, et une enquête a immédiatement commencé car les commandants avaient tout entendu et craignaient donc le pire. Pour rendre les choses encore plus compliquées, le B-17G qui semblait s'être posé n'avait même pas de nom. Est-ce que c'est bizarre?

Les enquêteurs sont arrivés sur les lieux et ont trouvé le numéro de série de l'avion, ce qui a permis aux commandants de la 8e Force aérienne d'identifier enfin l'avion comme faisant partie du 91e groupe de bombardiers. Le 91ème Bomber Group était un groupe de B-17G qui opérait depuis l'East Anglia, en Angleterre. Comme ils l'ont découvert, l'avion a effectivement décollé avec son équipage, mais là où exactement l'équipage a disparu, c'était le casse-tête...

Localisation de l'équipage

Une fois que l'avion a été identifié comme étant du 91e groupe de bombardiers, de nouvelles questions ont commencé à se poser. L'avion contenait de nombreuses preuves démontrant qu'il y avait bel et bien des membres à bord, au moins à un moment donné. De plus, la couverture du videur de bombardement Sperry était retirée, ce qui était une pratique typique lorsqu'un avion de combat était en mission de bombardement.

Les 12 parachutes qui se trouvaient encore dans l'avion constituaient une grande partie du mystère. Même si les parachutes étaient à bord, la seule hypothèse qui pouvait être émise était que l'équipage avait sauté sans équipement. L'équipage a finalement été retrouvé. Les dix hommes étaient bel et bien vivants sur une base aérienne en Belgique. Mais ils avaient des réponses à apporter...

Leur mission

Selon les membres de l'équipage qui ont été retrouvés vivants, leur mission était de bombarder la raffinerie de pétrole de Leuna à Merseburg, en Allemagne, car elle était considérée comme une cible dangereuse. A ce stade de la guerre, les alliés visaient et frappaient sans arrêt les cibles allemandes.

L'armée britannique bombardait des cibles allemandes la nuit, tandis que les équipages de bombardiers américains d'Angleterre et d'Italie bombardaient des cibles allemandes pendant la journée. La précision des bombardements était également un réel problème, c'est pourquoi les planificateurs de guerre américains ont insisté sur des missions de jour pour les attaques qui nécessitaient des frappes aériennes plus précises. En fin de compte, les frappes de jour signifiaient simplement que les bombardiers américains étaient plus vulnérables puisqu'ils pouvaient être facilement vus.

Un coup direct

Le lieutenant Harold R. DeBolt, le pilote du B-17G, était un pilote expérimenté. Le bombardier se dirigeait sans problème vers l'Allemagne jusqu'à ce que le groupe commence ses bombardements. A un moment donné, l'avion n'a pas pu maintenir son altitude avec le reste du groupe.

C'est exactement à ce moment-là que la défense antiaérienne allemande a profité de l'occasion pour ouvrir le feu sur le bombardier volant à basse altitude et qu'elle a touché l'avion à deux reprises. L'avion a subi un impact direct, mais d'une manière ou d'une autre, il n'a déclenché aucune bombe. «Nous avions été touchés dans la soute à bombes», a déclaré le lieutenant DeBolt. «Je serai damné si je sais pourquoi les bombes n'ont pas explosé.»

Le pilote n'avait plus qu'à décider ce qu'il allait faire ensuite...

Ils ont abandonné le bombardement

L'un des moteurs de l'avion a été endommagé par un tir direct de flak, ce qui peut paraître bizarre compte tenu du fait que les quatre moteurs fonctionnaient encore lors de l'atterrissage. L'équipage du bombardier savait qu'il était en difficulté alors qu'il volait très bas, terriblement seul, et néanmoins au-dessus du territoire ennemi.

Pour aggraver les choses, la météo à ce moment-là était épouvantable et l'avion subissait beaucoup de turbulences alors qu'il volait à travers les nuages. A ce moment-là, un moteur est tombé en panne et la soute à bombes fonctionnait mal. Le lieutenant DeBolt a donc dû prendre une décision rapide et il a décidé que l'équipage abandonne le bombardement et ramène le bombardier à sa base en Angleterre.

Une décision d'abandonner

Le lieutenant DeBolt faisait de son mieux et ajoutait autant de puissance que possible aux moteurs, mais l'avion perdait lentement de l'altitude. Il a fait ce qu'il pensait devoir faire: il a ordonné à l'équipage de jeter tout l'équipement en vrac. Ils ont fait ce qu'il avait ordonné, mais l'avion tombait toujours.

L'équipage espérait que l'avion reviendrait à sa base, mais comme le temps passait vite, leurs espoirs aussi. Soudain, un deuxième moteur s'est arrêté de tourner, ce qui n'a laissé au lieutenant DeBolt aucun choix; il allait devoir donner l'ordre d'amerrir le navire. Il a dirigé l'avion vers Bruxelles. Il a ordonné à l'équipage de préparer ses parachutes...

Ils ont quitté le navire (ou plutôt l'avion)

Une fois l'avion touché, le pilote Harold R. DeBolt a dû faire demi-tour et repartir en direction de l'Angleterre. Mais lorsque le deuxième moteur de l'avion a été compromis, DeBolt a pris conscience du fait que l'avion ne traverserait tout simplement pas la Manche.

Après avoir dirigé l'avion vers la Belgique, le plan était que l'équipage puisse quitter l'avion. DeBolt, étant le pilote, fut le dernier à partir. Il a dû régler l'avion pour qu'il fonctionne en pilote automatique, puis il a sauté. L'équipage a fait ce qu'il devait faire, mais il ne savait pas ce qui arriverait à l'avion. Ils prévoyaient que l'avion finirait par s'écraser au sol.

Sur pilote automatique

Apparemment, il y avait eu des rapports d'avions volant seuls au cours des années et des batailles de la Seconde Guerre mondiale, mais un bombardier B-17G qui restait sur deux moteurs en état de marche avait peu ou pas de chance de rester dans les airs. L'équipage, après avoir sauté, a regardé l'avion s'envoler. Puis un épais nuage leur fit perdre la vue. L'avion était toujours en l'air alors qu'ils se dirigeaient vers le sol.

Incroyablement, l'avion a réussi à parcourir des kilomètres tout seul avec seulement la moitié de sa capacité moteur. Le commandant de bord a signalé à ses supérieurs qu'ils avaient abandonné l'avion près de Bruxelles, en Belgique. Mais tout cela n'était toujours pas suffisant pour les enquêteurs qui travaillaient sur l'affaire...

La plus grande partie du mystère

Comment expliquez-vous une situation dans laquelle il y a un équipage sans parachutes et un avion qui, d'une manière ou d'une autre, a volé seul sur des kilomètres avec des moteurs endommagés et insuffisants? Il y avait des divergences et des trous majeurs dans le récit ainsi que dans le rapport d'enquête. Tout cela était très flou. Mais il restait la partie la plus déroutante de toute l'équation.

Comment l'avion a réussi à aller si loin dans ses conditions et à atterrir tout seul était trop étrange pour que quiconque puisse le comprendre. Surtout compte tenu du mauvais temps, c'est un concept époustouflant. Personne n'a compris comment l'avion avait atterri. N'importe quel pilote aurait dit, et a dit, que c'est tout simplement impossible.

Un cas de rapports contradictoires

Il y a eu des rapports encore plus contradictoires dans l'affaire du bombardier fantôme. Il y a eu des rapports confus sur ce que les soldats au sol ont vu lorsque l'avion a atterri. La version des événements donnée par l'équipage avant l'abandon de sa mission de bombardement était incompatible. L'équipage avait signalé qu'un moteur avait été détruit et un autre arrêté.

Mais malgré les rapports de l'équipage, selon les soldats au sol, les quatre moteurs étaient intacts (jusqu'à ce que l'un d'entre eux soit finalement détruit à l'atterrissage). Les deux récits, tant de l'équipage que des soldats sur le terrain, ont été enregistrés dans l'enquête officielle, mais la contradiction n'a toujours pas été résolue. Y a-t-il eu un trou dans l'histoire de l'équipage ou des soldats au sol?

Pas correctement formés?

Pourtant, des divergences encore plus importantes existaient dans les rapports. Une autre divergence dans les rapports était que l'équipage a déclaré avoir été touché par des tirs ennemis, raison pour laquelle ils ont fait avorter la mission. Mais le major Crisp et les autres soldats avaient signalé qu'il n'y avait aucun dommage sur l'avion qui pourrait étayer l'allégation de l'équipage concernant les tirs ennemis.

Il y a une explication possible à cet écart, à savoir que le major Crisp, ainsi que les autres soldats, n'ont pas été suffisamment bien entraînés pour identifier la différence entre les dégâts causés par les tirs ennemis et les dégâts subis par un atterrissage brutal. Et ce manque de connaissances pourrait potentiellement expliquer la différence entre leurs rapports.

Les parachutes étaient-ils à bord?

C'est toujours une chose très bizarre que le major Crisp ait trouvé tous ces parachutes sur le bombardier. Non seulement ils étaient dans l'avion, mais ils étaient également intacts. S'il est compréhensible que l'équipage doive abandonner la mission en raison des tirs ennemis dirigés sur lui, il n'est pas plausible que l'équipage puisse abandonner l'avion sans parachutes.

Malheureusement, le rapport officiel n'a jamais résolu cette divergence. Donc, essentiellement, nous ne saurons peut-être jamais pourquoi l'équipage a laissé les parachutes derrière lui. Il est également possible que le major Crisp ait vu les 12 packs de parachutes qui étaient en fait utilisés et qu'ils ne contenaient tout simplement pas les parachutes à l'intérieur. Peut-être que le major Crisp n'a pas ouvert les sacs de parachute pour voir.

Un avion robuste

Le bombardier fantôme B-17G était un avion robuste. Il a été conçu pour pouvoir supporter les dégâts substantiels qui pourraient survenir en temps de guerre. Le lieutenant Debolt a peut-être pris la décision qui était la meilleure pour son équipage, mais la vérité est que son avion effectuait également une grande partie du travail nécessaire pour maintenir tout le monde en vie.

Le B-17 sur cette photo est un autre avion qui a fait son travail. Comme vous pouvez le constater, les dégâts sont considérables. Avec les dégâts absorbés sur son moteur gauche et seulement une aile et demie, le bombardier a quand même réussi à atterrir. Mais cet avion en particulier avait un pilote et un équipage qui l'ont physiquement amené à l'atterrissage.

Etait-ce un miracle ?

La façon dont ce mystérieux bombardier fantôme s'est écrasé était en réalité, et heureusement, le meilleur des cas. Cela aurait pu être bien pire. L'équipage a fini par s'en sortir sain et sauf et l'avion n'a causé aucune destruction supplémentaire pendant son vol et a finalement atterri au sol.

Il y a eu de nombreuses autres histoires pendant la Seconde Guerre mondiale qui ne se sont pas si bien terminées. Il existe des tonnes d'événements de guerre au cours desquels plusieurs équipages ont été confrontés à des incidents sans aucune explication logique. Jetons un coup d'œil à quelques-uns...

Informations aéronef(s):

Le B-17 «Flying Fortress» américain était un bombardier lourd équipé de cinq mitrailleuses de 7.62 mm pour sa défense contre les avions de chasse ennemis.

B-17 en formation.

Discussion:

Map.

Les sources historiques sont assez claires sur cette affaire.

Le «premier» incident, décrit dans [bdg1], concerne le B-17 42-5482 surnommé «Cat o' 9 tails», du 359th Bombardment Squadron du 303rd Bombardment Group, basé à RAF Molesworth lorsqu'il subit dégâts de flak au-dessus de Schweinfurt le 14 octobre 1943. L'équipage était composé du pilote: Ambrose Grant, du copilote: Franklin Ball, du navigateur: Jim Berger, du bombardier: Marion Blackburn, de l'ingénieur de vol et mitrailleur supérieur de la tourelle: Tony Kujawa, de l'opérateur radio: Ed Sexton, mitrailleurs de la tourelle supérieur: Chester Petrosky, mitrailleurs latéraux: Bob Jaouen et Woodrow Greenlee, mitrailleur de queue: Francis Anderson. L'équipage a sauté en parachute près de la côte et le B-17 s'est écrasé à Riseley, près de Molesworth. Il s'est brisé en deux après avoir heurté un arbre. (La source principale est le livre The B-17 Flying Fortress Story de Roger Anthony Freeman et David R. Osborne, 2000.)

Dans cet incident, comme indiqué dans [bgd1], il n'y a rien d'extraordinaire.

Le «véritable» incident de la «Phantom Fortress» concerne le B-17 43-38545 surnommé plus tard «The Queen of the Skies» du 401e Escadron de Bombardement du 91e Groupe de Bombardement, basé à la RAF Bassingbourn et endommagé au combat le 21 novembre 1944, lors de son raid sur l'usine d'essence synthétique de Merseburg, en Allemagne. L'équipage était composé du 1er lieutenant Harry R. DeBolt comme premier pilote de sa 33e mission, du major Klette comme navigateur, d'Osborne Stone, de Bill Dominguez, de Dick Cusson, de Troy Young, de John Alba, de Granville Houchins, de Chas Walker et de Nelson Richardson.

L'Historique du 91st Bomb Group (www.91stbombgroup.com) indique que lors du raid, avec les portes de la soute à bombes ouvertes, l'avion de DeBolt a calé et s'est détaché de la formation, et il a été à cet instant attaqué par des chasseurs ennemis et également a commencé une course à travers un barrage antiaérien très lourd et précis. En raison d'un dysfonctionnement du mécanisme de largage des bombes, les bombes ne voulaient pas tomber, ce qui a provoqué une descente encore plus importante de l'avion hors de la formation. A peu près à ce moment-là, l'avion a été touché par une explosion de DCA juste en-dessous de la soute à bombes.

L'explosion a provoqué le largage des bombes, mais le moteur N° 2 était complètement hors d'usage et le moteur N° 3 tournait mal et provoquait des vibrations excessives dans tout l'avion, ceci étant dû aux dommages causés par la flak. A 1 500 pieds, les deux autres moteurs sont tombés en panne. L'équipage a commencé à larguer tout l'équipement excédentaire dans le but d'alléger le B-17 tandis que DeBolt mettait le cap sur le chemin du retour. L'avion perdait de l'altitude et était tourné vers un cap de 270 degrés ouest, pour aller vers les lignes Alliées. L'équipage est resté avec l'avion aussi longtemps qu'il le pouvait et lorsqu'il était descendu à 2 000 pieds, DeBolt a donné le signal à tout le monde de «sauter» et ils l'ont fait, tandis que le B-17 continuait son chemin avec le pilote automatique faisant son travail. Tous les parachutes se sont ouverts et les hommes ont été récupérés par les fantassins britanniques peu après l'atterrissage.

Le B-17 endommagé a continué sa route, perdant de l'altitude et restant dans une assiette d'atterrissage parfaite. La Forteresse a étonnamment effectué un atterrissage quasi parfait en trois points dans un champ labouré. Il s'est écrasé au bout du champ et est resté là avec les moteurs toujours en marche, en bon état, dans un champ ouvert, à Huldenberg, à environ 16 km à l'est de Bruxelles, près de Liège, en Belgique, non loin d'un site d'artillerie anti-aérienne britannique. L'atterrissage s'est déroulé sur une zone plate, à proximité d'un campement de l'armée britannique. Un officier britannique a couru pour aider l'équipage, mais n'a trouvé que du matériel de vol soigneusement empilé à l'intérieur et a été étonné de ne trouver personne à bord. Il a inspecté le B-17 (pensant à un éventuel piège allemand) mais n'a trouvé personne. Il a ensuite coupé les moteurs en marche. Le nom de l'officier britannique était le major John Crisp.

Le B-17 a été récupéré et remis en service. Le magazine Stars and Stripes a publié un article le 8 décembre 1944, qualifiant le B-17 de DeBolt de «vaisseau fantôme» ou de «Forteresse fantôme».

Evaluation:

Expliqué, sans rapport avec les OVNIS.

Références des sources:

* = Source dont je dispose.
? = Source dont l'existence m'est signalée mais dont je ne dispose pas. Aide appréciée.

Historique du dossier:

Rédaction

Auteur principal: Patrick Gross
Contributeurs: Aucun
Reviewers: Aucun
Editeur: Patrick Gross

Historique des changements

Version: Créé/changé par: Date: Description:
0.1 Patrick Gross 15 avril 2024 Création, [lgs1], [gvo1], [lhh1], [chh1], [bdg1], [aye1].
1.0 Patrick Gross 15 avril 2024 Première publication.

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Cette page a été mise à jour le 15 avril 2024.